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Pétition pour sauver les Chsct

Elus, salariés, sociologues, chercheurs, médecins et inspecteurs du travail, ainsi que des avocats, se mobilisent pour les Chsct menacés par la loi travail. Ils demandent, à l'inverse, leur extension et le renforcement d’une instance spécifique, aux pouvoirs élargis, représentant celles et ceux qui travaillent, pour que le lien entre santé et travail soit une réalité de santé publique.
Ils ont lancé un appel et invitent à le signer sur le blog http://assemblee-nationale-chsct.org/signatures/



L’imposture d’Eric Picot, le secrétaire régional de la CFDT

Le lundi 4 décembre devant les grilles de l’immeuble du Parc naturel de Martinique, une image fut à la fois saisissante et singulière, celle d’Eric Picot le secrétaire de l’Union régionale CFDT. Ce dernier, à la tête d’un groupe de non-grévistes s’est exhibé à déblayer de ses mains, le barrage de bric à brac dressé par les grévistes devant le Parc Régional pour signaler leur mouvement de grève.
Pénible ce symbole ? Certes elle le fut pour les grévistes. Eux qui, mobilisés depuis 50 jours déjà, eux qui ont eu à affronter successivement, l’ignominie de Louis Boutrin, l’acrimonie d’Alfred Marie Jeanne, l’arrogance des policiers et autres gens en armes, et enfin la violence des vigiles privés et leurs chiens de maitres.
Certes ce comportement parait à priori inexplicable et des observateurs se questionnent encore. Eric Picot a-t-il voulu ainsi exprimer son opposition et celui de son syndicat à cette grève qui dure déjà depuis le 10 octobre ? Ou encore a-t-il voulu manifester sa bienveillance et toute sa disponibilité à Louis Boutrin ?
C’est l’une de ses déclarations, qui laisse entendre que la grève conduite par la CDMT est minoritaire, et c’est, selon ce qu’il en a déduit, qu’il lui fallait s’y opposer.
Son manque de lucidité ne lui permet pas de voir qu’à son tour il s’expose également à de telle réaction. Car il n’y a pas si longtemps de cela (mars 2017) qu’à la CGSS son syndicat dirigea également un mouvement de grève minoritaire. Sur les 500 agents du centre de Place d’Armes, seuls cinquante d’entre eux ont suivi le mouvement de grève durant 10 jours, avec un piquet bloquant les accès du Centre ?
Cependant qu’Eric Picot prenne garde, car l’imposture est non seulement indigne elle est de surcroit  un instrument à double tranchant. Et c’est sans doute dans un proche avenir, là où il s’y attendra le moins, qu’il se trouvera confronté à des conséquences, qui seront pour lui malvenues, pour ne les avoir pas envisagées.

10-12-2017



Fin de trajectoire d’un militant nationaliste

De la lutte anti-colonialiste, en passant par la participation au « Comité Lepen déwo », jusqu’à l’utilisation de nervis, de chiens, et de policiers contre des travailleurs de Martinique(triste) fin de trajectoire d’un militant nationaliste !
Le conflit du PNRM est révélateur à plus d’un titre. Il illustre tout particulièrement les dérives inqualifiables de « responsables » politiques, parvenus à la direction de la principale institution de notre pays, qui s’empressent de mettre en œuvre des méthodes innommables de répression et de mépris que certains d’entre eux combattaient hier.
Mais ça … c’était hier. Il est vrai qu’à cette époque ils n’étaient pas au pouvoir !
C’est ainsi que depuis plus de plus de 50 jours, les salariés du Parc naturel en lutte, ne trouvent en face d’eux qu’un Président irrévérencieux, inutilement agressif, soutenu pas sa majorité électorale, flanqué d’affidés ambitieux, vissé sur son trône, fulmiinant d’arrogance et convaincu que son management méprisant et humiliant est juste.Sé nou ki met’ isi-a ! 
Aucune communication, digne de ce nom, si ce n’est toujours et encore, le mépris du Président du Conseil Exécutif de la CTM, qui, après avoir transformé la Maison du peuple en « Palais Elyséen colonial », délègue à ses fidèles porte-paroles, la basse besogne de s’entretenir avec les salariés.
Tout cela sous le tintamarre du silence assourdissant de la majorité des autres représentants de l’hémicycle, qui semblent transis de peur, tétanisés par le balata qui s’abattra sur leur dos si jamais ils exprimaient leur opposition.
La stratégie, à défaut d’être nouvelle est claire : laisser pourrir le mouvement, en se référent à la posture des colons de la canne.
« Patience, quand les Nègres auront faim, ils reprendront le travail ».
Voilà, où nous en sommes avec ceux qui ont vite fait d’oublier, par qui et comment ils ont été mis à cette place, dans la ferveur et l’engouement du peuple désireux de légitimes « changements ».
Ces dérives sont dangereuses. Encouragés par cette attitude, un nervi a décidé que les syndicalistes devaient payer de leur personne, et il est passé à l’acte.
C’est ainsi que notre camarade Daniel GROMAT, venu soutenir aux cotés d’autres militants, principalement de la CDMT et de la CGTM, les agents du Parc en lutte, a été lâchement agressé par surprise, à coups de poings au ventre, dans l’enceinte de l’Hôtel de la CTM par un macoute, sans aucune réaction de ces « responsables » politiques.
La CGTM condamne ceux qui hier, faisaient mine de dénoncer Chalvet, les grenades scélérates du Préfet Terrade, ou les évènements de mars 1961 du Lamentin, durant lesquels Georges Gratiant avait fustigé la stratégie de l’époque : « Qui veut du pain aura du plomb » revue et corrigée par ces tristes sires en novembre 2017 en :
« Qui revendique l’amélioration de ses conditions de travail, sera lynché par les nervis de la CTM, et livré aux chiens » !!.
La CGTM condamne fermement celui qui a donné l’ordre d’utiliser les deniers des contribuables de Martinique, pour financer  ces dog’, cogneurs de syndicalistes.
ASSEZ de prétextes et de tergiversations, en lieux et places de véritables négociations
ASSEZ de cette ambiance délétère, de cette atmosphère irrespirable, de ces mises au placard, de cette suspicion  généralisée aux relents de stalinisme. ASSEZ !
ASSEZ de discours paradoxaux : une couche de baume apaisant, pour dix frictions de pimentades à l’huile !
Le jour, on grime un prêche d’ouverture en termes  convenus devant les caméras, et le soir venu, on diligente des hommes de main, afin de tabasser un représentant des salariés, au lieu d’organiser la négociation réclamée. 
La CGTM met solennellement en garde ces « responsables » commanditaires de l’utilisation de telles méthodes, ainsi que leurs exécuteurs …
Aucun conflit n”a jamais été définitivement réglé par l’utlisation de la violence des employeurs, par les insultes, le mépris, ni la manipulation !
Ni les nervis, ni la pólice ne pourront vaincre la volonté collective des salariés déterminés à se faire respecter …
 08/12/2017


Les minoritaires d’aujourd’hui, seront les majoritaires de demain, car seuls, ils portent en eux l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, le respect de l’autre, la volonté de faire progresser ce pays au profit du plus grand nombre ; C’est-à-dire de la population laborieuse de Martinique.



Manifestons contre l’esclavage en lybie et ailleurs, contre la barbarie, contre la responsabilité des grandes puissances ! (Lu dans Combat Ouvrier)

Notre peuple a été particulièrement choqué par les images projetées par CNN et reprises par les télés où l’on voyait une vente d’esclaves noirs africains en Lybie. Cela prouve combien il est encore sensible à cette question. Cela montre combien l’histoire de nos ancêtres esclaves pèse encore d’un poids très lourd dans les sentiments et l’inconscient collectif de notre peuple. Des manifestations ont eu lieu à Paris et un rassemblement à Pointe à pitre samedi dernier.
Mais le traitement que subissent  les migrants en Lybie n’est qu’un aspect de la barbarie qui se manifeste un peu partout dans le monde. Des milliers de migrants meurent tous les jours en Méditerranée ou dans le désert africain pour fuir la misère, la faim dans leurs pays si pauvres. Les guerres horribles en Afrique noire, en Afghanistan, les viols de masse comme arme de guerre, les enfants soldats, les bombes lancées par les grandes puissances en Afghanistan, en Irak, en Syrie, n’épargnant pas les populations civiles, la famine qui tue des millions d’êtres humains, le travail des enfants en Asie et ailleurs, l’épuration ethnique des Rohingyas de Birmanie, oui , la barbarie n’en finit pas. Et elle a une cause. Elle provient, directement ou indirectement de la volonté des grandes puissances de dépecer le monde pour les intérêts de ses grandes sociétés pétrolières et autres à la recherche d’or, de diamants, de métaux précieux pour réaliser des milliards de profits. Le système dominant dans lequel nous vivons, dirigé par les USA, la Chine, le Japon, la Grande-Bretagne, l’Allemagne la France et quelques autres est en train de plonger l’humanité dans la catastrophe et peut être dans sa perte. Ce système c’est le système capitaliste qui est fondé sur le profit pour quelques uns et l’exploitation et la misère pour la grande majorité de la population humaine. Ce système est en crise. En 2008, la crise financière et économique a plongé des millions de gens supplémentaires dans le chômage et la misère et cela aux USA aussi dans le pays le plus riche du monde. Aujourd’hui, tous les ingrédients d’une nouvelle crise économique, les mêmes qu’en 2008 existent encore. Il y aura d’autres crises, plongeant toujours plus d’êtres humains dans la misère et la barbarie.
La planète même est menacée par la pollution et le réchauffement climatique. Et les deux grandes puissances capitalistes, les USA et la Chine sont les deux plus grands pollueurs de la planète. Trump veut envoyer encore plus de CO2.
L’esclavage des migrants en Lybie rejoint l’esclavage clandestin de milliers d’êtres humains en Mauritanie, au Niger, sur lequel les gouvernements de ces états ferment les yeux, comme ceux de la « communauté internationale ».
La barbarie fait partie inhérente des sociétés de classes ou une classe supérieure s’est acheté des états pour dominer et exploiter les classes et les peuples plus pauvres. Aujourd’hui, cette classe supérieure est la classe capitaliste qui domine le monde. Hier elle a été responsable des deux guerres mondiales faisant 10 et 50 millions de morts, avec six millions de juifs exterminés dans les fours crématoires des camps de la mort, avec deux bombes atomiques jetées sur le peuple du Japon à Hiroshima et Nagasaki. Et tout cela pour que les grandes puissances se partagent les colonies. Alors lutter contre toute cette barbarie, c’est lutter contre le système capitaliste !   

25/11/2017



Le CGTM soutien les salariés du Parc Naturel en grève

Après plus de 40 jours de grève, c’est toujours le statut quo au Parc Naturel. Les salariés grévistes attendent que Louis Boutrin comprenne, autrement qu’il ne le fait, la situation qui se joue en ce moment au Parc.
D’ailleurs loin de vouloir prendre le chemin de la négociation avec les syndicats salariés, il leurs donne « du chien » et des « vigiles ». Avec un tel comportement, on peut dire que la partie est loin de s’achever. Car visiblement, c’est un climat tendu qui est voulu par le Président du PNRM. D’ailleurs, pour durcir le ton, il a fait intervenir deux huissiers sur place pour permettre, dit-il, aux agents non-grévistes de regagner leurs postes de travail.
 
C’est une posture contraire à celle des organisations syndicales qui proposent l’intervention d’un médiateur dans le rôle du facilitateur qui pourrait renouer les liens de la négociation. Hostile à l’idée, Boutrin a rejeté la proposition, ce qui veut dire que loin d’emprunter les voies du dialogue, il s’obstine à privilégier le bras de fer avec les salariés grévistes.
 
Mais les visages commencent à se crisper, après 43 jours de grève les syndicats disent ça suffit !, alors quand Boutrin déclare vouloir s’en remettre « aux autorités étatiques et judiciaires », c’est d’une part assez particuliers de la bouche d’un élu du MIM et d’autre part ce n’est certainement pas la voie d’une solution pacifique du conflit qu’il entrevoit.
 
Pour bon nombre de salariés, le Président joue au pompier pyromane et de ce fait, ils l’invitent à faire attention à ne pas trop laisser se dégrader la situation, car comme 2 et 2 font 4, disent-ils, c’est lui qui supportera les conséquences.

25/11/2017
 
 



A lire et à faire lire : "Un monde à gagner (la lutte de classes au tribunal) de Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS !"

À travers une dizaine de combats emblématiques, l’auteur raconte la violence inouïe de la gestion de la « masse salariale » par les dirigeants.
À l’âge de 33 ans, Marie-Laure Dufresne-Castets a commencé des études de droit. Son diplôme d’avocate en poche, elle a travaillé principalement avec la CGT, avec laquelle elle a obtenu des victoires judiciaires, notamment contre McDonald’s, Renault, Continental ou PSA.
Marie-Laure Dufresne-Castets est avocate en droit du travail, du côté des travailleurs et des syndicats, contre les multinationales et les représentants du patronat. À travers une dizaine de combats emblématiques de sa carrière, elle raconte la violence inouïe mise au service de la gestion de leur « masse salariale » par les dirigeants. Avec humour et obstination, elle bataille aussi contre une novlangue qui contamine l’opinion, y compris celle des juges : le travail ne « coûte » rien, il a un prix ; le dialogue social désigne des décisions prises unilatéralement par les employeurs ; les plans de sauvegarde de l’emploi ne sauvegardent rien, si ce n’est le profit des actionnaires ; les partenaires sociaux sont en réalité les collaborateurs du patronat ; etc. Avec d’autres, elle s’inscrit ainsi dans la tradition des grandes luttes sociales pour plus de justice et de solidarité, qu’il est urgent de remettre au goût du jour.

14-11-2017



Harcèlement : la lutte des femmes toujours d’actualité (lu dans Lutte Ouvrière)

Après l’affaire Weinstein, plusieurs dizaines de milliers de femmes se sont emparées du hashtag « Balance ton porc » pour relater le harcèlement qu’elles avaient subi sous différentes formes ou dénoncer leur agresseur. Douze millions ont répondu aux États-Unis en 24 heures au hashtag « Moi aussi ».
Dans ces dénonciations, on trouve à côté d’actes commis par des anonymes, ceux d’hommes disposant de pouvoir, des réalisateurs bien sûr mais aussi des hommes politiques et dans les entreprises les membres d’une hiérarchie bien souvent masculine. Cela a déplu à certains commentateurs qui critiquent ces révélations en les assimilant à de la délation. D’autres contestent cette démarche en se disant choqués de la référence au porc alors que d’autres encore nient tout simplement les faits en affirmant que les victimes seraient consentantes.
La médiatisation de différentes affaires dont celles de Strauss-Kahn, de Denis Baupin, député d’Europe Écologie Les Verts, ou de Gilbert Rozon, un producteur, plus directement liée à celle de Weinstein, a montré la persistance des rapports de domination des hommes sur les femmes, en particulier quand ces hommes détiennent du pouvoir sur les autres. Elle montre que les femmes de classes aisées sont aussi frappées.
Le nombre de femmes ayant subi une forme de harcèlement de la part de leur entourage ou d’hommes qui ont été ou sont leur supérieur hiérarchique, ou encore d’hommes disposant d’un pouvoir, est bien supérieur au nombre des affaires révélées. Nombre d’entre elles se sont défendues et ont pu éviter que l’agression n’aille trop loin. Mais la plupart du temps, les femmes qui ont dénoncé leur agresseur ou porté plainte ont perdu leur emploi ou ont subi les conséquences de leur geste. En effet, le principal obstacle que doivent affronter celles qui veulent combattre le harcèlement n’est pas la loi du silence dont parle la presse mais la réalité de la domination et de l’oppression.
La presse se félicite à longueur de colonnes de la « parole libérée », mais si parler est nécessaire, ce ne sera pas suffisant, loin s’en faut, pour que cessent ces comportements. Ceux-ci sont encouragés par bien des aspects d’une société dans laquelle la puissance de l’argent et le pouvoir sont légitimés. L’instauration de rapports égalitaires entre hommes et femmes entre en contradiction avec ceux qu’impose la société capitaliste. L’accroissement des inégalités sociales, la précarité du travail, fragilisent encore la situation de millions de femmes et d’hommes et rendent plus difficile la dénonciation de cas de harcèlement par les femmes employées à domicile, ouvrières ou employées de bureau. Dans le passé, pour combattre les différentes formes d’oppression, les femmes ont dû lutter collectivement.
 
La médiatisation des agissements d’hommes de pouvoir a le mérite de renforcer le camp de celles et ceux qui refusent ces rapports de domination, et d’aider à une prise de conscience de la complaisance dont jouissent les prédateurs sexuels. Mais le combat pour les faire vraiment cesser se confond avec la lutte à mener contre cette société bâtie sur l’exploitation et l’oppression.



Avec les mesures gouvernementales de Macron : les retraités paieront plein pot ! (lu dans Lutte Ouvrière)

Le 15 octobre, Macron, sur le plateau de TF1, a déclaré « Lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite [hausse de la CSG et suppression de la taxe d’habitation pour les moins aisés], 80 % des retraités gagneront en pouvoir d’achat. ». D’après luila hausse de la CSG de 1,7 point au 1er janvier prochain concernerait ceux « qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1 200 euros. Pour les plus de 65 ans, ce sont ceux qui ont plus de 1 400 euros », chiffre concernant le revenu imposable. .
Il y a mensonge sur la proportion de retraités qui vont y gagner, après la disparation progressive de la taxe d’habitation. Les chiffres donnés par le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, ainsi que les chiffres du ministère de l’Économie sont largement inférieurs aux prétendus 80 % de gagnants de Macron : seuls 600 000 retraités verront la hausse de leur CSG compensée par la diminution de leur taxe d’habitation. Tous les autres vont y perdre.
Par ailleurs, les retraites complémentaires restent bloquées. Au 1er novembre prochain, celles délivrées par les caisses de l’Agirc et de l’Arcco seront maintenues au niveau… d’avril 2013, date de la dernière revalorisation.
Si l’on y ajoute toutes les autres mesures gouvernementales, qui concernent toute la population et pas seulement les retraités, de la hausse du forfait hospitalier aux taxes sur le carburant et à la baisse de l’APL, le mensonge de Macron est complet et le pouvoir d’achat des retraités sera bien amputé de beaucoup !



La chasse aux « abus » à l’assurance maladie ? Mais de qui se moque-t-on ?

La Sécurité sociale traque « les assurés malhonnêtes », c’est l’annonce faite par Agnès Buzyn qui dévoile ainsi, ses pistes pour réduire le déficit global de la Sécu.
Ainsi, la chasse aux économies est lancée pour réduire de 3 milliards d’euros le déficit global de la Sécurité sociale en 2018. Madame la ministre Mme Agnès Buzyn détaille quelques axes d’économies tels que : favoriser l’ambulatoire, mutualiser certaines dépenses, mais surtout dit la ministre renforcer la lutte contre les fraudes à l’Assurance-maladie.
En fait le gouvernement de madame Agnès Buzyn, en évoquant le déficit de la Sécu à travers le prisme, notamment la hausse des arrêts de travail, prépare l’opinion à une nouvelle attaque contre les patients, contre la population accusée de consommer trop de médicaments, de trop se soigner.
Ce déficit de la Sécurité sociale qui réapparaît périodiquement n'est pas dû seulement à l'augmentation des dépenses de santé, ce qui serait somme toute normal compte tenu des progrès de la médecine, des équipements médicaux, du fait qu'on se soigne mieux et plus longtemps.
Non, le déficit de la Sécurité sociale est essentiellement dû en priorité à la diminution des rentrées dans les caisses du recouvrement des cotisations sociales et des largesses d’exonération convenu par l’état aux entreprises. L’autre facteur est bien entendu ce système de production capitaliste qui continue à fabriquer à grande échelle des chômeurs, ce qui comble le bonheur de la rentabilité du capital.
Alors, pour régler le problème du déficit de la sécu, il ne suffira certainement pas de supprimer des lits dans les hôpitaux, ni de dé-rembourser les médicaments et encore moins de tenter de culpabiliser les bénéficiaires d’indemnités journalières. Car la vraie fraude, c’est celle à l’impôt sur la fortune, aux niches fiscales, aux allègements sociaux, à l’optimisation fiscale, à la fraude au paiement des cotisations sociales, à la fraude à l’évasion fiscale.
C’est donc cette société, dans son fonctionnement, qui est la maladie parce que porteuse d’injustice, mais il nous faudra bien la guérir un jour de ce capitalisme malsain.

28-10-2017



Gattaz veut contrôler les chômeurs quotidiennement !

Gattaz, le dirigeant du Medef, lors d’une conférence de presse a proposé un contrôle des chômeurs, «journalier ou hebdomadaire», estimant qu’«il faut que le système soit incitatif à la reprise d’emploi» et non pas qu’«il donne un confort fictif».

Ce sont là des propos choquants qui expriment l’idée qu'un bon nombre de chômeurs, pourront quotidiennement être exclus du système de protection actuel, pour ensuite être mis à la merci d’un patronat friand de main d’œuvre disponible et à bon marché.
Dans sa diatribe, Gattaz, très clairement, méprise tous ceux qui se battent quotidiennement pour trouver un travail leur permettant de joindre les deux bouts.

C’est là une provocation de plus dont est coutumier le patron du Medef, mais ce qu'il faut retenir, c'est que ces paroles ont suscité un tel tollé dans l'opinion des travailleurs en général qui s'en souviendront, et gageons qu’un jour ou l’autre cette morgue finira par provoquer chez eux la réaction que mérite de tels propos.


28/10/2017



Octobre rose : un mois pour sensibiliser au cancer du sein

Le mois d'octobre est, depuis 2004, le mois de sensibilisation au cancer du sein qui touche chaque année 55 000 femmes en France. Les mutuelles sont partie prenante de cet événement.
Octobre rose est l'occasion de parler du dépistage du cancer du sein, ce cancer féminin qui fait près de 12 000 décès par an dans notre pays. Pourtant, mis en place en 2004, le dépistage organisé n'est suivi que par une femme sur deux. Un chiffre encore en diminution cette année.
En Martinique plusieurs initiatives sont mise en œuvre et mettent en concours la population, afin de sensibiliser tout un chacun.
Dépistage : pourquoi ces réticences ?
C'est d'abord un examen qui fait peur aux femmes. Ce cancer est souvent synonyme de chimiothérapie, d'ablation des seins... Et puis le dépistage organisé a fait parler de lui ces dernières années, semant parfois le doute. En effet, les examens étant de plus en plus précis, on détecte des tumeurs de plus en plus petites qui n'auraient peut-être pas évolué en cancer. Ce sur diagnostic peut mener à un sur traitement avec des effets secondaires très invalidants.
Pourtant, le dépistage est le moyen le plus simple de lutter contre le cancer du sein. De nombreux progrès ont été réalisés ces dernières années, de la détection de la maladie à la prise en charge pendant et après le cancer.
Le programme de dépistage du cancer du sein
Ce programme a été mis en place en 2004 et pris en charge par l’assurance-maladie à 100 %, sans avance de frais. Il concerne les femmes de 50 à 74 ans et a lieu tous les deux ans. Il consiste en un examen clinique des seins et une mammographie. Il propose, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture
Il y lieu de soutenir toutes ces actions ainsi que les associations qui les portent car c’est ainsi que collectivement on pourra faire reculer la maladie.

14-02-2017



En France, plus de 40 000 retraités en colère ont battu le pavé

La mobilisation à l'appel des neuf organisations syndicales a bel et bien eu lieu dans l'Hexagone et ce fut un succès. L’UCR-CGT a comptabilisé ce 28 septembre à 19h sur 61 départements 43 820 participants dans 76 villes.
Cette démonstration est là pour dénoncer la situation financière des retraités qui s’est largement dégradée ces dernières années. Les retraités sont dans des conditions de vie désastreuses. Mais que cela ne tienne, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation
La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :
- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,
- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,
- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.
Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations qu’ils ont dans la plupart des cas à leur charge dans leurs familles.
Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.
Observons que dans le même temps, le gouvernement pratique clairement une politique qui profite aux plus riches. Preuve en est, la baisse de l'Impôt sur la fortune, le plafonnement de l'imposition des revenus du capital à 30%...



En Martinique aussi, les retraités disent que trop c’est trop, ils veulent être entendus sur la question du pouvoir d’achat et exigent une augmentation immédiate, avec un minimum de pension au niveau du Smic


30-09-2017



Les contrats aidés : un « pis-aller » tant que… (Danielle Laport, Sociologue du travail)

La Martinique s’est mobilisée pour exiger le rétablissement des contrats aidés. Cette revendication pourrait sembler grotesque au regard du caractère singulier de ces contrats : précarité et salaire peu attractif. Si la précarité est avérée, contrat allant de 6 mois à 24 mois et dans certains cas jusqu’à 60 mois, la réalité du salaire l’est moins puisque rien n’interdit qu’un contrat aidé soit à temps plein et rémunéré au niveau du SMIC, comme la grande majorité des contrats de droit commun. Actuellement la quasi-totalité des contrats aidés sont à temps partiel et conduit de ce fait à un salaire proportionnel au temps de travail réel. Ce n’est pas une exception puisque le temps partiel est également utilisé dans certains secteurs d’activité (le commerce par exemple) dans le cadre de contrat de droit commun. Aussi, le montant du salaire pour les contrats aidés ne peut-il aucunement être un argument en soi pour rejeter cette forme de contrat. La question des salaires est plus globale.

La problématique des contrats aidés est bien plus complexe que cela. Elle renvoie aux politiques d’insertion qui tentent de réajuster un système qui ne veut pas se réinterroger. Pourtant le système en l’état produit de profonds déséquilibres qui conduisent à la disqualification et à la désaffiliation d’un nombre de plus en plus important de jeunes et de moins jeunes. Tant que les questions liées, d’une part à une plus juste répartition de la richesse produite, et d’autre part au développement endogène de la Martinique n’auront pas été clairement posées pour trouver des réponses adéquates, la Martinique aura besoin de rustines pour tenter de faire face au désarroi social.
Les politiques d’insertion, sortes de variables d’ajustement, sont pensées en posant le zoom sur la personne en situation d’exclusion. Ce zoom l’oblige à se réinterroger et à lui faire porter, si besoin, la responsabilité de la permanence de son exclusion. Ces politiques d’insertion sont conçues pour assurer la permanence du système qui n’est pas problématique pour tous. Loin de là ! Il suffit de consulter le classement des 500 plus grosses fortunes de France et de noter, d’une part que leur patrimoine progresse, et d’autre part que des groupes martiniquais y figurent. Fortune constituée en partie des subventions publiques allouées aux entreprises. L’aide publique ne poserait-elle donc problème que pour les exclus ?
Nous sommes donc au cœur de deux questions complémentaires : quel type de développement qui soit profitable au plus grand nombre ? Quel choix de société pour plus d’équité et de justice sociale ? Tant que des amorces de réponse n’auront pas été apportées à ces questions, les politiques d’insertion resteront nécessaires au fonctionnement de ce système. Elles constituent des temps plus ou moins probants pour les bénéficiaires. Mais on note qu’elles viennent surtout répondre à des besoins collectifs d’intérêt général relevant de la puissance publique. La suppression des contrats aidés dans le secteur public et dans les associations a une signification bien précise. La mission d’intérêt général au sens de l’expression d’une volonté générale supérieure aux intérêts particuliers dévolue à l’administration et aux associations pour assurer la cohésion sociale est ébranlée. Les moyens pour assurer cette mission d’intérêt général fondamentale de la devise républicaine sont tronqués, car alloués dans le cadre de l’insertion avec toute la fragilité qu’elle sous-tend et maintenant supprimés. Cette volonté d’aller vers moins de service public pour faire place au privé est manifeste.

Deux éléments témoignent clairement de cette volonté de faire premier le secteur privé.
Le premier élément est la formulation du Préfet dans son courrier du 25 septembre 2017. Il indique que : « Les formules d’insertion plus durable dans le monde du travail seront privilégiées (apprentissage, alternance…) en lieu et place du contrat aidé. » La question centrale à cette formulation est la suivante : en quoi les formules en alternance comme l’apprentissage diffèrent-elles des contrats aidés ? Ces formules sont également limitées dans le temps et le salaire est fonction de l’âge. Le volet formation de l’alternance est obligatoire, à l’instar des contrats aidés qui eux bénéficient de moins d’heures de formation.
Que recouvre donc cette formulation ? Les pistes sont les suivantes : l’apprentissage concerne majoritairement les entreprises d’où l’idée de monde du travail. Le « vrai monde du travail » serait donc le secteur privé. Ce sont des approches très libérales de la question du travail. Par ailleurs, les primes liées au contrat d’apprentissage et au contrat de qualification sont financées par la Collectivité Territoriale et la formation du contrat de qualification financée par les OPCA. Il y a donc un transfert de la responsabilité de cette épineuse question de l’emploi. Et puis, comment l’insertion peut-elle être « plus durable » lorsque l’on sait que l’insertion est une transition, un moment dans le parcours de socialisation ?


Le second élément est le fameux « en même temps » du Président de la République : réforme du Code du Travail et annonce de la suppression des contrats aidés. Il n’y a pas de hasard. Les ordonnances donnent une plus grande flexibilité au marché du travail rendant ainsi les entrées et sorties plus aisées. Il appartiendra aux personnes en situation d’exclusion de « profiter » de cette grande flexibilité du marché du travail dans le secteur privé. Le marché du travail se régulerait ainsi tout naturellement ! Théorie économique bien connue… Les contrats aidés, qui selon toute vraisemblance dans l’approche du gouvernement participent plus de l’occupationnel pour les bénéficiaires dans les services publics et associations que d’une vraie nécessité, n’ont donc plus lieu d’être puisque l’intérêt général n’est plus premier.


Cependant, ce n’est pas en transférant la responsabilité à la CTM et en créant plus de flexibilité au sein des entreprises que les situations d’exclusion disparaîtront. Au contraire la paupérisation et la précarité seront exacerbées car la structure de la société martiniquaise reste inchangée. Ne serait-il pas judicieux de changer la logique de l’insertion et en faire un outil de développement pour la Martinique qui interagirait sur l’individu et le système ? Car l’insertion telle que déployée se transforme en un cautère sur une jambe de bois.

30-09-2017



Un choix insolite ou une décision réfléchie ?

Mercredi 27 septembre 2017, dans le quotidien local, la CGTM-FSM Retraités animé par Hugues ETIFIER, déclarait publiquement relayer en Martinique l’appel à manifester du jeudi 28 septembre des Retraités de France. Petit détail qui a toute son importance, ce mouvement a été initié par une Intersyndicale constituée des grandes Fédérations Syndicales de Retraités de l'Hexagone.
Une telle décision de la CGTM-FSM Retraités pose question. Le syndicat serait-il en dissidence quant à sa Confédération ?
Car personne n’a oublié la récente déclaration de Robert CAYOL le Secrétaire Confédéral de la CGTM-FSM du 15 septembre dans le quotidien local. Ce jour-là, Secrétaire Confédéral s’était fendu d’une longue déclaration, expliquant le pourquoi de la non-participation de son Syndicat au mouvement de grève général du 12 septembre appelé par la CGTM et la CDMT.
Et paraphrasant A. Césaire, Robert CAYOL déclarait : « qu’il n’entendait pas participer au carnaval des autres » ! Une manière d’exprimer son refus de participer aux manifestations initiées par les grandes Confédérations syndicales de France.
Alors, comment interpréter le choix du syndicat des Retraités de la FSM ? Est-ce une simple incartade ou le choix réfléchie de se démarquer d’un argument douteux ?

30-09-2017



Le 22 septembre 2017 s'est déroulé le 70ème anniversaire de la fonction publique organisé par la CGTM.

Les militants des syndicats des trois fonctions publiques affiliées à la CGTM ont été conviés à ce rassemblement et180 environ camarades ont répondu présents.


Des vidéos de militants expliquant leurs conditions de travail à la Poste, dans l’éducation, dans la Santé, à la CTM et dans les municipalités ont tourné en boucle en attendant l’ouverture de la séance.


La manifestation commença par le visionnage de deux films sur le statut de la fonction publique, un débat suivit dans lequel la camarade Luce Marie France (CGTM Poste) souligna la méconnaissance du rôle des services publiques et l'utilité du statut du fonctionnaire évoquant dans sa réflexion qu’il serait temps que, dans la société, chacun sorte des clichés sur les fonctionnaires .


La Secrétaire de la Confédération Ghislaine Joachim Arnaud, pose la nécessité d’une prise de conscience des militants et évoque les attaques successives contre les fonctionnaires : le service publique est voué à disparaître si on ne fait rien.


Plusieurs interventions se sont succédées sur les attaques du patronat dans les différentes branches de la fonction publique menaçant nos acquis, nos missions, le service rendu à la population et voire même la santé des collègues.


Willy Delor (CGTM CTM) a exposé la situation en chiffre des transports collectifs dans notre région, il en ressort que les choix faits ne sont pas toujours judicieux eu égard au besoin de la population et à l'investissement de deniers publiques.
Le sujet du TCSP a permit de débattre sur cette problématique : voici un investissement payé par la population qui ne répond pas à ses attentes: il roule à vide et son entretien s'avère hors de prix.


Les militants de la CGTM ont compris qu'ils devaient travailler pour devenir une force de proposition dans tous les domaines où les deniers publiques sont utilisés et le service attendu n'est pas toujours au rendez vous (santé, transport, finances publiques, poste, éducation ….).
La CGTM réaffirme se positionner pour un transport publique gratuit pour tous !!!
Ils se sont promis de communiquer d'avantage vers la population dès que cela s'avérera nécessaire et ne plus attendre que de telles aberrations se produisent.


La camarade Luce France a présenté la situation à la poste, elle a parfaitement mit en relation la politique de suppression d'emploi mené depuis dix ans (petit à petit les emplois de titulaires laisse place à des contractuels) et la dégradation du service rendu.
Les privatisations entraînent une attente de rentabilité au détriment de la qualité de service rendu.
La motivation, la santé des travailleurs en prennent un coup, le nombre de burn-out, de suicides sont en augmentation.
Le travailleurs des Postes, ne s'y retrouvent plus face aux usagers, et malgré les combats menés, on leur retire les outils leurs permettant d'accomplir leurs missions.
C’est la camarade Magalie Zamor, qui avec l’appui d’un power point, a présenté la problématique du pouvoir d’achat en baisse des Fonctionnaires et la nécessaire intégration des 40% aux salaires. Cette présentation fut suivie d’un débat.


2 films réalisés par la CGT France sur les attaques de Macron ont été projeté.


Cette matinée de rencontre, d’échange, de réflexion et de décision a été fructueuse et à la demande générale il faudra prévoir d’autres rencontres similaires pour partager et mener ensemble des réflexions.


Sur le terme, l’actualité a repris le pas et il a été voté la nécessité de se mettre en grève pour soutenir « les contrats aidés » en lutte mais également il fut décidé à l’unanimité de répondre à l’appel à la grève le 10 octobre afin de se dresser contre les attaques de Macron et de son gouvernement.

30-09-2017






Grève nationale des fonctionnaires le 10 octobre 2017

En France, l'ensemble des 9 syndicats de la fonction publique appelle les fonctionnaires à faire une grève nationale le mardi 10 octobre 2017 pour dénoncer les différentes mesures du gouvernement qu'ils considèrent comme négatives.
Dans les faits, les griefs des fonctionnaires sont multiples. Ils protestent notamment contre le gel du point d'indice en 2018, annoncé par Bercy au début de l'été. Pour rappel, le point d'indice sert à déterminer le traitement des fonctionnaires. Il a été gelé de 2010 et 2016, puis débloqué en juillet 2016, (+0,6%) et en février 2017 (+0,6%), dans les derniers mois du quinquennat de François Hollande. Promesse de campagne du candidat Macron, la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique sur cinq ans constitue également un sujet de crispation majeur. Ainsi, 50.000 fonctionnaires pourraient ne pas être remplacés dans la fonction publique d'État et 70.000 dans la fonction publique territoriale. Enfin, le rétablissement d'une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie en 2018 - abrogée en 2013 par François Hollande -, provoque aussi la colère des fonctionnaires.
Etant donné que ce mouvement regroupe l'ensemble des syndicats, les perturbations devraient être nombreuses dans le service public. Les agents territoriaux travaillant dans les collectivités comme les villes. Si le mouvement est bien suivi cela peut avoir des répercussions sur le fonctionnement des crèches, des cantines scolaires, des accueils périscolaires dans les écoles.
La CGTM quant à elle, déposera un préavis qui concernera les trois versants de la fonction publique, afin de permettre la participation des salariés et la pleine réussite de cette journée d’action.



IRMA : une grande désolation pour toute la population laborieuse des petites et grandes Antilles

Le 6 septembre, l’ouragan de force 5 a traversé l’arc antillais. Il continue sa route vers la République dominicaine, Haïti, puis Miami. Le triste bilan humain provisoire du passage du cyclone Irma se résume à dénombrer beaucoup de victimes : 9 morts 7 disparus 112 blessés.
Les îles du Nord de la Guadeloupe: St Martin, St Barthélémy, Barbuda ont été dévastées. Et lorsque la force des vents s’est abattue sur les habitations tous ont subi des dégâts, du plus solide au plus léger.
Cependant dans ce contexte d’horreur, se sont surtout les habitations les plus fragiles, donc celles des gens les plus pauvres qui ont été les plus violemment fracassés. D’ailleurs il a été relevé par des journalistes observateurs, que si Saint Barth a mieux résisté que Saint-Martin, c’est parce que les habitations sont mieux construites, c’est parce que les habitants y sont plus riches
 
Il est donc normal que les conséquences de cette catastrophe naturelle soient désastreuses dans certaines zones d’habitation, surtout, lorsque dans ces zones pauvreté extrême, la majorité de la population vit dans des logements de fortune, exposés aux risques d’inondation, et d’écoulement de boue.
 
Mais il faut se dire qu’il en sera encore ainsi pour les ouragans à venir, sauf si les plus pauvres de cette région, se décident d’agir pour faire en sorte que cette « malédiction naturelle » qui les frappe change de camp.

8-09-2017



Selon la Dieccte, le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse en Martinique

Toutes catégories confondues (A, B ou C), le nombre de demandeurs d'emplois en Martinique s'élève à 52 940 à fin juillet. Soit une hausse de 2,2% sur les 3 derniers mois et de 2,9% sur un an, selon les chiffres communiqués par la Dieccte et Direction régionale de Pôle emploi...



CICE, 22,7 milliards d’euros, allègement des cotisations sociales, 51,9 milliards d’euros: à vot’ bon cœur monsieur le Président !

Au lieu de recevoir un chèque comme par le passé, les entreprises paieront moins de charges. Dans son discours de politique générale, le premier ministre Edouard PHILIPPE a annoncé l’arrivée de cette réforme au bénéfice des entreprises pour 2019.
Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour l’année 2016, s’est élevé à 22,7 milliards d’euros, soit 1% du PIB. Ce montant sera donc déduit cette année de l’impôt sur les sociétés.
Voilà une mesure, qui nous dit-on, vise à abaisser le coût du travail pour les entreprises et favoriser l’emploi. Mais en réalité, les retombées de telles mesures ont été reconnues comme étant nulles concernant l’effet sur la création d’emplois car seule la trésorerie des entreprises en a tiré profit.

11/07/2017



Les 40% en point de mire de la politique d’austérité de Macron

Dans le Dans le même temps où le gouvernement décide de goinfrer les patrons de CICE, de réduction de cotisations sociales, suppression en partie des charges de la pénibilité, les prélèvements obligatoires baisseront de 20 milliards voilà que le Premier ministre s'engage à faire baisser les dépenses publiques de 60 milliards d'euros
Qui va payer cette politique d’austérité qui se profile ?
Les travailleurs d’EDF qui verront se réduire les effectifs d'environ 4 000 personnes d'ici deux ans, la suppression de milliers d’emploi de fonctionnaires, les des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, hausse de la CSG, ou encore la suppression des 40% des fonctionnaires d’Outre-Mer préconisée par la Cour des Comptes.
C’est 1 milliard et demi d’euros d’économie pour les trois fonctions publiques, clament tous ceux qui sont favorables à sa suppression dans le camp Macron. Elle ne se justifie plus et ils proposent d’abaisser ce taux de surrémunération à 25 % pour les nouvelles embauches de fonctionnaires.
Ainsi donc pour payer les largesses faites au patronat, le gouvernement est prêt à s’attaquer aux fonctionnaires en reprenant ce vieux slogan : « ils coutent cher » !
Aujourd’hui encore, cette prime permet à de nombreuses familles des classes populaires de garder la tête hors de l’eau. Comme son nom l’indique, la prime de 40% de vie chère sert à pallier le coût élevé de la vie dans les territoires d’Outre-mer.
Les gouvernements successifs ont tenté de supprimer les 40%. Jusqu’à maintenant, ils ont reculé devant la menace d’une mobilisation générale contre une telle décision, que Macron essaie à son tour et il risquera la même déconvenue.

12/07/2017



ENTRE-DEUX: Entretien entre Ghislaine JAOCHIM-ARNAUD et Marie-José ALIE

Dans le cadre du festival culturel de Fort de France, le 4 juillet dernier, le cénacle a réuni sur le Malécon Ghislaine JOACHIM-ARNAUD et Marie-José ALIE pour un entretien intime suivi d’un concert live (de Marie-José ALLIE et ses filles).  Un public nombreux a répondu à l’appel et a suivi avec intérêt les propos de ces 2 femmes. Nous vous proposons un court extrait de cet entretien qui a duré 2 heures, où Ghislaine JOACHIM-ARNAUD retrace les raisons de son engagement militant à la suite de ses études de technicienne de laboratoire à Dijon.
Voir ici la vidéo



Guadeloupe : Grève généralisée des ouvriers de la banane (Lu dans Combat Ouvrier)


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Le 18 mai, 150 ouvriers agricoles de douze plantations de banane sont entrés en grève pour obtenir les mêmes avancées que leurs camarades de la SA Bois-Debout. Ces derniers ont en effet obtenu le remboursement de 10 000 à 20 000 € par ouvrier, après une décision des Prud’hommes et une grève pour faire respecter le jugement. Les grévistes sont maintenant 250.
La grève a d’autant plus de valeur qu’une majorité de grévistes  sont des travailleurs immigrés haïtiens qui ont décidé de ne plus accepter l’oppression patronale sans réagir.
La grève devait durer deux jours, afin de donner un premier avertissement aux patrons des plantations. Mais, au matin du deuxième jour, le patron Tino Dambas a tenté de foncer sur les grévistes avec un tracteur.
Ce patron noir, aux ordres des possédants blancs békés de Martinique et de Guadeloupe, est particulièrement haï car les travailleurs de ses plantations sont encore plus maltraités qu’ailleurs.
 L’agressivité de Dambas a convaincu les ouvriers qu’ils devaient poursuivre la grève pour se faire respecter par les planteurs. Les grévistes ont mis en place un comité de grève, et tous les jours ils mènent des actions. Ils ont manifesté plusieurs fois à Capesterre-Belle-Eau, à Basse-Terre, à Pointe-à-Pitre et à Jarry.
La principale action est de faire la grève marchante, vieille tradition de lutte des ouvriers agricoles aux Antilles. C’est-à-dire de passer dans chaque plantation pour convaincre les travailleurs qui n’ont pas encore rejoint la grève. Chez Dambas, le nombre de grévistes est passé de onze à plus de trente. Le nombre de plantations en grève est passé de 12, le premier jour, à 18 plantations le 12 juin. À la SA Bois-Debout, si les travailleurs ne sont pas en grève pour ne pas casser l’accord obtenu en avril, ils montrent leur solidarité.
 Les patrons tentent de briser la grève en embauchant des ouvriers non déclarés, y compris les week-ends et les jours fériés. Malgré cela, la production a fortement diminué. Le nombre de containers expédiés en France a été divisé par quatre.
 
Face à l’obstination des patrons, qui refusent de discuter, et à la mobilisation grandissante des ouvriers, le préfet a décidé de convoquer une réunion avec les ouvriers en grève et les planteurs le jeudi 15 juin, près d’un mois après le début de la grève.
Les grévistes ont accepté d’y participer, et ils restent déterminés à obtenir satisfaction.

24-06-2017
 

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Le retour de Lénine et les thèses d’avril

La révolution de Février a abouti à la fin du pouvoir tsariste et à l’installation d’un gouvernement provisoire comprenant des représentants socialistes (mencheviks) et socialistes-révolutionnaires. Les soviets, les conseils ouvriers qui se sont créés durant la révolution, lui accordaient leur soutien, avec l’accord de la direction du Parti bolchevik. Lénine, arrivé le 3 avril (16 avril selon notre calendrier) de son exil de Suisse, va immédiatement combattre cette politique. L’arrivée de Lénine est ainsi décrite par l’historien Soukhanov, alors menchevik : « Devant la gare de Finlande, la foule remplissait toute la place, laissant à peine passer les tramways. Une magnifique bannière portant l’inscription « Comité central du POSDR (Bolcheviks) », brodées en lettres d’or, dominait d’innombrables drapeaux rouges sous lesquels s’étaient rangées des unités militaires avec leur orchestre. (…) Dans la gare c’était également la cohue : délégations, drapeaux, bannières où l’on exigeait des laissez-passer. (…) Sur le quai, les préparatifs étaient encore plus éclatants : militaires alignés prêts à présenter les armes, drapeaux suspendus, arcs de triomphe rouge et or, inscriptions de bienvenue, mots d’ordre révolutionnaires. »
« Vive la révolution socialiste mondiale »
Lénine répond ainsi au discours du délégué du soviet de Petrograd venu l’accueillir : « Chers camarades, soldats, marins et ouvriers ! Je suis heureux de saluer en vous la révolution russe victorieuse, de vous saluer en tant que détachement d’avant-garde de l’armée prolétarienne mondiale… La guerre de rapine impérialiste est le commencement de la guerre civile dans toute l’Europe… L’heure n’est pas loin où, à l’appel de notre camarade Karl Liebknecht, les peuples tourneront les armes contre leurs exploiteurs capitalistes… L’aube de la révolution socialiste mondiale luit… En Allemagne, tout est en ébullition… D’un moment à l’autre, chaque jour, on peut s’attendre à l’écroulement de tout l’impérialisme européen. La révolution russe que vous avez accomplie en a marqué les débuts et a posé les fondements d’une nouvelle époque. Vive la révolution socialiste mondiale ! »
Ce discours annonce déjà le programme que Lénine va proposer dès le lendemain sous le nom de Thèses d’avril. Il y réaffirme qu’il ne faut accorder aucun soutien au gouvernement provisoire et « démontrer le caractère entièrement mensonger de ses promesses, notamment de celles qui concernent la renonciation aux annexions ». Pour lui, il faut démasquer le caractère impérialiste de la politique du gouvernement provisoire, au lieu de propager l’illusion que ce gouvernement de capitalistes pourrait en changer. Il faut « reconnaître que notre parti est en minorité et ne constitue pour le moment qu’une faible minorité dans la plupart des soviets des députés ouvriers, en face du bloc de tous les éléments opportunistes petits-bourgeois, tombés sous l’influence de la bourgeoisie et qui étendent cette influence sur le prolétariat, (...) expliquer aux masses que les soviets des députés ouvriers sont la seule forme possible de gouvernement révolutionnaire.(...) Notre tâche, tant que ce gouvernement se laisse influencer par la bourgeoisie, ne peut être que d’expliquer patiemment, systématiquement, opiniâtrement aux masses les erreurs de leur tactique, en partant essentiellement de leurs besoins pratiques. »
Les thèses provoquent une crise au sein de la direction du Parti bolchevik, où Lénine se retrouve isolé. Le journal du parti, la Pravda, écrit : « Pour ce qui est du schéma général du camarade Lénine, il nous paraît inacceptable dans la mesure où il présente comme achevée la révolution démocratique bourgeoise et compte sur une transformation immédiate de cette révolution en révolution socialiste. »
La discussion au sein du Parti bolchevik se poursuit pendant des jours, et c’est finalement l’adhésion des ouvriers, de la base du parti, qui permet à l’orientation définie par Lénine de l’emporter.
« Tout le pouvoir aux soviets ! »
Quelques jours plus tard, dans un discours prononcé devant des soldats, Lénine traduisait de manière concrète ce programme révolutionnaire résumé par le slogan « Tout le pouvoir aux soviets ! »
« Camarades soldats ! La question de l’organisation de l’État est maintenant à l’ordre du jour. Les capitalistes, qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, veulent une république parlementaire bourgeoise, c’est-à-dire un régime sans tsar, mais où le pouvoir reste aux mains des capitalistes qui gouvernent le pays au moyen des vieilles institutions : police, corps de fonctionnaires, armée permanente.
Nous voulons une autre république (…). Les ouvriers et les soldats révolutionnaires de Petrograd ont renversé le tsarisme et complètement nettoyé la capitale de toute police (…). La révolution une fois commencée, il faut la consolider et la continuer. Ne laissons pas rétablir la police : tout le pouvoir dans l’État, depuis la base jusqu’au sommet, aussi bien dans le village le plus reculé que dans chaque quartier de Petrograd, doit appartenir aux soviets de députés des ouvriers, soldats, salariés agricoles, paysans, etc.(…)
Seul ce pouvoir, seuls les soviets de députés soldats et paysans peuvent trancher la grande question de la terre autrement que dans l’intérêt des gros propriétaires fonciers, et non bureaucratiquement (…). Les comités paysans doivent la confisquer sans délai (…). Toute la terre doit appartenir à l’ensemble du peuple et ce sont les soviets locaux des députés paysans qui doivent en disposer. Pour que les paysans riches – qui sont eux aussi des capitalistes – ne puissent léser et tromper les salariés agricoles et les paysans pauvres, ceux-ci doivent se concerter, s’unir, se grouper à part, ou bien former leurs propres soviets de députés des salariés agricoles.
Ne laissez pas rétablir la police ; n’abandonnez ni le pouvoir ni l’administration de l’État à des fonctionnaires non élus, non révocables, bourgeoisement rétribués. Unissez-vous, serrez vos rangs, organisez-vous vous-mêmes, sans vous fier à personne, en ne comptant que sur votre intelligence et sur votre expérience, et alors la Russie pourra se mettre en marche d’un pas ferme, régulier et sûr pour libérer notre pays et toute l’humanité aussi bien des horreurs de la guerre que de l’oppression du capital.
Notre gouvernement, qui est un gouvernement de capitalistes, poursuit la guerre dans l’intérêt des capitalistes. (…) Les capitalistes de tous les (…) pays font la guerre pour le partage des bénéfices capitalistes, pour la domination mondiale (…). Il n’est qu’un moyen de sortir de cette guerre effroyable et de conclure une paix qui soit vraiment démocratique (…) : le passage de tout le pouvoir aux soviets des députés ouvriers et soldats. Les ouvriers et les paysans pauvres, qui n’ont aucun intérêt à sauvegarder les bénéfices du capital et à piller les peuples faibles, pourront vraiment réaliser ce que les capitalistes ne font que promettre, à savoir : mettre fin à la guerre par une paix durable qui garantira la liberté à tous les peuples sans exception. »



Un collectif pour soutenir le docteur Huez

Parce que ce médecin du travail «a voulu faire son travail, il se trouve être l'objet d'un acharnement épouvantable d'une entreprise du nom d’ORYS sous-traitante du nucléaire »

C’est en ces termes que le comité de soutien au Dr Dominique Huez, organise des rassemblements de soutien au médecin du travail persécuté. Le Comité tient pour raisons de son soutien le fait que le praticien est victime de harcèlements pour avoir à défendre la cause de la médecine préventive dont celle du travail.



Succès du séminaire de la CGTM sur la pénibilité au travail


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Le samedi 3 juin 2017 à l’Espace Stella de la Zone Artisanale Belle Etoile à Sainte-Marie, s’est tenu le séminaire sur la pénibilité, organisé par la CGTM en présence de plusieurs délégués syndicaux de l’agriculture, de la santé, du bâtiment et du commerce.
A cette occasion plusieurs thèmes  ont été débattus : La pénibilité et le cadre règlementaire, la pénibilité et ses conséquences sur la santé, le reclassement, l’inaptitude et de conclure sur les cas cliniques, la consolidation et les  recours possibles.
Ces questions ont été abordées avec compétences et clartés, et grâce à la qualité des intervenants : directeur adjoint de la DIECCTE, ingénieur prévention de la Dieccte,  médecin de ville et d’une sociologue du travail qui a aidé à la reformulation des questions et à l’élaboration d’une boite à outils pour construire les perspectives.
Cette rencontre a permis que de nombreuses réponses soient portées aux questions de l’assemblée des représentants syndicaux présents. Il est à noter d’ailleurs qu’ils ont suivi avec intérêts la présentation des différents thèmes et ont largement échangé avec ces experts.


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