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Deux augmentations successives pour les bas salaires dans la Fonction publique

Les agents de catégorie C vont bénéficier de deux revalorisations de salaire, en janvier 2014 et en janvier 2015, annonce le ministère de la Fonction publique à l’issue d’une réunion de concertation avec les organisations syndicales, vendredi 20 septembre.
Voilà une grille de rémunération qui placera les bas salaires de la fonction publique au-dessus du Smic. C’est du moins ce qu’a confié le cabinet de la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, vendredi 20 septembre, en détaillant la nouvelle grille de rémunération des agents de catégorie C à l’issue d’une nouvelle réunion de concertation avec les organisations syndicales.
Une augmentation en deux étapes. D’abord une révision des bornes indiciaires au 1er janvier 2014, puis l’attribution de 5 points d’indice majorés à chaque échelon au 1er janvier 2015. Selon les simulations du cabinet de Marylise Lebranchu, les agents de catégorie C rémunérés en échelle 3, c’est-à-dire les plus petits salaires, bénéficieront d’une augmentation moyenne de 45 à 46 euros brut par mois – selon le versant de la fonction publique auquel ils appartiennent – entre janvier 2014 et janvier 2016.
- Pour les agents de catégorie C en échelle 4 : entre 42 euros et 46 euros
- Pour les agents de catégorie C en échelle 5 : entre 37 euros et 40 euros
- Pour les agents de catégorie C en échelle 6 : entre 22 euros et 26 euros
Les plus faibles salaires de la catégorie B seront également revalorisés pour ne pas être “dépassés” par les plus hautes rémunérations de la catégorie C.
Une refonte de l’ensemble de la grille
Le ministère semble avoir fait un “mix” entre ses propositions initiales – retoucher la grille indiciaire – et celles des organisations syndicales, qui réclamaient une revalorisation uniforme de tous les agents de catégorie C [lire notre article “Petits salaires, le gouvernement va revoir sa copie”, juillet 2013].“Nous travaillons dans un climat très positif avec les organisations syndicales”, confirme le cabinet de Marylise Lebranchu, qui souligne ce “geste financier important”.
Il intervient alors que le gouvernement doit débuter, avant la fin de l’année, une ambitieuse réflexion sur une refonte générale de la grille statutaire. C’est-à-dire des agents publics des catégories A, B et C. La concertation s’appuiera sur les conclusions du rapport de Bernard Pêcheur, chargé de faire des propositions en matière de recrutement, de rémunération, de gestion et d’organisation des carrières et des parcours professionnels. Il devrait être remis fin octobre, précise le ministère de la Fonction publique. Des discussions s’engageront ensuite tout au long de l’année 2014



Réforme des retraites: Lettre de Thierry Lepaon aux parlementaires

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez examiner à partir du 7 octobre le projet de loi portant réforme de notre système de retraite. Ce projet a été précédé, du 5 juillet au 26 août, par une consultation en bilatérales des acteurs sociaux.
Pour la CGT, la question de nos retraites, et plus largement de notre système de protection sociale, concerne l’ensemble des salariés et des citoyens, et doit donc faire l’objet d’un large débat de société. C’est pour cette raison que nous avons demandé à ce que la réforme des retraites fasse l’objet d’une négociation tripartite entre syndicats de salariés, organisations patronales et le gouvernement.
Dans un courrier du 26 août dernier, j’ai rappelé cette demande au premier Ministre, ainsi que les propositions de réforme et de financement portées par la CGT.
Cette demande n’a malheureusement pas été entendue et le projet de loi qui vous est soumis ne correspond ni aux attentes de la majorité des salariés, ni aux propositions de la CGT. La journée de mobilisation du 10 septembre, comme les multiples sondages d’opinion sont venus le rappeler : les salariés attendent une autre réforme des retraites. Les salaires et l’emploi sont au cœur des réponses à apporter.
Le projet qui vous est soumis est injuste et inéquitable.
 Injuste car l’allongement de la durée de cotisation va pénaliser en particulier les jeunes et les femmes, et, en éloignant la perspective d’une retraite complète, viendra encore dégrader le montant des pensions.
 Inéquitable car il fait peser l’ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités. Les salariés voient leurs cotisations augmenter, les retraités leur pouvoir d’achat baisser une nouvelle fois du fait d’un report supplémentaire de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions. Le patronat, par contre, a obtenu une compensation immédiate et intégrale de l’augmentation des cotisations.
Cette réforme va donc encore une fois répondre aux injonctions du MEDEF au détriment des revendications des salariés et retraités. Elle tourne le dos aux objectifs de justice sociale.
Lors de la précédente réforme des retraites, en 2010, de nombreux parlementaires s’étaient mobilisés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans et prouver qu’une autre réforme était possible. Nous attendons donc beaucoup du débat parlementaire.
Ainsi, nous vous rappelons ce que la CGT entend porter dans ce débat :
 Rétablir l’âge d’ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d’au moins 75% du salaire d’activité pour la majorité des salariés et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros),
 Tenir compte de la pénibilité par des mesures d’anticipation d’âge avant 60 ans,
 Assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,
 Assurer une retraite de haut niveau pour le plus grand nombre et en particulier les plus jeunes d’entre nous.
Pour financer le rétablissement et l’extension des droits constitutifs d’une retraite satisfaisante pour toutes et tous, nous proposons une réforme du financement des retraites :
 Revoir le calcul de la cotisation employeur de sorte de la moduler en fonction de la politique salariale et d’emploi et de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise,
 Créer une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations assises sur le travail. Cette mesure permettrait de dégager 20 à 30 milliards d’euros par an,
 Assoir l’assiette des cotisations sociales sur l’ensemble des rémunérations (primes, intéressement, participation …).
Deux mesures complémentaires permettraient de rétablir l’équilibre budgétaire à l’horizon 2020 :
 Revenir sur les 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, notamment en supprimant les exonérations de cotisations sociales qui n’ont pas montré d’efficacité en matière d’incitation à l’emploi stable. Celles-ci s’élèvent aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros par an,
 Atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui permet d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros aux horizons 2020.
Nous sommes à votre disposition pour toute rencontre qui serait l’occasion de vous exposer nos propositions.
Je vous prie d’agréer, Mesdames Messieurs les Parlementaires, mes salutations les meilleures.
Thierry Lepaon Secrétaire général de la Cgt
 



A travail égal salaire égal! Halte aux attaques anti-grévistes et antisyndicales

Après un mois de conflit, les chauffeurs des bus, salariés des entreprises sous traitantes ou cotraitantes de la CFTU (Compagnie Foyalaise de Transport Urbain), ne voient toujours pas d’avancées sur leurs revendications. Pire, eux et leur dirigeant syndical, B.Cambusy, font l’objet d’attaques anti-grévistes et antisyndicales inadmissibles.
Les chauffeurs de ces entreprises exigent que leur statut soit aligné sur celui des chauffeurs employés par la CFTU. En d’autres termes, ils demandent que soit respecté le principe: A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL. En effet, sur le terrain, l’usager ne fait aucune différence entre les deux catégories. Ces travailleurs ont les mêmes obligations, le même cahier des charges et exercent sous la marque «Mozaïk» et portent la même tenue.
Face à eux, ils trouvent un véritable mur.
Le président de la CFTU, adjoint au maire de Fort-de-France, lequel maire est le premier vice-président de la CACEM, botte en touche en disant que la CFTU n’est pas l’employeur de ces chauffeurs et que ce conflit ne le concerne pas.
Interpelée, la CACEM qui est présidée par le maire du Lamentin Pierre SAMOT et qui organise le transport sur cette zone et a recruté ces « co-traitants » ou « sous-traitants », ne veut pas se mouiller. Quant aux patrons des petites entreprises, ils continuent de dire que la grève est illégale et refusent même une médiation.
Tous ces gens là se renvoient la balle, pour ne pas dire se lavent les mains, avec dédain, voire mépris tant vis-à-vis des salariés que vis à vis de la population, fortement pénalisée, des communes de Fort de France, de Schœlcher, de Saint Joseph et du Lamentin.
Pourtant, il s’agit bien du transport en commun sur le territoire de la CACEM. Les dirigeants de la CACEM ne sont certes pas les patrons des salariés grévistes. Mais bon nombre d’entre eux sont en même temps dirigeants de la CFTU. Alors, comment comprendre que des responsables ne peuvent pas trouver avec les patrons transporteurs une solution favorable aux revendications des salariés ?
C’est inadmissible ! Attendent-ils  que l’exacerbation de la population s’exprime par des gestes de colère pour bouger, pour prendre position ?
Quelle est la position des conseillers municipaux des communes concernées ? Ont-ils été réunis ? Sont-ils eux aussi « contre » le fait qu’à travail égal les salariés touchent un salaire égal ?
Pour l’instant, ce sont les salariés grévistes et leur syndicat qui sont attaqués. Alors nous disons que nous tous travailleurs sommes concernés. Car le mépris de ces patrons et dirigeants d’organismes vis-à-vis des revendications des chauffeurs de la CFTU, nous travailleurs retrouvons le même lorsque nous présentons nos propres revendications.
Alors il faut que nous travailleurs soyons tous solidaires, et que l’on dise : HALTE là !
Il est inadmissible de justifier que pour un même travail, il y a deux salaires différents !
Il faut dire stop aux attaques anti-grévistes et aux attaques antisyndicales !
 
La Secrétaire générale
G. Joachim-Arnaud



GOUVERNEMENT ET PATRONAT CONTRE LES MASSES LABORIEUSES ! PREPARONS LA RIPOSTE


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Les gouvernements se suivent, les têtes comme les étiquettes changent, mais tous mènent la même politique au service du patronat car ils sont tous soumis aux intérêts du grand patronat.
 
C’est pour maintenir, protéger et augmenter les profits des capitalistes que les dirigeants politiques à leur service attaquent les salariés, les retraités et les chômeurs.
 
C’est ainsi qu’Hollande et Ayrault ont déjà décidé entre autre chose, d’augmenter les taux de cotisations retraites et la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
 
De même qu’ils ont décidé de geler les salaires, d’imposer sur les revenus des minimum garanti. A côté de ces mesures viennent s’ajouter toutes les hausses de produit de première nécessité.
 
Et pour couronner cet ensemble, les emplois poursuivent la courbe descendante puisque seuls les emplois précaires ou à temps partiels sont offerts à la jeunesse.
 
Ceux et celles qui sont en activité comme ceux et celles qui perçoivent une pension devront encore plus se serrer la ceinture et se priver pour subvenir à leurs besoins mais aussi à ceux de leur progéniture de plus en plus nombreuse à être au chômage.
 
La misère se renforce !
 
Et à côté de cela, des forces militaires sont envoyées dans différentes régions du monde.
 
Et à côté de cela, le gouvernement poursuit ses cadeaux au patronat.
 
Et à côté de cela, les affaires financières des capitalistes continuent à accroître.
 
La CGTM appelle les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les jeunes à débattre et discuter de ces sujets.
 
 



Se mobiliser contre la réforme des retraites.


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C’est sur ce thème que les s membres de la CE Confédérale se sont réunis le mardi 10 à l’Espace de Rivière l’Or. Tous sont repartis convaincus de la mobilisation à lancer dans les entreprises pour peser sur les décisions du gouvernement.
Aujourd’hui encore d’autres voix s’élèvent, c’est ainsi que la majorité des administrateurs de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) CGT en tête, ont émis un avis défavorable sur le projet de loi sur les retraites.
Bien entendu ses remous de fond fait dire à Ayrault que tout n’est pas décidé et qu’un nouvel arbitrage aura lieu le 18 septembre à l’occasion du conseil des ministres.
Des renoncements se font ça et là, c’est ainsi qu’il est évoqué que les affiliés aux régimes de la fonction publique bénéficieraient d’un étalement de la hausse de cotisation, il faut se rappeler que le projet de loi prévoit une augmentation de 0,30 point des cotisations vieillesse salariales de 2014 à 2017
Une aide au rachat de trimestres de cotisation au titre des années d'études supérieures est évoquée, l’extension aux fonctionnaires du compte personnel de prévention à la pénibilité.
L’édifice s’effrite donc il reste à faire entendre la voix des travailleurs de Martinique.
En Martinique plus de 13.000 retraités du régime général sur 54.000 sont pensionnés au titre du minimum vieillesse, cela est dû au trimestres manquants pour lesquels la CGSS n’a pas reçu de cotisations des employeurs. Alors la réforme doit s’adaptée au contexte Martiniquais, notamment par une disposition de compensation des trimestres manquants, non cotisés par les employeurs, en charge de l’état.
Mais également au titre des mesures dites de « justice », la mise en place d’un dispositif de préretraite à l’image de l’AS-FNE (dispositif fermé en octobre 2011) pour répondre aux conséquences des travaux pénibles.
Voilà les voies que doivent prendre les prochaines discussions dans les entreprises, appuyées par des mobilisations partout où ce sera possible.
 



Assignation à comparaitre de la CGTG

Le béké Jean Hugues Despointes patron de Sophyper, poursuit en justice la CGTG, lui reprochant d’avoir déclaré dans un tract de prendre sur sa fortune personnel pour combler les dites pertes de son entreprise.
Quoi de plus normal, même la loi le prévoit, et surtout qu’il ne vienne pas pleurer misère alors que le magazine Challenges, vient tout juste de publier le nom de ceux des Antilles qui se trouvent dans le gratin des 500 familles les plus riches de France.
Hugues-Despointes Jean, semble être très bien placé puisqu’il occupe la 331e position (Groupe Huyghues Despointes) avec 130 millions d’euros !!

Assignation à comparaitre Affaire CARREFOUR


Conditions de travail dans les métiers de la santé et de l'action sociale (Lu dans le bulletin INRS)


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Une publication du réseau Evrest analyse les conditions de travail des professionnels du secteur de la santé et de l'action sociale. Elle détaille les principales contraintes ressenties par les salariés : horaires irréguliers, pression temporelle, charge physique importante… Les salariés mettent également en avant plusieurs points positifs dans leur activité : une entraide suffisante, la possibilité d'apprendre ou encore une certaine marge de manœuvre dans leur pratique professionnelle...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Evrest:Résultats santé-social


Décès d'un humaniste: Albert Jacquard

Né en 1925 Généticien, polytechnicien, militant de gauche mais surtout humaniste, Albert Jacquard est décédé hier à l'âge de quatre-vingt-sept ans.« Chercheur émérite, universitaire mondialement reconnu, penseur du vivant, il a consacré ses travaux à la biologie humaine. Il s’est attaché tout au long de sa vie à faire le pont entre la science et les Français.
Mais Albert Jacquard s'était aussi distingué par ses engagements citoyens notamment auprès des sans domicile et de l'association Droit au logement (Dal) dont il était président d'honneur.
Il publie, en 1978, Eloge de la différence, un livre manifeste contre les inégalités. La défense des mal-logés, des sans-papiers et la lutte pour une autre forme de mondialisation seront ses combats jusqu'à sa mort.
 



PROGRES MEDICAL, Trisomie 21 : des chercheurs ont neutralisé le chromosome responsable de la maladie.
(Lu dans Viva).

Des chercheurs ont réussi à neutraliser le chromosome en excès responsable de la trisomie 21 dans des cellules mises en culture en laboratoire. Cette percée dans la recherche devrait, selon les chercheurs, contribuer à mieux comprendre cette pathologie, voire à ouvrir, peut-être un jour, la voie à des traitements.
Les êtres humains ont 23 paires de chromosomes, dont les deux chromosomes sexuels, soit au total 46 chromosomes, porteurs des gènes indispensables à la vie. Or les individus atteints de Trisomie 21 (ou syndrome de Down) sont nés avec trois, au lieu de deux, copies du chromosome 21.
Or, des chercheurs de l'école de médecine de l'Université du Massachusetts, aux Etats-Unis, dont les travaux sont publiés dans la revue scientifique Nature, ont réussi à neutraliser le chromosome en excès responsable de la trisomie 21 dans des cellules mises en culture en laboratoire. Pour ce faire, ils ont inséré un gène dans le chromosome excédentaire et l'ont utilisé comme interrupteur pour l'éteindre en quelque sorte.
L'équipe teste à présent ce nouvel outil pour voir si la « thérapie du chromosome » peut corriger les pathologies chez des souris modifiées génétiquement afin d'être atteintes de trisomie 21. Les résultats devraient être connus d'ici un an.
Les chercheurs reconnaissent toutefois « que l'on ne peut pas forcément transposer aux humains ce qui se passe chez des souris, les tests sur les animaux de laboratoires faisant partie d'un long processus de recherche qui peut déboucher ou non sur des traitements efficaces pour les humains ». Mais selon Jeanne Lawrence, chercheuse, «c’est un verrou conceptuel sur la thérapie chromosomique qui vient de sauter". Cette technique diffère en effet de la thérapie génique qui consiste le plus souvent à remplacer un gène déficient par un gène sain, et qui a permis de traiter des "bébés bulles" frappés de déficits immunitaires sévères ou encore de traiter pour la première fois une maladie génétique grave du sang, la béta-thalassémie.
 



Des livres pour les vacances...

Lire c'est vivre. Pour vous délasser ou pour apprendre sur d'autres situations, d'autres peuples, d'autres luttes, nous vous proposons dix livres, pour un prix maximum de 10€. Aucun n'est épuisé, par contre la disponibilité en Martinique est souvent absente. Vous pourrez sans doute les commander ou profiter d'un voyage.
 
Gilbert Pago. L'insurrection de la Martinique
1870, 22 ans après l'abolition de l'esclavage, les travailleurs du Sud de la Martinique se soulèvent contre le racisme et l'exploitation. Terrés dans les habitations les colons tremblent...
Editions Syllepse, 9€
 
Sembene Ousmane. Les bouts de bois de Dieu
Ce roman, qui se déroule du Sénégal au Soudan (le Mali d'aujourd'hui), s'inspire de faits réels.
 1947, la grève des cheminots du "Dakar-Niger", ces ouvriers noirs qui, entre eux, s'appellent les "Bouts de bois de Dieu". Ils résistent au mépris, ils veulent le même traitement que les employés, français et blancs de la ligne. Et ils gagnent, soutenus par leurs femmes, loin de rester à l'arrière plan dans cette lutte. 
Presse-Pocket, 5,70€ 
 
 
Mika Etchebehere : Ma guerre d'Espagne à moi
Juillet 1936, en Espagne le mouvement ouvrier est montant. La gauche sentait arriver une victoire électorale. Et c'est le coup d'état de l'armée, dirigée par le général Franco. Dans les centres ouvriers les travailleurs marchent sur les casernes, s'arment. C'est le début de la guerre d'Espagne. Mika prend la suite de son compagnon, mort au combat, à la tête d’une colonne du POUM (le parti ouvrier d’unification marxiste, une organisation d'extrême-gauche).
La lutte contre le fascisme, une affaire d'hommes ? Allons donc !
 Actes Sud – Babel 9,70€
 
Victor Serge : S'il est minuit dans le siècle
Victor Serge décrit la Russie de Staline comme une machine à broyer les hommes, corps et âme. Les opposants au régime, même animés d'idéaux socialistes, même défenseurs de la Révolution Russe d'octobre 1917, meurent par milliers. Victor Serge, qui fut l'un d'eux, traduit avec talent leurs espoirs et leur amertume.
Cahiers Rouges 9,20€
 
Raharimanana : Madagascar, 1947
1947, Madagascar, une rébellion contre le colonialisme français. L'armée coloniale intervient : 80.000 morts en quelques semaines. Raharimanana raconte, et livre des photos d'archives.
éditions Vents d'ailleurs 6€
 
 
Kathryn Stockett : La couleur des sentiments
Mississippi, 1962. Dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs.
Actes Sud – Babel 9,70€
Traven : Rosa Blanca
Au Mexique, dans les années 1920, Rosa Blanca est le nom de l'hacienda appartenant à l'Indien Hacinto Yariez. La compagnie pétrolière américaine Condor Oil Company, qui possède déjà tous les champs pétrolifères alentour, veut à tout prix mettre la main sur l'hacienda pour en exploiter les gisements...
La Découverte 9,50€
 
Paul Auster : Le voyage d'Anna Blume
La société n'a pas résisté à un cataclysme (social ?). Le chaos s'est installé. Plus de respect de la vie, plus de respect tout court. Comment manger, où dormir, à qui oser parler ?
Il n'y a pas trop de détritus car ils sont consommés...
Mais Anna Blume parvient encore à penser.
Dans ce livre, l'image d'un possible que l'on veut rendre impossible.
Livre de Poche 5,10€
 
Eric Simard : La femme noire qui refusa de se soumettre - Rosa Parks
1955, à Montgomery (Alabama, Etats-Unis), une couturière noire refuse de se lever pour céder une place de bus à un blanc. Elle est arrêtée. Toute la population noire de la ville boycottera les bus pendant plus d'un an...
Oskar  Jeunesse 6,60€
 
Georges Pérec : L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation
Une pièce de théâtre. Vous aurez envie de secouer le personnage pour qu'il ose enfin la demander...
Points – Seuil 6,60€
 
 
 




Pourquoi la CGT a décidé de ne pas signer l'accord sur la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle

Les enjeux du travail, de sa qualité, de son sens et de son organisation sont déterminants autant pour la santé des salariés que pour l'efficacité des entreprises.
Forte de ses orientations de congrès, la CGT a porté l'enjeu de la transformation du travail dans cette négociation. La place faite aux femmes dans le travail (80% des temps partiels, précarité) et la manière dont elles sont traitées (27% de rémunération en moins, non-reconnaissances des qualifications des métiers très féminisées) font de l'égalité professionnelle un axe déterminant de cette transformation du travail.
C'est donc avec beaucoup d'ambition que la CGT a engagé cette négociation.
Le résultat n'est pas à la hauteur de l'engagement et des propositions que nous avons portées le plus souvent de manière unitaire avec les quatre autres organisations syndicales de salariés.
En effet, le texte proposé est une déclaration de bonnes intentions certes intéressantes, mais il n'y a rien de normatif dans cet accord. De plus comme pour chaque négociation nationale le patronat a introduit un accord dérogatoire au code du travail pour regrouper différentes négociations sur trois ans. Enfin, cet accord dicterait le contenu d'arrêté d'extension du ministre, ce qui est inacceptable. Devant de telles propositions la CGT a décidé de ne pas signer cet accord.
Pour autant, l'investissement mis dans cette négociation ne doit pas être vain. Nous allons être exigeants aussi dans la traduction législative de cet accord et surtout nous allons mobiliser nos syndicats afin que les paroles des salariés sur le travail, sa qualité et son organisation soient entendues.
Le mal travail coûte chaque année 4 points du PIB (80 milliards d'euros) à notre économie. Il y a urgence  à transformer le travail, c'est une dimension essentielle pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes.



Le Préfet de Martinique, joue avec nos vies, les patrons avec nos salaires !

33.000 foyers privés d'électricité, des rafales de vents à 120 km/h balayant l’ile du nord au sud, l'aéroport Martinique-Aimé Césaire impraticable, car les vols d’aéronefs d’Air Caraïbes en provenance de Pointe à Pitre ont été suspendus, les épreuves de rattrapage du baccalauréat reportées, l'étape du tour cycliste de la Martinique annulée, voilà un bilan rapide des effets du passage de la tempête tropical « Chantal » en Martinique !
Conséquences matérielles, les coups portés par les vents forts ont provoqué des chutes d'arbres, inondées les réseaux routiers, ou encore ont entrainé des creux et des vagues pouvant dépasser 1,5 m en caraïbes et déferlant rageusement sur les régions côtières de l’ile.
Et malgré ces effets dévastateurs de la tempête, concernant des salariés travaillant dans les entreprises, rares sont les patrons qui ont décidés de fermer leurs portes autorisant ainsi le départ de leurs salariés.
A la CGSS, les agents ont pris seuls, malgré la position du directeur délégué, la décision de quitter l’entreprise avant que la situation ne se dégrade plus comme ce fut le cas avec les pluies orageuses enregistrées en fin de matinée.
Pourtant, du fait que le phénomène soit plus sérieux que prévue, les autorités préfectorales, pour des raisons de sécurité auraient dû contraindre à la fermeture des entreprises. Au contraire les commentaires étaient soft et laissant penser que tout allait très bien madame la marquise !
Nous pensons que pour des raisons liées aux conditions climatiques, et du fait que la circulation des personnes était rendue périlleuse, ce mardi 9 juillet devrait être jour d’Alerte Rouge, et devrait autoriser les salariés à ne pas se rendre à leur travail
Certains employeurs annoncent : « qu’ils retiendront sur le salaire, ou le salarié devra compenser l’absence par une journée de congés ou des RTT ou encore celui-ci devra récupérer cette journée d’absence ultérieurement ».
Quant aux salariés de l’agriculture, ils sont carrément au chômage technique, contraints pour certains de prendre leurs jours de congés payés, certains employeurs sans scrupules, ayant même allés jusqu’à faire couper les bananiers qui étaient encore sur pied pour aggraver artificiellement la situation et sans même récupérer le fruit !
Contrairement à ce que laissent penser certains employeurs, les salaires doivent être versés pour ce jour d’intempérie. Car les salariés étaient déjà au travail et se tenaient à la disposition de l’employeur. De ce fait ce dernier doit lui verser son salaire. Ceci, d’autant que la décision d’interruption collective de travail est à son initiative. L’employeur n’a pas donc d’autre choix que de verser des salaires d’inactivité aux salariés présents ce jour sur le lieu de travail.



Non l’indice des prix ne reflète pas la réalité !

L’indice des prix à la consommation de l’Insee, très souvent utilisé comme référence dans le cadre des négociations salariales dans les entreprises (NAO) n’est pas le reflet de l’augmentation du coût de la vie, tel que les salariés les retraités Martiniquais le perçoivent.
En effet, lors des NAO d’entreprises, les représentants syndicaux se voient notamment opposer par le patronat l’indice des prix de l’Insee, comme instrument d’indexation des salaires.
Or,l’indice des prix à la consommation (IPC) qui est l’instrument de mesure de l’inflation, s’il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages, n’est pas pour autant un indice du coût de la vie.
S’il est donc abusif de la part du patronat de se réclamer de l’IPC pour imposer une stagnation des salaires et une baisse du niveau de vie des salariés,
il appartient aux représentants des salariés de proposer une autre lecture de l’indice. Car il peut être facile de démontrer que certains prix augmentent beaucoup plus vite que d’autres, par exemple, le prix des carburants des loyers, de l’énergie ou des produits frais importés qui progressent du double et parfais même du triple que la moyenne des produits !



La CGTM a rencontré le nouveau directeur du travail (DIECCTE).

En poste en Martinique depuis le 27 janvier, le nouveau Directeur des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de la Martinique(DIECCTE) Ronan LEAUSTIC a souhaité rencontrer la CGTM afin de faire le tour des questions urgentes qui touchent à l’application du droit du travail en Martinique.
Quoi de plus normal que de vouloir rencontrer les dirigeants du syndicat majoritaire en Martinique, lorsqu’on a en charge le pilotage des relations sociales, d’autant que chacun a pu observer et mesurer ces dernières années le manque d’intérêt de l’Etat et son manque d’engagement sur le traitement des problèmes liés à cette question, ce qui mine passablement le contexte sociale en Martinique.
C’est donc tout naturellement que la CGTM accepta l’invitation. Bien que rien ne fut laissé au hasard, l’essentielles des questions posées portèrent sur la nécessité d’engager : l’ouverture des négociations dans les branches professionnelles, le respect du droit du travail et du droit syndical dans les entreprise, l’application des accords (2009) et des conventions collectives de travail, les questions touchant à la santé au travail, et les politiques d’emploi en faveur des jeunes etc…
C’est parce que trop souvent les situations s’analysent en Martinique comme faisant la part belle aux patrons, qu’il y avait lieu de faire le point avec le représentant du ministère du travail. Il faut souhaiter de voir ce dernier tout mettre en œuvre pour tenter de gommer la mauvaise réputation de cette administration dans l’opinion des travailleurs. 
 
2-07-2012



La politique de migration de l’état français: de l’Eldorado au désespoir.

En cette année d’anniversaire de la politique d’émigration forcée (Bumidom), toutes les télés du PAF, des films et des témoignages ont fait découvrir ces dernières semaines, 50 ans après, l’horreur de cette politique inspiré par le ministre Michel Debré.
Mais l’autre image que l’évocation du Bumidom ne peut évacuer, c’est qu’aujourd’hui loin de l’eldorado promis, avec la crise, c’est la grande misère qui gagne du terrain et détresse, et souffrance sont des mots impuissants pour décrire le calvaire des familles antillaises partagées entre colère et humilition.
Pour rappel, c’est en 1963 qu’a été créé le Bumidom (bureau des migrations des départements d’Outre-mer) qui avait pour mission de procéder au déplacement de milliers d’Antillo-Guyanais et de Réunionnais vers Paris et la province française.
C’est ainsi que le Bumidom va organiser entre sa création et décembre 1981, la venue en France de plus de 70 615 personnes en échange de promesses d'avenir.
Bien sur le « foyer » hideux des Del Campo de la rue du Faubourg Saint Honoré à Paris a laissé place à des appartements plus confortables dans la proche banlieue de Paris mais ce n’est là qu’un vernis qui ne peut dissimuler la grande détresse des familles au chômage.
Aujourd’hui, il est commun de voir les femmes antillaises trainer leurs caddies et porté leurs sacs à provision, sous la pluie et dans le froid, pour recevoir une ration de nourriture au local de la Case sociale antillaise, à Paris.
Des témoignages évoquent que : « beaucoup plus de gens de la communauté antillaise, mettent leur fierté dans leur poche parce que leur ventre est vide. » car pour ces nouveaux pauvres, les besoins en nourriture se font ressentir.
Ou encore : « Après cinq ans d’activité, on n’a pas renouvelé mon contrat, depuis plus de boulot ! Et voilà le résultat… Pourtant ma femme travaille. Je tire mon chapeau pour ce que fait la Case sociale. Il y a beaucoup des gens dans les rues… »
Ou encore : « Suite à un arrêt de maladie, j’ai perdu mon travail et tout a basculé. Je me suis retrouvée à zéro. » 
Ce sont des familles entières qui bénéficient chaque semaine de plusieurs centaines de kilos de denrées alimentaires pour les personnes en grande difficulté. Chaque jour, ce sont une douzaine de repas, en moyenne, qui sont servis aux plus défavorisés, pour une valeur de 7 €. Souvent, leur unique repas. Ils arrivent très tôt pour ne pas trop attendre et avoir un petit café
Aujourd’hui 50 ans après, bien loin de l’eldorado, de cette politique de migration au service des besoins capitalistes, il ne reste que misère, abattement et amertume au sein des foyers d’ouvriers émigrés antillo-guyanais.



En France, les médicaments coûtent trop cher (Lu dans Viva Mag).

« Alors que le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale se perpétue - 7,9 milliards d'euros prévus en 2013 malgré les hausses des prélèvements tous azimuts -, les autorités refusent d'engager une véritable réforme de la politique du médicament, pourtant déjà réalisée par tous les pays européens. Dans toute l'Europe, les prix des médicaments ont baissé, qu'attend la France ? », a demandé la députée du groupe Europe Ecologie Les Verts, Michèle Rivasi, le 24 juin, lors d'une conférence de presse sur le prix des médicaments.
Dans les années 1980, en France, les dépenses de médicaments remboursés s'élevaient à 5 milliards d'euros, en 2012, elles sont de 33 milliards.
39 boîtes par an et par personne
Première raison : les Français sont les champions d'Europe de la consommation de médicaments. Ils avalent 8 fois plus de tranquillisants que les Allemands, 6 fois plus que les Anglais et 46 % de statines et 50 % d'antidiabétiques de plus que la moyenne européenne... Selon Serge Rader, pharmacien, qui vient de réaliser une enquête comparative sur le prix des médicaments en France et en Italie, nos ordonnances comportent au moins 5 médicaments contre 2 en Italie. Et alors qu'un Français en utilise 39 boîtes par an, un Italien n'en consomme que 18.« Ce qui n'empêche pas les italiens d'avoir 7 mois d'espérance de vie en plus que nous » précise le pharmacien.
Aucune innovation thérapeutique
Deuxième raison : en France, les nouveaux médicaments coûtent très cher alors que la plupart ne sont pas meilleurs que les anciens, c'est même souvent le contraire.« Alors que la Metformine, le médicament de référence du diabète depuis les années 1930, est très efficace, les laboratoires ont sorti 7 ou 8 nouveaux antidiabétiques qu'ils vendent 6 fois plus cher que l'ancien et qui marchent moins bien », affirme Philippe Even, président de l'Institut Necker et auteur du Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux  (Cherche Midi, 23,80 €). Pourtant, c'est ceux-là, à amélioration du service médical rendu mineure (Asmr4) ou nulle (Asmr5) qui sont majoritairement prescrits. Leur remboursement coûte 377,7 millions d'euros à l'assurance-maladie, la Metformine reviendrait à 28,5 millions, soit une économie pour la sécurité sociale de 349 millions d'euros.
« Comment peut-on accepter que les prix des médicaments s'envolent et que, depuis 1989, l'industrie pharmaceutique n'ait pas mis sur le marché de produits innovants qui apportent un vrai progrès thérapeutique ? » interroge Philippe Even.
Des génériques au prix fort
Troisième raison : les génériques encore insuffisamment utilisés et dont les prix sont élevés. En volume, les génériques représentent en France 31 % du marché contre 50 à 60 % en Allemagne et en Grande-Bretagne, 80 % aux Etats-Unis. Par ailleurs, 22 laboratoires de médicaments génériques existent chez nous, qui commercialisent le même produit au même prix.« Il n'y a pas de concurrence comme dans les autres pays européens où les laboratoires répondent à des appels d'offres et où ce sont les plus compétitifs qui gagnent la commande », pointe Serge Rader. Résultat, on a les génériques les plus chers d'Europe, toutes classes de médicaments confondues. Autre problème : les stratégies des firmes qui passent des accords avec les génériqueurs pour retarder la mise sur le marché de médicaments génériques. Pour la première fois, la Commission européenne vient de condamner neuf laboratoires à payer 9,6 millions d'euros d'amende pour avoir différé de deux ans la commercialisation de plusieurs génériques.« Le surcoût pour le consommateur a été estimé à 20 % », précise Michèle Rivasi.
10 milliards d'économies possibles
Pour Serge Rader, il est possible de lutter contre « cette gabegie colossale inacceptable » et de réaliser au moins 10 milliards d'économie en trois ans sans diminution de la qualité des soins. Comment ?
-En nettoyant la pharmacopée,« ça fait vingt-cinq ans que tous les experts disent que la moitié des médicaments ne servent à rien », affirme Philippe Even.
-En baissant les prix des spécialités, en diminuant le recours aux molécules récentes et chères au profit des plus anciennes moins onéreuses et plus sûres et en diminuant le prix des génériques de moitié, ce qui alignerait la France sur ses voisins européens.
-En réévaluant la prescription médicale et « en apportant une information indépendante au médecin, trop soumis à l'influence des laboratoires ».
-En reconsidérant les procédures d'autorisation de mise sur le marché (Amm), les dossiers devraient être présentés par rapport à un médicament référent de la même classe thérapeutique et non par rapport à un placebo comme c'est le cas aujourd'hui, ce qui conduit surtout, selon Philippe Even, à « inventer des nouvelles maladies pour créer de nouveaux marchés plutôt qu'à faire œuvre d'utilité pour la santé publique ».
-En remplaçant la marge commerciale des pharmaciens qui ne doit plus être indexée sur le prix du médicament et le coût de la distribution par un honoraire.
-En définissant des axes de recherche qui privilégient la santé publique et non plus la logique de marchés lucratifs « sursaturés ».
Du Prozac pour les chiens
« Dix milliards d'économie, c'est 2,5 % du chiffre d'affaire des 15 plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux qui s'élève à plus de 400 milliards d'euros alors que les pays émergents augmentent leur consommation pharmaceutique de 15 % par an », souligne Serge Rader. Il a saisi l'Elysée et Matignon du dossier, qui l'ont renvoyé sur le ministère de la Santé. Depuis, c'est silence radio. En attendant, il n'y a pas de petits profits : aux Etats-Unis, on commence à donner du Prozac aux chiens.
 



Les dysfonctionnements lors des examens sont de la faute du rectorat

Un responsable du Rectorat de la Martinique s’est exprimé récemment dans les médias pour donner une version mensongère d’un incident survenu à Trinité concernant l’absence de professeurs pour faire passer une épreuve de créole à une trentaine de candidats. Le syndicat martiniquais des personnels de l’Education  SMPE-CGTM dénonce cette pratique qui consiste à faire porter sur les autres la mauvaise organisation des examens qui sévit depuis quelques temps dans l’académie de la Martinique. Les candidats aux différents examens sont les premières victimes de ce manque d’organisation qui n’est aucunement de la faute des professeurs ni des agents du service des examens contrairement à ce que veut le faire croire ce responsable. Nous observons que de nombreuses convocations ne sont pas envoyées dans les temps. Ainsi, pour cette année, c’est en reprenant leurs cours le 23 mai 2013, que des enseignants ont su qu’ils devaient interroger des candidats le jour même à 8 heures. Les candidats étaient là, nombreux attendant d’être reçus. Les enseignants ont tout de suite corrigé, de leur propre initiative, ce dysfonctionnement. Il a fallu pour cela, renvoyer les élèves qui devaient recevoir leurs formations habituelles. Des erreurs dans les convocations sont décelées par les professeurs qui les font remonter au rectorat. Les rectifications tardent à venir et sont, le plus souvent, faites sur place dans le respect des candidats qui, la plupart du temps, ne s’en aperçoivent pas. Par contre, l’an dernier, des réunions de jury ont été repoussées suite à de nombreuses erreurs. Des décisions ont été suspendues dans l’attente de rectifications survenues bien longtemps après la promulgation des résultats. Nous avons de nombreuses preuves de ce que nous avançons. Alors, lorsque ce responsable du rectorat, profitant de l’espace que lui offrent les médias, lâche à la vindicte populaire les enseignants qu’il juge coupables de ses propres fautes, nous estimons qu’il y a là une manœuvre insupportable. Il s’appuie certainement sur l’obligation de réserve des fonctionnaires avec la certitude qu’aucune réponse ne peut être apportée à ses mensonges. Les médias devraient être plus scrupuleux dans leurs enquêtes et devraient donner la parole à ceux que l’on accuse. Tous les candidats doivent savoir que les dysfonctionnements lors des examens sont de la faute de ce responsable du rectorat et non de celle des enseignants et des agents du service des examens. En effet, ce service a été réorganisé de façon anarchique. Des agents expérimentés ont été déplacés et le personnel a été réduit dans un but d’économie budgétaire. Les convocations sont erronées ou n’arrivent pas dans les temps. En guise d’excuse les responsables du rectorat allèguent que les convocations sont disponibles par Internet, sur un site du rectorat. Ce site n’est pas toujours accessible et rien n’oblige les enseignants à posséder un ordinateur ou à s’en servir. En règle générale, les examinateurs doivent disposer d’une convocation fournie par leur service et d’un ordre de mission.
Par respect des candidats, nous continuerons, autant que faire se peut, de corriger les erreurs du rectorat mais nous n’accepterons pas les contre vérités diffusées sur les ondes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous entendons les dénégations des dirigeants de l’académie.



Elections à la Socopma/Socopgel : les travailleurs élisent des délégués CGTM.

Pour leur première participation à des élections, les voilà désignés : José et Claude sont désormais des représentants CGTM à la Socopma/Socopgel.
Ils ont accepté le mandat de représentation proposé par l’organisation syndicale CGTM et dans la foulée ont su capter la confiance des travailleurs qui ont porté leurs suffrages sur leurs noms.
Mais là, les choses ne font que commencer. Chacun se souvient de l’épisode juridique qui vient de secouer l’entreprise, repêchée in-extrémis, entre autre, par la DATEX.
Mais pour autant rien n’est joué concernant l’assurance de maintenir les emplois. La vigilance sera de mise en permanence et la réactivité et la combativité seront les seules garanties pour demain.
Mais fort de l’expérience de ceux de la DATEX qui d’ores et déjà s’engagent à les soutenir, les 33 salariés de l’entreprise peuvent se préparer à affronter sereinement l’employeur pour la défense de leurs revendications.



Banques : effectifs en baisse du jamais vu depuis 2000 !
(extrait du bulletin du SMBEF)

 
Selon L’AFB, l’an dernier, les banques françaises ont embauché 21000 personnes « seulement », au lieu de leur contingent habituel de 30000.
 
Certes, ce chiffre de 21000 continue de faire du secteur bancaire l’un des plus importants recruteurs de France, pour autant ce chiffre représente une chute de 30% par rapport à 2011.
 
Trois causes peuvent-être à l’origine de ce déclin en effectif :
[ la récession ;
[ la réglementation ;
[ la banque en ligne.
 
La récession : la mauvaise conjoncture économique n’incite guère les entreprises et les particuliers à frapper aux portes des banques.
 
La réglementation : la future réglementation dite Bâle III relative au renforcement des fonds propres - le plafonnement des frais bancaires.
 
[à ne pas confondre plafonnement des frais bancaires de France et alignement des frais bancaires de Martinique sur ceux de la France où le patronat local a déjà menacé d’ajuster son éventuel manque à gagner sur les effectifs].
 
Á l’examen des causes du déclin des effectifs, deux grandes questions s’imposent à nous.
 
La crise a-t-elle si durement frappé les Banques ?
 
Selon le gouverneur de la Banque de France, la situation des banques françaises est en réalité beaucoup moins fragile que ne le laissent penser certains analystes.
 
La banque en ligne est-elle adaptée au tissu économique, social et culturel des Antilles-Guyane ?
 
Malheureusement, on ne cherche même pas à connaître les réalités locales, tout ce qui est mis en œuvre en France et/ou en Europe est importé, sans discernement, aux Antilles - Guyane, surtout ce qui nous contraint … (et pourquoi les banques françaises, via leurs filiales locales, n’appliquent pas les mêmes taux de France, aux Antilles-Guyane).
 
C’est une hérésie de nous imposer ce modèle de relation humaine à nous autres des Antilles-Guyane, Pays d’oralité où les rapports humains sont autrement différents de ceux des gens d’outre atlantique.
 
De toute évidence, cette histoire de banque en ligne, c’est une énième déshumanisation de l’entreprise, c’est un facteur supplémentaire de destruction de l’emploi.
 
 


Pas de fichierBILLET SMBEF du 13-06-2013

Ouvriers agricoles : une main d’œuvre surexploitée et méprisée (extrait du bulletin de la CGT REUNION)

À un mois de la campagne sucrière, la question de la main d’œuvre est à nouveau mise sur le tapis. Aujourd’hui, la Chambre d’Agriculture organise avec le Pôle Emploi un « carrefour de l’emploi », mais il s’agit seulement d’une politique d’affichage, car il est de notoriété publique que la majorité des coupeurs de canne ne sont toujours pas déclarés. Malgré cette situation inchangée, les autorités publiques n’ont pas l’air de vouloir prendre les mesures nécessaires pour la normalisation de la situation des ouvriers agricoles qui sont encore de 3 à 4000 à travailler au noir à la Réunion et pour des salaires inférieurs au SMIC !
En effet les planteurs rechignent à déclarer leurs travailleurs parce que cette situation leur est profitable en jouant sur la crainte justifiée ou non de leurs ouvriers de perdre le bénéfice de leurs allocations sociales (RSA, CMU, etc.).
Alors oui les ouvriers agricoles ont droit eux aussi à un emploi pérenne et déclaré avec un salaire décent, mais encore une fois ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour l’imposer !


Bulletin complet CGT REUNION

La dette des hôpitaux sous étroite surveillance

L’endettement des hôpitaux a triplé en moins de dix ans sous le poids des investissements. L’Inspection des finances préconise de limiter le recours aux emprunts bancaires.
La dette des hôpitaux, qui a triplé en moins de dix ans, inquiète les pouvoirs publics. Mandatée par le gouvernement, l’Inspection des finances (IGF) tire la sonnette d’alarme et préconise, dans un rapport qui vient d’être publié, de « limiter fortement » le recours des établissements de santé aux emprunts bancaires de court terme. Ce qui fait bondir la Fédération hospitalière de France, qui défend les intérêts des quelque 2.000 établissements publics.
Les hôpitaux se sont massivement endettés ces dix dernières années pour financer les programmes d’investissement Hôpital 2007 et Hôpital 2012. L’encours des prêts de moyen et long terme est passé de 9 milliards d’euros en 2003 à plus de 24 milliards en 2011. L’importance de cette dette « a rendu d’autant plus problématiques les conséquences de la crise bancaire et financière de l’automne 2008 pour le secteur hospitalier », observe l’IGF.
Une vingtaine d’hôpitaux en situation financière tendue
La faillite de Dexia, premier financeur des hôpitaux, et la prudence renforcée des autres banques « ont conduit à un assèchement de l’offre de crédit », et à des taux d’intérêt plus élevés « qui pénalisent désormais les établissements publics de santé ». Pour l’IGF, la « réticence des banques » s’explique par une perception du « risque emprunteur des hôpitaux, qui se dégrade ». Bien que les établissements soient soutenus par l’Etat en cas de difficulté, des incidents de paiement se sont multipliés ces dernières années, en particulier sur les lignes de trésorerie de court terme accordées par les banques. « Les hôpitaux concernés n’ont pas honoré leurs échéances de remboursement et ont demandé le plus souvent un report de paiement », note le rapport.
La très grande majorité des hôpitaux n’a pas de problèmes de trésorerie, mais une vingtaine d’entre eux sont dans une situation financière tendue. En septembre dernier, le CHU de Caen a dû suspendre provisoirement le versement de ses cotisations patronales et décaler le paiement de ses fournisseurs. Celui de la Martinique traverse aussi des difficultés, de même que des établissements plus petits comme ceux de Lens ou d’Ajaccio.
Chaque projet examiné de très près
L’Inspection préconise de resserrer drastiquement le recours aux lignes de trésorerie dans l’immédiat, et de les « interdire » purement et simplement « à moyen terme ». Les hôpitaux bénéficient d’« une relative stabilité et prévisibilité de leurs flux de trésorerie », l’essentiel de leurs ressources provenant de l’Assurance-maladie. Le recours aux crédits de court terme est donc « peu légitime », juge l’IGF.
Si aucune décision n’est prise pour le moment, l’exécutif partage l’inquiétude de l’Inspection sur l’endettement des hôpitaux et a déjà renforcé sa surveillance. Les investissements ont commencé à reculer. Alors que les hôpitaux dépensaient 6 milliards d’euros par an, l’objectif est de réduire l’enveloppe consacrée aux investissements à 4,5 milliards par an en moyenne au cours des dix prochaines années. Chaque projet est examiné de très près par un comité interministériel avant d’être validé
 



Les travailleurs d’Agri-Caraïbes en grève, ils n’ont pas de salaire depuis2 mois !

Depuis plusieurs semaines les quatorze ouvriers de la société Agri Caraïbes se sont décidés à renter en grève pour exiger le paiement de leur salaire, et pour témoigner de leur détermination, chaque matin, ils se présentent tous devant les portes de l’entreprise.
Que se passe-t-il donc dans cette entreprise de production de melon (600 tonnes chaque année) du Vauclin ?
L’entreprise sous prétexte de difficultés, n’a toujours pas payé aux ouvriers leurs salaires. La production est franchement à l’arrêt car l’entreprise ne pouvant non plus payer ses dettes aux fournisseurs se trouve dans l’incapacité de relancer la production, et c’est bien ce climat de floue artistique, qui n’offre aucune perspective aux travailleurs !
La dégradation de la situation a entrainé l’exercice du droit de retrait par les ouvriers comme le prévoit le code du travail, dans l’hypothèse « d’un danger grave et imminent », car ils disent que : « l’environnement est insalubre, que l'eau potable a été coupée et les véhicules qui servent au labeur n’offrent aucune sécurité ».
Ce constat du délégué syndical a d’ailleurs été corroboré par un rapport de l’inspection du travail assorti de quatre mises en demeure à l’employeur négligeant et d’un courrier d’observation sur l’insécurité concernant les engins agricoles.
D’ailleurs, le patron de la société Agri Caraïbes qui dit avoir des difficultés à cause des intempéries, aura assez rapidement des comptes à rendre à la justice puisqu’un courrier de la direction de la DIECCTE devra être adressé au vice-procureur de la République pour la mise en liquidation de la société mais également pour des éléments de fraude qui sont retenus contre lui.
« Trop c’est trop », c’est le ton ferme des ouvriers qui l’emporte, et gageons qu’après son forfait, ce patron se souviendra encore longtemps du fameux dicton créole : « toutt jé sé jé, mé kasé bwa an tchou makak pa jé !

04-06-2013

Saisine du Procureur de la République


L’extermination des droits des travailleurs par le dernier traité européen
(Chronique Ouvrière)

« L’austérité, ça ne fait pas redémarrer la croissance et ça fait augmenter le chômage. L’actualité nous le montre chaque jour : les mesures d’austérité ont un effet dévastateur économiquement et socialement.»
A cet égard, les effets ci-dessus dénoncés sont sans doute à l’origine de « l’euroscepticisme », phénomène de rejet des institutions européennes, lequel progresse, en réaction, notamment, aux mesures d’austérité...Lire la suite dans le doc ci-dessous

TéléchargerL'extermination des droits
Taille : 378 ko - Dernières modifications : 04/06/2013
 


Nouvelle politique de gestion de l’eau une menace pour l’emploi ?

La distribution de l’eau potable est une compétence dévolue aux commues en vertu de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992. Elles ont la responsabilité sur leur territoire, de l’assainissement collectif et du contrôle de l’assainissement non collectif. Sur le territoire de la Martinique, les communes se sont regroupées en 3 syndicats et un établissement public de coopération Intercommunale :
 
Le SICSM   Syndicat Intercommunal du Centre et du Sud de la Martinique qui regroupe 16 communes du Sud, de Sainte Anne à Trinité 212 626 habitants, 87 385 abonnés.
 
Le SCCCNO  Syndicat intercommunal des Communes de la Côte  Caraïbe Nord-Ouest  sur 7 communes du Nord Caraïbe, 18 000 habitants.
 
Le SCNA  Syndicat des communes du Nord Atlantique, distributeur pour 58 000 habitants de 8 communes du Nord Atlantique.
 
La CACEM  chargé de la production et la distribution de l’eau sur Fort-de-France et Schoelcher.
 
La commune du Morne Rouge n’est dans aucun groupement.
 
Ces groupements de communes ont confié par affermage l’exploitation de leur réseau à 2 sociétés, la SME pour les communes du SICSM et du SCCCNO, Lamentin et Saint Joseph et la SMDS pour les communes du SCNA  Morne Rouge et Schoelcher.
 
ODISSY assure pour la CACEM la distribution d’eau potable pour Fort-de-France, 120 000 habitants.
 
Nous observons la multiplicité des organismes intervenant, dans un pays pourtant peu étendu en superficie. Le service est-il pour cela mieux rendu ?  Certes, la grande majorité de la population a accès à l’eau potable mais à quel prix ?  Les réseaux sont vétustes, plus de 50 ans, 50% des eaux traitées ne parviennent pas au robinet du fait des casses et des fuites, 60% de la population n’a pas accès au tout à l’égout, ce qui pose un problème sanitaire. C’est que les bénéfices tirés par les prestataires, filiales de groupes internationaux ne sont pas réinvestis dans la maintenance mais souvent dans la téléphonie, l’énergie, la finance et les infrastructures à l’étranger. Au passage, les élus des syndicats des eaux prélèvent quelques indemnités de fonction ce qui explique peut-être la pluralité de ces syndicats.
 
A compter du 1er janvier 2014, un syndicat unique assurera la gestion de l’eau en Martinique. Faut-il s’attendre pour autant à une baisse des prix ? Rien n’est moins sûr.  Dans ce contexte, ODISSY se positionne pour emporter la gestion pour l’ensemble de la Martinique.
 
ODISSY a organisé récemment un colloque sur l’eau. Nous estimons, compte tenu de ce que nous avons entendu que l’emploi dans ce secteur est menacé. En effet, nous avons entendu de la bouche d’un élu régional, des propos pas très rasurants. Comparant la situation de la Martinique, 900 emplois pour 400 000 habitants, à celle de la ville de Paris, 300 emplois pour 9 millions d’habitants, il affirme qu’il y a un sureffectif en Martinique, ce qui suggère une masse de licenciements. La réponse est venue d’un intervenant parisien qui demande de ne pas comparer l’incomparable. A Paris les réseaux sont visitable et visités. La Martinique, pays au relief tourmenté est soumise à des aléas climatiques engendrant de nombreuses cassures et donc de nombreuses interventions sur le réseau par un personnel formé. De plus le retard accumulé dans l’entretien doit être rattrapé et pour cela, l’emploi doit être maintenu.
 
A la CGTM, nous appelons les travailleurs à préparer la défense de l’emploi dans le secteur de l’eau avant janvier 2014. Nous estimons que les travailleurs de ce secteur ne doivent pas être les victimes des années de mauvaise gestion. Le revenu des salariés provient de leur travail et non de prébendes servies à des parasites qui infectent l’eau en Martinique.

04-06-2013
 



Les pesticides, des risques accrus pour les femmes enceintes

Une étude française suggère qu’une exposition environnementale a des mélanges complexes de pesticides pourrait conduire a des perturbations métaboliques chez les femmes enceintes. Les auteurs alertent plus particulièrement celles qui vivent a proximité des zones de cultures céréalières.
C'est désormais une évidence : l’utilisation de pesticides engendre des contaminations des différents compartiments de l’environnement (air, eau, sols, aliments) et, par voie de conséquence, la possibilité d’une exposition de la population générale, comme en atteste la présence de certains pesticides dans l'organisme. Ces expositions peuvent résulter de l'alimentation mais aussi de l’utilisation de pesticides au domicile (insecticides ménagers, jardinage, etc.) ou à proximité de celui-ci.
Partant de ce constat, Sylvaine Cordier et son équipe (unité mixte Inserm, université de Rennes 1 et Ecole des Hautes Etudes en santé publique « Institut de recherche, santé, environnement et travail ») se sont penchées sur la cohorte mères-enfants Pelagie (perturbateurs endocriniens étude longitudinale sur les anomalies de la grossesse, l’infertilité et l’enfance) conduite depuis 2002 sur environ 3500 mères-enfants en Bretagne. Elle a été mise en place pour répondre aux préoccupations de santé, en particulier celle des enfants, dues à la présence de composés toxiques dans nos environnements quotidiens.
Leurs travaux, publiés dans la revue Plos One, ont été menés auprès de 83 femmes enceintes réparties en trois groupes, selon qu'elles résidaient dans des communes où les cultures de céréales étaient plus ou moins présentes. Les chercheurs ont procédé à des prélèvements urinaires au cours du premier trimestre de la grossesse.
Résultats : les auteurs mettent en évidence des modifications physiologiques et des perturbations individuelles chez les femmes qui résident dans des communes où les cultures de céréales sont fortement présentes. Ces éléments conduisent donc les chercheurs à suggérer « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides ».
Des conséquences cliniques sur l'enfant à naître encore à évaluer
Les éventuelles conséquences cliniques, pour la femme comme pour l’enfant à naître, doivent cependant encore être évaluées précisément. Les chercheurs vont également essayer d’identifier les pesticides incriminés.
« Ces nouveaux résultats indiquent que les inquiétudes légitimes des riverains des zones agricoles cultivées de manière intensive doivent faire l’objet d’une attention plus forte des pouvoirs publics, déclare François Veillerette, porte-parole de l'association Générations futures. Ces études n’auront de sens que si elles incitent à des prises de décisions politiques claires et volontaristes en termes d’interdiction de certains pesticides, notamment les perturbateurs endocriniens, et dans cette attente, la mise en place de zones de protection de 100 mètres minimum le long des habitations jouxtant ces zones agricoles », conclut-il dans un communiqué.
Cette première étude exploratoire conduite par les chercheurs s’intègre dans un projet de recherche global associant à ces travaux épidémiologiques des études toxicologiques permettant de mieux comprendre les voies métaboliques modifiées lors de l’exposition multiple et complexe aux pesticides (projet Metabole). Ces éléments pourront être utiles à terme pour mieux comprendre les effets des pesticides sur la santé.



Le « bouclier des prix » : un cache sexe au profit des affairistes du grand commerce.

L’INSEE a indiqué qu’au mois de mars 2013, l’indice des prix à la consommation des ménages en Martinique continuait belle et bien sa progression. Cette photographie de l’institut a même désigné les deux secteurs qui contribuent fortement à cette évolution des prix: les produits manufacturés et l’énergie.
Mais, malgré ce constat, le consommateur Martiniquais était en droit de se sentir à l’abri de toute répercussion de cette évolution de prix sur les produits de consommation courante, puisqu’il y a eu depuis la loi Lurel.
La loi Lurel c’est cette loi qui est entrée en vigueur au mois de marsetqui a mis en place le « bouclier qualité-prix ». L’objectif était, faut-il le rappeler, de faciliter la stabilité du prix d’un panier de 100 produits de consommation courante.
Mais à l’observation, c’est un tout autre scénario qui se joue, car deux mois après la mise en application de ce bouclier qualité-prix, les consommateurs et les acteurs qui ont participé à la mise en place du dispositif dressent un premier bilan très critique.
D’abord cet état des lieux montre que les articles de la liste Lurel n’ont pas autant la cote que les articles habituellement choisi par les consommateurs. Deuxième aspect du constat, les consommateurs relèvent le défaut d’information des produits concernés ce qui jette un trouble permanent sur les choix du consommateur et enfin il apparait que après seulement deux mois, la liste Lurel subie déjà en hausse allant de 10% à 15% en moyenne, ce qui est un déni total des engagements prit par la grande distribution.
C’est donc un coin du « rideau de fumée Lurel » qui s’évanoui. Ainsi, à peine vieux de deux mois d’existence, voilà que ce nouveau dispositif n’offre pas plus de garantie que la parole de ceux qui en ont fait la promotion.
A cet instant, il est bon de citer Lurel lui-même qui disait que sa loi était un « compromis acceptable par la grande distribution», mais on retiendra surtout que ce monsieur n’avait sans doute cure de satisfaire l’exigence de meilleures conditions de vie telle qu’exprimée par la population Martiniquaise, mais qu’en réalité sa seule vrai motivation était de permettre aux affairistes du grand commerce de rebondir, traumatisés qu’ils étaient par le grand mouvement de mobilisation de février 2009.

20-05-2013
 



La Poste désavouée pour son absence de mesure dans la répression du printemps social suscité par la marguerite

Pascal MOUSSY
Début avril 2011, une nouvelle organisation du travail était mise en place par La Poste au centre de Tours-Marceau.
Il s’agissait de la mise en place du projet « facteur d’avenir », qui fait la part belle à la « marguerite », l’ingénieux procédé concocté par La Poste consistant à augmenter le temps de travail des facteurs en leur demandant d’effectuer les tâches des collègues absents.
Le lundi 11 avril, un facteur refusait de distribuer les courriers recommandés restant à sa charge en l’absence de son prédécesseur le samedi précédent.
Il a expliqué son refus en faisant état d’une charge de travail trop importante engendrant des dépassements d’horaires quotidiens et d’une mauvaise répartition des tâches.
Au cours de la même semaine, le facteur rebelle à la surcharge de ses horaires et de ses conditions de travail manifestait à plusieurs reprises son opposition aux heures supplémentaires.
Il dénonçait vivement devant ses supérieurs hiérarchiques la dégradation des conditions de travail des facteurs que La Poste tentait d’imposer.
La Poste entrait en voie de répression en engageant une procédure disciplinaire et en suspendant le contestataire de ses fonctions dans l’attente du conseil de discipline.
Un mouvement revendicatif se déclenchait pour soutenir Didier CECHELLA. L’intéressé était présent dans les locaux de Tours-Marceau au moment de l’action collective et refusait de donner suite à l’injonction qui lui état faite de quitter les lieux.
La Poste lui présentait la totale : « refus d’obéissance répétés et en récidive, non respect des obligations de service en matière de distribution de courrier et de traitement des objets spéciaux, comportement inacceptable en service envers la hiérarchie, présence non autorisée dans le service les 27, 28 et 29 avril 2011 après mesure de retrait de service ». A l’issue de la procédure disciplinaire, elle lui notifiait une exclusion de six mois assortie de trois mois de sursis.
Le Tribunal administratif d’Orléans a été invité par Didier CECHELLA à se prononcer sur la légalité de cette sanction qui se voulait exemplaire.
Le juge administratif a relevé qu’il existait au centre de Tours-Marceau un problème structurel d’organisation qui « majore la pénibilité physique et psychique du travail », un dépassement d’horaires récurrent, flagrant depuis la dernière réorganisation et a été sensible à un rapport de l’Inspection du travail qui faisait ressortir que les dépassements d’horaires constatés « peuvent être considérés comme le symptôme d’une inadéquation entre l’organisation et/ou les méthodes de travail mises en œuvre et les moyens matériels et/ou humains nécessaires au fonctionnement normal du service ».
Il est également apparu au Tribunal administratif que si Didier CECHELLA avait refusé de distribuer une partie du courrier mis à sa charge, il n’était pas contesté par La Poste que, durant la semaine du 11 au 16 avril, il avait travaillé 44 heures au lieu des 38 heures prévues, sans tenir compte des heures supplémentaires dont l’exécution lui était demandée en sus.
Il en a déduit que les faits reprochés au facteur récalcitrant trouvaient pour partie leur origine « dans la situation de travail dégradée qui existe au centre de Tours-Marceau et qui cristallise les conflits collectifs ou individuels ».
Cette prise en compte de la dégradation sociale vécue par les agents de distribution du centre de Tours-Marceau a conduit le juge de l’excès de pouvoir à considérer que La Poste avait manqué de mesure dans sa répression de la protestation émise par Didier CECHELLA.
La sanction d’exclusion de six mois assortie de trois mois de sursis a été annulée comme disproportionnée et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.




22 MAI 2013...22 MAI 1848
AGISSONS POUR EN FINIR avec l’esclavage salarié moderne !


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Cela fait 165 ans qu’en Martinique les esclaves se sont libérés des  chaînes de  l’esclavage de leurs propriétaires.
 
Aujourd’hui cette forme d’esclavage n’existe plus parce que les esclaves, par différentes révoltes puis une révolution, ont agi pour en finir avec ce système inique.
 
Il faut dire qu’au 19ème siècle un autre système concurrençait celui-ci et avait déjà pris le dessus en Europe, c’est le système capitaliste. Ce système permet aux propriétaires de moyens de production de faire des profits beaucoup plus importants.
 
Aujourd’hui les exploités sont « libres » de se faire embaucher où ils veulent, mais quel que soit celui pour qui ils travaillent, on ne les paie jamais pour les richesses produites ou prestations effectuées pendant la durée de leur travail.  Ce vol légal est effectué tous les jours et permet aux capitalistes d’amasser des profits énormes.
 
Que constatons-nous aujourd’hui ? Il y a des milliers de salariés à qui on demande de faire toujours plus en étant moins nombreux au travail.
 
Il y en a des milliers d’autres qui sont sans travail et qui aspirent à travailler. Il y a des milliers et des milliers de besoins non satisfaits dans tous les domaines : éducation, santé, transport, logement, environnement, agriculture, sport…
 
Il y a, à côté, une minorité, les plus riches capitalistes, qui ont la main sur tout et qui sont les véritables décideurs, même si dans cette république démocratique bourgeoise, les élections donnent l’illusion que la population les choisit !
 
Comme ceux de 1848, il faut changer le système économique actuel basé sur une économie de marché, c’est à dire une économie où les propriétaires décident d’investir dans une activité et de produire, non pas en fonction des besoins des êtres humains, mais des profits qu’ils en tirent.
 
Cette économie est en crise du fait de la rapacité des capitalistes. Cette crise a des conséquences dramatiques sur des dizaines de milliers de personnes ici et des milliards sur la planète.
 
Chômage, misère, manque d’accès aux soins, hausse des prix, illettrisme sont le lot du plus grand nombre des êtres humains alors que le genre humain a tous les moyens pour supprimer ces fléaux.
 
Les salariés de tous secteurs paient très durement ce système inique. Ce sont eux qui, potentiellement, représentent la force qui, rassemblée, consciente et déterminée, peut par ses luttes bouleverser ce système et le renverser. Les salariés se rendent bien compte qu'ils ne peuvent compter sur des gouvernements qui ne sont qu'au service des possédants.
Seules leurs luttes collectives, sur leurs objectifs propres, peuvent leur permettre de réduire voire d'annuler toutes les attaques qu'ils subissent et pourront les mettre dans une position de force pour contester les fondements de la société capitaliste.
 
Plus les salariés tarderont à agir collectivement dans cette perspective plus ils subiront les conséquences d’une organisation sociale injuste et néfaste.
 
Le monde sous le règne du capitalisme est malade, un autre monde est possible à condition que les ouvriers, les employés, les travailleurs, comprennent que ce qui leur arrive, individuellement, est la conséquence de ce système et qu’il n’est possible de le vaincre que collectivement.
 
Alors Vive la Révolution à venir des esclaves salariés modernes !
A bas le système capitaliste !CEUX ET CELLES QUI :
En ont assez de la situation actuelle
Se posent des questions sur comment combattre un tel système ?
Sont révoltés par ce qui se passe dans la société
Veulent mieux comprendre afin d’agir
Nous les invitons à prendre contact avec les secrétaires ou délégués CGTM.
établissement ou encore sur le site :cgt-martinique.fr 
 



  
 Tel 0596 70 25 89 --- fax 0596 63 80 10 --- mail : cgtm.972@wanadoo.fr ---
site : cgt-martinique.fr



Pesticides : l’association Générations futures porte plainte contre X

L’association d’information et de lutte contre les pesticides Générations futures vient de déposer une plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui. L'association accuse le ministère de l'Agriculture d'avoir laissé sur le marché sept produits phytosanitaires - deux insecticides et cinq désherbants- dangereux pour les agriculteurs ou les jardiniers amateurs qui les utilisent, alors que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait donné un avis défavorable.
 
Le constat de Générations futures s'appuie sur une lettre du 27 août 2012 du directeur de l'Anses, Marc Mortureux, qui réitère les alertes faites au directeur de la Direction générale de l'alimentation (Dgal), Patrick Dehaumont, sur certaines « anomalies concernant un grand nombre d’autorisation de mise sur le marché (Amm) de pesticides » que la Dgal délivre pour le compte du ministère de l'Agriculture.
 
« Après une vérification minutieuse des éléments contenus dans les tableaux annexés au courrier, notre association a constaté que la Dgal a très rarement tenu compte des remarques faites par l'Anses et notamment de ses avis défavorables ou favorables sous conditions concernant de très nombreux pesticides. Autrement dit, de très nombreux pesticides restent autorisés alors qu'ils devraient, selon l’Anses même, être interdits car non conformes aux exigences de la législation en vigueur », indique Générations futures.
 
 Au total, plus de 40 pesticides seraient problématiques et devraient être retirés du marché ou soumis à des usages restreints.
 
« Face à cette situation scandaleuse, nous exhortons le ministre à prendre les mesures qui s’imposent, à savoir la suspension ou le retrait immédiat de toute Amm pour laquelle une irrégularité ou une non-conformité, la publication  intégrale de l’état des situations de non-conformité avec les exigences légales, la  mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet précis des Amm de pesticides, a déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations futures. De même, nous demandons que les futures décisions soient données non plus uniquement par le ministre de l’Agriculture mais également par celles de l’Environnement et de la Santé. Il en va de la protection des citoyens, des consommateurs, des agriculteurs et de notre environnement. »
 
L'association envisage de déposer d'autres recours « pour carence fautive de l'Etat ». Le ministère de l'Agriculture a exhorté la Dgal « à faire toute la lumière » sur cette affaire d'ici une semaine



Un comité au secours des travailleurs contre la compétitivité

mercredi 20 mars 2013par Marie-Laurence NEBULONI
« On peut se demander ce que pèse un dispositif juridique international à côté de la souffrance produite par la perte du travail ou l’absence d’un logement. Peu, diront certains. Les droits sociaux sont pourtant, plus que jamais, l’avenir des droits de l’homme. »
Carlos-Miguel HERRERA, Le Monde Economie, 04 mars 2013.
La charte sociale européenne, adoptée en 1961, entra en vigueur le 26 février 1965.
Dotée de deux protocoles additionnels en 1988 et1995, et révisée en 1996, elle lie aujourd’hui 43 états membres du Conseil de l’Europe [1]. Elle est, en principe, applicable aux ressortissants des Etats parties et aux étrangers résidant légalement ou travaillant régulièrement sur le territoire d’un Etat membre.
Issu d’un comité d’experts indépendants, le Comité européen des droits sociaux (CEDS) est l’instance de contrôle de la Charte sociale européenne. Il en assure l’interprétation « suprême » et supervise le respect des engagements juridiques internationaux souscrits par les États parties afin de protéger les droits sociaux reconnus par la Charte, par le biais de deux procédures de contrôle : le système de rapports présentés par les États (établi avec la Charte de 1961) et le mécanisme judiciaire de réclamations collectives (instauré avec le Protocole de 1995). [2].. Lire la suite ci-dessous

Un comité au secours des travailleurs


Mercredi 1er Mai 2013: Toutes et tous à la manifestation 8 heures, Maison des Syndicats

Mercredi 1er Mai 2013

TOUTES ET TOUS A LA MANIFESTATION
8 heures, MAISON DES SYNDICATS
 


La CGTM appelle tous les travailleurs à se retrouver pour manifester le 1er Mai, Journée Internationale de Lutte des Travailleurs. C’est l’occasion pour nous travailleurs, jeunes, chômeurs et retraités de nous rassembler et de revendiquer  l'amélioration de nos conditions de vie,  du travail  , des moyens pour une vie décente, plus de liberté, et de droits démocratiques.
Ce mois de mai 2013 aura un aspect tout particulier. Cela fera en effet un an que Hollande a été élu président de la république sur un programme qui soi-disant devait être favorable aux salariés. Mais en moins d’un an, le constat est sans appel : les promesses faites n’ont pas été tenues, c’est le patronat qui est choyé par ce gouvernement avec les cadeaux fiscaux sous forme d’exonérations d’au moins 20 milliards au nom de la compétitivité des entreprises.
C’est aussi la désindexation des retraites par rapport à l’inflation.
Mais c’est surtout cet accord honteux (ANI) qualifié pompeusement de « sécurisation l’emploi », conclu entre le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, et soutenu par l’UNSA. Le gouvernement a décidé de le transformer en loi, applicable dès ce mois de mai. Cela va aboutir à une véritable casse du Code du travail. En effet, loin de « sécuriser l’emploi », la seule chose que cette loi pourrait sécuriser, ce sont les licenciements. Plus rien ne serait sécurisé pour le travailleur : ni son lieu de travail, ni ses horaires, ni même son salaire !
Sarkozy et Fillon ont mené une politique exclusivement tournée vers les intérêts des possédants, des nantis. Hollande et Ayrault continuent de mener la même politique en faveur des mêmes possédants, tout en demandant aux salariés d’accepter de faire des efforts pour sortir de la crise. Des promesses et des efforts toujours plus importants pour la majorité composée  de travailleurs, de chômeurs, de jeunes et de retraités, des milliards d’euros pour la minorité composée des capitalistes.


Le 1er mai 2013, c’est l’occasion de manifester contre tous les mesures scélérates du patronat et les mauvais coups préparés et mis en œuvre par le gouvernement : baisse du pouvoir d'achat, flexibilité, politique d'austérité
le 1er mai 2013, Soyons nombreux pour exiger :


  L’interdiction des licenciements ;
  L’interdiction de la précarisation de l’emploi ;
  L'augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  L'échelle mobile des salaires ;
  La baisse des prix des produits de première nécessité ;
  La défense de l'emploi stable et durable ;
  Des moyens pour des services publics de qualité : santé, poste, éducation...

Moment de Convivialité

A l’issue de la manifestation de rue, la CGTM invite ses militants et adhérents à un déjeuner convivial. Cette rencontre se déroulera au COPES...lire la suite et les détails sur notre site: www.cgt-martinique.fr



Les hôtels de la Sémavil en grande difficultés, ce sont les travailleurs qui paieront les errements de la direction !

Après les mises en redressement judiciaire des Hôtels Diamond Rock et Club des Trois Ilets, la grande question que se posent les salariés est, la direction de la Sémavil sera-t-elle en mesure de maintenir l’activité de ces établissements après cette période d’observation ?

Si pour le Club, cela semble possible par que l’hôtel est la propriété directe de la Sémavil. Par contre pour ce qui est du sort du Diamond rock, rien n’est moins sûr et de l’avis de nombre d’observateurs, l’hôtel va sans doute vers la fermeture définitive ?
 
L'établissement hôtelier du Diamant, placé en redressement judiciaire jusqu’au mois de juin, pourrait connaître la liquidation judiciaire sitôt après,tant il est vrai que rien ces dernières années, n’a été fait pour maintenir en bon état les différents bâtiments de cette grande résidence qui pour la plupart, tombent en ruine. Quant au personnel, il devrait être fixé dès le 23 avril prochain sur son sort, à l'occasion d'une audience programmée au tribunal de commerce de Fort de France.
 
Et puisqu’ils doivent s’attendre au pire, du coup c’est 63 employés, soit plusieurs dizaines de familles qui sont menacées de perdre leurs emplois, et connaitre la dure réalité du chômage.
 
Quand sera-t-il pour les gestionnaires défaillants de la Sémavil ? On peut d’ores et déjà admettre qu’ils ne risquent rien. Tout au plus ils perdront, pour ceux qui étaient attachés à la gestion des primes de fonction ou plus quotidiennement des week-ends passés aux frais de la princesse.

20-04-2013



UGTG aux organisations ouvrières et démocratiques de la Guadeloupe et de la Martinique

Le 02 Mai prochain, Jocelyn LEBORGNE, Secrétaire Général de l’Union des Employés du Commerce (UEC-UGTG), Membre du Conseil Syndical de l’UGTG, est convoqué devant le Tribunal de Pointe-à-Pitre à 14 heures. 
Il est convoqué pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. Il s’agit, une fois de plus, de criminaliser l’action syndicale en faisant passer les syndicalistes  pou malfétè alors qu’ils se battent pour préserver leurs acquis de luttes notamment les congés payés, la retraite, la protection sociale...Lire la suite dans le doc ci-dessous

Appel de l'UGTG


Les salariés des banques & établissements financiers de la Martinique de plus en plus sous pressions et stressés

Depuis l’annonce gouvernementale, pour le moins intempestive, de l’alignement des tarifs pratiqués dans les Banques en France à la Martinique, le patronat a ressorti des tiroirs son arsenal de démolition psychologique.
 
Déjà, dans la foulée de cette annonce étatique, le patronat a sorti ses calculettes pour évaluer son éventuel manque à gagner qui serait, a-t-il déduit, de l’ordre de 13 … 15 millions d’€ et ce dernier ne s’est pas caché pour brandir le 1er levier d’ajustement de ses bénéfices…la réduction des effectifs…et insidieusement, chez le patronat, inconsciemment chez les Salariés, la chasse aux Quinquagénaires est rouverte.
 
Eh oui, le patronat bancaire - ces frères ennemis, au quotidien - comme un seul homme a déjà prévenu : si jamais le projet de loi visant à aligner les tarifs bancaires de Martinique sur ceux de la France, venait à être adopté, il réduirait leurs effectifs de 30%.
 
Et de jour en jour, les techniques de pressions, de chantages sont mises en exergue crescendo.
 
Si ce n’est pas de la pression, de la COMPÉTITION SALARIÉS CONTRE SALARIÉS, c’est quoi ?
 
De ses bureaux feutrés et loin des vociférations et/ou des incivilités de la clientèle, le patronat ordonne des briefings chaque matin, chaque soir, au moyen de chiffres, de résultats jetés sur un tableau et des explications à donner en public, surtout lorsque les objectifs, décidés d’en haut, ne sont pas atteints.
 
Aujourd’hui, les chiffres des commerciaux sortent de la sphère commerciale, ils sont publiés sur l’intranet, comme livrés à la vindicte populaire.
 
Le patronat semble justifier la publication de ses chiffres par un haut souci d’information et même de transparence ; si cela se trouve, où sont les chiffres des gens d’en haut, si tant est qu’ils en auraient !
 
 Vous avez dit c’est du chantage !- Tous les accords, les us, les coutumes, tous les avantages, même les plus élémentaires, sont remis en cause, les pauvres petits Représentants du Personnel se sentent culpabilisés quand ils ne jouent pas au jeu patronal, quand ils essayent de contre-argumenter…en clair, les résistants sont considérés comme des fossoyeurs de l’entreprise.
 
Après s’être auto attribué le monopole de la défense des intérêts de l’entreprise, le patronat se fait même passer pour le défenseur de la cause des Salariés.
 
Outre l’objectif pointé sur les Quinquas, les Salariés les moins performants, les moins compétitifs, les tâches administratives sont dans le viseur.
 
Les CE sont de plus en plus consultés, à vrai dire informés, sur des projets de réorganisations, de dépaysements des tâches administratives, de départs anticipés et autres (subtilement la locution « solidarité intergénérationnelle » réinvestit les consciences).
 
Faisons-fi des bruits de fusion, cession et/ou d’absorption - savamment orchestrés par on ne sait qui - qui viennent perturber, troubler, stresser encore davantage le Personnel d’en bas ; quoi que l’encadrement intermédiaire commence à s’en inquiéter sérieusement. 
 
Dans ce climat de pressions, de chantage et de concurrence exacerbé, inexorablement, les rapports de la Médecine du Travail, au sein des Établissements Financiers, sans exemption, font état d’une montée inquiétante du stress, du nombre d’arrêts de maladie, de dépressions et même d’AVC.
 
Dieu merci, le suicide n’a pas encore franchi l’atlantique, mais la récente tentative de suicide du Collègue de la BFC FDF vient nous rappeler que la Profession, localement, n’est nullement à l’abri.
 
Un exemple, nous croyons qu’une humanisation des briefings, au moyen d’un point hebdomadaire individuel avec la hiérarchie, serait de nature à inverser cette trop dangereuse tendance.


  Syndicat Martiniquais des Banques
          & Établissements Financiers
 
Joseph NONONE : Rédacteur

08-04-2013


 



Les Européens vivent plus longtemps mais pas forcément en bonne santé

C’est certain, l’espérance de vie continue d’augmenter dans les pays européens. Mais les années gagnées sont -elles en bonne santé ou en état de dépendance, avec des handicaps ? La dernière étude européenne publiée le 17 avril par l’Institut national d’études démographiques (INED) met en lumière plusieurs paradoxes.
On vit plus vieux mais pas forcément en bonne santé
Première constatation : l’espérance de vie des européens âgés de 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 an pour les femmes depuis 2005 (si on ne prend pas en compte la Bulgarie et la Roumanie, pays pour lesquels on ne dispose pas de statistiques comparables avant 2007, date de leur entrée dans l’Union européenne). L’Union européenne en fait d’ailleurs une priorité : elle vise un gain de deux années de vie en bonne santé d’ici 2020 pour les 27 Etats membres.
Mais vivre plus longtemps ne veut pas dire forcément vivre en meilleure santé. Ainsi, dans un même temps, l’espérance de vie « sans incapacité » des européens n’a pratiquement pas bougé : +0,2 an seulement pour les hommes et même -0,2 an pour les femmes. Les hommes s’en sortent donc plutôt mieux que les femmes, alors qu’ils vivent un peu moins longtemps. En effet, les hommes européens de 65 ans peuvent en moyenne espérer vivre 17,4 années supplémentaires mais seulement 8,4 sans que leur activité soit limitée et 7 années sans maladie chronique. Chez les femmes, l’écart est encore plus marqué : sur les 20,9 années qu’elles peuvent espérer encore vivre à 65 ans, il ne leur reste que 8,6 années sans incapacité et 7,8 années sans maladie chronique.
La France fait partie des pays où l’espérance de vie à 65 ans a le plus augmenté : 1,8 an pour les femmes et 1,6 an pour les hommes entre 2005 et 2011. Mais le pays n’échappe pas au schéma d’une Europe qui vieillit en mauvaise santé : l’espérance de vie en bonne santé a stagné en France entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes (+0,3 an, considéré comme « non significatif »), les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.
 
Les Européens se sentent malgré tout en bonne santé
Paradoxalement, un nouvel indicateur qui mesure les années de vie où les gens se perçoivent en bonne santé a augmenté en Europe entre 2005 et 2011, et ce, en dépit de l’augmentation des années de vie s’accompagnant de maladies (+ 1,6 an, pour les hommes et + 1,3 an pour les femmes).« Ce paradoxe peut s’expliquer en partie par un repérage plus systématique et par une meilleure prise en charge des problèmes de santé, dont la fréquence peut ainsi augmenter sans pour autant engendrer une augmentation des déclarations de limitations d’activité ou d’une perception négative de santé » notent les experts de l’INED.
Depuis 2005,« l’espérance de vie en bonne santé perçue » a ainsi progressé de 1,5 an chez les hommes et 1,6 an chez les femmes pour atteindre 71,6 ans dans les deux cas. Les Français se sentent même mieux plus longtemps : jusqu’à 72,6 ans pour les femmes et 70,9 ans pour les hommes.


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