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Cancer : les raisons d'espérer (Lu dans Viva) Marilyn Perioli

Il y a trente ans, on guérissait un cancer sur trois, un sur deux aujourd’hui. Les nouvelles thérapies portent de grands espoirs, pour les chercheurs et les malades. Pour eux, une (r) évolution est en marche.
L’immunothérapie
Connue depuis trente ans, l’immunothérapie trouve un nouveau souffle. Elle est en passe de révolutionner la prise en charge des cancers. Alors que la chimiothérapie et la radiothérapie s’attaquent à la tumeur pour essayer de la détruire, l’immunothérapie consiste à rendre plus performant le système immunitaire – les lymphocytes T tueurs –, pour qu’il s’attaque plus efficacement aux cellules cancéreuses. « Les résultats obtenus dans les essais en cours sont au-delà de nos espérances puisque, désormais, il est possible de traiter des malades atteints de cancers très avancés. On peut donc penser que, chez des patients présentant des cancers moins avancés, les traitements seront encore plus efficaces. Toutefois, ces médicaments ne sont pas sans effets secondaires [des nausées qui peuvent aller jusqu’à des dysfonctionnements plus sévères de la thyroïde et du foie]. Il est donc très important de développer en parallèle des travaux visant à limiter ces effets », explique l’immunologiste Sebastian Amigorena, directeur de l’unité immunologie et cancer à l’Inserm.
Pourquoi une telle avancée ?
En 2010, l’immunologie a fait un bond en avant avec l’apparition d’une nouvelle génération d’anticorps. 35 anticorps sont autorisés dans le traitement des cancers et 350 sont en cours de développement.
D’autre part, les chercheurs comprennent mieux les mécanismes du cancer : les cellules tumorales prolifèrent et échappent à la vigilance du système immunitaire. L’idée est de comprendre comment et de proposer des solutions pour les contrecarrer.
Pour quels cancers ?
Ce principe est utilisé contre le mélanome avancé (cancer de la peau) avec succès. « Avec l’immunothérapie, on peut pour la première fois guérir un certain nombre de patients atteints de mélanomes métastatiques. C’est très encourageant ! s’enthousiasme le Pr Caroline Robert, chef du service de dermatologie à l’institut Gustave- Roussy (Villejuif). Avec les médicaments de dernière génération, 80 % de nos patients sont toujours en vie au bout de trois ans.
Avec les précédents traitements, la mortalité aurait été plus élevée. » L’immunothérapie est testée pour d’autres tumeurs. Mais elle ne sera pas une solution miracle pour tous les cancers, simplement une arme de plus, souvent utilisée en association avec une thérapie existante. Pour l’instant, elle fonctionne sur environ 30 % des patients.
Les thérapies ciblées
Les thérapies ciblées sont en quelque sorte une médecine adaptée à chaque patient en fonction des spécificités génétiques et biologiques de sa tumeur, mais également de son environnement, de son mode de vie…
Médicaments (pouvant être administrés par voie orale ou intraveineuse) qui ciblent une protéine ou un mécanisme impliqué dans le développement de la tumeur, ils sont en principe sans effet sur les cellules saines, et peuvent être utilisés en complément de la chimiothérapie ou en alternance.
Pour quels cancers ?
Les thérapies ciblées sont utilisées dans plusieurs types de cancers, principalement dans le cancer du sein, du poumon, le cancer colo-rectal, le cancer gastrique métastatique et dans certaines leucémies et cancers rares. Elles entraînent moins d’effets secondaires que les chimiothérapies. Mais ces médicaments ont néanmoins une toxicité et peuvent être à l’origine d’une hausse de la pression artérielle, de maux de tête, de réactions allergiques ou d’atteintes digestives.
• Comment en bénéficier ?
Avant de bénéficier d’une thérapie ciblée, le patient subit différents tests moléculaires qui permettront l’identification de biomarqueurs. Ce sont des molécules ou protéines
surexprimées ou au contraire anormalement absentes dans certains types de tumeurs.
Les tests sont envoyés à l’une des 28 platesformes de génétique moléculaire des cancers
destinées à réaliser des analyses d’Adn qui ont été mises en place par l’Institut
national du cancer (Inca) à l’échelle nationale. En 2012, elles ont réalisé des tests
moléculaires pour 171 500 patients, afin de pouvoir leur proposer une prise en charge
personnalisée. Plusieurs programmes sont en cours, notamment Shiva (institut
• En France, les cancers représentent la première cause de mortalité chez les hommes
et la deuxlème chez les femmes après les maladies cardiovasculaires.
Les chiffres du cancer en France
- 355 000 nouveaux cas de cancers estimés en 2012, 200 000 hommes et 155 000 femmes. 148 000 en décèdent.
L’âge médian au diagnostic est de 68 ans chez l’homme et 67 ans chez la femme.
- Chez l’homme, les cancers les plus fréquents sont celuide la prostate, du poumon (la  principale cause de décès), suivi par le cancer colo-rectal. Chez la femme, le cancer du sein est le plus fréquent et à l’origine du plus grand nombre de décès, devant le cancer colo-rectal et celui du poumon.
- Le tabac, principal facteur de risque, serait responsable de 33 % des décès par cancer chez l’homme et de 10 % chez la femme (en augmentation).
En France, nous sommes en pointe pour la thérapie ciblée. Curie, Paris) et Acsé (Institut national du cancer). Ces programmes sont proposés, sur l’ensemble du territoire, aux patients atteints de cancer en impasse thérapeutique pris en charge dans le secteur public ou privé.
Et demain ?
La recherche en cancérologie progresse à grands pas. Grâce aux progrès techniques,
on comprend mieux la maladie. « Nous avons une compréhension moléculaire des
différents types de cancer : on les démonte comme on démonterait une horloge »,
explique le Pr Hugues de Thé, biologiste, chef du service de biochimie à l’hôpital
Saint-Louis (Paris). Aujourd’hui, il ne faut que quelques jours pour déchiffrer le génome
d’une tumeur. Dans dix ans, on séquencera le génome du patient et on lui proposera une thérapie encore plus personnalisée.
Des centaines de thérapies ciblées sont en cours et la recherche sur les médicaments
avance. Demain, les chercheurs pourront introduire un virus de synthèse (inoffensif)
empli de médicament qui pénétrera au coeur des cellules malades, y déposera de quoi
les soigner avant de se biodégrader et de disparaître. Un vaccin dit « thérapeutique »
contre le cancer de la prostate métastatique a été approuvé aux Etats-Unis en 2010.
D’autres sont en cours d’élaboration. « On peut aussi compter sur les progrès de la technologie. La robotique permettra de réaliser des opérations de plus en plus
complexes et la radiothérapie de très haute précision ciblera la tumeur de façon
ultra-précise », explique le Pr Gilles Vassal, directeur de la recherche clinique de l’institut
Gustave-Roussy.
Les diagnostics progressent également : bientôt un test d’haleine permettra de détecter certains cancers (poumon, estomac) et de déterminer le stade d’évolution de la tumeur. Dans quelques années, le cancer deviendra une maladie chronique. On saura la maintenir à un stade clinique non gênant mais avec des traitements à long terme.
Et dans un futur plus lointain, on saura « corriger » les altérations de gènes responsables de cancers via des thérapies géniques ; ou encore remplacer totalement un organe touché par un cancer en utilisant des cellules-souches issues du malade.
Tous les espoirs sont permis… l
 



Affaire jean Michel Macni : la sécu revoit sa copie

Lorsque la Sécu veut réduire ses dépenses de santé, fort est de constater, qu’elle ne passe pas par quatre chemins, quand bien même, qu’elle doit pour cela remettre en cause sa propre mission qui consiste à améliorer la qualité du service de soins aux usagers.
Et c’est exactement là, les termes du conflit qui a opposé ces derniers temps la CGSSM (Caisse Générale de Sécurité Sociale) à un médecin généraliste pratiquant son métier dans la partie Nord-Atlantique de l’ile.
Le motif principal de la réprimande fait au médecin par la CGSS c’est d’avoir délivrer TROP d’arrêts de travail, et d’avoir ainsi franchi la limite d’un quota fixé par l’assurance maladie au corps médical pour limiter ses dépenses.
Menacé de sanction par la Sécu, le médecin s’est défendu en justifiant devant une commission que dirige le service médical de la CGSSM, que tous les arrêts délivrés sont justifiés et d’affirmer qu’en agissant ainsi il n’a fait que son métier. Il a expliqué à la commission qu’il lui suffisait d’observer que sa patientèle était composé à 80% d’ouvrier agricoles pour comprendre que c’est la pénibilité du travail dans le secteur de la production bananière qui justifie les arrêts de travail à répétition.
Du coup, la menace de mise sous accord préalable de ses arrêts de travail par l’institution s’est dissoute et la commission de la Sécu, dans sa conclusion transmise au médecin, lui a indiqué de sa volonté d’abandonner toute poursuite à son encontre.
En décident ainsi de lever les sanctions qui menaçaient le médecin, la Sécu a reconnu du coup que les métiers liées à la production bananières sont plus génératrices qu’ailleurs de maladies, d’accidents et donc plus génératrice d’indemnités journalières versées.
 



Elections à la SODEM : carton plein de la CGTM.

Les élections de la représentation du personnel à la SODEM se sont déroulées le jeudi 12/11/2015. A ce scrutin, la quasi-totalité des salariés a participé et les salariés ont très sereinement désignés leurs représentants.
La CGTM a obtenu 94% des votes et c’est une très bonne chose que le rapport de force ce soit ainsi exprimé. Car les travailleurs de la Sodem ont quelques revendications à faire valoir auprès de leur employeur et ce résultat va certainement détendre l’atmosphère. De plus la Société d’Equipement de la Martinique (SODEM) deviendra sous peu une SPL (Société Publique Locale) soit une société à capital intégralement public, nouant plus fortement des relations contractuelles avec la collectivité territoriale actionnaire unique, soit la nouvelle CTM. D’ailleurs d’ores et déjà, le nouveau délégué syndical a écrit au président du Conseil d’administration (courrier à lire) afin d’obtenir rapidement un rendez-vous pour traiter très rapidement les affaires du personnel en suspens.
On peut conclure que cette élection fut une affaire rondement menée et que certainement le procès-verbal des résultats retiendra que CGTM a obtenu 94% des votes, soit quasiment le nombre des suffrages exprimés.
La lecture de ce plébiscite conduit à dire que ce résultat est le signe que les salariés SODEM pensent beaucoup de bien de ses représentants, et de ceux-là, ils attendent certainement qu’ils soient à la hauteur de la confiance qu’ils leurs ont témoignés.
 
 28-11-2015

Courrier au président de la Sodem


L’état d'urgence outre-mer, réclamé par des parlementaires bleu blanc rouge !

Bien que l’’Etat d'urgence ait été adopté dès le 14 novembre à 00h sur l’ensemble du territoire de L’Hexagone et en Corse par le Président de la République, il ne fut étendu aux DOM qu’après les véhémentes protestations des parlementaires ultramarins, où on pouvait voir en première ligne le député du MIM, Jean Philippe Nilor.
 
Bousculée par les parlementaires qui se faisaient pressant, madame Pau Langevin du capituler, elle qui croyait que sont dispositif Vigipirate renforcé était suffisant du rapidement se rallier à cette cause pour ne pas être débordée sur sa droite.
 
Dire que ce décret prévoit des mesures renforcées dans l’ensemble des communes qui permettent l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité est dangereuse, la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, la remise des armes et la possibilité de procéder à des perquisitions administratives.
 
L’état d’urgence accorde des pouvoirs élargis aux autorités civiles représentées aux Antilles par le préfet afin de garantir la sécurité publique. Il permet notamment :
-d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité.
-procéder à des réquisitions de personnes ou de biens.
 -d’interdire des réunions ou manifestations.
 -d’ordonner des perquisitions à domicile de jour comme de nuit.
 -d’assigner à résidence toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics.
 -d’ordonner la remise d’armes et de munitions.
Parce que le spectre des personnes potentiellement visées par l’état d’urgence est beaucoup plus large que la réponse aux attaques du 13 novembre à Paris.
Parce que l'ensemble de ces mesures sont prises par les autorités administratives en dehors de toute enquête judiciaire.
Il y a de fortes probabilités que ces mesures portent par nature atteinte aux libertés individuelles fondamentales et par là même soient une menace demain pour les libertés individuelles.


28-11-2015



Manifestation de La CGTG contre les riches békés Despointes et la répression anti syndicale (lu dans Combat Ouvrier)

Un cortège dynamique de 300 militants de la CGTG s’est rendu le mardi 3 novembre aux environs de l’hyper marché Milenis pour protester contre la condamnation scandaleuse dont ce syndicat est victime, à l’instigation des deux principaux actionnaires, les riches békés Despointes. Les manifestants sont restés sur place une grande partie de la journée, en distribuant des tracts et discutant avec le personnel et la population. Sur des pancartes et panneaux, la CGTG exprimait sa colère et son rejet face à une décision de justice dont elle fustige le caractère de collusion de classe et le négationnisme.
La CGTG avait lancé un appel à la grève pour la défense du syndicat et pour dénoncer : - - l’alliance totale entre le patronat et le gouvernement - - l’alliance du pouvoir judiciaire et des gros patrons, notamment les Békés - Toutes les mesures antisociales : l’ANI, la loi Macron, la loi Rebsamen, la remise en cause du code du travail, les salaires impayés, la précarité, les licenciements - - la répression antisyndicale. Dans un communiqué de presse, elle rappelait que ses comptes ainsi que celui d’un des ses militants avaient été saisis par les Despointes, en plein mois d’août, pour une valeur de 15 978 euros chacun.
La CGTG s’était élevée en 2013 contre un plan de 28 licenciements dans cette entreprise. Dans un tract, elle argumentait que les Despointes avaient largement les moyens financiers de maintenir l’emploi en prenant sur leur fortune personnelle. Elle rappelait ce fait connu de tous et maintes fois exprimé : le grand patronat a accumulé son capital sur l’exploitation des travailleurs : les salariés modernes et dans les siècles qui ont précédé l’abolition, les esclaves. C’est pour avoir écrit cette phrase : « la famille Despointes a bâti toute sa fortune sur le traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salariat. » que la CGTG a été condamnée en diffamation ! Face à la répression antisyndicale et l’atteinte à la liberté d’expression qu’elle subit, d’autant plus qu’elle concerne une vérité historique, la CGTG fait appel au soutien des personnalités et des politiques qui tiennent à préserver ces valeurs.
Certains se sont déjà exprimés en sa faveur par la publication de textes de soutien. Elle a lancé une souscription. Tous ceux qui refusent que l’expression syndicale ou politique soit réduite au silence sont invités à y contribuer en adressant leur soutien à la CGTG, 4 cité artisanale de Bergevin à Pointe-à-Pitre. Rappeler que l’exploitation des travailleurs salariés et esclaves a enrichi des familles békées est un droit qui ne doit pas être bafoué. Combat Ouvrier s’associe pleinement au soutien à la CGTG.

13-11-2015



Soyons solidaire de la CGTG.

La CGTG (Confédération Générale du Travail de Guadeloupe) a été condamné par la justice, pour s’être insurgé contre le licenciement de 28 travailleurs de la société SOPHYPER et pour avoir dit la vérité sur l’histoire de l’esclavage en évoquant l'enrichissement des colons, propriétaires d’esclaves, dans la société de plantation.
Poursuivi devant la justice par les Despointes, actionnaires de la société SOPHYPER, qui se sont senti concernés, la CGTG a été poursuivie et condamnée à payer 53 000 euros d’amende, en première instance, puis en appel par la justice. Cette décision est scandaleuse, et a soulevé l’indignation des travailleurs en Guadeloupe ainsi que d’une bonne partie de la société Guadeloupéenne.
C’est la décision inique est celle d’une justice de classe, car on observe par ailleurs, que ces mêmes patrons qui obtiennent la condamnation des syndicats par les juges, eux violent quotidiennement le droit des travailleurs sans pour autant être inquiétés.
Alors, force est de constater qu’une telle décision porte encore l’empreinte des relents d’un colonialisme que l’on croyait appartenir au passé, une telle situation ne peut qu’appeler la réaction du monde du travail, contre cette décision attentatoire qui ne conforte que trop la bête immonde qui menace nos libertés.
C’est pourquoi, la CGTM se dit solidaire de la CGTG et de tous les travailleurs de Guadeloupe. Car vouloir bâillonner la CGTG, c’est menacer l’existence des syndicats où qu’ils soient.
Aussi, d’ores et déjà la CGTM affirme son soutien à la CGTG et tout en se tenant prête à agir au-delà, souhaite le plein succès au mouvement travayè douboutt, annoncé par la CGTG pour ce mardi 3 novembre.
TOUS SOLIDAIRE AVEC LA CGTG !
 
02-11-2015



Pourquoi la CGT n’a pas participé à la Conférence sociale organisée par le gouvernement.

La CGT, qui avait participé aux 14 réunions préparatoires de la Conférence sociale, a décidé de ne pas participer aux tables-rondes et à la conclusion du Premier ministre. Cette conférence et son cadre de discussion déclare-t-elle, sont très loin des vraies préoccupations du monde du travail.
La période est grave, le gouvernement et le MEDEF ont choisi d’instrumentaliser le dialogue social et mépriser les propositions syndicales. Aucun geste, aucune réponse n’a été apportée aux aspirations des salariés.
Au contraire, le discours prononcé par le Président de la République ne marque pas d’inflexion des choix politiques opérés depuis son élection, notamment dans le cadre du « Pacte de responsabilité ». L’ancrage dans les politiques d’austérité s’affirme.
La situation des salariés se dégrade de mois en mois : hausse des inégalités, augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés, installation du chômage de masse, désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail, déstructuration de la vie sociale.
En l’absence d’engagements précis du patronat sur la création d’emplois, et pour dire son opposition aux attaques contre les services public se multiplient, la CGT a décidé de ne pas participer à la Conférence sociale organisée par le gouvernement.
 
Lire le document

02-11-2015

Conférence sociale


Nadine Morano membre d'une race très spéciale

Nadine Morano, du parti Les Républicains, ex ministre de Sarkozy a déclaré : "la France est un pays de race blanche". Si tant est que la race existe, et la science a depuis longtemps démontré le contraire, Morano est en retard au moins d'un siècle. Par contre, la race des Morano, elle, existe bel et bien, hélas. C'est celle qui veut rivaliser de crétinerie et de bêtise avec l'extrême droite raciste des Le Pen pour récupérer les voix de ces derniers. Mais c'est bien cette race là qu'il faudra éliminer de France et d'ailleurs.



Mobilisation des agents de sécurité d’ASH de l’hôpital PIERRE ZOBDA QUITMAN : la direction prend des engagements

Une réunion s’est tenue le 8 octobre 2015, entre leur employeur, le responsable de la sécurité du CHUM, le responsable du CHSCT du CHUM et les représentants des agents de sécurité.
Il a été décidé une remise en place de nouvelles barrières à l’entrée de PZQ, la pose de 2 herses anti-retour pour les véhicules enfreignant le code de la route, la diffusion d’une note de service à l’ensemble des agents hospitaliers, rappelant le règlement intérieur et le fonctionnement du CHUM, la pose d’une caméra au contrôle  d’accès ainsi qu’une mise en concordances des moyens de sécurité entre les service de sécurité, interne et externe du CHUM.
Il a été  aussi évoqué  la mise en place d' échange entre  notre employeur et le service chargé de sécurité du C.H.U.M., ceci pour une meilleurs harmonisation des mesures devant être mises en place, et point important pour nous, la position affirmé et réaffirmé du C.H.UM et le C.H.S.C.T du C.H.UM de ne pas  cautionner le comportement répréhensible des agents auteurs d' incivilité ou d' agressions envers les agents de sécurité.
Ces différents engagements  ont conduits les agents de sécurité d’ASH  à suspendre le mot d’ordre de  mobilisation.
Toutefois , ils restent vigilants pour leurs applications et ils ont bien raison !

17-10-2015



Grève des ouvriers de la DEAL

 
Les OPA (Ouvriers de Parc et d'Ateliers) de la DEAL (Direction de l'Environnement, de l'aménagement, et du Logement) sont en grève depuis une semaine et pour se faire entendre et dire leur détermination, ils bloquent depuis lundi toutes les issues du siège administratif à la Pointe De Jaham.
 
Il faut savoir que ces agents mis à disposition du Conseil régional mais relevant du ministère de l'Environnement, manifestent contre une diminution de leur salaire. Pour certain il s’agit d’une perte de rémunération sèche. Car le changement de situation, selon les déclarations des salariés eux-mêmes, va entraîner une baisse de salaire de 2,7% ce qui se traduit par une perte pouvant aller au-delà 100 euros chaque mois.
 
Ils sont déterminés et pour cette raison  qu’ils ont imposés un contrôle des entrées et des sorties de véhicule de sorte que ce piquet de grève soit le garant du fonctionnement de la DEAL et de la réussite de leur mouvement entamé depuis lundi.
 
Si l’action des ouvriers parait hardie, c’est que ce mouvement est une répétition de leur grève de décembre 2014. A l’époque, ils avaient obtenu la garantie que les choses rentreraient dans l'ordre en mars 2015. Mais force est de constater que ces engagements n’étaient que de vagues promesses qui n’ont pas été tenues
 
Alors, le temps n’est plus aux bavardages disent les 50 agents concernés par ce coup tordu de l’administration. Pour l’instant, une délégation de représentants du personnel gréviste négocie à Paris et attend un arbitrage du Premier ministre, Manuel Valls. Mais au vue de leur engagement dans ce combat-là, il faut croire qu’au point où sont les choses, il n’est certainement pas question pour eux que cette fois encore ils laissent la proie pour l’ombre.

17-10-2015



Air France. L’intersyndicale demande la levée des poursuites et des procédures disciplinaires engagées contre tous les salariés.

Douze Organisations Professionnelles d’Air France réunies ce jour en intersyndicale dénoncent les méthodes d’interpellations de salariés Air France suite aux événements survenus lors du CCE du 5 octobre 2015.
Parce que les conditions de l’arrestation de ces salariés, présumés innocents, apparaissent plus proches de celles employées pour interpeller de potentiels terroristes que des salariés désespérés...

Signer la pétition, « Premier Ministre: Pétition Libération des 6 d'Air France - Halte aux poursuites ! ».

Voici le lien:
http://www.change.org/p/premier-ministre-p%C3%A9tition-lib%C3%A9ration-des-6-d-air-france-halte-aux-poursuites



Le Medef veut encore reculer l’âge de départ à la retraite et ce n’est pas acceptable !

Le patronat tout en visant à reculer le départ en retraite à 64 ans, propose dans le cadre des négociations sur les retraites complémentaires ARRCO-AGIRC, d’introduire des abattements au montant des pensions complémentaires versées avant 64 ou 65 ans. Partir à 62 ans entraînerait un abattement de 25% de sa pension et à 63 ans 15% de moins ! Le taux plein ne serait garanti qu’à 64 ans.
Rappelons que pour une retraite à taux plein, la règle est d’avoir 62 ans et 166 trimestres de cotisation. Cette règle, contenue dans la loi pour le régime général n’est pas remise en cause en droit. Mais, en fait l’abattement proposé par le Medef ne peut avoir que deux conséquences : soit reporter l’âge de départ à 64 ans, soit partir avec une pension amputée pendant deux ans.
Non seulement, le Medef n’accepte pas de jouer sur les paramètres de financement en augmentant les cotisations patronales mais il pousse à modifier les deux autres paramètres que sont l’âge de départ et le montant des pensions.
En faisant jouer à la baisse les pensions, le patronat tente d’ouvrir à nouveau le « marché «  des retraites aux assureurs privés et aux banques.
Pour bien se faire comprendre, le patronat propose d’aggraver le gel des pensions, un nouveau report de la date de revalorisation des pensions, un gel de la valeur du point couplé avec un hausse du prix d’acquisition des points ARRCO et AGIRC …
L’objectif est de parvenir à un régime complémentaire dit « à cotisations définies ». Dès lors que les sources de financement sont taries, l’équilibre financier n’est possible qu’en baissant les pensions des retraité-e-s, en réduisant le niveau des futures pensions au regard du salaire de fin d’activité, en reculant l’âge de départ en retraite.
Les soi-disant efforts financiers sur quelques années pour rétablir les comptes masquent de plus en plus mal un objectif de fond : bouleverser le système de retraite solidaire construit depuis la libération et basé sur des prestations garanties. Cette attaque doit être appréciée à son juste niveau et combattue fermement.
Au moment oùles entreprises bénéficient de plus de 200 milliards d’aides publiques sous différentes formes (exonérations, CICE, pacte de responsabilité….)  s’il était besoin d’être convaincu de leur rapacité au détriment des plus démunis, c’est fait !

17-10-2015
 



L'Hôtel Club vient d’être liquidé, et ca n’empêchera pas aux « affairistes » de l’hôtellerie de continuer

Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France lors de son audience du 23 septembre dernier a décidé la mise en liquidation de l'Hôtel Club des Trois-Îlets. Ceci, au terme d’une période de 18 mois de redressement judiciaire, l’entreprise hôtelière sonne donc le glas de 26 emplois salariés.
Bien entendu ce constat d’aujourd’hui indique que c’est l’œuvre des juges et de la Société d'Économie Mixte d'Aménagement de la Ville du Lamentin (SEMAVIL) propriétaire de l’hôtel. Mais au-delà, ne faut-il pas voir également le cynisme d’un mode de fonctionnement du système ?
Car comment comprendre, au moment où l’état gave les entreprises de prorogation de LODEOM, d'application d’un CICE 2016 plus favorable que celui de 2015, d’allègements de charge en veux-tu en voilà (plus d’un milliards d’euros pour les entreprises des DOM), d’avantages maintenus en matières d’exonérations fiscales, que ceux qui profitent de cette manne, n’ont aucun scrupule à fermer les entreprises !
Au moment où au salon du tourisme Top-Résa, le Comité martiniquais du Tourisme annonce que la haute saison touristique de novembre 2014 à avril 2015 a accueilli 550 000 touristes soit une progression plus de 20%, il est visible que cette annonce s’adresse aux accapareurs du marché touristique organisé autour des transporteurs aériens, des grandes enseignes hôtelières, des voyagistes ou tours opérateurs !
Et si pour la saison qui s’annonce, Mme Roy-Camille la présidente du CMT indique que « Tous les voyants sont en vert » et assure un taux de réservation en hausse de 11 %, c’est clair que l’aubaine ne concernera pas les 26 salariés laissés sur le carreau suite à la fermeture de l’Hôtel-Club !
Il faut admettre que c’est le système capitaliste qui fait délibérément le choix de ces fermetures d’entreprises parce que ca correspond à son idéologie. Parce que les difficultés évoquées pour liquider les sociétés sont là pour mettre dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’argent et ainsi les amener à accepter que soient versées des subventions aux entreprises mais également d’accepter les charrettes de licenciements toutes les restrictions possibles et tous les sacrifices que nous concoctent ces exploiteurs et leur état.



Elections à Air Caraïbes Atlantique : la CGTM est la première organisation

Les élections des représentants du personnel DP et CE ont bien eu lieu du 28 septembre au 02 octobre 2015 à Air Caraïbes Atlantique et les résultats viennent de tomber.
Ainsi, pour sa première participation aux élections professionnelles dans cette entreprise qui compte 396 salariés, la CGTM est le syndicat majoritaire en voix, et remporte 10 sièges d’élus titulaire et suppléant en CE et en DP.
Elle vire en tête avec un pourcentage de voix de 49% dans les collèges 1 et 2 (la CGTM n’ayant pas, pour cette fois, présenté de candidat dans le collège 3 celui des pilotes).
Concernant les organisations syndicales ayant participées à ce scrutin, elles sont au nombre de 6 : le SNPNAC, le SNPL, la FNEMA-CFE-CGC, le SNPNC-FO, la CFTC, et la CGTM. L’élection s’est organisée autour de trois collèges : les pilotes (collège 3), les cadres (collège 1), et les HST-STW (collège 2),
 
Le taux de participation à ces élections de représentants du personnel, sort de l’ordinaire, car cela représente 78;54% de suffrages exprimés. Ce score est évocateur et montre bien, l’intérêt que les salariés ont porté à ce scrutin.
 
Concernant le détail des votes au Comité d’entreprise et à la Délégation du personnel par scrutin et par collège, là aussi les taux de participation traduisent une soif de voter qui laisse deviner qu’il doit exister des inquiétudes très fortes du coté salariés. Et dans ce décompte, c’est le collège 1 qui remporte la palme du civisme avec  un taux de participation de 91,89%.
 
D’autant que l’affaire ne fut pas simple puisque des militants de la CGTM ont été confrontés à une insignifiante campagne de dénigrement tentée par une organisation syndicale concurrente avec à la clé « chantage » et tentatives  de « débauchage » de ses adhérents.
 
Décidément, tout fou le camp, il y a encore peu, les professions de la navigation aérienne évoquaient des principes et des manières d’agir qui se situent aux antipodes et qui de fait n’ont rien de commun avec ces comportements. Et c’est d’ailleurs cette ambiance qui a toujours rendu ces métiers estimables et désirables.
 
Mais, ces écarts n’ont pas terni nos résultats et loin de là, car pour la première participation de la CGTM à une élection grandeur nature à ACA, on peut convenir que le coup d’essai s’est transformé en coup de maitre.
 

05-10-2015

Résultats élections air caraibes


Les agents de sécurité d’ASH se mobilisent

Les relations se dégradent sur le site de la Meynard, Hôpital Pierre Zobda Quitman, entre les agents de sécurité et les agents hospitaliers du Centre et il n’y a rien de normal dans tout ça. Les dénonciations des agents concernent les incivilités croissantes et les agressions qu’ils subissent de la part de ceux et celles pour lesquels ils assurent une mission de sécurité, c’est-à-dire les agents hospitaliers.
Voici un extrait de leur tract inter syndical CGTM-CDMT:


« Devant les agressions répétées de certains agents hospitaliers, nous ne pouvons plus restés inactifs, surtout que ces agressions à 99% relèvent du code pénal.
Sachant que nous sommes embauchés et payés afin d’effectuer une mission découlant :
-          De notre formation (hé oui, n’est plus agent de sécurité qui veut)
-          Que nous ne faisons qu’appliquer les consignes données tant par notre employeur que par le donneur d’ordre
nous devons dire STOP !                 
Dorénavant, nous devons exiger le respect de notre profession ».
 
A l’appel de l’Inter syndical, ils tiennent prochainement une AG pour définir les démarches à faire (courrier, audience, actions) en direction de leur employeurs et du donneur d’ordre (le CHUM).
 
En fait, à regarder de plus près, il aurait mieux valu qu’ils unissent leur force au lieu de s’opposer entre eux, tant il est vrai qu’ils sont tous les deux victimes d’un même bourreau !



Les agents du SERMAC se mobilisent

Les travailleurs du SERMAC dénoncent  un certain nombre de disfonctionnements et présentent leurs revendications, à savoir:
-problèmes de Management
-manque de concertation avec les responsables de centres culturels  et prise de décision arbitraire
-doter chaque centre culturel d’un budget propre
-revoir l’accessibilité et la signalétique des centres culturels
-renforcement du personnel des centres culturels
-manque d’informations et de communication
-suivi des travaux.
Des négociations sont en cours avec la municipalité de Fort de France.  



Les syndicats font part de leurs priorités pour l’accord de Paris sur le climat au ministre français

Au moment de la conclusion du sommet syndical sur le climat, qui rassemblait 250 dirigeants syndicaux de toute la planète – du Ghana au Brésil en passant par le Canada et les Philippines – ainsi que des experts sur le climat, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a pris connaissance des priorités des syndicats pour un accord sur le climat qui tienne compte de la transition juste et ne manque pas d’ambition pour lutter contre le changement climatique.
« Les syndicats sont déçus de constater que les travailleurs et leur famille ont été laissés en dehors du projet d’accord sur le climat et appellent la présidence française à rétablir la notion de transition juste », déclare Sharan Burrow, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale.
« La transformation du travail est indispensable pour aller vers un avenir à zéro émission de carbone. Nous savons qu’elle ne sera possible pour nos économies et nos industries qu’en dialoguant avec les travailleurs sur le terrain et pendant l’élaboration des plans nationaux. Nous acceptons notre responsabilité, nous savons qu’il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte », ajoute Sharan Burrow.
Le sommet syndical sur le climat a approuvé trois priorités pour l’accord de Paris et lance un appel aux gouvernements à :
·         réintégrer la notion de transition juste qui a été supprimée du projet d’accord ;
·         revoir l’ambition à la hausse avant 2020, investir dans le potentiel d’emplois et dans l’action liée au climat, et s’engager à réaliser un examen obligatoire des efforts déployés ;
·         soutenir les personnes les plus vulnérables en tenant les promesses financières annoncées.
« L’accord de Paris doit amener le monde entier vers zéro émission de carbone et zéro pauvreté, pour assurer un avenir prometteur aux travailleurs et à leur entourage ».
« S’il n’y a pas d’engagement ferme sur les mesures de transition juste, qui sont indispensables pour faire face à la transformation massive du travail déjà réelle, les travailleurs et leur famille vont en payer le prix », affirme Sharan Burrow.
Les syndicats se sont engagés à mobiliser les travailleurs pour participer aux rassemblements mondiaux sur le climat le samedi 28 et le dimanche 29 novembre et adresser ce message aux dirigeants mondiaux attendus à Paris : le changement climatique, c’est maintenant, et les citoyens attendent un accord qui permette de réduire les émissions de carbone et de contenir le réchauffement mondial à 2°C, ou moins.

18-09-2015
 



Les ouvriers de l'usine du GALION interpellent les présidents de la région et du département

Le Bureau du Syndicat CGTM de l’Usine du Galion et le Syndicat CGTM des Usines et Distilleries de Martinique, sollicitent un entretien avec la région et le départment afin d'exposer un risque pouvant, si rien n’est fait, compromettre l’ouverture de la prochaine saison sucrière de l’Usine du Galion.
La raison de cette alerte tient à la volonté manifestée, par l’actuel directeur, de remettre en cause une indemnité de départ à la retraite vieille de plus de 40 ans !

Lettre aux présidents de région et du département


La loi Rebsamen, de nouvelles faveurs pour le patronat

Le contenu réel de cette loi  est la réduction des droits des salariés, et l’extension des droits de l’employeur. Estimant que le salaire est l’ennemi désigné de la  sauvegarde  des  profits  et  des  dividendes  versés  aux  actionnaires, pour le gouvernement et le patronat,  le  droit  syndical,  instrument  de défense de la rémunération du Travail doit être raboté.
Cette  loi aux aspects multiples modifie la vie interne des entreprises et plusieurs dispositifs adressés aux travailleurs, comme la prime d’activité ou le compte pénibilité etc...

LOI n 2015-994 du 17 août 2015



Une attaque inacceptable contre les ouvriers de l’usine du Galion

Le directeur de l’usine du Galion envisage de remettre en cause l’existence d’une d’indemnité vieille de plus de 40 ans, avantage social fruit des luttes ouvrières passées.Les travailleurs de l’usine rejettent  cette proposition  et considèrent  que le maintien cette indemnité est d’un intérêt vital pour tous les salariés de l’usine et d’autre part comme un droit inviolable parce que chèrement acquis par les aînés...

Lettre au directeur du Galion


Élections des IRP à Air Caraïbes

Les élections des représentants du personnel DP et CE auront bien lieu du 28 septembre au 02 octobre 2015 
Pour la circonstance les représentants de la CGTM rappellent à tous le résultat des luttes et des réclamations présentées par les élus du personnel Les élections des représentants du personnel DP et CE auront bien lieu du 28 septembre au 02 octobre 2015 et qui ont permis à ce jour le seul accord signé existant chez ACA

Tract des salariés d'air caraibes


La fedom, sébile en main, sans aucun complexe!

Les patrons de la FEDOM, Jean-Pierre Philibert en tête, n’ont guère de temps à prendre lorsqu’il s’agit de sous. Ils sont déjà à formuler leurs demandes d’aides et de subventions pour la prochaine loi de développement économique des Outre-mer à venir en 2017.
 
Avec eux, c’est comme la rentrée des classes, ils ne rechignent pas à préparer leur liste à l’avance demande de maintien des mesures: TVA NPR, CICE, Octroi de mer, Exonération de charges, Défiscalisation, Crédit d’impôts, Aide au fret. Et une forte sollicitation à réfléchir sur l’intérêt de mettre en place d’autres « niches »
 
L'actuelle LODEOM arrive à échéance en 2017 mais c’est maintenant que les patrons de la FEDOM font leur piqûre de rappel à l’exécutif. Les ministres sont prévenus pas un centime ne devra manquer. Ils disent déjà qu’ils seront vigilants, rien ne doit disparaître des avantages déjà acquis. Il faut, disent-ils, que: «la LODEOM 2 permette le attrapage économique réel".
 
On voit bien à quel point Lurel et Philibert sont synchro !
 
Dans la LODEOM 2 les patrons disent vouloir conserver toutes les dispositions d'aide à l'investissement ainsi que les aides au fonctionnement. Ils déclarent qu’en Martinique en Guadeloupe et à la Réunion l’aide à la compétitivité, est essentielle. Il leur faut disposer d'un dispositif fiscal encore plus attractif et que tout cela soit sécurisé.
 
Ils ajoutent que la future loi pour l'égalité économique réelle oblige le gouvernement à faire mieux qu'il n'a fait en 2009 avec les outils de la LODEOM 1. La LODEOM n'a pas permis de rattrapage économique réel; il faut que la LODEOM 2 le permette. Ils réclament des zones franches globales sans aucune contraintes adapté aux outre-mer tel qu’ils le conçoivent.
 
En somme, ils demandent plus d’argent, car disent-ils les aides d'Etat pour l'outre-mer sont une goutte d'eau dans le budget de la France. Mais quoi de plus normal, puisqu’ ils savent par habitude, qu’il leur est point besoin d’insister pour être entendu.
 

05-09-2015

 



Mise au point de la CGTM concernant le transfert des personnels

Notre rôle est de défendre les intérêts des personnels dans les organisations de travail qui leur sont proposées ainsi que leurs conditions de travail ; chaque fois que cela sera nécessaire nous interviendrons et continuerons d’intervenir pour que l’ensemble des agents puissent avoir les meilleures garanties pour poursuivre leur carrière professionnelle...
Lire la suite dans le doc ci-dessous

Transfert des personnels


Le Rsa est revalorisé, il n’y a vraiment pas de quoi en faire un plat !

Marisol Tourraine la ministre des Affaires sociales a annoncé une revalorisation de 2 % du revenu de solidarité active (Rsa) à compter du 1er septembre.
 
Le gouvernement dans sa déclaration semble faire des gorges chaudes avec son annonce, mais à regarder de plus près à quoi cela correspond. Par bénéficiaire, c’est un gain de 350 euros par an (0,95 euros par jour). Ils n’ont même pas osé atteindre l’augmentation d’un euros par jour !
 
C’est donc une revalorisation bidon quand on prétend lutter contre la pauvreté, car l’inflation à une tout autre gueule que ces broutilles qui sont servis aux démunis.
De plus, en Martinique, beaucoup de gens ne bénéficient pas des prestations sociales les plus ciblées sur la pauvreté. Et c’est souvent pour raison de pauvreté qu’ils en sont exclus car les bénéficiaires doivent de plus en plus justifier leur statut de demandeur. Aujourd’hui, pour des raisons hypocrites de lutte contre la fraude beaucoup de bénéficiaires potentiels sont exclus des dispositifs d’assistance.
Par contre tout à coté, lorsqu’il s’agit « d’arroser » les patrons, les privilégiés, les rentiers et les prébendiers, alors c’est une toute autre affaire. Il suffit d’être simplement de demander pour passer au GAB de l’état. Se dire en difficulté « économique » pour avoir droit aux aides et aux subventions.
 
Alors oui de ce point de vue ces dispositifs sont des caches misère, du bon sur mesure pour pauvre afin de les contenir tout en faisant semblant de les soutenir. . Ce sont des « mesurettes » qui prouvent juste le mépris de l’état pour eux.

05-09-2015
 
 
 
 



Appel à la solidarité avec les pauvres de la Dominique

Face à la catastrophe qui a frappé nos voisins de la Dominique et bien sûr plus particulièrement les travailleurs pauvres, beaucoup de martiniquais ont déjà répondu à l’appel à la solidarité envers ces frères et voisins meurtris.
La CGTM s’associe aux appels lancés ici et là pour aider ceux qui sont dans la détresse  et le dénuement, et invite tous les martiniquais à faire ce geste simple mais si significatif pour ceux qui en seront les bénéficiaires. N’hésitons pas à faire ce geste de solidarité!!



Un recul sans précédent des lois protégeant le salarié.


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Depuis les épisodes du CICE et du débat sur la compétitivité des entreprises, Valls et ses amis ont décidé avec les lois Macron et Rebsamen, d’aller encore plus loin dans l’opération séduction du grand patronat.
 
Valls le sait, pour Gattaz et le patronat l’objectif c’est de parvenir au plus vite dans un système où le travail s’exercera sans droit et sans horaire. C’est donc au pas de charge qu’il engage sa politique de régression sociale mener contre les lois essentielles qui protègent les salariés.
Elle rend possible la fusion des institutions du personnel (DP, CE, CHSCT) par accord d’entreprise dès 50 salariés, et non plus seulement à partir de 300 salariés. Ce qui équivaut à une amputation des missions jusque là assurées par les instances distinctement.
C’est une opération simplification pour les entreprises concernant le compte personnel de prévention de la pénibilité. Les employeurs n'auront plus l'obligation de remplir et de transmettre aux salariés des fiches individuelles et devront simplement déclarer en fin d'année aux caisses de retraite les salariés exposés aux facteurs de pénibilité comme les horaires de nuit.
Elle institue une commission paritaire interprofessionnelle au niveau régional afin de représenter les salariés et les employeurs d'entreprises de moins de onze salariés. La commission paritaire régionale interprofessionnelle est composée de vingt membres, salariés et employeurs d'entreprises de moins de onze salariés, désignés par les organisations syndicales de salariés et par les organisations professionnelles d'employeurs.
Le hic est qu’il faudra attendre un décret d’application pour connaitre les moyens qui seront alloués au fonctionnement de cette commission paritaire interprofessionnelle.
En réalité si cette loi libère les patrons des « contraintes » du droit du travail, elle annonce du même coup la rigueur des combats à venir. Car il va de soi que pour chaque liberté volée, les patrons devront s’attendre à faire face à la détermination que les salariés mettront dans les luttes pour se faire respecter.

05-09-2015



Les médicaments sont trop chers en France

En France, l’opacité de la politique du médicament dans les instances sanitaires de l'Etat ainsi que les conflits d'intérêts existant dans différentes instances de santé sont largement dénoncé par des Associations de défense. Selon ces organisations, aujourd’hui, le lobby pharmaceutique met en péril le système de santé basé sur la solidarité.
Il est utile de savoir que beaucoup de médicaments sont remboursés à 65 % par la Sécurité sociale qui de ce fait garantit le chiffre d’affaires des industriels de la pharmacie et les profits de ses actionnaires. Selon des organisateurs d’une l'Opération Mains propres, "l’Etat organise ainsi un détournement massif de l’argent public vers les poches des actionnaires de Sanofi and et les autres".
Dans un rapport paru en 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) estimait que sur les 700 nouveaux médicaments mis en vente par les « majors » pharmaceutiques (Novartis, Pfizer, Roche, Sanofi, Merck & Co) sur la décennie 2001-2011, seuls 4% présentent un intérêt essentiel.
La politique du médicament est en grande partie responsable du déficit structurel de la Sécurité sociale avec des dépenses qui culminent à 34 milliards d’euros. Les baisses de prix de médicaments annoncées sont dérisoires d’ailleurs les déremboursements sont contrebalancés par l’introduction de nouveaux faux médicaments chers et inutiles dont la plupart sont en ASMR 5 (sans aucune plus-value thérapeutique).
Le collectif des Associations cite en référence l’Italie qui offre les mêmes garanties sanitaires pour une dépense en matière de médicaments n’atteignant que 18 milliards d’euros. Parce qu’une opération « mains propres » initiée dans les années 90 dans ce pays, a permis d’assainir la situation dans le domaine de la santé.
Ainsi donc, les causes de cette inflation du coût du médicament sont bien connues et si cette opacité des instances de fixation du prix ainsi que cette sur-prescription médicamenteuse font le bonheur des laboratoires, c’est que dans le même temps ces pratiques creusent des tombes en faisant de plus en plus de victimes dans le camp des pauvres et des malades.
12-07-2015



Le dimanche 28 juin la CGTM a manifesté à Fort de France contre la remise en cause les acquis des salariés


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Plus de 250 travailleurs de différents secteurs d’activité se sont retrouvés à la Maison des Syndicats et ont défilé dans les rues de Fort-de-France pour dire leur refus de la politique du gouvernement qui, depuis son arrivée aux affaires, accentue la remise en cause des acquis des salariés et accorde au patronat toutes ses demandes. Le tout, sous prétexte de lutter contre le chômage et favoriser l’emploi.
Les slogans  repris tout au long du défilé dénonçaient le chômage massif qui persiste, les licenciements, la précarité, les bas salaires, le blocage des pensions, la loi Macron.
Les travailleurs ont décidé de continuer la sensibilisation pour riposte d’envergure seule solution pour faire reculer ce gouvernement scélérat.

10-07-2015



L’ADARPA met en œuvre son plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Depuis plusieurs mois déjà, l’inquiétude circulait, en mode accéléré, parmi les salariés, tant les conditions de travail se sont dégradées. Il est vrai que cette situation s’alimente des nombreuses difficultés de gestion que rencontre l’entreprise depuis sa mise en redressement judiciaire.
Aujourd‘hui, les conséquences du PSE sont effroyables, d’ores et déjà ce n’est pas moins de 30 licenciements pour motif économique qui sont mis en œuvre par l’employeur
L’employeur, responsable de cette situation, pour justifier ses décisions évoque à qui veut l’entendre que c’est la perte de la clientèle de bénéficiaires (les personnes âgées) qui coûte les 3 millions de dettes fiscales et sociales.
Cependant, les salariés observe que les mesures préconisées pour réaliser des économies, et redéployer l’activité ne sont pas mis en œuvre par les dirigeants de l’association. Quant au Conseil général, ce dernier ne semble pas s’émouvoir des dégâts que vont causer ces licenciements dans les familles de salariés, et par conséquent ne bouge pas le petit doigt.
Le PSE de l’employeur cible de manière ostentatoire le gel des salaires, la suppression de la subrogation ou encore la réduction de l’effectif salarié. D’ailleurs guidée par cette idée, la direction a organisé une réunion avec les salariés les plus âgés, pour tenter de mettre en œuvre des départs volontaires de ceux d’entre eux ayant
Ainsi, les travailleurs de l’ADARPA quoique n’étant pour rien dans les errements de gestion de l’association se trouvent menacés de perdre leur travail. Cette situation n’est pas sans rappeler les licenciements dans l’hôtellerie et dans la restauration où les entreprises sont  liquidées, laissant sur le carreau plusieurs dizaines de salariés.
Bien évidemment, ceux de l’ADARPA n’entendent pas se faire jeter à la rue avec simplement des paroles de consolation après des années de travail. Pouvoirs publics, justice, direction de l’ADARPA, tout ce petit monde doit se préparer à faire face à la détermination des travailleurs de l’association qui envisagent de se faire entendre.
27-06-2015



Négociations AGIRC et ARRCO: Le MEDEF essaie le chantage mais en vain (CGT)

Lors de cette cinquième réunion, il s'est confirmé que les propositions patronales faisaient l'unanimité des organisations syndicales contre elles. Les dernières propositions, défendues en particulier par le MEDEF, ne différaient en effet qu'à la marge de celles présentées en mai dernier, et qui avaient déjà fait l'objet d'un rejet unanime. Première conséquence, toute possibilité de conclusion d'un accord était exclue. Seconde conséquence : il a été convenu de nouveaux rendez-vous pour la rentrée de septembre avec une séance de négociation le 16 octobre. À noter que le MEDEF a quand même tenté une opération de chantage et d'intimidation en indiquant que si les organisations syndicales n'acceptaient pas des abattements temporaires, des abattements définitifs seraient imposés non seulement aux futurs retraités mais également aux retraités actuels. Le MEDEF a ainsi réaffirmé 2 objectifs qui lui sont chers : reculer l'âge effectif du départ en retraite et faire du niveau de pension non pas un objectif, mais une variable d'ajustement. Cela conforte la nécessité d'une signature massive de la pétition "pour résorber les déficits et préserver le niveau des pensions sans reculer l'âge de la retraite" portée par la CGT et son UGICT. ---

Contacts presse : Eric AUBIN 06 82 65 18 69 Marie-José KOTLICKI 06 89 33 72 56

27-06-2015



La CGTM soutien les salariés de ROGER ALBERT.

Le 30 mai 2015, plusieurs salariés des établissements Roger Albert ont fait une journée de grève pour soutenir leurs revendications. Ce jour, veille de la Fête des mères et donc de gros chiffre d’affaire pour le patron était stratégiquement important pour les salariés afin d’obtenir rapidement des négociations. Mais l’employeur a fait de la réticence et au lieu de négocier, il a préférer dépenser pour faire intervenir des huissiers pour provoquer et déstabiliser les grévistes. C’est une attitude de plus en plus courante des employeurs pour régler les conflits à leur façon. A la suite des cette grève parfaitement légale, deux responsables syndicaux dont un délégué du personnel ont reçu une lettre d’entretien préalable à un licenciement Vouloir licencier des délégués syndicaux pour fait de grève est une attaque frontale à l’ensemble de la classe ouvrière et nous ne devons pas accepter cela. Dans, l’immédiat, nous devons porter notre soutien à nos   camarades en participant à la caravane de protestation le samedi Rendez-vous à 8 heures à la maison des syndicats


27-06-2015



Valls et son Plan de solutions immédiates aux patrons.

Le plan de Manuel Valls en faveur des PME mais également plus largement à toutes les grandes sociétés qui ont sous leur dépendance des PME, prévoit entre autre, de geler socialement et fiscalement pendant trois ans le franchissement des seuils de 10, 20 et 50 salariés, Valls a donc décidé de plafonner les dommages intérêts aux prud'hommes en cas de licenciement reconnu sans cause réelle et sérieuse.
C’est un barème tiendra compte de la taille de l'entreprise et de l'ancienneté des salariés. Il y aura un plafond et un plancher avant la barre des 20 salariés (entre 2 et 12 mois de salaire en fonction de l'ancienneté du salarié) et un autre après cette barre des 20 salariés (entre 4 et 20 mois de salaire, toujours selon l'ancienneté du salarié).
Quelles sont les conséquences d’une telle décision ?
Quand on sait qu'en Martinique la délinquance patronale s’exerce le plus souvent par des licenciements abusifs et à la suite de contestation par les salariés de non paiement d’heures supplémentaires effectuées.
Il est permis de penser que désormais protégé par des barèmes des juges, les patrons ne seront plus sanctionner à la hauteur de la forfaiture commise et de la détresse qu’elle provoque sur les salariés ainsi jetés à la rue.
Alors d’évidence, les mesures de Manuel Valls, applaudies des 2 mains par Philippe JOCK, vont d’abord, porter atteinte aux droits de tous les salariés employés par une PME et ensuite servir de point d’appui au patronat pour le nivellement par le bas des droits de tous les salariés du secteur privé.
 

13-06-2015



La médecine du travail : la démolition continue.

Au moment où les services de médecine du travail sont au plus mal en Martinique, voilà qu’un rapport sur les services de santé au travail en France, suggère de limiter la visite d'aptitude aux salariés qui occupent des postes à risques. Les autres salariés n'effectueraient qu'une visite tous les cinq ans. Ceci, à l'heure où les maladies liées au travail et le burn-out explosent.
Aujourd'hui, le Code du travail prévoit une visite médicale obligatoire pour tous les salariés, avant l'embauche, pour vérifier leur aptitude au poste de travail et ensuite une visite au minimum tous les deux ans une fois embauchés.
Ainsi, le rapport propose « d'abandonner la vérification systématique de l'aptitude » à l'embauche, qui serait remplacée par une « visite obligatoire d'information et de prévention » donnant lieu à une simple « attestation de suivi de santé ». Réalisée par l'infirmier de santé au travail sous la responsabilité du médecin du travail », elle devrait « avoir lieu dans les trois mois pour les salariés occupant un poste à risque et dans les six mois pour les autres ». Par la suite, les salariés auraient « une visite médicale périodique au minimum tous les cinq ans «. Ceux occupant un poste à risque bénéficieraient, en outre, « d'une visite infirmière au minimum tous les deux ans ». 
On assiste là, à une véritable régression des mesures préventives de protection de la santé des salariés.
En examinant de plus près la situation en Martinique, non seulement l’ensemble des salariés n’est pas couvert par cette obligation du code du travail, mais en plus de cela, toutes les associations interprofessionnelles de médecine du travail établi en Martinique, ne bénéficient pas de l’agrément obligatoire pour fonctionner.
Cette situation de non protection de la santé des salariés est de plus aggravée par la précarité ambiante, mais de toute évidence c’est le cadet des soucis de bon nombre de chefs d’entreprise.
D’autre part, ces mêmes services de santé interprofessionnelle, manquent cruellement de médecins qualifiés, et ce sous effectif est également un facteur contribuant à l’insuffisance de couverture de la population salariée. Ou encore entraîne que ces services de santé ne s’acquitte pas de l’obligation d’exercer complètement leur mission et notamment le tiers temps dans les entreprises.
Du coté de la Dieccte, ce n’est pas mieux. Car de ce service de l’état dépend la création d’un poste de médecin inspecteur du travail, médecin qui détient le pouvoir de contrôle du respect de la réglementation, selon la Dieccte, faute de moyen ce poste n’a jamais été crée pour la Martinique.
Lorsque l’on sait que les mauvaises conditions de travail sont la cause d’accidents graves ou encore engendre des maladies professionnelles invalidantes, une telle situation ne peut qu’inspirer la colère de ceux qui la subissent.
 

13-06-2015



Le travail forcé rapporte 150 milliards de dollars de profits annuels aux entreprises.

Dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits illégaux par an, environ trois fois plus que le montant estimé précédemment, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Le rapport de l’OIT,"Profits et pauvreté: l’économie du travail forcé", indique que deux tiers des 150 milliards de dollars estimés, soit 99 milliards, proviennent de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, tandis que les 51 autres milliards résultent de la traite à des fins d’exploitation économique, y compris le travail domestique, l’agriculture et d’autres activités économiques.
Les nouveaux chiffres s’appuient sur les données de l’OIT publiées en 2012 qui évaluaient le nombre des personnes victimes du travail forcé, de la traite ou de l’esclavage moderne à 21 millions.
Concrètement, les nouvelles estimations indiquent que plus de la moitié des victimes sont des femmes et des filles, essentiellement dans l’exploitation sexuelle commerciale et le travail domestique, tandis que les hommes et les garçons sont d’abord victimes d’une exploitation économique dans l’agriculture, la construction et les mines.
La répartition des profits générés par l’exploitation économique forcée est la suivante:
·         34 milliards de $ dans la construction, le secteur manufacturé, les mines et les services d’utilité publique.
·         9 milliards dans l’agriculture, y compris la foresterie et la pêche.
·         8 milliards de $ économisés par des ménages privés qui ne rémunèrent pas ou qui sous-paient les travailleurs domestiques employés sous la contrainte.
Cette situation est bien à l’image de la société actuelle dont l’organisation sociale actuelle est basée sur l’exploitation, le profit privé et la concurrence.

13-06-2015



L’Hôtel Club des Trois-Ilets menacé de liquidation.

C’est le 26 juin prochain que se jouera devant la cour d’appel de Tartenson à Fort de France, le sort des salariés de l’Hôtel Club des Trois-Ilets menacé de liquidation par les juges.
 
Si la liquidation devait être prononcée, ce serait non seulement un drame pour les salariés de l’hôtel mais également une véritable catastrophe pour l’ensemble du quartier de l’Anse à l’Ane.
 
Car c’est en partie cet établissement hôtelier qui fait vivre depuis de nombreuses années non seulement les familles qui y travaillent mais également les commerces avec son flux de touristes, touristes souvent de situation modeste, donc plus habitué à faire leurs achats de souvenirs dans le circuit populaire que dans les « sanctuaires » bien connus pour touristes friqués.
 
A ce jour rien n’est fait, et les espoirs sont encore entretenus chez les salariés car le gérant, la Sémavil (Société d’économie mixte de la ville du Lamentin), dit vouloir maintenir l’offre touristique. Cependant, l’effondrement de l’ensemble du secteur avec les fermetures récentes du Diamond-Rock ou encore du Marouba montre que les juges, eux, décident tout autrement.
 
Le fait est que pour une bonne gestion, l’hôtel souffre de manque d’aide et donc de moyen. Pourtant l’annonce avait été faite récemment par Karine Roy Camille la conseillère Régionale en charge du dossier du tourisme, qui affirmait il y a peu qu’elle va consacrer un budget de 43 millions d’euros pour une opération de rénovation du tourisme local. Où sont les initiatives de la Collectivité Régionale pour ce vaste projet de réforme qui devait permettre à l'île de devenir une destination touristique de premier choix ?
Force est de constater qu’entrent le discours de Karine Roy Camille et la réalité il y a un grand fossé. La séquence qui se jouera le 26 juin prochain à la cour d’Appel, pourrait bien être au détriment des salariés si les juges décident de combler ce fossé par une fournée de chômeurs issue de l’Hôtel Club, et pour le coup, cette menace des juges, elle, est bien réelle !



La Sécu fête ses 70 ans, et de plus en plus de mal à être solidaire !

La Sécu a 70 ans,mais en Martinique elle n’a que 67 ans….
Fondée sur le principe«de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins», de ses premiers jours, la Sécurité sociale incarna l’idée d’une solidarité entre les bien-portants et les malades, et entre les hauts et les bas revenus. Mais aujourd’hui, force est de constater que le système est de moins en moins solidaire.
Bien sûr il y a lieu de déchanter, car si globalement personne n'est exclu de l'Assurance maladie, il ne demeure pas moins vrai que la couverture offerte par la Sécurité sociale aux patients qui est de 59,7 % a rétrécie comme peau de chagrin sous le poids de ces années.
Aujourd’hui, pour s’en sortir, chacun est contraint de souscrire à une assurance complémentaire qui est désormais une condition nécessaire à un accès aux soins passable, et cela coûte, surtout que les primes sont plus élevées pour les gens les plus malades et les plus âgés!
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a ainsi calculé que le centile supérieur des personnes ayant consommé des soins entre 2008 et 2010 a connu un reste à charge cumulé dépassant 7200 euros, hors dépassements d'honoraires. Pour des petits retraités, ou pour les personnes dont le revenu est situé juste au dessus du plafond CMU, ces dépenses peuvent absorber une part exorbitante de leur revenu.
Le constat est qu’inexorablement, la Sécurité sociale est entraînée vers la pente la plus glissante celle de la privatisation partielle. Il s'agit d'un glissement vers une privatisation rampante, réalisée en douce, une « métamorphose silencieuse » de l'assurance-maladie. A coup de forfaits, de franchises, de déremboursements successifs.
Les dernières mesures du gouvernement consistant à baisser les cotisations au profit des entreprises vont  dans le sens de siphonner un peu plus le financement de la Sécu, pour l’enfoncer vers plus de privatisation. Ceci, alors que le patronat bénéficie déjà de multiples allègements de cotisations ainsi que des nombreuses mesures incluses dans le « pacte de responsabilité » sans qu’aucune contrepartie ne lui soit demandée.
N’est-ce pas la Cour des comptes elle-même qui estimait que 100 % des fraudes aux cotisations sociales estimé à 20 à 25 milliards d’euros en 2012, sont imputées aux entreprises.
C’est donc un anniversaire qui invite à mener une tout autre politique, car ce n’est certainement pas de celle là dont les assurés ont besoin.

17/05/2015



Le marché de la complémentaire santé atteint 33 Milliards d'euros (lu dans Viva Mag)

En 2013, 33 milliards d’euros de cotisations ont été collectés sur le marché de l’assurance complémentaire santé en France.
Un nouveau rapport de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) présente la situation financière des organismes d’assurance qui exercent une activité de complémentaire santé.
En 2013, 33 milliards d’euros de cotisations ont été collectés sur le marché de l’assurance complémentaire santé en France. Ce marché, dominé par les mutuelles, a dégagé 228 millions d’euros d’excédents en 2013. Les mutuelles sont spécialisées en santé tandis que les autres acteurs du marché, les institutions de prévoyance et les sociétés d’assurance, ont une activité plus diversifiée. Le nombre d’organismes qui exercent une activité de complémentaire santé a de nouveau diminué. Malgré ce mouvement de concentration, le secteur mutualiste reste très morcelé avec 481 mutuelles assujetties à la taxe CMU-C en 2013, contre 96 sociétés d’assurance et 28 institutions de prévoyance.
 Les mutuelles et les sociétés d’assurance non-vie proposent essentiellement des contrats santé individuels (trois-quarts de leurs primes) alors que les sociétés d’assurance mixte et les institutions de prévoyance sont nettement positionnées sur les contrats santé collectifs (plus de trois-quarts de leurs primes). Les organismes qui exercent une activité de complémentaire santé sont en moyenne excédentaires en 2013. Ceux-ci respectent également les ratios prudentiels (couverture de la marge de solvabilité et couverture des engagements réglementés) qui leur sont imposés dans le cadre du régime Solvabilité I.

17/05/2015



Appel à la grève : les salariés des banques se mobilisent !

Les salariés des banques de l'Association française des banques (AFB), ont décidés de mettre la pression en appelant à un mouvement de grève général en Martinique.
 
Cette mobilisation appelée par le SMBEF (Syndicat Martiniquais des Banques et Etablissements Financiers) est une réponse des salariés quant au climat d’inquiétude qui règne dans plusieurs établissements bancaires aujourd’hui.
 
Un bruit, assourdissant, qui court laisse entendre que la BNP Paribas va se restructurer et mettre ainsi en péril de nombreux emplois ici en Martinique et voir même en Guadeloupe et en Guyane.
 
Bien qu’aucune confirmation ne soit donné par les banquiers, une chose est certaine, c’est que l’information concernant les nombreuses initiatives de délocalisations d’activité bancaires mise en œuvre par les mastodontes de l’AFB est bien une réalité.
 
C’est même un signe des temps, car force est d’observer que cette politique des banques contribue à favoriser leur expansion en échappant à l’impôt ou à s’ouvrir d’autres horizons. D’ailleurs ce sont même ces grandes banques qui à la faveur de leur migration, vont créer des centres offshores dans les pays d’Europe central ou du Maghreb, des centres qui offrent aux entreprises des infrastructures leur permettant de mettre en œuvre à leur tour leur politique de délocalisation.
 
Une chose est certaine c’est que ces politiques leurs permettent de multiplier leurs parts de marché, tout en se débarrassant des salariés. Récemment les mêmes copies étaient mises sur la table par les banques Caisses d'Epargne et la BRED Banque populaire, pour les mêmes raisons, agrandir leurs empires financiers en vue de profits juteux.
 
Alors oui les travailleurs des banques ont bien raison de se mobiliser avant qu’il ne soit trop tard  et d’exiger que soit respecté ainsi leurs droits au travail.

17/05/2015 



A propos de l'unité économique et sociale

En Martinique, dans certains secteurs d’activité, tels que l’agriculture ou le commerce, il est urgent de faire reconnaître l'existence d'une unité économique et sociale (UES) autrement dit l'existence d'un groupe de structures économiques distinctes mais étroitement imbriquées dans leur fonctionnement et leurs relations financières.
 
Aller vers l’UES, c’est déjouer la politique de saucissonnage de l’entreprise mise en place par le chef d’entreprise. C’est déjouer la fraude consistant à morceler fictivement une entreprise pour ne pas atteindre les effectifs rendant obligatoire la mise en place des institutions représentatives du personnel : délégués du personnel, comité d'entreprise, c’est permettre aux salariés d'accéder à de nouveaux droits.
 
Comment faire reconnaître l'existence d'une unité économique et sociale ?
La reconnaissance judiciaire d'une UES doit être demandée indépendamment de tout contentieux électoral  devant le Tribunal d'instance dont dépend une des structures comprise dans son périmètre par tout demandeur faisant preuve de son intérêt à agir notamment l’organisation syndicale.
 
Quelles structures peuvent constituer une UES ?
Une UES peut  exister entre toutes sortes de "personnes morales" à condition qu'elles soient réellement "distinctes" c'est à dire que les unités en cause soient autonomes juridiquement: associations, GIE, coopératives,  sociétés :  EURL , EARL, SA, SAS, SARL  etc "ou de personnes physiques, des entrepreneurs individuels personnes physiques, auto-entrepreneurs,  EIRL etc ... ce qui compte c'est de démontrer que ces entités ont des liens entre elles et qu'elles répondent aux critères définis par la jurisprudence 
 
Les conditions de reconnaissance d'une UES sont définies dans l’arrêt de la Cour de Cassation, Chambre sociale, du 22 novembre 2000, 99-60.454.
 
Cet arrêt dit en substance :
 
Une unité économique
Démontrer que les sociétés ont des administrateurs communs, que ces sociétés sont directement placées sous la direction du président-directeur général de l'une des sociétés que ces sociétés partagent leurs services commerciaux, administratifs ou leurs ressources humaines, que ces sociétés ont  strictement le même objet social et que leurs activités étaient complémentaires.
 
Une unité sociale
Démontrer que la grande majorité des salariés employés par ces sociétés était régie par les mêmes textes conventionnels, que le statut collectif du personnel en vigueur au sein de ces sociétés qu'il existe une mobilité du personnel entre les différentes sociétés, que le règlement intérieur des sociétés était identique, que s'il existait des différences quant au régime de prévoyance, la négociation salariale, l'aménagement du temps de travail, celles-ci étaient relativement minimes par rapport aux similitudes par ailleurs constatées qui révélaient une communauté de travailleurs liés par les mêmes intérêts.
 
C’est cet ensemble d’éléments qui permet au juge de déduire qu'il existe une unitééconomique et sociale" entre les différentes unités.

17/05/2015

 



Le buste de Victor LAMON vandalisé.

Dans la cour de la Maison des Syndicats, le buste de Victor Lamon, militant syndical et communiste,  a été vandalisé : déplacé de son socle, maquillé avec de la peinture blanche et la plaque symbolisant son activité militante arrachée.
Ce n’est pas un acte anodin au moment même où plusieurs conflits sociaux sont en cours et où le mouvement syndical fait l’objet  de nombreuses attaques.
S’en prendre à ce buste en le saccageant, c’est s’attaquer non seulement à sa mémoire mais aussi et surtout à ce qu’il représente. Le nom de Victor Lamon est associé à cette période du mouvement ouvrier martiniquais et  à ses luttes allant des années 1930 à 1982. Dès 1947, comme 1er président de la Caisse Générale de Sécurité Sociale (CGSS), d’ailleurs c’est lui qui est à l’origine de sa mise en place en Martinique, il a organisé l’application des lois, il est également à l’origine d’une trentaine de Convention Collective en Martinique  et a été régulièrement  élu secrétaire général de la CGTM de 1963 à 1982.
Victor Lamon consacra sa vie à l’action syndicale et à l’organisation des travailleurs. Alors s’en prendre à son buste et à sa mémoire est un acte abject qui doit être comme tout acte odieux condamné par tous.



Communiqué de l’Intersyndicale
CDMT-CGTM-CGTM-FSM-CSTM- SMBEF-UGTM-UNSA-USAM

Réunie jeudi 16 avril 2015, l’Intersyndicale  réaffirme la position exprimée sans ambiguïté dans sa déclaration du jeudi 9 avril 2015 en soutien aux travailleurs en lutte à La Fourrière, à SOTRAVOM et à l’UFR.
 Concernant le conflit de la SOTRAVOM :
« Deux travailleurs ont été licenciés pour fait de grève suite au non-paiement de leurs salaires. Pourtant la réglementation et une jurisprudence constante montrent clairement la nature illégale de ces licenciements.
Le retard dans le paiement du salaire ou le non-paiement du salaire est  une faute grave de l’employeur. Si l’employeur ne paie pas le salarié ou ne le paie qu’en partie ou avec retard, il commet une infraction pénale passible d’une amende, contravention de 3ème classe prévue à l’article R 3246-1 du code du travail.  Selon un arrêt de la cour de cassation du 14 mars 1979, le non-respect par l’employeur de son obligation autorise le recours à la grève et dans ce cas les salariés ont droit au paiement des jours de grève.  Et enfin, selon un arrêt de cette même cour du 13 avril 1972, il n’est pas possible de licencier un salarié parce qu’il a légitimement réclamé ses salaires.
Nous exigeons la réintégration immédiate des deux salariés illégalement  licenciés ! »
 
L’intersyndicale  dénonce avec la plus grande fermeté toutes les manœuvres de diversion du patronat relayées par les médias, en particulier le quotidien France Antilles de ce jour contre le secrétaire général de la CSTM, cloué au pilori en première page,   ce  en faveur du président de la société SOTRAVOM.
L’intersyndicale considère que cette agression contre la CSTM et son secrétaire général pour cause de défense de droits incontestés des travailleurs, et en pleine période de médiation est une agression contre  l’ensemble des travailleurs et de leurs organisations syndicales.
 
Elle réaffirme  son exigence de reprise des médiations et négociations. L’intersyndicale se désolidarise de toutes manœuvres tendant à retarder ou à empêcher les démarches permettant de solutionner ces conflits.
 
CDMT-CGTM-CGTM-FSM-CSTM- SMBEF-UGTM-UNSA-USAM
 

 

19-04-2015



La négociation collective en 2013

Cet ouvrage présente les grandes tendances de la négociation collective en 2013 ainsi que le contexte législatif et réglementaire dans lequel elle s’est déroulée. Il retrace l’action de l’État pour accompagner et stimuler la négociation. Il répertorie et analyse les accords collectifs avec une approche thématique et qualitative. Il s’enrichit de nouveaux dossiers permettant d’approfondir certains thèmes et s’ouvre sur les désormais traditionnelles contributions des partenaires sociaux

Bilan de la négociation 2013


Mc Donald's, gros chiffre d’affaire, mais petits boulots précaires.

Arcos Dorados Developpement plus connu sous le nom commercial de Mc Donald's est une société par actions simplifiés en activité depuis plus de 15 ans en Martinique.
La société a établi son siège à Fort de France, et si à ses début avait un effectif entre 250 et 350 salariés, aujourd’hui en compte près du double, car ce n’est pas moins de 560 salariés qui sont répertoriés dans l’entreprise.
Macdo, c’est également 11 entreprises disséminées sur l’ensemble du pays, avec des intérêts liés à S-M Finances qui est une société par action spécialisée dans le secteur d’activité des centrales d’achats alimentaires.
Macdonald c’est surtout des chiffres qui donnent le vertige. Jugez-en c’est 156 milliards de chiffres d’affaires en 2012 (dont 46 milliards de bénéfices). En observant le cours des affaires propres à l’entreprise on se rend vite compte que les montants sont invariablement ascensionnels.
Sans aucun doute, Arcos Dorados Dévelopement doit battre tous les records de rentabilité en Martinique, l’augmentation vertigineuse de ses effectifs qui ont doublé en 15 ans témoignent largement de cette réalité.
Ce qui contraste avec ce succès commercial et capitalistique, c’est le sort fait aux salariés qui eux doivent se contenter de salaire de misère et de conditions de travail pénibles.
Il faut savoir qu’à Macdo si on fait miroiter l’évolution de carrière maison, c’est pour mieux museler le salarié. Le discours est clair, si tu veux être « éligible à l’évolution», alors ferme ta gueule !
Macdo en Martinique, c’est l’archétype de l’entreprise du travail précaire, c’est le modèle américain, parfait du « foutage » de gueule c’est l’endroit où le temps de travail du salarié est fractionné plusieurs fois dans la journée et géré strictement par la pendule de l’employeur.
La quasi-totalité de salariés c'est-à-dire 400 jeunes sont taillables et corvéables par le biais des contraintes horaires. Le travail à temps partiel à Macdo, se résume à 95 heures de travail par mois avec un aménagement du temps à vous couper le souffle.
Macdo, c’est le piège-système permanent du « client mystère » qui est là dans l’établissement comme l’œil de Caïn à vous observer sans que vous le sachiez et qui en définitive décidera de votre sort.
A Macdo, le cornichon, n’est pas que dans l’assiette mais aussi dans la mentalité que développe la politique de direction, qui cherche à éloigner les salariés des syndicats. Mais la CGTM qui vient de remporter les élections avec 12 sièges à la délégation du personnel et 10 sièges au comité d’entreprise, vielle au grain et ne se laisse pas compter et ce malgré les difficultés, malgré les tentatives d’intimidation, fait avancer les négociations dans l’entreprise.
Tout récemment les délégués CGTM ont obtenu que le travail soit planifié au moins sur une plage de 3 heures dans une journée, ce qui n’était pas le cas. D’autres combats sont à l’ordre du jour, les salaires, la précarité, le respect des conditions de travail, le respect du droit syndical. Mais si la partie n’est pas facile et n’est pas gagnée d’avance, elle est d’autant plus passionnante car elle participe pleinement à l’évolution du statut des jeunes salariés de l’entreprise.

03-05-2015



2 français sur 3 favorables au tiers payant

Près des deux tiers des assurés souhaiteraient bénéficier d'une dispense d'avance de frais lors d'une consultation chez leur médecin généraliste, comme le prévoit la loi santé, avec la généralisation du tiers payant d'ici à 2017, selon un sondage publié mercredi 4 mars réalisé pour le syndicat de médecins généralistes MG France. 63 % des personnes interrogées ont répondu favorablement à la question : « Personnellement, souhaiteriez-vous être dispensé d'avancer le montant de la consultation chez votre médecin généraliste ? »
La part de personnes favorables à la dispense d'avance de frais « est plus importante chez les faibles revenus et les employés/ouvriers », souligne l'enquête. Elle atteint 71 % chez les personnes dont le revenu est inférieur à 2 000 euros par mois (contre 44 % chez celles gagnant 3 500 euros et plus).

03-05-2015



Moment de Convivialité à partager

A l’issue de la manifestation de rue du 1er mai, la CGTM invite ses militants et adhérents à un déjeuner convivial.
Cette rencontre se déroulera à partir de 12H30 (possibilité de bus prière de s’inscrire).
Venir avec ti bois, chacha, tambour, jeux, ...

La participation individuelle est fixée à 08 euros etla date limite d’inscription au lundi 27 avril 2015.
 
Renseignements, Informations, Inscription, Paiement :
 Auprès des secrétaires de syndicat ou à la Maison des Syndicats
Tel. 0596 702589 ou 0596 705717
e-mail : cgtm.972@wanadoo.fr

19-04-2015



Grève du 9 avril une première journée de mobilisation satisfaisante.

Il fallait agir contre la loi Macron et bien ça a été fait. La mobilisation a notamment été intéressante à plus d’un titre, car malgré la difficulté de mobiliser, certains syndicats avaient engagé la lutte les semaines précédentes, malgré le contexte de recul général, et bien plusieurs syndicats ont appelé à manifester CGTM, UNSA et F-O.
La CGTM n’a pas choisi le défilé de rue pour laisser s’exprimer l’assemblée des grévistes présents pour discuter des perspectives du mouvement.
Le débat fut animé et fructueux car chacun a pu faire le point sur l’état de conscience de classe dans les différents secteurs et jeter ainsi les bases d’un prochain mouvement à venir.
Il a été clair pour ceux qui étaient rassemblés que si le gouvernement n’arrête pas ses mesures scélérates, le mouvement gageons le, ne s’arrêtera pas là !...



Elections au RSI la CGTM remporte le scrutin.

L’action des militants de la CGTM dans le Réseau Social ds indépendants a porté ses fruits. Après seulement deux années de présence dans la structure les arguments présentés au cours de la campagne électorale ont fait mouche.
Au résultat, la CGTM compte 6 sièges toutes instances confondues (C-E ; D-P ; CHSCT) contre 5 à Force ouvrière.
Il faut savoir qu’il a fallu être vigilant, car dès la mise en œuvre du protocole d’accord, la direction de mèche avec F-O a cherché à écarter la CGTM en ne la convoquant pas à la signature du protocole d’accord préélectoral.
La menace déjouée, il a fallu faire campagne et déjouer les pièges du dénigrement qui servaient d’argument aux adversaires de la CGTM.
Mais c’est dans la satisfaction que tout s’est conclu sur les sites de Guadeloupe, Guyane et Martinique.
Maintenant place à l’action.

19-04-2015



Contre la loi MACRON rassemblons-nous jeudi 09 avril ! 8h maison des syndicats

Les résultats des élections départementales sont significatifs. Au-delà des fanfaronnades exprimées sur les médias, il s’agit d’une sanction électorale pour le gouvernement.
Malgré cela, Hollande n’a pas l’intention de changer de politique. Il continuera à exécuter servilement les quatre volontés de la grande bourgeoisie et des banquiers. Il poursuivra sa politique qui, pour donner toujours plus d’argent à ceux qui en ont déjà beaucoup, vide les poches de ceux qui travaillent, de ceux qui font vivre le pays, ainsi que des plus démunis.
Pourtant, en période de crise, la réduction du chômage, le développement des services publics, l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux, devraient constituer des priorités.
Au lieu de cela, le patronat a eu droit à des aides massives, et plusieurs modifications législatives. La dernière en date, concerne le projet de loi Macron, dont plusieurs dispositions aggraveront encore la situation du monde du travail, des retraités et des privés d’emploi.
Pour réagir face à ces attaques, la CGTM  invité CEUX ET CELLES QUI ONT COMPRIS ET SONT CONSCIENTS DES DEGATS QUE PRODUIRA CETTE LOI A PARTICIPER A DES ACTIONS POUVANT ALLER A LA GREVE LE 09 AVRIL.
Quelques attaques : banalisation du travail du dimanche et diminution de la majoration, limitation des prérogatives du Tribunal des Prud'hommes, remise en cause du contrat de travail qui sera assujetti au code civil et conduira à réduire les droits élémentaires et spécifiques des salariés, remise en cause de la médecine du travail, de l'indépendance des inspecteurs du travail, diminution de la protection des salariés lors des licenciements :en 3 mots c'est l'esclavage sans chaînes et sans fouet !
Cette loi n'est pas encore votée. Elle est en discussion au Sénat et repassera à l'Assemblée Nationale pour être votée en dernière lecture vers mai/juin! Mais le patronat réclame déjà à Hollande d'aller plus loin en faisant sauter les contrats à durée indéterminée qui le serait le temps de la réalisation de la production !!!
Seul le profit anime le patronat qui a à son service un gouvernement soi-disant socialiste qui mène la même politique que la droite de Sarkosy.
Alors toi qui as compris que cette loi est un concentré d'attaques supplémentaires contre les salariés, viens le 09 avril te réunir, te mobiliser ou faire grève avec tous ceux et toutes celles qui partagent la même analyse que toi.
Plusieurs confédérations appellent à la grève en France. La CGTM est solidaire de cet appel et donne RENDEZ-VOUS JEUDI 09 AVRIL A 8H  A LA MAISON DES SYNDICATS.
Certains syndicats de la CGTM appellent à la grève le 09 avril sur leurs revendications propres et les revendications générales.
Ensemble Disons non à la précarité, au chômage, aux licenciements aux bas salaires, pensions et minima sociaux ! Affirmons notre détermination à lutter pour des salaires, pensions et minimas sociaux décents,- pour des embauches en nombre ,- pour des services publics de qualité !


Fort de France, le 06 avril  2015



Les jeunes, des coupables tout désignés !

A Sainte-Marie Bruno Nestor Azérot, affublé du préfet et du procureur de la République, emboite vaillamment le pas à l’état, et le voilà lancé dans la traque aux jeunes « délinquants » de la ville.
A son tour, pour la ville de Sainte-Marie, il met en place son « Conseil des Droits et Devoirs des Familles », et là, il va pouvoir réapprendre ou réaffirmer aux familles Samaritaine ce qu’est la valeur de la Loi républicaine car s’il en est là, c’est qu’il estime que l'ordre, la sécurité ou la tranquillité publique sont menacés par un défaut de surveillance, c’est en tout cas ce qu’affirme la mission de sonConseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).
D’ailleurs la signature du« Protocole de rappel de l'ordre » établi clairement que la stratégie territoriale du maire s'articule autour des phénomènes de délinquance et la sécurisation des « sites et espaces publics ». Car selon un rapport de prévention existant, il est observé « que les rassemblements de jeunes apparaissent comme le principal enjeu de la délinquance et du sentiment d'insécurité sur Sainte-Marie ».
Moultes actions sont envisagées : renforcer la lutte contre les addictions, prévenir la récidive, dynamiser la mise en œuvre de la convention police/gendarmerie, mettre en place les procédures de réponses directes à la petite délinquance, dissuader la commission d'actes délictueux aux abords des établissements scolaires.
En somme ce « protocole » n’est ni plus ni moins que la mise en œuvre d’une politique purement sécuritaire.
Quand on sait que le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est de 71,9%, il n’y a guère lieu de se poser la question pourquoi sont-ils aussi visible dans les rues du bourg.
Mais pour prévenir et dissuader la délinquance en amont et assurer la sécurité des biens et des personnes, ne vaudrait-il pas mieux de mener une politique contre la pauvreté grandissante dans cette ville ?
 
-Pour les ménages pauvres, le travail est le moyen de sortir de la pauvreté n’y a-t-il pas lieu de favoriser l’emploi décent dans la ville ?
-L’intégration et la cohésion sociale qui sont prônées ne supposent-ils pas, une offre d’emplois suffisante ?
-N’est-ce pas l’accès à un travail sûr, et correctement rémunéré  qui est pour les individus et les familles, une condition indispensable à l’estime de soi ?
En conclusion, monsieur Azérot, il est illusoire d’aspirer à un « ordre » durable dans la ville de Sainte-Marie si des milliers de jeunes sont privés de la possibilité de gagner leur vie dans des conditions d’équité et de dignité.
Et puisque cette situation est de la responsabilité de l’état, votre contrat avec ce dernier ne devrait comporter qu’une seule exigence, en lieu et place d’un déploiement de gendarmes, celle de la création d’emplois comme étant la plus pressante des priorités.

07/04/2015



Le conseil d'État annule la priorité aux originaires DOM.

Un arrêt du conseil d'État du 06 mars 2015 vient de mettre fin à la priorité accordée aux originaires DOM dans le cadre des mutations B et C, et ce dès le mouvement du 1er septembre 2015.
 
Cette décision scélérate du conseil d'État annule la circulaire du 18 décembre 2013 de la direction générale des finances publiques (jointe) qui stipulait dans son point 3 du chapitre 5 « qu’une priorité est accordée aux agents originaires d’un département d’outremer (dom) pour favoriser leur retour vers leur DOM d'origine ».
 
Par cette décision, les agents originaires sollicitant une priorité pour rapprochement familiale ne seront plus classés avant les agents non originaires, puisque ceux la pourront désormais prétendre également au bénéficie de cette même priorité pour l'accès à un département des DOM.
 
Et dire que François Hollande, Président de la République, lors de sa visite à L’ile de La Réunion en août 2014, s’agissant des mutations des fonctionnaires, avait pourtant très clairement annoncé que : « c’est le critère des centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) qui sera pris en compte » ?
 
On est bien loin, avec cette décision du Conseil d’Etat, des annonces faites pour les visites de président en goguette sous les tropiques. Aussi, la CGTM, juge cette décision inacceptable et comprendra aisément que les fonctionnaires des DOM puissent s’insurger et combattre une telle attaque dirigé contre leurs intérêts.

07-04-2015
 

Instruction ministérielle
l'arret du conseil d'etat


Mumia Abu-Jamal est en danger, la CGTM appelle ses membres à agir !

Selon la déclaration de ses fils Bill et Jamal qui ont été autorisés à le rencontrer, Mumia Abu-Jamal a été vu enchaîné à son lit et en grande souffrance, pourtant, la demande d’intervention d’un médecin indépendant choisi par la famille a été rejetée alors que l’hôpital ne dispose pas de spécialiste du diabète.
Mumia malgré son séjour hospitalier, n’a pas pu être soigné sérieusement a été reconduit en prison. Ce retour dans l'univers carcéral n'est évidemment pas de nature à rassurer sa famille et ses soutiens qui dénoncent là des pratiques inhumaines.
Quant aux avocats de Mumia et ses amis proches ils sont eux purement et simplement interdits de visite. Ce sont là des conditions inacceptables et inhumaines qui nécessitent une mobilisation de tous les instants car la vie de Mumia est en réel danger. Les soutiens à Mumia aux Etats-Unis appellent l’intervention urgente de tous: citoyens, militants, élus locaux et nationaux, associations, syndicats … auprès de l’Ambassadrice des Etats-Unis à Paris, SE Madame JaneD. Hartley : Pour Exiger que l’état de santé de Mumia soit pris en charge par des médecins spécialistes indépendants et que sa famille puissent lui rendre visite librement ! Exiger que Mumia ne retourne pas à la prison ! Et qu’il soit libéré !
 
Apportez votre soutien à cette demande légitime en intervenant auprès :
- du Directeur de l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie / Richard Ellers / mail : rellers@pa.gov visitation right to hospital for Mumia’s family
- de l’Ambassadrice des Etats-Unis en France / SE Madame Jane D. Hartley / mail : ParisNIV@state.gov droit de visite à l’hôpital pour la famille de Mumia

 

LE COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !
 
Signons la pétition  Site internet du Collectif : http://mumiabujamal.com/v2/category/actualite/



10 milliards d'euros de rabe, de gagné par le lobby du médicament.

Les consommateurs de médicaments sont les vaches à lait du lobby industriel du médicament en France. Il est établi par «une opération mains propres sur le médicament» que la protection sociale pourrait réaliser 10 Md€ d’économie sur ses dépenses en médicaments.
Des experts français de la santé, médecins, politiques, lanceurs d'alerte, se sont engagés dans une campagne qui dénonce la politique du médicament en France. 4 000 médicaments parmi les plus répandus ont été passés au crible par deux professeurs en médecine, et le résultat est accablant : 50 % d'entre eux sont inutiles, 20 % présentent des risques et 5% sont même "potentiellement très dangereux"
Pour ces experts, les projets de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) successifs, visant à réaliser des économies, sont inopérants. Seulement comptables, ils sont totalement dépourvus des réformes de structure nécessaires, notamment en matière de politique du médicament.
Les baisses de prix, restent dérisoires, et les déremboursements sont immédiatement contrebalancés par la sortie de «faux nouveaux médicaments chers et inutiles» dont 90% sont sans aucune plus-value thérapeutique.
Ils rappellent, ces experts, que depuis les années 1990, seules 3,5 % des nouveautés sont efficaces et utiles, le reste ne sont que des copies très chères et inutiles dont le seul objectif est de faire grimper les prix dans l’intérêt des firmes et de leur cours en bourse pour entretenir le système.
Résultat des courses, la Sécurité sociale ainsi que les assurés sociaux servent de pompe à finances à des firmes qui assoient toujours plus leur lobby par leur puissance financière sans jamais rien proposer aux populations.

07-04-2015
 



CGTM: A propos de la moi MACRON

Document


Retraites complémentaires : Négociation ARRCO et AGIRC : face à l’agression du Medef, la mobilisation s’impose (Communiqué de la CGT)

La seconde séance de négociation, qui s’est tenue, ce vendredi 20 mars, n’a pas permis d’avancer dans les discussions, du fait d’un patronat arc-bouté sur la baisse des droits pour les salariés et retraités, et refusant toute augmentation de cotisations, au motif de son adhésion au « Pacte de responsabilité ».
Toujours au menu : le gel des pensions, des abattements sur la retraite avant 67 ans, une baisse du nombre de points acquis pour les actifs, des remises en cause sur les points acquis au titre du chômage et sur la réversion, et, enfin, la fusion de l’ARRCO et de l’AGIRC. Tout le monde s’accorde pourtant à reconnaître que cette fusion ne réglerait rien en matière de financement. On est par contre certain qu’elle serait une nouvelle étape pour baisser les retraites des cadres, remettre en cause leur statut, puis baisser les retraites des autres salariés au motif de « l’équité ».
Comme l’a montré la délégation CGT, il est possible de régler la question du financement de l’AGIRC, régime le plus en difficulté, par une augmentation de la cotisation qui reviendrait, pour un cadre percevant un salaire de 4 000 € brut, à une augmentation de sa cotisation d’un peu plus de 7 euros par mois. Cette augmentation permettrait au régime AGIRC de sortir du déficit et de reconstituer des réserves à un niveau satisfaisant.
De la même façon, la délégation patronale refuse d’aborder la question de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, prétextant que ce n’est pas à l’ordre du jour des négociations. Il faudrait donc se satisfaire que l’égalité salariale soit renvoyée à … 2085, comme l’indiquait une étude publiée en 2013.
C’est évidemment inacceptable et le meilleur moyen de débloquer la situation, c’est de mettre cette question à l’ordre du jour de toutes les discussions et négociations en cours et à venir. D’autant que le lien est étroit entre salaires, droits à retraite et financement des régimes. En progressant sur l’égalité, rappelons qu’on obtient une amélioration des conditions de vie des femmes, un recul des inégalités en matière de retraite et plusieurs milliards d’euros supplémentaires pour financer les régimes.
On ne le dira jamais assez : les salariés et retraités doivent se faire entendre, en particulier lors de la journée d’action du 9 avril prochain (veille de la prochaine séance de négociations), pour exiger que les ressources nécessaires soient mises à disposition des régimes. Sinon, le Medef ne manquera pas de faire appliquer des décisions qui pourraient être dramatiques pour le monde du travail.
Montreuil, le 20 mars 2015
 



La CGTM se mobilise et fait campagne contre la loi Macron.


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Depuis plusieurs semaines, combattre la loi Macron et ses effets, se discute dans les rangs de la CGTM et à tous les niveaux. Des réunions d’entreprises sont organisées mais également des rassemblements interprofessionnels, partout où c’est possible, se sont tenues pour une large information sur les conséquences de cette loi.
Aujourd’hui cette campagne d’information qui fait son chemin, donnent une seule et même indication, qui éclaire sur l’état d’esprit des salariés, il se dit dans ses rencontres, à travers les échanges, que les salariés considèrent que cette loi vise la baisse de leurs droits, et la réponse est immédiate : il faut réagir et se faire entendre.
Pour la direction de la CGTM, il faut donc continuer et approfondir la réflexion. Des documents circulent sont lus et distribués aux salariés, des émissions radios devront également creuser encore le sillon, les parlementaires seront saisis pour un positionnement favorable aux salariés à l’occasion du vote de la loi.
Les militants de tous les secteurs sont sur le pont : la grande distribution, l’agriculture, l’électricité, le port, le bâtiment, la métallurgie, les activités diverses et tout le service public invitent à dénoncer cette loi scélérate et liberticide.
La loi Macron est une loi réactionnaire donnant plus de liberté pour les patrons et moins de droits pour les salariés. Citons en particulier la réforme des licenciements économiques, du travail du dimanche, de la justice prud’homale, ou encore de la réforme des IRP, qui touchera de plein fouet la représentation du personnel dans les entreprises en Martinique si elle devrait être mise en œuvre.
Alors oui il faut faire barrage à cette réforme et les instances de la CGTM sont mobilisées et le processus d’action se poursuit. C’est possible de faire reculer encore la loi. Entre les premières ambitions du texte et aujourd’hui, la mobilisation des salariés a permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points (secret des affaires, cabotage, et à la marge sur la justice prud’homale), ceci bien que la philosophie générale du projet de loi reste inchangée.
Avec obstination, le gouvernement, fait pression et veut de nouvelles économies sur le dos des travailleurs, alors la campagne d’information de la CGTM doit être l’étape qui précède la mobilisation générale et elle doit donc s’amplifier pour faire revenir le gouvernement sur ses intentions.
Car, ne nous laissons pas abuser, pour créer de l’emploi l’argent existe il faut le prendre là où il est, c'est-à-dire dans les banques, sur les comptes offshores, dans les actifs financiers de l’épargne ou encore sur le dos des biens et des patrimoines, mais pas en faisant la poche des salariés des retraités et des chômeurs !

21-03-2015



A DATEX aux élections de la délégation unique du personnel, la CGTM gagne largement le scrutin.

DATEX MARTINIQUE est une société de restauration scolaire et hospitalière qui emploi 133 salariés. Son siège social est actuellement situé au Centre d’Affaire Agora à la ZAC Etang z Abricot à Fort de France.
DATEX est dirigée par Muriel Palandri. C’est cette société qui a connu un conflit d’intérêt il y a un an, avec le groupe Servichef de messieurs "Coppet/Monplaisir qui détiennent le capital, a propos de l’acquisition du marché de restauration scolaire de l’Espace-sud.
Depuis la vie a repris son cours et cela nous conduit à ces nouvelles élections qui ont été organisées le 18 mars dernier. Deux listes se proposaient aux suffrages des travailleurs, la CGTM et la CDMT. Le choix des salariés a été sans appel, car le résultat du scrutin donne 3 sièges à la CGTM et 1 siège à la CDMT.
Ce résultat obtenu par la CGTM est le fruit de l’engagement permanent de ses représentants sur le terrain, car il faut encore se souvenir que durant le conflit qui opposa la société Servichef à DATEX pour la gestion du marché de la restauration scolaire dans les communes du Sud, ces hommes et ces femmes ont été intraitables face aux employeurs, chaque fois qu’il s’agissait de défendre les intérêts de l’ensemble des salariés.
C’est sans aucun doute cette signification que prend le vote très large en faveur de la CGTM.

22-03-2015



Antilles protection : les agents de sécurité obtiennent satisfaction !

Après 2 jours de grève, la forte mobilisation des travailleurs a payé. Les agents de sécurité ont signé un protocole d’accord sur 16 points, notamment la suppression de l’annualisation et la mise en place d’un accord de modulation trimestriel, une prime de fin d’année de 130€....
Consultez l’ensemble du protocole signé dans le document ci-dessous.

protocole des agents de securite


Election à l’Usine de Valorisation des déchets, la CGTM vire en tête.

Avec 24 voix réalisées sur 30 votants dans le collège unique des délégués suppléants, c’est un bon score que vient de réaliser le syndicat CGTM de l’Usine de Valorisation des déchets, alors même que l’employeur, pour créer une opposition à la CGTM a rapidement (avec l’aide d’un Secrétaire Confédéral) constitué avec de cadres à sa solde un syndicat maison.
Mais l’intérêt de cette campagne électorale, c’est qu’elle  a été l’occasion pour les candidats de la CGTM de se soumettre aux suffrages des salariés de l’usine sur la base d’un programme dénonçant la dégradation des conditions de travail, avec des dommages majeurs tels que des brulures au 3è degrés du à des départs de feu dans l’usine.
Face à cette situation, les délégués ouvriers ne sont pas resté sans rien faire, ils ont déjà alerté les services de l’inspection du travail s’est déjà rendue sur les lieux, ainsi que le service de médecine du travail. Dans une prochaine démarche c’est le service des risques professionnels qui devront constater les défauts de conformités qui sont légions à l’usine.
Toutes ces démarches préalables sont menées pour obtenir la condamnation de l’employeur qui reste sourd aux demandes des représentants syndicaux. Au cours de l’année 2014 les réclamations ont été portées à la connaissance de ce dernier, mais aucune amélioration n’a été portée à la situation, à savoir que ni la bouche à incendie, ni les lances à incendie ne sont opérationnelles dans toute l’usine et ce matériel manquant atteste du niveau d’exposition au danger que subissent les salariés.
Mais au cours des discussions durant la campagne électorale, des résolutions ont été prises, des engagements se sont également exprimés et dans les semaines qui viennent si la situation ne change pas à l’usine, il est quasiment certain que les travailleurs qui ont confirmé leur soutien à la CGTM à l’occasion de la consultation passeront à l’action.
Alors à bon entendeur salut.

08-03-2015



Le tribunal administratif donne raison au syndicat CGTM des Pompiers de l’Aéroport.

Dans sa décision du 12 mars dernier, le tribunal administratif de Fort de France vient de donner raison au syndicatCGTM des Pompiers de l’Aéroport, en condamnant la SAMAC (Société Aéroport Aimé Césaire) à payer dans un délai de 6 mois, à compter de la notification du jugement, la rémunération des heures supplémentaires effectuées par ces salariés, et ce, à compter du 12 juin 2008.
Il faut savoir, que depuis le 12 juin 2008, une décision de la commission paritaire locale (article 2 de la décision) ouvrait droit au paiement en faveur des pompiers de l’aéroport de la 38è heure supplémentaire travaillée. Niant l’évidence, les dirigeants de l’aéroport de l’époque, qui sont les mêmes aujourd’hui, ont préféré jouer du mépris et se sont limités à dire « qu’il n’y a aucune régularisation à opérer ».
Malgré cette posture, plusieurs lettres de relance ont été envoyées par secrétaire général du syndicat des Pompiers à la Chambre de Commerce et d’industrie qui gérait à l’époque le statut des pompiers, mais celle-ci n’a jamais vraiment traité la demande du syndicat, se contentant de rejeter purement et simplement la requête des salariés.
Devant cette fin de non recevoir, la CGTM a porté sa doléance devant le tribunal administratif, et là, l’opposition de la SAMAC a volé en éclat, prit à défaut, elle chercha sa sortie en tentant l’argument de l’incompétence du tribunal administratif. Mais la combine n’a pas fonctionné et le jugement a bien été donné en faveur du syndicat CGTM des Pompiers, qui au passage obtient en plus un dédommagement de 1000 euros sur le fondement du remboursement des frais exposés par le syndicat pour faire valoir le droit des travailleurs.
Il faudra sans doute un peu de temps aux gens de la SAMAC pour méditer l’adage : toutt’ cochon ni samdi yo !



Les riches sont encore plus riches selon un récent rapport.

Alors que le baromètre des inégalités et de la pauvreté montre que pour la troisième année consécutive, les inégalités et la pauvreté ont progressé en France, une progression liée en grande partie à la montée du chômage. Autre aspect de cette misère rampante, les conditions de travail des salariés qui continuent de se dégrader : le travail du dimanche, le travail à temps partiel, le travail de nuit progressent, quant aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, ils explosent et sont nombreux et plus graves.
Ce rapport accablant sur l'explosion des inégalités dans le monde nous rappelle une autre réalité, celle du développement de la richesse en France et dans le monde.
 
En effet ce rapport nous indique que 80 personnes sont plus riches que 3,5 Milliards d'individus. Et pour bien apprécier l’évolution de cette richesse ce rapport indique qu’il y a quelques années, c’est 388 personnes qui détenaient autant que 3,5 milliards d'individus, c’est dire que plus que jamais, les fortunes se concentrent entre les mains des mêmes !
En Martinique, pour faire face à cette situation, un bon nombre de personne vit en mode « débrouya pa péché ». Brocantes et vides greniers se multiplient sur les bords des routes pour la promotion des habits pas chers, ceci, quand ce n’est pas directement la mendicité de plus en plus visible dans les rues des villes qui attire l’attention.
Cette situation nous montre que les statistiques sur les inégalités sont identiques qu’en France et augmentent au même rythme : 1 personne sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté et concernant les retraités, c’est plus de la moitié d’entre eux qui vit en-dessous de ce seuil.
Pendant ce temps là, les grands commerçants et békés de l’ile s’invitent au hit parade des milliardaires de France et du monde. Leurs revenus, leurs patrimoine, leurs richesse sont considérables et bien cachés dans les banques d’Europe ou d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir, rien que l’épargne locale qu’ils détiennent s’élève en Martinique à plus de 10 milliards d’euros (chiffres IEDOM).

08-03-2015
 



L’OIT réaffirme la reconnaissance du droit de grève

Une avancée significative vient d’être réalisée à l’Organisation internationale du travail, après deux années durant lesquelles le groupe des employeurs de l’OIT a paralysé le système de contrôle mondial des Nations Unies, dans l’intention de faire disparaître plusieurs décennies de jurisprudence de l’OIT en faveur du droit de grève.
Les représentants des syndicats et des employeurs sont parvenus à un accord cette semaine, lors d’une réunion spéciale à l’OIT visant à sortir de l’impasse. Cet accord repose sur la reconnaissance du droit d’entreprendre une action revendicative, soutenue par la reconnaissance explicite du droit de grève de la part des gouvernements, en vertu de la Convention n°87 de l’OIT sur la liberté syndicale. L’accord fait suite à la forte mobilisation syndicale internationale du 18 février, qui a donné lieu à plus de 100 manifestations dans au moins 60 pays en soutien au droit de grève.
D’après Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI, « Les groupes d’employeurs et certains gouvernements, responsables de cette crise, refusaient que le litige soit renvoyé devant la Cour internationale de Justice, comme le préconise la Constitution de l’OIT. Nous avons tout de même réussi à trouver une solution qui protège le droit fondamental des travailleurs à organiser une grève, et qui permet à l’OIT de reprendre pleinement son travail, c’est-à-dire de s’assurer que les gouvernements respectent leurs obligations à l’égard des normes internationales du travail ».



Journée de lutte des femmes: la CGTM manifeste au Marin


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Dans cette période de recul des idées progressistes, dans cette période où le gouvernement fait passer de force ses lois scélérates telle que la loi Macron, loi qui remet en cause l'essence même du contrat de travail, dans cette période de développement de la pauvreté pour les salariés chômeurs retraités et d'explosion des richesses pour les exploiteurs, la CGTM a convié les travailleurs et singulièrement les femmes, salariées, chômeuses au foyer qui sont les premières victimes de cet ordre inique, à manifester dans les rues de la ville du Marin.
 Ce rassemblement à réunie des salariés venant de toutes les communes du sud.
 Dans l’après-midi, un repas fraternel a rassemblé tous les manifestants au Morne Gommier, quartier sur les hauteurs du Marin qui vit la naissance de deux dirigeants de la CGTM et pas des moindre: Victor Lamon et Walter Guitteaud.
Quelques photos de la manisfestation ici sur notre gallerie photos



Le gouvernement doit revoir sa copie et choisir les droits des salariés !


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Les annonces du Premier ministre concernant la « modernisation du dialogue social » ont de quoi satisfaire le Président du Medef, mais inquiéter les syndicats de salariés. En effet, les options présentées par Manuel Valls, notamment le regroupement des instances repré- sentatives du personnel et le recul sur les prérogatives des CHSCT, reprennent une bonne part des exigences patronales qui ont déjà fait échouer la négociation...

le gouvernement doit revoir sa copie


Communiqué CGTM: loi MACRON

Le mardi 17 février 2015, Manuel VALLS a fait passer en force en première lecture le projet de loi Macron en utilisant l’article 49-3 de la Constitution qui permet à un gouvernement d’imposer un texte aux parlementaires socialistes. Ces derniers ne peuvent pas se prononcer sur ce texte, mais se retrouvent contraints d’apporter leur soutien au gouvernement qui présente le projet de loi. Le projet de loi Macron est une loi anti ouvrière qui, après le fameux Accord national Interprofessionnel (ANI) de 2013, met en pièces encore plus le Code du travail, Ce projet de loi est un concentré de mesures qui s’attaquent aux salariés : Conseils de prud’hommes, travail du dimanche, conditions de licenciements, réduction des possibilités d’intervention des agents de la direction du travail, entre autres. Le projet de loi Macron est un texte entièrement conçu sous la dictée du patronat et uniquement au service de ses intérêts. La CGTM dénonce ces mesures qui, contrairement à ce qu’annonce le gouvernement, ne feront qu’aggraver encore plus la situation des travailleurs Comme pour la CPE, la CGTM appelle les travailleurs à se faire entendre et à s’opposer chaque fois cela sera possible à l’application de ce texte.

G. JEAN-MARIE

SGA CGTM
CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL DE LA MARTINIQUE


21/05/2015

Le Communiqué


La Cour des comptes s'attaque aux droits des travailleurs !

Sous le fallacieux prétexte de veiller à la bonne utilisation des fonds publics, la Cour des comptes une fois encore,ne fait pas dans la dentelle, un portant une violente charge contre les droits acquis des travailleurs.
L’idée n’a rien d’originale, car s’attaquer notamment à la surrémunération des fonctionnaires de l’Outre-mer a toujours été une obsession entretenue scrupuleusement par les magistrats de la Cour des comptes dans chacune de ses publications.
Ceci, en prétendant que les écarts de prix entre la France hexagonale les Antilles et la Guyane ne sont plus ce qu’ils étaient. Se nourrir d’un mensonge, cette vieille Cour n’est pas à ca près, dès lors qu’il s’agit pour elle de vouloir confisquer un droit acquis par les fonctionnaires Antillo-Guyanais.
De plus, ce n’est pas nouveau, puisque la Cour des comptes, s’était manifestée également contre les salariés d’EDF. En effet il y a peu de temps de cela, qu’elle indiquait que la politique de rémunération des salariés de l'entreprise d'électricité était trop favorable et bénéficiait d’une évolution qui ne correspondait pas aux performances des salariés ni à celles de l'entreprise.
1,18 milliard d'euros à gratter sur le dos des fonctionnaires, c’est l’économie qu’ils disent vouloir réaliser pour l'État ?
 
Alors chiche, si faire des économies c’est cela la grande motivation, qui animent nos magistrats qu’ils abandonnent l’idée de récupérer les miettes (Guyane 109 millions d'euros, la Martinique et à la Guadeloupe 500 millions d’euros environ). Voici à leur intention une suggestion beaucoup plus attrayante, qu’ils s’attaquent aux 468niches fiscales qu’a révélé un récent projet de loi de finances, là ils trouveront du pognon car dit le texte de la loi des finances pas moins de 75 milliards d'euros sont à récupérer, un vrai pactole !

22-02-2015
 
 



8 MARS 2015, Journée Internationale de la Lutte des Femmes :
MARCHE et MANIFESTATION au MARIN

La lutte des femmes contre l'oppression et l'exploitation a été à l'origine, le fait de militantes socialistes comme Clara ZETKIN, membres de partis socialistes. C'est à dire de partis qui combattaient l'ordre bourgeois, basé sur le vol permanent du travail des exploités du système capitaliste.
En 1910, l'Internationale Ouvrière décida de faire du 08 mars, une journée Internationale de lutte des Femmes, et depuis, bien des combats ont été menés.
Des avancées, il y en a eu, comme le droit de vote, le droit à l'IVG, le droit à l'égalité homme-femme au travail...mais nous observons aussi des reculs, y compris dans ces domaines.

Le tract d'appel complet :Journée Internationale de la Lutte des Femmes


Un bel exemple de solidarité



Elections des délégués à l’usine d’incinération.

Les élections des délégués du personnel sont organisées le jeudi 26/02/2015 dans l’usine d’incinération de Fort de France.
Ce sera l’occasion pour les candidats de la CGTM de se soumettre aux suffrages des salariés de l’usine. Cette élection devra aussi sanctionner la dégradation des conditions de travail. Car tous ces derniers mois plusieurs accidents se sont produits dans cette usine, à cause de départs de feu. D’ailleurs il y a trois semaines un ouvrier a été grièvement brulé au deuxième degré et est à ce jour encore hospitalisé.
L’inspection du travail s’est déjà rendue sur les lieux, mais aucune amélioration n’a été portée à la situation par l’employeur. Il faut savoir que ni la bouche à incendie, ni les lances à incendie ne sont opérationnelles dans toute l’usine. C’est dire le niveau d’exposition au danger que subissent les salariés.
Alors, l’élection du 26 février sera une étape où les ouvriers devront se rassembler derrière un programme défendant leurs intérêts, car tout cela leur est bien nécessaire face à un employeur qui ne leur témoigne que mépris dédain et arrogance.
(Lire le tract du syndicat CGTM-MDV)

22-02-2015

Votez CGTM-MDV


Ahmed , un petit garçon de huit ans…

Que fait ce petit garçon de 8 ans dans un commissariat de Nice ? Est-il perdu ? Demande-t-il de l’aide ?
Pourquoi cet enfant, tout à fait semblable à nos enfants, à nos petits-enfants, se trouve-t-il face à des policiers ?
Nous savons peu de chose de lui, sinon qu’il appartient à une famille musulmane .
C’est un élève de CE 2 d’une école de la République française . Et il a refusé d’observer la minute de silence et de participer à la ronde de solidarité en mémoire des victimes assassinées par les frères KOUACHI et par Amedi COULIBALY . Questionné par son enseignant, il aurait déclaré « qu’il n’était pas Charly » parce  que les journalistes de Charly « ont caricaturé le Prophète . Je suis avec les terroristes » .
Réaction d’indignation des enseignants qui réclament répression parce qu’à leurs yeux ce gamin est un criminel en puissance .
Décision de l’établissement : dépôt de plainte et l’enfant est livré à la police . Réaction de peur et démission des éducateurs  . Une bien curieuse manière  d’exercer leur mission . Pourtant leur ministère de tutelle les soutient .  Ô ironie, ce sont les policiers qui déclareront que « l’enfant ne comprend pas ce qu’il a dit ».
Pour des enseignants de l’école publique, une bien curieuse manière de défendre la laïcité dont on dit sur tous les tons qu’elle est le garant du « vivre ensemble » à l’école .
Espère-t-on ainsi  faire prendre conscience à cet enfant de l’horreur des tueries commises au nom de l’Islam, de l’abomination des meurtres aveugles de personnes exerçant pacifiquement leur métier de policier comme notre compatriote Clarissa JEAN-PHILIPPE, de la monstruosité du massacre des clients d’une boutique kacher simplement parce qu’ils sont de confession juive … ?
Est-ce ainsi qu’on va lui apprendre la tolérance religieuse, le respect de l’existence de tous, et comme l’écrit Karine VARASSE avec tant de vérité et si généreusement  « que les humains peuvent être aussi intelligents, bons, généreux, solidaires, positifs s’ils en prennent le temps » et ajoutons si on leur en donne le temps … ?
 De cette manière , donne-t-on à ce petit élève, le temps,  l’occasion, la méthode de s’informer par lui-même de ce qui l’entoure, de réfléchir, de mesurer le juste et l’injuste, auquel tout enfant est sensible pour peu qu’on l’écoute et qu’on l’aide à forger sa pensée ?
 Le rôle de l’école n’est pas seulement d’enseigner le calcul, la lecture, l’écriture…  Elle a aussi une vocation d’éducation à une éthique de vie marquée par la recherche du respect des autres, de l’égalité de tous, de la justice et de la paix .
 
 20/02/2015
 



Communiqué de la CGT de Guadeloupe

Par lettre recommandée avec accusé de réception  datée  du 5 février 2015, l’inspectrice du travail a informé la CGTG qu’elle a adressé un procès-verbal  contre monsieur Louis DORMOY président de la SA BOIS-DEBOUT pour le délit suivant : Entrave au droit d’alerte et de retrait, définie par les articles L. 4131-1…

Lire le communiqué complet


Communiqué commun des organisations syndicales de retraités :
UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, SFRN-FSU, UNIR-Solidaires, UNRPA-Ensemble et solidaires, FGR-FP, LSR

Les organisations syndicales de retraités : UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, SFRN-FSU, UNIR-Solidaires, UNRPA-Ensemble et solidaires, FGR-FP, LSR se sont rencontrées le lundi 9 février.
Elles ont fait le constat que la situation des retraités se dégrade de manière continue, ce que les derniers éléments des rapports du COR et de l’INSEE confirment.
Les organisations syndicales de retraités dénoncent la baisse du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics, le report scandaleux de la mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement.
Elles ont donc convenu du principe d’une mobilisation des retraités sur les quatre thèmes ci-dessus dans les semaines à venir dont la date sera précisée prochainement.
Les retraités n’accepteront pas d’être les oubliés de la société.
Paris, le 10 février 2015



Pourquoi devons nous soutenir les salariés en grève de Roger Albert Nocibé (Tract diffusé par « Culture Egalité »)

En grève depuis le 20 décembre 2014 et toujours mobilisés, les salariés de ROGER ALBERT réclament une augmentation de salaire de 150.00€.
Après 7 rencontres dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire, après le refus de la direction d’une médiation et après un jugement remettant en cause le droit de grève, la direction montre sa volonté délibérée de ne pas négocier.

ROGER ALBERT - lettre ouverte


Election de Philippe Martinez à la tête de la CGT

Mardi 3 février 2015, Philippe Martinez a été élu par le comité confédéral national (CCN) avec 93,4 % des voix, Secrétaire Général de la CGT.
Issue de la Fédération de la métallurgie, Philippe Martinez, avant d’occuper son nouveau poste, était technicien chez Renault à Boulogne-Billancourt où il y a occupé entre autre poste, celui de délégué syndical central. Par ses proches camarades, Philippe Martinez est décrit comme « un homme de terrain très bosseur et au fait des dossiers industriels ».
Quand au nouveau bureau élu avec 88,8 % des voix et qui l’accompagnera dans sa tache il est composé de dix membres. Outre lui-même, on y trouve : Virginie Gensel-Imbrecht (fédération de l’énergie), Fabrice Angeï (fédération des services publics), Pascal Joly, secrétaire général de l’Union régionale d’Ile-de-France, Denis Lalys (fédération des organismes sociaux), Grégory Roux (fédération des cheminots), Marie Saavedra (UD du Vaucluse), Céline Verzeletti (personnels pénitentiaires) et Gisèle Vidallet (UD de Haute-Garonne). Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération de la poste, qui a été élue administratrice et trésorière à 82 % confédérale.
Certains prédisent que cette nouvelle direction de la CGT va durcir le ton contre le gouvernement, et contre le patronat.
Vivement qu’on y soit !.



Prestations sociales : qu'est-ce qui change en 2015 ?

Famille
Augmentation début 2015, de 0,7 % des plafonds d'attribution du complément familial, de la prestation d'accueil du jeune enfant, de l'allocation de rentrée scolaire et autres prestations familiales.
En revanche, les allocations familiales seront divisées par deux à partir de 6 000 euros net de revenu mensuel pour un ménage avec deux enfants (6 500 pour trois, et 7 000 euros pour quatre enfants...)
A partir de 8 000 euros, elles seront divisées par quatre pour une famille avec deux enfants.
Le congé parental devient la Prestation partagée d'éducation de l'enfant, la Preparee pour rééquilibrer les rôles entre les mères et les pères et concerne les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2015. Cette prestation peut être attribuée à un seul parent ou au deux parents qui peuvent en bénéficier en même temps ou successivement. Pour le premier enfant, le congé rémunéré passe de six mois à un an, mais le père ne peut pas céder son droit à congé de six mois. Dès le deuxième enfant, la durée du congé parental demeure de trois ans au maximum. Une année sur trois doit cependant être réservée au père.
Le montant mensuel de base de cette prestation varie de 390,52 euros (activité totalement interrompue) à 145,63 euros (temps partiel compris entre 50 et 80 %). Attention, s’il est possible de cumuler simultanément deux versements de Preparee, le montant total ne doit pas dépasser 390,52 euros par mois ; il n’est donc pas possible d’obtenir en même temps deux prestations à taux plein ou une prestation à taux plein et l’autre à taux partiel.
À titre d’exemple, les parents ayant un enfant peuvent toucher cette prestation :
soit pendant six mois s'ils s’occupent tous les deux et en même temps de l’enfant,
soit pendant un an, sur deux périodes de six mois (chaque parent s’occupe seul de l’enfant pendant une durée de six mois).
Santé
En avril, les contrats responsables des complémentairesentrera en vigueur, le niveau de remboursement des dépassements d'honoraires sera encadré pour l'optique et les prothèses dentaires. La mesure ne s'appliquera qu'aux nouveaux arrivants en 2015.
Retraite
Manuel Valls l'avait promis en septembre dernier, une prime de 40 euros sera versée aux retraités les plus modestes (ceux dont la pension est inférieure ou égale à 1200 euros brut par mois au 30 septembre 2014). Mais celle-ci devait être versée début janvier, ce sera finalement courant mars que sera virée cette somme, et ce en une seule fois !
Le compte pénibilité rentre en vigueur début janvier. Quatre premiers facteurs de pénibilité du travail vont devoir être pris en comte par les entreprises. Il s'agit du travail de nuit, en équipes alternantes, en caisson hyperbare et des tâches répétitives. Les salariés pourront accumuler des points sur leur compte, qui leur permettront de partir en retraite anticipée (deux ans maximum) ou bien de bénéficier d'une formation ou d'un temps partiel aménagé en fin de carrière.
Social
Le revenu de solidarité active (Rsa) socle augmente de 0,9% soit 513,88 euros pour une personne seule, 770,82 pour un célibataire avec un enfant, et 1 079,14 euros poru un couple avec deux enfants.
Emploi : le Smic horaire augmente de 0,8% au 1er janvier soit : 9,61 brut de l'heure soit 1 457,52 euros par mois brut.
L'allocation de solidarité spécifique (Ass), destinée aux chômeurs en fin de droits passe à 16,25 euros par jour.
L'allocation transitoire de soliddarité (Ats) passe à 35,09 euros par jour.
L'allocation temporaire d'attente (Ata) versée aux demandeurs d'asile passe à 11,45 euros par jour.
 
Formation
Le Dif est remplacé au 1er janvier par le compte personnel formation, il suit le salarié tout au long de la carrière y compris quand le travailleur se retrouve au chômage.



Le collectif intersyndical bat le rassemblement à la maison des syndicats.

Jeudi 5 février s’est tenu un meeting à la maison des syndicats, pour non seulement évoquer les évènements du 5 février 2009 et son grand mouvement social contre la vie chère, mais c’est aussi pour dénoncer les conséquences gravissimes de la judiciarisation des mouvements de grève par le patronat et prévenir les conséquences néfastes des projets de la loi Macron.
C’est une intersyndicale de dix organisations qui a appelé à ce rassemblement qui a connu malgré tout un certain succès.
Au cours de ce meeting qui rassembla plus de 200 salariés, les avocats Sandrine Saint-Aimé et Raphael Constant ont campé le contexte juridique de la loi Macron et ont fait état du traitement calamiteux des questions du travail au sein du tribunal de Fort de France.
Après, ce fut au tour des portes parole des syndicats CDMT, CGTM, CGTM-FSM, CSTM, SASM, SMBEF, UGTM et UNSA de dénoncer la répression qui frappe les syndicats en évoquant les récents mouvements de grève (Roger Albert, CAF, EDF, De Négri etc) et d’expliquer les conséquences désastreuses de la loi Macron sur l’organisation des prud’hommes, sur les heures supplémentaires ou encore les institutions du personnel dans les entreprises.
A la fin de ce rassemblement, les dirigeants syndicaux ont indiqué que ce meeting était convenu pour que démarre un processus unitaire durable de manière à prendre date. Et plusieurs intervenants ont évoqué la nécessité de se préparer d’ores et déjà dans les entreprises et lancer ainsi les premiers pas d’u mouvement pour une grande mobilisation des travailleurs.

Tract d'appel CGTM


Départ de feu à l’usine de traitement des déchets de Fort de France.

L’usine d’incinération d’ordures ménagères est implantée près de la décharge de Fort-de-France au lieu dit « la Trompeuse ».
Inauguré en juillet 2002, cette usine est une filiale des groupes Seen (Groupe Momplaisir) et du Groupe Onyx (la Division Propreté de Veolia Environnement qui compte environ 77 900 salariés répartis dans 35 payset qui réalise 9,02 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 3,4 en France (données 2009).
C’est une structure industrielle qui a la capacité de broyer 112000 tonnes de déchets par an. L’administration de l’usine est organisée autour de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM), de la Communauté des Communes du Nord de la Martinique (CCNM), de la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud de la Martinique (CAESM) et du Syndicat Mixte pour le Traitement des Ordures Ménagères de la Martinique (SMITOM).
Le constat c’est qu’aujourd’hui les infrastructures en place ne suffisent plus au traitement dans les normes de l’ensemble des volumes. Cette situation provoque d’important stockage de déchets à l’usine et ce au mépris de la sécurité des ouvriers.
Au mois d’octobre dernier, les ouvriers en grève avaient décidé de bloquer l'arrivée des camions de déchets à l’usine en s’installant devant les grilles ce mouvement de grève avait durée plusieurs jours. Déjà, ces agents déploraient le fait de ne plus être en capacité de traiter une quantité aussi importante de déchets; aussi bien sur le plan de la sécurité que sur celui de l'hygiène. Ils déclaraient à l’époque que l'usine n'est pas calibrée pour accueillir autant de déchets.
Aujourd’hui encore, les salariés mécontents ont rencontré la direction et tire à nouveau la sonnette d’alarme pour sensibiliser sur les dangers encourus. Suite à un récent départ de feu, le syndicat CGTM de l’entreprise à de plus alerté l’inspection du travail qui a rapidement diligenté une enquête sur les lieux pour que la lumière soit faite sur les différentes situations de dangers.
C’est actuellement le ras le bol, les salariés déclarent que selon les suites qui seront données à leurs requêtes par les autorités responsables du traitement des déchets ils s’engageront s’il y a nécessité, sur la voie de la mobilisation, mais cette fois ce sera jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour tous les problèmes.



Emmanuel Macron l’homme des patrons.

Selon un journal bien informé, la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie et ancien banquier chez Rothschild & Cie, vient d’être publiée, on y découvre qu'Emmanuel Macron, a gagné 2,4 millions d'euros à la banque Rothschild entre 2011 et mai-2012, avec de tels arguments, on veut bien croire qu’il soit convaincu de son slogan « enrichissez-vous ».
Et dire que c’est le même individu qui à travers son projet de loi dite « pour la croissance et l’activité », qui sera débattu à compter du 26 janvier, portera de véritables coups de boutoir aux droits acquis des salariés.
Emmanuel Macron dans son projet, veut faire travailler le dimanche et de nuit, faciliter les licenciements, en affaiblir les représentants du personnel, déréglementer le droit du travail, augmenter la durée légale du travail. En fait monsieur Macron veut tout faire pour libérer l’enrichissement en grand de ses amis.
Mais il ne s’arrêtera pas là, car pour que son œuvre soit complète, son projet c’est également casser de l’inspection du travail, anéantir la médecine du travail et transformer, au point de le vider de son sens, les conseils de prud’hommes.
La loi Macron, c’est sans aucun doute l’aubaine des profiteurs du Medef qui ne sont jamais rassasiés des largesses de la spéculation et de l’exploitation, c’est le feu vert pour la destruction tout azimut et sans ménagement des acquis des travailleurs ne laissant au passage c’est en fait une loi scélérate qu’il faut résolument combattre.
 
Lire l’analyse détaillée du projet de loi Macron de Filpac CGT….
 

analyse de la loi Macron de Filpac CGT


Appel de l'association des Haïtiens en Martinique

L’ADHM, l’ASSOKA, ainsi que toutes les associations signataires, interpellent les Martiniquais et Martiniquaises sur la mort de M. Francky ALFRED, ressortissant haïtien,  survenue le mardi 13 janvier 2014, aux environs de 8 heures, à Schœlcher, lors d’un banal contrôle de la police routière.
En effet, à ce jour, suite au communiqué de presse de jeudi 15 janvier et suite à la mobilisation de la communauté haïtienne le samedi 17 janvier, nous n’avons obtenu aucune réponse aux questions que nous posions et qui auraient démontré une volonté de déterminer toute la vérité sur cette affaire :
 
-          Comment un simple contrôle routier s’est-il transformé en contrôle d’identité ?
-          Comment et pourquoi M. ALFRED a-t-il été arrêté ?
-          Quel était son statut  (gardé à vue, retenu etc…) et que voulait-on faire de lui ?
-          A quel moment les agents de la Police de l’Air et des Frontières (PAF) sont-ils arrivés sur les lieux ?
-          Pourquoi l’appel téléphonique avec sa compagne a-t-il été brutalement interrompu à 7h20 et pourquoi est-il devenu injoignable par la suite ?
-          Comment expliquer qu’il ait été décrit par un témoin comme calme et serein quelques instants avant sa mort et qu’il ait ensuite décidé de fuir, qui plus est en se jetant dans le vide ?
-          Comment, tenant compte de la configuration des lieux, est-il possible de prétendre que la victime aurait sauté sans se rendre compte qu’il était face à un vide ?
-          Pourquoi a-t-on refusé la présence d’un avocat lors de l’audition d’une des personnes qui était avec la victime au moment de son arrestation ?
-          Pourquoi ce même témoin a-t-il été entendu sans un interprète de créole haïtien ?
-          Pourquoi dans le même temps où l’IGPN (la « police des polices ») enquête, des agents de la PAF tentent d’entendre les mêmes témoins ?
 
Devant ces questions, les organisations et personnalités soussignées, constatant l’apriori du Procureur de la République, exigent une enquête menée par un juge indépendant dans le cadre d’une instruction.
 
Par ailleurs, les organisations et les personnalités soussignées, invitent les Martiniquais et les Martiniquaises à participer aux manifestations qui ne manqueront pas d’être organisées si nous n’obtenions que toutes les mesures soient prises aux fins d’établir toute la vérité sur ce qui a conduit à la mort de Francky.
 
 
 
ADHM-ASSOKA-CULTURE EGALITE-UFM
 



Jeune Malien naturalisé : la voix de la raison (lu dans Lutte-Ouvrière)

Mardi 20 janvier, le jeune Malien Lassana Bathily, qui avait aidé des clients du magasin Hyper casher à se mettre à l'abri lors de la prise d'otages de la porte de Vincennes à Paris et avait réussi à s'échapper, a obtenu la nationalité française.
Dirigeants politiques et médias ont tenté de l'utiliser : « La France est fière d'avoir des jeunes capables d'actions aussi nobles », a dit François Hollande. Sauf que « la France », comme dit Hollande, a mené la vie dure à Lassana Bathily, comme à de nombreux jeunes immigrés qui fuient la misère, et parfois la guerre, de leur pays d'origine.
Arrivé clandestinement à 16 ans pour rejoindre son père, ce jeune Malien a même failli être expulsé en 2009. Il n'y a échappé que grâce aux militants du Réseau éducation sans frontières (RESF). Il est resté sans papiers jusqu'en 2011. Et depuis, malgré un emploi en CDD puis en CDI depuis près de quatre ans au magasin Hyper casher, il n'avait droit qu'à un titre de séjour d'un an renouvelable, avec toute la menace de redevenir clandestin que cela implique.
Lors de la prise d'otages, Lassana Bathily a réussi à s'échapper après avoir aidé six personnes et un bébé à se cacher dans une chambre froide du magasin, dont il avait coupé le circuit de refroidissement. Mais, aussitôt dehors, il a été plaqué et menotté pendant près d'une heure et demie par les policiers qui le soupçonnaient d'être un complice du terroriste. Heureusement, reconnu par des collègues de travail, il a fini par être libéré et la police a dû changer d'attitude à son égard car le patron du RAID, l'unité d'élite qui opérait sur place, a déclaré ensuite aux journalistes que Lassana Bathily était un « mec super malin » et « un type remarquable ».
Les médias s'étant stupidement étonnés du fait que lui, jeune Malien musulman, ait sauvé des juifs, Lassana a simplement répondu : « Ce n'est pas une question de juifs, de chrétiens ou de musulmans, on est tous dans le même bateau ». « Chrétiens, athées ou musulmans (...) j'ai sauvé des humains », a-t-il dit lors d'une autre interview. Puis, parlant de l'autre jeune employé de 22 ans assassiné, Yohan Cohen, il a déclaré : « Ce jour-là, j'ai perdu mon collègue, un ami. »
Dans une ambiance dominée par le crétinisme nationaliste et les réflexions anti-immigrés, ce qu'a dit ce jeune est tout simplement la voix de la raison. Les politiciens et autres commentateurs invétérés, qui bavardent dans les grands médias à propos de ce qu'ils ne connaissent pas, devraient prendre des leçons auprès de Lassana Bathily. C'est possible, puisqu'il n'a pas été expulsé.
 



Le patrimoine des milliardaires de la santé a augmenté de 47 %. (lu dans Viva mag)

En amont de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, l'association Oxfam a calculé que, l’an prochain, le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde dépassera celui des autres 99 % de la population, à moins de freiner la tendance actuelle à l’augmentation des inégalités. Dans le domaine de la santé, le patrimoine des milliardaires a augmenté de 47 %.
L’étude « Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout», publiée aujourd’hui par Oxfam, montre que la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépassera les 50 % en 2016. En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte.
La majeure partie (46 %) des 52 % restant du patrimoine mondial se trouve entre les mains du reste du cinquième le plus riche de la population mondiale. Les autres 80 % de la population mondiale ne se partagent que 5,5 % et possédaient en moyenne 3 851 dollars par adulte, soit 700 fois moins que le patrimoine moyen des 1 %.
« Voulons-nous vraiment vivre dans un monde où 1 % possèdent plus que le reste d’entre nous, s’interroge Winnie Byanyima, directrice de Oxfam international. L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse et, malgré les questions brûlantes qui font l’actualité, le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement. 
Et Winnie Byanyima d’ajouter : « Le statu quo a un coût. Si les affaires continuent comme si de rien n’était pour les élites, notre incapacité à réduire les inégalités pourrait retarder la lutte contre la pauvreté de plusieurs dizaines d’années. Les populations pauvres souffrent doublement de la montée des inégalités : non seulement leur part proportionnelle du gâteau économique se réduit, mais comme les inégalités extrêmes nuisent à la croissance, le gâteau lui-même devient plus petit. »
L’an dernier, Oxfam avait créé l’événement à Davos en révélant que les 85 personnes les plus riches possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Elles sont aujourd’hui 80 à posséder autant que 3,5 milliards de personnes, ce qui représente une baisse spectaculaire, si l’on considère que ce chiffre s’élevait à 388 en 2010. En termes nominaux, le patrimoine des 80 personnes les plus riches du monde a doublé entre 2009 et 2014.
Oxfam appelle les États à adopter un plan en sept points pour lutter contre les inégalités :
 -    mettre un frein à l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes ;
 -    investir en faveur de la gratuité et l’universalité de services publics, comme la santé et l’éducation ;
 -    répartir équitablement la charge fiscale, l’allégeant du côté du travail et de la consommation, tout en taxant davantage le capital et les richesses ;
 -    instaurer un salaire minimal et œuvrer à un salaire décent pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs ;
 -    instaurer une législation en faveur de l’égalité salariale et promouvoir des politiques économiques assurant le traitement équitable des femmes ;
 -    mettre en place une protection sociale suffisante pour les plus pauvres, notamment la garantie d’un revenu minimal ;
 -    adopter l’objectif commun de lutter contre les inégalités à l’échelle internationale.
L’étude publiée aujourd’hui met en lumière la façon dont l’extrême richesse se transmet de génération en génération et le fait que les élites mobilisent leurs ressources considérables pour s’assurer que les règles internationales favorisent leurs intérêts. Plus du tiers des 1 645 milliardaires recensés par Forbes ont hérité d’une partie ou de l’ensemble de leur fortune. 
20 % des milliardaires ont des intérêts dans le secteur de la finance et de l’assurance, et le patrimoine nominal de ce groupe a augmenté de 11 % en douze mois, de mars 2013 à mars 2014. En 2013, ces secteurs avaient dépensé 550 millions de dollars pour faire pression sur les responsables politiques à Washington et à Bruxelles. Rien que pendant les élections américaines de 2012, le secteur financier a financé les campagnes à hauteur de 571 millions de dollars.
Les milliardaires de la santé
L’ensemble du patrimoine net des milliardaires ayant des intérêts dans le secteur pharmaceutique et de la santé a augmenté de 47 %. Eux aussi avaient dépensé 500 millions de dollars pour faire pression sur les responsables politiques à Washington et à Bruxelles, en 2013.
Oxfam craint que la force de lobbying de ces secteurs ne soit un obstacle majeur à la réforme du système fiscal international et n’impose des règles de propriété intellectuelle qui empêchent les plus pauvres d’accéder à des médicaments vitaux.
 


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