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En Martinique plus qu’ailleurs, baisse du pouvoir d’achat des pensions en chute libre.

Le Medef a bien réussi son forcing pour que les négociations sur les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, l’Arrco et l’Agirc, puissent se conclure par une décision scélérate de revaloriser les pensions versées par les deux régimes à un niveau inférieur de un point à l’inflation, et ce, depuis le 1er avril et pendant cinq ans.
Pour les pensionnés en Martinique ce recul de droit équivaut à une double peine puisque l’inflation en Martinique étant supérieure d’un point à l’indice national, l’alignement du calcul sur l’indice national fait perdre aux pensionnés Martiniquais deux points de revalorisation.
À cette décision hérétique s’ajoutent les frais de santé toujours plus élevés en raison des désengagements successifs imposés à l’Assurance Maladie qui entrainent l’augmentation importante des complémentaires santé pour celles et ceux qui peuvent encore se les payer, les franchises mises en place, les dépassements d’honoraires insupportables etc…
Du côté gouvernemental, il se dit que les pensions versées par les régimes de base, la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) et la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ainsi que celles des fonctionnaires pourraient connaître le même traitement, compte tenu de l’objectif de réduction de la dette, et donc des dépenses publiques.
Pourquoi les dettes de l’État et les déficits publics doivent être un argument pour justifier la baisse des dépenses publiques et réduire les prestations sociales alors que perdurent d’énormes cadeaux fiscaux fait au patronat ?
Au-delà des arguments trafiqués, il faut bien observer que cette décision arrive, alors que chacun le sait, il n’y avait aucune infortune à désespérer des finances des caisses de retraites complémentaires. En effet il suffiraitd’une augmentation de la cotisation patronale pour équilibrer les régimes et le problème était résolu.
Mais dans le contexte actuel, c’est une guerre sociale qui est livrée et il faut considérer que les attaques du patronat sont sérieuses et ne pourront être annihilées en agissant uniquement sur le tapis vert de la négociation.Les patrons ont dans leurs intentions la volonté d’appauvrir un peu plus  les plus terrassés de la société en baissant leur pouvoir d’achat ou en rabotant les futurs droits !
Cette méthode doit nous parler et convaincre ceux d’entre nous qui hésitent encore à s’organiser pour la lutte, car, il va falloirs’impliquer encore et encore pour faire reculer leurs intentions voraces et c’est de la seule mobilisation des salariés,tant en Martinique qu’en France, que pourra dépendre d’autres choix.



Les salariés malades gagnent moins que les biens portants

A partir des données de l’Enquête Esps (Enquête santé et protection sociale), l'Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) a évalué le niveau de discrimination salariale selon l’état de santé en France en 2010.
Les résultats sont inquiétants : les salariés se percevant en mauvaise santé reçoivent en moyenne un salaire horaire inférieur de 13,8 % à celui de ceux se déclarant en bonne santé. En revanche, des écarts plus faibles sont constatés pour les individus souffrant d’une Ald (affection longue durée). (Cancer et diabète).
L’étude note également que des inégalités existent aussi en fonction du sexe. « Les femmes subissent davantage de discrimination salariale que les hommes, leur niveau de discrimination s'élevant à 82 % de l'écart de salaire, contre 48 % pour les hommes. »



Des animateurs socio-culturels en colère

Une grande partie des animateurs  socio-culturels, ceux qui s’occupent des enfants aux interclasses, dans les garderies du matin et du soir et dans les centres de loisirs de Fort-de-France, sont en colère. Ils sont épaulés dans leur lutte par le syndicat CGTM des animateurs socio-culturels.
Après plusieurs luttes, leurs collègues directement employés par la municipalité viennent d’obtenir gain de cause : ils bénéficient désormais, comme c’est normal, de CDI de droit public.
Reste que la majeure partie des salariés du secteur, eux sont « sous-traités ». Ils sont en fait les salariés  d’associations qui les mettent à la disposition de la ville   par convention.
Or ces travailleurs dénoncent  depuis longtemps le non-respect permanent par certaines de  ces associations du Code du travail et de la Convention collective de l’Animation.
Ainsi, ils révèlent   les retards dans le paiement des salaires et  des fiches de salaires mal rédigées ; les heures supplémentaires ne sont pas toujours payées car présentées souvent comme un service que l’on rend, un acte de générosité - comment laisser des enfants sans surveillance ? la prime de bruit est dans 90% des cas  ignorée – et chacun sait à quel point elle est justifiée dans une cour de récréation. Dans la plupart des cas, la prime de transport est inexistante – inutile d’insister sur la cherté des transports  en Martinique.
Par ailleurs, ils indiquent que leur nombre est insuffisant. On compte en effet un animateur pour 20 enfants, alors que la règle impose un animateur pour 14 enfants, conséquence,  travail accru et sécurité en question.
Ils leur manquent souvent le matériel pour l’animation ; et sont souvent obligés de faire eux-mêmes les achats indispensables en y allant de leurs poches.
Enfin, ils sont fatigués de réclamer en vain des stages de formation  l’encadrement des élèves exige aujourd’hui des savoir-faire et des connaissances  qui sont faciles à acquérir quand les moyens sont là.
Les associations incriminées évoquent un manque de moyens financiers. Pourtant elles bénéficient des subventions de la commune. C’est dans le cadre d’un échange subventions contre prestations que leur sont transférées  les obligations  municipales en matière de garde et d’animation des élèves des écoles publiques.
Appel s d’offre, cahier des charges .Tout s’effectue selon les règles.  Les comptes apparemment en ordre d’une association suffisent au choix qu’on en fait. Bien sûr les salariés de cette association peuvent prendre connaissance du cahier des charges mais dans quelles conditions !  sur un coin de table avant des négociations et dans un temps qui rend impossible une véritable prise de connaissance  des obligations transférées  et des véritables conditions de travail.
 En conséquence,  le syndicat  demande au Maire de Fort-de-Fort de France d’agir auprès des associations pour que soit respecté les obligations du cahier des charges et pour que les revendications des salariés soient satisfaites et plus particulièrement que leurs salaires soient payés en respectant le délai légal. Le syndicat  rappelle que les subventions octroyées aux associations de la ville sont de l’argent public, l’argent des impôts payés à la commune par les Foyalais, et que lui, maire de Fort-de-France, a des comptes à rendre à ces citoyens  sur les conditions de garde et d’animation de leurs enfants dans les écoles de la ville.
 
 
 



Nomination d’un nouveau directeur du travail… fantôme !

Un nouveau directeur en charge, entre autres, des questions liées aux relations du travail, a été nommé pour la Martinique, voici déjà près de quatre mois (depuis le 27 janvier), sans que les personnes qui sont impliquées sur ces questions de relations sociales (les syndicats) ne sachent à quoi il ressemble!.
Un véritable fantôme ce nouveau directeur, c’est sans doute l’illustration de ce que sera le pilotage du dialogue social en Martinique pour les 3 prochaines années. Mais n’est-ce pas là également le signe même de l’insignifiante considération avec laquelle la DGT (Direction générale du Travail) et plus largement l’Etat français se préoccupe de ces questions sociales qui nous taraudent tant nous travailleurs Martiniquais ?
Poser la question c’est y répondre, car chacun peut observer et mesurer la politique menée par l’Etat sur le traitement des problèmes liés aux relations sociales (expl : non-respect des accords de février 2009) et de son manque d’engagement à porter des réponses institutionnelles aux obstacles qui minent la question des relations sociales en Martinique.
Au-delà des efforts louables consentis quotidiennement par les équipes de fonctionnaires de l’inspection du travail ou des services qui veillent à donner des réponses aux situations à caractère social et plus particulièrement sur les questions de politique d’emploi, la Dieccte est en deçà de tout et laisse penser que l’Etat, sur le champ du travail, ne cherche qu’à maintenir le statu quo ante.
Partant de là, l’immobilisme de l’état peut s’analyser deux manières:
Soit, à la manière de ses experts ( l’Institut National du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle INTEFP Institut d’expertise chargé par le ministère du travail de favoriser la rencontre et le débat entre partenaires sociaux français et européens) ou des hauts fonctionnaires de l’administration française,( l’Inspection Générale des Affaires Sociales Igas service interministériel de contrôle, d’audit et d’évaluation des politiques sociales), dire, pour faire court, que les parties concernées par la relation sociale en Martinique ont un mal atavique à pouvoir établir une relation respectueuse et durable donc il n’y a rien à voir circulez !. Donc l’état convient de dire qu’il n’y a rien à faire.
Ou soit par l’analyse qui consiste à observer que l’administration du travail ne cherche qu’à maintenir le statu quo ante, et entretien ses insuffisances. D’où son absence d’intervention pour assurer le respect du droit du travail,  l’amélioration des conditions de travail et la santé au travail, le développement de la représentation du personnel dans les entreprises ou encore, la veille et le suivi des relations individuelles et collectives de travail et notamment l’application des accords et des conventions, qui sont ses propres missions.
D’évidence les deux situations s’analysent comme faisant la part belle aux patrons, qui se retrouvent à n’avoir de comptes à rendre à personne et c’est bien ce constat affligeant qui entretiendra pour  longtemps encore la mauvaise réputation à cette administration dans l’opinion des travailleurs.
 
 



Salaires des ouvriers du BTP de 2004 à 2013

Convention collective des ouvriers du BTP, protocole d'accord sur les salaires de 2004 à 2013: Lire la suite dans le document ci-dessous.

Protocole d'accord salaires BTP


Epandage aérien: Les patrons de la banane se donnent les moyens d’empoisonner la population.


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Il y a quelques mois, les patrons de la banane, forts de leur deuxième autorisation d’arroser la population de la Martinique de leurs pesticides, faisaient voler à outrance leurs hélicoptères dans le ciel de la Martinique. En très peu de temps, après quelques accidents dont un mortel et quelques avaries, il n’y avait plus qu’un seul hélicoptère de disponible pour ce travail, ce qui nous a permis de respirer un peu.  Mais voila qu’une troisième dérogation préfectorale est intervenue et avec elle, les patrons ont vite trouvé l’argent pour se doter de nouveaux appareils. Dans cette photo prise par un particulier à Basse Pointe, on voit un hélicoptère flambant neuf en train de traiter une bananeraie très proche de maisons d’habitation. Nous constatons le non respect flagrant des précautions édictées par l’arrêté préfectoral pour le traitement aérien des bananeraies. Mais pire encore, nous observons qu’au moment où dans certaines exploitations, le patron annonce des difficultés de trésorerie pour ne verser aux ouvriers que 500 euro pour leurs mois en attendant de compléter on ne sait quand, les patrons trouvent le financement d’une flotte d’hélicoptères. Un hélicoptère c’est        350 000 à 500 000 euro selon le type et l’équipement proposé. Nous pouvons être certains que le financement ne sort pas entièrement de leurs poches mais ces engins sont payés par des subventions françaises et européennes donc par l’argent des contribuables qu’ils empoisonnent, des remboursements des assurances, de la défiscalisation et un minimum d’autofinancement.  Dans le même temps, ces messieurs ne trouvent pas l’argent pour payer les salaires, ils bloquent les NAO, et refusent d’appliquer la retraite complémentaire des ouvriers agricoles imposée par la loi depuis 1972.  Les autorités sont donc complices de cet empoisonnement de la population et l’Europe elle-même qui interdit l’épandage dans une de ses directives, participe à cet empoisonnement par le biais des subventions qu’elle accorde à ces messieurs.
24-03-2013
 


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Les mesures anti-sécheresse, toujours les mêmes !

Le Préfet n'a pas hésité à prendre un arrêté présentant une série de mesures de restriction pour pallier le manque d'eau. Face à l’insuffisance flagrante de précipitations, on peut penser, en faisant court, que les mesures indiquées s'imposaient.
 
Mais il se trouve que confronté à cette situation à chaque période de carême, l’idée de se préoccuper de ce problème plus en amont devrait faire son chemin. Le principe de précaution si chère au domaine de la sécurité aurait sans doute du inspirer le sujet.
 
La simple notion de réserve d’eau à travers des solutions telles que : la retenue d’eau collinaire, le bassin de décantation, ou encore l’entretien des nappes répondraient à ces circonstances difficiles.
 
Ne dit-on pas que l'eau la mieux préservée est celle que l'on ne pollue pas, donc contraindre aux bonnes pratiques de traitement agricole pour diminuer la pollution, devrait amener à de bons résultats
 
Autre mesure serait l’accompagnement financier des plus nécessiteux pour l’achat de dispositifs de récupération des eaux de pluie, tant chez l’agriculteur que chez le particulier, ce qui offrirait également une alternative intéressante
 
D’autres solutions sont à rechercher pour préserver les cultures par la conservation de l'humidité des sols, ou encore le recyclage des eaux domestiques. Ce sont là que des solutions responsables qui ont l’avantage de ne pas simplement attendre qu’arrivent les seuils d’alerte d’insuffisance d’eau  pour que soient décidées des mesures de restrictions.
 
Et de plus de telles démarches auront l’avantage de mettre un terme à des décisions arbitraires qui, limitant l’accès à l’eau potable, désavantagent surtout les personnes les plus défavorisées de la société.
 

24-03-2013

 
 



Les biologistes annoncent des suppressions d’emplois en Martinique.

L’Union des biologistes de Martinique annonce des suppressions d’emplois qui enverront sur le carreau plusieurs dizaines de salariés dans les prochains jours. Et pour évacuer leur responsabilité, ils disent que c’est : « le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui entraînera, la perte de 60 emplois à court terme dans le secteur de la biologie médicale en Martinique »
S’il est vrai que le projet de Loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) demande aux biologistes médicaux et aux radiologues de participer à l’effort d’économie (par des mesures d’austérité) il est moins évident de démontrer que ces mesures mettront en péril ces structures médicales.
En tout cas une chose est certaine, ces messieurs partent au combat et annoncent d’emblée qu’il n’est pas question qu’ils fassent les frais des mesures gouvernementales et le font savoir. D’ailleurs les grandes manœuvres ont commencé, puisque certains biologistes, anticipent le mouvement en fusionnant leurs entreprises.
Certains vont mêmes jusqu’à passer à l’acte en délocalisant les emplois et en modifiant les contrats de travail des salariés.
Le ton est donc donné, les salariés sont prévenus s’ils ne veulent pas faire les frais des mesures patronales, et être les victimes consentantes, il ne leur reste plus qu’à faire entendre qu’ils ne seront ni les dindons ni la farce !
24-03-2013
 



Barbouillés de suie, ils se voient plus propre que blanc !

Tantôt hostile envers les organismes publics, tantôt requérant l’indulgence des organismes sociaux, tel est le double visage du petit patronat des petites et moyennes entreprises en Martinique.
Dans une longue interview accordé au journal local, le responsable du syndicat patronal d’un ton comminatoire interpellait les Collectivités qui dit-il ne paient pas leurs créances, et participent ainsi à l'asphyxie des entreprises.
Profitant du fait que quelques mandats, émis par les Collectivités communales, n’ont pas été honorés par le trésor public, le patron de la CGPME se jette sur l’occasion et tente une supercherie énorme. Sa méthode, faire passer pour des victimes les chefs d’entreprises en disant que :  « s’ils ont du mal à payer leurs dettes sociales, fiscales, et les salaires mensuels, c’est du au fait que les créances qui leurs sont dues par les Collectivités sont équivalentes, sinon plus importantes que leurs dettes sociales » (lol) !
 
Il faut dire que c’est depuis le mois de janvier, suite au communiqué du Conseil d’Administration de la CGSS, qu’on assiste à un tir de barrage dans les déclarations du patronat, CGPME et MEDEF compris. Depuis que le CA de la CGSS, a fait savoir que « nos blanches colombes » du patronat non seulement ont le taux de créances douteuses le plus spectaculaire de la Caraïbe, mais qu’ils ont également une ardoise phénoménale de 800 millions d’euros de dettes sociales en attente de versement, alors ça déclare n’importe quoi et ça menace du refrain : « À ce rythme-là, la quasi-totalité des entreprises de Martinique seront en dépôt de bilan ».
Ce chantage à l’emploi sans cesse brandi par les entreprises comme un chiffon rouge, risque d’être très rapidement une arme à double tranchant s’ils ne prennent garde nos patrons locaux. Il est grand temps qu’ils se rendent compte qu’avec de tels propos, leurs marges de manœuvres commencent à se réduire sérieusement dans l’opinion des travailleurs.
Car hier c’étaient le même rengaine qu’entonnaient les békés qui menaçaient d’abandonner la banane si l’abandon de l’épandage leurs était imposé.
A présent, ça commence à faire trop disent certains, d’ailleurs, le constat est que le vent tourne car le nombre de ceux qui pensent que d’autres solutions sont possibles se gonfle un peu plus chaque jour.
Aujourd’hui, des voix commencent à s’élever pour dire chiche ! Déposez vos bilans messieurs ! Abandonnez vos cultures ! Quant à nous, soyez en certain, nous saurons quoi faire de ces terres qui vous seront confisquées et qui n’en doutez pas, ne resteront pas en friche !
 
 



Pesticides : l’Etat est condamné à indemniser un agriculteur

Pour la première fois en France, l’Etat a été condamné à indemniser un céréalier lorrain, atteint d’une maladie du sang provoquée par des substances chimiques contenues dans des pesticides.
 « C’est une grande première en France ! J’espère que cela va faire bouger les choses dans le bon sens, que, maintenant, on prendra les risques liés au phytosanitaire au sérieux », a déclaré Me François Lafforgue, l’avocat de Dominique Marchal, céréalier en Meurthe-et-Moselle.
Le 21 mars, l’Etat a été condamné par la Cour d’appel de Nancy à indemniser Dominique Marchal, responsable d’une exploitation de céréales à Lunéville, lequel a développé une maladie du sang provoquée par des substances toxiques contenues dans des pesticides et herbicides. Les magistrats ont ainsi confirmé une décision d’avril 2012 de la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction (CIVI) d’Epinal, qui avait condamné l’Etat à réparer le préjudice subi.
Les produits contenaient du benzène, un cancérigène reconnu
Pendant plus de 20 ans, l’agriculteur a pulvérisé des produits dont il ne connaissait pas la dangerosité. À partir de 2002, sa santé s’est altérée et il a découvert qu’il souffrait d’un syndrome myéloprolifératif, une maladie qui touche les cellules sanguines. Le céréalier avait saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d’Épinal, lequel avait reconnu en 2006 ses troubles comme maladie professionnelle.
Les magistrats de la cour d’appel de Nancy ont reconnu que « le syndrome myéloprolifératif dont est atteint Dominique Marchal est consécutif à l’exposition, dans le cadre de son activité professionnelle, de manière intensive pendant plus de 20 ans, à des produits phytosanitaires contenant du benzène, substance connue pour provoquer différentes affections dont ce syndrome ».Les juges soulignent également qu’il existe « un lien de causalité direct et certain entre le syndrome myéloprolifératif et les infractions aux règles relatives aux mentions d’étiquetage commises par les fabricants de ces produits, sans lesquelles l’agriculteur ne se serait pas exposé sans précautions et n’aurait pas développé cette pathologie ».Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, ont été commercialisés par sept fabricants, dont BASF ou Bayer.
Le montant des indemnisations sera fixé après une expertise, ordonnée par la Cour d’appel. L’Etat, via le fond d’indemnisation, pourra ensuite se retourner contre les fabricants des produits toxiques.
"Nous sommes satisfaits, c’est la première fois en France que l’Etat indemnisera ce type de préjudice", a précisé Me François Lafforgue. "Les juridictions ont reconnu que des fautes avaient été commises par les fabricants de produits phytosanitaires", a-t-il déclaré, en indiquant qu’une trentaine de dossiers similaires étaient en cours. "Cela concerne au bas mot plusieurs centaines d’agriculteurs".
Monsanto déjà jugé "responsable" de l’intoxication d’un agriculteur
En 2012, un autre agriculteur avait obtenu gain de cause, cette fois contre le géant de l’agrochimie Monsanto. Le tribunal de grande instance de Lyon avait condamné l’industriel à indemniser entièrement Paul François, un agriculteur de Bernac en Charente. Ce dernier était atteint de troubles musculaires, de vertiges et de maux de tête, suite à l’inhalation du produit Lasso, un désherbant de Monsanto.
Des analyses conduites avaient permis de constater la présence de monochlorobenzène dans son organisme. Ses troubles avaient d’ailleurs été reconnus comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole (Msa).
Les avocats de Paul François avaient alors souligné que la composition du Lasso n’était pas indiquée sur l’étiquette du contenant, laquelle n’indiquait même pas la nécessité de porter un masque pour utiliser le produit.
Le Lasso était connu comme dangereux depuis les années 1980 et a été interdit dans plusieurs pays (Grande-Bretagne, Belgique, Canada...) En France, il n’a été retiré du marché qu’en avril 2007.

23-03-2013
 



Contre l’économie capitaliste, un autre monde est possible

Sans être un spécialiste des Sciences Economiques, nous savons tous, par expérience, ce qu’est une économie capitaliste appelée par ceux qui en tirent profit, économie de marché. Mais nous devons nous interroger sur la problématique de l’organisation néolibérale vers laquelle glisse la plupart des gouvernements des nations développées, en cours de développement ou dites sous-développées. Pour nous, confédération syndicale de travailleurs, la question qui se pose est la suivante : Une économie capitaliste est-elle favorable à l’épanouissement social des travailleurs ?
 
Pour y répondre, nous devons définir l’économie capitaliste, connaître l’historique de son évolution puis confronter les données et illustrations historiques avec la période actuelle.
 
Les sciences économiques ont pour objet la connaissance des phénomènes concernant la production, la distribution et la consommation des ressources et des biens matériels dans les sociétés humaines. L’économie est politique quand elle met en œuvre l’organisation de la production, de la circulation et de la répartition des richesses. C’est l’œuvre des gouvernements des différentes nations. Tout en restant politique, l’économie devient sociale lorsqu’elle développe l’ensemble des connaissances relatives à la condition ouvrière et met en œuvre son amélioration
 
Parallèlement à l’organisation officielle de l’économie, il existe, dans tous les pays, une organisation souterraine qui permet aux plus démunis de survivre mais qui profite aussi à bon nombre de capitalistes : jobs, travail dissimulé, contrebande, contrefaçons.
 
L’économie capitaliste est un système de production et de distribution de ressources ayant pour fondement l’initiative privée et la libre concurrence. Dans une économie de marché pure, l’Etat n’intervient pas sur le plan social. La condition ouvrière ne devient sa préoccupation que pour éviter des troubles qui déréguleraient le Marché. Sa mission se définit en trois mots : Police, Justice,  Défense, fonctions dites régalienne de l’Etat.
 
A la fin du 20ème  siècle, le terme économie de marché est venu remplacer celui de capitalisme. Il évolue actuellement vers un autre vocable : économie néolibérale, le terme Marché désignant l’ensemble des offres et des demandes.  Il s’agit en fait de l’ensemble des échanges. Pour faire simple on pourrait dire que le marché met en présence : un vendeur, un bien, un service  marchand et un acheteur. L’achat d’un bien ou d’un service repose sur la notion de besoin.  C’est parce que j’ai un besoin à satisfaire que je vais chercher à obtenir le bien ou le service qui me permettra de le satisfaire. Selon mes moyens, je chercherai à fabriquer moi-même ce bien. En l’absence de ces moyens ou simplement parce qu’une autre solution serait plus avantageuse, je me mets en relation avec un individu qui me fournira ce bien dans la mesure où il a une production qui dépasse ses propres besoins où qu’il est capable de se priver pour me permettre de satisfaire mon besoin.
 
L’échange peut se faire par troc, je te donne un bien ou je te rends un service et toi tu me donne un autre bien ou tu me rends un service considéré comme ayant  la même valeur. Mais la plupart des échanges actuels se font par le biais de monnaies sans pour autant abandonner le troc dans les échanges internationaux. Par exemple, les pays pauvres ont des matières premières qu’ils bradent contre de la nourriture au profit des pays riches.
 
Certains besoins sont vitaux : Respirer, boire, manger, se reposer, se maintenir en bonne santé ou recouvrer la santé, se déplacer Dès lors que ces besoins sont satisfaits on monte à l’échelle supérieure par la satisfaction de besoins non vitaux : Maintenir une activité, avoir des loisirs. Tout ce qui permet de satisfaire un besoin est susceptible de devenir une marchandise.
 
Comment s’est organisée  historiquement la production et la répartition des ressources ?
 
L’économie de marché n’est pas une forme naturelle et spontanée de fonctionnement de l’économie et de la répartition des richesses. C’est une construction sociale, politique et institutionnelle. Dans l’antiquité, on trouve une organisation sociale tribale. Les échanges se font par troc, dans le meilleur des cas ou par la force. La guerre est un moyen de se procurer des biens. Le travail étant une marchandise, l’esclavage est un moyen de se procurer du travail à peu de frais. Cette façon de faire n’a pas disparu. L’intervention américaine en Irak a été, pour les USA, un moyen de mettre la main sur le pétrole irakien. 
 
Le FMI exerce sur certains pays une pression telle que le niveau de revenu de leurs travailleurs leur permet à peine de maintenir leur force physique. N’est ce pas une forme d’esclavage au profit des pays riches bailleurs de fonds ?
 
Avec l’organisation des tribus en nations, on a vu apparaître un système économique fortement centralisé : le mercantilisme. L’Etat intervient à tous les niveaux de l’économie pour faire rentrer dans le pays des biens nécessaires. Ces biens sont transformés puis exportés. Ce système, notamment celui de Colbert repose sur la colonisation d’autres nations. Ainsi, on fait produire dans la colonie les biens nécessaires à sa métropole. On interdit à la colonie de produire des biens utiles à sa population si la métropole est capable de les produire. De cette façon, non seulement le pillage des ressources de la colonie est organisé mais encore elle est le premier acheteur des biens manufacturés et produits de première nécessité en provenance de la métropole. C’est le système de l’exclusif. La métropole en profite largement mais aussi certains potentats locaux. Ainsi, l’enrichissement des békés en Martinique a été favorisé par le système esclavagiste donnant lieu à ce que nous avons appelé la pwofitasyon 2 siècles plus tard.
 
Face à ce système, le libéralisme apparaît comme une avancée. La doctrine des physiocrates qui prône ce libéralisme se fonde sur la liberté du commerce, du travail, de la production et de la concurrence internationale. Elle se résume par cette phrase : « laisser faire, laisser passer ». Laisser faire : C’est l’idée selon laquelle la production et sa répartition doivent se réguler naturellement. L’homme étant naturellement poussé par son intérêt personnel, il mettra à profit toutes les initiatives pour s’enrichir. Ce qui fait dire à ces théoriciens que l’intérêt privé est le moteur de l’économie. Laisser passer : Il ne faut pas que des barrières douanières viennent contrecarrer la libre circulation des biens. Cependant le prix du travail, encore selon les physiocrates, doit se maintenir à un niveau permettant la survie physique des travailleurs.  Les doctrines libérales vont atteindre leur  apogée au 19ème siècle. On peut penser que le libéralisme économique du 19ème siècle est vraiment l’illustration de l’économie de marché pure.
 
Le système esclavagiste est aboli car la machine à vapeur remplace judicieusement la main d’œuvre servile.  Une main d’œuvre peu qualifiée est nécessaire et elle se retrouve en abondance sur le marché suite à l’exode rural. Le prix du travail suit la loi de l’offre et de la demande. Il va de soi que lorsqu’un bien se trouve en abondance, son prix diminue.
De nombreux ouvriers se retrouvent avec un salaire de misère et s’organise pour contester. Les syndicats font leur apparition.
 
L’Etat régule à sa façon le marché. Il fait jouer sa fonction régalienne par la répression des  révoltes dans le sang. La doctrine libérale ou capitaliste va trouver son corollaire  dans les théories économiques du socialisme. Elles prônent : L’abolition de la propriété privée des moyens de production, la disparition de la concurrence et du marché fondé sur l’offre et la demande, la production et la répartition des biens fortement centralisées et planifiées
L’Etat intervient dans tous les domaines de l’économie comme employeur. Il doit fournir aux citoyens les ressources matérielles leur permettant de répondre à leurs besoins. Chacun produit selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
 
Suite à des révolutions, des pays de l’Est de l’Europe et d’Asie instaurent un tel système.
Quelques pays européens vont nationaliser certains secteurs de leur économie au sortir de la guerre de 1945 ce qui leur permet de lutter contre la pénurie de certains biens indispensables, d’éviter la spéculation et de relancer leur économie.  La France nationalise le transport ferroviaire, l’Energie le transport aérien et établit certains monopoles afin d’éliminer la concurrence. La sécurité sociale fondée sur la solidarité obligatoire est créée pour préserver les travailleurs contre les risques sociaux. On peut dire que c’est un début d’économie sociale.
 
Avec l’arrivée d’un Président socialiste à la présidence de la république française en 198I d’autres secteurs de l’économie sont nationalisés.  Mais les socialistes eux-mêmes ont tendance à revenir sur cette politique. Bien avant le retour de la droite au pouvoir en France, on assiste déjà à des dénationalisations. Celles-ci se poursuivent avec le traité de Maastrich.  Aujourd’hui, quelques pans d’une économie socialisante résistent encore par la volonté des travailleurs, mais pour combien de temps. L’organisation mondiale du commerce a fait de l’économie de marché sa doctrine. L’ensemble des pays développés de la planète y ont adhéré et on voit venir à une échéance qui s’approche, la disparition totale des économies socialisantes. Le pouvoir socialiste actuel s’apprête à faire voter une loi pour dérégulariser le travail faisant disparaître une grande partie de la législation du travail protectrice des salariés. Mais il y a plus d’une dizaine d’année que le procédé de la délocalisation permet de faire produire ailleurs à des coûts extrêmement bas des biens qui seront revendus fort cher dans les pays consommateurs à l’origine de la délocalisation. Aujourd’hui, quand vous signalez une panne à Orange Caraïbe, la réponse peut venir d’Arabie Saoudite où une minorité profite des richesses du pétrole et fait travailler à peu de frais une population étrangère taillable et corvéable, sans aucun droit dans le pays. L’exploitation de cette population est aussi celle dont profite largement Orange et d’autres entreprises de pays capitalistes en délocalisant.
 
Dans le système néolibéral actuel qui est tout simplement le retour au capitalisme pur et dur, tous bien ou service est susceptible d’être une marchandise proposée aux plus offrants.  Parmi eux, des services que l’ont pourrait penser inaliénables : la santé, la culture, l’éducation. Le jour arrive où seuls ceux qui peuvent payer pourront avoir accès à ces biens indispensables.
 
L’économie capitaliste est-elle épanouissante pour les travailleurs ?
 
Tout pays développé doit assurer à sa population un minimum de ressources pour lui permettre d’évoluer. Il ne suffit pas seulement d’assurer les besoins primaires mais aussi de parvenir au plus haut degré de satisfaction concernant la santé, l’éducation, les loisirs. Or les sociétés capitalistes assurent à une poignée de privilégiés un bien être au-delà de leurs besoins et négligent le sort de la masse laborieuse qui produit les richesses. Certains diront que ceux qui en bénéficient ont fait œuvre d’esprit d’entreprise et de prise de risques dont ils perçoivent les retombées positives. C’est oublier que l’économie capitaliste est une course folle ou seuls sont récompensés les premiers arrivants mais tous les coureurs de partent pas en même temps. Les patrons capitalistes ont plusieurs longueurs d’avance du fait de capitaux accumulés par l’exploitation de la main d’œuvre servile ou sous-payée. Ainsi, la fortune des békés en Martinique a pour fondement l’exploitation esclavagiste des premières heures de la colonisation et la spoliation de nos ressources. Par ailleurs, les risques pris par les capitalistes sont souvent minimisés à coups de subventions de toutes sortes issues de nos impôts. Il ya collectivisation des risques mais individualisation des profits.
 
La société capitaliste est donc à combattre mais les travailleurs devraient éviter de s’isoler à l’intérieur de leurs frontières sans se préoccuper de ce qui se passe dans d’autres pays. L’évolution de la situation des travailleurs d’un pays ne doit pas avoir pour corollaire un appauvrissement conséquent de celle des pays qui sont encore de nos jours pillés par des puissances coloniales. L’économie néolibérale s’installe mondialement et elle pérennise l’appauvrissement des travailleurs du Tiers monde et d’ailleurs. Il faut donc la combattre partout en étant assurés qu’un autre monde est possible.
 
23-03-2013
 
 
 
 
 
 



Des médecins lancent un appel contre les pesticides

A l’occasion de l’opération « Une Semaine Sans Pesticides » du 20 au 30 mars, lancée par l’association Générations Futures, 85 médecins du Limousin lancent un appel contre ces substances chimiques.
« Nous médecins demandons que la région Limousin s’engage sur une réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2020, expliquent-ils. Trop de signaux de danger sont au rouge : cancers, maladie de Parkinson, troubles de la fertilité, troubles du développement neurologique chez des enfants exposés in-utero et imprégnation générale de la population par ces produits ».
Les médecins demandent aux collectivités locales, aux élus et au gouvernement de « prendre leur responsabilité et de mettre en place d’urgence les politiques qui permettront de protéger la santé de tous ».
Ils précisent « les seuls conseils à nos patients ne suffisent pas : des lois doivent revoir les procédures d’autorisation de mise sur le marché et parfois interdire. Nous savons aussi que les agriculteurs ne passeront pas d’un claquement de doigt d’un modèle à un autre et qu’il faudra pour cela les aider ».
L’exposition chronique est inquiétante
La France est le premier utilisateur en Europe de pesticides et le troisième mondial.
Créée en 1996, Générations Futures ne cessent d’alerter sur les dangers de ces produits. « Hier, j’étais à Mulhouse avec un agriculteur en fauteuil roulant. Il a eu un cancer qui lui a comprimé la moelle épinière. Il faisait de la polyculture élevage et, comme ses collègues, il utilisait beaucoup de pesticides. Son cancer est reconnu d’origine professionnelle. C’est l’exposition chronique qui est inquiétante, on commence seulement à voir les effets sur la santé », pointe François Vieillerette, son porte-parole.
Désormais intégrée au tableau des maladies professionnelles, la maladie de Parkinson fait, depuis peu, partie des pathologies imputées aux pesticides chez les agriculteurs. Les études indiquent que, globalement, ces derniers ont moins de cancers que la population générale, en revanche, ils développent plus souvent des lymphomes, des tumeurs de la vessie et du cerveau.
Le Grenelle de l’Environnement avait prévu une réduction de moité de l’utilisation des pesticides entre 2008-2018. « C’est une victoire, souligne François Vieillerette, mais la mesure tarde à se mettre en route ».

23-03-2013
 



CGSS : le comité d’entreprise répond aux attaques mensongères dont il a fait l’objet ces dernières semaines

Dans un tract non daté cosigné des syndicats CGTM-FSM, FO, SNFOCOS et CFDT paru très probablement le 18/02/2013 des leçons de morale et de compétences sont dispensées aux actuels élus du CE.
Au lieu d’entrer dans des polémiques stériles (qui visent peut-être à « noyer le poisson »), restons factuels. Les faits sont là : les nouveaux élus ont été alertés par l’expert-comptable du CE de graves anomalies dans les comptes du CE et se doivent aujourd’hui de tenter de rétablir la situation.
 Ainsi nous avons pour tâche de
 -régulariser le suivi comptable du CE (absence de bilan comptable annuel sur 4 exercices successifs ; fusion des subventions de fonctionnement et activités sociales et culturelles…)
-trouver des solutions face à l’engagement par l’ancienne équipe de travaux de construction pour des montants extravagants (7 millions d’euros) sans mise en place préalable du financement nécessaire.
 Il s’est avéré que du fait de la gestion de l’ancienne équipe, le passif du CE a été supérieur à l’actif, d’où l’obligation pour le comité d’entreprise de se déclarer en cessation de paiement auprès du tribunal de grande instance, qui l’a placé, le 20 mars 2012 en redressement judiciaire.
 Si nous faisons le nécessaire pour rétablir une gestion saine du CE, aucun licenciement n’a été prononcé à ce jour, ni même envisagé pour les salariés des cantines, contrairement à ce a été annoncé publiquement par des syndicats et par une salariée du CE !
 La seule chose qui soit exacte est que nous ne pouvons pas maintenir les cantines, d’abord parce que nous n’en avons pas le droit, ensuite parce qu’elles ne sont pas aux normes et enfin, parce que nous avons compris que le mode de paiement des repas pratiqué par l’ancienne équipe du CE n’était pas autorisé !
 En effet :
 - Le CE n’a pas d’agrément pour faire de la restauration et la responsabilité pénale du secrétaire pourrait être engagée par exemple si un collègue tombait malade
 - Les normes d’hygiène n’étaient pas du tout respectées (par exemple des repas étaient préparés au domicile d’une salariée, les cuisines ne sont pas conformes aux règles fixées notamment par les directives européennes…) ;
 - Le CE n’a jamais eu l’autorisation d’encaisser des chèques déjeuners, or les salariés payaient leurs repas avec ce mode de paiement et nous sommes en train d’essayer de comprendre ce que l’ancienne équipe faisait de ces chèques déjeuners.
 Compte tenu des difficultés financières rencontrées par le CE en raison des engagements pris de manière irresponsable par les anciens élus pour la reconstruction du centre de vacances, nous ne disposons pas des moyens de remettre en place une ou des cantines conformes aux normes en la matière et sommes donc contraints de cesser cette activité et de chercher d’autres solutions, comme peut-être le recours à un prestataire extérieur (autorisé à encaisser des chèques déjeuners) qui livrerait sur place des repas aux salariés qui le souhaitent.
 L’arrêt des cantines permettra aussi de mieux répartir le budget activités sociales et culturelles du CE, dans la mesure où en réalité une immense majorité des salariés de la CGSS déjeunent à l’extérieur (d’où l’intérêt des chèques déjeuners) et non à la cantine (une vingtaine de salariés sur plus de 850 que compte la CGSS )
 Il a été annoncé partout dans les médias que nous avions engagé des procédures de licenciement à l’encontre de ces salariés. Mais c’est totalement FAUX !
Nous cherchons toutes les solutions possibles pour éviter justement leur licenciement, comme des solutions de reclassements et un éventuel départ à la retraite.
 Mais à ce stade, rien n’est encore décidé, les salariées sont payées et nous les associons à nos réflexions afin de trouver pour chacune une solution qui lui convienne.
 Chacun l’aura compris, nous ne faisons qu’essayer d’assainir la situation financière du comité d’entreprise et sa gestion, dans le seul but d’exercer correctement nos mandats, c’est-à-dire de remplir notre rôle, conformément à nos attributions, économiques d’une part et sociales et culturelles d’autre part et ce, au profit exclusif des agents de la caisse.
 Ceux qui nous ont précédé ont mis en danger la survie même du comité d’entreprise. Aussi sont-ils particulièrement mal fondés à venir aujourd’hui nous traiter publiquement d’inconscients ou d’incompétents et nous donner des leçons de morale, alors que nous faisons notre possible pour rattraper leurs erreurs (voire leurs fautes, mais à ce stade nous ne sommes pas en mesure de l’affirmer) et sauvegarder les intérêts de ceux qui nous ont élus tout en prenant soin de limiter au maximum les conséquences de cette situation pour les salariés du CE.
 Une fois remis de l’ordre dans la comptabilité et la gestion du CE, il sera temps peut-être de porter des jugements. Mais pour l’instant le temps est à l’action et non au dénigrement et encore moins à la diffamation. Il serait judicieux que les tous les syndicats en prennent conscience.
 
 
 



CGSS : le comité d’entreprise répond aux attaques mensongères dont il a fait l’objet ces dernières semaines

Dans un tract non daté cosigné des syndicats CGTM-FSM, FO, SNFOCOS et CFDT paru très probablement le 18/02/2013 des leçons de morale et de compétences sont dispensées aux actuels élus du CE.
Au lieu d’entrer dans des polémiques stériles (qui visent peut-être à « noyer le poisson »), restons factuels. Les faits sont là : les nouveaux élus ont été alertés par l’expert-comptable du CE de graves anomalies dans les comptes du CE et se doivent aujourd’hui de tenter de rétablir la situation.
 Ainsi nous avons pour tâche de
 -régulariser le suivi comptable du CE (absence de bilan comptable annuel sur 4 exercices successifs ; fusion des subventions de fonctionnement et activités sociales et culturelles…)
-trouver des solutions face à l’engagement par l’ancienne équipe de travaux de construction pour des montants extravagants (7 millions d’euros) sans mise en place préalable du financement nécessaire.
 Il s’est avéré que du fait de la gestion de l’ancienne équipe, le passif du CE a été supérieur à l’actif, d’où l’obligation pour le comité d’entreprise de se déclarer en cessation de paiement auprès du tribunal de grande instance, qui l’a placé, le 20 mars 2012 en redressement judiciaire.
 Si nous faisons le nécessaire pour rétablir une gestion saine du CE, aucun licenciement n’a été prononcé à ce jour, ni même envisagé pour les salariés des cantines, contrairement à ce a été annoncé publiquement par des syndicats et par une salariée du CE !
 La seule chose qui soit exacte est que nous ne pouvons pas maintenir les cantines, d’abord parce que nous n’en avons pas le droit, ensuite parce qu’elles ne sont pas aux normes et enfin, parce que nous avons compris que le mode de paiement des repas pratiqué par l’ancienne équipe du CE n’était pas autorisé !
 En effet :
 - Le CE n’a pas d’agrément pour faire de la restauration et la responsabilité pénale du secrétaire pourrait être engagée par exemple si un collègue tombait malade
 - Les normes d’hygiène n’étaient pas du tout respectées (par exemple des repas étaient préparés au domicile d’une salariée, les cuisines ne sont pas conformes aux règles fixées notamment par les directives européennes…) ;
 - Le CE n’a jamais eu l’autorisation d’encaisser des chèques déjeuners, or les salariés payaient leurs repas avec ce mode de paiement et nous sommes en train d’essayer de comprendre ce que l’ancienne équipe faisait de ces chèques déjeuners.
 Compte tenu des difficultés financières rencontrées par le CE en raison des engagements pris de manière irresponsable par les anciens élus pour la reconstruction du centre de vacances, nous ne disposons pas des moyens de remettre en place une ou des cantines conformes aux normes en la matière et sommes donc contraints de cesser cette activité et de chercher d’autres solutions, comme peut-être le recours à un prestataire extérieur (autorisé à encaisser des chèques déjeuners) qui livrerait sur place des repas aux salariés qui le souhaitent.
 L’arrêt des cantines permettra aussi de mieux répartir le budget activités sociales et culturelles du CE, dans la mesure où en réalité une immense majorité des salariés de la CGSS déjeunent à l’extérieur (d’où l’intérêt des chèques déjeuners) et non à la cantine (une vingtaine de salariés sur plus de 850 que compte la CGSS )
 Il a été annoncé partout dans les médias que nous avions engagé des procédures de licenciement à l’encontre de ces salariés. Mais c’est totalement FAUX !
Nous cherchons toutes les solutions possibles pour éviter justement leur licenciement, comme des solutions de reclassements et un éventuel départ à la retraite.
 Mais à ce stade, rien n’est encore décidé, les salariées sont payées et nous les associons à nos réflexions afin de trouver pour chacune une solution qui lui convienne.
 Chacun l’aura compris, nous ne faisons qu’essayer d’assainir la situation financière du comité d’entreprise et sa gestion, dans le seul but d’exercer correctement nos mandats, c’est-à-dire de remplir notre rôle, conformément à nos attributions, économiques d’une part et sociales et culturelles d’autre part et ce, au profit exclusif des agents de la caisse.
 Ceux qui nous ont précédé ont mis en danger la survie même du comité d’entreprise. Aussi sont-ils particulièrement mal fondés à venir aujourd’hui nous traiter publiquement d’inconscients ou d’incompétents et nous donner des leçons de morale, alors que nous faisons notre possible pour rattraper leurs erreurs (voire leurs fautes, mais à ce stade nous ne sommes pas en mesure de l’affirmer) et sauvegarder les intérêts de ceux qui nous ont élus tout en prenant soin de limiter au maximum les conséquences de cette situation pour les salariés du CE.
 Une fois remis de l’ordre dans la comptabilité et la gestion du CE, il sera temps peut-être de porter des jugements. Mais pour l’instant le temps est à l’action et non au dénigrement et encore moins à la diffamation. Il serait judicieux que les tous les syndicats en prennent conscience.
 
 
 



Le « bouclier des prix » une arnaque de la grande distribution.

L’observatoire des prix, des marges et des revenus, lors de sa plénière du mois de janvier, faisant suite à la publication de la LOI du 20 novembre 2012 dite loi Lurel, avait prit la décision de mettre en place comme le convient le loi une commission de suivi « bouclier qualité prix ».
C’est à cette réunion que fut convié le 5 mars les membres de la commission pour sa mise en place et pour que soit décidées ses règles de fonctionnement.
Il a été dit, que le rôle de la commission sera de se réunir d’ici le mois d’octobre et de formuler des propositions afin de faire évoluer la liste des 100 articles, et la proposition retenue sera faite à l’administration de la concurrence et à la grande distribution qui détiennent à eux deux l’autorité de faire évoluer cette liste de produit.
Après quelques échanges sur la mise en place de la loi, sur le détail des arrêtés du préfet, sur le pourcentage de baisse de prix et sur le détail des magasins de la grande distribution qui y ont adhérés par convention, la CGTM a défendu l’idée d’élargir la liste à 200 articles en y incluant comme prévoit la loi la modération des prix de d’autres produits de consommation courante. La CGTM considère que le gaz, l’essence, l’eau entre autres produits sont de consommation courante et qu’il faudrait les soumettre également à la baisse et au blocage des prix tel qu’envisagé par la loi.
Mais très rapidement la discussion arriva sur les 100 articles et les circonstances qui ont guidé le choix de ces articles. Une association de consommateur fit valoir que le choix du sachet de riz faisant partie du bouclier était de piètre qualité et que pour d’autres produits du « bouclier », ceux-ci ne font même pas partie du panier des achats courant du ménage Martiniquais.
Gêné par ces remarques pertinentes, le représentant de la grande distribution eu toutes les difficultés du monde à se défaire de cette discussion qui établissait en fait que le choix des produits était le choix des patrons de la grande distribution et qu’en fait de modération de prix, ce « panier de l’indigent » cachait sans aucun doute des effets d’aubaine pour les patrons des grands magasins de commerce qui ont profité de l’occasion pour fourguer dans la liste des 100 produits certainement articles en sous vente et de mauvaises qualité.
En définitif, et au-delà de toute la mise en scène autour du « bouclier qualité prix » que nous a fait l’administration et la grande distribution qui cherche à redorer son blason, il ressort que dans le plat qui nous a été servi par la loi Lurel qu’il y avait sans aucun doute « plus de bouillon que de pois » !

10-03-2013



Le projet de loi « sécurisation de l’emploi » : un plan d’attaque contre les droits des travailleurs. NE LES LAISSONS PAS FAIRE !

Lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement Ayrault –Hollande a adopté le projet de loi dit de « sécurisation de l’emploi ». Ce projet de loi reprend en grande partie les points de l « Accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi », encore appelé « Accord flexisécurité  signé  le 11 janvier 2013 par le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC.
Il s’agit d’un accord honteux pour les syndicats signataires, qui met en place une véritable casse du Code  du travail.
Ce projet de loi ambitionne mettre en pièces encore plus les droits acquis par les travailleurs au cours de dizaines d’années de luttes, de souffrances, et même de sang versé. Ce remodelage du droit du travail est effectué, en faveur du patronat, pour lui permettre de maintenir au mieux ses profits tout en tenant compte du contexte d’un marché du travail où se déploie au nom de la COMPETITIVITE une guerre de tous les instants contre tous les droits ce que les travailleurs ont pu obtenir par leurs mobilisations et leurs luttes.
Jugez-en par ces quelques exemples figurant dans le tableau au verso!
Loin de « sécuriser l’emploi », la seule chose que cette loi sécurise, ce sont les licenciements.
Plus rien n’est sécurisé pour le travailleur : ni son lieu de travail, ni ses horaires, ni même son salaire !
En plus de ces véritables attaques anti-ouvrières,  le gouvernement Hollande-Ayrault s’apprête à rouvrir les débats sur « l’avenir des retraites ». Façon de préparer l’opinion à de nouvelles mesures d’austérité concernant les retraités : baisser les pensions, cotiser davantage et cotiser plus longtemps. Pour justifier cette nouvelle attaque, Henri Emmanuelli, dirigeant du Parti socialiste,  a osé affirmer «Je vois des gens qui auront passé plus de temps dans la retraite que dans la vie active».
Hausse des prix des carburants, des produits alimentaires, des loyers, non application de conventions collectives, remise en cause de la retraite, fiscalisation des allocations familiales : c’est tous les jours et dans tous les domaines que les travailleurs subissent les mesures scélérates du gouvernement et des patrons qui font de la crise et du chômage une arme de guerre contre les travailleurs...Lire la suite dans le tract ci-dessous

Tract CGTM anti ANI


Epandage aérien: une nouvelle autorisation d’empoisonner

Nous sommes en mars 2013. Le préfet de la Martinique vient d’accorder une troisième dérogation à l’interdiction formulée par l’Union Européenne d’arroser les populations avec toutes sortes de produits nocifs destinés à lutter contre les ennemis de l’agriculture intensive. La Directive européenne du 21 octobre 2011 admet dans son article 14 que « la  pulvérisation de pesticides est susceptible d’avoir des effets néfastes importants sur la santé humaine et l’environnement, à cause notamment de la dérive des produits pulvérisés ».  Elle recommande « d’interdire d’une manière générale la pulvérisation aérienne… »  C’est donc un nouveau permis d’empoisonner que le préfet accorde aux patrons de la banane. Une dérogation est, par définition, une infraction, un manquement, une violation. Il s’agit donc d’une violation manifeste et officielle par l’Etat français d’une règle de droit nationale et internationale. Certes, la loi prévoit des dérogations mais dans des conditions strictement limitées. Elles peuvent être accordées par les préfets après instruction par leur service, pour une durée maximale de 12 mois, le temps de trouver une alternative au procédé de l’épandage aérien. Nous sommes parti pour une deuxième année dérogatoire et nous constatons qu’aucune alternative n’a été trouvée alors que ce problème existe depuis 30 ans.
En accordant une troisième dérogation au profit des planteurs de banane au détriment la santé de la population, sans attendre le jugement sur le fond du tribunal administratif qui a suspendu la deuxième autorisation,  l’Etat français marque sa volonté de perpétuer l’exception que devrait être la dérogation. Observons que le préfet est un fonctionnaire qui ne fait que passer dans notre pays et qui ne subira pas les effets à long terme de son autorisation dérogatoire.    Qui se soucie de la population martiniquaise et notamment des ouvriers agricoles dont la santé sera altérée par la projection à outrance de produits nocifs?
Certainement les médecins et les associations écologiques qui ont introduit l’affaire auprès du tribunal administratif de Fort-de-France mais pas les élus de la Région qui tergiversent et donnent des avis favorables à l’épandage aérien, pas les patrons de l’agriculture qui font les couloirs pour réclamer cet épandage, et pas les représentants de l’Etat français en Martinique. Les effets de l’empoisonnement se manifestent depuis longtemps dans la population des ouvriers agricoles mais ils ne sont pas reconnus  par les autorités. Dans quelques années, lorsqu’enfin l’empoisonnement sera reconnu, comme pour le Chlordécone, comme pour l’amiante, il n’y aura aucun responsable, il n’y aura aucune réparation.
Pour ce qui nous préoccupe, la santé au travail des ouvriers agricoles et de tous ceux qui sont en contact avec les produits dangereux, nous recevons chaque semaine des informations qui montrent les dégâts causés sur la santé par les substances manipulées, ingérées ou inhalées et les médecins sont alertés. Ils nous font part de picotements, de problèmes de peau, de difficultés respiratoires lorsqu’ils sont arrosés par les produits de l’épandage. C’est le cas actuellement car au lendemain de l’arrêté préfectoral contesté, l’hélicoptère était déjà à l’œuvre au dessus des bananeraies dans la matinée sur une exploitation du Lamentin alors que des ouvriers étaient au travail en dessous. Les témoignages recueillis rapportent une forte odeur rappelant le Banol qui, à ce jour est encore interdit d’épandage par décision de justice. Il s’agit là de deux violations manifestes des règles en matière d’épandage desquelles sortent une vérité : dans la recherche du profit, les patrons se soucient peu de la santé de ceux qu’ils exploitent.

                                        09-03-2013



Le Conseil constitutionnel invalide la prolongation du bonus versé depuis février 2009.

Le versement du bonus pouvant être négocié jusqu’à 1500 euros par an dans le cadre d’un accord régional qui arrivait au terme des 3 années, avait été reconduit jusqu’à la fin de l’année 2013 par le gouvernement Ayrault.
 
Mais voilà, l’UMP qui n’est pas favorable aux avantages concédés aux travailleurs, a choisi de déférer la loi portant création des contrats de génération devant le Conseil Constitutionnel, loi qui portait en elle dans son article 9 la reconduction du bonus négocié dans les entreprises.
 
Se saisissant de cette opportunité, le Conseil constitutionnel a trouvé l’article 9, qui organisait l’attribution du bonus et la prolongation de l’exemption de charges sociales, peu conforme à la Constitution et l’a invalidé le 28 février dernier.
 
De ce seul fait l’attribution du bonus exceptionnel arraché lors de la grève de février 2009 a été remise en cause. Ayrault a fait savoir qu’une nouvelle mouture sera mise en œuvre afin de maintenir l’avantage.
Notons simplement que les avantages concédés aux banques ou aux entreprises ne font bizarrement jamais l’objet de recours, c’est dire que pour ces gens de l’UMP, il y a deux poids et deux mesures.

10-03-2013



Le juge annule le protocole pré électoral, annule les élections à la Mission Locale de l’Espace-Sud, et rétablit ainsi la légitimité de la CGTM.

C’est suite à une requête du syndicat CGTM des Missions Locales, introduite auprès du juge du tribunal d’instance de Fort de France en annulation à des élections organisées sans aucun respect des textes en vigueur, que la décision du juge à l’audience publique du 1er mars à condamné la direction et la présidence de l’Association à reconnaitre les droits légitimes du syndicat CGTM.
Que s’était-il passé ?
Sans doute par simple volonté de nuire la représentation de la CGTM à la Mission Locale de l’Espace-Sud, le Directeur de la Mission Locale de l’Espace-Sud (un élu du PPM) ainsi que le Président de cette Association (un élu du Modémas) avaient décidé d’un commun accord d’organiser l’élection des représentants du personnel, en omettant volontairement d’inviter la CGTM à la négociation du protocole d’accord, alors que la CGTM était la seule organisation présente avec des élus dans l’entreprise.
Il fallait le faire !
Il faut sans doute comprendre, qu’aux yeux de ces « élus éclairés », la CGTM n’est pas le syndicat « conciliant » « arrangeant» ou encore « flexible », comme ils l’avaient imaginé, et cela a suffit à leur jugement pour qu’ils aient eu l’envie de faire « disparaitre » le syndicat CGTM, de la vie de l’Association.
Mais comme ils devraient s’y attendre, le Syndicat CGTM des Missions Locales n’a pas entendu les choses de cette oreille et a donc saisi le juge d’instance, et après que 5 mois se soient écoulés, voilà cette ignominie réparée. Ainsi dans délibération, le juge condamne les instigateurs de l’opération frauduleuse à reconnaitre la représentativité de la CGTM, qui était déjà acquise, en redonnant à notre déléguée syndicale son mandat de représentation et à organiser dès la notification du jugement et dans un délai de 3 mois de nouvelles élections.
Voilà les choses revenues à leurs places. Cependant on du mal à imaginer que nos deux comparses en resteront là, et on se pose la question quel sera le prochain coup bas contre la CGTM ? En tout cas les voilà au moins pour cette fois, tous les deux renvoyés au banc de l’infamie pour avoir tenté de violer le droit de représentation légitime des travailleurs !
Et c’est là un petit événement qui à titre d’exemple illustre bien la distance que l’on peut observer entre, ce que certaines personnes affichent d’être, en l’occurrence des « élus de gauche », et ce qu’ils sont vraiment au regard du peu de respect qu’ils portent au droit légitime des travailleurs de se faire librement représenter.
C’est un acte à méditer !

10-03-2013
 
Lire le jugement…daans le doc ci-dessous

Jugement annulation élections


Quand la SAMAC ne voit midi qu’à sa porte !

Depuis la mise en place de la nouvelle gouvernance de la Société par Actions de l'aéroport Martinique Aimé Césaire (SAMAC), conséquence du changement de la concession aéroportuaire, les nouveaux gérants de la CCIM semblent vouloir brusquer certaines choses.
En effet il existe encore sur le site de l’aéroport plusieurs entités de la gestion antérieure (CCIM), ce qui a valu qu’il y ait également plusieurs implantations syndicales.
Il se trouve que la nouvelle gouvernance depuis quelques mois, exerce une pression sur les organisations syndicales afin qu’elles acceptent dans la précipitation de provoquer avant l’échéance des mandats syndicaux, de nouvelles élections pour toutes les entités confondues.
Le fait nouveau qui veut qu’il n’existera aujourd’hui qu’une seule structure organisatrice, entraine le fait que dorénavant il ne devra exister qu’une seule représentation du personnel.
Contraints par cette nouvelle donne, les différents syndicats de l’ex-CCIM de l’aéroport, réclament que leurs soient accordés du temps pour tenir compte de cette nouvelle organisation et ainsi mieux se préparer en vue des prochaines élections.
A cette demande, la direction de la SAMAC faisait jusque-là, la sourde oreille ignorant que le droit, dans de pareilles circonstances, envisage la prorogation des mandats des élus.
Hé bien désormais, ils ne sont plus tenus à l’ignorance du texte, puisque par courrier, l’inspection du travail leur a rappelé les voies à mettre en œuvre.
En tout cas, voilà des gens qui ont à leur charge : le développement économique, par le tourisme, la gestion de la croissance du fret, la construction d'une deuxième piste d'atterrissage, et d’une aérogare régionale, mais qui ne savent pas que pour la représentation du personnel qu’un accord doit être passé avec les syndicats pour la prorogation des mandats syndicaux ! Qui l’eut cru ?
Ça laisse augurer que nous ne sommes pas au bout de nos peines, car nous aurons, sans aucun doute, encore beaucoup de choses à porter à leur connaissance !
 
Lire le courrier

Prolongation des mandats des représentants personnel pompiers SAMAC


En Martinique surtout, l’Accord national interprofessionnel (Ani) va à l’encontre de la protection de la santé des salariés !

Il est indéniable que l’Accord national interprofessionnel (Ani), signé par les employeurs et certaines organisations syndicales le 11 janvier dernier, représente un danger pour la santé des salariés en Martinique plus qu’ailleurs.
Car en Martinique, le bilan des accidents du travail, des maladies professionnelles, du nombre de procès engagés en reconnaissance de faits de souffrances psychiques dépassent l’entendement. D’ailleurs il n’y a qu’à voir la statistique du nombre de salariés contraints de bénéficier de la retraite au titre de l’inaptitude au travail, ils sont 14.000 soit environ 25% du total des retraités en Martinique.
Il y a donc un urgent besoin de protéger le travail salarié, or c’est un accord qui remet, notamment, en cause « les prérogatives des instances représentatives du personnel » ainsi que « les dispositions essentielles pour la santé des salariés inscrites dans la loi depuis 1982 », date des lois Auroux. A savoir, « l’obligation d’information et de consultation du CHSCT en cas de projet visant à modifier l’organisation, les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité » mais également le droit à l’expertise du CHSCT.
D’ailleurs, si cette loi devait être votée, elle serait en parfaite contradiction avec la décision favorable que vient d’obtenir le syndicat CGTM Postes et Télécom après 2 années de procédure, contre France Télécom, où précisément l’intention de l’employeur dans son projet visait à modifier l’organisation, les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité et le droit à la désignation de l’expertise du CHSCT.
Car il faut rappeler que le CHSCT est l’instance capable d’intervenir « en anticipant des évolutions défavorables à la santé des salariés tant physiques ou psychiques qu’organisationnels ».
Alors ce projet de loi est une disposition particulièrement mal venue dans un contexte de crise et d’intensification du travail, marqué par « une véritable explosion des risques psychosociaux » : suicides de salariés affections de longue durée... pour ne citer que ces exemples.
Alors combattons ce projet de loi réactionnaire, jusqu'à ce qu’Hollande et ses amis se décident à l’enlever du paysage !
 
10-03-2013



Hollande, va-t-il taxer les allocations familiales ? des milliers de familles en Martinique seront les premières victimes de cette ignominie du gouvernement !

Il faut savoir qu’aujourd’hui, en Martinique, la CAF est devenue le principal centre de lutte contre la pauvreté on dénombre, 36.373 allocataires dont les ressources sont constituées à 100 % des prestations CAF, et 45.750 dont les ressources sont constituées à 50 % des prestations CAF. Et chaque jour la CAF verse ses prestations à un nombre sans cesse croissant de « bénéficiaires ».
Cette situation est le résultat d’une situation économique où domine misère pour certains et opulence pour d’autres. Malgré les beaux discours, rien n’est fait pour que cela change sur la stagnation puis la diminution du chômage.
A la AF, le nombre de visites aux guichets, d'appels téléphoniques a grimpé en flèche tous ces derniers temps, les allocataires se bousculent et c’est tellement « chaud » que la direction préfère fermer les accueils certains jours, pour se concentrer sur le traitement des dossiers et le paiement des prestations.
Alors les déclarations de Didier Migaud, président de la Cour des comptes, dimanche, lors de l’émission "Le Grand Rendez-vous" sur Europe 1, ont de quoi inquiéter. Considérant que les allocations familiales font partie intégrante des revenus des Français, il suggère de les fiscaliser pour augmenter les recettes de l’Etat. Celui-ci a également estimé que l’on pourrait fiscaliser la majoration des retraites pour les parents de trois enfants, ce qui permettrait de faire rentrer 800 millions d’euros dans les caisses de l’Etat. Et sur sa lancée, il indique que d’autres pistes pourraient être envisagées pour les allocations familiales, comme leur passage sous conditions de ressources.
Au vu de la situation des allocataires en Martinique, ce serait un drame que d’arriver à de telles solutions. D’ailleurs de nombreuses associations familiales élèvent la voix pour rappeler au gouvernement que leurs membres, les familles monoparentales, sont les premières victimes de la crise, du surendettement, des difficultés de logement, et des emplois précaires.
Qu’au contraire de ses intentions odieuses, ce qu’il faudrait, c’est de réfléchir pour faire en sorte que les allocataires qui n’ont que cela pour vivre et qui sont dans la misère ou à la limite, c’est qu’ils touchent leurs prestations dans les temps et pas avec des semaines et parfois des mois de retard. Ces associations disent qu’aujourd’hui au train où vont les choses, tout retard est absolument insupportable car ils ne savent pas certains mois, comment faire pour payer les loyers, la nourriture, et que c’est à cela qu’il faudrait trouver remède !
 
Mais à ces demandes, Hollande et ses amis restent sourds. Servir les pauvres, c’est de moins en moins son affaire. Par contre ceux qui demandent des millions ou des milliards, tels que les banques, les entreprises, sont aidés à la louche, aujourd’hui, voilà comment raisonne ce gouvernement qui, devenu amnésique, ne se rappelle plus du temps où il se prétendait de gauche...



Projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi : la CGTM dit non à cette grande braderie du droit du travail.

Voulu par le patronat dans ses rêves les plus secrets, et décidé par des syndicats minoritaires dans le cadre d’un accord signé le 11 janvier par la CFDT, la CGC et la CFTC, cette nouvelle attaque contre le droit du travail, qu’Hollande s’apprête à soumettre aux votes des députés, est un projet de loi scélérat, dite de « sécurisation de l’emploi », mais dont le seul but est de permettre au patronat, aujourd’hui plus facilement qu’hier, de licencier, d’imposer des baisses de salaires et la flexibilité des horaires aux travailleurs.
Partant de là, il va de soi que pour les travailleurs de Martinique, une fois cette loi votée, les solutions aux problèmes seront sans doute plus difficiles ici qu’ailleurs.
Ce que le projet de loi ambitionne, c’est de dépotiolé plus encore les droits acquis par les travailleurs depuis plus de trente ans, et cela, en faveur du patronat et du contexte d’un marché du travail où se déploie une guerre de tous les instants contre tout ce que les travailleurs ont pu obtenir par leurs luttes, leur sueur, leurs souffrances et le sang versé.
Ce projet de loi, selon les mots du Président de la République, qui prétend : « mobiliser les forces vives de notre pays vers des solutions nouvelles pour l’emploi », n’est en fait que l’illustration des mauvais coups qui sont depuis quelques années déjà portés aux droits des travailleurs.
A l’examen de ce projet de loi, on observe rapidement que sur les 18 articles qu’il comporte, seuls 3 d’entre eux (articles 1, 5, 7) pourraient présenter quelque aspect favorable aux salariés, mais tous les autres sont rédigés dans l’intérêt du patronat.
Que cela soit le chapitre : les accords maintien dans l’emploi, ou les accords mobilité interne ou le nouveau temps partiel ou encore les licenciements économiques collectifs, globalement, la motivation centrale de la loi c’est de : faciliter la dérogation aux accords ou aux droits acquis, licencier sans motif, remettre en cause le délai de prescription protégeant les réparations en faveur des salariés, réduire les délais de procédure dans le cas des licenciements collectifs, écarter l’intervention de la juridiction prud’homale, conforter la précarité des contrat CDD, imposer de nouvelles formes de durée du travail et soumettre la mobilité du salarié aux seuls intérêts de l’entreprise.
Jugez-en par les intentions qui y sont déclarées, deux exemples dans le texte :
-Dans l’intérêt de l’entreprise, celle-ci s’engagera à maintenir l’emploi, pour passer une période difficile et pour augmenter la productivité, augmenter le temps de travail et/ou baisser les salaires en concluant des accords d’entreprises qui portent atteinte au contrat de travail.
Mais en cas de refus du salarié, la rupture de son contrat de travail qui en résulte s’analysera en un licenciement économique. L’entreprise sera exonérée de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d’un licenciement collectif pour motif économique.
-Dans l’intérêt de l’entreprise sera pratiquée une mobilité interne, celle-ci s’entend notamment par des changements de poste ou de lieux de travail au sein de la même entreprise dans le cadre de la négociation.
Tel que rédigé dans l’accord national, il suffira à l’employeur de signer un accord minoritaire pour qu’il se permette d’envoyer un salarié à l’autre bout du monde, et en cas de refus de ce dernier, le licencier, sans que cela puisse être apprécié en un licenciement économique.
 
Et en Martinique la conséquence est la même, sinon pire. Car pour les travailleurs en Martinique, même en considérant les 3 articles d’apparences favorables aux salariés, même les plus optimistes ne devraient pas imaginer les voir appliquer !
Concernant l’article 1 : la Généralisation de la couverture complémentaire des frais de santé : il ne pourra être mise en œuvre que très difficilement, du seul fait que la loi reporte son application à des négociations dans les branches ou dans entreprises, niveau de négociation qui n’existe pas en Martinique !
Concernant l’article 5 : Création d’un compte personnel de formation : d’une part très peu d’entreprises sont adhérentes aux organismes collecteurs paritaires agréés OPCA (Opcalia, Agéfos, Fafséa), de plus la mise en place du compte reste conditionnée à un accord sur ses modalités de financement entre les partenaires sociaux, la Région et l’Etat. Sans être grand grec, on peut considérer que l’absence quasi totale de relations sociales sur le  niveau territoriale réduit à néant toute mise en œuvre.
Concernant l’article 7 : Création d’un droit à une période de mobilité volontaire sécurisée : d’une part, la demande de mobilité du salarié est mise en œuvre par accord entre l’employeur et le salarié (pari qui n’est jamais gagné d’avance en Martinique), mais surtout, cette possibilité de mobilité n’est possible que pour les salariés des entreprises d’un seuil d’effectif de plus de 300 salariés. Quand on ramène cette possibilité au tissu des entreprises en Martinique, sur 26.343 entreprises (source Insee) seuls 70 entreprises sont répertoriées avec un seuil d’effectif allant au-delà de 250 salariés ! Autant dire que pour les travailleurs Martiniquais, cette loi c’est la double peine car pour ce qui dans la loi leur paraissait favorable, du coup, est loin d’être le cas !
 
Alors oui en Martinique, attendons-nous au pire sinon luttons pour ne pas trop subir, car comme en France, c’est bien du fait que le droit du travail devient de plus en plus virtuel, que les employeurs se croient de plus en plus autorisés de trop souvent s’en affranchir.
 
Récemment, des réformes ont produit des effets dévastateurs sur la législation de la durée du travail, puis c’est la rafale de la loi dite Fillon du 4 mai 2004 qui a balayé le principe fondamental de la hiérarchie des normes, et ensuite le tout dernier coup dans les mémoires est celui de la loi dite Warsman du 24 mars 2012 qui permet aujourd’hui qu’un accord collectif remette en cause les avantage acquis du contrat de travail.
Ce nouvel accord est à mettre au compte d’un véritable arsenal alimenté de ces coups de boutoirs répétés du patronat, pour qu’en définitive soient bien protégés les intérêts de tous ceux qui vivent grassement du travail salarié.
Alors la CGTM invite les travailleurs eux aussi, à s’occuper de leurs intérêts, pour que sans faiblir, ils mettent en œuvre les moyens, de leur propre offensive et soient en mesure de préserver ce qui peut l’être encore.

FDF le 25-02-2013
 

TéléchargerAvant projet de loi
Taille : 282 ko - Dernières modifications : 25/02/2013
 
Accord se sécurisation de l'emploi


Des pesticides dans les cheveux des salariés viticoles et des riverains des vignes

Alors que le salon de l’Agriculture va ouvrir ses portes le 23 février, l’association d’information sur les risques sanitaires liés aux pesticides Générations Futures, lance un pavé dans la mare en publiant les résultats d’une enquête inédite.
 
Entre mi-octobre et mi-novembre 2012, elle a fait analysé les mèches de cheveux de 15 salariés viticoles du bordelais (qui travaille dans les vignes mais qui ne pulvérise pas de pesticides), 5 riverains habitant près des vignobles et 5 témoins vivant loin des vignes.
 
Conclusion : tous les salariés viticoles ont des résidus de pesticides dans la chevelure, 11 fois plus en moyenne que chez les non professionnels. Chez 4 des 15 salariés testés, on retrouve la trace de dix pesticides différents. Il ne fait pas bon, non plus, vivre à moins de 250 mètres des vignes : en effet, les riverains ont 5 fois plus de pesticides dans leurs cheveux que les gens qui habitent en ville.
 
"L’analyse de cheveu est probante, commente Vincent Peynet, du laboratoire Kuduzyu Science qui a réalisé les tests. Cette technique est utilisée en médecine légale pour la recherche de consommation de stupéfiants ou d’alcool. Quand on a des traces de pesticides dans les cheveux, cela veut dire qu’ils sont passés à un moment ou un autre par l’organisme".
 
45% des molécules cancérigènes possibles
 
Selon Générations Futures, 45% des molécules retrouvées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux USA et 36% sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens.
 
« Notre enquête a ses limites compte tenu du nombre restreint de volontaires testés et demande à être confirmée par d’autres études scientifiques, affirme François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. Néanmoins, on a toutes les raisons de croire qu’elle est représentative de l’exposition des salariés viticoles et des proches riverains et que ce serait pareil dans une autre région ».
 
La France est le pays européen qui utilise le plus de pesticides (62 700 tonnes en 2011), et le troisième au monde. Le plan Ecophyto lancé en 2008 suite au Grenelle de l’Environnement prévoyait une réduction de moitié de ces substances chimiques en dix ans ainsi que l’exclusion des plus dangereuses. L’objectif est loin d’être atteint, c’est même l’inverse qui se passe puisque la consommation de pesticides entre 2009 et 2011 a augmenté de 2,7%.
 
Il faut retirer les plus dangereux du marché
 
Globalement en meilleure santé que la population générale selon l’enquête Agrican, les agriculteurs développeraient cependant plus fréquemment des cancers particuliers (lymphomes, tumeurs de la vessie, du cerveau...) et des maladies neurodégénératives de type Parkinson qui pourraient être liés aux pesticides.
 
« Quand on baigne dans une soupe de perturbateurs endocriniens pendant 20 à 30 ans comme c’est le cas pour les agriculteurs et les viticulteurs, on a plus de risques que les autres, souligne François Veillerette. Il est urgent de retirer les produits à risques du marché qui sont considérés cancérigènes possibles sur l’animal et de développer des alternatives aux pesticides. Qu’est-ce qu’on attend ? ».



Que se passe-t-il à l’AFPA Martinique ?

La situation actuelle de l’AFPAM est suffisamment grave pour que nous devions vous alerter. En effet deux points d’importance risquent d’éclabousser notre Institution : le premier, concerne le pôle TCHR et le second le pôle de DILLON.
Alors que le pôle TCHR est reconnu pour le travail effectué par ses équipes techniques et pédagogiques, ainsi que le taux d’insertion de ses bénéficiaires, depuis plus de 10 ans, celui-ci souffre de déficits financiers chroniques (dixit la direction : « déficits structurels ») et d’attitude directoriale autocratique…menaçant notre outil de travail et ceci malgré nos alertes.
Dès le courant 2012, la déclivité de la pente s’est accentuée et en ce début 2013 le travail de destruction a atteint son but, car notre outil de travail n’existe quasiment plus. Nous n’avons plus d’espace pour accueillir nos stagiaires, nos ateliers sont inutilisables pour effectuer les missions qui nous sont confiées et ceci du jour au lendemain. Nos réclamations sont éludées.
Bravo à nos Responsables qui ont sacrifié sur l’hôtel de leur appétit de pouvoir et de leur ambition propres l’avenir d’une partie de la formation professionnelle et par voie de conséquence aussi bien le personnel que la population de candidats et de bénéficiaires.
Remarquez que le modèle véhiculé dans l’Association depuis quelques années n’est pas reluisant. Outre un favoritisme impudent, ce ne sont qu’escroqueries, falsifications, détournements et mensonges non sanctionnés, voire récompensés de façon éhontée.
 
Nous vivons d’ailleurs actuellement un modèle du genre dans toute sa splendeur :
La Directrice du pôle de DILLON malgré les preuves d’écriture de faux documents, d’abus de confiance, est soutenue par une équipe de salariés. Au Conseil d’Administration, ils ont du mal à se décider à sanctionner ces manquements graves. Il faut reconnaître que certains des réticents, tant parmi les salariés qu’au sein du Conseil d’Administration, ont profité des dérives et des largesses illégales mises en place par ce Cadre ; et ceux qui n’allaient pas dans son sens étaient mis en quarantaine. D’ailleurs, certains membres du CA complices, abusant de leur pouvoir mettaient en difficulté les salariés ou représentant du Personnel qui osaient dénoncer officiellement ces agissements.
Cependant, tous ces faits ont déjà et auront des conséquences sociales graves. Ils ont été le socle d’une grande partie des difficultés financières.
AUSSI, CAMARADES et COLLEGUES,  N’ACCEPTONS PAS :
Que notre outil de travail soit ainsi mis en danger. Il s’agit non seulement de nous, salariés, qui risquons de pointer au chômage, mais également des bénéficiaires de formation  qui ne trouveront pas de réponse à des situations souvent bien difficiles !
D’être le paillasson des médiocres ambitieux !
Que les escrocs de tout acabit continuent leur œuvre de destruction, sans être inquiétés !
Que s’accélère la dégradation de la réputation de l’AFPAM !
Nous devons  surtout refuser de sombrer dans la malhonnêteté !
N’oublions pas notre rôle éminemment social qui lie directement nos intérêts avec l’avenir de la population salariée de la MARTINIQUE.
 
LA REACTION DOIT ETRE IMMEDIATE ! TOUS LES RESPONSABLES D’AGISSEMENTS FRAUDULEUX DOIVENT ETRE SANCTIONNES  ET ELOIGNES DE L’ASSOCIATION !

Pas de fichierLES MALHONNETES, DEHORS !!
Pas de fichierCourrier du 30-01-2013 au président


Les travailleurs des hôtels gérés par la SEMAVIL se tiennent sur leur garde !

L’abcès, qui est depuis plusieurs mois, le signe de la gestion calamiteuse des hôtels du Diamond Rock et du Club des Trois Ilets est aujourd’hui mis au banc du tribunal qui entend le crever.
En tout cas c’était l’objet d’une audience qui n’a pas pu se tenir le 6 février (reportée à la séance au 12 mars prochain). En effet, c’est le tribunal de commerce de Fort de France qui devait examiner ce jour là le dossier des hôtels gérés par la Société Mixte et d'Aménagement de la ville du Lamentin, n’a pas pu le faire et pour cause, les principaux représentants de la SEMAVIL étant absents
Il faut se rappeler que depuis plusieurs mois déjà, les salariés de ces deux structures hôtelières n’ont jamais cessé de dire leurs inquiétudes, tant il est vrai que chaque fois qu’arrive la fin du mois, c’est pour eux le parcours du combattant pour obtenir le paiement de leur salaire.
De plus la dégradation de leurs conditions de travail se voit jour après jour, du fait que la rénovation de ces structures vieillissantes est sans cesse reportée depuis un an déjà.
D’ailleurs, certains salariés du Club des 3 Ilets ont déjà fait savoir à l’employeur que du fait de l’absence de clôture et d’agent de sécurité sur le site, à plusieurs reprises ils se sont trouvés confrontés à des pilleurs qui vont et qui viennent à leur guise dans la résidence. Et ce, dans les chambres ou dans les cuisines, emportant le butin qui leur tombe sous la main. Ces salariés disent que devant ces intrusions, ils ne doivent leur salut qu’en fermant les yeux sur les exactions commises.
Aujourd’hui, abandonnant l’idée de poursuivre l’activité, la SEMAVIL semble vouloir passer la main à un repreneur plutôt que de mettre les hôtels en liquidation. Mais ce qui semble être pour l’instant un obstacle pour la continuation de l’activité, même reprise, c’est la vétusté des bâtiments, car des travaux de restauration sont à effectuer en urgence pour satisfaire à des impératifs sanitaires de base.
Et c’est là tout le problème, puisqu’aucun repreneur ne semble vouloir investir pour la rénovation des hôtels. De plus la SEMAVIL entretien une dette sociale et fiscale d’un montant de 2 millions d’euros, sans oublier les 12 mois de loyers impayés au propriétaire du bien (Diamond-Rock).
Mais dans ce capharnaüm que constitue le désastre des hôtels, les plus menacés dans l’affaire, fermeture des hôtels ou pas, ce sont les salariés.
Des réunions se tiennent avec les « croque-morts » de la pré liquidation : Pôle emploi, la Sécurité Sociale, la Région, Opcalia, et une structure de reclassement, soi-disant pour trouver une issue et un avenir à ces hôtels, mais c’est l’hypothèse du découpage du cadavre, avec dans l’ombre les prédateurs traditionnels prêts à intervenir, semble être la plus vraisemblable.
D’ailleurs il se dit qu’un plan de restructuration est déjà dans les tuyaux, cela, sans qu’aucune information ne soit donnée aux salariés ni à leurs représentants. Informés du bruit qui cour, les représentants du personnel du Club des 3 Ilets, après une assemblée générale du personnel ont demandé une rencontre à l’inspection du travail et dans la foulée une réunion officielle à l’employeur. Il s’agit pour eux de connaitre la vérité et de se préparer à toute éventualité pour ne pas faire les frais de la gabegie des patrons.

10-02-2013
 



Déclaration de la fédération des organismes sociaux-CGT

Ministère des Affaires Sociales
Réunion du 7 février 2013 à 10h30.
 
Nous avons été reçus avec l’ensemble des fédérations par :
Agathe DENECHERE, Conseillère technique,
François GODINEAU, Adjoint au Directeur de la Sécurité Sociale,
Madame GALLET de la Direction de la Sécurité Sociale.
 
La réunion qui a duré une heure trente, a permis d’exposer à la représentante de Marisol TOURAINE la plateforme revendicative interfédérale (voir appel du 18 décembre 2012).
 
Il ressort très clairement de l’échange que le Ministère est bien à l’origine du blocage de l’augmentation de la valeur du point.
C’est aussi le Ministère qui par le non agrément du protocole signé par l’UCANSS et la totalité des organisations syndicales, nous refuse l’augmentation du ticket restaurant !
S’il nous a été précisé que le Ministère était favorable à une négociation de la classification (tel que prévu dans le code du travail !), elle doit se faire dans les cadre budgétaire actuel.
Pas de modification pour la RMPP et c’est la continuité pour les suppressions d’emplois puisqu’on nous renvoie aux COG.
 
La Fédération CGT a informé le Ministère que considérant que le blocage de l’augmentation des salaires est bien de leur responsabilité, nous mobiliserons le personnel non plus vers l’UCANSS mais vers le Ministère et le gouvernement.
 
Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux



Les élections des membres de la Chambre d’Agriculture de Martinique : la CGTM première organisation syndicale !


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Les élections à la Chambre d’Agriculture ont donné leur verdict. C’est très tard dans la nuit du mercredi, jour de dépouillement, que les urnes ont livré les résultats.
La faible participation des ouvriers au vote (16,82%), si elle fait jaser, elle n’est pas sans explication. Il est évident que ce n’est pas là le signe d’une aversion des salariés pour la désignation de leurs représentants à la Chambre.
Il faut plutôt analyser cette défection à l’aune de la défaillance de la préparation et de l’organisation du vote dont la charge était confiée aux acteurs que sont la Chambre d’Agriculture et la Préfecture de la Martinique.
Ainsi, aucune publicité n’a été faite sur l’avis annonçant la révision des listes électorales, alors que la date limite d’affichage se situait avant le 1er juillet 2012. Cette opération avait été placée sous la responsabilité du Préfet par la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055 du 28 juin 2012.
Les maires quant à eux qui avaient la charge du contrôle et de l’affichage des listes électorales provisoires, (rapprochement des listes électorales provisoires, des listes électorales établies pour les élections générales) n’ont fait valoir aucunes anomalies concernant l’inscription des personnes, alors que lors du dépouillement des centaines de bulletins ont été rejetés du fait d’anomalies d’adresses.
Le directeur de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DAAF), qui sous l’autorité du Préfet, à la charge de la commission d’organisation des opérations électorales, n’a pas respecté la prescription de la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055, qui contraignait l’expédition, dans une même enveloppe fermée, une circulaire et un bulletin de vote de chaque liste à tous les électeurs concernés ainsi que les instruments nécessaires au vote par correspondance, au plus tard 10 jours avant la date de clôture du scrutin (le 31 janvier) n’a pas été respecté puisque bon nombre d’ouvriers n’ayant pas reçu ces documents, n’ont pas pu voter.
La chambre d’agriculture à qui a été confiée l’exécution des tâches matérielles et notamment les travaux de mise sous plis, d’affranchissement et de remise des enveloppes au bureau de poste, est directement responsable des incidents liés à l’expédition du matériel de vote aux ouvriers (insuffisance de main d’œuvre, délais trop courts etc..).
D’ailleurs comment interpréter la forte participation (25,11%) des chefs d’exploitations et assimilés (1er collège), sinon par la planification des taches d’expédition ordonnée par la Chambre elle-même, qui a vraisemblablement octroyée une préférence à cette catégorie de votant à la Chambre d’Agriculture ?
Mais tout cela était prévisible, car la CGTM avait déjà tiré la sonnette d’alarme et avait saisi la commission des opérations électorales sur les fausses notes du déroulement des opérations, bien avant l’échéance du 31. D’ailleurs c’est après nos observations que la Préfecture a mis rapidement en place (avouant au passage sa défaillance) la possibilité pour les salariés que soit retirée le matériel de vote qui leur est destiné, en se présentant à la préfecture au bureau des élections avec une pièce d'identité.
Mais dans le même temps, personne n’a mesuré les conséquences pour un salarié, même armé de sa meilleure volonté, de quitter son exploitation de Basse Pointe ou Sainte-Marie pour se rendre en Préfecture (autorisation d’absence, salaire, frais de déplacement…). C’était donc peine perdue !
En fait, ce qui est frappant c’est d’observer que c’est le même scénario qui s’est répété lors des élections de représentativité des organisations syndicales de salariés dans les très petites entreprises (TPE), du mois dernier.
Ainsi la véritable leçon de ces élections est, c’est peut-être parce que ces résultats d’élections permettent de déterminer la représentativité des organisations syndicales pour la profession agricole, que tout ce beau monde patrons et administration confondus affichent leur mépris de voir les ouvriers s’organiser et décider pleinement du choix de leurs représentants ?
En agissant ainsi, ils cherchent d'une part à amoindrir la signification du vote et d’autre part, ils manifestent leur volonté de se retrouver à la Chambre « entre amis » et de pouvoir continuer à décider des choix pour l’agriculture en Martinique en utilisant les prérogatives de la chambre d'agriculture pour imposer leurs choix et satisfaire leurs intérêts égoïstes et capitalistes. Et ceci, sans que s’exprime de voix légitime pour assurer la défense de la protection de la santé des ouvriers agricoles ni non plus, sur le fonctionnement de la production, un approvisionnement stable des populations en produits agricoles et alimentaires à des prix socialement acceptables.
C’est pour ces raisons qu’ en consacrant une fois de plus le Syndicat CGTM des ouvriers Agricoles de Martinique à la première place des syndicats représentatifs à la Chambre, les ouvriers agricoles déclarent avoir d’autres intérêts que ceux des patrons et qu’ils entendent fonder leurs espérances dans les combats qu’ils engageront pour la défense de leurs droits et des intérêts du monde des ouvriers agricoles.
 
Résultat du vote :
CGTM:                 52,50%                 3 élus
UGTM:                 33,25%                 1 élu
CGTM-FSM :      11,25%                                0 élu

09-02-2013
 
 



La réunion de l’observatoire sur les prix, un simulacre qui ne dissipera pas la réalité !

Selon toute vraisemblance, la vie moins chère en Martinique, ce n’est certainement pas pour demain. Et toutes les lois Lurel ou plénières de l’observatoire n’y changeront rien soyons en convaincu.
A sa dernière réunion tenue le 15 janvier en préfecture, l’Observatoire avait à charge de donner son avis sur l’évolution des prix et sur la constitution d’une liste de produits de consommation courante comportant 100 articles de 17 familles de produits.
La chose fut toute simple, car d’évidence le sujet n’avait pas l’allure d’une énigme et pas d’avantage d’un mystère, tant il est vrai que l’évidence de la flambée des prix des produits de consommation courante a franchi des paliers jusque là inconnus.
Bien que l’évolution des pourcentages des indices annoncées sont toujours contestables (cherchez à comprendre les arcanes employées par les méthodologues et vous verrez), c’est pourtant une évolution globale de +2,6% qui fut annoncée pour l’année 2011.
Les hausses annuelles furent encore plus fortes entre 2011 et 2012 et elles tinrent pour origine : Les produits frais, plus chers de + 7 % en 2012 alors qu’en 2011 ils avaient baissé de 1,8 %. Les produits pétroliers, plus chers de + 6,5 % en 2012 après deux très fortes augmentations en 2011 (+ 11,9 %) et surtout 2012 (+ 15,9 %). Le tabac, plus cher de + 5,7 % et sans surprise, ce sont donc les postes alimentation (+ 4,3 %) et énergie (+ 5,6 %) qui affectent le plus fortement le budget des ménages en 2012.
Si l’on en croit l’IMSEP (Institut Martiniquais de Statistique et d'Evaluation des Politiques Publiques) , en remontant un peu plus loin les chiffres de l’évolution du cout de la vie deviennent astronomiques :l’alimentation qui augmente de + 16,2 % par rapport à 2005, et en particulier les produits frais (+ 5,4 % par rapport à 2009) . L’énergie, plus chère de + 32,4 % par rapport à 2005, les produits pétroliers ayant pour leur part augmenté de + 41,9 % depuis 2009. Les loyerset services rattachés au logement qui ont augmenté de + 20,9 % par rapport à 2005.
Bien entendu ces chiffres ne sont que des indications générales étant observées que le coût de ces produits est beaucoup plus conséquent pour les ménages à faibles revenus, tels que les chômeurs ou les retraités. La démonstration étant faite que plus de 50% de leur revenus se dépense dans l’alimentaire, le transport et le loyer, là où précisément les prix double en moyenne.
La réalité est là et cette réunion aura au moins servi, aux nombreuses associations ou syndicats de salariés d’occasion pour rappeler leurs remarques et dénoncer le fait que rien n’a été mis en place pour bloquer la marche en avant fulgurante des prix, rien ou presque sur le respect des prix BCBA obtenu en février 2009, rien et trois fois rien sur le fait que l’observatoire n’a travaillé jusqu’ici que sur la question des prix alors que le principal corolaire à la vie chère c’est la question du chômage, des bas salaires et des trop modestes revenus de remplacements !
D’ailleurs comment aborder la question de la vie chère en occultant le prix des loyers, du transport, de l’eau ou du carburant. L’idée d’une véritable autorité locale de régulation sous le contrôle renforcé des associations d’usagers ou de consommateurs a été largement évoquée par la CGTM.
Chacun comprendra, que pour enrayer la machine infernale de la hausse des prix aucun « observatoire » ne sera compétent. Mais s’il ne faut rien attendre de l’observatoire des prix pour que diminue le cout de la vie, par contre gageons qu’en se disqualifiant, il aura au moins servi à décourager les illusions de ceux qui hier encore croyaient aux  vertus des lois.



SE TRAVAY NOU LE

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables, et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. »   Article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme  (1948)
 
        Le 28 novembre 2012, ont été publiées les données statistiques du POLE EMPLOI MARTINIQUE sur la situation de l’emploi dans notre pays,  basés sur le nombre des demandeurs d’emploi inscrits au Pôle emploi Martinique fin octobre 2012. Ils nous donnent la photographie la plus récente sur l’emploi et donc sur le chômage en Martinique.
 
       Le Pôle Emploi  classe  en cinq  catégories. Seuls sont chômeurs ceux qui appartiennent aux catégories A, B, C. La catégorie A regroupe ceux qui n’ont aucune activité professionnelle, la catégorie B, ceux qui ont eu le mois précédent une activité réduite courte , égale ou inférieure à 78 heures, la catégorie C , ceux qui ont eu durant le même mois une activité réduite longue égale ou supérieur à 78 heures .  Les uns et les autres n’exercent aucune activité professionnelle continue et ils sont tous à la recherche d’un emploi. Ce sont des chômeurs
 
        Mais ces chiffres  ne sont pas vraiment  ceux du chômage réel : Tous les chômeurs ne sont pas inscrits au Pôle Emploi  et les inscrits au Pôle Emploi ne sont pas tous des chômeurs, il y a ceux qui ont un emploi et veulent en changer et ceux qui n’ont pas d’emploi mais ne sont pas « immédiatement disponibles ». Il y a aussi ceux qui, découragés, ne font plus de démarches pour rechercher un emploi  pensant qu’ils n’ont aucune chance d’en trouver un .
 
      La lecture de ces données révèle une fois de plus la situation catastrophique de l’emploi chez nous. 
 
      1) Le nombre des chômeurs continue à augmenter. De  la fin de septembre à la fin d’octobre 2012 : pour la catégorie A, l’augmentation  des demandeurs d’emploi est   de 0.3%, soit 2.8% sur un an Leur nombre s’élève à  43 076.
 Si on y ajoute les demandeurs de catégorie B et C, – leur nombre est égal à  50556. Ce qui constitue une augmentation de 3.8% sur l’année  précédente. .
  Signalons que, d’après l’INSEE, le taux de chômage en Martinique, s’élève à 21 % au deuxième trimestre 2012, soit plus du double du pourcentage calculé pour la France…
 
      2) Les chômeuses sont plus nombreuses que les chômeurs .Il y a plus de femmes demandeuses d’emploi des catégories  A,B, et C . Leur nombre a augmenté : de 0.9% au cours du mois d’octobre soit 2.8% sur un an  Celui des hommes a diminué de 0.1% . ,( même si sur l’année, l’augmentation est de  5.4%) .
L’INSEE confirme   cette tendance : le taux de chômage des femmes  en Martinique est de: 22.6%. Celui des hommes est de 19.2%.           (2ème trimestre 2012).
 
     3) : Les jeunes de moins de 25 ans sont les plus défavorisés.  Le nombre de ces jeunes demandeurs d’emploi de la catégorie A  a augmenté au mois d’octobre de 1.7 % , soit de 3.1 %  sur l’année; pour les catégories A ,B ,C  l’augmentation est de 2.2 % -  4% sur l’ année .
Les données de l’INSEE indiquent pour le deuxième trimestre 2012, un taux de chômage de 47 % des jeunes de moins de 30 ans …
 
     4 ) . Les travailleurs  âgés sont eux aussi défavorisés. Les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus de la catégorie A  s’est accrue de 1.2 % durant le mois d’octobre, et de 13 % dans l’année . Pour l’ensemble des catégories A,B et C , l’augmentation est de 1.4 % et sur l’année qui précède de 14.3 % !!!
 
    5 ). Dans les classes d’âge intermédiaires, il y aurait une légère diminution du chômage  entre la fin septembre et la fin octobre : le nombre des demandeurs d’emploi âgés de 25 à 49 ans diminue dans la catégorie A  de 0.4 % par rapport à la fin septembre ,. Pour les catégories A, B et C , ce nombre diminue de 0.9 % . Mais sur l’année, leur nombre augmente respectivement de 0,6% et de 0,4%.
 
    6 ) :  Le nombre des demandeurs d’emploi de longue durée ( un an et plus) augmente régulièrement . Pour l’année 2012 il a augmenté de 4,7 %.
 
 
    En conclusion, on peut dire que,  dans l’ensemble,  le nombre des demandeurs d’emploi est en augmentation sur l’année qui va d’octobre 2011 à octobre 2012,  pour les trois catégories.
 
     Les chiffres de l’INSEE confirment cette augmentation d’année en année. Le taux de chômage  s’élevait  au  deuxième trimestre 2012 à  21.02 %.  Au deuxième trimestre 2011, il était de 20.8 %.
 
 
   Des chiffres.  Il ne faut pas oublier que,  derrière ces chiffres, il y a une réalité humaine très concrète.  Elle a pour nom  PAUVRETE, PRECARITE, EXCLUSION. Nous en sommes tous les jours témoins, et aussi victimes. Une menace pour tous les travailleurs soumis aux caprices du profit à tout prix.
 
.     On dit que  le travail est un droit,  Ie droit de « gagner sa vie ».
 
      Que gagne le chômeur ?
 
      Indemnités, RMI ou autre RSA, des aumônes qui permettent de mal survivre.
 
      Un temps dit « libre », qui ne permet  de faire aucun véritable projet de vie. Attente vaine. Jobs sans lendemain. Parfois même la rue,  quand on a renoncé, qu’on est découragé, qu’on ne cherche plus.
 
      Le mépris,  parfois, de ceux qui travaillent. N’accuse-t-on pas les chômeurs   d’être  payés à ne rien faire ?
 
     Perdre  la dignité et la fierté  que donne le travail, l’exercice d’une activité professionnelle même  si on est exploité, même si sa valeur de producteur de richesse n’est pas reconnue ? Même si le salaire est misérable…
 
    Et puis,  que dire  à l’enfant à qui on a répété « Quel métier veux-tu faire quand tu seras grand ? », « Si tu travailles bien à l’école tu auras une bon emploi » …
 
    Que dire  aux jeunes qui préfèrent dealer que d’aller en classe, quand les grandes sœurs et les grands frères  qualifiés, parfois même hautement diplômés traînent de petits boulots en stages mal rémunérés.
 
   Que dire à ceux qui  ne cherchent qu’à obtenir de l’argent  par tous les moyens, licites ou non, violents ou non, parce que pour beaucoup c’est à l’argent dépensé que se mesure la valeur de tout, choses et gens ?
 
   Leur dire que l’ordre social injuste  dans lequel nous vivons,  qui condamne au chômage une grande partie des Martiniquais  n’est pas normal ;  nous ne devons pas nous en accommoder.
     



La participation des salariés de l’agriculture, de la pêche et de la forêt au scrutin du 31, est sapée par la mauvaise organisation de l’élection!

Tout comme les élections de représentativité dans les très petites entreprises (TPE), du mois dernier, le fiasco semble se reproduire pour les élections concernant l’agriculture, la pêche et la forêt.
La participation des salariés s’annonce maigre car nombre d’entre eux n’ont toujours pas reçu les documents de vote à leur adresse, alors que l’opération de vote sera clos le 31 janvier. Il faut rappeler que c’est un vote qui se déroule par correspondance et que sans bulletin ou sans enveloppe, le travailleur ne pourra faire de choix.
La faute de ces fausses notes est-elle à mettre au compte du facteur chargé de la distribution du courrier ? Certainement pas !
L’organisation des élections est attribuée à la préfecture, qui porte seule la responsabilité des nombreuses défaillances non traitées par cette autorité. L’organisation a voulu que la Préfecture ait seule en charge la responsabilité de l’opération. Mais là aussi une élection qui concernent plus de 5000 salariés se déroule sans aucune communication, sans aucune campagne médiatique, alors vu sous cet angle-là, il ne s’agit sans doute pas d’erreurs mais certainement d’une volonté de faire capoter cette élection.
Une fois de plus, la CGTM déplore ces nombreux couacs dans l’organisation du vote, et puisque c’est l’Etat qui a brouillé les pistes quant à son manque d’implication dans l’organisation de l’élection, la CGTM n’écarte donc pas la possibilité de former un recours s’il s’avère que les travailleurs n’aient pas pu s’exprimer de manière majoritaire.
Verdict le 8 février en préfecture, là les urnes diront leur vérité.



Le Medef plus vorace que jamais n’a rien cédé et a tout obtenu!

L’accord signé par la CFDT, CGC, CFTC, selon tous les commentaires, est un accord régressif qui remet en cause le contrat de travail à durée indéterminé et tout le reste. C’est de plus, contrairement aux allégations du patronat un accord qui ne fera pas un seul chômeur en moins.
De là voir comme le fait le gouvernement un "succès du dialogue social" si ce n’est de l’humour, ça lui ressemble.
D’ailleurs, Bernard TIBAULT ironiquement évoquait à propos du projet patronal : "Et pourquoi pas travailler gratuitement aussi ?" Puis : « Mais pourquoi lesévolutions s'illustrent par une précarité accrue pour les salariés’ ?
Et il se disait "pessimiste" sur l'issue de ce processus engagé depuis le 4 octobre 2012. Ceci, tellement il lui paraissait que ce texte n’était pas « signable » et que  l’issue vers un désaccord était prévisible car les négociations étaient rendues trop difficiles du fait de la posture d’un patronat inflexible et arrogant.
Là ou CFDT juge l'accord "ambitieux", laCGT et FO dénoncent un "accord inacceptable" qui "accroît la flexibilité, la précarité et les libertés de licencier pour l'employeur" !
Bien entendu, le texte signé par la CFDT et la CFE-CGC ne pourra entrer en application si une majorité de syndicats s'y opposent. Or la CGT, FO et la CFTC, l’ont déjà déclarés, ils vont exercer leur droit d'opposition et réclamer de nouvelles négociations.
Ce texte en fait accorde aux entreprises la possibilité d'adapter les temps de travail en négociant des accords de compétitivité-emploi et des procédures de licenciement économique simplifiées, il permettra également que les embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) de jeunes de moins de 26 ans soient exonérées de cotisations patronales d'assurance-chômage. En somme tout ce que le Medef réclamait depuis des lustres sans jamais pouvoir l’obtenir !



Elections représentativité TPE: Le vote CGTM-Cgt a obtenu 24,28%, des suffrages exprimés : Les travailleurs des TPE ont répondu à l’appel de la CGTM !


Le résultat du scrutin de représentativité dans les très petites entreprises en Martiniq...ue a placé, le vote CGTM-Cgt avec 24,28% des suffrages exprimés, très largement en tête du scrutin.
Les salariés en Martinique ont donc confirmé avoir entendu l’appel de la CGTM, à se saisir du bulletin Cgt, pour exprimer leur volonté de ne pas accepter la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat et de voir changer leur situation.

Les résultats :
En Martinique, le vote CGTM Cgt a obtenu 24,28%, et arrive en tête. La CDMT avec 21,99% ; FO avec 13,97% ; la CSTM avec 13,86%; l’UGTM avec 8,25% ayant réalisés les 8% de suffrage exigé, sont les seules organisations reconnues représentatives en Martinique. Ce qui n’est pas le cas pour la CFDT, l’UNSA, la CFTC, le SMBEF, la CFE-CGC qui n’ont pas obtenu le pourcentage requis.
En France c’est toujours la Cgt qui arrive très largement en tête avec 29,54%, suivie par la CFDT (19,26 %) de FO (15,25 %), de l'UNSA (7,35 %), de la CFTC (6,53 %) et de Solidaires (4,75 %), tout cela sur fond d'une participation faible de 10,4 %.
Mais le vote terminé, il y a lieu de dénoncer la médiocre organisation de cette consultation par les pouvoirs publics. Le ministère du Travail s’est vraiment montré en dessous de tout. Et le fait que Michel Sapin le reconnaisse aujourd’hui, ne change rien à l’affaire.
Car la conséquence, est que des dizaines de milliers de salariés de Martinique et d’Outre-mer n’ont pas pu voter pour manifester leur opinion en choisissant plus massivement leur organisation syndicale du fait que les éléments de vote ne leurs sont jamais parvenus.
Ce fiasco de la participation nous permet de rappeler qu’une autre option pour la vérification de la représentativité existe pour les travailleurs en Martinique. C’est l’application de l’accord Droit syndical, Dialogue social et Condition de travail. Cet accord signé en février 2009, permet que soit organisé des élections non sur sigle comme modèle qui a été proposé, mais sur liste pour les travailleurs des TPE, ce qui enlèvera à l’élection une bonne par de confusion.
En tout cas, la CGTM remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur l’organisation Cgt et qui la place comme première organisation représentative. Forte de ce résultat, la CGTM agira dès demain pour que les travailleurs prennent toute leur place dans les mobilisations futures.
Fort de France, le 21 décembre 2012



Restitution des conférences économiques et sociales des outre-mer.

Trois tables rondes, trois ministres, trois quarts d’heure, et en trois coups de cuiller à pot, voilà résumé la Conférence économique des outre-mer !
Pour le falbala ministériel figuraient Jean-Marc Ayrault, Victorin Lurel et Georges Pau-Langevin et pour le reste des officiels apparents, il y avait les Préfets, les élus responsables des exécutifs des Régions, et le gratin des entreprises, le MEDEF en tête de gondole.
Durant ces trois quart d’heure, l’auditoire eu droit d’un coté à de longues diatribes, genres déclarations officielles de l’administration et de ses satellites, et de l’autre, concernant les chefs d’entreprises, la longue litanie des demandes d’aides et de subventions.
Ces derniers ne seront pas déçu puisqu’Ayrault va vite leur déclarer et d’un que le gouvernement mettra en place au 1er janvier un crédit d’impôt « pour la compétitivité et l’emploi », de deux, aux TPE qui ont des créances publiques, il va proposer un plan d’étalement des dettes sociales, ou encore « un dispositif de rachat des passifs et actifs publics ».
On aura compris que les vrais questions issues des mouvements sociaux de2009 n’étaient pas au programme ministériel, mais quoi de plus normal puisqu’elles n’étaient déjà pas présentes aux « conférences locales » ?
En somme dans la série, va voir las bas si j’y suis, les ministres savent y faire. Et dire que ce kokofiolo d’Ayrault n’est au poste de premier ministre que depuis peu…
 
16-12-2012
 



L’IFRTM lance ses activités : premier bilan.

L’Institut de Formation et Recherche sur le Travail de la Martinique a démarré ses activités de formation des acteurs sociaux (délégués syndicaux, DRH d’entreprise) par deux sessions qui se sont déroulées les 3, 4, 6 décembre et pour la seconde les 10, 11 et 13 décembre. De l’avis des participants, ce fut satisfaisant.
 
Le programme de formation portait sur le Thème : lanégociation collective : apprendre à préparer et conduire une négociation - maîtriser les principaux concepts et notions de la négociation. Ces sessions étaient animées par Christian THUDEROZ, Professeur INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon.
 
Pour ce qui est de la recette pédagogique, l’IRFTM a construit sa démarche formatrice sur la base d’un exposé du formateur, des exercices individuels et en groupe, des études de cas, des simulations et jeux de rôles, des extraits de films, des échanges et débats.
 
Jusque là, rien d’original, ce qui change dans la pratique de cet organisme à gestion paritaire (conseil d’administration composé de syndicats de salariés et d’organisations patronales), c’est son pari, qui consiste à faire une offre de formation, simultanément aux travailleurs et aux employeurs qui se confrontent lors des NAO d’entreprises ou de branches professionnelles.
L’hypothèse de l’IRFTM vise à penser qu’ainsi, les incompréhensions s’atténueront et de ce fait de nouveaux comportements vont, peut être, faciliter les négociations.
 
En tout cas l’avenir très proche le dira puisque les sessions ont affiché complet et que chacune des partie semble avoir tiré profit de ces savoirs faire,.
Gageons que très bientôt, l’année civile verra débuter les NAO, qu’avec leur savoir être, les dits acteurs passeront à des travaux pratiques fructueux.

16-12-2012
 



Report du Procès Régine DELPHIN soutien total à la camarade.

Le jeudi 13 décembre était prévu devant la cour d’appel de Tartenson le procès de la militante de l’UGTG Régine DELPHIN. Ce procès a été reporté au 7 février 2013, pour des raisons que nous ignorons.
Il est clair que la CGTM sera présent à ce prochain rendez vous de Tartenson et appellera ses membres et sympathisants à venir manifester tout leur soutien à Régine.
D’ailleurs c’est déjà le ton qui est donné dans certaines iles de la Caraïbe, car des motions sont parvenues à l’UGTG : d’Haïti, de la Dominique, de Trinidad and Tobago. C’est la preuve que le procès qui est fait à Régine en quelque part est vécu comme étant aussi leur procès.
Lè bab kanmarad ou ka brilé, rouzé ta-w !
Alors le 7 février prochain, soyez nombreux à amplifier la voix de celle qui, d’accusée, se fera accusatrice d’un système aux abois, à bout de souffle, qui n’existe aujourd’hui que par la seule répression en Guadeloupe et en Martinique.

Déclaration UGTG
Article du journal Médiapart


Première Conférence des ARACTs des Antilles et de Guyane.

Les ARACTs (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) de Martinique, Guadeloupe et Guyane ont organisé mardi 11 décembre 2012 en Martinique la première conférence du travail des Antilles et de la Guyane
Depuis leur création respective, c’est bien la première fois que se réunissent les conseils d’administration des aract de Martinique Guadeloupe et Guyane pour échanger sur la thématique : Qualité de vie au travail : innovation sociale et performances.
Cette conférence a été organisée, il faut le signaler, en partenariat avec les 3 Conseils Régionaux et le Conseil Général de la Martinique. L’objectif était de partager les expériences, les réflexions et innovations sur la qualité de vie au travail. En somme une mise en commun riche d'enseignements et d'opportunités.
Des diaporamas documentés ont été présentés aux participants pour partager la compréhension des différents thèmes mis à l’ordre du jour de cette conférence.
De l’avis des participants avoir réalisé cette rencontre, en soi, c’est déjà un exploit car réunir Guadeloupéen, Guyanais et Martiniquais, historiquement n’a jamais été chose facile. De plus au vue de matière de la rencontre, les questions du travail, rien à voir avec les traditionnelles rencontres sportives, chacun y a trouvé beaucoup d’intérêt, ce qui certainement ne manquera pas d’en appeler d’autres du même acabit !

16-12-2012



Bernard Thibault a rencontré la Garde des Sceaux

Le secrétaire général de la CGT a rencontré la ministre de la Justice Christiane Taubira, auprès de qui il a insisté sur un certain nombre de revendications comme l’accès gratuit à la justice prud’homale ou l’arrêt de "la criminalisation de l’action syndicale".
"J’ai sollicité et échangé avec la ministre sur tout ce qui a trait à la criminalisation de l’action syndicale. Une tendance qui n’est pas nouvelle, voire qui s’amplifie et qui consiste à envoyer des représentants syndicaux devant les tribunaux", a dit Bernard Thibault. Il a également "insisté pour qu’il y ait un examen et une décision de prise sur le fait que des syndicalistes puissent se retrouver dans le fichier ADN", citant en exemple le cas de Xavier Mathieu, syndicaliste de Continetal, condamné à une amende pour avoir refusé le prélèvement de son ADN."La ministre m’a dit qu’il y avait un travail en cours avec la Cnil", la Commission nationale de l’informatique et des libertés, "pour redéfinir les motifs pour lesquels les citoyens pourraient se retrouver dans ce fichier et revenir à l’objectif initial du législateur", a déclaré Bernard Thibault.
Quant à l’accès à la justice prud’homale, le secrétaire général de la CGT a plaidé "pour qu’on abroge les 35 euros de frais de justice pour ouvrir une procédure aux prud’hommes". "La ministre m’a rappelé un engagement récent de sa part disant qu’elle le supprimerait en 2014, mais c’est encore trop tard pour nous", a affirmé Bernard Thibault. Il a également alerté Christiane Taubira sur la position du patronat dans la négociation actuelle sur la sécurisation de l’emploi. "Le patronat souhaite alléger les peines susceptibles d’être infligées par un conseil des prud’hommes, ce qui pour nous est scandaleux. On n’imagine pas les criminels revendiquer une diminution des peines", a-t-il dit.
Il a également souhaité que le recours à des actions de groupe devant les tribunaux, qui devrait être la mesure-phare du projet de loi "Consommation" prévu pour 2013, soit aussi appliqué au travail."Ce qui veut dire que l’action d’un syndicat qui permet de faire reconnaître, par exemple qu’un type de contrat d’entreprise soit jugé abusif, qu’ensuite toutes les entreprises seraient contraintes de se mettre en conformité avec la loi. Cela ferait jurisprudence", a conclu le dirigeant de la CGT.

16-12-2012



"L’affaire de l'OJAM ".

L’apparition publique de l’OJAM (Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique) a eu lieu le 23 décembre 1962. Dans la nuit des 23 et 24 décembre 1962, les militants de cette organisation placardèrent les murs des bâtiments publics de Martinique avec un tract intitulé «La Martinique aux Martiniquais». Ce tract reprenait l’essentiel de leur Manifeste qui revendiquait un changement de statut pour la Martinique face aux promesses non tenues, à la situation économique et sociale dégradante et aux mesures répressives du pouvoir colonial.
L’organisation se constitua le 30 septembre 1962 avec un groupe de jeunes militants anticolonialistes de l’AGEM (association générale des étudiants martiniquais) et du PCM parti communiste martiniquais. Quelques semaines plus tard, à partir du 13 février 1963, dix huit jeunes de l’OJAM furent arrêtés, inculpés pour "complot et atteinte à l’intégrité du territoire national", et condamnés et incarcérés à la prison de la Santé à Paris. Ce fut le début de ce que l’histoire retiendra sous le nom de «l’affaire de l’OJAM». Ce fut également une période marquée par un colonialisme sans fard, avec son cortège de discriminations sociales et raciales ouvertes, de répression directe et sanglante contre tous ceux qui s'y opposaient : militants et particulièrement les travailleurs et la population pauvre.
Lire ci-dessous le Manifeste de l'OJAM

Manifeste de la Jeunesse de la Martinique


En Martinique, l’Etat n’a rien fait pour bien réussir le scrutin des TPE.

La participation des salariés au scrutin des élections de représentativité dans les très petites entreprises (TPE), qui a démarré le mercredi 28 novembre s’annonce famélique. Il est à parier que  les résultats qui seront dévoilés le 21 décembre viendront certainement confirmer cet avis de défaillance, par une très faible implication des salariés à ce vote.
Mais quelles sont les raisons ?
Pour bien comprendre cette statistique de la non-participation annoncée, il faut observer, que ce point de vue avait été inscrit, dès le départ, dans les gènes de cette première consultation par les organisateurs même du vote. En effet dans ses premières analyses, l’Etat pronostiquait une participation qui était au départ, de 10%, et puis on a pu constater que cette estimation avait ensuite fondue comme glace coco au soleil, pour ensuite aboutir à une évaluation de participation à…5%.
D’ailleurs, lors de la réunion de la commission des opérations de vote convoqué par la DIECCTE, la CGTM (et d’autres mandataires des organisations syndicales) a regretté qu’aucune disposition n’avait été envisagée pour qu’il y ait une publicité faisant la promotion de ce scrutin. Ceci, bien que la circulaire d’organisation des élections de la DGT, datée du 30 juillet, indiquait clairement qu’une stratégie de communication serait déclinée sur tous les supports média.
Mais rien n’a été fait, aucune visibilité des élections ni sur les ondes des radios, ni sur les écrans de télé. Aucune incitation au vote alors que l’Etat l’avait envisagé plusieurs semaines avant le déclanchement des opérations électorales du 28 novembre.
Cette même circulaire dans son article 2.6.2 concernant l’appui aux actions de communication régionale, envisageait la mise à disposition de crédit du programme 111, crédit délégué à l’aide à la négociation collective pour ladite campagne qui n’a jamais été mobilisé, car du côté de la DIECCTE  quant à ces crédits, c’était silence radio!
D’ailleurs d’autres incidents viennent s’ajouter à ces impers de l’administration du travail. Ceux-ci touchent à la distribution du matériel de vote. En effet de nombreux salariés bien inscrits sur la liste électorale, n’ont toujours pas ensuite reçu à leur domicile les documents de vote. C’est tout cela qui nous conduit à nous interroger sur les conséquences désastreuses des résultats de ce scrutin.
Du coté des entreprises, aucune disposition n’a été proposé, alors que le patronat ne cesse de proclamer (dans les colloques et conférences) les vertus du dialogue social. Faut-il leur rappeler que le dialogue social qu’il évoque, passe par la représentation des salariés et la reconnaissance de leurs organisations !
C’est cela la situation et c’est bien là que siège les raisons de l’invisibilité du vote. Il apparait comme un acte volontaire que, malgré toutes ces possibilités, rien n’a vraiment été fait pour faire connaitre et faire participer les salariés à ce scrutin nouveau !
Alors, comment ne pas remettre en cause l’impartialité du vote, dès lors que l’abstention liée à l’insignifiante participation, serait du fait même de l’organisateur défaillant ?
Alors oui, la CGTM déplore ces nombreux couacs dans l’organisation du vote, et puisque c’est l’Etat qui a brouillé les pistes quant à son manque d’implication dans  l’organisation de l’élection, la CGTM n’écarte donc pas la possibilité de réclamer une évaluation de la participation des salariés, en vue d’exiger l’allongement du vote, au-delà du délai du 17 décembre concernant le vote par correspondance.

01-12-2012



Des contrats d'avenir qui ne changeront rien !

1500 contrats d'avenir pour la Martinique, pour des dizaines de milliers de chômeurs, c’est donc ça le « Plan Hollande » pour «lutter contre le chômage des jeunes». Comme par dérision, ce plan arrive au moment où tous les indicateurs du chômage délivrés par Pôle emploi Martinique sont à la hausse : les personnes inscrites en catégories D et E sont à la hausse de +2,5 % .Les demandeurs inscrits en catégorie D est en accroissement de +4,4 % et les demandeurs inscrits en catégorie E augmente de +0,3 %.
Ces chiffres sont le constat que la situation actuelle faite aux jeunes et aux moins jeunes. Les uns ne parviennent à mettre les pieds dans l’entreprise que d’une façon précaire; quand les autres sont carrément éjectés de leur emploi par les vagues de licenciements des entreprises.
Dans les faits, les emplois d’avenir de Hollande ne serviront qu’à renforcer la précarité du travail et enrichir un peu plus ceux qui sont adeptes du travail gratuit.
Et ironie du sort, ce sont les mêmes entreprises qui ont engrangé des millions de bénéfices, puisque leurs patrons sont mêmes inscrits au hit-parade des grosses fortunes de France, qui vont encore bénéficier des aides à l’emploi, sans pour autant offrir une quelconque garantie pour que ces emplois soient durables !
Une meilleure compréhension de la situation, devrait amener ceux qui décident de l’avenir des jeunes à la création de nouveaux emplois qu’à deux conditions, que ces emplois assurent au jeune une formation qualifiante, et qu’ils lui garantissent l’accès à un emploi durable. À défaut, cette mesure ne ferait que s’ajouter à la longue liste des dispositifs d’exception qui ont démontré leur inefficacité depuis trente ans.
Alors dans ces conditions, les contrats d’avenirs, ne sont pas une réponse pour améliorer de façon significative la situation de l’emploi en Martinique. Il n’y a donc guère d’espoir que ce trentième ou quarantième contrat-gadget change quoi que ce soit. La seule vraie solution, c’est d’obliger les entreprises à embaucher mais aussi d’interdire les licenciements abusifs pour un partage entre tous les bras du travail dès lors disponible.

01-01-2012
 
 



TPE : Décision de la Cour de Cassation du 15 novembre 2012 portant sur le scrutin TPE (Communiqué de la CGT)

La Cour de Cassation du jeudi 15 novembre 2012 vient de confirmer la décision en date du 29 octobre du Tribunal d’Instance du 15e arrondissement de Paris, visant à l’annulation de la candidature aux élections TPE de l’organisation dite « syndicat anti-précarité ».
Dans sa décision, la Cour de Cassation confirme « que l’activité de l’organisation consistait exclusivement à proposer des services rémunérés d’assistance et de conseil juridique » et que, ce faisant, l’objet de l’organisation n’est pas conforme aux dispositions de l’Article L.2131-1 du Code du travail.
La CGT, à l’initiative de ce recours en annulation, se satisfait de cette décision.
Notre démarche ne visait pas à réduire la concurrence syndicale dans le scrutin TPE mais à permettre précisément aux salariés des TPE de voter pour l’organisation syndicale de leurs choix sans être confrontés à des officines à caractères politique ou commercial dont l’objet dénature totalement le fait syndical.
Comme nous le disions déjà lors de notre recours, cette situation aurait pu être évitée si de véritables représentations des salariés avaient été mises en place à l’occasion du scrutin qui se déroulera du 28 novembre au 12 décembre prochain.
Nous continuons d’exiger que les salariés des Très Petites Entreprises (TPE) puissent élire de véritables représentants, portant leurs revendications dans des lieux de négociations à créer en territoires.
Le vote en faveur du sigle CGT du 28 novembre au 12 décembre prochain portera entre autre cette exigence.
Montreuil, le 16 novembre 2012



9 semaines de grève à la caisse de sécurité sociale de Mayotte !

La CGT demande l’intervention du gouvernement pour que les négociations s’ouvrent enfin. Depuis le 26 Septembre, le personnel est en grève pour demander la simple application de la Convention collective nationale des salariés de la Sécurité sociale.
En effet, depuis 2010, un avenant à la CCN, prévoit le versement aux salariés des Caisses de Sécurité sociale et des Caf, d’une prime, dite de vie chère, correspondant à 40% du salaire de base. Les négociations engagées pour permettre l’octroi de cette prime aux salariés de Mayotte ont été unilatéralement rompues par l’UCANSS, organisme représentant les employeurs.
Depuis rien. Aucune avancée, ni de la part de l’employeur, ni du Ministère de Tutelle.
La seule réponse aura été un lock-out qualifié d’illégal par l’inspecteur du travail.
La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et l’UCANSS ont donc pris la responsabilité de laisser le Directeur de la Caisse de Mayotte fermer l’organisme jusqu’à nouvel ordre.
Pourtant, dès le mois d’octobre, les organisations syndicales représentant le personnel de la Sécurité sociale de Mayotte, ont accepté d’échelonner l’application de l’avenant DOM. Ils ont déposé des propositions au Directeur. Madame Marisol Touraine, Ministre de Tutelle, sollicitée à de nombreuses reprises par les fédérations syndicales n’a toujours rien fait à ce jour.
Cette situation est insupportable tant pour les salariés que pour les assurés sociaux. Nous en appelons une nouvelle fois au gouvernement pour qu’il permette le déblocage de cette situation. Mandat doit être donné à l’UCANSS pour l’ouverture de négociations.

01-12-2012



Y aurait-il scission au sein du Comité Local AFB ?

Ce qui devrait arriver … arriva.
La très basse unité de façade affichée par les « frères - ennemis » (les Directeurs des Banques Locales) pour contrer le SMBEF aurait-elle volé en éclat s
Eh oui, la Banque au logo intitulé « la courbe d’envol » aurait manifesté son courroux, par le refus de siéger à la Commission Locale Paritaire du 15/11/2012.
Il parait même que la scissionniste refuserait de revenir à la basse table de la CLP tant qu’il n’y aura pas un changement de présidence (pourquoi ce revirement ?).
 
Même si c’est pas ricochet que ce fameux cancan patronal viendraità donner raison au SMBEF, nous ne ferons pas la fine bouche, nous nous en félicitons.
 
En effet, depuis 2004, le SMBEF dénonce, se bat quasiment tout seul contre la mainmise complice d’un Établissement Financier sur la CLP >>> ce que nous qualifions volontiers de véritable déni de démocratie.
 
C’est dans la seule colonie - la Martinique - que la présidence du comité local AFB ne change pas, chaque année … et cette incongruité dure depuis 2003.
 
Entendons-nous bien, le SMBEF ne souhaite nullement s’immiscer dans les combines patronales, mais malheureusement suite à « leur » convention collective, après notre droit d’opposition, ils ont décidé que le pré-sident du comité local soit aussi … président de la CLP.
 
[Faisons fi de la règle de l’alternance qui a été déchirée, preuve qu’on est, bel et bien, revenu en régime colonial].
 
Nous n’avons de cesse de dénoncer ce système éhonté et déshumanisant de présidence à vie* ; ce n’est pas normal que depuis 2003, le même établissement préside la délégation patronale et par voie de conséquence, la Commission Locale Paritaire.
 
*Un complice tout désigné, qui ne peut plus se cacher, L’AFB FRANCE … Oh ! La France ! Le Pays de moralistes auto proclamés qui se sont inexorablement disqualifiés, à la face du monde, avec leurs psychodrames politiques, hier à gauche, aujourd’hui à droite.
 
Même si depuis 1995 où le patronat local bancaire s’est auto déresponsabilisé, auto censuré, auto détruit et que la CLP est réduite à l’état de p’tit club de phraséologie, où il ne se passe rien, où il ne se négocie rien, nous ne pouvions supporter cette ubuesque présidence à vie qui déshonore par trop notre profession.
 
LE SMBEF DE PLUS EN PLUS CENSURÉ
En plein siècle des lumières, de la communication, des technologies, serions-nous brusquement revenus aux sombres moments de l’anti social, de l’obscurantisme?
 
De plus en plus, nous observons que les interventions des Représentants du SMBEF à la CLP ou aux  Sous Commissions sont déformées, voire ignorées.
 
Le plus récent constat, lors de la S/ Commission Locale Paritaire - Formation Recours (dossier disciplinaire Directeur Agence BDAF du François) sur le PV - document très important pour la suite de la procédure - comme par hasard, les interventions qui gênaient, celles du Représentant SMBEF, sont quasiment dissimulées.
 
Tôt ou tard, la Vérité triomphera !
 



Lyon : suicide d’une laborantine à l’hôpital de la Croix Rousse (lu dans Viva Mag)

Le mal-être des personnels des hôpitaux -soignants comme non-soignants- n’est pas une nouveauté. Des syndicats alertent depuis longtemps sur les méfaits des restructurations subies par les hôpitaux ces dernières années. Les personnels trinquent. Qu’ils soient médecins, infirmières ou autres. A Lyon, en début de semaine, c’est une laborantine, mère de deux enfants et âgée de 44 ans, qui a mis fin à ses jours en se jetant par une fenêtre du 5e étage, à l’hôpital de la Croix-Rousse.
 
La Croix-Rousse, sis sur la colline des Canuts, est l’un des établissements des Hospices civils de Lyon. "C’est toute la biologie de l’hôpital qui est concernée par la restructuration", explique Nicole Smolski, médecin anesthésiste-réanimateur dans l’établissement, et présidente du Snphar-E, syndicat de médecins qui se penche beaucoup sur le stress et le mal-être des soignants. Le médecin explique : "C’est tout l’hôpital qui est sous le choc. C’est mon service qui l’a récupérée -elle était encore en vie après sa chute, Ndlr-, a tenté de la réanimer et de l’opérer. Mais, hélas, nous n’avons rien pu faire. C’est terrible".
 
Cette technicienne du laboratoire d’exploration fonctionnelle endocrinienne et métabolique, travaillait, selon la Cgt, depuis plus de vingt ans « au sein d’une équipe très soudée de cinq personnes ». L’activité de son laboratoire devait être transférée au 15 décembre au laboratoire des Hôpitaux Est de Lyon et, à trois semaines de ce changement important, elle n’avait, semble-t-il, toujours pas de réponse sur ce qu’elle allait devenir.
 
Pour les syndicats Cgt et Sud du centre hospitalier lyonnais, « le suicide sur le lieu de travail est le dernier message d’une collègue désespérée qui se trouve devant un obstacle insurmontable pour elle ». A la demande des syndicats, une réunion extraordinaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (Chsct) va se tenir, ce jeudi. Afin de mettre en place des mesures préventives pour que tels gestes ne se reproduisent jamais.
 
Anne-Marie Boulet
 

01-12-2012



La grève est suspendue à Air Caraïbes Atlantique.

L’appel à la grève pour soutenir Emmanuel Skowron, menacé de licenciement a été entendu et la mobilisation des salariés a fait reculer la direction scélérate d’Air Caraïbes Atlantique !
Rappel des faits
La direction d’Air Caraïbes Atlantique profitant de l’échéance du mandat d’un délégué syndical (mandat non renouvelé), engage à l’encontre de ce dernier une procédure de licenciement sans aucuns motifs apparents.
Il faut savoir que ce n'est pas la première fois que la direction d’ACA agit de la sorte, (puisque récemment encore, deux autres délégués, dont l’actuelle représentante de la CGTM, ont connu le même sort) mais il faut croire que cette fois-ci, l’ignominie de la méthode a dépassé les bornes ce qui a mis en rogne les salariés de l'entreprise.
C'est dans ce contexte que l'intersyndicale de l'entreprise (UNAC-CGC, SNPL, FO-SNPNC, et la CGTM qui s’est joint au mouvement) a déposé un préavis de grève de 06 jours, à compter du mardi 15 novembre 2012 en appelant les travailleurs à se mobiliser devant le siège de l’entreprise, pour s’opposer à la décision scélérate de la direction d’Air Caraïbes Atlantique de licencier.
Sans doute convaincu de la détermination des salariés présents devant l’entreprise, la direction d’ACA s’est engagée à revoir ses intentions.
Fin provisoire de la troisième saison à ACA ?
L’avenir le dira, car motivé par leur seule stupidité, les gens d’ACA ne s’arrêteront pas en chemin, le harcèlement des syndicats étant partie intégrante de leur pratique managériale.
Dépi ou brilé bwa, fôk ou fè chabon
Mais de leur coté, les travailleurs ont de quoi faire, car il reste moult questions en suspend dans cette entreprise: respect des lois sur les accords collectif ; respect du fonctionnement du CHSCT ; indemnisation des repos supplémentaires ; négociation sur le temps de travail alterné etc..
Mais ce qui est encourageant et qui ouvre à des perspectives, c’est leur démonstration du 15 novembre, ce coup de boutoir bien placé, porté là où ça fait mal à ACA c’est à dire à l’activité commerciale, c'est-à-dire au portefeuille.
Et c’est bien ainsi, car la compagnie ne comprend pas d’autre langage que celui du rapport de force, par conséquent l’action des travailleurs doit se poursuivre et se renforcer. C’est sans doute à ce prix la que la direction de ACA bougera ses lignes !


18-11-2012

Appel à la grève du Syndicat (C.G.T.M) du Personnel Navigant d’Air Caraibes Atlantique



Commission locale paritaire

Sauf coup de théâtre patronal, la CLP devrait finalement se tenir le Jeudi 15 NOV 2012 SDV - hôtel Valmenière.
 
L’Histoire enseigne que … depuis 1995 où nous -Travailleurs des Banques & Établissements Financiers - par notre mobilisation, notre détermination avions arraché quelque chose (5% d’augmentation générale des salaires et une prime pour tous) la CLP est devenue un p’tit club de phraséologie … où il se décide rien, où on ne négocie sur rien, où il ne se passe rien.
 
D’ailleurs, la radicalisation de la grève de 1995 ne découlait-elle pas de la déresponsabilisation du patronat qui, subitement, s’était auto dessaisi de tout pouvoir de négociation, de tout pouvoir de décision.
 
Pour nous SMBEF, nous ne nous laissons pas entortiller par ces tripatouillages patronales, nous continuons à poser des points d’intérêt général aux CLP >>> sachant que tôt ou tard, ces refus de négociations, ces rejets d’augmentations des salaires, notamment des + bas, provoqueront la colère des Salariés d’en bas qui ne pouvons plus faire face à nos dépenses (alimentation, santé, logement, déplacement, impôt, loisir) à cause du blocage de nos salaires … depuis 1995. 
 
Les points inscrits à l’ordre du jour par le SMBEF :
„ Nomination d’un nouveau Président de la Commission Locale Paritaire
 
„ Augmentation des salaires : maintien et rattrapage du pouvoir d’achat
 
„ Relèvement de la grille des salaires annuels, minima
 
„ Réouverture des sessions de formation de l’ITB Banque à la Martinique
 
„ Mesures à prendre pour négocier - localement - un Accord sur :
- le phénomène des incivilités et des violences
- le PEI de branche
- l’observatoire de l’Emploi
- la gestion prévisionnelle de l’Emploi
 
„ Mise à disposition des Salariés d’un Psychologue du W
 
„ Intégration des Partenaires Sociaux des Banques Mutualistes à la CLP
 
„ Calendrier des jours flottants au titre de l’année 2013

17-11-2012
 



L’Aract Martinique initie la démarche de dialogue social territoriale.

L’Aract Martinique suite à de nombreuses discussions menées par sa « commission innovation sociale », à prit l’initiative de rapprocher, pour des échanges, les représentants du dialogue social territorial de la région Rhône-Alpes, et les  membres qui la compose.
C’est donc dans un premier temps avec les représentants des syndicats de travailleurs et des organisations patronales de Martinique que les premiers échanges ont eu lieu. Ensuite la délégation Rhône-Alpes et la direction de l’Aract ont rencontré le DIECCTE représentant l’Etat ainsi que les élus représentants les deux grandes Collectivités la Région et le Département.
Ce large tour d’horizon à but pédagogique, avait pour intention de sensibiliser l’ensemble des organisations concernées par une telle démarche (le territoire), afin de faciliter pour chacun la maturation du projet à l’appui de l’expérience des acteurs du travail de la région Rhône-Alpes.
Il faut toutefois, signaler cette volonté exprimer par l’Aract, qui correspond aux dispositions demission de service public, que lui dévolue le code du travail dans son article R 4642-23.
Reste maintenant à savoir comment évoluera l’idée, et comment les parties concernées s’engageront pour en faire une réalité.



Justice sous les cocotiers

Au termes de l’article 40 alinéa 2 du code de procédure pénal, « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès verbaux et actes qui y sont relatifs. »
 
Si la loi ne prévoit pas de sanction directe à l’encontre du fonctionnaire coupable du fait de non dénonciation, le fonctionnaire peut être pénalement poursuivi pour complicité des faits reprochés à l’auteur du crime ou du délit et il risque les mêmes sanctions que l’auteur principal selon le principe : « Le complice emprunte la criminalité de l’auteur principal ».  Il peut aussi faire l’objet d’une sanction disciplinaire allant du simple avertissement à la révocation.
 
En octobre 2012, un fonctionnaire en poste en Martinique suspecte une fraude dans un marché de construction dans une commune de la côte caraïbe. Il s’étonne qu’une entreprise locale n’ait toujours pas été payée alors que l’Etat français avait débloqué les fonds prévus dans le cadre du plan de relance. Il soupçonne la mairie en question d’avoir conservé une partie de l’argent au risque d’entraîner la faillite de l’entrepreneur. Conformément à l’obligation prévue par l’article 40 du code de procédure pénale, il en informe directement le procureur de la république. Que fait le procureur zélé ?
 
Le procureur en poste écrit au chef hiérarchique de ce fonctionnaire pour lui signaler qu’un dossier sur l’affaire lui a été transmis sans passer par la voie hiérarchique ce qui pour lui est un manquement à la déontologie. Ce fonctionnaire a été convoqué pour être sanctionné.
 
Dans cette affaire, qui a manqué à la déontologie ?  Certainement pas le fonctionnaire mais le procureur de la République lui-même puisque la loi prévoit une information du fonctionnaire des suites données à sa plainte et la possibilité de faire appel en cas de classement sans suite. La loi ne prévoit pas la dénonciation de ce fonctionnaire à ses chefs comme le fait le procureur. Imaginons un instant que le chef lui-même soit corrompu. On ne peut qu’imaginer puisque il ne nous semble pas que le procureur ait diligenté une enquête pour connaître les tenants et aboutissants de l’affaire
 
Dans ce cadre, on comprend parfaitement la réticence des témoins à se faire connaître et des plaignants  à faire valoir leurs droits. Livrer les témoins à leurs bourreaux au lieu d’assurer leur protection c’est favoriser l’omerta. Enfin, les procureurs, prétendus défenseurs de la société, ne sont pas inamovibles contrairement aux magistrats du siège. Nous suivons donc avec attention les suites qui seront données à cette affaire par le gouvernement socialiste et particulièrement la garde des sceaux.
 
Lire l’article dans le journal Libération du samedi 04 novembre 2012 à la page 17 car nos journalistes locaux semblent avoir préféré l’omerta.



Lettre ouverte des journalistes de Martinique Première: Aux journalistes l’espace rédactionnel, aux publicitaires l’espace publicitaire

Monsieur le Président,
 
Journalistes à Martinique Première, nous constatons que malgré nos protestations,  en violation des règles qui régissent notre profession, nous sommes contraints,  par les choix de la direction de Martinique Première, de signer une page de publicité.
 
En effet,  le journal de Martinique 1ère, d’une durée de 55 minutes, est divisé en deux parties pour laisser place à un écran publicitaire.

A 19h25  le  présentateur lance un extrait du dossier du journal «  le feuilleton », il donne rendez vous pour la suite pendant qu’apparaît un synthé « A SUIVRE ». Puis place à la publicité pour cinq minutes.  Il est donc évident que le présentateur annonce bien, la suite du même journal.


D’ailleurs au cours d’une conférence de presse de rentrée,  le directeur régional Jean-Philippe Pascal,  a présenté une nouvelle tranche d’information de 19h à 19h55. Si en réalité le journal commence à 18h58, la presse a rendu compte de ces annonces faites par notre direction.
 
Ainsi « Megazapp.canalblog.com » qui informe ses lecteurs :
 
« La chaîne Martinique 1ère fait sa rentrée. La chaîne communique autour de la nouvelle saison 2012/2013. Une nouvelle saison qui d'après son directeur régional (Jean Philippe Pascal) sera celle du renouveau et de la reconquête.
Un renouveau qui passe par les programmes, avec une refonte complète des rendez-vous de l'information. En effet, dés ce soir et ce pendant toute la saison, la chaîne proposera entre 19h00 et 19h55, une tranche d'information quotidienne de 55 minutes traitant de l'actualité locale, régionale, caribéenne, nationale et internationale ». 


Dans tout média qui se respecte, la rédaction et l’équipe des ventes publicitaires doivent être séparées. Ce n’est plus le cas quand dans notre journal, nos reportages sont liés à la publicité, lui apportant peut-être même, une plus-value. Le directeur régional précisant sur le blog de notre chaine que cette « refonte complète » de notre journal s’inscrit dans une volonté « d’offrir un carrefour d’information à une heure de grande écoute et de maintenir notre leadership sur des créneaux les plus porteurs d’audience. 
 
Faut-il rappeler que  l'article L. 7111-6 du code du travail a établi une incompatibilité en ce qui concerne les agents de publicité et le métier de journaliste.
 
Nous ne voulons pas croire que vous comptez sur le silence des personnels de cette station de Martinique, tétanisés par votre annonce, dont fait écho le site http://www.jeanmarcmorandini.com,  sous le titre « Rémy Pflimlin: Les économies à France Télé auront des "conséquences sévères sur l'emploi" :
« Les économies à France Télévisions auront "des conséquences sévères sur l'emploi", entraîneront "moins d'investissements dans la création" et poseront la "question" de la place du groupe d'audiovisuel "en régions et en outre-mer", a prévenu mercredi son président, Rémy Pflimlin.
"Il est à ce stade demandé à France Télévisions de réaliser, en 2013, 150 millions d'euros d'économies. (...) Un tel volume d'économies, ce sont bien plus de rediffusions, c'est la question de notre place en région et en outre-mer, ce sont moins d'investissements dans la création, ce sont des conséquences sévères sur l'emploi, à France Télévisions et dans les secteurs qui vivent des commandes de l'entreprise", a averti M. Pflimlin lors d'une audition au Sénat. »
 
Les Martiniquais,  qui paient une redevance,  n’ont-ils pas droit à une information de qualité, assurée par des professionnels libres et indépendants qui ne sont pas soumis à la loi des annonceurs publicitaires ?
 
De plus, avec cette page de publicité qui interrompt notre journal, sa lisibilité est gravement atteinte.
 
Comment assurer une information « libre et non faussée » quand nos sujets encadrent la publicité dans ce journal télévisé ?  Quelle peut être la crédibilité des journalistes de Martinique 1ère face aux téléspectateurs martiniquais ?
 
Le directeur régional de notre station, Jean-Philippe Pascal nous a assurés, en réponse à nos interpellations,  que le CSA avait été consulté pour la conception de ce journal complètement à part,  de la chaine France Télévisions. Une affirmation renouvelée devant les instances du personnel, comme ce fut le cas lors de dernière séance du Comité d’Etablissement du 31 octobre 2012. Nous en sommes très étonnés.
 
 
Nous nous interrogeons, sommes en train de devenir une terre de dérogations,  quand nous constatons qu’aucune chaine en France métropolitaine, n’impose ce manque de respect de l’information, ni aux téléspectateurs, ni aux journalistes ?
 
Monsieur le Président nous vous demandons de prendre les mesures qui s’imposent pour que cesse cette situation tout à fait inédite et illicite au sein d’une télévision publique. Nous sommes déterminés à défendre l’éthique de notre profession.
 
 
 
Fait à Fort de France le 2 octobre 2012

Lettre ouverte au Président REMY PFLIMLIN


La Conférence économique et sociale des outre-mer, le script était écrit d’avance…

Le 29 et 30 octobre, la CGTM et d’autres organisations syndicales, patronales, consulaires, bancaires, et associatives, invités à débattre en Préfecture, se rendirent très vite à l’évidence qu’elles étaient présentes que pour écouter des déclarations préfabriquées un point c’est tout !
Ces journées de « tables-rondes » en Préfecture avaient de l’avis de certains présents un goût de déjà vu. En effet, dès le lundi le lancement des ateliers se fit sur le thème du tourisme et de l’agriculture. Pour l’atelier tourisme, on retiendra surtout que les promoteurs de rêves imaginent dans un futur proche remettre en cause la nature du contrat de travail (relevant de la Convention Collective des HCR) en imposant un contrat intermittent moins favorable aux salariés ou encore pour s’assurer de bons bénéfices la multiplication des zones de détaxe et des points de vente « duty free » sur la totalité de l’ile.
Le mardi 30, l’exercice des « les tables rondes » se résuma par la mise en scène des longues et nombreuses interventions préliminaires qui ne laissèrent que très peu de place au débat avec la salle.
Et cela résume assez bien la conférence économique, qui était d’abord un timing volontairement trop short qui ensuite desservait un ordre du jour très chargé et tout cela pour passer à coté d’un débat qui aurait pu être gênant pour ses initiateurs en Préfecture.
D’ailleurs, tout a commencé avec plus d’une heure de retard. L’auditoire fut ensuite assommé des interventions politiques du Préfet et de Serge Letchimy. Le reste du déroulé ensuite très corseté, limita du coup toute envie d’animation de la salle par ses auditeurs. D’ailleurs il faut savoir, que par précaution, tout fût écrit d’avance, par les services du Préfet : questions, réponses, projets, et même si ce dernier paraissait inquiet, rien ne laissait penser qu’il pouvait craindre de perdre le contrôle de la manifestation.
Ce fut donc une grande parade, où chefs d’entreprises, corps constitués, associations et d’organismes d’études (Iédom, Insée Oséo etc.), récitèrent leur leçon sur les questions de la formation, professionnelles, le financement des entreprises ou l’innovation mode d’emploi.
A la table ronde « dialogue social », tout fut dit par les syndicats de salariés présents ouverture immédiate des négociations dans les branches professionnelles, l’application des accords de 2009, la reconnaissance du fait syndical Martiniquais, la mise en place de délégués syndicaux dans les entreprises de moins de 11 salariés, soit des questions vieilles de …. février 2009 !
Force est de constater, que si certains veulent que les discussions se poursuivent entre organisations patronales et organisations syndicales, en écoutant les propos de certains patrons présents (Yan Monplaisir notamment) il est clair que l’idée n’est pas à l’ordre du jour du calendrier patronal.
Mais que fallait-il attendre de cette conférence économique voulu par l’Etat visiblement en séance de rattrapage de la Conférence nationale ? Pas grand-chose car le contexte sociale plus que jamais se dégrade en Martinique. Le climat est à la hausse des prix, du chômage (qui n’arrête pas sa courbe ascendante), quant ce n’est aux menaces sinon aux licenciements directs qui sont quotidiennes!
Cette « Conférence », a été vécue par les participants comme une démagogie de plus de l’Etat central et en cela Hollande, Lurel et toute la bande des socialistes marchent allègrement dans les pas de Sarkozy qui lui avait délégué un certain Jégo.
En fait, pour aboutir à une autre organisation sociale l’initiative de changer cette réalité, ne viendra pas d’une décision ministérielle si mâtiné de « dialogue » soit elle, mais bien de ceux et celles qui sont les démunis et les déshérités de cette misère sociale, alors gageons qu’ils trouveront, eux, tôt ou tard le chemin pour se débarrasser des calamités quotidiennes que subies toute une société.

03-11-2012



Aux salariés de TPE,

Vous êtes 32.602 travailleurs (employés, ouvriers et cadres) exerçant dans 11.000 petites entreprises de moins de 11 salariés en Martinique et dans tous les secteurs de l’économie : industries, artisanat, commerce, professions libérales, chez les particuliers, et dans les associations.
Pour la première fois, vous salariés des TPE êtes appelés à participer à une élection professionnelle, en tant que salarié d’une très petite entreprise (TPE).
La Confédération Générale du Travail (CGT) fait partie des syndicats qui ont souhaité cette consultation, qui permettra d’élire des syndicats chargés de vous représenter...Lire la suite



Epandage aérien: victoire écologique au gout de Banol.

Le 21 octobre 2011, une Directive européenne instaure un cadre d’action pour parvenir à une utilisation des pesticides, compatible avec le développement durable. Elle admet dans son article 14 que « la  pulvérisation de pesticides est susceptible d’avoir des effets néfastes importants sur la santé humaine et l’environnement, à cause notamment de la dérive des produits pulvérisés ».  Elle recommande « d’interdire d’une manière générale la pulvérisation aérienne, avec possibilité de dérogation seulement lorsque cette méthode présente des avantages manifestes du point de vue de son incidence limitée sur la santé et sur l’environnement par rapport aux autres méthodes de pulvérisation ou lorsqu’il n’existe pas d’autres solutions viables, pourvu qu’il soit fait usage de la meilleure technologie disponible pour limiter la dérive ».
La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010,  qui vaut engagement nationale pour l’environnement, a transcrit dans le droit français cette Directive européenne.  L’arrêté ministériel du 31 mai 2011 mentionne les conditions de dérogation et fixe des recommandations lors de l’épandage :
-          Impossibilité d’utilisation des matériels de pulvérisation terrestre ;
-          Avantages manifestes pour la santé ou pour l’environnement dûment justifiés par rapport à l’utilisation de matériels de pulvérisation terrestre ;
-          Evaluations spécifique des produits pulvérisés ;
-          Respect d’une distance minimale de sécurité de 50 mètres des habitations, jardins, parcs d’animaux,  points d’eau, captages
-          Information du public sur les zones à traiter, au moins 48 heures avant le traitement, balisage du chantier, etc ;
Et bien d’autres conditions dont le respect nécessiterait un contrôle permanent.
Les dérogations peuvent être accordées par les préfets après instruction par leur service, pour une durée maximale de 12 mois. La dérogation est un exception qui semble devenir la règle
En décembre 2011, une première dérogation à l’épandage aérien de pesticide est accordée par le préfet de la Martinique aux planteurs de bananes pour une durée de 6 mois. C’est le temps nécessaire, dit-on, pour trouver d’autres méthodes moins agressives pour la santé humaine et l’environnement. L’avis du conseil régional allant dans ce sens était surprenant car lors des débats, la majorité elle-même semblait défavorable à une dérogation.  C’était peut-être ignorer le lobbying des gros planteurs de bananes, notamment les leucodermes locaux. De plus, le Conseil Régional prenait l’initiative d’aider à la recherche de solutions alternatives au lieu de laisser cette responsabilité aux services de l’Etat ou aux planteurs eux-mêmes. Six mois plus tard, aucune autre solution n’était avancée et une nouvelle dérogation de 6 mois était accordée par le préfet. L’arrêté attaqué en Guadeloupe et en Martinique selon la procédure des référés a abouti à sa suspension.  En Martinique, le président du tribunal administratif saisi suspend l’arrêté en ce que le Banol, produit adjuvant utilisé dans le cocktail de pesticide pulvérisé n’était pas conforme. Le tribunal n’a remis en cause ni la technique d’épandage aérien, ni les autres pesticides utilisés ce qui laisse une porte ouverte à la pulvérisation des autres produits sans le Banol.
Le ministre des outremers, fervent défenseur des gros planteurs de bananes, a déjà publiquement annoncé de nouveaux arrêté pour permettre la pulvérisation aérienne des pesticides. Les ministres se montrent très réactifs dans certaines causes et beaucoup moins dans l’amélioration du sort de travailleurs. En Martinique, les médecins qui ont porté l’affaire devant le tribunal administratif ne cesse de démontrer les relations entre la pulvérisation de certains produits et le développement croissant de certaines maladies. Rien n’y fait, les préoccupations économiques, l’enrichissement de certains, le clientélisme électoral, passent avant la santé de la population.
Un nouvel arrêté préfectoral est déjà pris en Guadeloupe pour permettre l’épandage aérien et le préfet de la Martinique ne tardera pas à suivre les pas de son collègue. Il est vrai que ces hauts fonctionnaires ne font que passer dans notre pays et ont la possibilité et l’opportunité d’aller vivre ailleurs sans se douter que quand toute la planète sera polluée, cet ailleurs deviendra nulle part.
Pour ce qui nous préoccupe, la santé au travail des ouvriers agricoles et de tous ceux qui sont en contact avec les produits dangereux nous recevons chaque semaine des informations qui montrent les relations entre les substances manipulées, ingérées ou inhalées et les médecins sont alertés. Comme pour le Chloredécone,  les responsables politiques et économiques de la Martinique laissent se poursuivre le lent empoisonnement de toute une population. Les planteurs se livrent à un chantage économique effarent comme si il n’existerait pas d’autres produits à cultiver que la banane et l’exportation de ce fruit alors que nous importons plus de 80% de ce que nous consommons. Les ouvriers agricoles ne doivent pas faire les otages des empoisonneurs et de leurs alliés politiciens, plus soucieux d’empocher des subventions que de mettre en oeuvre les conditions d’un véritable développement de la Martinique susceptible de créer le plein emploi.
 
 
 



Retraites complémentaires Arrco et Agirc : empêchons le Medef d’imposer de nouvelles mesures régressives !


Cliquez pour agrandir

La situation financière de l’Arrco et de l’Agirc est dégradée, notamment du fait de la crise. La destruction massive d’emplois, la précarisation et la stagnation salariale conduisent à une baisse, relative ou absolue, de la masse salariale, et par voie de conséquence à une baisse des cotisations. Depuis maintenant trois ans, les régimes puisent dans leurs réserves pour équilibrer leurs comptes. Mais ces réserves ne sont pas inépuisables. Le Medef veut profiter de cette situation pour imposer des nouvelles mesures régressives, qu’il qualifie par avance de mesures « conservatoires ». Il a obtenu l’ouverture d’une négociation le 22 novembre prochain....Lire la suite dans le doc ci-dessous

Retraites complémentaires Arrco et Agirc


Harcèlement sexuel : une nouvelle définition après un vide juridique (lu dans Viva Mag)

 Face à l’indignation suscitée par la décision du Conseil constitutionnel, le 4 mai, d’annuler le délit de harcèlement sexuel, le gouvernement s’est précipité pour publier une nouvelle loi, entrée en vigueur le 8 août, qui définit plus précisément les actes constitutifs de ce délit.
Une annulation indécente
L’annonce a fait l’effet d’une bombe au sein des associations féministes, et a considérablement choqué les victimes : à partir du 5 mai, le délit de harcèlement sexuel n’existait plus  ! Cette décision, on la doit aux «  sages  » du Conseil constitutionnel (CC), qui ont estimé que la définition donnée par le Code pénal du harcèlement sexuel ne détaillait pas suffisamment les éléments constitutifs de l’infraction. Pour se justifier, le CC s’est retranché derrière l’argument juridique de l’article 34 de la Constitution, qui fait au législateur obligation de définir les crimes et délits en termes suffisamment clairs et précis.
Mais le malaise demeure. D’une part, parce que la définition du harcèlement sexuel telle qu’elle existait depuis 2002, tout en étant certes perfectible, semblait quand même suffisamment claire pour bon nombre de juges, qui prononçaient en moyenne 80 condamnations par an pour harcèlement sexuel. Et d’autre part, parce qu’il pèsera toujours sur cette décision des soupçons de partialité, étant donné que deux des membres du CC (sur neuf  !) connaissaient personnellement Gérard Ducray, l’auteur de ce recours en constitutionnalité, qui a eu la joie de voir ainsi annulée sa condamnation à trois mois de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende, et à l’interdiction d’exercer toute fonction ou emploi public.
Des conséquences dramatiques
Les conséquences immédiates furent dramatiques : aucune poursuite pénale pour harcèlement sexuel ne pouvait plus être intentée, et les procédures en cours (y compris les jugements déjà prononcés mais qui étaient encore susceptibles d’appel) ­devaient être annulées. Au-delà, il y a évidemment des victimes effondrées, ayant mis beaucoup de temps et d’énergie dans ces procédures qui représentaient parfois le seul et mince espoir de se sortir d’un cauchemar et de se reconstruire personnellement. Pour combler ce vide juridique, les procureurs ont été invités à procéder, chaque fois que cela était possible, à une requalification des faits en violences volontaires, harcèlement moral ou tentative d’agression sexuelle. Mais dans la majorité des cas, cette requalification n’était pas possible et les magistrats ont dû suivre les consignes de la Chancelle­rie­ : prononcer un classement sans suite ou un non-lieu et informer les victimes de la possibilité de demander réparation (une indemnisation) devant les juridictions civiles.
Un nouvel article du Code pénal
Le vide juridique aura duré trois mois. Publié au Journal officiel le 7 août, le nouvel article 222-33 du Code pénal punit deux types de faits :
▶ la répétition (au moins deux actes, quel que soit le laps de temps entre les deux) de propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à la dignité de la personne ou qui créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ;
▶ toute forme de pression grave (même non répétée) dans le but d’obtenir un acte de nature sexuelle. Les sanctions sont de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, portées à trois ans et 45 000 euros lorsque les faits sont commis :
▶ sur une personne vulnérable en raison de son âge, de sa maladie, de son handicap, de sa grossesse ou de sa situation économique et sociale ;
▶ par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
▶ ou par plusieurs personnes.
Entrée en vigueur le 8 août, la loi ne peut s’appliquer qu’aux faits commis après cette date. Mais il suffit qu’un seul acte se soit produit après cette date pour que tous les autres, même s’ils sont antérieurs, puissent être retenus pour constituer l’infraction
 



L’Etat organise une conférence intitulée : Conférence économique et sociale des outre-mer.

Annoncée lors du passage de Victorin Lurel à Fort de France, l’Etat par le biais de ses services en Préfecture, a prit l’initiative d’organiser une Conférence économique et sociale des outre-mer à Fort de France les 29 et 30 octobre, cette conférence selon ses annonceurs, se veut d’abord être la déclinaison de la Conférence qui s’est tenue les 9 et 10 juillet à Paris.
La CGTM invité à débattre préalablement de cette question avec la sous-préfète à la cohésion sociale, a largement dit ses attentes en matière d’emploi de formation de dialogue social et de pouvoir d’achat. Il nous a été dit par les services du Préfet, que rien ne sera écarté et que différentes questions venant des participants seront abordées lors des tables rondes qui seront tenues afin de déployer un large débat.
Nous avons été informés que des évènements similaires ont eu lieu déjà à Mayotte le 16 octobre, et en Guadeloupe le 16 et 17 octobre et ils se tiendront dans le même temps qu’en Martinique, à l’ile de la Réunion le 29 et 30 octobre.
Selon l’organisateur, le but de cette conférence est d’identifier les défis, et les perspectives économiques et sociales en outre-mer.
Que faut-il attendre de cette conférence dans un climat où les prix sont à la hausse, le chômage n’arrête pas sa courbe ascendante, les hôpitaux menacent de licencier massivement, les collectivités territoriales assèchent les associations qui ferment leurs portent, et la pauvreté grandissante envahie les trottoirs des villes. C’est là un thème que n’ont pas prévu les autorités préfectorales, mais qui sans aucun doute s’invitera au débat !
Aujourd’hui en Martinique pour 33.373 familles 100% de leurs ressources provient des allocations que leurs verse la CAF !
Toujours en Martinique 62% des jeunes sont privés d’emploi, c’est le taux de chômage des jeunes le plus important d’Europe !
L’illettrisme ne cesse de se développer, malgré la mise en scolarité durant plusieurs années dans un système scolaire d’un des pays les plus riches du monde
C’est le constat que le système a largement démontré sa faillite c’est donc le modèle de développement lui-même qu’il faut remettre en question, alors comme exercice, le questionner les 29 et 30 octobre risque de se révéler largement insuffisant.
 



Epandage aérien: profit contre santé

Une directive européenne du 21 octobre 2009 interdit l’épandage aérien sur le territoire de tous les pays de la communauté. Elle tient compte de la pollution de l’air produite par ce type de traitement antiparasitaire de la vigne, le riz et la banane pour ce qui nous concerne. Le Grenelle de l’environnement arrive aux mêmes conclusions. Mais l’arrêté ministériel du 6 juin 2011 pris pour l’application de ces textes va permettre aux planteurs de s’engouffrer dans les possibilités de dérogation pour poursuivre leur empoisonnement.
On se souvient du scandale chlordécone en Martinique qui, à ce jour n’a donné aucune condamnation des responsables de la pollution de nos terres agricoles et de l’empoisonnement de nombreux ouvriers agricoles. Dès 1976 le chordécone, pesticide commercialisé sous divers noms dans le monde entier, était interdit aux Etats Unis du fait de son extrême toxicité pour l’homme. Certains chercheurs s’étonnaient du nombre important de cancers de la prostate chez ceux qui utilisaient les pesticides fabriqués avec cette molécule.
Pourtant, 20 ans plus tard,  le chlordécone  était toujours utilisé chez nous avec l’appui de certains élus qui répondaient aux injonctions des planteurs. Pour eux il fallait sauver la production de bananes, même au prix de la santé des hommes.  Aujourd’hui, des ouvriers sont morts ou malades et plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles sont pollués. Aujourd’hui, on remet ça. Le préfet de la Martinique vient d’accorder une dérogation pour une durée de 6 mois renouvelable pour permettre l’épandage aérien de produits antiparasitaires.
 
Nous avons eu droit à une offensive médiatique des gros planteurs, utilisant aussi le chantage afin d’obtenir cette dérogation. Ils ont repris le même refrain : sans épandage il n’y aura plus un seul bananier en Martinique à très court terme. Il n’y aura donc plus d’emploi, plus d’exportation. Nous avons eu droit à des démonstrations visant à rassurer la population en faisant croire que l’utilisation de nouvelles techniques d’épandage, GMS, hélicoptère volant à très basse altitude, buses qui se coupent dès que l’on passe en zone d’habitation, permettaient d’évacuer les problèmes de pollution. Ils ont évoqué le faible nombre de traitement par an, la faible quantité du produit antiparasitaire utilisé, le caractère biologique du produit. Il n’empêche que la population interrogée lors d’une enquête, a largement manifesté, et avec raison, sa méfiance contre le traitement aérien de la banane. Le préfet a passé outre.
 
Nous disons que les produits antiparasitaires utilisés même biologiques sont nocifs en quantité infinitésimale surtout à dose répété. Le caractère biologique d’un produit n’interdit pas sa nocivité. Des sources et des rivières sont empoisonnées. Des ouvriers agricoles sont malades. Il est impossible de contrôler les vents qui transportent ces produits au-delà du lieu de leur épandage. Il y a d’autres moyens de traiter la banane contre la cercospoliose noire.  Les petits planteurs ne disent pas le contraire. Cependant, nous ne sommes pas entendus car la banane est le support des nombreuses subventions européennes que reçoivent les gros planteurs et les plantations mourront non pas par l’action des champignons parasites mais par le tarissement des subventions. Vu l’Etat financier des pays européens actuellement, on peut croire que l’échéance sera brève.
 
L’arrêté interministériel prévoit que les demandes de dérogation ponctuelle peuvent porter sur des cultures ou organismes nuisibles dans des circonstances particulières relevant de l’urgence ou de situations où le danger ne peut être maîtrisé par d’autres moyens que l’épandage par voie aérienne. Pour nous, le danger c’est l’épandage lui-même car il fait passer les profits des gros planteurs avant la santé de l’ensemble de la population et particulièrement de la santé des ouvriers agricoles. En accordant sa dérogation par delà l’avis négatif de la population, le préfet se fait le complice des empoisonneurs. 



La pauvreté s’étale dans les rues de Fort de France.


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Le capitalisme est un cancer et pour s’en persuader il suffit de se promener, une fois la nuit tombée, dans les rues de Fort de France. Alors, le doute ne résistera pas à la réalité d’une misère crasse qui est rapidement côtoyée. Car si les boulevards de la ville portent le nom des gens célèbres, si les plus belles esplanades appartiennent aux grandes enseignes bancaires, sur leurs trottoirs règne la misère.
Cette pauvreté devant laquelle on dévie son regard, c’est celle qu’engendre le système, mais c’est également le quotidien des cautèrsurjambedebois du Samu social de Fort de France. Ces volontaires déclarent faire le constat que hommes et femmes sont aujourd’hui les victimes visibles de cette violence que crée l’inégale répartition des richesses dans cette société capitaliste.
Bien entendu aussi nombreux qu’ils seront, et bien qu’ils soient attentionnés, ils resteront dépourvus quant à pouvoir répondre sérieusement aux attentes des démunis, car il est clair que dans ces conditions, une éternité ne leur suffira pas à penser les plaies sinon, au mieux, à être la goutte d’eau de bien-être dans un océan de misère et de calamités.
Le fait est que malgré eux, ces pauvres et sans domiciles fixe, continueront encore à passer de mauvaises nuits sur les trottoirs de la ville, à se faire agresser, ou insulter car aucune réponse définitive ne peut leur être donné par cette société qui brise les gens et vit ensuite de leur misère et leur désolation.
Alors, l’acise (l'Association citoyenne pour l'insertion solidaire et économique), qui avoue n’avoir pas les moyens pour mener sa mission, ne sera jamais en capacité de leur procurer un emploi correctement rémunéré, ni un toit pour qu’ils soient à l’abri du temps et encore moins de la reconnaissance pour qu’ils se sentent des hommes et des femmes dignes.
Donner un peu d’espoir et le repas d’un soir, c’est sans doute bonne action, mais c’est aussi une chimère que d’imaginer pouvoir les sortir ainsi de l’exclusion et de la privation. Non, la seule issue pour ces centaines de gens, c’est qu’un jour, un vent de révolte souffle suffisamment fort pour balayer ce vieux monde où la pwofitation est l’une des règles de fonctionnement !

20-10-2012



Conséquences des fusions hospitalières: Accouchement sur une autoroute: le débat sur les déserts médicaux relancé. (lu dans Libération)

Une mère a perdu son enfant en le mettant au monde dans sa voiture alors qu'elle faisait route vers Brive, à une heure, faute d'établissement plus proche. Hollande demande une enquête administrative.
Une femme de 35 ans vivant dans le Lot a perdu son enfant, vendredi, sur le trajet menant à la maternité de Brive, située à plus d'une heure de chez elle. Un drame qui relance le débat sur la désertification médicale en milieu rural, François Hollande demandant une enquête administrative.
Résidant dans le village de Lacapelle-Marival, dans le nord-est du Lot, la jeune femme enceinte de 7 mois et son mari ont dû choisir entre Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), Cahors et Brive, trois maternités distantes de plus d'une heure de route.
Le Lot, département de 170.000 habitants, n'a qu'une maternité, à Cahors, depuis la fermeture de celle de Figeac, passée sous le cap des 300 accouchements par an, et fermée en 2009. Au lendemain du drame, la jeune femme était en état de choc au centre hospitalier de Cahors.
Le président de la République a aussitôt demandé une enquête administrative pour «tout connaître des circonstances» de la mort du nouveau-né, une petite fille, qui devait être le premier enfant du couple. «Le drame (...) nous appelle une nouvelle fois, encore, à ne rien accepter en matière de désert médical», a déclaré le chef de l'Etat à Nice. «Et en même temps je prends l'engagement, celui que j'avais déjà énoncé avant l'élection présidentielle, et que je rappelle ici comme chef de l'Etat: aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence», a ajouté Hollande.
«Dégradation globale de la périnatalité»
De son côté, le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens français Syngof s'est ému de «la dégradation globale de la périnatalité». «Le drame de ce couple qui s'est retrouvé dans un isolement total» est «une conséquence de la politique de démobilisation et de concentration des moyens (de services de santé, ndlr) autour des capitales régionales», a dénoncé à l'AFP Jean Marty. Le bilan de la fermeture de maternités privées et publiques est mauvais, assure-t-il, «sur le plan économique, car on a déplacé les accouchements vers des lieux où c'est plus cher, mais aussi en termes de sécurité».
Le président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, s'est entretenu avec le patron de l'Agence régionale de santé (ARS) de la région qui l'a assuré qu'une enquête serait diligentée. «Pourquoi ce drame s'est-il produit ? Ce drame se serait-il produit s'il y avait eu une maternité plus proche?» s'est interrogé le socialiste, engagé il y a trois ans contre la fermeture de la maternité de Figeac, ville dont il a longtemps été le maire.
Lors de la fermeture de la maternité de Figeac en 2009, de nombreux médecins et agents hospitaliers du Lot avaient alerté contre les risques liés à la désertification médicale. Ils avaient alors dénoncé un arbitrage budgétaire dangereux. Malvy relate un autre accouchement qui aurait pu tourner au drame. Une femme vivant près de Figeac aurait pu elle aussi perdre ses jumeaux. Comme elle ne pouvait pas se déplacer, un hélicoptère décolle de Toulouse pour la prendre en charge. A cause du brouillard, il ne peut pas se poser et c'est finalement une ambulance qui va chercher la femme enceinte pour la conduire à Toulouse. Mais en route, le véhicule est dérouté vers Bordeaux, où elle accouche finalement, à plus de 300 kilomètres de chez elle.
«Un abandon criminel de la part des pouvoirs publics»
Il faut, selon lui, tirer les enseignements de la fermeture de la maternité de Figeac. «Il faut maintenir les petits hôpitaux en allant vers la mutualisation des moyens», préconise l'ancien ministre.
Pour la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité, qui exige un moratoire sur les fermetures de maternités, cet accouchement illustre «l'aspect néfaste des regroupements de maternité».
Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a reproché à l'Etat d'avoir «failli dans sa mission de service public». «Le cas du département du Lot est hélas devenu la règle dans notre pays (...) Nos territoires ruraux, a-t-il souligné, sont victimes d'un abandon criminel de la part des pouvoirs publics depuis 10 ans». Le PCF, dans un communiqué, dénonce aussi «le résultat de choix politiques graves. Fermer les services de proximité, les maternités, amène à des situations inacceptables».
 



Guadeloupe: Manifestation de soutien à un camarade de Combat ouvrier (Paru dans Lutte Ouvrière)

Le 10 octobre dernier, un jeune camarade de Combat ouvrier, (organisation trotskyste de Guadeloupe et Martinique) Sony Laguerre,devait passer en procès à Pointe-à-Pitre. Ce camarade est aussi l'un des animateurs du petit journal étudiant et lycéen Rebelle.
  Sony est accusé d’avoir blessé un policier le 18 mai dernier. Ce jour là, à l'appel de l'équipe de "Rebelle", une quarantaine de jeunes était venue accompagner une de leurs camarades convoquée au commissariat pour une peccadille.
Sans raison, le rassemblement avait été brutalement chargé par la police.
 Plusieurs jours après, la plainte contre Sony lui était signifiée. Un autre camarade, Raphaël Cécé est aussi assigné en justice par la police pour "menaces" soi- disant proférées ce jour là.
 Ces accusations ne  sont que  les derniers éléments d'une série de tracasseries dont les jeunes de "rebelle" sont victimes. Pressions, menaces, intimidations se multiplient à leur endroit, à l'intérieur comme à l'extérieur des établissements scolaires. Le but ? Faire taire  ce groupe de jeunes militants parce que leur petit journal  est persifleur, contestataire et irrévérencieux. En particulier, il dénonce sur ce ton des mesures disciplinaires exagérées et inutiles envers les lycéens, des propos sexistes et méprisants à l'égard des jeunes filles, et autres vexations.
Le 10 octobre dernier une centaine de personnes dont une cinquantaine de lycéens et d'étudiants était venue soutenir notre camarade devant le tribunal de Pointe à pitre. Des militants politiques et syndicaux, des parents d’élèves étaient aussi présents. À noter aussi : la première heure de cours a sauté au lycée Delgrès du Moule et un débrayage à eu lieu au lycée Coëffin de Baie-Mahault. Dans les deux cas, les lycéens protestaient contre les injustices et les brimades quotidiennes qu’ils subissent, mais aussi pour la défense de Rebelle ! et de la liberté d’expression.
À l’audience procureur et avocat des policiers – ceux qui accusent les jeunes – n’étaient pas à la fête face à la mobilisation et au collectif des six avocats de la défense de Sony. Ils ont carrément demandé le report du procès prétextant le « respect des droits de la défense »… alors que ce sont eux qui ont porté plainte contre Sony ! Un lapsus qui démontre en tout cas qui se sent coupable et que la campagne de mobilisation et d’information a rabaissé un peu la confiance de ces messieurs.
Le procès de notre camarade est reporté au 18 janvier prochain, deux jours après celui de Raphaël Cécé.
Ceux qui ont manifesté le 10 octobre  ont promis d'être plus nombreux encore les 16 et le 18 janvier prochains!
Pierre Jean-Christophe

20-10-2012



Retraites, élargissement des possibilités de départ anticipé (Magazine Viva)

Le nouveau gouvernement a publié le 3 juillet un décret qui élargit les possibilités de départ à la retraite à 60 ans (ou avant) pour les personnes ayant commencé à travailler jeunes et ayant donc accompli une longue carrière.
En 2010, malgré un refus massif de l’opinion publique, exprimé par des millions de manifestants, Nicolas Sarkozy avait réussi à faire passer sa réforme des retraites, qui pénalisait injustement les travailleurs en allongeant leur carrière. L’âge légal du départ à la retraite était en effet repoussé de deux ans, pour être porté à 62 ans, tout comme l’âge du taux plein, fixé à 67 ans. Le dispositif de départ anticipé pour les carrières longues, créé en 2003, était également décalé de deux ans, avec des conditions de cotisations plus strictes.
Face à une telle injustice sociale, François Hollande avait, au cours de sa campagne présidentielle, promis de rediscuter de ce problème des retraites avec l’ensemble des partenaires sociaux (le sujet a été évoqué lors de la conférence sociale des 10 et 11 juillet, en attendant d’autres rendez-vous). Son engagement le plus ferme portait sur le fait d’ouvrir au plus grand nombre de personnes ayant eu une longue carrière la possibilité de prendre leur retraite à 60 ans ou avant. Promesse tenue, avec la publication, deux semaines seulement après les élections législatives, d’un décret qui dresse des conditions de départ à la retraite anticipé plus favorables pour les assurés ayant commencé à travailler jeunes.
Qui est concerné ?
Compte tenu des mesures d’alignement des différents régimes de retraite prises ces dernières années, il paraît normal que ce dispositif, financé par une hausse des cotisations vieillesse (répartie de manière égale entre le travailleur et l’employeur), s’applique à presque tous les assurés : salariés du régime général, fonctionnaires, salariés agricoles, artisans, commerçants, travailleurs agricoles non salariés, membres des professions libérales, avocats, ainsi qu’aux ressortissants de certains régimes spéciaux, sous réserve de spécificités (ouvriers de l’Etat, ministres du culte, agents de la Ratp, des industries électriques et gazières, clercs et employés de notaires, salariés de Opéra national de Paris, de la Comédie-Française et de la Banque de France).
Par ailleurs, le dispositif ne peut s’appliquer qu’aux pensions de retraite qui prendront effet à compter du 1er novembre de cette année.
Age du début de carrière
Jusqu’à présent, le dispositif de départ à la retraite anticipé pour carrière longue n’était prévu que pour les personnes ayant commencé à travailler avant l’âge de 18 ans. L’une des avancées majeures de cette réforme est de l’élargir aux personnes qui ont débuté leur activité professionnelle avant 20 ans.
D’un point de vue légal, on considère qu’un assuré a commencé à travailler avant 16, 17 ou 20 ans s’il a validé au moins cinq trimestres (ou quatre seulement s’il est né en octobre, novembre ou décembre) avant la fin de l’année civile où il a fêté son 16e, 17e ou 20e anniversaire.
Durée d’assurance
Bien entendu, la condition principale pour bénéficier d’une retraite anticipée est de pouvoir justifier d’un certain nombre de trimestres cotisés, ce qui dépend de l’âge du début d’activité (voir tableau ci-contre). On peut noter là encore un assouplissement des règles. Jusqu’à présent, il fallait justifier, en plus de ses trimestres cotisés, d’un nombre élevé de trimestres validés, ce qui est beaucoup plus contraignant. A compter du 1er novembre prochain, cette condition de durée d’assurance validée disparaîtra. Seuls compteront les trimestres cotisés, c’est-à-dire les périodes de travail ayant donné lieu au versement de cotisations (en quantité suffisante) à n’importe quel régime de retraite de base.
Majorations
A ce total de trimestres réellement cotisés peut s’ajouter une majoration prévue pour prendre en compte la période de service national (dans la limite de quatre trimestres) et les périodes d’arrêt maladie, maternité ou accident du travail (dans la limite de quatre trimestres sur l’ensemble de la carrière). Ainsi, selon le dispositif en vigueur jusqu’à maintenant, les périodes d’arrêt de travail pour maternité ou raisons de santé au-delà de quatre trimestres tout comme les périodes de chômage indemnisé donnent droit à des trimestres validés (on parle de situations «  assimilées  » à des périodes cotisées), mais pas à des trimestres cotisés.
C’est pour améliorer la situation des mères de famille et des chômeurs qui sont pénalisés par ce dispositif que le décret prévoit deux nouvelles possibilités de majoration, applicables elles aussi au 1er novembre :
▶ deux trimestres cotisés supplémentaires pourront être accordés au titre de la maternité  ;
▶ et deux trimestres cotisés pourront être retenus pour les périodes de chômage indemnisé
 



Grève à la Cacem : le mouvement est suspendu !

Les salariés de la Cacem-Odyssi (Régie de l’eau de la Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique), à l’appel du syndicat CGTM, se sont engagés dans un mouvement de grève général le lundi 15 octobre pour faire entendre leur mécontentement, ce à quoi ne semblait pas être disposé les dirigeants de la régie communautaire de l'eau et de l'assainissement de la Communauté d’Agglomération.

C’est à l’unanimité des présents, que les travailleurs, lors d’une assemblée générale ont décidé que pour mettre un terme aux atermoiements des responsables de la Cacem-Odyssi, qu’il fallait agir. C’est ainsi que dès le vendredi 5 octobre un préavis de grève était déposé sur le bureau de Pierre Samot, l’élu Président, qui annonçait qu’à compter du lundi 15 octobre leur décision entrait en application et qu’il fallait s’attendre à de sérieuses perturbations sur le réseau de distribution de l’eau dans l’agglomération.
Le mouvement lancé, c’est donc un Président contraint qui a reçu dès le lendemain, le mardi 16, une délégation dans l’après-midi, sans doute avant que les choses ne se gâtent vraiment. Il faut dire que par expérience, le Président de la Cacem sait fort bien qu’en face de lui ce ne sont pas des kokofiolo, mais bien des travailleurs organisés et déterminés qui se font entendre.
C’est ainsi que la plateforme revendicative fut très largement discuté et a donné lieu à des engagements du président de la Cacem sur la pérennité de la régie autonome Odyssi face à la création du syndicat unique, ainsi que sur les revendications présentées dont certaines correspondaient à des attentes qui n’étaient toujours pas en application.
C’est sur ces conclusions, que le mouvement de grève a été suspendu par les travailleurs, qui bien entendu restent vigilanst quant aux jours à venir.
 
A lire :   préavis de grève
                Compte rendu des négociations
 

Tract Cacem
Compte-rendu négociations



Plan de rigueur: tout le monde trinque, sauf les plus riches!

Pour redresser les comptes publics,  l'état doit économiser dans le budget de 2013, 30 milliards d'euros (soit 10 milliards d'économies et 20 milliards de hausse d'impôts. Décryptage
 Pour les ménages dont les revenus sont supérieurs à 150 000 euros par an. Le gel du barème de l'impôt sur le revenu où 16 millions de foyer sur 36 sont concernés. L'introduction de nouvelles tranches d'imposition (45% et 75%, approuvée par l'Assemblée Nationale le 19/10). L'augmentation sur le prix du tabac, la bière en bouteille.
Dans ce fameux budget, les retraités(es) vont devoir se serrer la ceinture, à partir du 01er avril prochain les pensions seront soumises à un prélèvement en fonction des rentes, 0,15% pour tous salaires supérieur à 2000 euros, 0,3% pour des rentes inférieures à cette somme. Le gouvernement informe sous prétexte que les personnes âgées vivent plus longtemps que ce pillage dans les poches des retraités consiste à aider le redressement de la Sécu. en 2013 et pour financer la dépendance à partir de 2014.
Avec ce budget qui nous plume, s'envole également les illusions semées par les socialistes pendant la campagne électorale !

F. Poulade

20-10-2012



La CGT conteste la présence de plusieurs listes prétendument
syndicales aux élections TPE

La décision de la Direction générale du Travail de retenir 41 organisations, dont 10 au plan national pouvant se présenter aux élections TPE du 28 novembre au 12 décembre, contraint la CGT à déposer des recours devant les juridictions compétentes.
Cette situation aurait dû être évitée si un simple contrôle avait été effectué sur le sérieux, voire la conformité à la loi, de certaines organisations se présentant comme syndicat de salariés.
Certaines n’ont pas de statut propre, d’autres un budget national de quelques dizaines d’euros pour une prétendue activité sur une centaine de conventions collectives. On trouve même ce qui s’apparenterait plutôt à une officine juridique.
Le fait que l’ancien gouvernement ait choisi une élection sur simple sigle, donc sans listes de candidats à des instances de représentation, a ouvert la porte à des candidatures factices et trompeuses vis-à-vis des salariés des TPE.
Ce choix est également contraire à la volonté du législateur de renforcer la légitimité des syndicats par une mesure de l’audience réelle de leur activité sur le terrain.



En Guadeloupe : tous devant le tribunal de Pointe a Pitre mercredi 10 octobre a 7h/30 pour soutenir Sony Laguerre et les jeunes de "rebelle" !

(Communiqué de Combat-Ouvrier le jeudi 4 octobre 2012)
Un jeune militant de Combat Ouvrier et militant aussi de l'équipe du journal "Rebelle," Sony Laguerre, est assigné en justice. Le procès aura lieu mercredi 10 octobre au tribunal de Pointe à pitre. Il lui est reproché d'avoir soi-disant porté des coups à un policier le 18 mai dernier.
Ce jour là, les jeunes de Rebelle étaient venus soutenir une de leurs camarades convoquée au commissariat de Pointe à pitre-Abymes. Mais la police a brutalement chargé ces jeunes alors qu'ils étaient assis sur les marches du commissariat. Et aujourd'hui, c'est Sony Laguerre qui  est accusé alors qu'il est totalement innocent des faits qui lui sont reprochés. Un autre jeune, Raphaël Cécé, est aussi convoqué pour des propos qu'il n'a jamais tenus à l'encontre des policiers.
Pour comprendre cette répression policière et judiciaire qui s'abat sur les jeunes de "Rebelle", il faut chercher plus loin. L'équipe des jeunes de ce petit journal lycéen et étudiant dénonce depuis plusieurs années un certain nombre de faits quotidiens dont sont victimes les lycéens et les étudiants : paiement des bourses en retard, liberté d'expression bafouée, propos et attitude sexistes à l'égard des jeunes filles, discipline parfois injustifiée, présence de rats dans les établissements, nourriture parfois avariée dans les cantines de certains établissements etc. Plus généralement, ils portent un jugement critique sur le fonctionnement de la société actuelle et ses injustices, et avec raison !
Oui, leur petit journal "Rebelle" est contestataire. Et ces jeunes ont raison de l'être ! Mais l'administration rectorale et préfectorale tentent de les faire passer pour des délinquants non fréquentables. Leur journal est pratiquement interdit dans les lycées et ses vendeurs tracassés !
Cependant, personne n'a pu jamais contredire les faits que " Rebelle " dénonce. Mais les jeunes qui résistent aux pressions de l'administration et des chefs d'établissement sont pourchassés. Voilà ce qui a conduit aux événements du 18 mai dernier et à des faits qui n'auraient jamais dû se produire !
On veut faire taire les jeunes de Rebelle ! C'est inadmissible !
Que veut on pour notre jeunesse ? En faire des gens muets et soumis ou des femmes et des hommes capables de remettre en cause  leur environnement et cette société? 
Aujourd'hui, ces jeunes se battent donc pour un droit fondamental : celui de la liberté d'expression.   
                            Il faut les soutenir !



Communiqué de l'UR-CGTM

L'UCR-CGTM (l’Union des Retraités)  dénonce le rapport de la Cour des Comptes comme étant un rapport scélérat et non objectif sur la situation des retraités en France et particulièrement des retraités en Martinique.Car une fois encore, on observe que le gouvernement tente de résoudre ses problèmes existentiels, en cherchant à opposer la jeunesse aux retraités, les retraités étant prétendument mieux nantis que nombre de jeunes ou de salariés.

La réalité que connaissent et que vivent les retraités est tout autre !
En Martinique de plus en plus de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté (954 euros). Ce qui entraine que l’on rencontre de plus en plus de personnes âgées confrontées à de réelles difficultés pour se nourrir et se maintenir décemment en vie.
Et bien en dépit de cela, le gouvernement veut leurs faire les poches et préconise de récupérer 5 milliards sur les 12 dont les retraités bénéficieraient :
-  Suppression de l'abattement de 10% sur le revenu déclaré.
-  Suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants.
-  Augmentation de la CSG pour atteindre le niveau de cotisation des salariés actifs.
-  Suppression des exonérations de cotisations sociales pour ceux employant une aide à domicile.
-  Soumettre les pensions aux cotisations d'assurance maladie
Au 31 décembre 2010, la Martinique comptait 53 130 retraités relevant du régime général. Parmi eux, 16 113 sont bénéficiaires du minimum vieillesse, 13. 967 du Fonds national de solidarité, 2 146 titulaires de l'Allocation de solidarité des personnes âgées soit un total de 32.226 allocataires qui vivent des minimas de la Sécu, le minimum contributif représentant : 608,15€. 
Le plus révoltant est que cette la pauvreté côtoie au quotidien l’insolente richesse de ceux qui sont les maitres de la société. Ceux qui tiennent les entreprises, le commerce, la propriété foncière ou encore les fonds spéculatifs. Ce sont ceux la même qui plongent dans l’indigence de plus en plus de personnes âgées confrontées à de réelles difficultés pour se nourrir et se maintenir décemment en vie.
En Martinique, les fortunes existent, un des patrons connu de tous, réalise un chiffre d’affaire sur l’ensemble de ses entreprises de 2 milliards d’euros. Sous d’autres cieux, ce n’est pas non plus la crise, jugez-en :
La fortune totale des 500 plus gros patrimoines français a augmenté de 25% en 1 an, passant de 194 à 241 milliards d’euros en 2009, soit à peu près le montant de la masse des pensions versées aux 15 millions de retraités.
Les entreprises du CAC40 ont engrangées plus de 80 milliards de bénéfices en 2010 et le 1er semestre 2011 devrait battre tous les records.
210 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises non financières en 2010.
40 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC40 en 2010.
170 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales pour les entreprises françaises en 2010.
Alors puisque les affaires ne vont pas si mal que cela, ne nous laissons tondre sans réagir il suffirait enfin de toucher à leurs profits !
Fort de France le 06 octobre 2012



En Martinique, la pauvreté grandie et… la richesse aussi !

Aujourd’hui, c’est l’actualité quotidienne qui affiche l’état des inégalités qui sont considérables et en croissance permanente en Martinique. Alors que dans le même temps, de richissimes fortunes se bâtissent ici et de plus, se situent en bonne place dans le palmarès des grandes fortunes françaises.
 
L’augmentation des inégalités se traduit par la baisse du niveau de vie pour les plus modestes des Martiniquais. L’Insee indique, dans son enquête "Revenus fiscaux et sociaux" pour 2010 que cette dégradation n’a cessé de s’accentuer. D’ailleurs les chiffres officiels (Observatoire national de la pauvreté 2005/2006), indiquent que 84 000 Martiniquais vivent des minima sociaux (RMI, Api, Aah, RSO), soit 21 % de la population contre 9 % en France.
 
Le pays compte aujourd’hui selon l’enquête emploi 2011 de l’Insee 35.108 chômeurs, 29.555 Rmistes (soit 15 % de la population contre 3 % en France), 60.000 pauvres vivant avec moins de 420 €/mois (soit 12 % de la population contre 6 % en France), 106.000 bénéficiaires de la CMU (soit 27 % de la population contre 7 % en France).
Le recul abyssal de la condition des personnes les plus exposées, peut être mis en évidence si nous comparons la situation de la Martinique avec un département en France du même profil social, tel que la Vendée.
Le nombre d’allocataires est quasi identique, 95.689 pour la Vendée et 95.053 pour la Martinique. La couverture de la population allocataire est de 280.016 pour la Vendée et de 221.261 pour la Martinique le chiffre qui devient ensuite choquant c’est celui du nombre d’allocataires dont les ressources sont constituées à 100% des prestations CAF, pour la Vendée c’est 7520 et pour la Martinique 36.373, et quant à ceux dont les ressources sont constituées à 50% des prestations CAF, pour la Vendée c’est 13.749 et pour la Martinique c’est 45.750.
Cette situation est cruelle, car au regard de la richesse disponible, en Martinique, c’est de loin une fatalité.
Car si la pauvreté s’étend, la richesse aussi s’accroit considérablement. Selon le bulletin trimestriel financier de l’IEDOM du 2è trimestre 2011 les actifs financiers des entreprises et des particuliers réalisaient un total de 5.810,10 M euros, ce sont là des fonds de placements, des titres, des dépôts divers et variés qui constituent en majeur partie le trésor de guerre des entreprises et des rentiers.
 
Le numéro 21 de la revue Business News (septembre 2007), indique que les 1 728 plus gros contribuables martiniquais avaient un revenu global déclaré de 276,5 millions d’euros en 2006. Ces gens très riches en Martinique, de 2002 à 2006 leur nombre a augmenté de 44 % et leur revenu déclaré a explosé sur la même période de plus 71 % en moyenne !
Aux Antilles-Guyane, Fort-de-France est la localité qui concentre en 2006 le plus grand nombre de possédants de patrimoine soit 2,7 millions d’euros.
95 foyers fiscaux soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) cumulent un patrimoine global de 221,5 millions d’euros. Les riches et les possédants se portent bien, parce que le système qu’ils ont bâti leur permet de prospérer.
Le magazine « Challenge » a bien établi dans sa parution de juillet que le fortuné Bernard Hayot est passé de la 177è à la 155è place, parce que sa fortune a également fait un bond en passant en un an de 250 millions d’euros à 275 millions, avec un chiffre d’affaire sur l’ensemble de ses entreprises de 2 milliards d’euros.
C’est le constat que la Martinique tout en étant un pays de cocagne pour certains, demeure une société profondément inégalitaire où plus qu’avant, la plupart des indicateurs d’inégalités sont à la hausse alors que dans le même temps les catégories plus aisées échappent à toute baisse de leurs conditions de vie.
Dans ces conditions, nous comprenons aisément que nous ne sommes victimes ni d’une fatalité, ni d’une malédiction qui nous contraint à vivre dans la misère, mais bien les proies d’une société organisée qui depuis plusieurs centaines d’années se reproduit à l’identique en nous tenant à l’écart d’une vie meilleure et plus digne.
Alors notre difficulté pour changer la vie c’est bien de nous relever et de nous persuader que c’est possible et que nous pouvons le faire !

22-09-2012



Les salariés du Casino Batelière Plazza écopent de 11 mois avec sursis…

            L’échec des négociations pour le renouvellement de la délégation de service public, entre le groupe Cogit et la mairie de Schœlcher, fin juin, avaient laissé les salariés dans l’incertitude quand à leur avenir. En effet, cet échec, les menaient à la probable fermeture de l’établissement au 31 octobre 2012.
            La commission supérieure des jeux devait se réunir le 11 septembre 2012 afin de statuer sur la demande de la mairie de renouveler d’une année supplémentaire l’autorisation des jeux sur la commune. S’agissant d’une requête inédite, l’acceptation été incertaine car elle menait à une modification de la législation en vigueur et se heurtait à une forte inquiétude des puissants groupes de casinotiers, non désireux de voir renouveler les délégations de service public sur 2 ans au lieu d’un.
            Une semaine avant la date fatidique du 11 septembre à laquelle l’ensemble des salariés du Casino été suspendus, « coup de théâtre ». Les délégués syndicaux CDMT et CGTM sont convoqués par la direction qui leur fait part de l’intervention de l’Etat dans le dossier. Par l’intermédiaire de la préfecture, l’Etat propose la mise en place « d’une convention provisoire de 11 mois ». La mairie obtient donc 11 mois de prolongation d’exercice des jeux sur la commune afin de mettre en place un nouvel appel d’offre de délégation de service public. L’avis de la commission supérieure des jeux semble donc avoir été court-circuité et d’après la Mairie, son approbation semble n’être, maintenant,  qu’une simple formalité. Elle doit se réunir début octobre. Un accord entre le présent délégataire ou un nouveau devant intervenir avant le 31 mai 2013.
            L’intérêt des puissants est donc sauf pour 11 mois au moins. Etat, Mairie et actionnaires toucherons bien le fruit du travail des salariés du Casino qui ont vu, eux, leurs salaires gelés dans la résultante des NAO. Les 11 mois à venir ne sont que le renouvellement de l’année écoulée pour les salariés : incertitudes, angoisses, pressions ect… et probablement la congélation de leurs salaires ainsi que la dégradation de leurs conditions de travail.



Premier séminaire de l’Institut de Formation et de Recherche sur le Travail en Martinique


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C’est à l’hôtel Valmenière qu’a eu lieu le lancement officiel des activités visibles de l’IFRTM(l’Institut de Formation et de Recherche sur le Travail en Martinique).
Cette première manifestation de l’Institut s’est déroulée sur le thème «identifier les forces et les faiblesses de la négociation collective en Martinique  en vue d’élaborer des programmes de formation adaptes a nos réalités»
 
A cette occasion plusieurs délégations étaient présentes : les organisations syndicales des salariés (CGTM, CSTM, CDMT, UGTM, CFDT, CGC, UNSA, CGTM-FSM), les principales organisations patronales MEDEF, CGPME, le président du CESER, et du coté de l’Etat la sous-préfète chargée de la cohésion sociale, et le directeur de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).
 
Le séminaire, c’était également la tenue d’ateliers avec la participation et l’éclairage d’un sociologue de l’Institut Supérieur du Travail de Nouvelle Calédonie. Ces séances de discussions ont introduit sans aucun doute les futurs thèmes de formation de l’IFRTM.
 
Si la CGTM a abordé ce moment de concertation sans aucune illusion sur la volonté du patronat de changer vraiment de pratique, néanmoins, ce séminaire permit aux organisations syndicales de salariés de réaffirmer leur volonté d’exercer leur droit à la négociation mais il fut également l’occasion d’entendre de la bouche du directeur du directeur du travail (Direccte), avec des chiffres à l’appuie, la pauvreté de la statistique concernant la négociation collective, car aujourd’hui encore, 12 ans après les sessions pour moderniser le « dialogue social », très peu d’entreprise se soumettent à l’obligation du code du travail de négocier avec les syndicats de salariés.



Drépanocytaires discriminés : Les drépanocytaires victimes de discriminations des assureurs

L’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose (APIPD) a décidé de saisir la maison des droits pour se plaindre du sort réservé par les assureurs aux drépanocytaires. « Les assureurs refusent d’assurer les drépanocytaires SS, SC, SBT, y compris les AS, dits porteurs sains », regrette la présidente de l’APIPD, Jenny Hippocrate-Fixy. Celle-ci a été alertée par des malades qui ont se sont vu refuser des emprunts pour acheter des biens immobiliers, construire leur maison ou même acheter un véhicule. Le pire étant la manière employée pour justifier les refus : « … Vous risquez de mourir très rapidement, alors nous n’allons pas vous assurer… » ou encore « … Si vous êtes en arrêt à cause de votre maladie, vous ne serez pas remboursé… ». D’ores et déjà, l’association a recensé une vingtaine de personnes concernées mais elle entend en rassembler d’autres, notamment aux Antilles où ces phénomènes discriminatoires ne seraient pas rares selon des médecins proches de l’APIPD. L’action devant la Maison des droits sera portée par les trois avocats de l’APIPD et le soutien de l’ancien directeur de l’hôpital Tenon, Arthur Haustant.

(lu sur fxgpariscaraibe)



Selon l’INSERM : Le chlordécone, un pesticide nocif pour le développement des bébés

Des bébés exposés au chlordécone in utero et dans les premiers mois de leur vie ont présenté des retards dans le développement cognitif et moteur. Une preuve supplémentaire que le pesticide longtemps utilisé aux Antilles est associé à des effets négatifs sur la santé. Désormais se pose aussi la question des conséquences à plus long terme pour ces enfants.
Dans un article publié dans la revue Environnemental Research, des chercheurs de l’Inserm en lien avec des chercheurs québécois, belges et américains ont tenté de savoir si l’exposition au chlordécone – un pesticide utilisé jusqu’en 1993 dans les plantations de bananes aux Antilles – avait un impact sur le développement cognitif, visuel et moteur de très jeunes enfants.
Des femmes ont été suivies pendant et après leur grossesse et 153 nourrissons ont fait l’objet d’un suivi à l’âge de 7 mois. Les résultats de cette étude montrent que l’exposition pré ou postnatale au chlordécone est associée à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons. Ils ne sont pas confirmés pour les enfants plus âgés pour lesquels l’étude se poursuit.
Un pesticide retrouvé dans l’alimentation
Le chlordécone est un pesticide qui fut employé pendant plus de 20 ans aux Antilles pour lutter contre le charançon du bananier. Sa large utilisation (interdite depuis 1993 dans les Antilles françaises) et son caractère persistant dans l’environnement ont toutefois entraîné une pollution permanente des sols et une contamination de la population. La substance est aujourd’hui considérée comme un perturbateur endocrinien, neurotoxique, elle est classée cancérigène possible pour l’Homme par l’OMS.
Pour évaluer l’impact sur la santé d’une exposition au chlordécone, l’équipe dirigée par Sylvaine Cordier à Rennes et Luc Multigner à Pointe-à-Pitre a mis en place, en Guadeloupe, une grande cohorte mère-enfant baptisée Timoun (« enfant » en créole). L’objectif général de cette étude est d’évaluer l’impact sanitaire des expositions à ce produit chimique sur le déroulement de la grossesse et le développement pré et postnatal. Cette cohorte est donc constituée de 1.042 femmes suivies avec leurs enfants depuis leur grossesse qui a eu lieu au cours de la période 2005-2007. Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’impact de l’exposition prénatale et postnatale au chlordécone sur le développement cognitif, visuel et moteur du nourrisson à l’âge de 7 mois.
L’exposition prénatale au chlordécone a été estimée par son dosage sanguin dans le cordon. L’exposition postnatale a, quant à elle, été estimée par son dosage dans le lait maternel ainsi que par la fréquence de consommation par les nourrissons de denrées alimentaires susceptibles d’être contaminées par le polluant. Puis la mémoire visuelle, l’acuité visuelle et le développement moteur des nourrissons ont été testés.
Le chlordécone retarde le développement des bébés
L’exposition prénatale au chlordécone a été retrouvée associée de manière significative à une réduction du score de préférence visuelle pour la nouveauté ainsi qu’à un faible score sur l’échelle de développement de la motricité fine.
L’exposition postnatale au chlordécone, estimée par la consommation de denrées alimentaires contaminées, a été retrouvée associée à la limite de la signification statistique à une réduction de la vitesse d’acquisition de la mémoire visuelle et à une réduction de la préférence visuelle pour la nouveauté. En revanche, l’exposition postnatale au pesticide par l’allaitement n’apparaît associée à aucune modification du développement psychomoteur.
Quel avenir pour ces enfants ?
En conclusion, l’exposition prénatale au chlordécone ou postnatale via la consommation alimentaire est associée à l’âge de 7 mois à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons.
Bien que ces observations basées sur des petits effectifs ne traduisent pas de troubles graves, elles sont néanmoins à rapprocher de certaines particularités décrites dans le passé chez des adultes exposés professionnellement au chlordécone et caractérisées par un appauvrissement de la mémoire à court terme et par la présence de tremblements d’intention.
Les chercheurs s’interrogent sur la possibilité que ces associations constatées chez les bébés à l’âge de 7 mois, puissent être prédictives de troubles permanents à un âge plus avancé. Pour Sylvaine Cordier et Luc Multigner, « seul le suivi des enfants au cours des années à venir permettra de répondre à ces interrogations ». Les enfants de la cohorte Timoun font l’objet actuellement d’un suivi à l’âge de 7 ans.
 



Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, a refusé la Légion d'honneur

Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, a refusé la Légion d'honneur que voulait lui décerner Cécile Duflot afin de dénoncer « l'impunité » qui protège les responsables des « crimes industriels » et l'« indifférence » qui touche la santé au travail.
Elle était sur la liste des trente promus sélectionnés par Cécile Duflot. Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, spécialiste des cancers
professionnels, a pourtant refusé la Légion d’honneur qu’elle se voyait proposée. La chercheuse a écrit dimanche à la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, afin de justifier son refus.
 « Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité. Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir la dégradation des conditions de travail, le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques… », explique Mme Thébaud-Mony dans son courrier. « Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale », poursuit-elle. Elle tient cependant à préciser que son refus de la Légion d’honneur n’est en rien un « geste contre Mme Duflot ».
La chercheuse, qui juge que sa carrière a été « bloquée pendant dix ans », plaide par ailleurs pour que la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics plus importants.
 
 Ses travaux scientifiques ont toujours poursuivi un double objectif : mettre en visibilité les atteintes à la santé dues au travail et aider les victimes à obtenir réparation. Itinéraire militant d'une sociologue de la santé qui s'est distinguée lundi 6 août 2012 en refusant la Légion d'honneur, pour protester contre le manque de moyens dévolus à la recherche sur les cancers professionnels.
Elle n'a pas manqué de se rendre au premier grand procès de l'amiante, à Turin, en Italie, qui a débouché sur la condamnation de deux anciens dirigeants de la société Eternit (voir également sur ce sujet page 6 de ce numéro). Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et porte-parole de Ban Asbestos en France, salue le travail du procureur Guariniello. Au bout de trente ans de carrière et de militantisme, elle reconnaît une certaine frustration : " En France, nous pouvons montrer que les entreprises fabriquent des cancers professionnels, mais pas véritablement agir. Certes, nos recherches ont fait progresser la reconnaissance en maladie professionnelle et l'indemnisation, et donc le principe de justice, mais cela n'est pas suffisant, notamment pour améliorer la prévention. 
 



Un projet de loi qui oubli l’essentiel !

Victorin Lurel a prit l’initiative d’une Table Ronde en Préfecture le jeudi 6 septembre, pour traiter de la question de la vie chère qu’évoque sa loi. Etaient conviés à la discussion: Patrons, Syndicats, Députés, Sénateurs, Délégation de la Région, Délégation du Département, Associations de Consommateurs, Corps Consulaires et Administrations (Insee, Iédom Dieccte).
Très vite, Robert Parfait, patron très connu de la grande distribution, répertorié comme un richissime citoyen par le magazine Challenge, s’est porté en tête de gondole pour lancer les revendications patronales qui consistaient à dire surtout ne touchez pas au dispositifs tel qu’il est !
Comme on le comprend. Y toucher c’est toucher aux profits et aux fortunes que ces féodalités ont bâti pendant des années durant sur le dos des consommateurs.
Bien entendu, Lurel s’est montré très attentif au désidérata du représentant des marchands réaffirmant que son objectif n’était pas de corseter l’activité économique des Outre-mer par une accumulation de textes !
En effet le ministre à longuement expliqué qu’il croyait aux vertus de la concurrence et que c’est par ces dispositifs qu’il entendait donner une meilleure régulation à la formation des prix.
La CGTM quant à elle s’est saisie de cette opportunité pour rappeler à Victorin Lurel que son projet de loi écartait l’essentiel de ce qui intéressait les travailleurs. D’ailleurs, c’est son étude d’impact qui introduit la loi qui explique que le « mécontentement exprimé en 2009 et du fait que les produits alimentaires sont entre 30 et 50% plus chers que dans l’hexagone »
Par conséquent, il n’était pas question que soit évacuées les questions posées lors des journées de mobilisations de février-mars 2009 exprimées pendant 38 jours dans les rues par la population. Et la CGTM de rappeler que les revendications portaient sur :
                -le blocage immédiat et l’encadrement des prix des produits de première nécessité assortie d’une baisse de TVA.
                -la création d’une autorité de contrôle et de régulation des prix et non d’un observatoire qui observe sans pouvoir agir.
                -le gel immédiat des prix des carburants et du gaz, assorti de la mise en place immédiate d’un dispositif de stabilisation des prix à la pompe.
                -l’imposition aux compagnies pétrolières d’une transparence totale sur les réserves disponibles et sur le prix payé.
                -le développement de transports en commun accessible économiquement.
                -l’augmentation des salaires, la hausse des minimas sociaux, des pensions et du pouvoir d’achat des ménages.
                -le positionnement dans la loi Lurel de l’article 3 de la lodéom concernant la négociation d’un bonus exceptionnel de 1500 euros. Bonus qui n’a jamais été négocié par le patronat depuis 2009.
Voilà les questions telles qu’évoquées par la CGTM lors de cette table Ronde avec Victorin Lurel. Il s’est lui-même lamenté sur les limites de son texte et a ajouté qu’il avait prit bonne note de nos propositions.
Nous ne nous faisons bien entendu aucune illusion sur cette déclaration de circonstance, car entre les travailleurs et les patrons Lurel avait fait son choix, mais son propos traduit bien qu’il a compris que nous n’étions pas dupe des » vertus » de sa loi qui n’est qu’un vulgaire placébo qui ne réglera en rien les problèmes de cherté du coût de la vie en Martinique.

09-09-2012



Les patrons de l’hôtellerie, Yann Monplaisir en tête tendent leurs sébiles.

Après avoir obtenus la défiscalisation, des subventions et des passes droits en tout genre, c’est en tir groupé que plusieurs patrons de l’hôtellerie en Martinique ont décidé de tout mettre en œuvre pour dénicher de nouveaux profits.
Leur point de départ a été le Préfet de Région. Ces « bousoulavis » ont fait tenir au Préfet une lettre dans laquelle ils expliquent qu’ils sont confrontés à d’énormes difficultés, et que pour s’en sortir, il ne faudrait ni plus ni moins que leurs soient accordés : plus de flexibilité dans la gestion des contrats de travail et en plus un dispositif transitoire d’exonération de charges sur deux années (au bas mot plusieurs centaines de millions d’euros)! afin de permettre disent-ils la mise en œuvre des projets de rénovation des hôtels.
Et pour bien de traquer le jackpot, ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin puisqu’ils ont tendue l’écuelle à Victorin Lurel et ont obtenu que celui mette en œuvre une étude confiée à Serge Letchimy ouvrant sur l’attribution d’aides dans le cadre du POSEI.
Le POSEI (Programme d’Options Spécifiques liées à l’Eloignement et à l’Insularité), est un programme des mesures dérogatoires spécifiques aux RUP qui reconnait que des aides d’Etat ou des aides directes de l’Union européenne peuvent leur être attribué afin de pallier aux contraintes découlant de leur insularité et de leur éloignement.
Ven ka vanté ou ka ouè kiou poul, demain ils ne pourront pas nous dire qu’ils ne peuvent pas payer nos salaires !

08-09-2012



Maurice Cohen nous a quittés.

Maurice Cohen est décédé à l’âge de 85 ans. Alors qu’au terme de ses études, il était licencié ès lettres, il entreprend à ce moment des études de droit et passa son doctorat en 1964 sous la direction du fondateur du précis Dalloz et déjà sa thèse annonçait la couleur, car il traita du statut des délégués du personnel.

Son engagement aux côtés de la CGT fut sans faille, car il fut non seulement le directeur de la revue pratique du droit social (RPDS), mais aussi chef du service juridique de la Nouvelle Vie Ouvrière, (NVO) et le rédacteur de l’ouvrage "Droit des comités d’entreprise et des comités de groupe" autrement appelé « le Cohen » ou encore « la bible des comités d’entreprise »


En 1994, Maurice COHEN anima pour la CGTM au VVF de la Sécurité Sociale de Sainte-Luce un séminaire sur les « droits des Comité d’Entreprise ». A l’occasion de cette manifestation, il fit forte impression auprès des militants et participants, tant par la qualité de ses propos que par sa disponibilité à répondre à toutes les questions qui lui était posé.


Ce qu’il nous a transmis, à nous qui étions présents ce jour-là, c’est la « rigueur scientifique dans l’analyse et la fermeté nécessaire pour défendre ses convictions ». Chacun se souvient aujourd’hui encore que cette rencontre a été un moment précieux de la vie syndicale, tant il parut fondamental et profitable.
D’ailleurs, ce séminaire inaugurait la première d’une grande série de manifestations sous l’angle de la recherche et du débat, de la nouvelle direction Confédérale de la CGTM sortie du Congrès de Mahaut, où nous connûmes la scission d’une partie de nos membres.
Alors aujourd’hui à l’occasion de la disparition de Maurice COHEN, la CGTM s’associe à tous ceux qui honorent sa mémoire en saluant cette volonté qui était la sienne de respecter l’objectivité scientifique que nécessite le droit, sans négliger pour autant l’aspect revendicatif au service des travailleurs, et en associant à son avis, chaque fois que le besoin se faisait sentir, des conseils pertinents et appropriés.
La mort de Maurice COHEN est une triste nouvelle pour sa famille, ses proches et pour le monde du travail en général. Mais il nous restera de lui son œuvre immense qui constitue à ne pas douter un patrimoine syndical d’une très grande portée et un outil qui demeurera indispensable aux militants de la CGTM et d’ailleurs.

08-09-2012



Santé: Fumer du cannabis dans l’adolescence diminue le quotient intellectuel

L’idée était dans l’air depuis longtemps, le cannabis diminuerait le quotient intellectuel à l’âge adulte, chez ceux qui fument régulièrement depuis l’adolescence. Sur le site des Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) des chercheurs en neurosciences ont publié une enquête (en anglais), basée sur une cohorte de 1037 Néo-zélandais. Ils ont été suivis à plusieurs reprises depuis leur naissance, en 1972 et en 1973, jusqu’à l’âge de 38 ans. L’étude a pu faire ce qu’aucune autre n’avait fait avant elle : mesurer le quotient intellectuel (QI) avant le début de la consommation de cannabis et en observer les effets sur un même groupe de gens pendant une très longue période.
Résultat : si l’usage modéré ne semble pas avoir d’effets majeurs, surtout s’il commence à l’âge adulte, il en va tout autrement des grands consommateurs, particulièrement s’ils connaissent leur premier épisode de forte consommation (au moins quatre jours par semaine) avant l’âge de 18 ans.
 
Lors des cinq rencontres de suivi de la cohorte à l’âge adulte (à 18, 21, 25, 32 et 38 ans), ceux qui ont déclaré un seul épisode de forte consommation au cours de leur vie montraient à 38 ans une baisse de QI de trois points par rapport aux scores qu’ils avaient obtenus pendant leur enfance (entre 7 et 13 ans).
Chez ceux qui ont déclaré un usage lourd de cannabis trois fois lors des cinq suivis, la baisse a atteint presque six points.
Les consommateurs ont aussi montré de plus faibles capacités de mémoire, de concentration et de vivacité d’esprit, selon l’étude.
Ceux qui avait ralentit leur consommation l’année d’avant leurs 38 ans, moment du second test, n’ont pas pour autant obtenu de meilleurs résultats.
En revanche, les fumeurs qui ont commencé seulement à l’âge adulte ne souffraient pas d’un tel écart intellectuel avec les non fumeurs.
"L’adolescence est une période très sensible du développement du cerveau", indique Madeleine Meier, psychologue à l’université Duke, en Caroline du Nord (sud-est), et auteur principale de cette étude. En utilisant des substances agissant directement sur le mental, les jeunes "peuvent perturber le processus cérébral normal", explique-t-elle.
L’étude n’évalue pas, par contre, les effets d’un arrêt ou d’un ralentissement de consommation plus tôt dans la vie, et ne précise pas non plus les quantités consommées.
 



Communiqué de la CGT: Epandages aériens de pesticides : Il faut interdire ces pratiques

Suite à la décision du Préfet des Landes d’autoriser l’épandage aérien de pesticides sur 7 communes de son département, l’association INDECOSA-CGT (Association pour l’information et la défense des consommateurs salariés) a décidé d’interpeller le gouvernement à quelques jours de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre.
L’association souhaite participer à cette conférence avec l’ensemble des autres associations de consommateurs, pour demander l’application des engagements du Grenelle sur la réduction de l’utilisation des phytosanitaires et l’interdiction définitive des épandages aérien.
INDECOSA-CGT réclame également la mise en place, avec l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique), de méthodes de détection des pesticides dans l’environnement plus fiables et mieux adaptées et la mise en place de mesures favorisant "des pratiques agricoles plus respectueuses pour l’environnement et notre santé."

08-09-2012



Retraité et citoyen à part entière

 
Les organisations syndicales de retraités : CFDT. CFTC. CFE/CGC. CGT. UNSA et la FGR-FP se félicitent de la tenue de la conférence sociale et souhaitent attirer l’attention du gouvernement sur la situation des retraités et personnes âgées.
 
Les retraités, qui forment un groupe social important de 15 millions de personnes, ont des attentes fortes, tant vis-à-vis des mesures sociales qui seront prises par le gouvernement, que sur les chantiers qui seront ouverts pour des changements en profondeur.
 
Les organisations syndicales de retraités demandent que des dispositions immédiates soient prises pour résoudre la dégradation du pouvoir d’achat des retraités. Des mesures urgentes doivent être prises, particulièrement en direction des retraités qui touchent des basses pensions. En effet, des situations de grande précarité touchent de plus en plus de retraités âgés, surtout les femmes vivant seules. Pour rappel, nous revendiquons un minimum de pension au niveau du SMIC pour une carrière complète.
 
Concernant la perte d’autonomie, des mesures urgentes sont nécessaires pour aider à financer l’APA et donner de réels moyens aux services d’aides à domicile. Il est urgent de diminuer le reste à charge des personnes âgées et des familles. Nous rappelons la nécessité de créer un droit à prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie quel que soit l’âge, prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la sécurité sociale.
 
L’accès aux soins est un droit fondamental qui doit être effectif pour tous, partout et à tout moment. Il est sérieusement mis à mal par la hausse des dépenses de santé directes (divers forfaits, dépassements d’honoraires ou franchises médicales), par la hausse des cotisations des complémentaires santé et bien d’autres dispositions qui ont conduit de nombreux retraités à renoncer à se soigner, faute d’argent.
 
Les difficultés d’accès aux soins ne sont pas propres aux retraités, elles frappent tous les Français. Mais ces difficultés prennent une importance accrue pour les retraités et, tout particulièrement, pour les retraités âgés en raison des handicaps liés au vieillissement. Des mesures concrètes et rapides doivent être prises, afin de renforcer notre système de protection sociale solidaire.
 
Les organisations syndicales de retraités demandent que ces trois sujets, sur lesquels elles ont des exigences revendicatives et des propositions très concrètes à formuler, ne soient pas oubliés. Elles demandent que le gouvernement ouvre un cadre qui permette d’exprimer concrètement ces exigences.
 
 
Contact : Annick MERLEN
Secrétaire générale de la FGR-FP



La compagnie Air Caraïbes Atlantique obligée de revoir sa copie.

Les dirigeants de la compagnie aérienne Air Caraïbes Atlantique, ont la gâchette sensible lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux représentants des syndicats, mais visiblement leurs munitions ne sont que de vulgaires pétards mouillés.
En effet après avoir convoqué en entretien préalable, pour un éventuel licenciement, l’hôtesse chef de cabine également déléguée syndicale CGTM, ils ont dû renoncer à leur basse besogne, confronté à une mobilisation du personnel ( levée d’une réunion de DP, dépôt d’un préavis de grève) avec le soutien des autres organisations syndicales de l’entreprise ( SNPL et UNAC  ) solidaire de la salariée attaquée.
Décidément ce nouvel évènement démontre, s’il le fallait, que l’intimidation est une posture qui est de mode à Air Caraïbes atlantique. Voilà des gens qui s’imaginent s’attaquer à une salariée hôtesse de l’air, qui de surcroit est déléguée syndicale CGTM, mise en cause, tout simplement pour avoir fait valoir l’obligation de respecter les normes en matière de sécurité aérienne.
Les faits se sont produits le 28 avril 2012 à l’aéroport d’Orly. L’hôtesse, ne voulant pas naviguer au-delà des normes de sécurité requises, fatiguée par des heures de vol cumulées et d’un retard (pour cause de panne) trop long de l’appareil au sol, décide de ne pas embarquer avec l’équipage pour effectuer à nouveau plusieurs heures de vol, décision conforme aux normes de sécurité aérienne en la matière.
En effet, la réglementation aérienne internationale, précise que : «  l’hôtesse ne doit pas exercer un service à bord d’un avion si elle sait qu’elle est fatiguée ou susceptible d’être, ceci pour que la sécurité du vol ne soit pas affectée ».
L’attaque des responsables d’ACA était donc abusive et comprise comme telle, comme conséquence, elle n’a fait ni plus ni moins qu’enfanter une levée de bouclier pour dire NON à toute idée de sanction contre la déléguée syndicale CGTM, gageons que ce « boc » grandeur nature aura décillé les yeux de ces dirigeants arrogants !
Ils devront sans doute longuement méditer l’adage : « toutt jé sé jé, mé kassé bwa an tchou makak pa jé » !

Air caraibes atlantique: lettre ouverte des syndicats


Les sénateurs veulent revoir le financement de la branche AT-MP

Annie David, sénatrice communiste de l’Isère (groupe Crc-Spg) et présidente de la commission des Affaires sociales, commente ce qui a amené le Sénat à se pencher sur le financement de la branche Accidents du travail-Maladies professionnelles (At-Mp).
Pourquoi ce rapport d’information sur le financement de la branche At-Mp ?
Nous (les sénateurs, Ndlr) avons découvert l’an dernier lors des discussions sur le Plfss, que la branche AT-MP souffrait d’un déficit cumulé, sur ces dernières années, alors que, normalement, elle pourrait être à l’équilibre, ou à peu près, grâce à un autofinancement par les cotisations patronales. En 2012, elle a un budget de fonctionnement de 12 milliards d’euros (ses dépenses prévisionnelles).
C’est un petit budget par rapport au budget global de la Sécurité sociale mais qui a toute son importance. Nous voulons comprendre le pourquoi de ce déficit d’environ 2 milliards d’euros. C’est pourquoi nous nous sommes en quelque sorte autosaisie, via la Mecss, pour auditionner sur ce sujet.
 
Avec les éléments de ce rapport élaboré par Jean-Pierre Godefroy et Catherine Deroche, avez-vous une idée plus précise de ce qui a conduit à ce déficit ?
Oui, nous y voyons un peu plus clair, même si le fonctionnement de la branche mérite, à mon sens, un débat à part entière.
Ce fonctionnement souffre actuellement de plusieurs faiblesses : le niveau des cotisations des entreprises, tout d’abord. Une réévaluation est en train de se faire. Les partenaires sociaux sont d’accord là-dessus. Et puis, il y a trois ou quatre ans, le gouvernement avait pris une mesure qui s’est sans doute avérée néfaste pour l’équilibre du budget de la branche AT-MP : quand une entreprise en reprenait une autre, la société repreneuse n’avait pas à reprendre les indus des anciennes sociétés et, au niveau du barême, redémarrait au plus bas de l’échelle. Comme si c’était une toute nouvelle société.
Chaque ardoise ainsi rayée a engendré, bien évidemment, un manque à gagner. Et puis, il y a aussi les patrons qui mettent la clé sous la porte et ne paient pas leurs cotisations. Rien qu’avec la réévaluation des cotisations, cela devrait améliorer les choses. Mais le déficit ne sera pas complètement résorbé.
 
Quel rôle les sénateurs peuvent-ils jouer dans les remèdes à appliquer ?
C’est aux organisations syndicales – tant de salariés que du patronat puisque la gestion de la branche est paritaire – qu’il revient de se mettre d’accord sur les modes de financement et de contrôle interne. Nous, nous ne pouvons jouer qu’à la marge. Sur les taux que vont décider les partenaires sociaux, si nous estimons qu’ils sont insuffisants.
Nous allons aussi voter, au cours des discussions sur le Plfss, la somme que va reverser la branche AT-MP à la branche maladie du régime général pour la sous-déclaration des accidents et maladies dus au travail. C’est également aux sénateurs que revient de proposer le montant à reverser pour le fonctionnement du Fiva, le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, [afin de contribuer à régler les indemnités aux victimes, Ndlr] ainsi que le montant des règlements effectués dans le cadre de l’allocation de retraite anticipée amiante (Acaata).
 



A Toulouse aussi on lutte pour un hôpital au service des malades


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Depuis plusieurs mois, des grèves à répétition frappent le Chu de Toulouse, sur plusieurs sites et dans plusieurs services. Le 6 juillet dernier, un grand rassemblement était organisé à l’occasion d’un comité technique d’établissement où la direction dévoilait les six chantiers de son “plan performance”. Pour cette dernière, le plan est entre autre destiné à “dépenser mieux sans nuire à la qualité des soins”. Mais pour les syndicats Cgt et Sud, à l’origine de l’appel au rassemblement, le plan performance 2012 est “un plan d’austérité déguisé, destiné à anticiper la crise alors même que la situation budgétaire des hôpitaux de Toulouse n’est pas critique, contrairement à d’autres”.
Tout récemment, la Cgt a diffusé sur son site internet un recueil de textes d’agents hospitaliers, sous le titre Lutter pour soigner*, évoquant les souffrances et les espoirs de ces agents de service hospitalier (Ash), aide-soignants, brancardiers, infirmiers et cadres de santé qui ont l’impression de ne plus bien faire leur métier.
Chez ces personnels de gériatrie, de pédiatrie, des urgences générales ou psychiatriques... on décrit le même processus, bien résumé par un agent du service d’hématologie de l’hôpital des enfants de Purpan : “L’équipe est à bout, en sous-effectif à cause des arrêts maladies non remplacés et de l’augmentation de l’activité [Toulouse croît de 15 à 20 000 habitants par an !, Ndlr] et de la charge de travail. (…) Nous faisons de l’abattage de soins au détriment de la prise en charge globale. On doit prioriser les soins, en remettre certains importants à plus tard faute de personnel. (…) Et au détriment de la prise en charge relationnelle, de l’accompagnement psychologique des familles en soins palliatifs”. L a Cgt déplore que la réorganisation de l’hôpital en pôles, conséquence de la loi Hôpital patients santé territoires (Hpst), se traduise systématiquement par des suppressions de postes.
“L’activité du poste d’urgences gériatriques de Rangueuil a progressé de 6 % depuis janvier 2012. La durée moyenne de séjour augmente car on manque de lits ailleurs, donc on garde les patients plus longtemps alors qu’ils n’ont plus rien à faire en court-séjour. Le nombre de sorties par jour augmente (ce qui prend du temps) à l’instar des cas lourds, y compris des patients en fin de vie. Nous tournons à 11 aides-soignantes alors que nous devrions être 14. La direction fait appel à des intérimaires mais elles ne restent pas longtemps...les conditions de travail sont tellement difficiles !”, témoignait une aide-soignante le 6 juillet, lors du rassemblement.

27-07-2012



La CGT sort les vrais chiffres de PSA : Fermetures et dégraissages injustifiables !

lundi 9 juillet 2012, par Sabine Ferry
« Il n’y a aucune raison que PSA annonce le moindre plan de suppressions d’emploi et encore moins de fermetures d’usine ». Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT - PSA Aulnay fait la preuve, dans un communiqué de presse daté du 8 juillet 2012, que « les ventes sont loin d’être en recul et que PSA n’est absolument pas en difficulté. Au contraire, c’est un groupe multimilliardaire. ».
 
L’opinion publique a, selon lui, assisté à « une véritable campagne mensongère de la part de la direction de PSA qui voudrait faire croire que les ventes de voitures pour le premier semestre ont considérablement chuté ».
 
A la veille du comité central d’entreprise où la direction doit annoncer l’ampleur de la restructuration du groupe, « il était impératif, pour PSA, d’annoncer une baisse des ventes et de rendre catastrophique la situation pour mieux justifier l’injustifiable ! », précise Jean-Pierre Mercier, avant de rappeler les chiffres records de 2010, ayant atteint 3 600 000 véhicules vendus et ceux de 2011, qui s’élevant à
3 550 000.
 
De plus, en décidant de suivre l’embargo sur l’Iran -2e marché pour le groupe, après le marché français-, suite à l’alliance avec la General Motors, « PSA a fait une croix sur une vente de plus de 450 000 véhicules par an ». En maintenant ses ventes en Iran, le groupe aurait dû annoncer le même niveau de ventes que celui de l’année dernière -un des meilleurs cru de son histoire.
 
« Évidement, conclut Jean-Pierre Mercier, en annonçant un même niveau de ventes mondiales qu’en 2011, il devient plus difficile à PSA de justifier l’injustifiable : la fermeture de l’usine d’Aulnay ainsi que le vaste plan de suppression d’emploi dans le groupe. »
 
 
 



La trésorerie des hôpitaux asphyxiée par la crise bancaire

La Fédération hospitalière de France (Fhf), tire la sonnette d’alarme sur les besoins de liquidités à court terme des hôpitaux publics : “le besoin non couvert de financement de court terme (trésorerie) s’élève à 1,3 milliard d’euros auquel s’ajoute un besoin non couvert de 2 milliards d’euros pour le financement des investissements”.
Sans “solutions rapides, certains hôpitaux pourraient ne pas être en mesure de verser les salaires de leurs personnels en septembre ” a déclaré le président de la Fhf à la Tribune.fr (20/07/2012).
 
Une situation qui résulte des “difficultés du secteur bancaire à couvrir les besoins des établissements du fait des accords de Bâle 3 mais aussi du retrait du marché du principal acteur, la banque Dexia ” déclare la Fhf.
En clair : les banques ont gelé les prêts pour améliorer leur bilan et celle qui assurait les besoins de trésorerie est en cours de démantèlement.
 
La Fédération alerte depuis des semaines les pouvoirs publics pour trouver des solutions à l’absence des banques : prêts à court terme de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), incitation de “la Banque Postale à servir les établissements de santé et médico-sociaux, alors qu’aujourd’hui leurs demandes ne sont pas prises en compte”, déblocage de crédits placés en réserve, voire la création d’un “Livret H” pour permettre aux hôpitaux de mutualiser leurs ressources financières...



Lettre du syndicat CGTM au Préfet de Région

Bien que récemment crée à la Préfecture de Martinique, le tout jeune syndicat de la CGTM Préfecture s’est néanmoins déjà illustré en mettant en avant nombre de problèmes concernant les abus dans cette administration (absence de ticket déjeuner, augmentation de la charge de travail, gel du point, journée de solidarité). Voilà les toutes dernières révélations, dans ce courrier adressé au Préfet de Région.

Monsieur le Préfet,
 
De nombreux camarades ont été surpris en découvrant sur le site intranet de la Préfecture, l’embauche d’un agent contractuel à votre cabinet.
Alors que des milliers de jeunes enfants du pays, très diplômés, sont à la recherche d’un premier emploi avec les difficultés énormes que vous ne pouvez ignorer – les statistiques sur le chômage des jeunes sont affolantes – vous avez cru bon de recruter un contractuel d’origine métropolitaine, de surcroît déjà employé, selon les informations contenues dans la présentation faite sur le site déjà cité, dans le groupe de presse France -Antilles.
Cette situation semble inexplicable, sauf à imaginer des motivations souterraines ……
Nota bene : Voilà, toujours la même chose, des Martiniquais de métropole attendent des mutations en se morfondant pour venir travailler au pays….. D’autres tournent en rond ici en présentant CV sur CV…. Nous ne pouvons fournir aucune raison valable à ce recrutement, et ce cas n’est pas unique ! Plus de commentaire !


21-07-2012
 



Mise au point du Syndicat Martiniquais des praticiens Hospitaliers (SMH)

Les évènements de cette semaine ébranlent fortement la marche forcée vers la fusion, dictée par les tutelles et le ministère.
Les termes du contrat d’objectifs et de moyens (CPOM) proposés, la méthode de mise en œuvre de cette restructuration, la gouvernance de cette fusion, l’absence de mise en commun d’un système d’information fiable sont inacceptables. Notre combat est de préserver, défendre, et développer la santé en Martinique pour chaque citoyen de cette ile quelque soit son origine sociale, son âge, son sexe...Lire la suite dans le document ci-dessous

Droit de réponse du SMH 15-07


Bernard Hayot, Robert Parfait, Ho Hio Hen, Huyghues-Despointes : ces étoiles qui brillent dans l’univers de la pwofitation !


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Le magazine Challenge a publié dans son édition du 12 juillet, le top 500 des grandes fortunes de France.
Si dans ce palmarès des grandes fortunes françaises on trouve naturellement en tête du hit parade les Arnault (LVMH), Mulliez (Auchan) ou Bettencourt (Loréal), on trouve également et un peu plus d’année en année, à de bonne place, de fortunés antillais.
Ainsi, le premier d’entre eux à y figurer est Bernard Hayot. Ce pwofiteur notoire, qui avait avec ses copains, demandé au tribunal de Fort de France de condamner le mouvement contre la misère de février 2009, fait fructifier son patrimoine, de 2011 à 2012, en le faisant grimper d’un bond de 10%, et gagne du même coup quelques places dans le classement et les millions d’euros qui vont avec.
Ainsi, ce bien nommé de la caste des békés et sa famille quittera la 173e placede l’an passé pour aller à la 155e cette année. Il fait ainsi bondir sa fortune qui passe en un an de 250 millions d’euros à 275 millions, avec un chiffre d’affaire sur l’ensemble de ses entreprises de 2 milliards d’euros.
Mais il n’est pas seul dans ce top 500 de la pwofitation, puisque l’on y trouve également d’autres compères lapin de la grande distribution tels que Robert Parfait, qui passe de la 211 e à la 197 e place, ou encore Ho Hio Hen et Huyghues-Despointes qui sont eux, respectivement à la 267 et 268 e place, avec une hotte de père noël, mais garnie de plusieurs centaines millions d’euros.
Indication intéressante concernant les prix de l’alimentation, nos quatre fortunes locales ont toutes prospérées dans le secteur de la grande distribution !
Le magazine Challenge nous annonce que d’autres fortunes antillaises sont également au répertoire des 500, alors nous irons chercher leur identité pour les signaler afin que chacun puisse les découvrir prochainement.
Belle moisson que cette belle brochette de culs cousus d’or, qui nous indique bien que ce n’est pas la crise pour tout le monde et que si nous voulons inverser le cours des choses, nous ne pouvons plus faire semblant d’ignorer à quelle porte frapper !
 



Licenciements à l’hôtel Corail.

La vague de licenciement se poursuit dans le secteur de l’hôtellerie, c’est au tour des salariés de l’hôtel Corail de Sainte-Luce de faire les frais de la politique des affairistes et gangsters qui tiennent de mains fermes ce secteur d’activité.
A la lecture des conditions de fonctionnement de l’entreprise, rien ne laissait penser que qu’il serait demandé à plusieurs salariés de l’hôtel de « faire leur paquet » que pour eux, tout s’arrêtait.
Car tous les indicateurs de la structure sont au beau fixe, le taux d’occupation est correcte et identique aux quatre dernières années, aucun travaux importants ni difficultés particulières ne sont venus impacter les finances de l’hôtel, le contexte est celui de toute la profession, pourtant c’est pour motif économique que l’employeur dit vouloir se débarrasser des salariés.
Il est vrai qu’il ajoute, ce patrons, avoir céder le fond de commerce et que c’est le nouvel entrepreneur qui a exigé que soit diminué l’effectif.
D’ailleurs on sait que tout va bien puisque cette structure a reçu, en conséquence, des fonds de la Région Martinique sous forme de subvention il y a moins d’un an, partant de là, il n’est pas compliqué de comprendre que les salariés viennent d’être victimes d’un « coup fourré » !
Dire que la Région laisse croire que les subventions non remboursables versées au patronat de l’hôtellerie sont soumises à conditionnalité !
La CGTM quant à elle, rappellera à leur souvenir que bien que cela fasse blague, dans les foyers c’est loin de faire rire car chômage rime plutôt avec tristesse et désolation.

15-07-2012



Air caraïbes Atlantique, ou la méthode de l’intimidation.

La compagnie aérienne vient d’assigner la CGTM en contentieux électoral devant le tribunal d’Instance d’Ivry Sur Seine, rien que ça !
Voilà des gens qui jouent à ignorer la représentativité de la CGTM ou encore celle de ses représentants. Arguments d’impuissance sans doute, mais tout de même, cela traduit l’état d’esprit d’un patronat réactionnaire à l’excès, arrogant et raciste à la fois.
Car vouloir assigner, tout en se réfugiant à 7000 Km de son siège légal, montre bien que la perfidie de ces gens se confond avec le profond mépris qu’ils ont du respect du droit syndical.
Et c’est là que se situe le vrai problème. Air Caraïbes Atlantique est une compagnie aérienne qui a son siège à l’Aéroport du Lamentin en Martinique, mais pour fuir ses responsabilités va pousser la plaisanterie à instruire un procès contre la CGTM en délocalisant l’affaire à Ivry Sur Seine, loin très loin de Fort de France.
Ces personnes s’imaginent qu’en agissant ainsi, ils créent une difficulté supplémentaire à notre organisation et pense ainsi l’immobiliser pour ensuite tranquillement en profiter.
C’est d’ailleurs ainsi que cette compagnie depuis des années s’affranchie des inspections de la direction du travail qui ne trouve dans leur  siège du Lamentin aucun services, aucun bureaux, ni responsables sur place, toutes ces personnes se trouvant en fait à Paris.
Mais c’est peine perdue que de jouer à cache-cache avec la CGTM, car il  n’est pas question de laisser faire sans rien dire. Nous considérons par ailleurs que ces gens là se sont trop bien nourris en Martinique de fonds publics (subventions de la Région, de l’Europe et de l’Agéfos-Pme) pour leur propre développement pour qu’aujourd’hui leur indécence ne soit pas connue.
Que ceux qui les ont grassement aidés avec les fonds publics engagent aussi leurs responsabilités, pour que ces canailles se soumettent à respecter le droit minimum, sinon qu’ils sachent qu’ils devront vivre eux aussi dans les conditions du « fouté fè »qu’ils auront eux-mêmes enfantées.
 
 15-07-2012



En finir avec les dépassements d’honoraires. (Lu dans Viva)

Depuis trente ans, les dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins n’ont cessé d’augmenter. Ils tiennent maintenant une place importante dans le reste à charge pour les familles, trop souvent obligées de payer ou de repousser des soins. Pourquoi cette dérive  ? Comment l’enrayer et revenir à des pratiques plus justes  ?
Rarement nous aurons essuyé autant de refus pour une photo. Et, à part Florence, tous ont choisi un pseudonyme. Ceux dont nous allons vous parler n’ont pourtant commis aucun crime, ils ne sont pas recherchés par la police ou la mafia… Ce sont simplement des patients qui, comme une majorité de Français aujourd’hui, doivent faire face à des dépassements d’honoraires.
S’ils acceptent de témoigner de leur incompréhension, de leurs difficultés financières, de leur colère souvent, ils ont également peur. Comme Catherine, qui nous le demande : « Ne mettez pas ma photo, ne mettez pas mon nom, changez aussi mon prénom. J’ai la trouille. Mes médecins, j’en ai besoin, et même si je ne cautionne pas leurs pratiques, comment faire autrement que payer  ? Parler à visage découvert, c’est prendre le risque qu’ils ne veuillent plus me recevoir.  »
L’explosion des dépassements
Quand Raymond Barre, alors Premier ministre, décida en 1980 de créer le secteur 2, qui autorise les médecins à pratiquer des dépassements d’honoraires, il s’agissait de leur permettre de gagner plus sans plomber les comptes de l’assurance-maladie. Les surcoûts furent reportés sur les familles ou, le cas échéant, sur les mutuelles. Sans doute ne mesurait-on pas alors vers quoi cette mesure, véritable bombe à retardement, allait entraîner le système dans son ensemble.
En vingt ans, les dépassements d’honoraires sont passés de 900 millions à 2,5 milliards d’euros. Ils se sont envolés dans certaines spécialités, comme la gynécologie, l’ophtalmologie, et, surtout, au sein de l’hôpital public. Aujourd’hui, 4 spécialistes sur 10 exercent en secteur 2. Un chiffre qui masque d’importantes disparités. Certaines spécialités sont encore majoritairement en secteur 1 et respectent les tarifs conventionnels, comme la néphrologie, la cardiologie, la radiologie ou la pneumologie. D’autres, en revanche, exercent massivement en secteur 2. C’est le cas de la chirurgie (85 %), de l’obstétrique (66 %), de l’Orl (56 %), de l’ophtalmologie (53 %) et , dans une moindre mesure, de la dermatologie (40 %).
Un rapport de l’Igas le dénonçait déjà en 2007. Si, selon la convention médicale, les médecins ont le droit de pratiquer des dépassements d’honoraires «  avec tact et mesure  », dans les faits, pour certains actes, les dépassements sont courants et importants.
En orthopédie, 72 % des patients ont dû acquitter des dépassements d’honoraires d’un montant moyen de 225 euros dans le public et de 454 euros dans le privé. Idem pour ceux qui ont recouru à une opération de la cataracte : 71 % ont dû débourser 91 euros en moyenne dans le public et 200 euros dans le privé. Enfin, 66 % des patients ayant subi une coloscopie ont acquitté un dépassement de 60 euros dans le public et de 105 euros dans le privé.
Ce ne sont bien sûr que des moyennes, et certains médecins n’hésitent pas à demander plus. Pis, 8 % des patients se seraient même déjà vu proposer de payer une prestation «  au noir  ». On croit rêver. Et on se plaît à relire le serment d’Hippocrate, qui stipule que, «  au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité  », et, plus loin : « Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain.  »
 
 
Des conséquences directes sur l’accès aux soins
Si aucune mesure n’est prise, la situation devrait empirer dans les prochaines années, car les jeunes spécialistes qui s’installent choisissent massivement le secteur à honoraires libres. En 2010, 6 sur 10 ont fait ce choix, dans les spécialités déjà très touchées par les dépassements.
Toujours selon l’Igas, le nombre moyen de médecins en secteur 2 varie énormément selon les Régions, aussi bien dans le public que dans le privé : alors qu’il avoisine 25 % des médecins en Poitou-Charentes, dans le Limousin et en Bretagne, il atteint 43 % dans le Nord-Pas-de-Calais et en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 63 % en Ile-de-France – jusqu’à 90 % à Paris…
Ces dernières Régions se caractérisent à la fois par des fortes proportions de médecins à honoraires libres et par des niveaux de dépassement très élevés. Certains praticiens abusent tellement qu’en janvier dernier la Cnam a lancé une instruction contre 249 médecins, susceptibles d’être déférés devant le conseil de l’ordre pour des pratiques tarifaires abusives. La moitié sont des spécialistes et 28 des praticiens hospitaliers qui exercent une activité libérale à l’hôpital, principalement à Paris, Lyon et Marseille.
Les dépassements d’honoraires ont des conséquences directes sur l’accès aux soins. 40 % des Français ont déjà renoncé à se soigner pour des raisons financières. Dans ces conditions, faut-il continuer à accepter une dérive excluant des soins un nombre toujours croissant de patients et qui met gravement en péril la solidarité nationale  ?
Jusqu’à maintenant, le gouvernement n’a pas souhaité s’attaquer à la question, et la mise en place d’un «  secteur optionnel  » ne réglera pas, à l’évidence, la question des dépassements. Au contraire, il pourrait même les aggraver.
 



Les Missions locales en conclave.

Les trois Missions Locales du Nord du Centre et du Sud se sont retrouvées le jeudi 12 juillet à l’hôtel Batelière pour une journée professionnelle.
A cette occasion la centaine de salariés de ces trois structures se sont retrouvés pour débattre autour du thème : « Insérer en période de crise ».
Plusieurs animateurs ou intervenants ont entretenu le débat dans différents ateliers autour des thèmes : « le rapport à l’argent », innover en période de crise » ou encore on planché sur le sujet du « comportement d’agressivité des jeunes ».
Ce sont là des débats qui se font parce les budgets de l’état prévoient des financements pour qu’ils aient lieu. Mais au fond rien concernant l’efficacité professionnelle ne peut être résolu lors de ces rencontres.
En fait, les problèmes auxquels sont confrontés les Missions locales pour mettre les 17.000 jeunes inscrits dans leurs fichiers et qu’elles n’arrivent pas à insérer, tiennent essentiellement au chômage persistant, et ce chômage loin d’être une fatalité, correspond pour partie à est une vrai politique menée par le patronat lorsqu’il favorise les heures supplémentaires, le travail au noir ou la sous-traitance en cascade.
Par ailleurs, de l’avis des jeunes salariés de ces structures manquait au débat la question de la sécurisation  leur avenir professionnel ainsi que celui de l’amélioration de leurs conditions de travail, car comment peut-on imaginer mettre des jeunes en insertion lorsque soit même on n’est rassuré de rien du tout.
Comme dit le proverbe pour eux, cé kananri kikadi chodiè, bondwa nwè ?



La CGTM invité à discuter du PADM.

La CGTM a participé à une rencontre organisée par la Région Martinique, où Daniel Robin et Claude Féliot ont présenté le futur cadre du « développement de la Martinique » : le PADM (Plan d’Actions de Développement de la Martinique).
A en croire les présentateurs, ce plan est « un vrai projet de société ». Il nous a été dit par ces responsables que le Plan d’Actions de Développement de la Martinique (PADM) prend la suite du Schéma Martiniquais de développement économique (SMDE) initié par l’ancienne majorité du Conseil régional.
Dans sa conception nous dit-on, cette nouvelle démarche de la Collectivité entreprendra de consulter très largement la population: société civile, les associations, socioprofessionnelles, et experte auront à donner leurs avis dans des groupes de travail qui devront débattre avant la fin de l’année sur le projet régional final.
Cependant, observons que ce processus n’offre pas une très grande visibilité. Vu qu’il a été initié depuis janvier 2012, soit depuis 7 mois déjà et qu’on n’en sait pas plus, sinon que c’est un projet et que c’est mieux qu’un schéma !
D’ailleurs, il nous semble bien que ceux qui sont déjà à la une du Comité de pilotage ont été triés sur le volet. Car excusé du peu, c’est Marcel Ozenat lui-même qui en est le vice-président. Quand on sait qu’il est également dirigeant des Groupes de presse Librairies antillaise et de l’agroalimentaire Comia, le dicton dit bien : Bef douvan bwè dlo clè ?
En tout cas, pour imaginer qu’il soit en mesure de « changer de culture économique », attendons de voir ce projet « sillonner » les routes et sentiers de la Martinique. Car d’un certain point de vue « changer de culture économique » peut vouloir dire que l’employeur Ozenat devra se mettre d’ores et déjà à l’écoute des 150 salariés qui composent l’ensemble de ses sociétés pour discuter avec eux de leur « projet de société ».

15-07-2012
 



La Cgt est contre le plan stratégique Pôle Emploi 2015

La Cgt s’oppose à l’accompagnement des demandeurs d’emploi tel que le prévoit le projet « Pôle Emploi 2015 » présenté au conseil d’administration du 21 juin 2012.
En effet, Pôle Emploi 2015 est simplement la conséquence logique d’une orientation politique de l’accompagnement des demandeurs d’emploi actée lors de la convention tripartite (Etat, patronat, organisations syndicales) sous l’ère Sarkozy dont un des seuls objectifs était d’adapter le niveau d’exigence des missions de Pôle Emploi à la faiblesse des effectifs actuels.
A défaut d’embaucher massivement des agents pour assurer l’objectif d’un agent pour 60 demandeurs d’emploi, comme cela était prévu à la création de Pôle Emploi, les signataires ont préféré modifier l’offre de service des demandeurs d’emploi, au risque d’éloigner encore plus certains chômeurs du service dont ils ont pourtant tant besoin.
Nombre de demandeurs d’emploi n’auront un premier contact physique avec Pôle Emploi qu’à partir du 9e mois.
C’est une inversion fondamentale et dangereuse du suivi du demandeur d’emploi. La Cgt continue à revendiquer que tous les demandeurs d’emploi puissent être accompagnés dès leur inscription à Pôle Emploi. C’est le gage d’un service public de qualité.
Quid de la possibilité technique pour un demandeur d’emploi, enfermé dans un des 3 niveaux d’accompagnement, de basculer dans un autre s’il le juge nécessaire ?
Si la Cgt peut admettre que les nouvelles technologies peuvent faciliter les démarches d’accompagnement, nous considérons qu’il ne faut pas s’appuyer dessus pour accélérer le démantèlement du service public à l’emploi et d’y trouver moyens d’accroître le nombre de radiations des chômeurs.
Pour toutes ces raisons, la Cgt est contre ce projet.
Montreuil, le 22 juin 2012



Grève à la géothermie de Bouillante

La FE-CGTG surprise des propos tenus par Didier GAUTHIER, actuel Directeur Général Délégué de l’entreprise « Géothermie Bouillante », et relayés par France Antilles dans son édition du 23 juin dernier, souhaite réagir.
Il est bon de rappeler, que ce n’est qu’après trois mois de conflit, que ce Directeur Général Délégué a accepté le principe d’un accord de méthode permettant l’application progressive...Lire la suite dans le document ci-dessous

Communiqué FE-CGTG


Rapport annuel 2011 de l’IEDOM Martinique

Le rattrapage économique amorcé en 2010 s’est poursuivi en 2011 e Martinique, à un rythme cependant modeste et insuffisant pour permettre d’inverser la courbe du chômage qui se situe à des niveaux préoccupants...Lire la suite dans le document ci-dessous



Communiqué de presse du personnel du Crédit Moderne affilié à la CGTG

Le personnel du Crédit Moderne affilié à la CGTG a décidé de se mettre en grève à compter du lundi 25 juin 2012 pour s’opposer à l’attitude méprisante du directeur qui veut faire traîner les négociations annuelles obligatoires.
Après 3 jours de négociations qui ont abouti à un protocole de désaccord, les salariés de la Guadeloupe, Martinique et Guyane ont arrêté le travail.
Les principales revendications portent notamment sur une revalorisation des salaires...Lire la suite dans le document ci dessous

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Débrayage à la BNP PARIBAS MQUE

Le Mercredi 20 Juin 2012, à l’appel du S.M.B.E.F, le Personnel du siège de la BNP PARIBAS MQUE a observé un mouvement de grève d’avertissement.Le motif de la grève :
Dénoncer le fait que, pour la 1ère fois dans la profession, un syndicat porte plainte - diffamation - contre un autre syndicat.
Il se trouve que, lors d’une Assemblée Générale du Personnel en Juin 2011...Lire la suite dans le document ci-dessous

Communiqué de presse du SMBEF


Le juge décide le redressement judiciaire !

Les 3 crèches « Les Mini-Pousses » de Rivière-Salée, « Chou comme tout » de Sainte-Luce et « Ti bout'chou » de Sainte-Anne ont été mis en redressement judiciaire après la plainte déposée par les 32 salariés.
Il faut se rappeler (articles du site) que depuis le mois d'avril, les 32 salariés des établissements n’étaient plus payés. Ce qui bien entendu avait provoqué pour ces femmes salariées d’énormes difficultés au quotidien (défaut de paiement des échéances, interdiction bancaire etc.…)
Avec la CGTM, ces salariés ont saisi le tribunal mixte de commerce, et à l'issue de l'audience qui s’est tenue mardi dernier, la décision a été immédiate: les trois crèches ont été placées en redressement judiciaire, la conséquence immédiate est que les salaires seront pris en charge par les AGS (l'Association de Garanti des Salaires).
Mais la difficulté qui se pointe à l’horizon est que sur les 3 crèches, seul un de ces établissements bénéficie d’un agrément du Conseil général, ce qui autorise le versement par la CAF (Caisse des Allocations Familiales) de subventions au titre de la politique en faveur de la famille. Pour les deux autres, il faudra que l’administrateur judiciaire chargé du redressement obtienne du Conseil général une autorisation, provisoire ou définitive afin de sortir les établissements de la difficulté financière, sinon l’Association gérante de ces structures se retrouvera à nouveau à la case départ !

23-06-2012



Les syndicats CGTM, CSTM, UGTG, UTG de But et Conforama s'organisent

Les organisations syndicales de Martinique, Guadeloupe et Guyane (CGTM, CSTM, UGTG, UTG) se sont réunies et ont échangé sur les problèmes qui se posent au niveau de leurs entreprises afin de traiter de toutes ces questions qui relèvent pour la plupart des missions des délégués du personnel, du comité d’entreprise ou du CHSCT.
Cette démarche des syndicalistes était déjà programmée depuis un moment, car les salariés du fait de leur éloignement et de leurs intérêts commun, avaient envisagé de trouver les voies et moyens pour conjuguer leurs forces.
Il faut se rappeler que depuis 2007 ces deux entreprises (But et Conforama) ont fusionné économiquement par l’absorption du groupe CAFOM (But) de la Financière Caraïbe qui détient les intérêts de Conforama.
Depuis cette association capitalistique, le nouveau groupe compte pas moins de 14 points de vente et 350 salariés, il paraissait donc naturel pour ces organisations syndicales d’envisager une alliance tactique afin d’être davantage informé sur les décisions et orientations stratégiques du groupe, ses politiques d'embauche, ou de rémunération car pour eux, c’est la meilleure des garanties qu’ils s’offrent afin mieux envisager l’avenir.
16-06-2012



Les travailleurs de Seen–Environnement ouvrent les Nao.

Nouvellement organisés à la CGTM, les travailleurs de la Seen-environnement entendent mettre dès lors, les pendules à l’heure.
En effet ces travailleurs anciennement personnels municipaux ont été, avec la privatisation des services de la ville de Sainte-Marie, transférés vers le repreneur la Seen.
Mais depuis, en absence de négociations, les problèmes se sont accumulés et les travailleurs veulent rattraper le temps perdu. Ainsi, ils iront droit au but avec l’employeur repreneur qui aura à revoir sa philosophie des primes ainsi que sa manière d’appliquer la grille conventionnelle de classification.
C’est en tout cas ce qu’ils attendent de ces négociations, car à leurs termes, ils exigent de voir changer substantiellement leur situation.
16-06-2012



Les salariés de la crèche « les Ti bout chou » arrêtent de travailler !

Pas payés depuis deux mois, les salariés de la crèche « les Ti bout chou » de Sainte-Anne ont décidé, après avoir adressé une mise en demeure à leur employeur, de ne plus continuer la relation contractuelle qu’ils exerçaient jusque là, et ont saisi l’inspection du travail d’une demande d’enquête.
Il s’agit là de la même situation vécu par les salariés de la crèche « les mini pousses » de Rivière salée, car il s’agit de la même gérante.
Il faut savoir qu’à ce jour les salariés de Rivière-salée ont engagé une action prud’homale afin de faire valoir leurs droits à paiement des salaires des mois d’avril et mai ainsi que l’exigence de la délivrance du bulletin de salaire.
Les salariés de Sainte-Anne, vraisemblablement devront également s’engager dans une action du même type, car aucune autre solution ne peut être envisageable.
L’examen de la situation amène à comprendre que si la directrice indélicate pilote la direction de trois crèches, seulement une des trois crèches bénéficie d’un agrément donc des subventions de la CAF, on peut déduire que la manne soit insuffisante pour le règlement de la rémunération des salariés des trois crèches.
C’est donc vers une solution judiciaire que les salariés des trois entités devront se tourner afin qu’ils retrouvent les salaires qui leurs sont dus.

16-06-2012



Succès du colloque sur le cancer, organisé par l’Aract et l’Amrec


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L’Aract (Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail) et l’Amrec (Association martiniquaise pour la recherche épidémiologique en cancérologie) en organisant ce colloque, ont permis de lever un coin du voile des problèmes rencontrés par les travailleurs qui subissent dans la plupart des cas cette forme de « double peine » qu’est celle de la maladie conjugué aux mauvaises conditions de travail !
Il était donc question à ce colloque d’aborder les difficultés du parcours de soins combinée à la prise en compte des conditions de vie au travail.
En associant les compétences de différents experts : médecin du travail, psychologue, DRH, sociologue, ethnologue, chercheur universitaire, ergonome du travail, cette rencontre publique a permis de faire le tour de l’existant et surtout d’évoquer l’état des besoins.
Des études ont été présentées par l’Amrec, l’évocation dans un film des vécus de salariés atteints par la maladie, a fait toucher du doigt les difficultés auxquelles sont confrontées ces victimes. Tout cela avec les commentaires d’une sociologue et d’un ethnologue, positionnant dans un questionnement les pistes de réflexion possible pour répondre aux attentes de ceux qui souffrent de cette situation.
En fait, si ces deux associations (ARACT et AMREC) ont permis à un nombreux public de se familiariser avec cette « double peine », leur volonté est d’entamer une action commune afin de permettre que soit envisageable d’inverser les réalités. C’est pourquoi, au terme du colloque un protocole d’action a été signé entre elles, accord qui les engage à poursuivre ensemble leur action pour la protection de sa santé, et la préservation sa qualité de vie au travail.

16-06-2012



Tunisie : Attaques salafistes au cocktail Molotov contre des bureaux syndicaux aux quatre coins du pays. (communiqué de la CSI)

12 juin 2012 : Des intégristes islamistes tunisiens ont déployé une vague d’attaques au cocktail Molotov contre des bureaux syndicaux aux quatre coins du pays aujourd’hui. Ces attaques surviennent au milieu des menaces croissantes ourdies par le mouvement salafiste contre la démocratie émergente en Tunisie, berceau du « Printemps arabe ».
Les bureaux régionaux de la centrale syndicale nationale UGTT ont été incendiés dans trois localités différentes par des Salafistes brandissant le slogan « Il n’y a que Dieu et l’UGTT est l’ennemie de Dieu ». Les sections régionales de l’UGTT étaient les principaux foyers de mobilisation de la révolution qui a conduit au renversement de l’ex-président Ben Ali.
Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI a dit : « La démocratie est attaquée en Tunisie aujourd’hui et le mouvement syndical est la principale cible des Salafistes. La sécurité des dirigeants syndicaux et des autres personnes qui prennent la défense des libertés démocratiques citoyennes et de l’État de droit suscite de profondes inquiétudes. »
Les locaux de l’UGTT à Bou Salem ont été complètement détruits ; d’après les dernières nouvelles reçues par la CSI, le bureau de l’UGTT à Ben Gardane a été ravagé par les flammes, cependant que le siège central du syndicat à Jendouba, dans le nord-ouest, a subi une attaque au cocktail Molotov ce matin à 2h00, heure locale. Les partis politiques qui ont publiquement soutenu l’UGTT, y compris le PDP, le Parti républicain, le Forum et le Mouvement Alwatad ont également été ciblés, au même titre que des tribunaux, des bureaux de poste, des galeries d’art et même des commissariats de police.
« Les autorités doivent intervenir sans tarder pour mettre fin aux violences qui couvent depuis un certain temps déjà. Les individus qui organisent ces attentats fomentent un climat de peur et d’intimidation qui menace l’éclosion même d’une Tunisie démocratique », a déclaré Sharan Burrow.
 



La CGT condamne l’attaque des employeurs contre l’OIT

Pour la première fois dans l’histoire de l’Organisation Internationale du Travail, la commission de l’application des normes qui juge habituellement les infractions aux conventions et recommandations d’une série de pays lors de chaque conférence annuelle ne peut en effet faire son travail. Le groupe des employeurs a transformé la commission en tribune pour dénoncer « l’infâme droit de grève » selon les propos tenu par son porte-parole et remettre en cause l’impartialité des travaux de l’OIT, notamment ceux de la commission des experts pour l’application des conventions et recommandations. Pourtant cette dernière commission est composée d’éminents juristes, indépendants des trois groupes de l’OIT, et produisant un travail indispensable à son bon fonctionnement.
L’attaque couvait depuis longtemps mais elle n’avait jamais été aussi violente. Au sein du groupe employeurs, l’offensive est clairement menée par le patronat européen, qui bénéficie du silence complice de nombreux gouvernements, notamment européens, qui assistent à la joute en spectateurs. L’objectif poursuivi est d’évidence de réduire les pesanteurs que les normes internationales du travail génèrent face à la volonté d’assouplir les législations du travail. Sur la dernière période et dans le contexte de la crise, il apparaît de plus en plus que l’OIT et les normes dont elle est la garante constituent un rempart protecteur et qu’elle gène les pays les plus engagés dans des logiques de déréglementations. Elle apparaît aussi comme un danger pour le patronat et pour les firmes multinationales, dans la mesure où les normes tendent de plus en plus à l’universalité, engageant par là même la responsabilité des entreprises.
La CGT condamne vivement cette agression des représentants des employeurs au sein de la Conférence Internationale du Travail et demande, avec la Confédération Syndicale Internationale, à ce que tout soit mis en œuvre pour que l’OIT retrouve au plus vite ses capacités d’agir au service des conventions dont elle est la garante, notamment de la convention 87 sur les libertés syndicales.
L’aggravation de la crise économique, financière, écologique ne peut en aucun cas déboucher, au nom de l’état d’urgence sur une mise entre parenthèses des droits sociaux. La CGT, comme l’ensemble des organisations syndicales, continuera à défendre dans tous les lieux, avec force, conviction et détermination les droits fondamentaux des travailleurs, au moment même où ceux-ci, comme le confirme le rapport annuel de la CSI sur les violations parue le 5 juin 2012, n’ont jamais été aussi attaqués.
16-06-2012



Ce qu’exige le patronat des élus Martiniquais.

Le Président de Contact Entreprises (boutique patronale de communication) Emmanuel de Reynal qui est lui-même patron d’un vaste réseau d’entreprise de médias, a choisi cette période où se bat la campagne électorale, pour rappeler aux acteurs du monde politique, les exigences du patronat local.
 
Dans une interview au journal France Antilles paru le 5 juin, après avoir longuement fait l’apologie de « l’entreprise citoyenne », Emmanuel de Reynal a ensuite mis en scène les difficultés que rencontrent les entreprises notamment par « l’absence de considération » et de « respect » alors nos faiseurs de paradis devaient, sans doute, être adulés, loués et encensés.
 
S’adressant aux élus, Emmanuel de Reynal dit qu’il considère qu’ils ne font pas assez pour aider l’entreprise à sortir de l’ambiance « d’hostilité générale » dans laquelle elle se trouve.
Et c’est pour cela que notre agoulougranfal les appelle à prendre conscience du rôle qu’ils doivent jouer c’est à dire servir de paravent et de cravache à ce « patronat déconsidéré » face sans doute aux travailleurs et à la population.
Il les exhorte dans son appel à « changer radicalement d'état d'esprit, de donner des signaux forts, de monter sur la table pour défendre sans complexe le monde de l'entreprise, s'indigner ouvertement dès qu'un conflit sectoriel vient bloquer l'économie de l'île, se battre pour que les entreprises retrouvent leur rentabilité, etc.. ».
 
Ce sont là de vrais propos de va-t’en guerre, mais ils ont le mérite d’être clair. En réalité, ce que le patronat réclame de nos politiques, c’est qu’ils sortent plus ouvertement de leur cachette et qu’ils manifestent plus de courage et plus de « mordant » pour défendre leurs intérêts d’exploiteurs et de pwofiteurs, quitte à leur servir de bouclier, en faisant s’il le faut, front aux velléités syndicales.
En fait, de tout cela, rien de bien surprenant, car le patronat enfonce un clou déjà bien en place puisqu’un bon nombre d’élus servent déjà leurs intérêts au quotidien. Il regrette sans doute que les élus, plus largement, hésitent encore à « monter plus franchement au créneau » contre les syndicats, et dans ses propos, il les pressent aujourd’hui à le faire.
Il est vraisemblable, qu’en cette période de crise économique, ce nouveau prêche soit dit pour susciter des déclarations ou des comportements hostiles aux travailleurs. En réponse à cet acte d’hostilité patronal, il appartient aux salariés d’être sur leur garde, c’est encore la meilleure manière de prévenir et de décourager dans l’œuf, la volonté de ceux des politiques qui voudraient céder aux chants des sirènes patronales !

09-06-2012



Retraite Retour partiel aux 60 ans, un cap à confirmer
Communiqué de la CGT

Le Conseil des ministres vient d’adopter les modalités de son décret « retraite ».
Comme annoncé initialement, celui-ci permettra à des salariés âgés de 60 ans et ayant débuté leur carrière professionnelle à 19 ou 18 ans de partir en retraite à condition de réunir par exemple 166 trimestres cotisés pour les personnes nées en 1955 et après.
S’agissant des trimestres non cotisés, un nombre limité pourra être pris en compte au titre du chômage et de la maternité.
Pour la CGT, cette mesure doit s’inscrire dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous. A ce titre, la CGT la juge positive. Il s’agit d’une décision marquante qui rompt avec les politiques menées partout en Europe.
La CGT regrette néanmoins que la reconnaissance des trimestres validés ne soit pas allée plus loin, notamment pour la maladie, les accidents du travail et le chômage.
Elle aurait également apprécié que le gouvernement rétablisse l’Allocation équivalent retraite, supprimée par le gouvernement précédent, qui conduit à ce que nombre de salariés âgés, au chômage et en fin de droits, ne perçoivent que l’Allocation spécifique de solidarité, qui représente 468,90 euros par mois…
Dans les semaines à venir, et particulièrement lors de la conférence sociale de juillet, la CGT portera haut et fort l’exigence du rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous, associé à un bon niveau de pension ainsi que la nécessaire mise en place d’une véritable reconnaissance de la pénibilité, avec une possibilité de départ anticipé pour les dizaines de milliers de salariés ayant été exposés au cours de leur carrière professionnelle.

Lire le décret ci-dessous

Décret Retraite


Une épidémie de gale débarque dans les écoles à Sainte-Marie.

Ces jours-ci, c’est une épidémie qui fait l’actualité dans les milieux scolaires à Sainte-Marie. Mais au-delà de la recrudescence d’une maladie que l’on croyait révolue, car de nos jours, la gale est encore extrêmement fréquente c’est surtout sa méconnaissance qui favorise de nombreuses contaminations qui pourraient être évitées par un diagnostic précoce et une vrai politique de prévention de la santé.
Il faut savoir que la gale est provoquée par un acarien microscopique, le sarcopte, qui se nourrit en buvant le sang des personnes infectées. Une fois installé, l'acarien creuse des galeries ou sillons dans l'épaisseur de l'épiderme où il dépose ses œufs, provoquant de vives démangeaisons
Il est probable que l'origine du foyer infectieux soit l'établissement scolaire, ou tout autre lieu rassemblant des collectifs, tant il est vrai que l’on sait que cette maladie se transmet que par le contact direct et prolongé. Si le lieu est l’établissement scolaire, cela révélerait une sérieuse carence du suivi médicale de ces jeunes enfants, et surtout queles responsables n’ont pas su juger à temps de la fermeture ou de désinfection des locaux.
Naturellement des mesures d’évacuation ont été prises pour mettre à l’abri de toute contamination et hors de l’établissement l’ensemble des élèves.
Par contre, l’administration a une toute autre lecture de la question concernant les salariés de Seen-Environnement, chargés du nettoyage et de l’hygiène des bâtiment. En effet alors que tout le monde évacue et que le bâtiment sera désinfecté, les responsables de la ville de Sainte-Marie ont exigé des travailleurs chargés du nettoyage des locaux d’être présents ce samedi matin, pour préparer les salles de classes qui devront accueillir les électeurs Samaritains.
Quelle légèreté de la part des responsables municipaux!
Dans ces circonstance, ce sont les mesures de précaution qui sont recommandées et les consignes sont claires : c’est la prudence qui impose de s’enquérir de la présence de personnes, notamment les insuffisants respiratoires dans la zone devant être traitée, ou encore les femmes enceintes car il faut se dire que les substances anti-galeuses sont irritantes et qu’il convient par conséquent de ne pas reconduire de façon inconsidérée.
C’est tout à fait le contraire qui fut fait par nos élites municipaux, comme quoi, roch ki dan lombraj, pa konet doulè saki dan soley.

09-06-2012



Le miroir d’une pauvreté grandissante.

La Banque alimentaire en Martinique se dit aujourd’hui en proie à d’énormes problèmes de fonctionnement, et si l’on croit ceux qui dirigent cette association, c’est sans aucun doute le résultat d’une sollicitation de plus en plus croissante des populations en difficultés.
Il faut se souvenir qu’il y a un peu plus de 4 ans, la sonnette d’alarme avait été tirée sous la forme d’un rapport publié par l’INSEE en Martinique. Ce rapport révélait que 20% de la population martiniquaise vivrait en-dessous du seuil de pauvreté, soit un Martiniquais sur 5. Et ce rapport disait, qu’il est à craindre que les choses aillent de plus en plus mal du fait de la crise économique mondiale qui se développait à ce moment là.
On ne pouvait plus gravement que cela prédire l’avenir !
Aujourd’hui selon les chiffres de l’Association, c’est 12.00 familles qui reçoivent une aide de la Banque alimentaire de Martinique. Cela correspond à aide distribuée à environ 40 000 personnes. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter, en effet il y a 10 ans de cela, l'association venait en aide qu’à 7 000 familles.
Et pendant ce temps là, pensez vous que c’est l’austérité et la rigueur pour tout le monde ? NON, car ce monde est coupé en deux, ceux qui peinent et ceux qui s’enrichissent.
Et concernant ces derniers, tout va très bien ! Les nantis ont la part belle en Martinique, car si l’on se réfère aux chiffres de l’IEDOM (la Banque de France en Martinique) c’est plus de 7 milliards d’euros d’épargne que ces gens détiennent et qui dorment dans les coffres fort.
C’est surtout cela que l’on devra retenir de cette information évoquant les difficultés de la banque alimentaire, le renvoi à un état des lieux ou la misère des gens pauvres côtoie une richesse de plus en plus insolente et à peine dissimulé de ceux qui sont les plus riches.
Alors OUI ce vieux monde injuste mérite bien un bon coup de balaie, tant il est vrai que la dignité à retrouver est au prix de ce combat là.

09-06-2012



Histoire de l'Union des Femmes de la Martinique

L' Union des Femmes de la Martinique tiendra sa première assemblée générale le dimanche 11 juin 1944 à 9h30 à la Solidarité, rue Garnier Pagès.    "Jeunes filles et femmes de la Martinique, venez en grand nombre ! "
C'est ainsi qu'était annoncée, dans Justice du 3 juin 1944, la réunion constitutive de l'Union des Femmes de la Martinique.
    Depuis cette période, notre association a, par ses analyses, ses prises de position et ses actions, œuvré pour rendre visible la situation des femmes et leurs problèmes spécifiques, pour faire avancer leurs droits et améliorer leur vécu au quotidien. Elle fait partie intégrante de la vie sociale de la Martinique.    1944 – La Libération. Les peuples aspirent à l’émergence d’un monde nouveau. Les années de guerre ont permis aux femmes d’exercer des responsabilités nouvelles, et elles veulent, elles aussi, obtenir de nouveaux droits. Tout un champ de nouvelles conquêtes dans la lutte pour les droits des femmes s’ouvre ainsi avec l’ordonnance d’avril 1994. Celle-ci institue le droit de vote pour les femmes dans les territoires français.
     En Martinique, les femmes militantes ne restent pas à l’écart de cet élan. Jane Lero, militante communiste, entreprend avec l’appui d’Yvette Guitteaud-Mauvois de créer et d’organiser un mouvement de femmes. Cette volonté part également d’un constat de misère physique et morale des femmes martiniquaises du peuple. Beaucoup d’entre elles sont analphabètes et se retrouvent enfermées très jeunes sans un cycle de maternités successives. Aucune structure sociale ne les aide dans les soins à donner aux enfants, et le taux de mortalité est très élevé.
 
     Et c’est dans un salon de la rue Ernest Renan que vont se rencontrer cinq femmes : Jeanne Lero, Yvette Mauvois, Rosette Eugène, Désirée Maurice Huygues-Beaufond, Eudora Montredon-Clovis et que tout va commencer.
    Le premier objectif est de faire utiliser par les femmes  ce droit de vote qu’elles viennent d’acquérir.
    Le deuxième est de les organiser pour leur donner les moyens d’élever leurs enfants sans malnutrition ni analphabétisme. C’est ainsi que de 1944 à 1973, le droit à la santé et à l’éducation de l’enfant, le développement de la personnalité martiniquaise, la participation aux luttes sociales seront des préoccupations permanentes et feront l'objet d'actions importantes : consultations de nourrissons, pétitions pour l'application de la prime de rentrée en Martinique, mise en place de crèches, marches contre la faim, prises de position contre l'ordonnance d'octobre 1960, pour l'OJAM, dans des grèves...
 
    De 1974 à 1997, s’y ajouteront des revendications sur les transports (nombreuses pétitions et interventions), et les droits fondamentaux des femmes : la contraception et l’avortement (campagnes d'explication), mais aussi la dignité de la femme (livret de famille à la mère célibataire, versement pensions alimentaires, autorité parentale de la mère…).
 
    Depuis 1997, la lutte contre la violence faite aux femmes, est le thème phare de nos revendications. Nos actions ont permis de briser le mur du silence qui entourait ce fléau. Mais nous avons aussi interpellé sur le harcèlement sexuel et moral, la condition des femmes au travail, les femmes dans l’Histoire, la participation des femmes dans la vie politique de notre pays un développement urbain à la mesure des femmes … et nous permettons aux jeunes femmes d’exprimer leurs propres préoccupations par la création d’une Section Jeunes. La solidarité internationale a été présente tout au long de ces années, que ce soit pour se mobiliser contre l’apartheid, aider les populations en détresse ou dénoncer l’impérialisme US (Afrique du Sud, Haïti, Guadeloupe, Cuba …)
 
 
 
    D'abord affiliée à l'Union des Femmes Françaises, l'association deviendra autonome au début des années 60. La Spiritaine, Femmes Martiniquaises, puis Lumina seront tour à tour les journaux de l'association. Plusieurs publications ont également été créées. Ainsi, de quelques militantes déterminées à l’implantation d’un mouvement résolument féministe, l’UFM a tenu sa place dans tous les combats pour l’égalité, la parité, la dignité de cette « autre moitié du ciel » que sont les femmes.
     L’Union des Femmes de la Martinique a pris et prend toute sa part à tous ces combats qui construisent l’humanité.

09-06-2012



Les manifestations étudiantes au Québec préparent sans doute les luttes de demain !

« Seule la lutte imposera des changements », il semble bien que ce slogan fait son petit bonhomme de chemin au Québec car depuis plusieurs mois maintenant les manifestations étudiantes contre la hausse importante des droits de scolarité se poursuivent.
Plusieurs fois par semaine et ce depuis le mois de février des milliers de manifestants étudiant par la grève des cours, s'opposent à l'augmentation de l’inscription pour les études qui a été multiplié par trois par le gouvernement Charest.
Ce gouvernement très mal inspiré, au lieu de répondre aux revendications, a fait voter d’urgence une loi pour interdire les manifestations mais cette initiative du gouvernement Charest a eu l'effet inverse, car aujourd’hui, une grande partie de l’opinion publique, solidaire des manifestants rejoignent le mouvement qui se développe.
Chacun a pu voir les images des télévisions montrant la violence avec laquelle les forces de police traitent les manifestants. Impuissant fasse au mouvement, c’est par des arrestations arbitraires et des amendes démesurées (389 euros) que le pouvoir réagit pour tenter de contraindre les manifestants.
Mais tout cela est vain car la répression engendre la colère des étudiants et de tous ceux qui les soutiennent.
Aujourd’hui chacun convient à dire au Québec que cette situation traduit également l’expression du mécontentement des Canadiens contre l’augmentation des frais soins, la hausse de l'électricité, les suppressions de postes dans les services publics, les menaces de fermeture d'entreprises.
C’est donc l’échec de la politique du gouvernement en faveur du patronat Canadien, qui est condamné par ces manifestants et c’est très bien que ce mécontentement étudiant déborde les murs des universités, c’est une indication que ces manifestations laisseront des traces qui prépareront pourquoi pas, les luttes de demain contre ce système injuste et de plus en plus rejeté par la population du Québec.

02-06-2012



QUI SEME LE VENT….

Voilà un adage que devrait méditer madame Anne PALANDRI avant de passer à l’exécution de ses sombres projets.
En effet, cette dame dirigeante de l’entreprise DATEX, vient de décider de la mise à pied conservatoire d’une salariée, sans que celle-ci ait eu à commettre de faute, ou du moins de faute suffisamment grave pour qu’elle mérite la sanction de mise à pied conservatoire.
En tout cas c’est ce que disent les salariés qui suivent « l’affaire » et qui n’y comprennent rien, sauf que cela cache des inquiétantes intentions.
 
Cette décision à tout l’air d’une combine douteuse pour se débarrasser de la salariée, jugée sans doute par la patronne …pas dans l’air du temps, car n’étant pas toujours encline à exécuter ses basses œuvres.
Car que reproche t-on à la salariée, qui par ailleurs est cadre dans l’entreprise, sans doute pas grand-chose puisque madame PALANDRI, pour faire passer auprès du personnel l’idée de la sanction, utilise allègrement la calomnie à l’encontre de la salariée et cherche à la salir.
Mais cela se passe en vain car l’idée de la sanction passe très mal auprès du personnel, d’ailleurs l’idée de la soutenir est déjà dans l’air et l’une des deux organisations syndicale de l’entreprise a déjà laissé entendre qu’elle en fera son combat.
 
Alors, cette sanction qui parait déjà manifestement irrégulière et inappropriée, devra vite être oubliée, si l’employeur ne souhaite pas y ajouter, le tollé qu’elle ne manquera pas de provoquer à l’échelle de l’ensemble de l’entreprise !
 
 02-06-2012



Manifestation de soutien à Trinité autour des salariés de l’Hôtel Baie du galion.

Ce samedi s’est tenue au bourg de la ville de Trinité une manifestation de rue qui a réuni plusieurs représentants d’organisations syndicales : CGTM, CFDT, UGTM, SNETAA, UNSA et bien entendu la CDMT.
Après s’être rassemblé sur la place Joyeuses, le cortège a manifesté dans la ville, scandant des slogans favorable à la lutte contre les licenciements et pour l’emploi que mènent ces salariés.
A eux ce sont joint également d’autres manifestants : le « Collectif des néo-titulaires engagés pour la jeunesse martiniquaise », ce sont ces enseignants qui exigent leur maintien dans l’académie de Martinique et qui refusent par conséquent que leurs soit imposée une mutation injuste alors qu’il manque en Martinique postes et professeurs.
A la fin de la manifestation, un compte rendu de la réunion du Comité d’Entreprise a été fait. On a apprit que du coté patronal rien n’a changé. Fabre le propriétaire de l’hôtel a déclaré « ne plus croire en l’avenir de l’hôtel ». Et comme on le comprend, car après avoir bien « pomper » tout le fric possible il, après avoir réalisé de super profits, il décide aujourd’hui que ses intérêts ce n’est pas de maintenir l’emploi mais de transformer la structure en « résidence hôtelière ».
Mais ce scénario est inacceptable pour les salariés qui ne l’entendent pas de cet oreille et disent qu’ils seraient même prêts à créer une coopérative et prendre des parts dans le projet de résidence hôtelière du groupe Fabre pour faire fonctionner la structure et ainsi maintenir les emplois.
Si Fabre n’a pas semblé exprimé de désaccord sur cette proposition des travailleurs, il n’empêche que même cette solution les travailleurs du Galion devront sans doute se battre pour l’imposer.



Les salariés de la crèche les Mini Pousses sont en colère.


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Pourquoi ?
Non versement des salaires depuis 2 mois
Pas de fiche de salaire depuis Mars
Absence de dialogue
Non présence de la Directrice dans l’entreprise depuis plusieurs moisLoyers impayés
Charges Sociales prélevées sur les salaires et non reversées...Lire la suite et écouter les explications en page web-tv

Lire la suite dans ce tract


Union européenne : 13 millions d’enfants pauvres

Les enfants pauvres sont plus nombreux et encore plus pauvres, y compris dans les pays dit "riches", d’après un rapport de l’Unicef, présenté ce jour.
"Il est évident que l’augmentation du nombre de personnes dans le besoin et la diminution des services sociaux disponibles dues aux mesures d’austérité exercent une forte pression sur les familles".
En France, le rapport compte 10 % d’enfants pauvres et "Pour la seule Union européenne (plus la Norvège et l’Islande), expliquent les auteurs, quelque 13 millions d’enfants n’ont pas accès aux éléments de base nécessaires à leur développement."
 
Le rapport montre aussi des facteurs de vulnérabilité souvent identiques d’un pays à l’autre : les enfants vivant dans des familles monoparentales, migrantes ou avec un faible taux d’instruction sont plus menacés par la pauvreté.
 
Pour Chris de Neubourg, directeur du département de recherches de l’Unicef, "il faut que les gouvernements fassent attention à ne pas diminuer les politiques d’aides, de soutien et les allocations à destination des familles et des enfants". Car pour l’organisation, "une société qui ne parvient pas à protéger les enfants de la pauvreté, commet une erreur très coûteuse."
 

2-06-2012



Austérité dans l’Union européenne : L’OIT met en garde contre les coûts humains

Les politiques d’austérité mises en places pour réduire la dette publique inquiètent l’Organisation internationale du travail (OIT). Le directeur général de l’OIT Juan Somavia, a mis en garde mercredi les gouvernements de la zone euro contre les coûts humains de ces politiques qui créent une dette sociale sans réduire la dette publique.
 
En marge de la conférence de l’OIT réunie juqu’au 14 juin à Genève, Juan Somavia a expliqué que "les politiques d’austérité comme seule solution à la consolidation fiscale conduisent à la stagnation économique, aux pertes d’emplois, à une protection réduite et à des coûts humains gigantesques".
 
A noter que la conférence de l’OIT sera marquée le 14 juin par un discours prononcé par l’opposante birmane Aung San Suu Kyi qui s’adressera aux délégués des 184 Etats membres de l’organisation.
Par ailleurs, Juan Somavia qui devrait quitter son poste sera remplacé par l’ancien syndicaliste britannique Guy Ryder et numéro deux du Bureau international du travail (BIT) élu lundi à la tête de cette même organisation, battant son principal adversaire, l’ancien ministre français Gilles de Robien.

jeudi 31 mai 2012, par F. Dayan



8,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France

La pauvreté a encore augmenté en France constate l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes) dans son rapport 2011-2012. Cette accentuation de la pauvreté a des conséquences "lourdes, multiples et échelonnées dans le temps" souligne le rapport.
 
L’Onpes a analysé les données de 2009, les dernières disponibles (les chiffres de 2012 tomberont en 2014). A cette date, 13,5 % de la population – soit 8,2 millions de personnes – vivaient sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 60 % du revenu médian : 954 euros mensuels pour une personne isolée.
Toujours en 2009, 11,2 millions de Français vivaient en situation de pauvreté monétaire, subissaient des privations matérielles sévères, ou encore n’avaient qu’une “très faible intensité de travail” selon l’expression de la Commission européenne dont la traduction signifie vivre de petits boulots, de travail à temps (très) partiel...
 
"L’observation des tendances de la pauvreté et de l’exclusion sociale depuis une dizaine d’années pointe d’abord des évolutions préoccupantes". L’Onpes s’est particulièrement inquiété de la progression de la grande pauvreté avec 2 millions de personnes (3,3 % de la population) vivant avec moins de 640 euros par mois.
Ce qu’il appelle “ le noyau dur de l’exclusion” en qui touche des familles monoparentales (dont le chef de famille est le plus fréquemment une femme), des hommes sans qualification touchés par le chômage de longue durée, des femmes âgées...
 
Par ailleurs, la proportion de travailleurs pauvre, ayant une activité professionnelle mais n’en retirant pas des revenus suffisants augmente également. Travailler ne suffit plus à se prémunir de l’exclusion et Jérôme Vignon, président de l’Onpes, estime qu’il "faut s’attendre en 2012 à une augmentation sensible du nombre de personnes en situation de pauvreté".
 
Le système de protection sociale permet encore d’amortir le poids de la pauvreté. Sans les minimas sociaux – dont l’Onpes préconise le relèvement – sociales la proportion des personnes en situation de pauvreté serait supérieure de 8 points.
Une simple règle de trois permet de calculer qu’elle dépasserait donc les 21 % soit 13 millions de personnes.
2-06-2012
 



Les travailleurs de l’Hôtel Baie du Galion mobilisés !

Ce vendredi après-midi, réunis à la maison des syndicats, les travailleurs de l’Hôtel baie du galion en lutte avaient pris l’initiative d’inviter à une conférence de presse les candidats aux élections législatives, mais surtout ceux de la circonscription du Centre Atlantique.
En effet c’est dans cette 1ère circonscription du Centre atlantique à Trinité qu’est situé cet hôtel du groupe Karaïbéa.
L’objectif des salariés était bien entendu d’informer sur leur lutte en cours, mais surtout de trouver auprès des candidats des points d’appui pour faire écho à leur combat.
Les candidats du Centre Atlantique étaient soient présents soient représentés pour la majeure partie des listes en présence. Et bien que le débat fut par moment politicien, cette démarche qui consistait à faire en sorte que les candidats prennent position contre la décision du groupe Fabre de licencier, a tout de même touché son but.
Les travailleurs en lutte ont conclu par l’appel à un meeting le 2 juin sur la Place Joyeuses à Trinité dès 9heures.
26-05-2012



Leader Price ravale sa salive son plan social a été annulé

Nous avons appris de la CGT que le Tribunal de grande instance de Créteil a annulé un plan social chez Leader Price, l’enseigne discount, filiale du groupe Casino, qui prévoyait la fermeture de dix magasins et la suppression de 87 emplois.
 
Dans le jugement daté du 22 mai, le tribunal constate « l’absence de motif économique à la procédure de licenciement collectif mis en œuvre par les sociétés intervenantes appartenant à l’UES Leader Price » et « annule la procédure de licenciement économique ainsi que tous ses actes subséquents. »
 Le TGI de Créteil estime que « faute pour les sociétés intervenantes de justifier du motif économique du plan social et des licenciements envisagés », il « ne peut que constater l’absence de cause de la procédure suivie comme la fraude à la loi, et en conséquence annuler une telle procédure ».
 Fin septembre 2011, la direction de Leader Price avait lié ce plan au fait que certains magasins étaient « mal placés » tout en assurant que les salariés concernés se verraient proposer un reclassement à l’intérieur du groupe Casino. Les élus du comité d’entreprise avaient engagé une procédure judiciaire pour contester le bien fondé économique de la restructuration. En 2009, Leader Price avait déjà fermé 7 magasins en France et reclassé 60% du personnel.
Dans un communiqué, la CGT demande « la réouverture des magasins et la réintégration immédiate des salariés avec paiement des salaires depuis décembre 2011. » En début d’année, les salariés de Leader Price Gennevilliers (Hauts-de-Seine) avaient par ailleurs fait grève pour demander une revalorisation de leurs salaires. Les magasins Leader Price intégrés au groupe Casino (non franchisés) sont regroupés au sein d’une Unité économique et sociale (UES) qui totalise 146 magasins et emploie 2.103 salariés
Quant aux travailleurs des Antilles (Martinique et Guadeloupe), ils se rappellent eux aussi avoir été victimes de ce traquenard aux « licenciements pour raisons économiques ». Car c’est exactement le motif qui avait été évoqué en 2009 par le groupe SISB propriétaire de 93 super et hypermarchés aux Antilles et en Guyane, dont: Leader Price, Cora, Mach, Ecomax, et le PDG de l’époque prétendait « partir » pour des « raisons économiques car la situation est déficitaire depuis 2006 ».
Le groupe SISB, qui était aux Antilles depuis les années 2000 après le rachat du groupe Primistère Reynoird, avait sans doute les moyens de continuer son activité. Mais c'est la logique des capitalistes qui prime, ils ne veulent rien perdre. Quand ils estiment qu'ils ne font pas suffisamment de bénéfices, cela ne signifie pas qu'ils n'en font pas.
Simplement, qu’à un moment donné après avoir amassé des millions de francs ou d'euros, les actionnaires de ces groupes économiques ont jugés que leurs intérêts n’étaient plus suffisamment servis, et ils décidèrent d'abandonner l’activité et d’aller ailleurs exploiter.
Et bien ce jugement de Créteil est là pour rappeler une fois de plus que c’est dans la tromperie que les rapports sociaux sont organisés, et que les travailleurs doivent se souvenir que face à ces gens-là, ils ne doivent jamais négliger de se battre pour la défense de leurs intérêts.

26-05-2012
 



Et devinez quoi ? Les banques les plus chères de France et de Navarre se situent dans les DOM !

Pour son palmarès 2012 sur la cherté des tarifs bancaires, la CLCV (confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie) a passé en revue les tarifs applicables dans la quasi-totalité de la banque de détail en France hexagonale et dans les DOM-TOM, soit 133 établissements.
Les résultats démontrent une nouvelle fois que les consommateurs ont tout intérêt à ouvrir l’œil pour voir si leur facture ne serait pas moins chère ailleurs et si l’offre proposée par leur banque est bien la plus adaptée à leurs besoins.
L’enquête réalisée par l'association CLCV et le magazine Mieux vivre pour un petit consommateur, a été effectuée avec 30 débits par mois dont 6 chèques, la consultation du compte par téléphone, la carte bancaire internationale à débit immédiat, 8 retraits par mois dont 2 hors réseau, prélèvement automatique et 6 paiements mensuels.
Cette enquête démontre que les écarts de prix sur ces services sont considérables, même en prenant en compte dans chaque établissement l’option tarifaire la moins chère ! En outre-mer, les tarifs affichés par certains établissements, malgré les baisses (2009), demeurent exorbitants : jusqu’à près de 4 fois plus élevés  qu’en France hexagonale pour notre « petit consommateur ».
C’est donc un constat sans appel, car pour les plus chères 7 sont antillaises soit de Guadeloupe ou soit de Martinique.
Autant dire que les consommateurs Antillais restent bien dans le collimateur des banquiers, et d’évidence, depuis la grande grève de 2009, la pwofitasyon des banques a repris son cours normal.
25-12-2012
 



Guy Konkèt a quitté la scène…

Guy konkèt, le maitre du gwo ka guadeloupéen est décédé mercredi dernier à l'âge de 66 ans. Né sur des terres plantées de canne, il grandi du côté de Jabrun section appartenant à la commune de Baie-Mahault.
Il fut certes cette voix forte et sincère qui parlait de la vie des gens ordinaires des  campagnes de Guadeloupe, mais il fut surtout le porte-voix sur les scènes d’ici et d’ailleurs de ceux qui luttaient contre ce système injuste et se disait homme de résistance.
Guy konkèt est bien entendu l’auteur de « Baimbridge Cho » de la « gwadloup malad », mais il est aussi celui d’une très belle chanson en mémoire de Vélo, retraçant sa vie et surtout sur parlant de la période de sa grande misère, et de la pauvreté qui l’étreignit jusqu’au bout de ses derniers jours.
Guy Konkèt est décédé dans l'après-midi de ce mercredi, bien qu’on le savait malade depuis maintenant plusieurs années, il laissera beaucoup de chagrin dans le monde du gwo ka et dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. En bon artiste qu’il est, il s’en est allé comme sont partis les Carnot, Vélo et autre Loyson il nous a tiré sa révérence, mais resteront ses chansons, et à travers elles, il continuera à parler d’espoir et de liberté !
26-05-2012
 



CGTM-CACEM: Participation des collectivités locales au financement de la protection sociale

A la sortie du décret n°2011-1474 du 8 novembre 2011 relatif à la participation des collectivités territoriales et de leurs établissements publics au financement de la protection sociale des agents, notre section syndicale a engagé les négociations pour sa mise en application à l’ensemble des salariés de la CACEM et d’ODYSSI...Lire la suite dans le document ci-dessous

flash-info mai 2012 mutuelle


La CGTM soutien Gérard Filoche dans ce sale procès en appel du patron Guinot !

Ce patron, a décidé de s’acharner depuis 2004 contre l’inspecteur du travail qui voulait l’empêcher de multiplier les infractions et délits. Et puisque le premier jugement, le 12 octobre 2011, a relaxé l’inspecteur le patron Guinot lui, s’entête et poursuit en appel,
Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l’inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l’ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu’il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l’inspecteur. Un CE d’un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d’un salarié disons… soumis. L’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licenciement d’une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ». Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire.
La Cour d’appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu’il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l’inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la réintégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d’une transaction avantageuse de la part de l’entreprise condamnée, qui a renoncé à aller en Conseil d’état comme elle l’avait un temps proclamé.
Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l’inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l’inspecteur d’ailleurs en retraite, l’inspection du travail lui-même que le patronat cherche à remettre en cause.
Alors oui la CGTM soutien Gérard Filoche, car soutenir Filoche, c’est lutter à préserver ce qui reste encore des missions de l’inspection du travail.
(lire le tract)

Tract intersyndical de soutien


31,85% de différence entre les prix en Martinique et ceux de l'Hexagone. (Lu dans France-Antilles)

L’Association des consommateurs du François, après enquête sur les prix, n'a vu que très peu de changements dans la réduction des écarts entre la Martinique et l'hexagone et ce, malgré l’ajout de produits nouveaux dans le panier type de la ménagère.
En effet, ce nouveau panier est de 60 produits au lieu de 45, et prend en compte principalement les produits non alimentaires, la viandes fraîches ou les produits de l'épicerie salée.
Cependant le constat, malgré l’inégalité globale du mode de consommation, reste très défavorable au portefeuille du consommateur moyen puisque l’écart constaté entre la France et la Martinique selon l’enquête, est tout de même de plus de 31% !
19-05-2012



Des projets d’aménagement pour les hôtels « Diamond Rock » et « Club-Trois Ilets », mais quid de l’avenir des salariés ?

La SEMAVIL (Société d’Economie Mixte chargé de l’Aménagement pour la ville du Lamentin) se propose de rénover deux hôtels placés sous sa gestion, le Diamond Rock et le Club-Trois-Ilets.
Un document concernant ces projets a été remis pour consultation aux représentants du personnel afin de les informer sur l’ensemble de l’opération.
L’idée de rénovation de la société gérante (SEMAVIL) est partie dit-elle d’une exigence formulée par leurs principaux clients que sont les Tours Opérator qui leur fourni principalement leur clientèle. Les hôtels sont trop vieux, disent-ils et manquent cruellement aujourd’hui de modernité » et d’attractivité.
L’exigence des gérants, est donc d’en faire des hôtels quatre étoiles. Et partant de cette idée, tout le contenu du projet de la Sémavil fourni aux élus du personnel, va se limiter à traiter principalement de la question du chantier qui sera mis en œuvre.
Aucune information ne précise concernant la prise en charge total des rémunérations pour la période total du chantier, idem sur le projet de formation personnalisé et quand à l’impérative nécessité d’améliorer les conditions de travail, aucune ligne du projet n’en fait état, pire il parait même que des suppressions d’emploi en CDI seraient envisagées !
Alors les salariés de l’Hôtel Club tout comme ceux du Diamond Rock restent méfiants. Ils considèrent que pour l’instant le niveau d’information qui leur a été communiqué, n’est qu’une mise en bouche qui ne dévoile rien des vraies intentions des messieurs de la Sémavil.
Mais de toute façon que les promoteurs de l’opération ne se méprennent pas, car il n’est pas question pour les salariés des hôtels de faire les frais d’un projet approximatif et mal ficelé où visiblement les patrons ne prévoient rien de bon pour eux !
Le moment venu, ils se sont engagés à faire entendre leur voix et surtout leurs propositions.

13-05-2012
 



Harcèlement sexuel: vite une nouvelle loi !

Le monde du travail est décidemment très dur pour les femmes. Aux inégalités de salaires, aux temps partiels imposés, à la précarité, aux carrières ralenties, aux retraites réduites, les lois existantes n’apportent pas de solution, faute d’être appliquées. Le harcèlement sexuel, autre forme de violence sexiste serait maintenant impuni ! L’ancien ministre et ancien député du Rhône Gérard Ducray, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis avait accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) attaquant la loi sur le harcèlement sexuel. « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », stipulait l’article incriminé. Il a été jugé trop flou :le 4 mai, les sages du Conseil constitutionnel ont rayé le délit du Code pénal. Avec effet immédiat...Lire la suite dans le document ci-dessous

Harcellement sexuel


Les salariés du Casino Batelière Plazza toujours dans l’incertitude !!!

Les négociations entre la Mairie de Schœlcher et le Casino Batelière Plazza ont officiellement débuté le vendredi 4 mai 2012. La base des négociations se fait sur le dossier déposé le 27 avril en mairie par le Casino. Il s’agit de l’ultime procédure. Si aucun accord n’est trouvé, le casino fermera ses portes le 31 octobre 2012 laissant une centaine de familles sur le carreau.
En réponses aux inquiétudes des salariés, le maire de Schœlcher, M. Clémente, les  a conviés  en mairie pour une entrevue. Bien que l’entretien n’ait rassuré personne, il a eu le mérite d’associer l’ensemble des salariés à la discussion sur l’état du dossier, car chacun a eu la possibilité d’interroger et de se faire sa propre opinion.
Par ailleurs, les élus CGTM, reçus à deux reprises en mairie, par M.Gamess, directeur général des services de la ville de Schœlcher, n’ont pas, au sortir de la réunion, eu le sentiment que les choses évoluaient. Aussi leur leitmotiv demeure :
                                   « LA SAUVERGARDE DES EMPLOIS »
Puisqu’à ce jour, aucune garantie ne leur a malheureusement été donnée à ce sujet.
Pour la suite, le maire, sans doute pour calmer les esprits, s’est dit détendu et serein quant à l’issue des négociations. Le souci de la mairie étant d’obtenir un accord « gagnant, gagnant » avec une entreprise « partenaire ».
Elle affirme cependant que sa demande financière faite à la Cogit s’appuie sur des arguments d’experts dont elle s’est entourée, et dit qu’elles sont justifiées et ne peuvent mettre en péril la viabilité de l’entreprise. D’ailleurs, le maire précise que les actionnaires de la Cogit sont assis sur une véritable « mine de diamants » et que l’entreprise réalise un taux de profit considérable. D’où la position de la mairie de: «  ne pas signer un accord au rabais » !
Du coté de l’employeur la direction n’a pas, à ce jour, jugée utile de convoquer l’ensemble des travailleurs pour les informer sur la situation, renvoyant au passage la responsabilité des défauts de communication sur les IRP.
Dans cette étapes de la négociation entre les deux parties, il nous que semble personne ne veut abattre ses cartes !
Dans le meilleur des cas, ce mauvais scénario s’apparente à une partie de poker menteur pour faire monter les enchères entre gens d’« affaires ». Dans le cas contraire ce sera un drame où les salariés, considérés comme simples variables d’ajustement, seront les boucs émissaires qui paieront pour une négociation qui a mal tournée.
 
 



Tropiques FM la radio de Claudy Siar condamné par Le conseil des prud’hommes.

Le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt a condamné, le 24 avril dernier, la société Tropiques FM à payer une somme d’environ 16 000 € à une journaliste pour un licenciement « dépourvu de cause réelle et sérieuse ».
Cette journaliste avait été engagée par contrat oral pour animer chaque semaine une émission pour laquelle Tropiques FM s’engageait à la rémunérer à hauteur de 500 € nets par émission… ».
Quatre mois après, la journaliste, n’ayant jamais été payée, à saisit le conseil des prud’hommes, et a fait condamner la société Tropiques FM à payer une somme d’environ 16 000 €
Embarrassante situation pour le directeur général, Claudy Siar, recruteur de la journaliste et actuel propagandiste de Nicolas Sarkozy, car il a eu beau contester, rien n’y fit, le jugement rendu et divulgué dans les médias !
Mais tout de même, pour un homme sensé défendre les droits des originaires d’outre-mer dans l’Hexagone et les protéger, notamment des discriminations à l’embauche, ça la fout mal !



Grève des travailleurs de l’OMASS.


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Au Lamentin branle-bas de combat ce jeudi matin devant l’entrée principale de la Maison de retraite de Place d’Armes.
En effet les salariés ont décidé d’arrêter le travail en se déclarant tous solidaire de Christian Cambeilh le secrétaire du syndicat CGTM que la direction avait décidé d’éliminer !
C’est la veille que s’était tenue un entretien préalable pour décider du sort du salarié à qui il avait été reproché de s’être prit à l’un de ses collègues de travail en proférant à son encontre des injures et des menaces.
Forte de sa charge et croyant le coup possible, la direction a donc décidé dans un premier temps de le mettre le salarié en mise à pied pour ensuite plus aisément le licencier.
Mais c’était sans compter avec la solidarité de l’ensemble du personnel qui s’est immédiatement solidarisé à l’appel du syndicat, pour exiger que s’arrête l’acharnement du directeur et que ne soit reconnue aucune faute contre Christian Cambeilh qui vaudrait son licenciement.
Dans la journée suite au bras de fer engagé, les parties se sont retrouvés dans une négociation qui s’est déroulée en plusieurs partie pour ensuite se conclure par un compromis accepté par le salarié qui a décidé d’abandonner sa demande de réintégration contre la proposition de transaction proposé par Philippe Edmond-Mariette le président du conseil d’administration de l’Office municipal Action Sociale.
C’est donc fort de ce recul d’une direction arrogante qui s’est dans un premier temps voulue intraitable, mais qui ensuite baissa pavillon devant l’ensemble des salariés mobilisés. Et ces derniers, forts de cette victoire décidèrent tous ensemble de reprendre le travail une fois conclu le protocole transactionnel qui indemnisait leur camarade.

05-05-2012



Le syndicat CGTM de la Préfecture interpelle le Préfet de Région.

Le syndicat CGTM des personnel des Préfectures et Sous-préfecture de Martinique qui a récemment vu le jour se jette dans la mêlé. Leur première intervention se met déjà en place par une demande d’audience au Préfet (courrier joint) leur volonté de le rencontrer afin de faire le point sur différentes questions concernant des avantages auxquels prétendent les personnels.
Pour l’instant le Préfet est aux abonnés absents, mais on peu aisément penser que l’organisation des élections présidentielles est sa priorité, et que sitôt ces préoccupations envolées qu’il se fera disponible.
En tout cas c’est ce que souhaitent les mandatés du personnel qui sont sur le pont !
 
(Courrier)
 
Objet : Extension du dispositif d'aide complémentaire à la restauration aux agents de le préfecture, des sous préfectures et du ministère de l'intérieur en Martinique.
 
Référence : Site internet du ministère – action sociale – page : l'offre de restauration et son financement.
 
 
 
Les tickets permettant aux agents de la préfecture, des sous préfectures et du ministère de l'intérieur en général d'obtenir une réduction sur le montant de leur repas quotidien affichent aujourd'hui un montant de 1,17 €, sous réserve que l'indice de rémunération du grade soit inférieur à un certain seuil.
 
Vous n'ignorez pas que les agents de l'état ont perdu une bonne partie de leur pouvoir d'achat depuis une dizaine d'années, les statistiques officielles, donc incontestables, montrent un recul moyen de plus de 10 pour cent.
 
Or, il existe, en l'absence de structure collective de restauration obligeant les agents à faire appel au secteur concurrentiel privé – comme c'est le cas dans notre département -, un dispositif d'aide complémentaire aux repas forfaitaire, dont le montant de 2,50 € constitue un plafond.
Le cadre d'application de cette mesure est fixé par la sous direction de l'action sociale et de l'accompagnement du personnel de la direction des ressources humaines, dans le cadre des crédits d'action sociale.
 
L'ensemble des personnels du ministère de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration en poste dans le département est éligible sans aucune distinction d'indice de rémunération et de grade à cette prestation.
 
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir demander la mise en place de cette mesure au profit des agents du ministère, préfecture et sous préfectures incluses, à Monsieur le Ministre de l'Intérieur, sachant que nos collègues du département de la Réunion ont effectué la même démarche.
 
05-05-2012
 



1er mai 2012 : un millier de travailleurs ont défilé à Fort-de-France


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Les mauvaises conditions météorologiques du 1er mai à Fort-de-France n’ont pas  freiné la détermination du millier de travailleurs qui se sont mobilisés pour commémorer cette fête des travailleurs. De nombreux slogans hostiles aux gouvernements et au grand patronat dénonçant les attaques portées au monde du travail, le démantellement des services publics... ont fusé tout au long du cortège composé de l’intersyndicale, de plusieurs partis politiques ainsi que d’associations. A signaler  qu’un  syndicat a choisi de défilé dans une autre commune, et une manifestation dans la commune du Vauclin.  Ecoutons en page CGTM WEB-TV M-H. SURELY et regardons les photos de la manifestation en page PHOTOS



L’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, une nouvelle vitrine de la répression antisyndicale ?

C’est presqu’un fait commun de parler des « habitations » agricoles, lorsque l’on fait état de la répression syndicale qui frappe les militants ouvriers.
C’est encore le cas cette semaine sur l’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, plantation où est cultivée la banane et appartenant à Bertrand Aubéry, ce planteur gavé en fonds Européens qui règne sur quinzaine d’entreprises agricoles dans cette partie du nord de l’ile (Verger, la Capote, Chalvet, Gradis, Moulin l’Etang, SEA, Sobanor, Mécagri, Dumauzé, Caraïbe Hydroponie etc….), et qui entend le faire par la répression et l’intimidation.
Si l’ensemble des entreprises de Bertrand Aubéry compte plus de 500 travailleurs, le « Verger » comptabilise un effectif de 46 ouvriers. Car il faut savoir que sur les habitations de B.Aubéry, l’effectif de salarié n’atteint jamais le chiffre 50, tout simplement parce que ce seuil permet au syndicat de désigner un délégué syndical et oblige l’entreprise à organiser des élections pour le Comité d’Entreprise.
Et c’est sans doute cette question de la présence syndicale, qui est la source de toutes les tracasseries que vivent les délégués de la CGTM à Basse-Pointe.
Aujourd’hui l’un des délégués du personnel de l’habitation « le Verger » est convoqué en entretien préalable pour avoir prit ses jours de congés payés dus par l’entreprise.
Si l’ouvrier à décidé de prendre ses jours de congés, c’est que cela fait des mois que ses demandes formulées étaient refusées par le directeur.  Et à chaque refus, il prétextait : « qu’il à de l’activité pour lui » comme s’il suffisait d’évoquer « l’activité » pour reporter indéfiniment le bénéfice de la prise de congé par le salarié.
Mais ce n’est pas tout, quasiment chaque semaine ce délégué, depuis qu’il a été élu en début d’année, se voit modifier ses conditions de travail, et à chaque fois le directeur le destine aux taches les plus dures, les plus ingrates ou les plus insalubres de l’habitation.
Ce directeur, il faut le savoir, a de la suite dans les idées puisque les délégués du personnel précédents subissaient les mêmes tracasseries, si bien que l’un d’entre eux a du engager une action prud’homale pour se faire rembourser 15 jours de mise à pied autoritaire que lui a fait subir cet adepte des représailles.
Et pour boucler la boucle, trois des 4 élus du personnel ont déjà reçu des avertissements de ce monsieur alors qu’ils n’ont été élus représentants de leurs camarades de travail que depuis …..le mois de janvier dernier.
Aujourd’hui, les ouvriers disent que cet acharnement commence à leur pourrir la vie et cela doit cesser. Selon toute vraisemblance ils ne tarderont pas à se manifester pour le faire savoir et rappeler à ce koumandè : ke toutt jé cé jé, mé kassé bwa an tchou makak pa jé !
28-04-2012



Les menaces de licenciements nous viennent de partout !

En Martinique comme ailleurs, la grande vague de la rigueur capitaliste est là et bien là et nos gouvernants qu’ils soient privés qu’ils publics, nous désignent comme ceux qui en feront les frais.
Aujourd’hui cette attaque se traduit par des menaces de licenciements en cascade qui s’annoncent et qui nous viennent de toutes parts.
1141 suppressions d‘emplois sont envisagées dans les hôpitaux de Trinité, du Lamentin et du CHU de FDF selon les informations transmises par l’ARS.
93 licenciements possibles comme 93 épées de Damoclès sont suspendues sur les têtes des salariés du Casino Batelière Plazza de Schœlcher.
204 suppressions de postes sont prévues pour la rentrée 2012-2013 par l’Education Nationale pour l’Académie de Martinique, portant à quelque 800 le nombre de postes supprimés depuis 5 ans.
Dans le secteur de l’hôtellerie, il n’y a pas si longtemps de cela, des centaines d’emplois ont disparu par la mécanique simple des jeux d’intérêts.
Voilà pour les annonces et le récent passif et d’autres suivront.
Ainsi on a l’impression de voir s’ouvrir la piste, pour que dévalent après, toutes les décisions du même acabit, car il s’agit bien d’un début et pas d’une fin.
Le service public bien en avant dans cette initiative, donne le ton et le secteur privé ne se gênera pas pour suivre la voie toute tracée d’une politique de mise au chômage qui viendra aggraver les conditions de vie, déjà difficiles, de ceux qui n’ont que leur salaire pour vivre.
Ils nous attaquent de toutes parts. Ils réduisent notre protection sociale, ils démantèlent la fonction publique, ils nous ont supprimé les 35 heures, ils ont allongé le nombre d’annuités pour la retraite, ils ont modifié le code du travail. Tout cela dans l’intérêt de leurs amis capitalistes.
Alors aujourd’hui, il s’agit pour les travailleurs de se rassembler pour la réalisation d’un puissant mouvement d’ensemble et d’exiger dans un plan d’urgence, du travail pour tous et une véritable politique d’amélioration des conditions de vie pour tous ceux qui vivent ici.



Fonds de pensions : les retraités Néerlandais sont attaqués à leur tour.


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Les pensions de millions de retraités (et futurs retraités) néerlandais vont être réduites l’an prochain. Aux Pays-Bas en effet, les salariés cotisent à des fonds de pension pour leur retraite complémentaire et, avec la crise financière, les résultats de ces fonds ne sont plus suffisants pour garantir les pensions escomptées.
Les fonds de pensions qui doivent couvrir 105 % de leurs engagements n’en couvraient que 98 % à la fin 2011. Au moins 125 des 450 fonds de pension – couvrant 8 millions de personnes – devraient appliquer des baisses de pensions dès 2013.
Les pouvoirs publics ont fixé un plafond à ces baisses : 7 %. Pour l’instant, la banque centrale prévoit qu’elle seront limitées à 2,5 % mais des baisses plus importantes sont envisagées début 2013 , expliquent les Echos (09/01/2012) Les Pays-Bas est le pays d’Europe où le poids des fonds de pensions pour la retraite est le plus élevé.
 



Les retraités et futurs retraités en litige avec la Cnav vont pouvoir saisir un médiateur

Pour les Caisses de quatre régions, Centre, Languedoc-Roussillon, Nord-Picardie et Normandie, la CNAV désigne un médiateur chargé d’examiner les dossiers d’assurés qui sont en litige avec leur caisse de retraite. Cette décision n’est donc pas encore applicable pour la Martinique, mais tous les retraités l’attendent avec impatience.
Ainsi, ils pourront, retraités et futurs retraités disposer d’une "nouvelle voie » de recours gracieux pour contester le traitement de leur dossier par leur caisse de retraite, s’ils ne sont pas satisfaits.
Ce médiateur devra soit donner au retraité des explications sur la décision de sa caisse régionale, soit recommander à la caisse (qui tranchera en dernier ressort) de réexaminer la demande.
En Martinique les réclamations sur la reconstitution des carrières est conséquente et les retraités souvent sans moyens de faire valoir leur demande, gageons que cette « nouvelle voie » leur offrira des opportunités satisfaisantes.
 

28-04-2012



Communiqué de presse de la CGTM suite à réunion de la CE

La CGTM a réuni le mercredi 18 avril 2012 à la Maison des Syndicats sa première Commission Exécutive (CE) depuis son 13e  Congrès des 23 et 24 mars 2012.
 A cette occasion, elle a fait le point sur la situation sociale
 1141 suppressions d‘emplois sont envisagées dans les hôpitaux de Trinité, du Lamentin et du CHU de FDF selon les informations transmises par l’ARS ;
 Plus de 200 suppressions de postes sont programmées dans l’Education nationale ;
 93 salariés du Casino Plaza de Batelière pourraient se retrouver à la rue d’ici la fin de l’année...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Communiqué de presse du 18 avril 2012


MARDI 1ER MAI 2012: toutes et tous à la manifestation 8 heures, Maison des Syndicats

La CGTM appelle tous les travailleurs à se retrouver le 1er Mai, Journée Internationale de Lutte des Travailleurs, car c’est l’occasion pour nous travailleurs, jeunes chômeurs et retraités de nous rassembler et de manifester pour l'amélioration de nos conditions de vie, de travail et pour revendiquer une vie décente, plus de liberté, et de droits démocratiques.
Le premier mai 2012 se situe en pleine campagne électorale, et entre les deux tours de l’élection présidentielle qui désignera le 6 mai 2012 le prochain président pour 5 ans. Ce qui est fondamental pour la CGTM c’est d’indiquer aux travailleurs que seules leurs luttes leurs permettront de modifier leur vie...Lire la suite

1er mai 2012


Des menaces de licenciements planent sur travailleurs de Casino Batelière Plazza à Schœlcher.

La menace de 93 licenciements possibles plane sur la tête des salariés du Casino Batelière Plazza de Schœlcher. En effet la convention de délégation de service public attribuée par la ville à la société d’exploitation du Casino, initialement établie pour une période de dix-huit ans, a pris fin le 31 octobre 2011, une année supplémentaire avait été accordé à la demande de la mairie.
En l’absence d’éventuels repreneurs, la Ville de Schœlcher a donc été entamée des négociations avec les exploitants du Casino Plazza, mais le fait est que ces négociations n’aboutissent pas, et le spectre de la fermeture, probable il y a quelques mois, de l’établissement, devient aujourd’hui possible si rien n’est fait.
Il faut savoir que du fait que seul le groupe COGIT (gérant de Casino Batelière Plazza) s’est positionné pour la poursuite de l’activité, un bras de fer sur la base d’intérêts particuliers, s’est engagé entre la direction du casino et la municipalité de Schœlcher, les négociations portant essentiellement sur des considérations financières pour les uns et les autres. Les 93 emplois à la clef ne semblant pas peser bien lourd dans la balance.
En effet, le concessionnaire actuel a clairement fait savoir à la municipalité qu’il ne souhaitait pas concourir pour la nouvelle délégation de service public sur la base du premier cahier des charges qui prévoyait, notamment, une durée de 10 ans pour la nouvelle concession et un taux de prélèvement communal de 15% sur les recettes. La mairie ayant pris en compte ces éléments lors de la présentation du second appel d’offre.
Du coté des salariés cette situation alimente l’inquiétude, une délégation de représentants de la CGTM a été reçue à deux reprises par la mairie et des points réguliers sont faits entre l’employeur et les IRP au sein de l’entreprise. Mais le sentiment des élus CGTM du Casino Batelière Plazza est que les informations fournies par les uns et les autres ne permettent pas d’envisager l’avenir sereinement.
D’ailleurs les atermoiements des leurs interlocuteurs sont à leurs yeux des manœuvres qui ont pour but d’endormir leur vigilance, de les tenir à l’écart et de les inciter à rester passifs, alors que c’est leur avenir qui est en jeu.
Mais c’est à cette marque que l’on reconnait les patrons, après s’être enrichis par le travail et les sacrifices au quotidien des salariés (travail de nuit, week-end, jours fériés etc.…), ils considèrent qu’ils peuvent purement et simplement les remerciés en les jetant comme des kleenex. Ceci parce qu’ils n’entendent pas voir diminuer leurs recettes. A Casino Batelière Plazza cette situation est d’autant plus insupportable que malgré le climat économique, l’établissement reste une entreprise bénéficiaire.
Alors les salariés tirent conséquence de tout cela, et pour eux, le moment est donc à la vigilance et à la mobilisation, car le signal est donné pour qu’ils restent tous ensemble, afin de se préserver des mauvais jours que leurs employeurs mal intentionnés leurs préparent !



La FEDOM, ou « les doucineurs » de fonds publics sur le pont !

Le document présenté le 28 mars 2012 à la presse s’intitule : « les 20 propositions pour le développement économique de l’Outre-mer ». Mais pas besoin d’être grand grec pour savoir que les mesures essentielles du « cahier de revendications » concernent pour cette fois encore des mesures dérogatoires à la loi, des réductions de taxes pour plus de marge financière sur la consommation, des zones franches globales, de la défiscalisation pour toute activité ou encore de suppression de charges sociales, uniquement au bénéfice du patronat et pas du développement !
 
La lecture du document nous amène à comprendre que le patronat a de la suite dans les idées dès lors qu’il s’agit de la défense de ses intérêts. Il y va d’autant plus de bon cœur, qu’il sait que les gouvernements, quels qu’ils soient, se sont toujours empressés à répondre favorablement à leurs attentes, et ce, sans aucune contrepartie.
Il y va même au culot, la bande d’hypocrites, n’hésitant pas  à ajouter sur leur liste de « 20 propositions » la demande d’une solution au chômage des jeunes ! C’est à croire qu’eux-mêmes n’avaient rien à y voir, comme si la politique de licenciements menée dans les entreprises n’était pas leur fait, comme si les aides pour encourager l’emploi n’étaient pas détournées par eux-mêmes, sans n’avoir eu rien à créer.
Alors ce bref constat en dit long sur leurs futures intentions. Dans leur volonté de remettre en marche et au plus vite la machine à pomper du fric, on doit surtout retenir, que les patrons du Fédom ont l’intention de continuer à en profiter, quand bien même la conséquence de leur enrichissement devait engendrer encore plus de pauvreté pour les couches pauvres de la population.



Présidentielle : les DRH appellent à une réforme du droit du travail

Présidentielle : les DRH appellent à une réforme du droit du travail
Par Marion PERROUD, 18/04/2012
Le Cercle des DRH défend en priorité une refonte du dialogue avec les partenaires sociaux. Le 18 avril 2012, il a présenté un sondage et ses propositions à Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'emploi et de la santé, lors d'une table ronde à Paris.
Priorité au dialogue social. Voici la principale préoccupation des directeurs des ressources humaines français selon le sondage(1) du Cercle des DRHet de Fidal, cabinet d’avocats d’affaires. Une enquête qui a été dévoilée le 18 avril 2012, lors d’une table ronde sur les réformes à entreprendre dans le Code du travail, en présence de Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’emploi et de la santé.
À la question "quels sont les projets de loi à adopter de toute urgence ?", 59 % des DRH interrogés avancent d’abord la fusion de la représentation du personnel. La refonte des thèmes de négociation obligatoire arrive en seconde position (41 %).
Pour un assouplissement du droit du travail
Parmi les autres mesures attendues, on retrouve la fixation de la durée "légale" par accord branche (32 %), l’assouplissement de la rupture conventionnelle (32 %) et la modernisation du licenciement économique (27 %).
Le maintien des exonérations de charges arrive loin derrière dans ce classement. Seuls 14 % des DRH le considèrent en effet comme prioritaire.
Partant de ces constats, le cercle des DRH a présenté plusieurs propositions de modernisation :
1. Une instance unique de représentation du personnel et de négociation
Mise en place par accord collectif, elle regrouperait le CE (comité d’entreprise), les DP (délégués du personnel) et le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Elle aurait à la fois un rôle consultatif et un pouvoir de négociation. Cette fusion serait subordonnée à la désignation de salariés au conseil d’administration avec droit de vote. La loi s’appliquerait à défaut d’accord.
2. Une vivification du dialogue social
Cela passerait par un accord collectif pouvant modifier les contrats de travail. Le Cercle des DRH propose également que le refus du salarié constitue à lui seul un motif de licenciement non économique. Il défend également le regroupement des négociations obligatoires favorisant les objectifs et non les procédures.
3. La modernisation et la sécurisation des ruptures pour motif économique
Le groupement prône notamment une sécurisation légale des départs volontaires alternatifs aux licenciements économiques. Elle suggère également d’exclure l’application de la procédure de licenciement en cas de départs volontaires inscrite dans la GPEC (Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences).
4. La fixation de dommages-intérêts punitifs pour les employeurs qui fraudent les règles d’ordre public
Le Trésor public pourrait alors bénéficier d'une partie de ces pénalités. Le Cercle des DRH recommande par ailleurs d'interdire que ces dommages-intérêts soient assurables.
(1) Sondage réalisé en avril 2012 auprès de 58 DRH et directeurs des relations sociales, membres du Cercle des DRH. Le panel représenté est constitué de grands groupes français, employant entre 1 200 et 350 000 personnes, dans les secteurs automobile, assurances, BTP, restauration d'entreprise etc., basés en Île-de-France.
 



Election présidentielle de 2012 : Oui à un changement de politique qui prend en compte les intérêts de classe des exploités !

L’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai prochains, va se dérouler sur fond de crise financière avec son cortège de plans d’austérité du gouvernement Fillon et donc au beau milieu d’attaques de plus en plus virulentes de la bourgeoisie et du patronat contre les conditions d’existence des travailleurs.
Sur ces dernières années écoulées, la CGTM n’a eu de cesse d’appeler à la lutte pour la défense des conditions de vie, car ici aux Antilles la vie, c’est en pire ce que vivent les travailleurs en France, les chômeurs, les retraités soit l’ensemble des citoyens.
S’il est un fait certain que nos objectifs revendicatifs ne pourront être imposés au patronat que par des luttes massives, amples, explosives et, surtout, conscientes, il n’empêche que ce rendez-vous électoral est un rendez-vous important pour l’expression démocratique.
D’ailleurs le mouvement ouvrier a mené bien des combats dans le passé pour que ce droit élémentaire, le droit de voter dans les élections, soit reconnu aux travailleurs. Même aujourd’hui, ce droit n’est pas complet, ne serait-ce que parce qu’il n’est pas reconnu à toute une partie de la classe ouvrière, les travailleurs immigrés, qui vivent sur le territoire français, qui y sont exploités, mais à qui on refuse ce droit démocratique élémentaire.
Alors allons-nous nous autocensurer alors que revient Sarkozy avec des projets qui entendent poursuivre le saccage de nos droits ! Allons-nous nous priver de dire à d’autres que la vague illusions, qu’ils proposent, d’un « bon gouvernement de gauche », comme perspective n’est qu’un épouvantail désuet et non un bouclier pour faire respecter le droit des travailleurs
Il est certain que ne pas affirmer haut et fort nos revendications aux prétendants du pouvoir, c’est sans doute ne pas se prémunir et c’est laisser croire que nous sommes dès lors disposés à subir sans dire mot une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux.
Il est donc clair qu’aujourd’hui, un changement de politique au sommet de l’état devient incontournable et pour que les travailleurs n’aient pas à payer les frais de la crise, la CGTM réaffirme ses revendications et son programme de lutte porte sur les points suivants :
 Interdire des licenciements
 Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
 Contrôler les aides publiques aux entreprises
 Supprimer les exonérations fiscales et sociales
 Donner les moyens pour que vivent services publics
 Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
 Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
L’ambition d’une telle plateforme indique que la CGTM est bien consciente que la lutte de classes ne s’arrêtera pas à la date fixée par le calendrier électoral, et qu’il faudra bien des luttes et des mobilisations pour aboutir à de tels objectifs.
 
 
14-04-2012



Les travailleurs espagnols font front face au plan d’austérité du nouveau gouvernement

En Espagne, la réforme du marché du travail et les coupes budgétaires tous azimuts initiées ont suscité une contestation citoyenne massive, organisée par les principaux syndicats du pays, CCOO (Commissions Ouvrières) et UGT (Union générale du travail) lors de la grève générale du 29 mars.
L’Espagne a tenu des élections générales le 20 novembre 2011 – soit cinq mois avant le calendrier prévu – au milieu d’un contexte social marqué par un chômage galopant (avec des taux dépassant 20% de la population active et atteignant près de 50% chez les moins de 25 ans) et un démantèlement progressif des services publics essentiels. Après la défaite des socialistes, au pouvoir depuis 2004, c’est désormais aux conservateurs libéraux du Partido Popular, de diriger le Congrès des députés.
Le nouveau gouvernement galvanisé par son assise parlementaire a amorcé d’entrée de jeu, son programme de réforme annoncé. Il s’est lancé dans une réforme agressive du marché du travail, en l’absence de toute consultation des syndicats ouvriers.
La nouvelle législation qui a vu le jour début février accorde des pouvoirs très étendus aux patrons, leur permettant notamment de licencier des salariés à faible coût et de déroger aux conventions collectives pour revoir à la baisse les conditions de travail et d’emploi. Quant aux jeunes, ils sont les premiers affectés par la réforme de la législation, qui les exclut des catégories éligibles aux contrats d’aide à l’insertion et autorise des modalités contractuelles extrêmement précaires pour l’embauche de personnes de jusqu’à 33 ans.
Le refus du gouvernement de soumettre le contenu de la réforme à un processus de négociation a donné lieu à une série de mobilisations dont, notamment, les manifestations massives du 19 février et du 11 mars. La contestation sociale a atteint son point culminant le 29 mars, quand les deux syndicats de classe majoritaires, CCOO et UGT, ont convoqué la première grève générale contre l’actuel gouvernement. La grève et les manifestations organisées de par le pays durant l’après-midi du 29 mars ont été couronnées de succès. Des millions de personnes, parmi lesquelles se trouvait un nombre important de jeunes, se sont jointes à l’action collective et ont battu le pavé.
Le gouvernement est, à présent, appelé à être attentif à la clameur populaire et à la force des travailleurs et travailleuses. Les organisations syndicales, déclarent que la lutte se poursuivra jusqu’à ce que le nouvel exécutif renonce à sa politique centrée sur la réduction des dépenses publiques et le nivellement par le bas des droits sociaux.



Sécurité sociale : 17,4 milliards de déficit en 2011 (Lu dans Viva Mag)

Selon des résultats provisoires des ministères concernés (Santé, Budget et Solidarités), le déficit du régime général de la Sécurité sociale a été de 17,4 milliards d’euros en 2011. C’est 600 millions de moins qu’en 2010. Les économies ont surtout porté sur l’assurance-maladie dont le déficit 2011 (8,6 milliards) est en recul de trois milliards d’euros selon une déclaration de son directeur général, Frédéric van Roekeghem, dans Les Echos.
La baisse du déficit prévu est lié pour une part aux réductions de « frais de gestion », notamment les frais de personnel. Pour une autre part, ces économies ont été réalisées par de moindres prestations.
Le directeur de l’assurance maladie estime que le déficit 2012 sera encore réduit. Il déclare que "la situation n’est pas aussi dramatique qu’on pourrait le croire. L’équilibre est à notre portée sans se lancer dans des réformes brutales, comme certains le préconisent", faisant sans doute allusion au Medef qui estime que l’assurance-maladie est au bord de la faillite. Certains think tanks libéraux demandent même un tour de vis supplémentaire avec la limitation des entrées dans le régime des ALD, le désengagement de la Sécu sur l’optique et le dentaire, le déremboursement total des médicaments à vignette bleue (remboursés à 35 %)...
La branche accidents du travail-maladies professionnelle (AT-MP) a connu, toujours en 2011 un déficit de 200 millions d’euros. La branche famille (2,6 milliards) et la branche vieillesse (6 milliards) sont également restées dans le rouge.
Pour 2012, le gouvernement prévoit un déficit de l’ordre de 13,8 milliards.

14-04-2012
 



Essais cliniques (Lu dans Alternatives Internationales)

« Les tests cliniques effectués par la seule firme Bayer ont entraîné en quatre ans la mort de 138 cobayes humains en Inde. »
L'Inde est devenue le haut-lieu mondial des essais cliniques, permettant aux multinationales pharmaceutiques d'accéder à des ressources matérielles et humaines peu coûteuses. En Allemagne, l'ONG "Coordination contre les méfaits de Bayer" (CBGnetwork) interpelle le laboratoire après la publication, par le gouvernement indien, du nombre toujours plus élevé de décès survenus lors d'études cliniques.
Dans une lettre ouverte au président de Bayer, Marijn Dekkers, l'ONG CBGnetwork rappelle que des données du Ministère indien de la Santé font état pour 2010 de 668 décès survenus dans le cadre d'essais cliniques, un chiffre en forte hausse par rapport aux 288 survenus en 2008. Les tests cliniques effectués par la seule multinationale Bayer ont entraîné en 4 ans la mort de 138 cobayes humains, précise encore l'organisation allemande. "Ces chiffres restent modestes parce qu'un grand nombre des décès ne sont pas rapportés au Drugs Controller General India (l'autorité administrative de contrôle). Ils sont classés comme "décès de routine sans lien avec les essais cliniques". Problème : les personnes chargées de classer les décès selon leur cause sont payées par les multinationales finançant les essais cliniques, écrit le Dr.Chandra M. Gulhati, médecin indien et directeur de la publication médicale Monthly Index of Medical Specialties, qui affirme être le journal médical le plus lu dans le pays. Pour cette raison, l'ONG CBGnetwork exige la publication par Bayer de toutes les données relatives aux tests cliniques qu'elle a pratiqués en Inde au cours des cinq dernières années.
Contacté par novethic sur ce sujet, le groupe se refuse à tout commentaire.
L'Inde est le pays émergent le plus sollicité en matière d'essais cliniques.
De fait, le pays a sensiblement assoupli en 2005 sa législation concernant la réalisation de tests cliniques afin d'y attirer les multinationales - et ouvrir un nouveau marché lucratif. "Il est estimé aux environ d'un milliard de dollars ", précise Philipp Mimkes, porte-parole de CBGnetwork. Outre un dispositif légal avantageux, l'Inde présente également aux yeux des multinationales pharmaceutiques l'avantage d'offrir une large population présentant des caractéristiques physiques aussi diverses que variées, parlant anglais - et vivant en-deçà du seuil de pauvreté. A titre d'illustration, une ville comme New Delhi compte 16 millions d'habitants, soit quatre fois plus que Berlin et sa région, qui vivent sur un territoire deux fois plus petit que la capitale allemande. Au moins un cinquième de sa population vit dans les quartiers pauvres. Autant de cobayes humains ne sachant ni lire, ni écrire, et ne disposant d'aucune couverture médicale.
Cobayes?
Or, si les tests cliniques sur des humains font partie des pratiques médicales (ils sont obligatoires avant toute validation de nouveaux médicaments), le cadre dans lequel ils sont effectués diffère largement selon que le patient se trouve dans l'hémisphère nord ou sud. Largement réglementé et contrôlé au nord, avec des patients correctement informés des risques encourus, la situation est diamétralement opposé dans le sud. Les populations les plus vulnérables, illettrées, signent des contrats qu'elles ne comprennent pas, quand elles ne participent pas, en toute ignorance, aux tests cliniques. Le cas de l'hôpital de Bhopal est à cet égard saisissant.
Suite à la catastrophe survenue sur le site d'Union Carbide en 1984, le gouvernement indien a financé en 2000 la construction du Bhopal
Memorial Hospital and Research Centre (BMHRC). Le but premier est officiellement de "fournir des soins les plus adéquats possibles aux survivants de la tragédie". L'hôpital est également en charge des "recherches sur les effets à long-terme du mésyl-isocyanate (MIC)", le gaz à l'origine de la catastrophe. Or, les recherches du Dr. Chandra M. Gulhati montrent une toute autre réalité : les patients venus se faire soigner en toute confiance se trouvent transformés, à leur insu, en cobayes humains sur lesquels sont testés des produits qui eux-mêmes n'ont pas encore fait l'objet de tests... Le docteur cite un grand nombre de patients interviewés qui nient catégoriquement, alors qu'ils étaient traités à l'hôpital de Bhopal, avoir été informés de "participer volontairement à un essai clinique quel qu'il soit". La multinationale américaine Dow Chemical, qui a racheté Union Carbide, est un des principaux sponsors des prochains jeux olympiques qui s'ouvriront le 27 juillet 2012 à Londres. Les protestations venant de l'Inde n'ont pu aboutir.

14-04-2012
 



Augmentation des pensions: nous sommes très, très loin du compte ! (Union Confédérale des Retraités CGT)

L’augmentation des pensions de base annoncée pour le 1er avril 2012 est : + 2,1%. Après celle de 2,30% pour les retraites complémentaires, elle n’est pas de nature à corriger un bilan désastreux en matière de politique économique et sociale, de rémunérations et de retraite.
Elle ne changera en rien le quotidien de millions de retraités qui peinent à boucler leur fin de mois. Les titulaires de basses pensions resteront fragilisés.
Les diverses réformes sur les retraites engagées depuis 1993 ont conduit à une baisse généralisée de plus de 20% du niveau de vie de tous les retraités. La réforme de 2010 imposée par Nicolas Sarkozy, les hausses de prix en tout genre, la surtaxation des mutuelles, les dispositions gouvernementales et autres plans d’austérités adoptés au cours de ce quinquennat n’ont fait qu’amplifier la dégradation du pouvoir d’achat des pensions des retraités et futurs retraités.
 
L’insupportable est atteint et il est grand temps de changer de politique en mettant fin à cette spirale infernale qui constitue un facteur de paupérisation continue des retraités et qui pèse sur la consommation et donc sur l’emploi.
 
Parce que c’est vital pour vivre dignement leur retraite,
parce que l’argent existe pour satisfaire les revendications,
parce que, comme pour les salaires, c’est nécessaire pour sortir de la crise,
les retraités exigent, et dans l’urgence, un relèvement substantiel des pensions, des retraites complémentaires, et plus particulièrement pour les plus basses.
 
La CGT revendique :
Le minimum de retraite au niveau du SMIC et que celui-ci soit porté à 1 700 € brut par mois.
Le retour à l’indexation des pensions et retraites sur l’évolution du salaire moyen.
300 € par mois pour tous au titre du rattrapage.
La pension de réversion à 75% de la retraite initiale.
Le retour de la revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier.
Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves, veufs, divorcés, séparés.
 
Les retraités qui sont également appelés à participer à l’élection présidentielle ont l’occasion d’exprimer, par leur vote, leur volonté de voir une autre répartition des richesses qui privilégie les revenus et le niveau de vie des salariés, des retraités et de la protection sociale.
 
Montreuil, le 29 mars 2012
 



Les coupures de courant se multiplient à EDF !

La valse des coupures de courant se poursuit à EDF depuis plusieurs semaines, avec l’argument en moins pour la compagnie d’électricité de ne plus pouvoir dire que c’est  «  la faute aux grévistes ! ».
Alors, EDF essaie de nous rassurer en nous expliquant sur son site internet que ce sont des incidents techniques qui sont à l’origine de ces coupures. Mais à quel moment qu’EDF nous ment lorsque dans le même temps, mais cette fois sur une chaine de télé, un haut responsable de la direction vient mettre les pieds dans le plat en expliquant que l’obsolescence des moyens de production est à l’origine des désagréments actuels.
Ainsi EDF reconnait aujourd’hui à mots couverts, que les infrastructures sont la cause des coupures d’électricité. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, et précisément pendant la grève des agents, à chaque blackout, elle se protégeait de la colère des usagers en accusant sans honte les grévistes de sabotage.
Ces mêmes grévistes qui n’ont eu de cesse de dénoncer leurs conditions de pénibilité à cause des mauvaises conditions de travail dues aux moteurs fatigués, aux nombreuses heures supplémentaires effectuées, ou au manque d’effectif patent dans tous les services : production ou commercialisation.
Version usagers pas le moindre propos sur les conséquences qu’entrainent ces coupures dont EDF porte l’entière responsabilité. Pourtant à chaque fois que cela se produit, les gens sont privés d’accès au tout électrique : ordinateurs, télé, téléphone, quand ce ne sont pas les produits congelés qui se dégradent dans les frigos ! Quant aux risques d’accidents dus aux feux tricolores en panne, n’en parlons même pas.
Et là EDF se contente de «  remercier tous ses clients pour leur compréhension » fin de citation.
Le drame est que ces coupures de courant intempestives vont continuer tout simplement par qu’EDF en Martinique prend d’année en année ses distances par rapport à ce qu’est un véritable service public de l’énergie. D’ailleurs où en est EDF quant au supplément de production de 40 mégawatt planifié pour 2015 ? Et la prise en compte dans ses projets de l’augmentation de la consommation de 70 mégawatt, nul ne sait !
EDF ne pipe pas mot ou pire, laisse entendre que les compensations prévues par le solaire ou l’éolien feront l’affaire. Que nenni, ces productions ne peuvent être appréhendées que comme des compléments de production non fiables car aléatoires (absence de soleil ou de vent), donc la population n’est pas au bout de ses peines.
Il est donc grand temps que le voile soit levé sur les innombrables questions que pose cette situation. Et puisque nous sommes en période d’élection c’est sans doute le meilleur moment pour en faire un débat public sur la question de l’énergie, pour faire en sorte que chacun assure les responsabilités sur lesquelles il s’engage vis-à-vis de la population et des travailleurs d’EDF qui souffrent de cette situation !


08-04-2012



Réunion de la commission paritaire de conciliation, d’interprétation et de suivi.

Le lundi 23 avril se tiendra à l’ARACT une réunion avec les Centrales Syndicales et organisations patronales afin de procéder au renouvellement de la présidence de la commission paritaire de conciliation, d’interprétation et de suivi qui était jusque-là conduite par un patron.
Cette Commission qui a été convenue dans l’Accord Interprofessionnel du 03 avril 2009 intitule : Droit syndical, Dialogue social, et Conditions de travail a pour objectifs de mettre en œuvre les différentes dispositions de l’accord.
Il s’agira donc de reprendre la feuille de route et de relancer les discussions sur les modalités de la mise en place des négociations de branches et d’établir dans les faits la reconnaissance des syndicats Martiniquais dans le paysage des organismes paritaires.



Commission locale paritaire de la banque : déni de démocratie - république bananière - électron libre - machin sans loi, sans règle, sans parole - pouvoir éternel du patronat ?

Au risque de nous répéter et de lasser, nous n’aurons de cesse de crier dans le désert, jusqu’à ce qu’un Moraliste puisse s’en saisir de cette affaire, véritable déni de démocratie >>> c’est du jamais vu, les Commissions disent-ils « Paritaires » AFB FRANCE, GUADELOUPE, GUYANE changent chaque année de président … malgré un écrit confirmant la même règle
à appliquer à la MARTINIQUE … depuis 2007 c’est le Directeur de la BDAF qui s’auto proclame président de la Commission Locale « Paritaire ».
 
OUI la présidence de la CLP est notre affaire !!!
 
Parce que depuis 2007, aucune revendication du Petit Personnel n’a été examinée favorablement … depuis 2007 que de la phraséologie, on n’a rien obtenu de concret, rien sur les salaires bloqués depuis 1996, rien sur les classifications, rien sur notre demande d’1 h pour les Femmes, rien sur la mise en place d’un service de Psychologie du Travail, rien sur notre demande de soutien à nos frères et sœurs « clients » sinistrés du Morne Calebasse et autres, etc. etc.
 
QUI donc a intérêt à ce que la BDAF s’auto proclame éternellement à la présidence de la CLP?

(Bulletin hebdo du SMBEF)

 



Vive le 13è Congrès de la CGTM.

Les 23 et 24 mars prochain se tiendra le 13è Congrès de la Confédération Générale du Travail de la Martinique.
Ce grand rassemblement des délégations des syndicats confédérés se tiendra à la salle Marie-Noire à Rivière-Pilote. Deux slogans majeurs sont retenus par le 13è Congrès sont :
1/Contre la crise du système capitaliste.
2/ Préparons l’offensive du monde du travail.
Comme à chaque occasion, puisque le Congrès se réuni statutairement tous les 3 ans, ce sera un grand moment de rencontre et d’échange. Les délégués débattront de toutes les questions qui traversent la société mais également des solutions qui sont nécessaires pour contrer les attaques que subissent les travailleurs.
Les différents rapports qui seront présentés traiteront avec rigueur de l’activité : les mobilisations, les grèves, de l’activité de représentation dans les organismes paritaires. Mais aussi de l’organisation Confédérale : du développement des bases syndicales, des élections dans les entreprises, du renforcement de la politique en direction des retraités, des femmes et des jeunes etc…
En sommes le Congrès des 23 et 24 mars sera à ne pas en douter un grand moment de démocratie syndicale.


Tract du comité de soutien
Conférence de presse à la Bouse du travail à Paris

Pesticides : la toxicité du Roundup Express devra être réévaluée (Lu dans Viva)

Le Conseil d’État a annulé le 7 mars la décision du ministère de l’Agriculture de refuser l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Express. Le Conseil a ainsi suivi son rapporteur public qui, saisi par l’association Générations futures, avait demandé le 13 février dernier qu’il "soit enjoint au Ministre de l’Agriculture d’examiner de nouveau la toxicité’’ de cet herbicide.
Le Conseil d’Etat a estimé que le ministre n’a pas pris suffisamment en compte la présence d’une substance inscrite sur la liste communautaire des “substances actives”, l’acide pélargonique.
Le Conseil d’Etat demande que le ministère doit étayer sa décision et faire procéder à une évaluation complète des risques de ce produit pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement.
"Il s’agit d’un évènement considérable, considère Générations futures qui souligne que c’est la première fois que “la plus haute juridiction administrative se prononce sur la légalité même de l’Autorisation de mise sur le marché (Amm) d’un Round Up et, partant, sur le contrôle de sa toxicité”.
Au-delà de la décision sur le Roundup Express, Générations futures souligne que cette décision “pose des principes importants en matière d’évaluation des phytosanitaires : la charge de la preuve repose sur le ministre de l’Agriculture (et non sur les requérants) lorsqu’il s’agit de retirer une substance de la liste européenne des « substance actives » en application de la définition des ces substances et l’évaluation d’un phytosanitaire doit porter à la fois sur les substances actives et sur les [effets cocktails]".
 



Fraude aux accidents de travail : La CGT Michelin, dénonce des pressions sur les salariés victimes.
(déclaration CGT)

On a appris mercredi 29 février que le parquet de Clermont-Ferrand a ouvert une enquête préliminaire sur une possible fraude à la Sécurité sociale de Michelin, accusé de ne pas déclarer des accidents du travail.
Les accidents du travail seraient systématiquement cachés afin d’éviter de payer les cotisations à ce titre, ce qui permettrait à l’entreprise d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros par an, assure le syndicat CGT, à l’origine de la procédure fin 2011. Il a saisi l’inspection du travail qui a saisi la justice. François Roca, délégué syndical CGT chez Michelin et membre du comité d’entreprise Europe, confirme que "lorsqu’il y a un accident du travail, il y a des pressions terribles pour que le personnel ne s’arrête pas". Des accusations confortées par une lettre de décembre 2010 d’un inspecteur du travail. Celui-ci écrit qu’il ressort de son enquête dans l’usine Michelin de Bassens (Gironde), "que les salariés victimes d’accident du travail subissent des pressions de la part de leur encadrement de proximité en vue de les faire renoncer en partie ou en totalité à un arrêt de travail".
« Le directeur actuel a déclaré 0 accident du travail en 2010 », assure Denis Plard, délégué CGT sur le site Michelin de Cholet (Maine-et-Loire). « On a énormément de plaies, de lombalgies, et cela n’apparait nulle part. Ils mettent la pression sur les salariés pour qu’ils ne prennent pas leurs arrêts de travail. Imaginez quand vous êtes en souffrance et que l’on vous oblige à revenir. C’est profondément choquant ! ». Des dizaines de cas auraient ainsi été passés sous silence ces dernières années.
Un salarié de maintenance de Michelin, qui s’est exprimé sur RMC sous couvert de l’anonymat par crainte de représailles de sa hiérarchie a raconté : « Une charge lourde m’est tombée sur le pied et je devais avoir 6 semaines d’arrêt de travail. Pendant ces 6 semaines, j’ai eu des coups de téléphone des membres de ma hiérarchie pour me faire revenir en poste aménagé. Ils voulaient que je sois dans les murs de Michelin pour qu’ils puissent dire "il n’est pas en arrêt de travail, il est entre nos murs". Je me sentais obligé de revenir. On m’a même fait culpabiliser en me disant que les primes de fin d’année de mes collègues allaient sauter à cause de mon arrêt ».
Du coté de la direction on pousse des cris d’orfraie : "les accusations portées contre Michelin sont graves et fausses. Nous en sommes scandalisés", a réagi mercredi Frantz Bléhaut, directeur des ressources humaines de Michelin pour la France.
Hélas, on sait que Michelin n’est pas un cas isolé et que ce type de fraude qui spolie l’assurance maladie et prive les salariés de leurs droits est monnaie courante dans certains secteurs.


 10-03-2012



Mobilisation des travailleurs de l’UFCV (l'Union française des colonies de vacances)

Sur fond de conflit entre la directrice de l’établissement et la présidente, les animateurs de l’UFCV  en forte précarité se retrouvent  sans salaire et sans protection juridique et face à un établissement  fermé pour mesure conservatoire. Le syndicat CGTM-Animateur s’est mobilisé: écoutons les explications du secrétaire général de la CGTM-Animateurs : Rodolphe MANDE


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