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Déclaration de la CGTM condamnant l'attentat barbare contre CHARLIE-HEBDO!

Mercredi 7, jeudi 8 et vendredi 9 janvier 2015, des journalistes de " Charlie hebdo", ainsi que des otages et des victimes innocentes ont été assassinés au fusil d’assaut par des hommes déterminés, semant ainsi l'émotion et la consternation dans toute la France, aux Antilles et dans le monde entier.
 
LA CGTM condamne avec force ces actes de barbarie et se joint au mouvement citoyen pour exprimer son émotion et son indignation après ces assassinats terroriste, relevant qu’aucune cause, politique ou religieuse ne peut justifier ces actes de violences et d’intolérance.
 
Le terrorisme aveugle n'a jamais rien réglé. Les véritables changements pour les masses pauvres et opprimés ont toujours été réalisés par les masses en lutte quotidiennement pour la sauvegarde de leurs droits et de leurs acquis.
 
Cependant il ne faut pas perdre de vue que ce sont les états impérialistes qui mettent la planète en coupe réglée pour les intérêts de leurs grosses sociétés capitalistes, pétrolières et autres, qui, en réprimant les peuples suscitent en réaction contre eux une accumulation considérable de colère et de haine.
 
La solution à l'oppression ce sont les travailleurs et les masses opprimées de tous les pays qui la trouveront en luttant contre l'oppression impérialiste de la bourgeoisie mondiale. Cette lutte, la CGTM la mène pour qu’elle soit généralisée, déterminée pour ainsi attirer à elle les victimes de ce système capitaliste qui organise le chômage et la misère.
 



En France, le chômage de longue durée explose

Mauvais chiffres pour le chômage en ce début d'année et surtout pour le chômage de longue durée, selon une étude de Pôle emploi. Celui-ci a bondi de 30 % depuis mai 2012, pour atteindre fin novembre 2,2 millions d'inscrits depuis plus d'un an (dont la moitié depuis plus de deux ans). 43 % des inscrits, sont des chômeurs de longue durée avec des situations différentes : ceux travaillant partiellement et restant inscrits et ceux ne travaillant pas du tout.
L'âge n'arrange rien à la situation. Un sur cinq a plus de cinquante ans, un sur trois moins de 30 ans. Les femmes sont très présentes (51 %) mais leur part a reculé de 4 points depuis 2008, du fait d'une forte hausse du chômage dans les secteurs très masculins, comme le BTP. Les sans diplômes sont touchés mais les jeunes diplomés aussi : parmi les bac +5 inscrits à Pôle emploi, 43 % l'ont été au moins douze mois sur les deux dernières années.
Mais le point le plus alarmant est qu'un million de personnes n'ont pas du tout travaillé depuis au moins un an et ce chiffre a plus que doublé depuis fin 2007.



Ivan Hoarau réélu pour la cinquième fois à la tête de la CGTR

Au 12eme Congrès de la CGTR qui a fermé ses portes hier, le secrétaire général du syndicat réunionnais a été reconduit à l’unanimité des congressistes. Ivan Hoarau reste donc à la tête de la CGTR pour quatre ans de plus.
 
Selon Ivan Hoarau, cette réélection "traduit forcément quelque chose qui n’est pas satisfaisant", en référence aux crises internes que traverse la CGTR. Rappelons que la CGTR a récemment décidé de s’affilier à la CGT.
 
Pour Ivan Hoarau c’est une affiliation qui implique forcément des changements mais ne "remet nullement en cause l’indépendance de la CGTR". La CGTR assure ainsi qu’il restera autonome: "La CGTR garde sa complète souveraineté et continuera de définir ses propres orientations".



Rapport annuel sur l’état de la France

Comment redonner de l’espoir à une société qui se fracture sur de nombreux plans et manque de cohésion sociale ? Comment renouer avec la croissance ?  Si elle demeure atone, comment promouvoir un nouveau modèle de développement ?  Comment faire face aux évolutions démographiques, écologiques ou aux mutations technologiques qui s’annoncent ? ...
lire la suite dans le doc ci-dessous  

TéléchargerSynthèse du rapport
Taille : 1059 ko - Dernières modifications : 09/01/2015
 


Pour 2015 des vœux… de lutte.

Alors que ceux qui nous dirigent, Hollande et compagnie se répandent en bons vœux pieux, pour nous, les raisons qui entretiennent notre mécontentement ne cesse de grandir.
Nos conditions de vie se dégradent au quotidien, en effet, la liste de ce qui nous appauvri augmente de manière impressionnante : la  nourriture, le loyer, l’essence, les assurances, le prix de l’électricité, consultation chez le médecin, abonnements internet-télé-téléphone, et bien d’autres choses encore.
Quant au salaire, il n’augmente pas – car on ne peut appeler « augmentation » la ridicule hausse du smic horaire brut a été revalorisé de 8 centimes. Il atteint au premier janvier le montant de 9,61 euros par heure, contre 9,53 euros précédemment, soit une augmentation en pourcentage de 0,8%.
Alors on le voit bien, pour prétendre vivre mieux, il faudra de sérieuses bagarres pour corriger cette injustice. Alors, espérons de tout cœur que cette année 2015 sera celle de la combativité retrouvée pour les travailleurs !



La Médecine du Travail en grand danger !


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Des mesures ont été élaborées par un Conseil de la simplification composé de représentants de l’administration et de chefs d’entreprises, dans le cadre du « pacte de responsabilité », en dehors de tout dialogue social.
En effet, les salariés ne bénéficieraient plus du suivi régulier des médecins du travail, et ces derniers devraient s’abstenir de faire de propositions de reclassement trop contraignantes pour les entreprises.
Les médecins du travail, chargés de conseiller employeurs et salariés sur les conditions de travail, se verraient amputés d’une source fondamentale d’information : le vécu des salariés, et les salariés n’identifieraient plus les médecins du travail comme étant protecteur de leur santé au travail.
En ce qui concerne les visites réglementaires pour lesquelles le Gouvernement envisage de légiférer pour qu’elles puissent être réalisées par des médecins généralistes, alors que :
-que les médecins du travail sont les seuls médecins à avoir une formation sur les risques professionnels, contrairement à toutes les autres spécialités
-que le Code du Travail leur confère un statut qui leur garantit indépendance et protection vis-à-vis des employeurs.
Ainsi, les médecins du travail se voient garantir le libre accès au poste de travail, dans l’entreprise et ils peuvent donc avoir une réelle connaissance du monde du travail et de ses risques.
Leurs constatations, leurs avis, peuvent se faire en toute indépendance.
Les employeurs sont tenus de prendre en compte leurs avis et préconisations et ont l’obligation de répondre à leurs alertes. Ils animent et coordonnent une équipe pluridisciplinaire dédiée à la santé au travail dans toutes ses dimensions et dont tous les salariés peuvent bénéficier.
Les médecins du travail peuvent formuler des mesures de restrictions dans le but de préserver la santé des salariés ou d’adapter les postes de travail à leur état de santé. L’employeur doit respecter cette obligation de reclassement et le médecin du travail se doit de donner toutes les indications nécessaires pour cela.
Les généralistes ne sont absolument pas dans cette situation. Ils ne bénéficient d’aucun statut vis-à-vis des entreprises et leurs avis ne s’imposent pas à l’employeur.
En France, les organisations syndicales s demandent au Gouvernement de ne pas mettre en œuvre ces propositions délétères.
En Martinique, l’application de cette initiative gouvernementale serait désastreuse si le projet devait voir le jour, car déjà sur les  trois associations interprofessionnelle de médecine du travail, deux fonctionnement avec beaucoup de difficultés du fait de la politique de non adhésion des patrons locaux.



Publication des comptes de la CGTM.

La LOI n° 2008-789 du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail a introduit de nouvelles règles en matière de représentativité syndicale, et notamment celle de l’obligation de transparence financière.
Concrètement, les syndicats professionnels et leurs unions, ainsi que les associations de salariés ou d’employeurs régies par la loi du 1er juillet 1901, doivent établir annuellement leurs comptes, les faire certifier lorsque les ressources annuelles dépassent un certain seuil, et les faire publier.
Aussi, puisque les comptes de la CGTM ont été approuvés par ses instances statutaires, l’organisation a décidé d’opter la publication de ses comptes sur son propre site internet.

Resultats 2013


Résultats des élections du 4 décembre 2014

Des élections professionnelles  se sont déroulés le 4 décembre 2014 dans les 3 fonctions publiques (d’Etat, hospitalière et collectivités territoriales), elles ont pour objectif de déterminer la représentativité des organisations syndicales.
La CGTM remercie en premier lieu, tous les travailleurs qui ont porté leurs suffrages sur les candidats qu’elle a présentés.
Nous communiquons les résultats ( non complets) actuellement en notre possession  et nous reviendrons ultérieurement pour commenter les résultats définitifs....

Municipaux
TéléchargerMunicipaux FDF
Conseil régional et conseil général
Pompiers aéroport
PTT
Education nationale
ARS
Santé
santé CHUM


Les salariés du Campus des Arts dépouillés de leurs droits

Malgré moultes interventions et manifestations,  le personnel administratif et les enseignants du Campus caribéen des arts de la Martinique n’a pas pu prendre part au vote des délégués de l’élection du 4 décembre.
Pourtant ces salariés font partie du personnel de la Région et par conséquent devaient comme tous les autres salariés voter et choisir leurs représentants.
Ces salariés pour faire valoir leurs droits ont prit plusieurs initiatives : lettre au Président du Campus des Arts , lettre au Président de Région et enfin lettre au Préfet, mais malgré cette volonté farouche de voter, rien n’y fit, aucune de ces personnes n’a pu donner une réponse favorable à cette demande légitimes des salariés.
De toute évidence, ce vote a été rendu impossible, d’abord par les gestionnaires du campus des Arts, car la responsabilité d’organiser l’élection relève de l’autorité du Président du conseil d’administration monsieur Daniel ROBIN. Ensuite du président de Région, parce qu’à la précédente consultation, les salariés du campus ont voté avec l’ensemble du personnel de la Région et en dernier ressort au Préfet de Région qui se devait d’assurer, selon la loi, une organisation sans faille des élections du 4 décembre.
Or le fait qu’une centaine de salarié n’ait pas pu prendre part au vote est un vrai scandale ! On peut imaginer ce qui se passerait si une telle situation se produisait en France hexagonale puisque qu’avec le coefficient multiplicateur de population, ce ne sont pas 100 personnes, mais près de 17.000 fonctionnaires qui seraient concernés.
Alors, ce vote rendu impossible traduit non seulement une absence total de dialogue dans l’institution campus des Arts, mais risque en plus d’être une catastrophe pour la gestion des carrières de ces fonctionnaires.
                                                      14-12-2014



La Réunion: Première ratification d’une nouvelle convention de coopération entre la CGT de France métropolitaine et une CGT des DOM (Lu sur cgt.fr)

lundi 8 décembre 2014 , par Philippe Gelinaud , Philippe Lattaud
Le 12e congrès de la Confédération générale du travail de la Réunion (CGTR), qui se tenait les 27 et 28 novembre à la ville du Port, a ratifié à l’unanimité l’inscription dans ses statuts de son affiliation à la CGT.
La CGTR est ainsi la première centrale des DOM à ratifier et à mettre en œuvre la nouvelle convention de coopération établie entre les confédérations CGT des départements d’outre-mer (DOM) et la CGT de France métropolitaine, représentée par Philippe Lattaud, secrétaire confédéral.
La mise en œuvre par le gouvernement des lois de 2008 et de 2010 en matière de représentativité a conduit les CGT de France métropolitaine et des DOM à élaborer ensemble une nouvelle convention. Celle-ci permet d’assurer aux confédérations des DOM leur représentativité et la prise en compte de leur voix sur le plan national.
Cette affiliation, à caractère bien spécifique, reconnait leur entière souveraineté dans tous les domaines, conformément aux rapports historiques entre les confédérations des DOM et de France métropolitaine. Ces rapports se sont construits sur la base des luttes anticoloniales et des revendications à l’autodétermination et à l’indépendance portées par les syndicats CGT des DOM et soutenus par la CGT de France.
C’est dans cet esprit qu’est exclue la possibilité d’affiliation directe à la CGT d’organisations ou de structures syndicales basées dans un territoire d’outre-mer autre que les confédérations signataires de la convention.
 



Mobilisons-nous contre la violence ! Soutenons la famille de Francette Pierre-Emile

Une femme est victime d’une violence aveugle, terrible.
L’UFM exprime comme la grande majorité des martiniquais-es sa révolte et sa condamnation face à la disparition et l’horrible acte commis contre Mme Francette Pierre-Emile.
Nous apportons tout notre soutien à la famille durement  éprouvée par ce terrible drame.

Communiqué de l'Union des Femmes de la Martinique


Elections professionnelles dans la fonction publique 2014 : la CGT reste en tête.

Les élections professionnelles dans la fonction publique 2014, pour la première fois, se sont déroulées simultanément dans l’ensemble de la fonction publique et sur l’ensemble du territoire français
Bien que la participation soit en forte baisse dans la FP : 48,18 %, précise le ministère contre 59,1 % en 2008, un premier constat permet de dire, qu’en six ans, la répartition des voix entre organisations syndicales nationales change peu.
Qu’est-ce qui peut expliquer une telle chute de présence aux urnes, sinon que cela tient en grande partie aux modalités de vote mise en place. Car l’information du ministère qui appela au vote a fait la part belle au vote électronique ainsi qu’au vote par correspondance alors que ces procédures ont déjà fait la preuve de leur complexité.
Au résultat, c’est la CGT qui demeure la première organisation de la FP, avec 23,1 % des suffrages, la CFDT, elle a recueilli 19,2%, suivent FO avec 18,6 % des voix, Solidaire 6,8 %,  l’UNSA 10,3 %, FSU 8%,  la CFTC  3,3 % et CGC 2.9%.
 
En terme de répartition de sièges,sur un total de 20 sièges au Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH), la CGT en a obtenu 7, la CFDT 6, FO en a recueilli 5, contre un siège chacun pour SUD et UNSA.

Premiers résultats pour les comités techniques


« Allez voter! ».


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Ce message s'adresse aux fonctionnaires et agents contractuels de la fonction publique (fonction publique de l'État, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière).
Ils voteront pour la première fois simultanément pour désigner leurs représentants qui siégeront pendant quatre ans au sein des instances de concertation de leur administration : des comités techniques (CT), des CAP, commissions administratives paritaires (pour les fonctionnaires), des CCP, commissions consultatives paritaires (pour les agents contractuels) et, lorsque la composition de cette instance ne peut reposer sur le résultat des votes aux comités techniques, au sein des comités d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail. Les opérations électorales se déroulent publiquement dans l'enceinte administrative et pendant des heures de service. Le vote peut avoir lieu par correspondance et il a déjà commencé par voie électronique dans certains secteurs comme l'Éducation nationale, le 4 décembre 2014 étant la date officielle pour l'ensemble des électeurs salariés. Pour les centrales, une forte participation à ces élections est une façon de consolider le bien-fondé des instances dans le dialogue social.
 
À la Martinique, c'est l'occasion pour les syndicats locaux de mesurer leur force. C'est dans les communes, les communautés d'agglos, les collectivités locales qu'on retrouve le plus gros bataillon d'électeurs, même si les regards seront tournés aussi vers le CHU et les autres hôpitaux, les grosses administrations que sont la préfecture et l'Éducation nationale l'Enseignement supérieur et de la Recherche, y compris les enseignants de l'enseignement privé sous contrat. Une décision contestée par certains leaders syndicaux.
 
UNE NOUVEAUTÉ : LA REPRÉSENTATIVITÉ
 
L'élection devra permettre de mesurer l'audience relative des syndicats. Mais elle sera assez particulière du fait qu'un changement apparaît. La loi sur la rénovation du dialogue social dans la Fonction publique a modifié les règles de représentativité des syndicats de fonctionnaires, qui seront uniquement basées sur les élections professionnelles, comme dans le privé Fait nouveau, ce sont les résultats qui conditionnent la représentativité syndicale. Seuls les accords collectifs signés par les organisations représentant au moins 50% des voix sont dorénavant valides. Les syndicats mettent l'accent sur l'importance du scrutin.
 
Les instances sont utilisées par les employeurs publics sur des sujets qui concernent le quotidien des agents : l'organisation des services, les orientations de la politique indemnitaire, les conditions de travail, la situation individuelle et la carrière des agents. En outre, ce sont les organisations syndicales élues qui auront qualité pour participer à des négociations avec les employeurs publics. La commission administrative paritaire, par exemple, donne des avis sur les avancements d'échelons, de grades, les promotions internes, les demandes de disponibilité, etc.
« Il n'y a plus de présomption de la représentativité »
 
En conférence de presse, Ghislaine Joachim-Arnaud et Gabriel Jean-Marie, les numéros un et deux de la CGTM ont observé que « ces élections, tout comme les élections politiques, ne peuvent changer le sort des salariés et du monde du travail et les instances ne sont que facultatives » . Ils reconnaissent néanmoins qu'elles sont importantes car elles peuvent servir à se compter sur l'orientation proposée par leur centrale. « Il faut donc en profiter pour affirmer que ce n'est que par leurs luttes que les travailleurs imposent aux gouvernants de changer de cap. Le syndicat attire l'attention sur le fait qu'avec la représentativité, « les règles du jeu ont changé. Il n'y a plus de présomption de représentativité » , signalent ses responsables.
 
Magali Zamord, de la Santé, invite, par ce vote, à dire « stop » au démantèlement du service public, s'appuyant sur des faits qu'elle vit au quotidien à son travail.
 

Conférence de presse du 24-11-2014


Document campagne CGTM-SOEM


L’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, rêve ou réalité ?

Smartphones, tablettes, toujours joignable, toujours connecté, le salarié croit ainsi pouvoir mieux jongler entre vie privée et vie professionnelle. Est-ce si simple ?
Le salarié, avant de partir travailler, sur son ordinateur portable, mettra la dernière main au dossier qui doit être présenté ce jour-là. Puis il profitera de son trajet dans les transports en commun pour relever ses mails sur son smartphone et répondre aux plus urgents.
Avec la généralisation d’Internet, des smartphones et autres tablettes, la frontière entre vie professionnelle et vie privée devient de plus en plus floue et tend à s’estomper. Le rapport au temps et au travail serait-il en train de changer ?
Cela concerne surtout les cadres. Ils tiennent à pouvoir aménager leurs horaires de travail pour passer davantage de temps auprès de leur famille et avoir une vie sociale épanouie. »
Et sur ce point, les hommes et les femmes de la nouvelle génération sont d’accord ! Pas question de sacrifier sa vie de famille ou sa vie privée, ni, inversement, de faire une croix sur sa carrière. Il s’agit bien de mener les deux de front, sans pour cela y laisser sa santé.
Aujourd’hui, la majorité des personnes interrogées reconnait être sollicitées pour leur travail en dehors des horaires professionnels, mais aussi régler des problèmes personnels pendant les heures de travail. Visiblement ces salariés sont convaincus que cette flexibilité que procurent les outils connectés est un plus.
Mais la médaille n’a-t-elle pas un revers, car ce travail réalisé à la maison ou dans les transports n’est en général ni reconnu, ni comptabilisé, et entraîne très souvent un dépassement des limites horaires imposées par la loi.  Résultat : un volume de travail de plus en plus grand, de moins en moins cadré, un temps passé entre collègues qui s’amenuise, une solitude grandissante pour le salarié…
L’équilibre vie professionnelle et vie privée reste un enjeu complexe, d’autant que, en France, les entreprises semblent peu se mobiliser sur le sujet, alors pour l’instant cet équilibre relève plus du rêve que de la réalité.
 



Lettre ouverte et appel de Sony Laguerre et Raphaël Cécé (Lu dans Combat Ouvrier)

Nous  nous adressons d’abord aux travailleursetà la jeunesse ouvrière de ce pays. À nos frères qui sont au chômage et dont l'avenir à 20 ans est déjà bouché, et à qui on n'offre aucune perspective réelle. A tous ceux qui, de ce fait, tombent dans la désespérance et la marginalisation. À nos frères qu’on envoie couper des herbes pour une petite monnaie et souvent sans équipement. À ceux qui sont les derniers embauchés, les premiers licenciés, sur tous les chantiers. Aux jeunes qui construisent la nouvelle centrale électrique de Jarry et qui commencent à se demander s’ils verront un jour le bout de leur vie d’intérim. À ceux qui se demandent tous les jours s’il ne va pas falloir prendre un fusil et débarquer chez le patron pour qu’il les paye.
Aux jeunes ouvriers de la banane à qui on a refusé un travail dans les plantations jusqu’à ce qu’ils passent par la case prison et que les békés se disent : « bien, celui-là a été brisé, je le prends ». À nos sœurs pour qui les entretiens d’embauche se résument trop souvent à un clin d’œil salace et un salaire « si le patron est satisfait »... À vous tous, nous n’avons pas besoin de dire qu’il n’y a pas d’avenir dans ce système d’exploitation. Mais il y a quand même un avenir : dans la lutte, la lutte collective contre les riches qui contrôlent cette société. La semaine passée, les ouvriers agricoles de la plantation SA Bois debout, dont des jeunes comme vous, ont tenu tête au béké Dormoy. Sur le port, ils l’ont empêché de faire partir « ses » bananes, qui sont en fait le fruit de leur sueur et parfois de leur sang. Ils ont tenu tête aux forces dites de l’ordre et au sous-préfet fraîchement débarqué qui avait donné l’ordre de les charger pour protéger un patron hors-la-loi. Et ils ont gagnéen expérience de lutte. Ils ont pris dans les mains de leurs aînés la tradition de lutte collective bâtie par les militants ouvriers socialistes puis communistes. C’est cela l’avenir !
Aux jeunes qui font des études, qui sont encore au lycée ou à l’université : vous êtes nombreux à ...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Lettre ouverte et appel de Sony Laguerre et Raphaël Cécé


L’étau se resserre sur le patronat du port de Fort de France

Après l’échec des négociations entamées vendredi après-midi sur le port, la situation s’est brusquement crispée, le calme apparent du début des discussions semble laisser place à un bras de fer entre les manutentionnaires et les ouvriers dockers.
Le climat va donc vite se dégrader vendredi dans la soirée, sur le coup de 21h alors que les discussions étaient à peine engagées entre les deux parties, manutentionnaires d’un coté et les syndicats d’ouvriers du port : STPFF, CGTM, CFDT, et CNTPA.
Que s’est-il passé ? Pourquoi les patrons ont décidé de quitter la table des négociations.
De toute évidence, les patrons étaient gênés de voir se constituer une unité syndicale dans le cadre de la négociation, alors que la veille encore seul le syndicat STPFF alimentait le mouvement de protestation.
Il faut juste rappeler que si des négociations se sont engagées sur la prime « Roro », elles le sont dans le cadre de la procédure de révision de la Convention Collective et donc ne répondent pas à la demande du syndicat STPFF qui réclame la conclusion d’un accord d’entreprise. Il faut se souvenir que lors des NAO du mois d’avril dernier, une demande de rétablissement de la prime Roro avait déjà été déposée par l’intersyndicale CGTM, CFDT, et à cette demande, le président Trétout de GEMO avait répondu que, comme d’autres revendications : (la méthode de calcul de la prime de rendement, la révision du salaire de base des chauffeurs de cavaliers, la prime de polyvalence…) cette demande serait examinée dans le cadre d’une procédure de révision de la convention collective de la manutention portuaire du port de fort de France.
L’idée du patronat était de dire puisqu’on va se trouver dans le cadre de la révision de la convention collective l’entreprise GEMO pourra également se prévaloir du même droit que les syndicats ouvriers et donc à son tour, ajouter ses propres questions à la discussion.
Donc en acceptant de lancer les discussions sur la révision de la convention collective, simultanément le patronat du port a introduit un document intitulé : « projet du syndicat des manutentionnaires de navires et employeurs d’ouvriers dockers du port de FdeF.
Ce que dit ce document et qui a entrainé l’ire des représentants des syndicats ouvriers, c’est qu’il remet en cause les textes de l’actuelle convention collective. Notamment : en introduisant une nouvelle lecture des qualifications, la polyvalence obligatoire, ou encore une plus grande flexibilité des horaires de travail des salariés dockers.
C’est à partir de là que tout a chaviré, car d’emblée les patrons ont fixé leurs conditions pour engager la discussion sur le versement de la prime Roro en disant: « pas de prime Roro sans contrepartie » !
Et c’est précisément cette « contrepartie » qui a tout fait capoter car la demande du patronat est inacceptable selon les syndicats ouvriers.
Dans les échanges de couloir, bien que certains manutentionnaires aient exprimé leur volonté de fumer le calumet de la paix, il semble bien que c’est le président de GEMO qui décide car c’est lui qui a durci le ton en renvoyant tout le monde la prochaine réunion de travail qui aura lieu mardi matin.
Une chose est certaine, c’est qu’à cet épisode de vendredi soir où Traitout a fait le matamore, hé bien du coup, il a rapproché les organisations syndicales qui n’étaient pas parties prenantes au conflit lancé par le STPFF et une intersyndicale s’est constituée.
Jusqu’à cette heure, bien qu’aucun syndicat n’ait appelé à la grève, il existe néanmoins une ambiance de mécontentement sur le port qui risque de s’amplifier dans les jours à venir si une réponse n’est pas donnée à la revendication des ouvriers dockers désormais unis.
 



Le mépris du PDG de Servair pour les salariés de Martinique Catering

Si nous devions définir SEVAIR  en quelques  chiffres voilà ce que nous dirions :
   1re entreprise de restauration aérienne et du nettoyage en France
   Troisième acteur mondial de restauration à travers plus de 60 implantations
   771 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013
   120 compagnies clientes
   22 pays dans le monde, 38 aéroports, 56 escales
   230 000 plateaux- repas produits chaque jour dans le monde dont 1500  ici
   39 millions de sièges nettoyés en cabine chaque année
Un tel  palmarès serait-il possible sans l’investissement quotidien des   salariés qui  y travaillent dans conditions difficiles bien souvent.
Pourtant lors de son passage à la Martinique pour inaugurer le troisième espace de restauration à l’aéroport Aimé Césaire,  Mr EMEYRIAT Michel le PDG de SERVAIR trop occupé à partager des petits fours et du champagne avec la bourgeoisie martiniquaise, n’a pas trouvé le temps de venir à la rencontre des salariés de Martinique Catering qui ont largement contribué au lancement de cette nouvelle filiale.
C’est à se demander à qui faisait t-il allusion lorsqu’il disait je cite : « ma première préoccupation sera avec les hommes et les femmes de l’entreprise de faire face à ce contexte économique et de nous concentrer sur la satisfaction de nos clients… »
Une telle attitude n’est autre que l’illustration du manque de reconnaissance des patrons pour le travail fourni par les salariés et qui n’hésitent pas à s’en défaire parce qu’il faut réduire les couts à tout prix et augmenter la productivité.
Dans son interview  accordé à FA le PDG de SERVAIR parle de création d’emploi aurait il oublié la vague de suppression d’emploi tant en Martinique qu’en Guadeloupe, sans oublié les travailleurs intérimaires qui se demandent quand sortiront t-ils de la précarité.
LE SYNDICAT DU COMMERCE DENONCE :
  L’attitude de ce PDG qui montre une fois de plus l’arrogance des patrons qui n’hésitent pas à se vanter du succès de leur entreprise en omettant  l’implication des salariés.
  Les mauvaises conditions de travail, la manque de matériel adapté, la politique de   réduction des charges qui impacte sur  la qualité du service.
  La perte de pouvoir d’achat par la suppression de certains avantages, l’absence de perspective de carrière, les salaires de misère.
 
TOUTES LES AVANCEES  QUE LES TRAVAILLEURS ONT OBTENUES ONT TOUJOURS ETE LE FRUIT DE LUTTES ACHARNEES. AUJOURDHUI NOUS DEVONS ABSOLUMENT POURSUIVRE LE COMBAT  NON SEULEMENT POUR CONSERVER NOS ACQUIS MAIS EN ACQUERIR D’AUTRES D’AUTANT PLUS QUE LES LOIS ANTI SOCIALES NE CESSENT DE VOIR LE JOUR. DES AVANTAGES SONT ACCORDES AUX PATRONS SANS AUCUNE CONTREPARTIE.
 



Le Medef reporte la négociation sur le dialogue social


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Le Medef de France a donc renoncé à la séance de négociation sur le dialogue social qui était prévue le 13 novembre et le MEDEF Martinique, en dépit de tous ses macaqueries locaux, applaudit des deux mains, car elle aussi réclame de la « simplification » de la « compétitivité », le « travail du dimanche », l’ »adaptation des 35h » et moultes choses encore.
Ces messieurs du patronat entendent soumettre le cadre et le contenu du dialogue social à leurs dits impératifs économiques. Ainsi, ils persistent dans leur volonté d’inverser la hiérarchie des normes en matière de relations collectives du travail, tout ceci, pour affaiblir les prérogatives des représentants salariés et des délégués syndicaux dans les entreprises.
Les provocations du Medef sont les signes clairs d’un refus de traiter des vrais sujets mais également des aspirations des salariés.
Pour la CGTM, il est urgent de faire progresser les droits pour l’ensemble des salariés : droit au travail, droit à être défendu, droit à la représentation collective, droit à intervenir sur les choix économiques dans l’entreprise, droit aux activités sociales et culturelles, droit à la négociation collective, droit à la santé et à l’amélioration des conditions de travail.
La CGTM entend dénoncer les intentions du patronat, qui, vu sous cet angle, nous montre un tout autre visage que celui qu’il a voulu être présentable et convenable tous ces derniers temps.
 



Fonction Publique: Élections professionnelles 27 novembre - 04 décembre 2014
Votez CGTM !

Entre le jeudi 27 novembre et le jeudi 4 décembre 2014, et pour la première fois, plus de 5 millions de fonctionnaires sont simultanément appelés à voter dans les trois versants de la Fonction Publique : Hospitalière, Territoriale, État ; Afin de renouveler les représentants des personnels, au sein des instances consultatives que sont les CAP, les CT, les CTE et les CCP. Il n’y aura qu’un seul tour de scrutin.
La CGTM, sera présente à travers ses différents syndicats afin de faire entendre la voix de tous les salariés, au nom de la défense de leurs intérêts généraux.
De nombreux représentants syndicaux font miroiter monts et merveilles sur leurs actions futures au sein de ces instances dédiées au « dialogue social ». Or il ne s’agit là, que d’instances … consultatives. En d’autres termes, ceux qui y siègent sont consultés et ne donnent qu’un … avis à travers leur vote, avis que l’administration peut choisir de prendre en compte ou pas.
Néanmoins, la CGTM appelle tous les agents à participer à ces élections, afin d’y envoyer des représentants qui interviendront dans ces instances pour dénoncer les mesures gouvernementales orientées vers l’austérité, qui se traduisent par moins de moyens pour le service public, des sacrifices imposés dans toutes les administrations (non remplacement des départs à la retraite, poursuite du gel des salaires mis en place sous Sarkozy et perpétué par Holande, etc.). Pour ceux qui nous gouvernent, il s’agit tout simplement de faire payer à la  population laborieuse, la crise d’un système économique et financier qui profite à une minorité de privilégiés. Les agents publics, comme ceux du reste du monde du travail, ne doivent pas rester spectateurs devant ces évolutions.
Vous pouvez avec le bulletin de vote CGTM exprimer votre rejet de cette politique, et en même temps, montrer qu'il y a une issue. Car nous avons tous, la certitude que c’est notre travail qui permet de créer de la richesse, et que sans lui, bien des services ne seraient pas rendus dans la société. Et si ces services sont aujourd’hui sciemment dégradés, c’est parce que l 'État a décidé de réduire sur les budgets à la Poste, à l’hôpital, dans les lycées, collèges et écoles, dans les transports... ; Tout cela, dans l’unique but de réserver les deniers publics aux capitalistes de la finance et autres. Cette politique accélère la dégradation de nos conditions  de vie. Elle conduit à la privatisation de certaines activités indispensables à la population, au blocage de nos salaires, à la précarité, et à l’intensification de nos tâches....Lire la suite dans le doc pdf ci-dessous

Election fonction publique


Les préjugés sur les « pauvres » ont la vie dure. (lu dans Viva mag)

En 2014, l'ouvrage En finir avec les idées fausses sur les pauvres,  publié par Atd Quart-Monde et 40 associations de solidarité avait connu un grand succès. Plus de 36 000 exemplaires s'étaient vendus. Sur une thématique aussi ardue, ces scores représentent une vraie success story, estime l'association, qui décide de publier une édition 2015 revue et augmentée. Il s'agit de tordre le cou à 104 idées reçues, parmi lesquelles « la protection sociale creuse la dette publique »,  « les citoyens payent trop d'impôts »,  « les pauvres sont de mauvais payeurs » ou encore « les migrants viennent profiter de notre système de santé ».
Le livre s'appuie sur des sources institutionnelles (Insee, impôts, Cpam...)
Dans le même temps, Atd Quart-Monde publie une enquête sur la diffusion de ces idées fausses dans la société. On y apprend que 97 % des Français ont au moins un préjugé sur les pauvres et la pauvreté. Ainsi, 7 français sur 10 pensent qu'il est facile d'obtenir des aides, alors même que le pourcentage de personnes qui ne demandent pas les aides auxquelles elles ont droit ( de 29 à 70 % de non recours selon les droits) conduit pourtant à penser le contraire.
65 % des Français pensent également que la lutte contre la pauvreté coûte cher aux classes moyennes. Pourtant, les classes moyennes inférieures (dont le revenu est compris entre 1200 et 1600 euros par mois pour une personne) reçoivent, en retour des taxes, impôts et cotisations qu'ils paient (43 % de leurs revenus), l'équivalent en aides, assurance-maladie et retraite (42 %).
71 % des personnes interrogées estiment encore que les pauvres ne paient pas d'impôts, oubliant ainsi la principale taxe : la Tva.
Enfin, 63 % pensent que les minimas sociaux découragent les gens de travailler. Or plusieurs études ont montré qu'une majorité de personnes veulent travailler, même sans augmentation substantielle de leurs revenus.
Les Français ont cependant conscience de la dureté de la situation de ceux qui subissent la pauvreté.
61 % considérent qu'il existe une discrimination des personnes pauvres dans l'accès au logement.
60 % pensent que dans notre système scolaire, un enfant défavorisé n'a pas les mêmes chances de réussir que les autres.
 



Par la volonté d’un juge, l’hôtel-club renait !

Ce vendredi 31 octobre le président du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a pris la décision d’accorder à l’Hôtel Club des Trois Ilets la poursuite de son activité, alors qu’une semaine plutôt, ce même tribunal avait décidé de sa liquidation.
Il semble que ce revirement de situation soit dû à l"intervention de la Collectivité Régionale qui s’est portée acquéreur des murs de la société hôtelière en difficulté.
 
Bien entendu cette décision fait pousser un ouf de soulagement aux 26 salariés de cet établissement qui après 18 mois de péripétie judiciaire, voit s’éloigner de leurs têtes l’épée de Damoclès qui les menaçait de s’abattre à tout instant avec la plus grande violence sur eux.
 
Aujourd’hui plus que jamais la salariés de l’hôtel s’interrogent sur leur avenir professionnel, car s’ils ont tout vu et tout entendu, ce qu’ils retiennent surtout c’est l’invariable incertitude qui dirige ce monde des affaires ou de plus en plus pour ces gens d’argent, les salariés ne sont que des variables d’ajustement.



Notre camarade Jean Hillion nous a quittés.

Jean Hillion a été retrouvé le mardi 28 octobre sans vie à son domicile à Fort de France. Pour tous ceux qui l’ont connu et qui le côtoyaient sa disparition, sans conteste, laissera un grand vide.
Nombreux sont les actes de la vie de Jean, mais l’un de ceux qui nous rattache à ce militant chaleureux est certainement celui de son engagement sans faille durant de nombreuses années à la direction des affaires de la CGTM.
Jean était jusqu’à son départ à la retraite, le secrétaire général du syndicat CGTM-PTT et il a été durant ces mêmes années également secrétaire général adjoint de la Confédération Générale du Travail de Martinique. A nos yeux, toute sa vie militante a été exemplaire à l’image de ces dirigeants honnêtes et fidèles défenseurs de principes justes de justice sociale.
D’ailleurs, comment ne pas se souvenir qu’au moment le plus tumultueux du Congrès de 90 de Mahaut, c'est-à-dire au moment du départ des camarades qui vont ensuite faire scission, Jean, avec d’autres camarades du syndicats des PTT prirent l’initiative de se rendre à la Maison de syndicats ou se réunissaient ces derniers pour leur dire qu’en agissant comme ils le faisaient, ils avouaient renoncer à accepter des décisions prises en toute démocratie !
En faisant l’historique de son parcours militant, on observe que Jean a construit ses convictions dans le sillage immédiat des militants qui ont bâti l’organisation syndicale des PTT. Dans une période où l’engagement désintéressé était très difficile à réaliser, c’est aux cotés de CapGras, de Jean Pierre, de Mauvois, et de Walter Guitteaud qu’il fit ses armes. D’ailleurs pour ceux qui le connaissaient, à chaque fois que la discussion avec lui tournait autour des questions d’organisation, Jean aimait à rappeler, comme pour prendre exemple, quelle était la rigueur à l’époque qui animait des militants du gabarit de Walter.
Ces derniers jours, ceux qui ont croisé son chemin à la Maison des syndicats, outre le fait d’échanger sur les difficultés quotidiennes que nous réserve la vie, ils n’ont perçu ni malaise, ni amertume chez ce brave camarade, tout au plus, mais de manière inhabituelle, qu’il avait « la tête un peu basse », et il « trainait un peu sa jambe ». Mais lorsqu’on l’interrogeait sur son état de santé, il devenait vite rassurant par pudeur ou par courage, sans doute ne voulant pas alerter plus que ça son entourage.
Militant de son syndicat des PTT, Jean était également membre actif de l’Union Confédérale des Retraités. A chaque instant il s’est montré responsable et disponible assurant sans pinailler les mandats de représentation qui lui étaient confiés. 
Pour toutes ces raisons, la grande amabilité qui le caractérisait va sans aucun doute nous manquer ainsi que son dévouement exemplaire, surtout lorsqu’il s’agissait de faire passer des idées, d’instruire et de cultiver les travailleurs à leur propre histoire.
A la CGTM on se souviendra de son énergie pour défendre le respect, la dignité mais aussi son investissement pour qu’émerge un jour une société sans exploitation. Il a bien semé et nous restons persuadés que bien d’autres suivront son exemple, et se lèveront pour être tous dignes de reprendre le flambeau qu’il nous transmet aujourd’hui.
C’est donc un camarade travailleur et précieux que nous avons perdu. La Martinique ne remerciera jamais assez les militants de cette grandeur, refusant les futilités, les honneurs, abandonnant même jusqu’à l’idée du bonheur privé
Nous penserons beaucoup à Jean dans nos combats. Dans cette circonstance, la CGTM adresse ses sincères condoléances à sa famille.
Adieu Jean.



426,8 milliards de dollars, versement record de dividendes versés aux actionnaires dans le monde.

Selon Alternatives Economiques n° 339, les dividendes dans le monde ont progressé de 12 % par rapport au deuxième trimestre 2013, soit de 44,6 milliards de dollars, l'équivalent d'une année entière de dividendes japonais.
Quant aux firmes hexagonales, elles ont décroché la palme mondiale de la rémunération des actionnaires.
En effet, si 426,8 milliards de dollars, c'est le montant record des dividendes versés au deuxième trimestre 2014 par les entreprises à leurs actionnaires, selon cette même étude dans cette bacchanale financière, les sociétés françaises ont reversé autour de 40,7 milliards de dollars à leurs actionnaires, soit un montant en hausse de 30,3%, ce qui fait de la France le pays qui a réalisé la meilleure performance mais également, le plus important payeur de dividendes en Europe.
 
Ainsi va le monde des riches, quant tout autour c’est la pauvreté et la misère qui font le lot quotidien de la grande majorité des populations, mais jusqu’à quand ?



Le tribunal commerce de Fort de France liquide une fois encore une structure hôtelière.

Fini l’excuse bidon, ou chaque fois qu’une entreprise fermait ses portes, c’était à cause de la grève de 2009, c’était l’arbre qui cachait la forêt des magouilles.
Les années passent, les entreprises continuent de fermer, et ce, à raison de plusieurs milliers chaque année. Alors ?
Et bien, que cela ne tienne, nos aventuriers des affaires ou de la finance, à la recherche de profits faciles, ont déjà trouvé la nouvelle parade pour expliquer l’ambiance de corruption qui souille les entreprises et ses affaires. Dans ce contexte de crise où leurs combines sont sous contraintes, leur nouvelle cible semble être désignée, c’est désormais la faute à la masse salariale !
Le propos est tranchant, ce n’est ni à cause des malversations quotidiennes de l’entreprise, ni à cause des actionnaires voraces, non c’est la faute aux salariés qui en gagnant juste le SMIC, gagne encore trop d’argent.
Il n’est pas dit que la situation qui a amené à la faillite de l’Hôtel Club (cessation de paiement à hauteur de 3,4 millions d’euros), soit celle décrite, mais en cherchant bien on trouverait certainement de modalités de gestion pas très éloignées.
Dans cette affaire, 26 salariés sont concernés par la menace d’un éventuel licenciement, et le bidonnage des élus de la Région sur le couplet « le tourisme sera le moteur du développement » si le discours c’est encore à la mode du coté de Plateau Roy, ils peuvent d’ores et déjà déclarer la Martinique en état récession !
 



Tous dans l’action, en grève et en manifestation le 16 octobre 2014

Le mardi 30 septembre dernier la CGTM a tenu une commission exécutive au cours de laquelle a été abordé la question sociale, une fois de plus le constat est que toutes les décisions prises par le gouvernement sont des décisions qui vont à l’encontre des intérêts des travailleurs des chômeurs des retraités et aussi de personnes ne percevant qu’une allocation. La CGTM met l’accent plus particulièrement sur les attaques concernant la protection sociale, la sécurité sociale….La secrétaire générale Ghislaine JAOCHIM-ARNAUD nous en dit plus.

Tract d'appel


Plfss 2015 : des économies réalisées sur le dos de la santé et la famille

Plfss 2015 : des économies réalisées sur le dos de la santé et la famille
Le gouvernement a présenté lundi 29 septembre les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) pour 2015. Les branches maladie et famille sont particulièrement mises à contribution. Il  s'agit d'abord de réaliser 3,2 milliards d’euros d’économies sur la branche maladie pour ramener le déficit à 6,9 milliards en 2015. Ce sont les médicaments qui seront les premiers impactés : leurs prix seront baissés afin de dégager 550 millions d'économies. La prescription de génériques sera encore encouragée (450 millions d'économies)
Marisol Touraine a affirmé qu'il n’y aurait aucun déremboursement de médicaments ni diminution de la prise en charge des soins. Celle-ci a rappellé que la mise en place di tiers payant sera bien mis en place pour les bénéficiaires de l’ACS à compter du 1er juillet 2015.
Autres pistes envisagées : un meilleur usage des soins (1,1 milliards d'euros) en particulier pour éviter les actes redondants et les iatrogénies médicamenteuses, notamment auprès des personnes âgées.
Il s'agit aussi de développer la chirurgie ambulatoire (100 millions d'euros) et l'hospitatlisation à domicile.
L’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM), quant à lui, sera fixé à 2,1 % en 2015 (contre 2,4 % en 2014).
Concernant le système de soins, le PLFSS prévoit pour les médecins s'installant dans un désert médical la mise en place d'une aide au congé maternité ou de paternité à partir du 1 er janvier 2015.  Un « soutien financier à l’activité » sera également apporté aux médecins de montagne exerçant dans des conditions particulièrement difficiles.
Moins d'aides pour les familles
700 millions d'euros d'économies sont prévues sur la branche famille. Ces dispositions sont moins drastiques que celles concernant l'assurance-maladie mais font le plus réagir car  les Français sont très attachés à leur politique familiale.
Bien sûr, il n'y aura pas de gel des prestations familiales en 2015, comme le gouvernement s'y était engagé. En revanche celui ci prévoit de diminuer la prime pour la naissance - de 923 euros par enfant aujourd'hui, elle sera divisée par deux à partir du second-, les aides à la garde d'enfants. Enfin,  la durée du congé parental sera réduit... Autant de mesures qui entraînent la colère des associations familiales.
 



Un patronat « toujours plus » !

Bien que le gouvernement à récemment accordé un CICE (le CICE est un dispositif de crédit d’impôt dont l’objectif est d’abaisser le coût du travail) de 9 % au patronat local alors qu’il est 7% pour toutes les entreprises, le patronat des DOM regroupé au sein de la FEDOM, vient de relancer la question en réclamant au gouvernement la mise en œuvre d’un CICE différencié.
 
Il faut entendre par là, un CICE plus rentable aux patrons et destiné exclusivement aux secteurs qu’ils considèrent comme étant exposés à la concurrence. Il avance qu’un CICE tourisme à 18% permettrait rapidement un surcroît de développement.
 
Pourtant les affaires du tourisme ne semblent pas aller si mal que ça. C’est madame Karine Roy-Camille elle-même qui indiquait que les chiffres pour l'année 2013 sont encourageants. D’ailleurs selon les informations du Comité martiniquais du tourisme (CMT), le chiffre des recettes financières culmine à 295 millions d'euros en 2013 et l'objectif à l'horizon 2020 a été fixé à 624 millions d'euros de recettes. Quant la croisière elle connaît une vraie embellie dit madame Roy-Camille, avec une progression de +62 % pour la période de janvier à juillet 2014 et quelque 57 000 croisiéristes en départ ou en arrivée à Fort-de-France. Même le tourisme d'affaires, ajoute-elle, apporte sa contribution à hauteur de 6, 4 %.
Il est donc démontré, à la lumière de ces chiffres que « le monde des affaires du tourisme » ne se porte pas si mal que ça ?
Ainsi, vouloir toujours plus et abuser ainsi de la surenchère nous renseigne sur la mentalité de ce patronat local. Il nous laisse croire que le proverbe qui dit que « l’animal est voleur par instinct et l’homme par cupidité » s’adresse bien à eux.



Election des délégués sur le Port de Fort de France : la CGTM arrive en tête

Avec 39,63% des voix, la CGTM réalise un meilleur score que ses concurrents, à l’occasion des élections de la DUP (délégation unique du personnel) qui se sont déroulées le 1er octobre sur le port de Fort de France.
Encore un fois, comme pour la consultation d’octobre 2010, c’est face à une coalition affichée pour une liste et dissimulée pour une autre, que la CGTM s’est trouvé confrontée.
En effet, alors que les six organisations syndicales du port ont été signataires du protocole d’accord pré-électoral : la CGTM, la CSTM, la CFDT, la CNTPA, le STPFF et FO, à la conclusion seule 3 listes se proposeront aux suffrages des travailleurs. L’alliance CNTPA-CFDT, et l’autre l’alliance qui ne dit pas son nom et qui est conduite par le STPFF.
Escamoter l’action de son organisation, se liguer pour ensuite se cacher derrière un écran de fumée, c’est l’aveu de ceux qui se mettent en mode tanière pour ne pas avoir, aux moments de vérité, à assumer leurs responsabilités.
Pour ce qui concerne les élus de la CGTM du port de Fort de France, ils prendront à coup sur toutes leurs responsabilités à visage découvert et dans le respect de leurs engagements aux cotés des travailleurs.



... Et la direction BDAF retrouve la parole

(Joseph NONONE) pour l'intersyndicale "SU BDAF / SNB CFE CGC / SMBEF"
Après des mois de reniements, des mois de mensonges, des mois de démentis ... ouf, la Direction Générale reconnaît qu'il y a une OPA (Offre publique d’achat)  sur la BDAF (Banque Des Antilles Françaises).
Et soudainement les hauts Dirigeants de BPCE (Banques Populaires et des Caisses d'Epargne) se muent en communicants.
Que d'énergie dépensée inutilement à chercher à savoir, de nos propres moyens, la vérité, dans la mesure où la Direction - BDAF et BPCE - s'était murée dans un silence, pire dans un jeu de poker - menteur.
Et la Direction BDAF, ayant perdu la confiance du Petit Personnel, ne sachant alors à quels saints se vouer, s'accroche à ses fidèles managers ; des grand-messes sont dites au sein de l'Entreprise.
"Collègues managers", nous n'ignorons nullement que vous êtes entre le marteau et l'enclume, pour autant n'oubliez jamais d'où vous sortez ... dans votre ascension vertigineuse n'oubliez jamais ceux que vous dépassez en chemin, vous aurez besoin d'eux, pour vous ouvrir le parapluie à l'heure de votre chute.  
Ceci dit, libres à vous de bâtir votre opinion qu'à partir de la merveilleuse présentation de la Direction Générale, quant à l'achat de la BDAF par la CEPAC (Caisse d’Epargne Provence Alpes Côte d’Azur).
En toute objectivité, comme tout changement, cette fusion - absorption, du reste longtemps démentie par la DG BDAF, induira sans nul doute, des avantages et des inconvénients.
Contrairement à ce que d'aucuns laissent entendre, nous n'avons donc nullement peur du changement, mais nous avons extrêmement peur des cachotteries, des mensonges, des fausses vérités.
"Collègues managers", nous réaffirmons haut et fort que nous sommes tous concernés, tous impactés par ce projet, qui que nous soyons - Jeunes / Anciens / Techniciens / Cadres - nous courons tous les mêmes risques (au petit jeu de pronostics, il y aurait plus de risques encourus par les Cadres que par les Techniciens).
Nous gagnerons tous à faire corps, à faire peuple, à vivre ensemble, à mettre en commun nos idées, nos suggestions, nos critiques pour arracher le maximum de miettes aux acheteurs.
 
Oh ! l'heure de la prochaine grand-messe a sonné ! >
 
"Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur"
Quoi qu'il en soit, le Directeur Général n'a pas d'autre alternative, sa seule mission est de présenter le projet de la manière la plus idyllique possible ... même s'il doit adopter la méthode du fameux pharmacien français Émile Coué, père du placebo ; la critique dit de cette méthode : marchand de bonheur - auto-suggestions conscientes.
En outre, il faut bien se rendre à l'évidence que la holding BPCE-IOM (Banques Populaires et des Caisses d'Epargne International et Outre-mer  - en situation financière délicate depuis des années - est contrainte de vendre et tout est mis en œuvre par BPCE pour que la CEPAC concrétise son intention.
Ne nous voilons pas la face, qu'est-ce qui intéresse la CEPAC : l'implantation de la BDAF à la Guyane, la puissance de la BR (Banque de la Réunion) et dans une moindre mesure, le fait que la BDAF soit redevenue excédentaire.
Collègues Techniciens et Cadres, il ne faut pas se mentir, les Établissements qui seront absorbés (BDAF - BR - BSP&M) se verront probablement imposer les effectifs, les organisations, le système informatique et autres ... si nous, Salariés, sommes désunis, divisés, couchés, spectateurs.
Fort heureusement, à la lumière de nos premières réunions du Personnel tant en Guadeloupe qu'en Martinique, nous avons décidé - TOUS COMME UN SEUL HOMME - de vivre DEBOUT ; ce qui veut dire que nous sommes prêts à tout mettre en œuvre pour vivre, le moins mal possible, cette absorption.  
Rien, personne, aucun soldat, aucune grand-messe ne nous sauvera, ne se battra à notre place, ne défendra nos intérêts supérieurs avec autant de cœur ... notre avenir professionnel tant individuel que collectif est dans nos esprits, dans nos têtes, dans notre détermination, dans notre capacité à nous unir.
 [C'est vrai aussi, dans ces situations ubuesques, les résultats professionnels peuvent compter ; à toutes fins utiles, nous gagnerons tous, à ne pas baisser les bras, à continuer à donner le meilleur de nous mêmes où que nous soyons]. 
Après les licenciements sans sentiment de managers, après les menaces de sanctions qui à l'intention des managers, qui à celle du Petit Personnel, après les fausses promotions, après les faux changements de postes, après les évictions aux postes ... voici venu le temps de jouer avec les inquiétudes.
Vous avez dit, on entre dans le monde de l'amateurisme.
Eh oui, la BDAF avait construit un Projet plus ou moins concerté "Ambition 165" ... et nous atterrirons sous peu, sauf extrême coup de théâtre de dernière minute, dans un ensemble dit-on puissant financièrement, mais dépourvu de projet, de vision, de perspective, tout au moins connus et partagés par tous ... pour ainsi dire, on naviguera à vue.
Quand bien même, on veut nous faire croire que la BR étant une banque cotée en bourse et qu'il faille respecter des procédures, mais dès lors que le projet global est révélé sur les ondes, de surcroît par les hauts Dirigeants de BPCE, rien n'empêche alors à la CEPAC de décliner le volet humain, le volet organisationnel de surcroît, à ses instances internes !!!
Cette histoire de cotation en bourse est un faux prétexte, lorsqu'on prend lecture du prolixe communiqué de presse de BPCE du 01/10/2014 et de l'article du Journal de l'île de la Réunion du 02/10/2014 "L’Écureuil s'apprête à grignoter la BR" (et dire que nous nous culpabilisions d'avoir tenu notre réunion avec le Personnel, dans le parking ... alors que tout est déjà dans la presse).
Par conséquent c'est par mauvaise volonté, par intention de faire peur, par méchanceté que la CEPAC & Cie laisse planer le doute sur ce qu'elle entend faire des Salariés et/ou du réseau de la BDAF ... par cette attitude éhontée, la CEPAC cherche à dégoûter les plus faibles mentalement, à créer un mauvais climat entre salariés qui vont s'auto fliqués.
Cet éhonté secret, ces cachotteries laissent donc la porte ouverte à toutes les insinuations, à toutes les supputations, à toutes les probabilités, à toutes les inquiétudes et nul ne peut en faire grief au Petit Personnel.
C'est inhumain de manager au moyen de la peur, des inquiétudes.
 
 
 
 



La fraude sociale explose, et celle-là est imputable au patronat !

Entre 2007 et 2012, le montant de la fraude aux cotisations sociales -elles servent à financer la Sécurité Sociale et celle-ci connaît un déficit constant- a atteint 20 à 25 milliards d’euros, l'équivalent de 5 % des cotisations sociales révèle un rapport de la Cour des comptes...
Contrairement à ce que l'on pense bien souvent, la fraude aux prestations sociales s'élève seulement à 3 ou 4 milliards d'euros, le reste étant imputable à la fraude des employeurs
Parmi les fraudes les plus répandues figurent celles sur les salaires des travailleurs détachés, celles liées aux travailleurs indépendants et celles des particuliers employeurs.  "A eux seuls, les secteurs de la construction et du commerce représenteraient respectivement 3,8 et 3,3 milliards de cotisations éludées", accuse la Cour. Soit 22% du total des fraudes.
Pour la Cour des Comptes, la lutte contre les fraudes est "dramatiquement insuffisante". A peine 6 à 7 % de celles ci font l'objet d'un redressement et ne concernent que 0,2 % des sommes en jeu.
Le Monde, qui s’est également procuré le rapport, explique que «la lutte contre la fraude est dramatiquement insuffisante, alors que celle-ci ne cesse de se développer» et que, d’après la Cour des comptes, «à peine 5,9 à 7,3% des montants détournés font l'objet d'un redressement par les Urssaf».



En Martinique, les chiffres du chômage volent de record en record.

Les mois se suivent et se ressemblent, le nombre de demandeurs d’emploi augmente pour atteindre à chaque fois des niveaux jamais égalés.
Fin juillet 2014, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi de catégorie « A » s’établit à 45 478 en Martinique. Ce nombre augmente de 2,0 % par rapport à la fin juin 2014 (soit +911). Sur un an, il est en hausse de 1,5 %. En France entière, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie « A » augmente de 0,7 % par rapport à la fin juin 2014 (+4,1 % sur un an).
En Martinique, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégories A, B, C s’établit à 53 671, fin juillet 2014. Ce nombre augmente de 3,0 % (soit +1567). En France entière catégorie A, B, C augmente de 0,8 %.
Cependant, il y a ceux qui se tirent d’affaire dans cette morosité ambiante, ils détiennent les clés des commerces, des usines, possèdent les meilleures terres, et contrôlent entre autres richesses les 10 milliards d’actifs financiers qui dorment dans les coffres des banques de Martinique.
Pendant ce temps-là, tous les voyants sont donc au rouge pour les exclus les conditions de vie des travailleurs se dégradent et des chômeurs continuent inexorablement sa chute vertigineuse vers la grande pauvreté.

Pole emploi juillet 2014


Une cour d’appel juge Samsung responsable de décès par leucémie (Lu site CSI)

Une cour d’appel a jugé Samsung Electronics Co responsable des décès par leucémie de deux de ses anciennes employées de la chaîne de fabrication, confirmant la décision historique prise il y a trois ans par un tribunal de première instance.
Une cour d’appel a jugé Samsung Electronics Co responsable des décès par leucémie de deux de ses anciennes employées de la chaîne de fabrication, confirmant la décision historique prise il y a trois ans par un tribunal de première instance.
 En 2011, le Tribunal administratif de Séoul a tranché en faveur des familles de deux employées mortes d’une leucémie aiguë après avoir travaillé dans les chaînes de production de semi-conducteurs.
 L’entreprise Samsung a été condamnée à verser une indemnisation à leurs familles dans une décision de justice marquant la première reconnaissance officielle d’un lien entre les décès par leucémie et l’exposition à des substances cancérigènes dans les usines exploitées par la société.
 Samsung a fait appel de la décision, mais la Haute Cour de Séoul a confirmé la décision prise par le tribunal de première instance, selon laquelle elle est responsable des décès des deux femmes, désignées comme Hwang et Lee.
 « Durant leur travail, Hwang et Lee ont probablement été exposées à des substances cancérigènes comme le benzène et des radiations », a déclaré la cour d’appel. « Bien que la manière dont elles ont contracté la maladie n’ait pas été médicalement ou scientifiquement vérifiée, il est possible de supposer la corrélation entre leur travail et la leucémie dont elles ont été atteintes ».
 SHARPS, un groupe représentant les intérêts des travailleurs/euses qui considèrent que leur travail chez Samsung Electronics a nui à leur santé, a indiqué que jusqu’à 70 travailleurs sont morts de leucémie ou d’une tumeur au cerveau après avoir travaillé dans l’entreprise électronique.
 Après avoir nié sa responsabilité pendant des années, le géant de l’électronique s’est officiellement excusé en mai et a repris les négociations avec les familles de certaines victimes. Rares sont toutefois les progrès qui ont été accomplis jusqu’à présent.
 



Le mal-travail combien ça coûte (CGT)

L’augmentation des arrêts du travail, des accidents de travail et maladies professionnelles (AT-MP), la santé dégradée  sont liées aux pénibilités, à la progression des inégalités sociales et de santé.  Cette situation constitue un gâchis humain et financier qui mine la sécurité sociale et participe au déclin du pays tout  arrêtez le massacre! Il est temps de changer de logique !...Lire la suite

Mal travail


Où vont les subventions de la production bananière ?

Les Producteurs de banane de l'UGPBAN, ont fait en 2009 l’acquisition de la Société Fruidor leader sur le marché français de la mûrisserie de bananes, du marché des fruits et légumes. Cette société ne pèse pas moins que : 200 millions d’euros de chiffres d’affaires, 9 sites de murisserie, 3 sites Terroirs et emploie 300 salariés
Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les voilà nos Producteurs de banane poursuivant leur conquête en prenant le contrôle du réseau des Etablissements Gourges. C’est une société de distribution de fruits et légumes qui pèse 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, 15 000 tonnes de fruits et légumes, de pomme de terre primeur et emploie 22 salariés. 
Avec ce nouveau périmètre commercial acquis, le portefeuille de nos Producteurs de banane s’est élargi, car les implantations en France de Fruidor sont nombreuses, ce qui permettra à nos Producteurs de banane de postuler pour un chiffre d’affaires total d’environ 210 millions d’euros.
Ces acquisitions montrent bien la stratégie définie par les planteurs Antillais, le contrôle d’une grande filière de fruits et légumes. Car propriétaires de la production bananière le premier maillon, les voilà qui ajoutent aujourd’hui la murisserie, la distribution et la commercialisation.
 
Tout cela est aujourd’hui réalisé grâce à l’argent des subventions d’état, Européen, des aides permanentes des Collectivités, et c’est toute cette manne qui leurs arrivent sans pour autant qu’ils offrent la moindre offre en contrepartie.
 
Car en face l’avenir des ouvriers se conjugue avec l’absence de toute considération et respect. Les salariés du secteur agricole sont les plus mal lotis, ce sont eux qui ont les conditions de travail les plus atroces, les salaires les plus minables et la précarité du travail la plus ignoble.
Quant aux problèmes de santé au travail, ils sont légions. Les maladies liées aux produits chimiques ou au port de charge (un régime de banane pèse plus de 60 kg) leurs laissent une santé précaire, des articulations broyées et une usure professionnelle prématurée.
 
Et tout ça n’émeut nullement ceux qui aujourd’hui s’enrichissent crânement avec l’argent public se créant même de nouveaux eldorados dans un contexte de crise économique soi-disant aggravé.
 
Mais, ce sont aussi ces situations qui décillent les yeux, qui éclairent les consciences, qui font s’effondrer les châteaux de cartes d’illusion et de promesses non tenues, et cela peut créer des situations nouvelles, un esprit de révolte, une colère brutale, et à ceux qui sont à l’origine de ces malheurs, de se souvenir du vieil adage : « Qui sème le vent récolte la tempête » !
 
 



Les bananiers Antillais, s’implantent en Côte-D’ivoire, sur les traces de la Compagnie fruitière.

Voilà un projet de délocalisation d’activité qui suit son bonhomme de chemin, avec une discrétion telle que même les plus informés, ignorent les tenants sur ce transfert de production gigantesque.
Les premiers concernés de cette activité de production sont les milliers de salariés des champs, et à leur égard, la moindre des choses serait de les informer sur l’avenir de leur profession.
Loin de là, c’est au contraire dans un silence assourdissant que les producteurs de bananes de Martinique et de Guadeloupe ont entreprit de faire l'acquisition de terre en Côte-D’ivoire pour le développement de nouvelles plantations bananières en Afriquede l'Ouest.
L’une des première société ayant franchi le pas est la SIAPA : Société Ivoiro-antillaise de production agricole (propriétaire Emile Lafortune producteur Guadeloupéen), celle-ci investira 5 millions d’euros, soit 3 milliards de francs CFA dans une exploitation de 500 h. Cette superficie sera consacrée à la culture de nouvelles variétés de bananes importées du Costa Rica.
Qui n’a pas en mémoire la diatribe des planteurs : « l'ennemi de la banane de Antilles, c'est la banane d'Amérique latine : la « banane dollar », trustée par quelques multinationales américaines, Chiquita, Dole et Del Monte, qui « tiennent » la production bananière ultra compétitive de l'Equateur, de la Colombie, du Costa Rica».
Le Costa Rica désigné plus haut comme le diable est donc considéré et renfloué par nos producteurs allez comprendre !
La SIAPA entend produire et commercialiser en Côte-D’ivoire plus de 25 000 tonnes de banane et entend exporter sa production dès les premières récoltes qui se dérouleront en janvier prochain.
D’autres planteurs Martiniquais cette fois sont également sur les rangs. Le premier d’entre eux Bernard Hayot a également selon des sources un projet de propriété de 1000 h de banane, soit l’augmentation de la surface plantée en banane sur les dix dernières années en Martinique.
A l’observation, l’opération de conquête de terre en Côte-D’ivoire est donc de taille puisqu’il se dit que globalement 8000 hectares de terres ont été déjà réservés par les planteurs et c’est peut être l’alternative qu’ont choisi les planteurs pour contourner les conséquences de la catastrophe du chloredécone et notamment son corolaire : la loi sur l’interdiction de l’épandage aérien.
Alors on peut se poser la question qu’adviendra t-il des dizaines de milliers d’ouvriers agricoles qui gagnent quotidiennement leur vie sur des parcelles d’exploitations de cultures bananières qui à termes seront abandonnées par le départ des producteurs ?
 
 



La CGT émet un avis négatif sur ce projet de COG ‘Convention d’Objectifs et de Gestion).

Le projet de convention 2014-2017 est inscrit selon la CGT dans une politique d’austérité contestable qui, non seulement ne sortira pas la branche de la crise, mais au contraire risque de l’enfoncer chaque mois un peu plus.
Au nom de cette politique, baisse des budgets de fonctionnement et suppressions d’emplois sont imposées à la branche, qui a déjà subi plusieurs années de pénuries avec les COG précédentes. Les « contraintes » économiques et budgétaires qui nous sont présentées comme incontournables par le gouvernement ne le sont pas. Ce ne sont pas des lois de la nature, elles n’ont rien d’inéluctables, ce sont des choix, des choix économiques et politiques, des choix que nous combattons.
 
(lire la déclaration de la CGT)

Déclaration de la CGT


Cinq bonnes raisons de défendre les 35 heures

Si Matignon a pris soin de démentir le tout nouveau ministre de l’Economie en assurant qu’il ne toucherait pas aux 35 heures, il a néanmoins indiqué qu’on ouvrirait des négociations par branche pour déroger à la durée légale du travail. Sous la pression du Medef, depuis le gouvernement Fillon de nombreuses dérogations aux 35 heures ont été imposées. Ce qui est en jeu pour le patronat en supprimant une fois pour toutes la référence aux 35h, c’est d’obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.
A noter que ce 4 septembre, la CGT est auditionnée par une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale sur "l’impact de la réduction progressive du temps de travail".
Invité de France Info le 29 août, le secrétaire général de la CGT est revenu sur le débat sur les 35 heures. Et il a critiqué beaucoup des déclarations qui ont émaillé cette rentrée économique et sociale.

Arguments
Beaucoup de choses ont été dites, surtout, beaucoup de bêtises, à propos de la loi Aubry sur les 35 heures. Accusée à tort et sans preuves de nuire à la compétitivité des entreprises, elle n’a cessé depuis son adoption de faire l’objet d’attaques et de remises en cause. Pourtant, régulièrement, des enquêtes d’opinion montrent l’attachement des salariés à la réduction du temps de travail.
Voici 5 bonnes raisons de défendre la réduction du temps de travail. Celles ci sont étayées par des études et des chiffres officiels. Cet argumentaire est également en ligne sur le site de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT.
1 En France, la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures
C’est ce que relève la dernière enquête sur le temps de travail de la DARES. Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).
Entre 2003 et 2011, elle a augmenté pour toutes les catégories socioprofessionnelles :
 ouvriers (+2,3%)
 employés (+2,2%) ;
 profession intermédiaire (+4,3%) ;
 cadres (+5,8%).
Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011.
Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011). Cette augmentation du temps de travail s’explique notamment par l’extension du forfait jour à l’ensemble des salariés introduite par les gouvernements Fillon. Ainsi, entre 2003 et 2011, le nombre de salariés en forfait jours est passé de 5 à 12,5%. Pour les seuls salariés en forfait jours l’horaire annuel est de 1 939 heures ! A noter que ces chiffres tiennent compte des jours RTT supplémentaires accordés aux cadres en forfait jours.
Le travail de nuit augmente également
3,5 millions de personnes, dont plus d’un million de femmes, travaillent régulièrement la nuit, selon la Dares, soit un million de plus qu’il y a 20 ans. Parmi les salariés amenés à travailler de nuit, il ne s’agit plus d’une modalité occasionnelle mais d’une organisation du travail régulière (la proportion de travailleurs nocturnes « habituels » a doublé en 20 ans).
Le travail s’intensifie
L’intensification du travail générée notamment par les changements organisationnels incessants et un rythme de travail de plus en plus contraint est une réalité partagée par de plus en plus de salariés.
Ainsi, selon la DARES, la part des salariés dont le rythme de travail est imposé par un contrôle ou un suivi informatique est passée de 25% en 2005 à 35% en 2013. Cette hausse est plus sensible pour les cadres (+12 points) et les professions intermédiaires (+13 points).
L’enjeu aujourd’hui est donc d’obtenir une effectivité de la réduction du temps de travail (en particulier pour les ingénieurs, cadres et techniciens).
2 En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires
Aujourd’hui, les employeurs disposent des souplesses nécessaires pour augmenter le temps de travail des salariés au-dessus de 35h, dans la limite de 48h par semaine ou de 44h sur une durée consécutive de 12 semaines.
Ces limites disparaissent même pour les salariés en forfait jours. Par contre, dès lors que l’on dépasse les 35h, les heures supplémentaires doivent être majorées.
En supprimant la référence aux 35h, le patronat veut obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.
3 La baisse du temps de travail s’est accompagnée d’une hausse de la productivité
Selon l’INSEE, les 35h sont à l’origine de gains de productivité de 4 à 5% pour les entreprises.
Suite aux 35h, en 2004, la France se place au 2ème rang mondial pour la productivité horaire du travail (devant les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le royaume Uni, l’Italie,…) et à 20% au-dessus de la moyenne Européenne.
4 La baisse du temps de travail est un levier de création d’emploi
Entre 1998 et 2002, la mise en place des 35 heures a permis la création d’environ 350 000 emplois supplémentaires, selon une étude de la DARES publiée en 2007. Auxquels il faut ajouter près de 50 000 emplois indirects dans les secteurs du sport, des loisirs, et du tourisme.
« Les 35h n’ont pas eu d’impact négatif sur les coûts salariaux. Les coûts salariaux unitaires (masse salariale sur valeur ajoutée) ont baissé de 10% entre 1996 et 2002, liés aux allègements de charges et aux gains de productivité », soulignait ainsi Martine Aubry en 2004.
En ramenant la durée effective moyenne hebdomadaire du travail de 39,5 h (durée moyenne actuelle) à 35 h cela libèrerait l’équivalent de 2,7 millions d’emplois.
5 Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels…
Le gouvernement et le patronat feraient mieux de s’attaquer aux temps partiels qui explosent et concernent maintenant 18% des salarié-e-s (dont 80% de femmes !).
Les temps partiels sont aujourd’hui le 1er facteur d’inégalité salariale entre les femmes et les hommes.
Pourtant, les emplois à temps partiels bénéficient à plein des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.
Les emplois à temps partiels sont donc subventionnés par les pouvoirs publics.
 



Lu dans NVO (Nouvelle Vie Ouvrière)

La crise politique qui secoue le gouvernement atteint des paroxysmes et sème trouble, dégoût et exaspération dans le pays. De renoncement en renoncement, le remaniement sonne le glas du changement promis. Sous les ovations, à l’université du Medef, le premier ministre n’a laissé aucun doute sur ses intentions. Il a choisi son camp, celui de l’indécence, celui du patronat et des actionnaires. Au moment où, par le biais du pacte de responsabilité, le gouvernement décide de subventionner les entreprises en leur accordant plus de 40 milliards d’euros, les firmes françaises sont devenues cet été les championnes du monde des dividendes versés aux actionnaires : + 30,3% par rapport à 2013, soit 40,7 milliards de dollars! Mais rien pour le travail, les salaires, l’emploi, le logement, la santé, l’investissement... pas une miette! Tout se passe comme si l’intérêt à court terme des possédants devait l’emporter, quoi qu’il arrive, sur celui du monde du travail, sur celui du pays. Austérité pour le plus grand nombre, prospérité pour une minorité qui en a déjà trop. Quand une politique ne marche pas, il faut en changer, ici comme en Europe. Il faut en terminer avec cet assistanat patronal institutionnalisé sans contrepartie, financé par notre travail, nos impôts, nos cotisations sociales. C’est ce que prouve la CGT dans sa campagne contre le coût du capital, rejointe par un grand nombre d’observateurs et même des ministres répudiés.
La reconquête du travail et de la sécurité sociale est une urgence absolue. Le travail est une richesse, non un coût ! Les travailleurs sont des créateurs, non des pilleurs ! L’entreprise c’est aussi nous ! Celles et ceux qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour produire du beau travail et la richesse de la France.
LA RECONQUÊTE DU TRAVAIL
ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE ESTUNE URGENCE ABSOLUE
Il est temps de remettre au centre le travail, sa revalorisation par l’augmentation des salaires, la création d’emplois, de meilleures conditions de travail pour relancer la consommation, stopper le mal-travail et pour financer la sécurité sociale. Robert Castel, sociologue émérite des questions sociales, en a largement témoigné dans ses ouvrages : « La sécurité sociale, une condition nécessaire pour faire société ensemble, un facteur absolument essentiel de la cohésion sociale. Être protégé permet non seulement de disposer de ressources, de prévenir les risques mais aussi et surtout de préserver sa citoyenneté sociale. La plupart de ceux qui n’ont pour propriété que leur travail peuvent avec la sécurité sociale nouer des relations interdépendantes avec les autres. Cela s’appelle la démocratie ».La proposition de la CGT de reconquérir une sécurité sociale santé et de créer une sécurité sociale professionnelle prend ici tout son sens.
C’est en respectant le travail et les travailleurs que l’on construira un modèle de développement garantissant le progrès social pour tous.



Report du Compte pénibilité en 2016

Prévu pour rentrer en vigueur le 1er janvier 2015, le compte pénibilité sera partiellement reporté à 2016. Manuel Vals a annoncé qu'il reporterait partiellement le compte pénibilité en 2016. Le gouvernement a donc reculé devant les menaces du Medef de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet s'il ne faisait pas un geste. Du côté des salariés, et pour calmer le jeu, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a annoncé que les points acquis par les salariés au titre de la pénibilité seraient doublés dès 58,5 ans, au lieu de 59,5 comme initialement prévu.
Qu'est-ce que le compte pénibilité ?
Cela doit permettre à tout salarié du secteur privé exposé à des conditions de travail réduisant son espérance de vie, d'accumuler des points en fonction du temps passé dans une situation de pénibilité reconnue pendant sa carrière. Ces derniers lui permettront de se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite. Après la fronde du patronat et ses menaces, le gouvernement a reculé et seuls quatre des dix facteurs de risque listés au départ seront pris en compte dans la mesure de la pénibilité (travail de nuit, travail répétitif, travail posté, travail en milieu hyperbare, c'est-à-dire où la pression est supérieure à la pression atmosphérique.
Une situation défavorable, notamment aux ouvriers agricoles de Martinique.
Car avec la modification du texte, du coup Vals fait passer à la trappe les contraintes physique,  les manutentions manuelles de charges, les postures pénibles définies comme position forcée des articulations, les vibrations mécaniques, les agents chimiques dangereux, les températures extrêmes, le bruit, tout ce qui fait l’environnement du travail dans le secteur de l’agriculture entre autre.
Voilà tout ce que le nouveau revirement du 1er ministre Manuel Vals a couté aux travailleurs. Mais ça a un prix de faire le bonheur du MEDEF, aux travailleurs de le faire savoir au ministre socialiste qui leurs a démontré qu’il n’est pas des leurs.
 



Conflit israélo-palestinien : non au massacre du peuple palestinien ! Manifestons notre indignation, tous dans les rues de Fort de France le jeudi 21 A 16H.

Nous sommes en juillet 2014 et le plus vieux conflit de la planète reprend de l’ampleur sous fond de nombreuses victimes dans la population civile arabe palestinienne. La Palestine est cette région géographique d’un peu plus de 27 000 km2, superficie d’Haïti, située en Asie mineure, entre la Méditerranée...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Conflit israélo-palestinien


Dans l’agriculture : encore un ouvrier mort pour le profit

Le jeudi 17 juillet 2014, dans la bananeraie de l’habitation Assier au Lorrain, un ouvrier agricole, Hervé Rubal, âgé de 34 ans et père de deux enfants, chauffeur d’engin, a été retrouvé vers 10 h 45 écrasé par le quad qu’il conduisait. Cet engin était utilisé pourpulvériser des produits phytosanitaires dans la bananeraie. Le quad se serait retourné sur lui.
Cette entreprise compte plus d’une quarantaine d’ouvriers agricoles. Là, c’est l’autorité de la direction qui prime, et la pression est permanente. Ainsi, malgré la dangerosité des lieux, au moment de l’accident, il n’y avait personne aux alentours. Profit oblige, car la direction avait instauré la polyvalence. A propos de la polyvalence, voilà comment des ouvriers travaillant sur les lieux, parlent de leurs conditions de travail : « Nous n’avons pas été étonnés que cet accident se produise. La polyvalence consiste à ce qu’on fasse plusieurs fonctions en même temps, tout en nous imposant le maximum de rendement et vite ».
Pour d’autres ouvriers : « Cela faisait à peine cinq mois qu’il conduisait cet engin de mort.Ce n’est pas la première fois que l’engin a failli se renverser sur lui. Nous étions inquiets pour sa vie. Car à plusieurs reprises, l’engin s’était déjà retourné, mais à chaque fois, il a eu le temps de sauter pour ne pas se faire écraser. Il recevait des missions, et travaillait toujours tout seul sur l’engin, et sans protection. Le commandeur, le patron étaient au courant que l’engin avait failli se renverser sur lui à plusieurs reprises. Mais rien n’a été fait. Et plus d’une fois, il nous est arrivé de dire à notre collègue, fais attention tu risques de perdre ta vie avec cet engin. Cette machine n’est pas prévu pour fonctionner dans des mornes». Ou encore : « Tout le poids du quad se porte à l’arrière, (avec les) produits et autres accessoires. Il n’y a pas de contrepoids à l’avant.Dans la bananeraie, il n’y a aucun passage tracé et prévu pour permettre au quad de se déplacer sans risque. Partout, il y a des pentes dangereuses. Il aurait fallu qu’une pelle précède l’engin pour dégager la route devant lui.Mais pire, à plusieurs reprises la direction nous faisait savoir qu’il ne faut surtout pas abîmer ses plants de bananes. Notre vie pour elle, c’était le cadet de ces soucis. Cet engin a été conçu pour fonctionner sur des terrains plats pour la France, mais pas pour notre pays, parce qu’il y a que des mornes ».
Résultat, comme cela s’est déjà passé dans l’agriculture ou dans le bâtiment, cet ouvrier est mort pour l’appétit des exploiteurs, c’est-à-dire pour le profit. C’est tellement révoltant que la colère des travailleurs pourrait bien éclater. Et ce ne sera que justice.



Jackpot : l’état une nouvelle fois, arrose les entreprises.

La décision vient de tomber, c’est George Pau-Langevin elle-même qui l’a annoncé. Les entreprises d'outre-mer bénéficieront d’allègements de fiscalité et ce d’un montant de plusieurs millions d’euros sous la forme cette fois-ci du pacte de responsabilité pour outre-mer.
C’est donc que les demandes du patronat de la FEDOM, continuent à faire fortement écho sous les lambris ornés du ministère de l’Outre-mer.
A nouveau, c’est 480 millions d’euros qui basculeront dans l’escarcelle du patronat qui du coup va se trouver exonéré de la contribution sociale de solidarité des sociétés qui sera supprimée, de la baisse de cotisations familiales ou encore de la suppression des charges de sécurité sociales contribution, (fiscalité pourtant nécessaire aux finances du régime de protection sociale des travailleurs indépendants).
En décidant d’accorder une augmentation de 50% du CICE aux patrons de l’outre-mer, financement donné sans aucune contrepartie, George Pau-Langevin dit clairement son camp.
Ainsi après avoir touché le 1,131 milliard de la LODEOM, c’est au tour des 480 millions du CICE, qui ira dans les caisses du patronat.
Bien entendu, aucune mesure pour l’emploi n’est exigée par la ministre du patronat, les ménages modestes continueront à subir les affres du chômage et de la misère sans que cela émeuve autrement. Sauf que de cette déception peut naitre une colère qui pourrait tout remettre en cause.



Plus on est pauvre, moins on se soigne

Selon une étude de la Drees, les bénéficiaires du revenu de solidarité active (Rsa) sont moins nombreux à se percevoir en bonne santé que le reste de la population : moins de 60 % se déclarent en « bonne » ou « très bonne » santé, contre près de 80 % parmi l’ensemble des 18-59 ans.
De même, ils déclarent davantage de limitations fonctionnelles et de problèmes de santé mentale : la part des bénéficiaires du Rsa qui présentent une détresse psychologique est particulièrement élevée, 36 % versus 14 % dans le reste de la population.
Alors que leurs besoins de soins sont plus importants, ils déclarent renoncer plus souvent à consulter un médecin ou à recevoir des soins dentaires pour des raisons financières : 18 % disent avoir renoncé à une consultation médicale au cours de l’année écoulée et 27 % à des soins dentaires, contre respectivement 4 % et 11 % parmi l’ensemble des 18-59 ans.



L’OIT rapporte que le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits annuels

Selon un nouveau rapport de l'OIT, les gains illégaux tirés du travail forcé de quelque 21 millions de personnes sont trois fois plus importants que les précédentes estimations laissaient indiquer.
 
GENÈVE (OIT Info) – Dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits illégaux par an, environ trois fois plus que le montant estimé précédemment, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Le rapport de l’OIT, "Profits et pauvreté: l’économie du travail forcé"(Profits and Poverty: The Economics of Forced Labour), indique que deux tiers des 150 milliards de dollars estimés, soit 99 milliards, proviennent de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, tandis que les 51 autres milliards résultent de la traite à des fins d’exploitation économique, y compris le travail domestique, l’agriculture et d’autres activités économiques.
«Ce rapport nous fait franchir une nouvelle étape dans la compréhension de la traite, du travail forcé et de l’esclavage moderne», déclare le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. «Le travail forcé est nocif pour les entreprises et pour le développement, mais surtout pour les victimes. Ce nouveau rapport ajoute encore plus au caractère d’urgence de notre action en faveur de l’éradication dès que possible de cette pratique extrêmement profitable mais fondamentalement néfaste.»
Les nouveaux chiffres s’appuient sur les données de l’OIT publiées en 2012 qui évaluaient le nombre des personnes victimes du travail forcé, de la traite ou de l’esclavage moderne à 21 millions.
Concrètement, les nouvelles estimations indiquent que plus de la moitié des victimes sont des femmes et des filles, essentiellement dans l’exploitation sexuelle commerciale et le travail domestique, tandis que les hommes et les garçons sont d’abord victimes d’une exploitation économique dans l’agriculture, la construction et les mines.
 La répartition des profits générés par l’exploitation économique forcée est la suivante:
34 milliards de $ dans la construction, le secteur manufacturé, les mines et les services d’utilité publique.
9 milliards dans l’agriculture, y compris la foresterie et la pêche.
8 milliards de $ économisés par des ménages privés qui ne rémunèrent pas ou qui sous-paient les travailleurs domestiques employés sous la contrainte.
 Le rapport identifie les chutes de revenus et la pauvreté comme les principaux facteurs économiques qui poussent les individus vers le travail forcé. Les autres facteurs de risque et de vulnérabilité concernent le manque d’éducation, l’analphabétisme, l’égalité hommes-femmes et les migrations.
«Si des progrès ont été enregistrés dans le recul du travail forcé imposé par l’Etat, nous devons maintenant nous pencher sur les facteurs socio-économiques qui rendent les personnes vulnérables au travail forcé dans le secteur privé», affirme Beate Andrees, Directrice du Programme d’action spécial de l’OIT pour combattre le travail forcé.
 Mme Andrees préconise l’adoption d’une série de mesures destinées à réduire la vulnérabilité au travail forcé et notamment à:
Renforcer les socles de protection sociale pour éviter que les ménages pauvres ne contractent des emprunts abusifs en cas de perte soudaine de revenus.
Investir dans l’éducation et la formation professionnelle pour multiplier les possibilités d’emploi pour les travailleurs vulnérables.
Promouvoir une approche des migrations fondée sur les droits afin de prévenir le travail clandestin et les abus à l’encontre des travailleurs migrants.
Soutenir les organisations de travailleurs, y compris dans les industries et les secteurs vulnérables au travail forcé.
«Si nous voulons apporter un réel changement dans la vie des 21 millions de femmes, d’hommes et d’enfants victimes du travail forcé, nous devons prendre des mesures immédiates et concrètes», explique le Directeur général de l’OIT. «Ce qui veut dire collaborer avec les gouvernements afin de renforcer la législation, les politiques et leur application, avec les employeurs pour qu’ils fassent preuve de la diligence nécessaire dans leur combat contre le travail forcé, y compris dans leurs chaînes d’approvisionnement, et avec les syndicats pour représenter et émanciper ceux qui sont en danger.»



Vendredi 27 juin 2014: En action pour sauver l’hopital public et les emplois


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L’hôpital public est menacé par la politique des gouvernements successifs qui distribuent les fonds publics à des sociétés privés, tout en réduisant les budgets de la santé
Conséquences
Pour les usagers
• Diminution de la qualité et de la sécurité des soins
• Mise en danger de mort des patients
• Diminution du nombre de lits
• Perte de confiance
Pour les travailleurs hospitaliers
• Conditions de travail inhumaines...Lire la suite

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Fin de l’épandage aérien aux Antilles : une cinglante défaite pour le lobby bananier !

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, a annoncé qu'elle s’opposait à l’épandage aérien de pesticides aux Antilles, en indiquant précisément qu’un arrêté le signifiant sera effectif avant le 1er juillet 2014.
Cette décision est significative, car elle intervient après la décision du Conseil d'Etat du 6 mai de supprimer toutes les dérogations permettant de procéder à des épandages, alors jusqu’ici, cela restait possible dans certains cas.
C’est donc là, d’abord le résultat de longues batailles engagées par les associations écologiques aux Antilles contre le lobby béké des plantations. C’est aussi le résultat de nombreuses interventions auprès des tribunaux, que cela soit en Guadeloupe ou en Martinique. La lutte paie aujourd’hui et on peut dire que si ces pratiques dérogatoires sont aujourd’hui interdites, c’est d’abord contre l’avis de l’administration préfectorale qui l’autorisait et contre les producteurs de banane des Antilles qui en profitaient.
Quant on sait que l’épandage se pratiquait au mépris de la santé des ouvriers agricoles et des populations environnant les plantations, on mesure à quel point que les raisons pour autoriser ces pratiques de dérogation étaient entachées d’hypocrisie et de mensonges, et ce, dans le seul but de protéger les profits des capitalistes locaux de la banane.
Alors, il est certain que pour tous ces gens de l’administration qui manifestaient de la complaisance vis-à-vis de cette pratique, et pour tous ceux qui en tiraient un profit commode, cette décision prend certainement la tournure d’une cinglante défaite.



A Paris, les retraités ont manifesté le 3 juin

Les retraités des Organisations CGT, FO, CFTC, CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR et UNRPA ont manifesté massivement le 3 juin à Paris où 20 000 personnes se sont rassemblées.Elles revendiquent le maintien du pouvoir d’achat des retraites et la revalorisation immédiate de toutes les pensions...Lire la suite ci-dessous

Pas de fichierCommuniqué de presse


SECURITE SOCIALE: Le déficit du régime général a atteint 12,5 Milliards en 2013

La commission des comptes de la sécurité sociale s’est réunie ce matin pour examiner les comptes du régime général de la sécurité sociale pour 2013, ainsi que les prévisions d’exécution pour 2014. À cette occasion, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont présenté l’avant-projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2014 (PLFRSS 2014).
En 2013, le déficit a diminué de 800 millions d’euros par rapport à 2012
En 2013, le solde du régime général s’établissait à -12,5 milliards d’euros, en amélioration de 0,8 milliard d’euros- par rapport au résultat 2012 et par rapport à la prévision de la dernière loi de financement de la sécurité sociale (LFSS). Le déficit du régime général devrait repasser ainsi en 2014 en dessous de la barre des 10 milliards d’euros, pour la première fois depuis 2007 et le début de la crise.
Ainsi, les dépenses ont été réduites de 1,4 milliard d’euros par rapport à l’objectif national de dépense d’assurance maladie (ONDAM) initial. Sa progression a été contenue à 2,4 %.
L’amélioration est aussi engagée dans champs de la vieillesse : le déficit de la branche vieillesse s’est réduit de 4,8 à 3,1 milliards d’euros entre 2012 et 2013, et celui du fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 4,1  à 2,9 milliards d’euros.
Premiers pas du Pacte de responsabilité
Le PLFRSS 2014, également présenté à la commission de des comptes ce matin, comporte certaines mesures de mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité, et en particulier une baisse des cotisations salariales, dès le 1er janvier 2015, pour les salariés rémunérés entre le SMIC et 1,3 fois le SMIC, qui apportera au niveau du SMIC environ 500 euros net supplémentaires par an.
Par ailleurs, la revalorisation des principales prestations sociales (prestations familiales, pensions d’invalidité et rentes d’accidents du travail, allocations familiales, pensions de retraite) seront décalées d'un an. Les retraités qui perçoivent des pensions inférieures à 1 200 euros par mois (soit près d’un retraité sur deux) ne seront pas concernés ; la mesure ne concerne pas non plus les minima sociaux (revenu de solidarité active, allocation aux adultes handicapés, allocation supplémentaire d’invalidité, allocation de solidarité aux personnes âgées – ex minimum vieillesse), et la revalorisation exceptionnelle du RSA de 2% par an pendant 5 ans sera poursuivie au même rythme.
Une fois les Caisses de sécurité sociale et le Conseil d’Etat saisis ce 5 juin 2014, le projet de PLFRSS 2014 sera présenté en Conseil des ministres le 18 juin 2014. Son examen débutera à l’Assemblée nationale le 30 juin 2014
 



Le CESER organise un colloque : connaître et comprendre la future collectivité territoriale de Martinique.

A l’occasion de son 40e annive A l’occasion de son 40e anniversaire le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (CESER) invite à participer à une série de manifestations qu’il organise.
 
L’objectif de ces manifestations est de préparer l’avènement du futur Conseil Consultatif, le Conseil Économique, Social, Environnemental, de la Culture et de l’Éducation qui remplacera les actuels CESER et CCEE (Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement) au moment de la mise en place de la Collectivité Territoriale de Martinique en 2015.
 
Ce premier colloque, « Connaître et comprendre la future Collectivité Territoriale de Martinique », se tiendra le mercredi 11 Juin 2014 à partir de 8 h 30 au Palais des Congrès de Madiana.
rsaire le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (CESER) invite à participer à une série de manifestations qu’il organise. L’objectif de ces manifestations est de préparer l’avènement du futur Conseil Consultatif, le Conseil Économique, Social, Environnemental,



Université de l'Egalité" en Martinique organisé par l’Aract-Martinique

Université de l'Egalité" en Martinique organisé par l’Aract-Martinique
C’est du 3 au 9 juillet 2014 que se déroulera à l’Hôtel la Batelière une semaine de manifestation organisée par l’Aract-Martinique, mais également par la Délégation Régionale aux Droits des Femmes & l’Egalité, Science-Po Paris et l’Université des Antilles, et cette manifestation sera dédiée à l’égalité entre les Femmes et les Hommes.
 
Cette initiative s’adresse aux professionnels de l’insertion de l’éducation de l’orientation du travail et de l’emploi, aux DRH, aux responsables syndicaux, aux employeurs, aux instances représentatives du personnel ( DP, CE, CHSCT), et aux chercheurs des universités.
 
Pour ces débats, différents thèmes seront abordés au cours de cette semaine et sous plusieurs angles.
Egalité et Famille
Egalité et Education
Egalité et Travail
Egalité et Pouvoir
 
 
Et « « l’université » se clôturera par une conférence intitulée : « Les hommes, acteurs de l’égalité ».
L’objectif de cette manifestation est de faire un état des lieux de la connaissance et de la situation au niveau national et local, pour ensuite définir une politique intégrée de l’égalité en Martinique. 



J. KERVIEL : Bouc émissaire ou éveilleur de conscience? (SMBEF)

Les médias ont déjà suffisamment fait écho de cette affaire, aujourd’hui il ne s’agit pas pour nous d’y revenir dans le détail, mais d’essayer de tirer les bons enseignements de ce dossier par trop médiatique...Lire la suite ci-dessous

Billet SMBEF


La CGTM SANTE avait raison! Le tribunal sanctionne l’OMAS et le SASM

La CGTM Santé avait en effet saisi le 3 décembre 2013 le Tribunal d’instance pour signifier que le SASM ne remplissant pas la condition d’ancienneté posée par la loi, il n’avait pas la capacité de signer le protocole électoral. Pour cette raison, la CGTM Santé avait demandé de constater l’irrégularité du protocole...Lire la suite dans le doc ci-dessous 

Document

La CGTM-SANTE ORGANISE une Assemblée Générale à l'OMASS le 17 juin 2014 à 14h, pour débattre des conséquences de cette décision du tribunal.



Future loi santé : la CGT exprime ses fortes inquiétudes

La ministre Marisol TOURAINE a dévoilé lors du salon "Hôpital-Expo" et dans ses rencontres avec les acteurs du système de santé les grands contours de la future loi...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Communiqué de presse CGT-SANTE


L’ADARPA, à nouveau dans la tourmente.

L’ADARPA, Association Départementale d’Aide aux Retraités et aux Personnes Agées qui emploie 339 salariés dans ses activités d’aide à domicile, de soins et d’hébergement, est en redressement judiciaire depuis des lustres sans pour autant que la situation de la structure s’améliore.
Aujourd’hui, les salariés sont inquiets car planent sur leurs têtes chaque jour un peu plus, le risque d’un licenciement collectif, car c’est cette hypothèse qui semble être la seule solution retenue par l’administrateur judiciaire.
D’ailleurs, un rapport commandé par l’administrateur judiciaire au cabinet CGE, sur l’optimisation de la gestion de la structure, analyse les chiffres et fait apparaitre que les revenus d’activité sont inférieurs aux charges d’activité ce qui explique un déficit actuel de plusieurs millions d’euros de l’ADARPA.
Comme remède au mal, le rapport préconise quelques moyens de réaliser des économies, et cible de manière ostentatoire le gel des salaires, la suppression de la subrogation ou encore la réduction de l’effectif salarié. D’ailleurs guidée par cette idée, la direction a organisé une réunion avec les salariés les plus âgés, pour tenter de mettre en œuvre des départs volontaires de ceux d’entre eux ayant atteint les 60 ans.
Ainsi, les travailleurs de l’ADARPA quoique n’étant pour rien dans les errements de gestion de l’association se trouvent menacés de perdre leur travail. Cette situation n’est pas sans rappeler celle de Tania chaussures, de la Socopma, et de bien d’autres entreprises qui ont été liquidées, laissant sur le carreau plusieurs dizaines de salariés.
Bien évidemment, ceux de l’ADARPA n’entendent pas se faire jeter à la rue avec simplement des paroles de consolation après des années de travail. Pouvoirs publics, justice, direction de l’ADARPA, tout ce petit monde doit se préparer à faire face à la détermination des travailleurs de l’association s’ils mettent leurs menaces à exécution.
 



L’actualité du 22 mai, vu par Marie Christine PERMAL.

S’il est une date devenu historique au sens qu’elle est relative à la fois à l'histoire et à la lutte des esclaves de Martinique pour leur émancipation, c’est bien le 22 mai.
Cette journée, année après année prend l’allure d’un grand rendez-vous populaire où toutes les formes de commémorations de l'abolition de l'esclavage s’imaginent et s’expriment.
 
C’est l'occasion, autour du « devoir de mémoire » pour que s’élèvent les chants populaires au son du tambour, mais aussi pour que la communauté scolaire se retrouve autour d'expositions originales sur la liberté, et c’est bien entendu la circonstance pour les marcheurs d’un jour de découvrir les itinéraires oubliés, les sous-bois escarpés des Bitasyon ou encore quelque monument négligé de Nèg Mawon.
 
Mais cette manifestation, prit dans la salle Victor Lamon ce 21 mai eu une toute autre résonnance. L’exposé que fit Marie Christine PERMAL, la conférencière, très rapidement a emmené son auditoire loin des discussions feutrées des « commémorations » convenues pour amphithéâtres et les podiums officiels.
 
Pour Marie Christine PERMAL le débat autour du 22 mai ne se limite pas à la description des conditions de vie des esclaves suppliciés, ni des épidémies dévastatrices, ni des viols et autres exactions des maitres d’esclaves. Parler du 22 mai aujourd’hui, dit-elle, c’est trouver à nos luttes d’aujourd’hui une filiation, c’est établir une continuité entre les combats du passé et ceux de notre présent contre l’exploitation coloniale et capitaliste qui, elle, n’a pas cessé.
 
Pour elle ce combat des esclaves de 1848, a donné naissance à une nouvelle société où les forces en présence sont quasiment les mêmes, mais où sont mise en place de nouvelles stratégies de domination, qui répondent de manière plus adaptée aux besoins de pouvoirs des classes dirigeantes.
 
Les échanges entre l’historienne et l’auditoire furent intéressantes. Une question est revenue de plusieurs participants, c’est celle qui évoquait la question de la « réparation » porté par le MIR (mouvement international pour les réparations) de Garcin Malsa. Une réclamation qui prend essentiellement sa source dans la loi Taubira de 2001 qui a reconnu l’esclavage comme crime contre l’humanité, mais aussi du fait qu’après l’abolition, l’État français a indemnisé les propriétaires d’esclaves en Martinique.
 
En réponse à cette revendication, certains ont considéré que si la demande des partisans des réparations est légitime, la véritable réparation passera par le fait de récupérer à la bourgeoisie mondiale et à ses États tout ce qu'ils ont volé pillé, par l'esclavage et par le système capitaliste lui-même, véritable géniteur de l'esclavage et de l'exploitation moderne de l'homme par l'homme.
 



Transport BONIFACE: la CGTM soutient les travailleurs en lutte

Depuis plus de 2 mois,  la société Transport BONIFACE, qui assure entre autre pour le compte de l’Espace Sud le transport des passagers dans la commune de Rivière Pilote ne fonctionne plus.
En effet 15 des 21 salariés que compte cette entreprise sont en lutte…Lire la suite dans le doc ci-dessous

Communiqué de soutien


Fête des mères …L’égalité professionnelle ce serait le plus beau cadeau á offrir aux salariées-mères

Eh oui, il existe encore quelques entreprises qui offrent un pot, en l’honneur des Salariées-Mères, à l’occasion de la Fête des Mères, c’est bien.
 
Et pour agrémenter ce moment de convivialité, de philanthropie patronale, les préposés de la Direction ou le Comité d’Entreprise déploient des trésors d’ingéniosité pour dénicher le cadeau qui ferait le plus plaisir à telle ou telle Salariée-Mère.
 
Mais Grand Dieu Tout Puissant, pourquoi faire compliquer, alors qu’on peut faire simple !!!
 
En effet, à coup sûr, le plus beau cadeau qui devrait faire plaisir à la quasi-totalité des Salariées-Mères c’est L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE ENTRE HOMMES  /  FEMMES.
 
C’est vrai, aujourd’hui le projecteur est davantage rivé sur l’égalité professionnelle, singulièrement salariale, mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu’il existe encore des Salariées victimes de harcèlement sexuels.
 
Et dans une certaine mesure, malheureusement, nous assumons tous une part de responsabilité dans les blessures morales vécues par les Salariées : combien de fois, nombre d’entre nous, avons soupçonné certaines Salariées d’avoir bénéficié d’une « promotion canapé » !!!
 
Patrons et Salariés, nous avons déjà causé trop de tort aux Salariées, plus que jamais le Temps de la Réparation a sonné.
 
Il ne devrait pas y avoir débat, ce seul Jour dédié aux Mères et qui, fort heureusement, revient chaque année, ce seul Jour où nous déposons outils, stylos ou claviers pour souhaiter du fond du cœur ou mécaniquement à nos Collègues et/ou Collaboratrices-Mères « bonne fête des mères » doit-être être le point de départ pour gommer toutes les formes de discriminations, de harcèlements, d’injustices, de blessures, de souillures, de médisances causées aux Salariées.
 
En effet, c’est un secret de polichinelle, tous les spécialistes, toutes les études s’accordent à dire (et bizarrement, ces études arrivent aux mêmes conclussions, au sein de divers secteurs d’activité) qu’à compétences et qualifications égales, de manière générale, les FEMMES sont :  
 
¡ moins bien payées que les Hommes (on parle d’un écart salarial moyen, au détriment de la gent féminine, d’environ 25%) ;
 
¡ moins promues aux postes à responsabilité (pour masquer l’injustice ou pour faire croire à un progrès réalisé, on nomme une Salariée à un poste d’adjoint) ;
 
¡ moins représentées aux organes de direction ou de décision (le constat est affligeant, on peut compter sur les doigts d’une seule main, le nombre de Femmes aux conseil d’administration, directoire, conseil de surveillance des Banques & Établissements Financiers à la MQUE) ; 
 
¡ moins retenues pour les formations de haut niveau ;
 
¡ plus facilement évincées de leurs postes (plus jamais ça : il n’y a pas si longtemps, dans deux Banques de la place, peut-être par accident, ils avaient nommé deux Salariées aux postes de DRH … sans qu’elles n’aient commis aucune faute, les deux Femmes ont été évincées de leurs postes) ;
 
¡ plus couramment mises au placard ;
 
¡ plus souvent humiliées, blessées, discriminées …
 
Bien évidemment, qu’il y ait pot ou pas en l’honneur des Salariées-Mères, le S.M.B.E.F appelle tous ses Militants à prendre toute initiative pour gommerces inégalités insupportables et indignes persistantes, à notre siècle, dit-on des lumières.
 
[Est-il nécessaire de rappeler que la population féminine est la plus importante des effectifs des Banques et Établissements Financiers, d’une part et d’autre part, sur le plan macro économique, 75% des salariés à temps partiel sont des Femmes et que le chômage frappe beaucoup plus, les Femmes].
 
Force est de confesser que par notre silence et nos quolibets, nous nous sommes montrés complices de ces discriminations ; depuis un certain temps nous avons pris l’engagement de dénoncer toutes ces exactions misogynes … à partir de là, serions autorisés à adresser à chaque Salariée-Mère des Banques & Établissements Financiers, à chaque Salariée-Mère du monde : BONNE FÊTE MAMAN.



Déclaration des conseillers CGT au Conseil de la CNAMTS du 15 mai 2014

En date du 28 avril 2014, les sept présidents des Caisses nationales de Sécurité sociale et de la Commission AT/MP ont écrit au Premier ministre pour solliciter une audience en vue d’être associés à la mise en œuvre du volet d’économie de 1,2 milliard d’euros sur les budgets de fonctionnement des caisses de Sécurité Sociale.
La CGT tient à faire connaître son désaccord avec cette lettre, tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme, il est incompréhensible et pour tout dire, inacceptable, qu’au regard d’un  tel enjeu les membres des Conseils n’aient été consultés ni sur l’opportunité ni sur le contenu d’une telle initiative. Cette démarche n’engage donc que les Présidents, à titre personnel, mais non l’ensemble des conseillers ni les Conseils en tant que tels.
Sur le fond, ce courrier entérine comme une évidence un objectif de réduction des moyens techniques, humains et financiers qui, s’il était maintenu, conduirait à une dégradation insupportable des services rendus aux usagers de la Sécurité sociale.
La désinvolture avec laquelle les Présidents abordent ce plan social d’une ampleur inouïe est scandaleuse. Nous le savons toutes et tous ! Ce sont des milliers d’agents qui ne seront pas remplacés voir licenciés afin de tenir ces objectifs du pacte de responsabilité. De plus, ce texte s’apparente à du mépris vis-à-vis de celles et ceux qui, au quotidien, œuvrent sans compter à donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’assurer leur mission au service public. Les salariés des caisses de Sécurité sociale se sont engagés dans des réformes successives, ils ont démontré leur haut niveau de compétence dans l’accomplissement de leur mission. C’est grâce à ce travail bien fait et cette qualité que la Sécurité sociale marche encore et permet au pays de ne pas sombrer dans le chaos. Mais cet engagement se fait au prix d’un mal être au travail comme l’a révélée l’enquête diligentée par l’UCANSS en raison déjà de l’application des dernières COG ou le toujours plus avec moins est exigé.
Au-delà des 16 000 emplois perdus en 10 ans, cela se traduirait par la mise en œuvre d’un plan social sans précédent…. Et à brève échéance, ce sont les missions et le devenir de la Sécurité sociale qui sont en jeu.
La Fédération CGT des organismes sociaux, actuellement en congrès, est intervenue pour dénoncer la dégradation du service rendu aux assurés sociaux et des conditions de travail dues au manque d’effectifs, ainsi que l’attitude des présidents des caisses nationales…
La CGT demande solennellement que ce courrier soit considéré comme nul et non avenu. Que soient réunies rapidement les organisations qui composent les CA et Conseils afin que soit débattue cette exigence gouvernementale contraire à l’intérêt de la France et de son redressement.  D’autres solutions existent. Elles passent certainement par le dialogue et de l’audace dans les transformations du travail. Oui, la CGT porte la revendication du changement, ce que l’on nomme le plan de reconquête de la Sécurité sociale. C’est, portée par cette exigence de qualité et d’efficacité que la CGT s’investira pour la promotion de la Sécurité sociale.
Montreuil, le 15 mai 2014



Communiqué de l’UFM: Mardi 27 mai, l’UFM devant le tribunal pour avoir rempli sa mission : soutenez-nous !

Cher-es compatriotes,
 
Le mardi 27 mai, l’UFM se retrouve devant le Tribunal de Grande Instance pour avoir rempli sa mission. Pourquoi ?
 
En décembre 2010, l’UFM prenait en charge une jeune femme qui se disait victime de violences conjugales. Bien qu’épouse d’un homme public, colonel de gendarmerie, son cas a été traité en toute discrétion comme le fait toujours l’UFM, quelle que soit la femme qui franchit sa porte.
 
Une décision de justice était rendue à son encontre : un rappel à la loi du procureur. Son mari qui, lui aussi, avait porté plainte était, lui, reconnu victime de violences. C’est cette incompréhension de la différence de traitement, qui a entrainé une réaction publique de l’association.
 
En avril 2011, le Colonel Bellamy assignait Rita Bonheur présidente de l’UFM, et Nicole Ramael , intervenante sociale de l’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement de l’UFM devant le Tribunal de Grande Instance de Fort de France.
Pour quels motifs ? Elles auraient porté atteinte à sa présomption d’innocence et à sa vie privée, pour avoir réagi à une décision de justice à l’encontre de son épouse.
,...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Communiqué de l'UFM

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