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Editoriaux



Les assises de l’outre-mer, la grand-messe de l’illusion

Annick Girardin la ministre des DOM a lancé ses assises des Outre-mer avec pour thème : "Construire l'avenir des outre-mer".
Pour lancer son opération de charme, dans ses arguments de propagande,  la ministre laisse entendre qu’elle propose que ces assises soit pour les ultramarins l’occasion de décider de la nouvelle politique publique pour les Outre-mer.
Elle va même jusqu’à les inviter à « classer ce qui leur paraît le plus important pour leur pays »  équipements publics, développement économique, emploi, environnement, santé, jeunesse, culture, sécurité... Et à partir du 15 janvier 2018, elle dira les projets retenus pour être ensuite inscrits dans un livre bleu outre-mer. De la grande illusion !
Interrogée sur : Pourquoi ça marcherait mieux cette fois qu'en 2009 ? Audrey Pulvar, membre du comité de projet,  a répondu embarrassée,  « qu’elle ne sait pas si ça  marchera, tant les difficultés en Outre-mer sont nombreuses… »
D’autres, politiques ceux-là,   voulant se mettre eux-mêmes en scène, font mine de se questionner sur le fait que « rien n’est lisible » ou encore « les critères d’arbitrage leurs sont inconnus » mais propose en conclusion que l’expérience devrait se poursuivre tout au long du quinquennat d’Emmanuel Macron. Bla bla bla…
Cependant, ce qui n’est pas une blague,   c’est que tout ce cirque se met en place, au moment où les patrons multiplient les attaques contre les travailleurs: licenciements abusifs, laminage du code du travail, réforme défavorable de l’assurance chômage, augmentation de la TVA, blocage des pensions de retraite blocage du Smic etc… rien qu’en s’appuyant sur les lois que le gouvernement Macron a eu à faire passer pour eux.
Par conséquent, de véritables intentions seraient plutôt de satisfaire les besoins des travailleurs et de la société toute entière, c’est-à-dire de répartir le travail entre tous,  d’augmenter les salaires, de répondre aux exigences vitales du monde du travail. Mais ce programme ne pourra être obtenu lors des discussions sans fin de ces assises, mais bien par la mobilisation des travailleurs pour qu’ils puissent ainsi imposer leur droit à une existence digne.
 
10-12-2017



La CGTM soutien les salariés du Parc Naturel en grève

Après plus de 40 jours de grève, c’est toujours le statut quo au Parc Naturel. Les salariés grévistes attendent que Louis Boutrin comprenne, autrement qu’il ne le fait, la situation qui se joue en ce moment au Parc.
D’ailleurs loin de vouloir prendre le chemin de la négociation avec les syndicats salariés, il leurs donne « du chien » et des « vigiles ». Avec un tel comportement, on peut dire que la partie est loin de s’achever. Car visiblement, c’est un climat tendu qui est voulu par le Président du PNRM. D’ailleurs, pour durcir le ton, il a fait intervenir deux huissiers sur place pour permettre, dit-il, aux agents non-grévistes de regagner leurs postes de travail.
 
C’est une posture contraire à celle des organisations syndicales qui proposent l’intervention d’un médiateur dans le rôle du facilitateur qui pourrait renouer les liens de la négociation. Hostile à l’idée, Boutrin a rejeté la proposition, ce qui veut dire que loin d’emprunter les voies du dialogue, il s’obstine à privilégier le bras de fer avec les salariés grévistes.
 
Mais les visages commencent à se crisper, après 43 jours de grève les syndicats disent ça suffit !, alors quand Boutrin déclare vouloir s’en remettre « aux autorités étatiques et judiciaires », c’est d’une part assez particuliers de la bouche d’un élu du MIM et d’autre part ce n’est certainement pas la voie d’une solution pacifique du conflit qu’il entrevoit.
 
Pour bon nombre de salariés, le Président joue au pompier pyromane et de ce fait, ils l’invitent à faire attention à ne pas trop laisser se dégrader la situation, car comme 2 et 2 font 4, disent-ils, c’est lui qui supportera les conséquences.

25/11/2017
 
 



Martinique: Hôpital en danger

Fait inhabituel les trios de Pôle du CHUM sortent de leur réserve et disent halte là ! Ils vont plus loin, ils prennent contact avec les syndicats, les usagers, les parlementaires, les fournisseurs, le patronat, les autorités (Préfet, D.G ARS, DG CHUM).
 
Ils ne veulent plus apparaître comme ceux qui cautionnent. Ils revendiquent un CHUM fonctionnel opérationnel humain et performant. Ils veulent valoriser les actes d’excellence qui s’y font. Ils veulent prendre leur part de responsabilité dans la gouvernance. Ils veulent sensibiliser la population. Ils veulent rencontrer des représentants du gouvernement.
 
Dès le départ, la CGTM a répondu à l’invitation et a été présente dans cette démarche, en expliquant la nécessité d’aller vers les collègues et la population. Car, sans rapport de force conséquent, nous n’aurons pas gain de cause sur nos revendications.
 
Alors collègues, quelque-soit votre grade, votre fonction ne restez pas sur la touche. Ne regardez pas de haut, le corps médical qui bouge. Dites ce que vous pensez, dites comment vous voyez l’amélioration de vos conditions de travail et de vie. Soyez les acteurs des changements pour un mieux-être au travail.
Comme dans tout corps social tout le monde ne se sent pas concerné…. Interpellez celles et ceux qui ne disent rien ! Que celles et ceux qui sont déjà convaincus prennent des initiatives pour convaincre leurs collègues. Dans nos familles, avec nos voisins partons en campagne, rappelons à tous que l’hôpital sauve essentiellement des vies ! Pour continuer à le faire, il doit disposer de tous les moyens humains et matériels pour dispenser des soins de qualité et ce, quel qu’en soit le prix !
 
RAPPEL
 
-         Le financement des hôpitaux est assuré à 90% par l’assurance maladie (c’est-à-dire nos cotisations salariales)
-         L’Etat n’a pas voulu effacer les dettes cumulées du CHUM, alors il le fait pour les banques
-         Le saupoudrage de 100 millions par an n’a pas réglé la situation du CHUM
-         Les surcoûts de certaines activités ne sont pas compensés au niveau où elles devraient l’être (perte de près de 80 millions par an)
-         Le gouvernement ne calcule pas quand il s’agit de financer à perte et sans condition le patronat (exonérations de cotisations, suppression impôt grosse fortune, suppression des cotisations AT, MP, suppression de la taxe sur les salaires…..)
-         Le déficit prévu de la Sécurité c’est 5 milliards pour 2018 et le gouvernement a déjà prévu d’augmenter le forfait hospitalier, de diminuer sur les budgets des hôpitaux,… de faire des économies à hauteur de 3 milliards !
-         Le budget de la Sécurité Sociale est supérieur à celui de l’Etat
-         Le déficit de l’Etat, c’est plus de 76 milliards et ses dettes cumulées sont de 2197 milliards…
 
C’est fou…mais l’Etat continue à donner de l’argent aux plus riches, à laisser mourir les services publics et à prendre des mesures contraignantes contre celles et ceux qui y travaillent et également, contre les usagers !
 
Oui exprimons nous, disons NON à une telle politique mortifère. OUI ! Luttons-nous afin d’obtenir des moyens humains et matériels, pour une prise en charge correcte de la population en Martinique.
L’avenir dépend de nous tous, de notre implication, dans les actions que nous mènerons collectivement.
 
 
PLATEFORME REVENDICATIVE
COLLECTIF CHUM DOUVAN DOUVAN
 
Atelier 1 : Aide immédiate pour les investissements. (Remise à niveau de Trinité, MV, Blocs APT Dotation urgente, SIH – aide au départ volontaire).
Atelier 2 : Révision du coefficient géographique
Atelier 3 : Revalorisation des MIGAC-MERRI, spécialités qui donnent lieu au label CHU qui sont structurellement déficitaires.
Atelier 4 : Reconsidération de la dette cumulée : défaisance. Entre 2005 et 2013, nous n’avons rien reçu comme financement.
Atelier 5 : Les mesures pour reconstituer l’effectif des professionnels de santé. Relève médicale. Les écoles paramédicales, faculté de plein exercice.
Atelier 6 : Réforme de la gouvernance du CHUM - contrats de pôle - charte des valeurs partagées.
Atelier 7 : Révision de la politique territoriale de santé : pertinence des soins, ville-hôpital, relations entre hôpitaux, problème de la DMS, des structures d’aval.
Atelier 8 : Coopération médicale inter DFA, coopération caribéenne, rayonnement du CHUM. Régulation inter DFA dans le domaine de la santé. Anormal que la Guyane envoie ses patients en France hexagonale.
Pertinence et performance des soins : Onze autorisations spécifiques : avec la méthodologie inspirée par la HAS. Cohérence des parcours - efficience en terme de qualité des soins - organisation du parcours au meilleur coût pour la communauté.
 
   

La CTM s’est engagée sur une aide immédiate de 1 ou 2 millions. La demande a été faite de transmettre par unité, ce qui est nécessaire et prioritaire dans notre quotidien.
Alors Collègues, lors de vos transmissions, mettez les priorités et veillez à ce que votre de Cadre les transmette au Cadre supérieur ou au Chef de Pôle.
 


 
 APPEL
 
La CGTM appelle ses militants, ses délégués et adhérents à s’impliquer et s’investir pour une participation conséquente des hospitaliers et de la population dans ce combat.
 
De plus, Macron attaque les salariés de la Fonction Publique.
 
REFUSONS :
-         Rétablissement du jour de carence
-         Augmentation de la CSG
-         Gel du point d’indice
-         Diminution des représentants du personnel
 
Sur ces points aussi, exprimons-nous !
 
 
Nouvelle posture


 

Pas de langue de bois !
Pas de complaisance !
Pas de conformisme !
Bannissons la peur !
 
Pour changer notre situation, ayons le courage et la franchise de noter ce qui ne va pas, quel que soit notre fonction. Réfléchissons et décidons ensemble, après discussion, de l’action à mener ou l’attitude à changer !
 
Si je veux un fonctionnement au top, je dois pointer ce qui ne va pas et examiner dans le collectif de travail comment l’améliorer.
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  Un nouveau droit n’est utile que s’il est connu et s’il a les moyens d’exister !
Depuis le 1er janvier 2017, Le DIF, Droit Individuel à la Formation, n’existe plus pour les agents du public. Il est remplacé par le CPF, Compte Personnel de Formation, mis en place par l’ordonnance du 19 janvier 2017.
 
 L’ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d’activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la Fonction publique rappelle le droit des fonctionnaires à la formation professionnelle tout au long de la vie.
 
 
 ACQUISITION DES DROITS
● Tout fonctionnaire acquiert des droits au titre du CPF.
● Les droits demeurent acquis jusqu’à l’utilisation ou la fermeture du compte.
● Les droits acquis dans le secteur privé sont transférés (portabilité) lors du recrutement dans la Fonction publique, et inversement.
ACQUISITION DES HEURES
þ A la fin de chaque année, les agents obtiennent 24 heures maximum jusqu’à l’acquisition de 120 heures, puis 12 heures maximum jusqu’à un plafond de 150 heures.
þ Pour les agents de catégorie C non titulaires d’un diplôme ou titre professionnel de niveau V, le nombre d’heures acquis par an passe à 48 heures et le plafond à 400 heures.
þ Les droits acquis au 31 décembre 2016 au titre du DIF sont transférés sur le CPF.
þ Si le projet vise à prévenir une situation d’inaptitude, le crédit d’heures peut être augmenté, dans la limite de 150 heures.
 
____________________________________________________________________________________________________LE COLLECTIF « CHUM DOUVAN DOUVAN » : A UN SITE
https://www.facebook.com/chumd



Guyane: Lè chen ni labitid volé zé, menm si ou brilé djol li, y ka kontinyé !

Alors qu’Emmanuel Macron, à l'occasion de déplacements en province, s’illustrait par les formules «je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques» ou encore « vous croyez que vous me faites peur avec votre t-shirt » ? « Le meilleur moyen de se payer un costume c’est de travailler » plus récemment en Corrèze il invectivait : « ceux qui foutent le bordel » !
Ces mots à l’époque où ils ont été prononcés, n’ont pas manqués de choquer les Français. Interrogé sur ses dérives, Emmanuel Macron s’était fendu de regrets de façade en disant: « qu’il assumait sur le fond, mais regrettait l’usage d’un mot familier ».
Promesse d’ivrogne parce que : lè chien ni labitid volé zè, menm si ou brilé djol li, y ka kontinyé ! C’est ainsi, qu’à peine débarqué en Guyane, Emmanuel Macron va choisir de récidiver et se révéler aux Guyanais qu’il va rapidement traiter comme des enfants, en leurs déclarant« qu’il n’est pas le Père Noël ». Un peu plus tard il remettra une couche dans une déclaration à la presse en arguant « le Président se déplace faudrait-il qu’il distribue des milliards » ?
En fustigeant de ses expressions arrogantes tous ceux qui s’expriment ou qui manifestent, Emmanuel Macron ne fait que traduire son mépris de classe, et révèle aux uns et aux autres le monde auquel il appartient.
28-10-2017



Macron est bien le président des riches et le revendique

Emmanuel Macron dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit et en même temps. Cela se résume qu’en même temps qu’il prend aux pauvres il donne aux riches : la baisse de l’impôt sur la fortune, la pérennisation des cadeaux faits pendant l’ère Hollande, l’augmentation des commandes aux marchands de canons et aux bétonneurs, et des aides, encore des aides, toujours des aides, la poursuite d’une politique fiscale en direction des gros actionnaires etc...
A titre d’exemple l’Observatoire des inégalités a calculé qu’avec le PFU (prélèvement forfaitaire unique) qu’une personne dont les revenus financiers annuels s’élèvent à 400 000 euros, verra son impôt baisser de 96 000 euros en 2018. A cela on peut ajouter que le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), offrira une cagnotte de plus de 4,5 milliards d’euros à une poignée de gens fortunés. Ou encore rappeler le cadeau fiscal fait aux plus riches représentera 5 à 7 milliards d'euros et ne rapportera rien en contrepartie à la Collectivité.
Et en même temps, ce même Macron à la tête de l’exécutif serre la ceinture du plus grand nombre.
C’est ainsi que le budget de l’État pour l’année 2018 consistera à diminuer tous les budgets utiles à la population, augmenter la pression fiscale sur les plus pauvres. Pour les classes populaires il prévoit : la suppression de dizaines de milliers de contrats aidés, la baisse des APL, la chasse aux chômeurs, la pénurie à l’hôpital, dans les écoles, les transports et le logement social, l’étranglement des communes, l’augmentation de la CSG que subiront même les retraités. Sans oublier ses ordonnances qui ont pour but de faciliter les licenciements, les baisses de salaire, et l’exploitation des travailleurs.
Il faudra bien qu’un jour « les mouches changent d’ânes ». Mais pour cela, les victimes de la pauvreté de Macron devront trouver les chemins de la contestation que cela soit dans les entreprises ou dans la rue.

28-10-2017



Mobilisation réussie des fonctionnaires

Comme annoncé, le 10 octobre dernier les fonctionnaires de Martinique, à l’appel des confédérations syndicales : CGTM, CDMT, FO, FSU et CFDT sont venus manifester à Fort de France, contre les ordonnances Macron contre la suppression du jour de carence, le gel du point d’indice, la suppression de 120 000 postes, la diminution de budgets, la casse du service public…etc
Le moins qu’on puisse dire est que l’appel fut entendu car ils étaient entre 600 et 700 à défiler dans les rues de Fort-de-France pour ce combat du maintien du service public.
Du fait que ce mouvement regroupe l'ensemble des syndicats, les perturbations ont été nombreuses dans le service public résultat, ce fut le cas dans les bureaux de la Poste, les agences de Pole-Emploi, tous fermés à la clientèle. Les écoles, les agents des Collectivités (crèches, cantines scolaires, et services, etc…)  également fermées ce jour faute d’agents pour assurer le service.
 
Cette réussite explique bien que la mobilisation a porté ses fruits et que les agents des fonctions publiques ont eu raison de manifester dans les rues pour dire leur opposition aux lois Macron.
D’autres actions sont à venir et là encore les travailleurs devront se préparer pour assurer leurs succès. La CGTM quant à elle, appellera à l’action et organisera autant qu’elle le pourra la riposte des travailleurs contre les lois scélérates d’Emmanuel Macron.

14-10-2017



Victoire des contrats aidés

La mobilisation des salariés en « contrats aidés », trois semaines durant, a eu raison de la volonté têtue de l’administration de vouloir supprimer nombre de ces emplois. Il faut dire que cette colère des salariés, s’est manifestée à plusieurs reprises soit dans les rues de Fort de France ou encore, sur les routes en opérations « molôkoï » traduisant ainsi une réelle volonté de se faire entendre et de gagner cette bataille de l’emploi.
C’est plus de 4000 manifestants qui se sont retrouvés à Fort de France ce lundi avec : sono, drapeaux, pancartes banderoles pour scander des slogans hostiles à la suppression des « contrats ». D’ailleurs, certains élus, « coincés » par la politique du gouvernement qui les prive d’une main d’œuvre à bon marché, se sont également retrouvés à manifester leur soutien aux travailleurs mobilisés.
Devant une telle mobilisation, l’administration a fait machine arrière et à conclu avec les syndicats d’un protocole de fin de conflit maintenant le volume des contrats comme cela avait été convenu en 2016. Il ne fallut pas plus pour que les manifestants considèrent que l’affaire avait trouvé une issue favorable et de conclure que les emplois étaient sauvés.
Cependant, en gagnant cette première manche, les manifestants ont gagnés à se faire respecter par l’administration, mais pour combien de temps encore…
Lire le protocole d'accord...

Les contrats aidés : un « pis-aller » tant que…(Danielle Laport sociologue du travail)
Protocole accord Prefet - Contrats aides 26-09-2017.pdf


Loi travail : la mobilisation est en marche !

Cette de journée de grève du 12 septembre appelée par la CGTM et la CDMT et qui a rassemblé plus de 800 manifestants à Fort de France avait pour but de faire entendre la colère des travailleurs seul vrai socle de résistance aux ordonnances Macron.
En guise de bilan, il y a lieu d’affirmer, que l’objectif a été atteint. Car pour n’être pas resté muet, ni neutre, ni détaché, ni distant, ni lointain, au moment précis où les travailleurs subissent une attaque frontale du patronat et du gouvernement, cela tient lieu de détermination et de fermeté vis-à-vis de nos exploiteurs.
D’ailleurs les travailleurs mobilisés l’ont bien compris, venus des secteurs : Santé, Commerce, Edf, Bâtiment, PTT, Sécurité, Education, Agriculture, CTM, ONF, Finances publique, CAF, CGSSM, Produits pétroliers, Retraités, Collectivités, Pôle-Emploi, etc… soit plus de 600 manifestants Cégétistes, cette action témoigne du niveau de conscience des grévistes.
Tous scandaient leur colère envers ces ordonnances, notamment contre la fusion des instances représentatives du personnel, le plafonnement des indemnités, le raccourcissement du délai de recours aux prud'hommes, la facilitation des licenciements, la quasi abrogation des avantages de la branche professionnelle, la négociation sans syndicat etc….
Cependant, si certains avis ont jugé que le compte n'y était pas à l’occasion de la journée de grève du 12 septembre, c’est sans doute que ces gens-là entretiennent ainsi leurs chimères, qui est de voir un jour dépérir les forces du mouvement social.
Pour d’autres la parade était plus sournoise se drapant d’analyses superflues et sans intérêt, ils se sont montrés tantôt chimériques ou tantôt jusqu'au-boutistes sans avoir à s’exprimer sur le fond.
A ceux-là nous disons, faites taire vos stupides et stériles arguties, et exercez-vous à un courageux examen de conscience et là mettant votre lucidité à profit, vous découvrirez sans doute, les vrais raisons de vos défaillances
Le 12 septembre, il fallait être là et la CGTM était sur ce premier front d’opposition pour dénoncer cette perfide ordonnances-loi qui s’attaque sans vergogne au droit du travail. Cette mobilisation n’est qu’un début qui appelle une suite car si la mobilisation ne se montre pas à la hauteur de l’attaque, cette politique scélérate de Macron-Gattaz aura sans aucun doute pour conséquences plus de chômage, de précarité, de pauvreté et de misère en Martinique,

15-09-2017

Regardez une vidéo de la manif en page web-tv et des photos sur notre page "photos"



Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations contre la loi du travail XXL.

La CGTM appelle l’ensemble des travailleurs à se retrouver ce mardi 12 septembre à la Maison des syndicats dès 8h, pour faire entendre leur colère dans les rues de Fort de France.
Ce rassemblement doit être le début d’une longue liste de manifestations et de mobilisations en tout genre qui devront témoigner de leur mécontentement.
Car, cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, mais va au contraire augmenter, encore plus en Martinique, la précarité, la pauvreté et la misère.
Alors, dès maintenant, mettons tout en œuvre pour unir les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants pour une grande unité du monde du travail afin de gagner des réformes, mais qui seront celles-là, pour le progrès social.
LA CGTM APPELLE TOUS LES TRAVAILLEURS CONSCIENTS A LA GRÈVE LE 12 SEPTEMBRE. LE RASSEMBLEMENT EST PRÉVU DÈS 8 HEURES A LA MAISON DES SYNDICATS.



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Communiqué de la CGT: Loi travail XXL Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.
Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.
Pour rappel, si on comptabilise l’ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s’ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.
Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n’a jamais permis de créer des emplois car ça n’a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin’s (« 1 million d’emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !
Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.
D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.
La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).
Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.
A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.
La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.
Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pouvant prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».
Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.
Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé.
Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.
Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL.
La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu’ils pourraient subir dans leurs entreprises.
La CGT va engager le débat avec eux pour d’autres propositions, comme l’augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d’un travail.
La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l’ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.
Montreuil, le 31 août 2017



Code du Travail : Macron poursuit l’œuvre de démolition commencé par Fillon et El Khomri !

L’offensive Macron s’inscrit dans la lignée d’attaques contre les droits des travailleurs initiée par nombre de ses prédécesseurs Fillon, Rebsamen, lui-même, et El Khomri….

Dans son projet Macron a tout conçu pour favoriser les intérêts de l’entreprise, et ce, au détriment de la protection des salariés. C’est ainsi que les nouveaux textes : abaisseront le coût des licenciements, amplifieront la négociation à la carte dans les entreprises, limiteront des possibilités de contestation devant les prud’hommes, imposeront le référendum à l’initiative de l’employeur ainsi que la fusion des instances représentatives du personnel.

Dans leur ensemble, le véritable enjeu de ces ordonnances, consiste à poursuivre l’aventure qui étend la logique du nouveau cadre réglementaire, mise en place par la loi Travail, à l’ensemble du Code du travail.

Nouveau cadre réglementaire destructeur de règle tel que, la hiérarchie des normes et le principe de faveur, puisqu’aujourd’hui un accord de niveau inférieur peut comporter des dispositions moins favorables que l’accord de niveau supérieur, (loi Fillon du 4 mai 2004 et loi El Khomri en 2016). C’est bien là le sujet qui a permis de déverrouiller l’accord de branche sur les sujets suivants : le contingent d’heures supplémentaires, l’aménagement du temps de travail, la mise en place de conventions de forfaits, le fonctionnement du compte épargne temps.

Sur la question des licenciements, Macron enfonce le clou déjà pointé par la loi dite de sécurisation de l’emploi de 2013 et la loi Travail, lois qui ont considérablement réduit les possibilités de contester les licenciements économiques en justice, l’employeur pouvant évoquer le motif de chutes de chiffres d’affaires, même périodiques. Avec Macron, cet arsenal disposera d’un nouveau sabre car sa loi ordonnera qu’en cas de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, les moyens du PSE sont évalués en fonction de l’entreprise et non plus du groupe et ceci au nom de la sauvegarde de la compétitivité.

Les Prud’hommes seront de moins en moins accessiblescar les salariés victimes de licenciements verront non seulement leurs indemnités fixées par un barème indicatif, mais pour sécuriser les employeurs, Emmanuel Macron entend introduire le principe d’un plafonnement de ces indemnités.
A cela s’ajoutera unereprésentation des salariés à minimapuisqu’Emmanuel Macron,entrant dans la brèche qu’avait ouvert avant luiLe ministre Rebsamen, réduira un peu plus le pouvoir des instances représentatives du personnel (IRP).

Cette première vague de mesures envisagées par le nouveau gouvernement, illustre bien les conditions dans lesquelles Macron et les siens entendent mener leur guerre contre le monde du travail.

12-07-2017



100 millions d'euros c’est le montant de la bienveillance de l'Europe aux patrons des distilleries de rhum

Le Comité martiniquais d’organisation et de défense du marché du rhum (Coderum), à l’instar des rhumiers des DOM, se frotte les mains, voilà que l’Europe vient d’autoriser la hausse des quotas de rhum vers les pays de la zone euros.
 
En effet, c’est Pierre Moscovici le commissaire européen chargé de la fiscalité à la Commission européenne qui annonce l'augmentation des quotas de rhums des DOM, sous régime fiscal dérogatoire, de 24 000 hectolitres d'alcool pur. Cela représente une aide de 100 millions d’euros aux distillateurs de la filière canne, sucre, rhum des DOM.
 
Les petites mains qui sont à l’origine de l’initiative de cette manne, sont: Manscour et Marie-Jeanne ceux deux parlementaires ont su trouver les mots pour plaider, auprès de l’eurodéputé Pierre Moscovici et de l’ex-ministre des DOM,…. « La grande difficulté des producteurs Domiens face à la concurrence des rhums des pays tiers ».
 
Cependant, sitôt l’annonce de l’augmentation du contingent, des voix d’industriels se sont fait entendre pour exprimer les rivalités existantes entre les rhumiers de Martinique et ceux de Guadeloupe qui ont laissé entendre leur désaccord sur la répartition de ce supplément de contingent.
 
Cette farouche concurrence entre rhumiers, tient au fait que les statistiques de la grande distribution en Europe annonce une évolution de près de 20% des ventes, de même que la pénétration fulgurante du produit sur les marchés d’Asie (Japon et Chine).
 
A coup sûr, ces prédictions excitent nos vendeurs d’alcools. Déjà entre les rhums Martiniquais les : JM, Dépaz, Dillon, Saint-James, Mauny, Clément, Simon, Saint-Etienne, Neisson et Favorite, les dissensions s’expriment alors qu’en sera-t-il lorsqu’en Interrégional, les Damoiseau, Bologne, Montebello, Longueteau en encore Séverin feront connaitre leurs soif de profit ?

24-06-2017
 



La collecte de la Banque Alimentaire de Martinique illustre bien le triste reflet de la misère des masses populaires

Dans sa dernière déclaration publique, la Banque Alimentaire de Martinique (BAM) note avoir récolté 76 tonnes de denrées en quelques jours soit l'équivalent de 152 000 repas à destination des plus démunis.
Cette situation est le reflet d’un contexte horriblement difficile pour certains, alors que pour d’autres, ceux de la classe de profiteurs le bien être est amplement affiché.  En clair, ce sont là des chiffres qui donnent à réfléchir sur les vrais raisons de la situation de pauvreté en Martinique.
Aujourd’hui comme hier, l’insuffisance de revenus confronte une bonne partie de la population à l’insécurité alimentaire, alors qu’à longueur de journée on nous parle de développement et de société en croissance. Alors que l’argent existe en Martinique, des milliards d’euros d’épargne sont accumulés par les prébendiers locaux et dorment dans les tiroirs de l’IEDOM (la Banque de France en Martinique).
Tout cela illustre bien que le progrès dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée ne profite pas à tout le monde et qu’il ne réduit ni la pauvreté ni la faim.
En tout cas, s’il faut tirer une leçon de ce bilan de collecte de la BAM, c’est que persiste en Martinique une profonde misère des masses populaires qui contraste jusque dans l’assiette avec l’insolente richesse d’une bourgeoisie locale aisée, froide et indifférente, mais tout cela n’entretient-il pas un climat social à caractère explosif quasi permanent ?

23-06-2017
 



Macron promet de s’attaquer aux intérêts des travailleurs par ordonnance

Après le cycle de passage en force par le 49.3 de Manuel Valls, Emmanuel Macron pour s’attaquer au code du travail, promet de passer par ordonnances.
49,3 et Ordonnances, ce sont les côtés pile et face d’une même pièce. Les deux consistent à s’affranchir de l’avis du Parlement pour légiférer. C’est la Constitution de 1958 qui donne au gouvernement, dans son article 38, la possibilité de contourner le processus législatif régulier. Ainsi, le gouvernement peut demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. Macron devra cependant se plier à deux votes, une pour obtenir l’habilitation et une autre pour faire passer les ordonnances.
Le projet de casse de Macron, consiste à aller encore plus loin que la loi scélérate El Khomri, détruire les régimes spéciaux en transformant totalement le système des retraites, contrôler drastiquement les chômeurs, supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, etc……
Aller plus loin qu’El Khomri, en simplifiant le droit du travail par la décentralisation la négociation de la branche vers l’entreprise, alors que pour les salariés des petites entreprises ce sont précisément les accords de branche qui sont protecteurs. L’action de Macron consiste donc à poursuivre la politique de l'inversion de la pyramide des normes engagée par la loi El Khomri, qui veut que les négociations sur le temps de travail, les heures supplémentaires soient encadrées non plus au niveau de la loi, mais au niveau de l'entreprise.
Concernant les régimes de retraites, il s’agit pour le nouveau Président de la République de niveler par le bas, en remettant travailleurs de l’électricité, cheminots, conducteurs de métros, , fonctionnaires, marins, dockers et toutes les autres activités concernées par l’un des 37 régimes spéciaux au niveau du salarié du privé, lui dépourvu de tout avantage.
Il s’agira ensuite pour Macron de passer d’un système de solidarité à un système assurantiel : une logique générale à la défaveur des travailleurs. Contrairement au système des régimes par annuités, le futur système rapporterait des points convertibles en pension. Un système beaucoup moins avantageux pour les retraités que le système de solidarité.
Emmanuel Macron usera de la même logique avec l’assurance chômage. Adieu la solidarité entre travailleurs et chômeurs, le système Macron quittera la solidarité géré par l’Etat pour un système assurantiel géré par les sociétés privées.
Au vu des annonces de Macron, les travailleurs, pour faire face aux projets de destruction du nouveau Président, se doivent de construire une réponse à la hauteur des attaques qui se préparent.

13-05-2017



Les origines du 1er mai

Le Premier mai, les travailleurs se mobilisent dans le monde entier. Ils manifestent pour bien des raisons, en particulier contre leurs conditions de travail et l’exploitation. Mais surtout ils manifestent pour leur dignité de travailleur, pour pérenniser cette lutte pour la dignité d’année en année.
D’où vient cette tradition est bien enracinée du 1er mai. ?
Le Premier mai n’est certainement pas la fête du travail ! Les travailleurs ne fêtent pas le travail, car c’est le travail qui les écrase et les opprime. L’idée de fêter le travail date du gouvernement d’extrême-droite, pro-nazi de Philippe Pétain, couramment appelé maréchal Pétain. C’est lui qui a voulu faire perdre au Premier mai son caractère de journée de lutte internationale des travailleurs !
Au-delà des traditionnels défilés, du jour chômé et des brins de muguet ou d’églantine, les origines de ce jour symbolique en France sont à trouver du côté des Etats-Unis, et plus précisément Chicago.
1886 : la grève de Chicago pour la journée de huit heures
C'est en 1886, que les syndicalistes de l'American Federation of Labor choisissent de consacrer le 1er mai à la revendication des huit heures de travail quotidien. Deux ans auparavant, depuis leur congrès de 1884, les syndicats commençaient à s'organiser pour parvenir à leur objectif. Cette date n'est pas choisie au hasard. En effet, il s'agit du jour du renouvellement des contrats de travail de nombreux salariés. La grève générale qui s'en suit réunit alors plus de 300 000 ouvriers qui décident de quitter leurs usines pour battre pavé et revendiquer l'amélioration de leurs conditions de travail.
Si le défilé se déroule dans le calme, dès le 3 mai des incidents éclatent entre grévistes et policiers, faisant six morts du côté des manifestants. Un premier drame qui marquera un durcissement de ton du côté des grévistes, notamment des anarchistes qui participent également au mouvement. Le lendemain, une nouvelle marche de protestation, encadré par les forces de l'ordre, est organisée. Tout se déroule dans le calme jusqu'à la fin de l'événement. Alors que les manifestants se dispersent, une bombe éclate, touchant un policier. Des heurts éclatent entre certains grévistes et policiers, faisant à nouveau sept morts du côté de la police et une dizaine de manifestants.
Les autorités ne tardent pas à réagir en arrêtant huit militants anarchistes. Cinq d'entre eux, Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis LinggQuatre, sont condamnés à la peine de mort. Si quatre sont pendus le vendredi 11 novembre 1887 (qui sera rebaptisé Black Friday), Louis Lingg se suicide en prison. Les trois autres condamnés sont graciés en 1893 par le gouverneur progressiste de l'Illinois en raison de la fragilité de l'enquête. Les cinq morts seront alors réhabilités à titre posthume.
Une grève qui marque les mouvements socialistes
Ce combat des ouvriers américains marquera les mouvements ouvriers et les partis socialistes au-delà des frontières. Lors du congrès instituant la deuxième Internationale socialiste organisée à Paris(1889), les participants décident alors de faire du 1er mai, un jour de manifestation internationale des Travailleurs pour demander la journée de huit heures, rendant ainsi hommage aux morts de Chicago. La première manifestation aura lieu le 1er mai 1890. En France, les manifestants du 1er mai défilent en portant à la boutonnière un triangle rouge, avant d'être remplacé quelques années plus tard par une fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet trouve enfin sa place sur la boutonnière avec un ruban rouge.
 
1er mai fête internationale des Travailleurs
Si le 1er mai devient un jour de revendications sociales, il n'est pas encore un jour férié en France. C'est seulement à partir du 23 avril 1919 que le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée par les travailleurs.
 
Jusqu'alors reconnue comme jour de fête internationale des travailleurs, le 24 avril 1941, sous le régime de Vichy, le maréchal Pétain décide de le remplacer par une fête dénuée de toute référence à la lutte des classes: Désormais c'est la « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Disparaissant à la Libération, le 1er mai sera de nouveau officialisé le 29 avril 1948, et le nom de « fête du Travail » restera. Ce jour est alors à nouveau chômé et payé.
 
Certes depuis, le 1er mai est un jour de repos pour tous les salariés. Mais pour nous cette journée doit rester un moment de revendications sociales. Car elle doit nous ramener au souvenir de ceux qui en 1886 eurent les premiers l’idée géniale de consacrer ce jour à la revendication des huit heures de travail quotidien.

29-04-2017
 



VIVE LE 1er MAI: Soyons toutes et tous à manifester dans les rues de Fort de France

Soyons toutes et tous à manifester dans les rues de Fort de France
Pour nous Cégétiste, le 1er mai c’est la journée de solidarité internationale des travailleurs. C’est aussi une journée de manifestation de tous les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes afin qu’ils fassent entendre leur voix.
Cettefois encore, notre rassemblement aura une dimension particulière, car nous dirons ensemble notre colère face aux attaques du patronat et aux dommages des politiques d’austérité du gouvernement qui entrainent dans son sillage des dégâts économiques et sociaux considérables.
 
Refusons la politique du patronat, du gouvernement et de leurs soutiens locaux
Le patronat, le gouvernement et les politiciens locaux qui servent leurs intérêts s’opposent ouvertement à nos luttes, ils cherchent à nous diviser pour ensuite nous imposer leurs lois. Alors, faisons leursla démonstration que loin d’être démobilisés, nous sommes en mesure d’amplifier ce mécontentement qui s’oppose à leur politique.
Exigeons une politique au service du progrès social.
Nul ne peut nier que dans tout le pays, des luttes multiples se font l’écho des besoins et des nécessités des travailleurs et de la population, face à l’appétit sans mesures de nos exploiteurs:
Dans nombres de secteurs : la Santé, les Exploitations Agricoles, les Collectivités, la Poste, le Commerce, et EDF, pour ne citer que ceux-là, la colère des travailleurs s’exprime à travers l’exigence d’une politique de moyens pour une vie meilleure.
 
Clamons ce 1er Mai haut et fort nos revendications
v -contre le chômage
v -contre les bas salaires
v -contre la précarité
-contre la pauvreté et la misère.
 
Car aujourd’hui, trop de salariés sont minés par les souffrances qu’engendre le travail.
C’est le cas des ouvriers du secteur agricolequi quittent les entreprises pour inaptitude, la pénibilité en est à cause ainsi que de la dégradation de leurs conditions de travail.
A l’Usine du Galion, les salariés sont confrontés à une direction qui cherche à remettre en cause leurs acquis arrachés dans la lutte depuis plus de 30 ans.
Dans les collectivités territoriales notamment au Lamentin et à Bellefontaine, des militants cégétistes sont sujets aux attaques de leurs employeurs.
Les travailleurs de la Poste, n’ont jamais cessés la lutte depuis des mois d’exiger de leur direction le respect de leurs conditions de sécurité au travail.
A l’Hôpital, tout va de travers, et aux Urgences ou ailleurs, c’est la lutte des salariés qui met au premier plan la réclamation des effectifs, et la mise à disposition des professionnels de véritables moyens pour soigner...

Lire le tract complet ci-dessous

1er mai 2017


Mobilisation des travailleurs en Guyane

La Guyane depuis plusieurs semaines est à l’arrêt, le pays tout entier vie au rythme d’un mouvement de colère général, partagé par une très large partie de la population du pays. La mobilisation commencée avec les transporteurs et chefs d'exploitations agricoles le 16 mars, s’est bien vite élargie aux milliers de Guyanais qui manifestent, depuis, chaque jour dans les rues des grandes villes du pays.
La raison de ce développement spectaculaire du mouvement populaire, tient d’abord à l’entrée en grève dès le 20 mars des salariés UTG éclairage sur leurs propres revendications mais également en soutien aux salariés de la société Endel qui assure le transfert de la fusée Ariane jusqu’à Kourou qui réclamaient une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail.
Le lundi 27 mars c’est la grève générale lancée par l’UTG, pour protéger, dit le syndicat, les salariés mobilisés dans les Collectifs citoyens. Cette journée de grande mobilisation s’est voulue démonstrative par la volonté des différents collectifs de citoyens (500 frères, Toukan etc…), par les syndicats de salariés, les sociaux professionnels, et en tout dernier lieu les élus de la classe politique a entrainé une participation massive d’une population déterminée.
Tous sous la bannière du « collectif pou la Gwiyann Dekolé » dénoncent les difficultés de la Guyane en matière de santé, d’éducation, de développement de l’énergie, d’économie, de sécurité, d’enclavement de population, d’accès au foncier, au numérique ou de logement.
Certes, bien que tous ces problèmes soient connus des services de l’état, il a quand même fallut lui forcer main. L’opération paralysie du pays a mis en place, des barrages obstruant les ronds-points stratégiques du littoral guyanais, a bloqué notamment l’entrée de Cayenne, et à contraint la mise à l’arrêt des opérations de tir sur la base de Kourou.
Autres conséquences de la mobilisation populaire, ont été l’annulation par Air-France ou Air Caraïbes de vols long-courriers de Paris-Orly à Cayenne ou encore la fermeture des commerces, et des stations-service dans les grands centres urbains.
Mais c’est surtout du fait de la grève générale appelé par l’UTG et la mobilisation des Collectifs qui fut très suivie, de la forte présence des citoyens installés de manière permanente sous des abris de fortune sur les grands axes routiers que la réponse attendue est venue du gouvernement.
Alors qu’à Paris au sommet de l’état, les dirigeants prenaient le mouvement de haut, ils durent vite déchanter car le premier ministre du gouvernement ainsi que la ministre des DOM ont été contraints de faire le voyage jusqu’à Cayenne pour ouvrir les négociations avec les Guyanais.
Au moment où nous écrivons, les atermoiements du gouvernement n’ont apporté à ce jour aucune solution aux problèmes posés par l’ensemble de la population et des salariés mobilisés.

Mais cela n’a rien d’étonnant puisque car ces gens-là n’ont ni retenue ni décence. Ils se sont pendant des années enrichis sur le dos de la population et des salariés sans partage se servant sans vergogne en profits et dividendes.
Alors oui, la lutte engagée doit triompher et pour renforcer ce sentiment de légitimité de la lutte des Guyanais, La CGTM apporte sa solidarité aux mouvements et manifestations et soutiens les revendications du mouvement populaire jusqu’à leurs satisfactions.


31-03-2017



8 mars journée internationale de lutte pour les droits des femmes: toutes et tous en grève


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Les inégalités entre les hommes et femmes se réduisent au fur et à mesure des années mais ne disparaissent pas. Les tâches domestiques tendent à être réparties entre hommes et femmes. Cependant il reste encore des efforts pour que ces activités soient exécutées équitablement et ne soient plus uniquement dévolues aux femmes.
En plus de l’entretien du foyer, alors que leur niveau de formation est supérieur à celui des hommes, elles sont plus nombreuses dans les professions intermédiaires, mais minoritaires dans les professions de cadres. Les femmes restent majoritaires dans les emplois non qualifiés d’ouvriers et d’employés (2 femmes pour 1 homme) alors que dans les emplois d’ouvriers et d’employés qualifiés il y a autant  d’hommes que de femmes.
Contre la précarisation de l’emploi des femmes
Aujourd’hui, les femmes Martiniquaises sont environ au nombre de 204 000 soit à peu près 30 000 de plus que les hommes. Même si le taux de chômage des hommes augmente (+ 1,6 point), alors que celui des femmes diminue  (– 2,3 points), elles restent malgré tout défavorisées par rapport aux hommes
En 2015 et encore actuellement, les femmes sont majoritaires dans le secteur tertiaire où elles occupent 61,1 % des emplois. Ce sont le plus souvent des emplois précaires : trois emplois sur cinq en CDD sont occupés par des femmes, elles sont deux fois plus nombreuses à être recrutées en intérim ou en contrat d’apprentissage et le temps partiel affecte concerne en majorité les femmes.
Luttons contre les violences faites aux femmes
En 2016, les violences envers les femmes n’ont pas diminuées et continuent encore aujourd’hui dans notre pays sous diverses formes : violences physiques, sexuelles, sexistes voire économiques…
 
Dans des Habitations en Martinique, les salariées subissent encore aujourd’hui une discrimination en ce qui concerne l’égalité de traitement Hommes/Femmes au travail.  Les ouvrières agricoles, en raison d’une situation exceptionnelle due aux intempéries, sont contraintes, sur certaines habitations, de travailler du lundi au mercredi et les hommes toute la semaine. En plus d’être discriminatoire, cette situation crée une précarité salariale pour ces ouvrières.
Non aux bas salaires et aux retraites de misère
 
En raison d’une précarité de l’emploi galopante et d’un chômage qui croît régulièrement, les Martiniquais ont des revenus plus faibles qu’au niveau national. De nombreuses familles perçoivent le RSA. La majorité de ces familles sont monoparentales et doivent faire face à une flambée des prix des produits de premières nécessité, des carburants, des impôts, de l’énergie….
Les pensions de retraite en moyenne de 700 € ne suffisent pas à assurer un quotidien décent aux retraitées qui utilisent environ 50 % de leur budget dans l’alimentation, l’énergie et le logement.
Le déremboursement de la Sécurité Sociale pousse nos aînées, et les plus jeunes qui sont chômeuses ou en contrat précaire à négliger leur santé..Lire la suite dans le tract 


8 MARS 2017

Agression de Théo : la violence sociale d’un système barbare (Lu dans Lutte Ouvrière)

L’agression dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Ce passage à tabac par quatre policiers, ce viol avec une matraque, ces humiliations racistes sont insupportables.
Et l’injustice continue : un viol ayant entraîné une déchirure de 10 centimètres est jugé « non-intentionnel » par l’IGPN ! Des jeunes accusés d’avoir jeté des pierres sont déjà condamnés par des tribunaux à de la prison ferme, tandis que les quatre policiers sont laissés en liberté. Au nom de la présomption d’innocence ? Mais de quelle présomption Théo a-t-il bénéficié ? Aux yeux de la police, les jeunes qui passent un moment en bas de leurs immeubles sont présumés coupables, voire sont des « bamboulas », comme l’a justifié un syndicaliste policier !
Fillon a expliqué que « la police, la gendarmerie, les forces de sécurité […] n’ont rien à voir là-dedans » ! En prenant le parti des bourreaux contre leur victime, il est dans son rôle de défenseur de l’ordre social capitaliste. Et Le Pen aussi, qui a pris la défense des policiers, tandis qu’un responsable du FN traitait Théo de « racaille » !
Théo a survécu et peut témoigner. Mais qu’a subi le jeune Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier dans la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise ? La bavure d’Aulnay n’est pas un cas isolé. Chaque année, des jeunes et des moins jeunes meurent à la suite de l’intervention de la police. Les interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi sont légion. C’est ce que dénonçaient samedi ceux qui ont manifesté à Bobigny, et qui ne se résument pas aux casseurs.
Les policiers sont certes en première ligne face à bien des violences qu’engendre la désagrégation de notre société. Mais renforcer leurs pouvoirs ne fera qu’empirer les choses. Le PS est revenu sur la mesure symbolique qu’aurait été la délivrance d’un récépissé lors d’un contrôle d’identité. Il veut assouplir les règles d’utilisation des armes, reprenant ainsi, avec le soutien de la droite et du FN, les revendications policières. La société que cela nous prépare, c’est celle des États-Unis, où les policiers ont un permis de tuer.
Il faut au contraire lutter contre les inégalités et contre ce chômage de masse qui gangrène la société et confisque toute perspective d’avenir aux jeunes des quartiers populaires.
Théo a 22 ans et est au chômage, comme tant de jeunes des classes populaires. À 22 ans, Charles, le fils de François Fillon, étudiant en droit, avait un job d’étudiant : il était assistant de son père sénateur, et gagnait 4 846 euros par mois… pour un travail qui n’a laissé aucune trace. Tout comme sa sœur Marie, payée 3 806 euros mensuels ! Aujourd’hui, le fils Fillon est avocat d’affaires et peut gagner en une année ce que Théo ne gagnera pas en une vie.
La voici, notre société : le racisme, l’exclusion et la répression pour la jeunesse des classes populaires ; les passe-droits et les privilèges pour les fils à papa !
Cette injustice, entre la jeunesse brisée de Théo et celle, dorée, des enfants Fillon, n’est qu’un exemple criant de celle qui traverse toute la société, entre ceux qui tentent de vivre de leur travail, et ceux qui considèrent que tout leur est dû. Les grandes fortunes reçoivent chaque jour en dividendes ce qu’une famille ouvrière ne peut gagner en une année, voire en une vie. Liliane Bettencourt, une des grandes fortunes françaises, empoche chaque semaine plus d’un million d’euros de dividendes de L’Oréal et ne paie même pas l’impôt sur la fortune.
Les affaires Fillon et Théo sont des leçons de choses : les riches ont tous les droits et les pauvres n’ont que des devoirs. La police et la justice, l’appareil de l’État sont au service des premiers contre les seconds. Cette expérience, bien des manifestants contre la loi travail l’avaient faite au printemps 2016, et des dizaines d’entre eux sont poursuivis. Ce que vivent les jeunes des quartiers, c’est un autre aspect de cet ordre social injuste.
Alors, soyons nombreux, dans les semaines et dans les mois à venir, à exprimer notre colère contre l’ordre social de la bourgeoisie. Soyons nombreux à dire que nous ne voulons plus de ces inégalités, de l’exploitation, et du racisme qui va avec. Soyons nombreux à faire entendre le camp de ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur religion, la couleur de leur peau, combattent la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qu’elle charrie.
 

18-02-2017



Envolées des prix et des taxes : ce qu’ils ne diront pas (Lu dans Combat Ouvrier)

Un vent de fronde souffle dans la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud de Martinique (CAESM). Un comité a été créé pour protester contre les hausses des taxes (Foncières, habitation, enlèvement ordures, etc.) qui ont dépassé les … 35%. Le train de vie des élus a même été pointé comme pouvant être l’une des raisons expliquant ces augmentations. Mis en cause, le président de la CAESM, Eugène Larcher, a tenté de se dédouaner. « Il nous a fallu faire face aux conséquences du désengagement de l’État qui réduit massivement les dotations qu’il verse aux collectivités ».
La Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) a augmenté de manière significative (12 cts) les taxes perçues sur les carburants. Devant les protestations, c’est Daniel Marie-Sainte, élu et porte-parole du Conseil Exécutif qui, après Michel Branchi (PCM) et Miguel Laventure (FMP), a ainsi justifié ces augmentations : « L’Assemblée plénière de la CTM a accepté de voter une hausse modérée de la fiscalité ( Taxe spéciale et Octroi de mer) qui alimente les caisses des 3 Communautés d’agglomération des 34 Communes et de la CTM pour tenter de compenser, un tant soit peu, les baisses successives des dotations attribuées par l’Etat ».
 La raison commune à toutes ces hausses, c’est donc la baisse des « dotations versées par l’Etat ».
Origine des baisses de dotations
Le 22 janvier 2012 au Bourget, Hollande a prononcé un discours resté célèbre à cause de ce passage : « Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies».
 En novembre 2012, c’est ce même Hollande qui a mis en place, le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) pour « redonner des marges aux entreprises afin de leur permettre d’embaucher, d’investir et d’exporter davantage ». Il est entré en application depuis le 1er janvier 2013.
 Pour financer ce cadeau de plusieurs milliards d’euros au « monde de la finance », le gouvernement a ponctionné l’argent public en réduisant les budgets des administrations et les dotations aux collectivités. En 2014 et 2015, ce sont trois milliards d’euros qui ont été enlevés aux collectivités pour alimenter le CICE.
En février 2013, un sénateur posait une question écrite au ministre du budget d’alors, Jérôme Cahuzac, sur les conséquences de ces baisses. Extraits : : « Suite à la poursuite du gel des concours financiers pour 2013 et des annonces de réductions pour 2014-2015, les collectivités devraient à nouveau voir leurs dotations réduites à hauteur de 1,5 milliard d’euros pour financer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) à l’horizon 2015. Alors que les collectivités locales doivent faire face à des augmentations de charges (fonctionnement, réforme des rythmes scolaires,…).
Réponse du ministre du budget, un certain … Bernard Cazeneuve, le 4 juillet 2013. Extraits : « Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi est en effet financé notamment par une réduction des dépenses publiques de 10 Mds €. Les collectivités locales doivent naturellement participer à cet effort collectif, aux côtés de l’État et des administrations de sécurité sociale». Le coût de cette mesure a été estimé à 11,3 milliards d’euros en 2013, à 18,1 milliards en 2014, puis à 18,7 milliards en 2015. Il devrait être de 19,2 milliards en 2016.
 A côté du CICE, il y a eu l’annonce de Hollande le 31 décembre 2013 lors de ses vœux pour l’année 2014, de la mise en place du Pacte de responsabilité. Voilà en quels termes en janvier 2014 Pierre Gattaz, le patron du Medef, a accueilli cette annonce : « « Nous avons salué le pacte de responsabilité que nous a servi le président de la République le 31 décembre (2013) et qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau». Qu’ajouter de plus ?
Ainsi, le CICE, c’est 24 milliards d’euros, et le pacte de responsabilité, 20 milliards. Ces dispositifs ont été complétés avec une autre mesure : le sur-amortissement de 40 % des investissements des entreprises. Conséquence, le taux de marge des entreprises a fait un bond en passant de 28 à 32% selon Gattaz, et les profits s’accroissent de 16%. En revanche, les chiffres du chômage n’ont jamais baissé. CICE et Pacte de responsabilité ont coûté aux finances publiques au bas mot 45 milliards d’euros. Qui est le gagnant ? « Le monde de la finance ».
Complices et défenseurs du système
 «Je dois (…) tenir un discours de vérité » a lancé Eugène Larcher. « Il faut expliquer ce qui se passe » a renchéri Bernard Edouard, patron du Medef Martinique
Mais qu’il s’agisse de Larcher, de Daniel Marie-Sainte ou tous ces politiciens qui se prosternent devant les possédants, tous ils passent sous silence les raisons pour lesquelles les collectivités qu’ils dirigent sont asphyxiées, victime d’une pénurie de ressources. Et pour cause : à l’échelon de leur domaine de compétence (municipalités, communauté d’agglomération, etc.), ils pratiquent tous la même politique que le gouvernement : arroser les capitalistes de millions d’euros, sans rien exiger en contrepartie et sans même contrôler l’utilisation qui est faite de cet argent. Tout simplement parce qu’ils partagent les options économiques du gouvernement : prendre de l’argent public pour engraisser les possédants et faire payer les classes populaires. Et donc, pour boucler leur budget, et faire face à leurs obligations, les dirigeants des collectivités (CTM, Communauté d’agglomération, municipalités) se tournent vers les classes populaires pour trouver les ressources nécessaires.
 Et pas question pour eux d’appeler la population à contester le versement de sommes colossales dans les caisses des capitalistes. Car eux aussi reprennent ce genre d’arguments dans leurs propagandes électorales pour gagner les faveurs des électeurs, et surtout des capitalistes à qui ils veulent tous proposer des montagnes d’avantages : fiscaux, infrastructures, etc.
Dans son programme dévoilé le 26 avril 2015, Marie-Jeanne et le GRAN SANBLE proposait, entre autres, de « créer un vrai partenariat financier avec les acteurs privés. C’est ce que nous avions déjà amorcé en imaginant une panoplie d’outils financiers dont un outil de capital développement » pour « permettre de recapitaliser des entreprises martiniquaises dont la principale caractéristique, nous le savons, reste d’être sous-capitalisées ».
Du côté de EMPN (PPM, PS, etc.), avec sa proposition de « construction d’une nouvelle démocratie économique et sociale » (mettre en place un fond de préfinancement des subventions européennes, création d’une zone franche avec un port franc, créer un fond d’avance des dettes fiscales et sociales des TPE, etc.) comme du côté Monplaisir en tant que capitaliste, on n’est pas en reste.
Refuser d’être des sacrifiés
Les contribuables de la CAESM ont répondu à l’appel d’un comité et entrepris de contester, de dénoncer ces augmentations de taxes.
 Larcher, entouré de son staff, a tenté de justifier ses hausses de taxes. Mais face à une contestation qui ne voulait pas faiblir, il a enclenché une marche arrière. Certainement pour éviter que le vent de la contestation ne se propage.
D’abord en s’engageant à ne pas augmenter les taxes en 2017. Puis en déclarant dans un communiqué qu’elles baisseraient lors de l’examen du budget définitif.
 Ces reculs sont le résultat concret de la mobilisation des contribuables. La preuve que lorsque la population et les victimes de ce système s’organisent pour se défendre, elles peuvent faire reculer leurs adversaires et annuler des mesures injustes.
Dans beaucoup de domaines, ceux qui exercent des responsabilités, qui gouvernement, utilisent leurs fonctions pour imposer des restrictions à la majorité de la population.
 La population doit s’inspirer de l’exemple des contribuables du Sud : manifester pour la défense de ses intérêts, pour refuser de subir, mais pour exiger que l’argent public soit réservé aux services publics.
 

04-02-2017



Faire barrage à la venue de Marine Lepen aux Antilles

Il semblerait que la présidente du Front National, Marine Lepen, aurait émis le vœu de venir, ces prochains mois, en campagne électorale aux Antilles.
Cette dame a sans doute la mémoire courte puisqu’elle semble oublier qu’à deux reprises son père d’abord mais elle ensuite durent renoncer à « visiter » la Martinique du seul fait que l’information de leur venue, avait déclenché des manifestations de refus.
En Martinique lors de sa dernière tentative, Marine Lepen fut prier de rebrousser chemin car un « Comité Marine Déwo » s’était dressé en sur son passage, et avait clairement expliqué que l’idéologie et les valeurs portées par le Front National ne pouvait être diffusé impunément ici, dans ce pays ou l’esclavage et son corollaire le racisme avait à son bilan, fait trop de dégât.
Et bien en Guadeloupe également, l’idée passe très mal, à en croire les différentes réactions.  Car à l’annonce de sa venue, un Collectif « Non ! Marine Le Pen péké palé an péyi an nou » a été mis sur pied avec : le Cippa, le CIPN et l'UPLG, le journal Rebelle, Combat ouvrier, mais aussi des artistes entre autres, le chanteur Keros-n.
Il doit être clair à Marine Lepen et à ses amis, qu’une très grande majorité des Antillais, en Martinique comme en Guadeloupe, n’adhère pas aux valeurs du parti d’extrême-droite que sont le racisme, le fascisme et la haine des immigrés.
 21-01-2017



TPE : Jusqu’au 20 janvier, Vote et fais voter CGT


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Les salariés travaillant dans les Très Petites Entreprises (TPE), employant entre 1 et 10 salariés, et les salariés travaillant chez des particuliers employeurs (gens de maison), votent actuellement pour l’organisation syndicale de leur choix. Ce vote s’effectue par correspondance, jusqu’au 20 janvier, ou par internet jusqu’au 13 janvier.
Jusqu’à présent, seuls les salariés des entreprises comptant 11 salariés et plus, pouvaient élire leurs représentants et délégués.
Les salariés exerçant dans les TPE n’avaient aucune instance pour les représenter, exprimer leurs revendications et défendre leurs droits.
                Ce vote des salariés des TPE vient donc combler ce vide.
 Le scrutin dans les TPE a pour objectifs de : permettre la constitution de la CPR (Commission Paritaire Régionale Interprofessionnelle) mesurer l’audience des organisations syndicales dans les TPE en vue de la reconnaissance de leur représentativité réelle contribuer à la désignation des juges au Conseil des Prud’hommes.
 
La CGTM appelle les salariés de Martinique à porter leurs suffrages sur la liste CGT, afin de se doter de représentants qui défendront leurs intérêts face au patronat.
                                                                      Gh. JOACHIM-ARNAUD
                                                                                                                                              07/01/2017

Le tract ci-dessous avec les photos de nos candidats

Le tract à diffuser largement


Elections TPE en Martinique: La CGTM appelle à voter aux élections TPE du 30 décembre au 20 janvier 2017

La CGTM appelle TOUS les salariés à être plus que jamais mobilisés pour les élections TPE et à faire le choix du bulletin de vote CGTM.
En Martinique, nous voterons du 30 décembre 2016 jusqu’au 20 janvier2017. Nous voterons par correspondance pour ceux et celles qui choisiront cette modalité à partir de la réception des éléments de vote fin décembre.
Mais nous pourrons également voter de notre poste informatique.Oui, nous pouvons voter depuis notre ordinateur. Et nous pourrons, si nous le voulons mettre notre appareil à la disposition de personnes, amis, collègues ou voisins qui souhaitent voter librement.
Pour ce faire les documents et codes vous ont été distribués . En effet, les informations pour voter par internet vous ont été expédiées afin de faciliter votre compréhension du scrutin.
 
La campagne par la CGTM mode d’emploi
Vous allez voter sur sigle pour désigner vos représentants, qui connaissent bien les différents problèmes que peuvent rencontrer les salariés.
Même dans une petite entreprise où les choses se passent bien, il est important de savoir que l’on ne peut pas exiger n’importe quoi de vous pour « rendre service ».
Le résultat de cette élection donnera une photographie de la force des organisations syndicales, mais surtout établira la représentativité  de la CGTM et son pouvoir de négocier.
ATTENTION !
A ces élections, la CGTM vous demande de la placer très largement en tête de ce scrutin de représentativité, choisissez le bulletin de vote CGTM  pour être certain de faire le choix de  la défense de vos droits
 
VOTONS AVEC LE BULLETIN CGTM
Ne manquons pas ce rendez-vous
LA CGTM VOUS APPELLE A VOTER ET A FAIRE VOTER MASSIVEMENT

 
Plus d’infos sur : http://www.tpe.cgt.fr/

Tract TPE Martinique
- Dernières modifications : 24/12/2016


Victoire des travailleurs municipaux du Lamentin

La grève des agents CGTM-SOEM de la municipalité du Lamentin est terminée. Un protocole de fin de conflit a été signé le vendredi 11 novembre entre la deuxième adjointe et le syndicat CGTM-SOEM.
Après quatre jours de mobilisation où les accès aux établissements scolaires et les crèches étaient bloqués l’activité reprendra donc son cours. Le combat s’est achevé par une victoire. Ils ont d’abord gagné d’avoir imposé à l’employeur leur délégation comme ils l’entendaient et ensuite après de dures confrontations ils ont abouti à la signature d’un protocole d’accord satisfaisant les agents mobilisés.
Cependant, si la contestation a connu un tel développement, c’est parce que les élus du Lamentin ont voulu jouer avec le feu en faisant trainer les choses par la provocation. Parce que ces messieurs et dames informés depuis plusieurs semaines des revendications des agents, avaient donc largement le temps de répondre aux questions posées par le syndicat.
Mais il y a une raison à cela, en fait par leur attitude, les élus ont voulu juger de la vigueur du mouvement syndical et ensuite pouvoir mesurer leur capacité à nuire ce mouvement en laissant pourrir la grève. Mais mal leur a pris, car  les évènements se sont conclus  différemment que ce qu’ils avaient imaginés. Il est possible que ces élus regrettent leur égarement des premiers jours, il y a de forte chance qu’ils en gardent un goût amer.
 
 12-11-2016
 

Protocole de fin de conflit nov 2016


Le 80è anniversaire du mouvement Cégétiste

La CGTM pour fêter son 80e anniversaire, une semaine durant, a mis les petits plats dans les grands. La Centrale a d’abord invité le secrétaire général de la CGT Philippe MARTINEZ à partager ces moments avec les travailleurs de Martinique et pour cela a organisé des manifestations publiques, des rencontres dans les entreprises mais également en séminaire de travail avec ses militants de terrain.
Philippe Martinez le secrétaire général de la CGT-France s’est déplacé sans compter durant son séjour. Il a tenu un forum public à la Mutualité à Fort de France, s’est rendu au-devant des travailleurs de l’Usine à sucre du Galion, des travailleurs de la Centrale électrique d’EDF, des ouvriers d’une exploitation bananière au François, des travailleurs de l'usine d’ananas à Dénel, des employés municipaux du François, Philippe Martinez a également répondu à toutes les sollicitations de la presse écrite parlé et télévisuelle.
A la Mutualité, il a animé un forum où étaient présents, hormis les militants de la CGTM plusieurs représentants de la société civile, des médecins, des avocats, des journalistes, des universitaires. Etaient également là, des représentants d’organisations syndicales, le Secrétaire général du Parti Communiste Martiniquais, d’autres participants du monde associatif dont le président de l’Assaupamar, qui prit la parole pour dire tout son intérêt d’entretenir des relations particulières mais sous l’angle militant avec la CGTM.
Au cours de son intervention plein d’intérêt Philippe Martinez a passé en revue tous les dossiers d'une actualité qui concernent la vie sociale en France: la situation des militants d’Air France, les tracasseries policières contre ceux de Goodyear, les procès organisés par le patronat contre les militants syndicaux, partout en France, les manifestations et les recours engagés contre la loi travail. Il n’a pas manqué de dire l’actuel danger que fait planer la loi travail sur la nature de l’actuel contrat de travail qui d’une entreprise à l’autre n’est plus le même.
Concernant les conséquences de l’affiliation de la CGTM, Philippe Martinez, a dit souhaiter continuer et amplifier la collaboration entre la CGT et la CGTM. D’ailleurs il a rappelé que c’est là tout le sens de la convention de coopération, qui réunit les intérêts des organisations et relance les relations qu’entretiennent les deux Confédérations depuis 1936, il a ensuite confirmer que cette affiliation est basée sur le strict respect de l'indépendance politique et organisationnelle de la CGTM.
Mais le 80è anniversaire de la CGTM, c’était également des rencontres de la Centrale avec les étudiants du Campus de Schœlcher, avec la population, au Parc Culturel Aimé Césaire de Fort de France, au restaurant scolaire du Marin, à la salle des fêtes de Sainte-Marie et sur la Place du marché à Saint-Pierre avec les populations de ces communes.
Ce 80è anniversaire fut l’occasion d’une participation formidable de nombreux bénévoles, d’artistes, de musiciens, de gens de théâtre, d’élus de Collectivités qui ont tenu à marquer leur soutien pour que la fête soit belle. Qu’ils en soient remerciés, car c’est ce grand élan de solidarité qui a sans aucun doute, contribué à la réussite de cette semaine de rappelle de la mémoire.
 

29-10-2016


Regarder les vidéos des 80 ans en page  CGTMWEB-TV



Congrès extraordinaire de la CGTM

C’est le Samedi 22 octobre 2016 que s’est tenu le Congrès Extraordinaire de la CGTM à l’amphithéâtre Pierre Aliker du chu la Meynard à Fort de France.
Les opérations commencèrent très tôt car les congressistes étaient priés de se retrouver dès 6h30 à l’amphithéâtre Pierre Aliker afin que débute à la bonne heure les opérations d’enregistrement des délégations pour favoriser un bon démarrage des travaux du Congrès.
Parce que le timing était précis, il ne fallait pas trainer en route. La partition était écrite, chacun des participants devait se munir de sa carte syndicale de 2016 ainsi que du mandat remis et signé par son ou ta secrétaire général.
Dès leur arrivée sur le site, les congressistes ont reçu une pochette avec l’ensemble des documents qui devait être au centre des discussions.
L’ordre du jour concernait : 1/l’affiliation de la CGTM à la CGT 2/ la convention de rapports internes et 3/la modification des statuts de la Confédération.
D’autres questions furent débattues et votées par les congressistes: un texte sur la question de l’organisation, un autre concernant l’internationalisme prolétarien. Par ailleurs le Congrès fit voter des résolutions sur les questions de l’actualité, telle que la situation en Haïti après le passage de la tempête Mattews
Arrivé au bout du bout, les travaux se sont conclus autour de 17h. Les congressistes retiendront certainement ce bon moment de fraternité et de débats enrichissants. Ce fut un excellent climat sans doute prometteur pour l’avènement du 14è Congrès Ordinaire qui aura lieu dans un temps prochain que devra fixer la Commission exécutive Confédérale.
 
29-10-2016
 



25 octobre 1936-22 octobre 2016: La CGTM, le syndicat de lutte aux côtés des travailleurs, fête ses 80 ans






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Le programme

Affiche MARIN
Affiche ST PIERRE
Affiche grand carbet
Affiche STE MARIE





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Matthew n’est pas le seul responsable des inondations et des coupures de courant

Bien entendu, qui peut ignorer que le passage d’une tempête tropicale en Martinique produit des dégâts considérables. Cette fois encore, plus de 60.000 foyers ont été privés d’électricité.
Au passage de la tempête, des rafales de vents de plus de 160 km/h ont été enregistrées. C’est à cette vitesse qu’est passée Matthew sur la Martinique et il est compréhensible que cette manifestation de la nature ait été périlleuse pour tous ceux qui l’ont subi.
Mais une tempête tropicale, aussi terrible qu’elle puisse être, doit-elle nous conduire à admettre ses conséquences comme une fatalité ?
NON, car face à ces phénomènes récurrents, l’administration ses services de la protection civile ainsi que les différentes Collectivités garantes de notre protection, ont les moyens d’assumer leurs responsabilités. Mais le problème est qu’ils se considèrent quitte de leur rôle, simplement en publiant les bulletins de vigilance de Météo France, et encore en prodiguant ses bons conseils de prudence.
La posture est condamnable, car il faut considérer que ces « bonnes intentions » ne sont pas suffisantes pour mettre la population à l’abri des funestes conséquences du passage des tempêtes tropicales saisonnières.
Pourtant, chaque année, les effets des passages cycloniques sont les mêmes : inondations, glissement de terrain, coupures d’eau et d’électricité, mise en danger de vies humaines. Mais à ces conséquences, la raison est bien connu, ce sont les chutes d’arbres, l’obsolescence de certaines infrastructures ou encore l’obstruction des gués et des rivières.
Si le mal est connu, dans ce cas le remède l’est aussi.
L’organisation des services publics sait, à ne pas douter, que c’est en élaguant que l’on protège des chutes d’arbres, les routes ou les lignes haute tension. Que c’est en curant les rivières, et en nettoyant les gués des détritus des branches mortes et des tiges de bambous qu’on évite les inondations et les glissements de terrains. Que c’est en équipant les stations de distribution d’eau potable de groupes électrogène de secours qu’on évite les coupures d’eau.
Voilà quelques solutions simples aux problèmes posés.
Alors concevoir des remèdes aux maux, consiste pour l’administration d’état et les collectivités à manifester plus de respect et d’égard aux populations pauvres et donc à anticiper les périodes de catastrophes par des mesures en leur faveur pour que ces personnes en difficultés ne soient plus dans l’angoisse des nuits de mauvais temps.
Aujourd’hui encore, trop nombreux sont les citoyens qui disent qu’il est temps que ces pratiques changent, mais pour qu’ils soient pris au sérieux, il serait peut-être temps que ces citoyens agissent au lieu de pétitionner, c’est la seule solution qui reste à expérimenter pour permettre que demain chacun puisse continuer à vivre sereinement même lors du passage d’une tempête !

02-10-2016
 



Loi travail : manifestation Fort-de-France appelée par la CGTM et FO


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Plusieurs dizaines de manifestants ont participé à cette nouvelle journée de grève et de manifestation appelée par les syndicats CGTM et de FO pour réclamer l'abrogation de la loi Travail.
La manifestation est partie dès 10h de la maison des syndicats, s’est dirigée ensuite aux abords de la préfecture de Fort-de-France pour une prise de parole des organisations syndicales. La CGTM et FO, une fois encore, ont rappelé les raisons qui font que la lutte continue, bien que la loi ait été votée.
Dans les rues, plusieurs secteurs d’activités se sont retrouvés au coude à coude pour lancer les slogans et dire qu’il ne faut rien lâcher. D’ailleurs, du fait de la grève, plusieurs services publics ont été perturbés, d’autres ont dû s’organiser en fonction des effectifs disponibles. C’est ainsi que : les salariés de la Poste, d’EDF, du Commerce, de la Santé, de l’ONF, du Bâtiment, de l’Agriculture, d’Air France ou encore du secteur Education ont défilé.
Tout au long de la manifestation le message a été de « Ouvrez vos yeux, nous sommes attaqués, il faut rester mobilisé, le combat continu» !



15 septembre mobilisons-nous contre la loi travail pour la défense de nos intérêts

Salariés ; jeunes, privés d’emplois les mobilisations initiées par les organisations des salariés, notamment la CGTM n’ont pas encore suffit à faire reculer le gouvernement.

Demain lorsque seront publier les décrets d’applications
Les licenciements seront facilités, les accords d’entreprises remplaceront les conventions collectives et les statuts des fonctionnaires, soit en augmentant la durée du temps de travail, en supprimant les repos, en modifiant les astreintes…
Lire le tract complet ci-dessous

Document


Communiqué de la CGTM sur l'attentat de Nice

La CGTM tient d’abord à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par l’attentat survenu à Nice dans la nuit du 14 au 15 juillet.
Elle tient également à saluer le formidable élan de solidarité populaire et particulièrement celui des personnels de santé qui n’ont pas attendu le plan blanc pour se mettre à disposition.
 
La CGTM  condamne ces actes de haine qu’ils soient ou non inspirés des appels au meurtre du groupe État islamique, car ce sont là des faits criminels et répugnants qui frappent indistinctement, sans faire cas de la religion.
 
La CGTM  accusent les grandes puissances qui ont créé le chaos sur lequel les djihadistes prospèrent. Car ce sont ces puissants états qui participent depuis un siècle au pillage du Moyen-Orient.
 
N’est-il pas établit que malgré la situation de guerre contre Daech, des groupes capitalistes, à l’instar de la Société de Ciments Lafarge, pour maintenir ses profits, se serait arrangée avec Daech pour exploiter une cimenterie Jalabiya, située au nord-est d'Alep ?
 
La CGTM  affirme que les intérêts des travailleurs c’est d’abord d'affirmer leur opposition viscérale aux terroristes. Mais plus que tout, ils doivent affirmer leur opposition absolue à leurs propres dirigeants Hollande et Valls, au service des gros capitalistes qui sont eux aussi responsables de cette plongée dans la barbarie.                                         



La grève du Crédit agricole en Guadeloupe concerne tous les travailleurs des Antilles Françaises!

Deux des revendications des salariés du Crédit agricole de Guadeloupe sont particulièrement importantes : ce sont le maintien des 40% de vie chère et l’embauche en CDI des jeunes en CDD. La direction du Crédit agricole veut geler la prime de vie chère de 40%, c’est-à-dire ne pas l'appliquer sur les augmentations de salaire. Elle veut aussi les supprimer aux CDD et aux nouveaux embauchés.
Depuis des années (hier le Ministre DIJOUD), tous les gouvernements cherchent les moyens de supprimer cette prime de vie c hère (aujourd’hui les Recommandations LUREL).
La meilleure réponse actuelle à cette attaque contre les 40%, ce serait que l’ensemble des employés des banques et d’ailleurs se mettent aussi en grève. Ils pourraient profiter de ce mouvement pour poser aussi leurs propres revendications.
Car force est de constater que la grève des employés du Crédit agricole est une grève exemplaire qui concerne tous les salariés. Car si la direction supprime les 40%, il est une certitude que cela ne pourra qu’inciter les patrons de leurs côtés, à refuser les augmentations de salaire.
Donc aujourd’hui, puisque partout, les travailleurs sont confrontés à la baisse de leur revenu, au surcroit de travail, aux conditions difficiles, à la pénibilité, alors partout ils doivent se sentir concernés d’une part pour le maintien voir l’augmentation des revenus mais également pour l’embauche de salarié et la transformation des CDD en CDI.

6 centrales syndicales appellent à la grève en Guadeloupe


Grève victorieuse des salariés de l’entreprise Fontaine Didier

Cette grève lancée par les salariés dès le 18 mai dernier, a trouvé son épilogue par la signature d’un protocole d’accord le 22 juin dans les locaux de la direction du travail, entre l’employeur Patrice GARCIN, Directeur Général de SEEMD et le syndicat CGTM.
C’est donc au bout d’une longue lutte, rendue difficile par un employeur qui ne voulait rien entendre, que s’achève cet épisode. L’employeur a certainement cru un temps, qu’il lui était possible de réduire au silence le syndicat CGTM, et par voie de conséquence d’enfouir dans nulle part les réclamations ouvrières.
Dans ce conflit, parce que chaque camp était déterminé à défendre ses intérêts, cette confrontation à Fontaine Didier est exemplaire car il illustre fort bien la volonté de l’entreprise de tout mettre en œuvre pour opposer aux travailleurs ses quatre volontés.
Nous sommes dans une période, où les patrons nous indiquent que pour satisfaire leurs intérêts qu’ils ne reculeront pas si la volonté ouvrière n’est pas forte et engagée. Ne pas reculer pour le patronat à affaire de principe, car l’argent ce n’est pas ce qui manque. Au quotidien, la preuve est faite que ces gens-là s’enrichissent sans vergogne, mais c’est à coup de communication, de fausse information, de mensonge, de tribunaux et de milice qu’ils comptent faire admettre aux travailleurs que ces derniers doivent accepter « la galère » !
Pour ces raisons, la lutte à Fontaine Didier nous éclaire sur comment nous devons agir, car il a bien fallu que tout au long du conflit les ouvriers fassent preuve d’imagination, d’initiative et de détermination dans leur combat, c’est sans doute cette leçon qu’il y a lieu de retenir.
01/07/2016


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cgtm web tv

PROTOCOLE DE FIN DE CONFLIT
Communiqué de fin de conflit


Kimafoutiésa, la CGTM appelle à la mobilisation le 5 juillet contre Loi travail!

Basta les tentatives d’intimidation du gouvernement ! Les travailleurs veulent le retrait du projet de loi Travail de madame El Khomri et chercher à interdire les manifestations ouvrières, c’est peine perdue car il n’est pas question que nous ne lâchions l’affaire.
Aujourd’hui la propagande officielle cherche à discréditer les manifestations en jetant le trouble et en faisant des amalgames avec les heurts qui se produisent ici et là, mais force est de constater que, dans l’opinion, le soutien au mouvement syndical progresse. Les derniers sondages indiquent que la mobilisation contre ce projet de loi, est soutenue à 70% par le grand public.
Quant aux salariés plus de 700 000 votants se sont exprimés dans les votations réalisées principalement dans les entreprises résultat, 92% des votants exige le retrait du projet de loi travail.
Alors, 49,3 ou pas, OUI il faut maintenir la pression, OUI il faut maintenir les rassemblements, OUI il faut maintenir les actions de blocages ainsi que manifestations unitaires.
La CGTM considère que tant que le gouvernement restera sourd aux propositions syndicales, et ne renoncera pas à son projet de dumping social et bien il nous faudra redoubler d’effort et poursuivre nos actions contre ce projet de loi scélérat.

01-07-2016

COMMUNIQUE CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL


Grève le mardi 14 juin 2016, un seul mot d’ordre : retrait total de la « loi travail »!

Cela fait plusieurs mois que des dizaines de milliers de travailleurs manifestent pour exiger le retrait du projet de « loi travail ». C’est un texte conçu par les patrons (MEDEF, CGPME, etc.), mais rédigé et défendu par le gouvernement qui tente de l’imposer de force aux travailleurs, à coup de « 49-3 » et de brutalités policières notamment.
Depuis l’annonce du projet en février, Hollande et Valls ont effectué des modifications au projet initial suite aux protestations qui se sont fait entendre et aux grèves qui ont eu lieu. Ces modifications sont autant de reculs du gouvernement, dus à la pression des travailleurs mobilisés, notamment par la CGT... Lire le tract complet ci dessous

le tract


Loi Travail : l'article 2 une « philosophie » de destruction du droit des travailleurs, combattons-le !


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Des 52 articles de la loi Travail, l'article 2 c’est celui qui évoque toutes les colères, car c’est lui qui conduit à l’idée, que la négociation doit se dérouler désormais dans l'entreprise.
Fini donc, a possibilité pour les travailleurs des petites entreprises de bénéficier, au moins, des mêmes droits que ceux des grandes entreprises par le biais des accords de branches. Et d’ailleurs, par le truchement de l’inversion des normes de cet article, dorénavant un accord d’entreprise pourra être plus défavorable qu’un accord de branche. C’est un assassinat en règle d’un droit protecteur du plus faible.
Il faut savoir, qu’une Convention Collective de branche couvre l’ensemble des relations de travail dans un champ professionnel donné. Une convention collective vient compléter le droit du travail sur l’ensemble des conditions d’emploi, de formation professionnelle et de travail ainsi que les garanties sociales.
Par contre, un accord d’entreprise,  se limite à un ou plusieurs objets de négociation. Alors cherchez l’erreur.
En France, jusqu’ici, ce sont les négociations qui ont lieu dans les quelques 700 branches professionnelles (Hôtellerie, Bâtiment, Métallurgie, Médico-social, Commerce etc…), qui garantissent un droit général protecteur du plus faible. Mais avec cette loi, le changement de la norme contraindra désormais au recours d’un rapport de force sur le terrain même de l’entreprise.
En Martinique, ce projet de loi El Khomri est d’autant plus pénalisant qu’il aggrave le fait que seuls 202 sur les 371 conventions collectives nationales sont applicables en Martinique. En effet selon une loi Perben de 1994, les Conventions Collectives Nationales ne sont applicables dans les départements d’outre-mer, que si une clause y est insérée par les organisations nationales signataires.
Cette situation de non application systématique des Convention Collective Nationales se traduit par la mise hors droit de 56 % des salariésde Martinique (selon l’Insee). C’est ainsi que plus de 45.000 salariés ne sont pas couverts par une convention collective nationale.
Cela explique, par ailleurs, la faiblesse du nombre d’accords entre patrons et syndicats en Martinique, mais également, cette conséquence qu’une forte proportion de salariés, soit 21,3 %, est rémunérée au voisinage du SMIC, pourcentage qui est nettement moins élevée en France seulement 13,9 %.
C’est la traduction d’une absence totale de négociation collective en Martinique au niveau des branches professionnelles, ce qui annonce le pire pour les salariés hors branche qui devront désormais négocier dans leur entreprise. Mais avec quels moyens ?
Un rapport sur l’état du dialogue social en Martinique établi avec la participation de la Dieccte, indique que sur les 32.000 entreprises recensées enMartinique, 3500 d’entre elles d’un seuil d’effectif entre 11 et 20 salariés ont conclus en 2012, 51 accords alors que dans les 26.000 entreprises d’un seuil d’effectif de moins de 10 salariés (soit 30.000 salariés), aucun accord n’a été signé. Cela nous laisse imaginer de sombres perspectives pour ces 33500 salariés du secteur privé.
Alors oui, c’est vrai, puisque c’est le gouvernement lui-même qui le dit, l'article 2 a pour dessein d'offrir plus de souplesse et de flexibilité aux entreprises, qui pourront s'adapter au gré des fluctuations de l'activité économique, mais tout cela se fera au détriment des salariés qui eux risquent d’être à l’agonie.
C’est doncun scandale, que de voir, quelles seront les conséquences en Martinique de ce nouveau projet de loi El Khomri. Les patrons, sous prétexte de dégradation de la conjoncture et d’intérêt de compétitivité, pourront librement et légalement exploiter plus facilement et sans vergogne les salariés ; Alors notre devoir est de nous opposer à ce projet scélérat. Barrons lui la route !
Le 14 juin il faut rejoindre la contestation, tous dans la rue !

28-05-2016



BTP : les NAO démarrent d’un très mauvais pied !

Les organisations de l’Intersyndicale BTP : CGTM, CSTM et FTC/CGTM-FSM ont fait parvenir, le 14 avril dernier, aux syndicats patronaux du BTP une plateforme de revendication  pour l’ouverture des NAO dans la branche.
Cette plateforme évoque  bien entendu les demandes de revalorisation de salaire des ouvriers et des ETAM, la mise à jour des primes, ainsi que la révision de certains articles de la Convention Collectives du Bâtiment et TP.
Aujourd’hui, alors qu’ils sont reçus par la délégation patronale pour débattre de leur plateforme, voilà que les patrons, droits dans leurs bottes, annoncent gaillardement ne pas vouloir entamer, avant le mois de juillet, de discussion sur « les trois premiers points » annoncés par la plateforme intersyndicale.
Mais que sont ces trois premiers points de la plateforme ?  
Ce sont tout simplement les points sur le salaire et les primes afférents au salaire. La discussion des points concernant, entre autres, la révision de la convention collective pour son extension, sont par contre planifiés le 21 et le 29 juin.
Si ce n’est là du « foutage de gueule », ça lui ressemble énormément, car comment comprendre un patronat constamment à l’affût de ses intérêts, prétend ne pas répondre aux obligations de la NAO qui concernent justement la revalorisation des revenus ?
En tout cas les syndicats ont dit leur opposition à un tel scénario, et compte en informer les travailleurs de cette tentative de coup tordu.
Il n’est  pas question pour les syndicats de céder à ce scénario voulu par les patrons, tous ces temps dernier, ils s’en sont suffisamment mis plein les poches (grands travaux, défiscalisation, CICE, exonérations de cotisations sociales…) pour croire qu’ils éviteront de reverser aux salariés ce qui leurs revient, dussent-ils pour cela employer la manière forte.

28-05-2016
 



Tous en grève et dans la rue mardi 17 mai contre la loi EL KHOMRI

CGTM, FO et Snuipp-FSU ont tenu une conférence de presse samedi 14 mai 2016 à la Maison des syndicats pour annoncer qu’ils appelaient les salariés du secteur public et du secteur privé à se mobiliser mardi 17 mai pour le retrait du projet de « loi-travail ».
En effet, ce projet de loi, qui a été écrit par le patronat (Medef, Cgpme, etc.) vise à démanteler le Code du travail afin de protéger leurs profits et leurs privilèges. Pour contourner le ralentissement à l’assemblée nationale provoqué par des élus opposés au projet de loi, Hollande et Valls ont décidé de recourir à l’article 49-3 pour faire passer le texte.
Lors de cette conférence, les intervenants ont rappelé que ce vote obtenu grâce au 49-3 ne signifie nullement que le texte est définitivement adopté. Exemples et déclarations à l’appui, ils ont démontré la nocivité de projet et le recul que cela constituerait pour l’ensemble des travailleurs.
CGTM, FO et Snuipp-Fsu ont appelé les travailleurs à se retrouver mardi 17 mai à 8 heures à la Maison des syndicats pour exiger le retrait du projet de loi

15-05-2016



Bientôt le 14è Congrès de la CGTM


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Pour cette année 2016, le Congrès ordinaire de la Confédération Générale du Travail de la Martinique (CGTM) se tiendra au mois d’octobre prochain.
Dans cette phase de préparation de l’évènement, il appartient au bureau Confédéral de s’affairer et de tout mettre en œuvre pour que ce Congrès soit d’un bon cru.
A cette occasion, de nombreux sujets seront mis sur la table des débats préparatoires dans tous les syndicats confédérés. Ces discussions menées à la base, à ne pas douter, seront d’un grand intérêt pour les orientations qui seront décidées par l’assemblée plénière du Congrès et en termes d’actions, pour besoins de la Classe Ouvrière de Martinique.
Ce Congrès verra se réunir des centaines de délégués venue des entreprises de Martinique des centres d’exploitation agricole, des organismes du secteur public, des établissements de la protection sociale, du BTP, des usines, des bureaux, du grand commerce, et des très petites entreprises.
Ce sera l’occasion également de recevoir les délégations étrangères qui viendront de loin pour témoigner de l’internationalisme prolétarien. En premier lieu la CGT France, mais aussi les organisations syndicales de la Caraïbes et bien entendu celles de Martinique qui se reconnaissent dans les orientations lutte de classe du mouvement Cégétiste.
Dans le cadre de cette préparation, le souhait des organisateurs du prochain Congrès de la CGTM est qu’il se déroule de la meilleure façon possible pour que des échanges qui éclaireront les débats soient d’une grande richesse.
Mais gageons qu’il n’y a pas lieu d’en douter, tant la qualité des invités et intervenants correspond à cet objectif.

14-05-2016



1er Mai 2016: MANIFESTONS MASSIVEMENT

En 1890, pour la première fois, des ouvriers entrèrent en lutte dans une vingtaine de pays, au même moment et avec le même objectif: les HUIT HEURES. Le parti ouvrier hongrois avait lancé un appel qui se terminait par ces mots : « Avec la journée des huit heures, l'ouvrier cesse d'être un simple instrument de travail pour commencer à devenir un homme. Une pareille raison vaut la lutte ». Le 1er Mai , les travailleurs du monde entier manifestent pour rappeler ce que représente...

Le tract du 1er mai 2016


Grève des salariés de la CTM

Les 4 organisations syndicales SADEM-CGTM, UPCTM-UNSA TERRITORAUX, SGAFP-CGTM et FO (ex GC) suite aux différents préavis déposés ont appelé, de façon unitaire, le personnel à se mettre en grève de façon illimitée depuis le mercredi 13 avril sur une situation catastrophique à la CTM avec de nombreux disfonctionnement.
La plateforme de revendication comporte de nombreux points notamment le maintien des contrats dans différents secteurs, le fonctionnement du parc routier, la situation des services sociaux de la CTM, la mise en place des instances représentatives du personnel, L’harmonisation des horaires…
Fonctionnement de certains services ayant des agents contractuels occupant des postes budgétaires vacants et par là même de la continuité du service public, maintien de ces contrats
 L’organisation des équipes de personnels non enseignants dans les collèges et les lycées ; maintien des contractuels recrutés sur des postes vacants et en remplacement des agents en arrêt de maladie
Fonctionnement du Parc Routier et des subdivisions routières qui se trouvent confronter à un manque de moyens en matériel du fait que les bons de commandes ne sont pas signés, que les fournisseurs refusent de livrer du matériel car ils sont en attente de règlement de factures antérieures
Situation des services sociaux de la CTM charge des populations défavorisées et en difficulté
Mise en place des instances représentatives du personnel
L’harmonisation des horaires…
Ecoutons les explications de Willy DELORS  qui fait un point après 2 jours de mobilisation  en page CGTM WEB-TV

Lire la plateforme de revendication…



la plateforme de revendication


En Martinique, mobilisation syndicale unitaire contre le projet de loi El Khomri

A l’initiative de la CGTM, quatre organisations  syndicales FO, la CDMT, la FSU, et la CGTM, ont appelé les travailleurs à la mobilisationle 31 mars pour protester contre le projet El Khomri qui doit réformer le Code du travail et ces organisations demandent le retrait pur et simple du projet.
C’est ainsi que dans les rues de Fort de France ce jeudi, pendant plus de deux heures, une manifestation regroupant plus d’un millier de travailleurs a battu le pavé des rues et boulevards, en scandant son hostilité au projet de loi El Khomri, qui constitue, selon les manifestants, "une régression sociale" sans précédent pour le monde du travail.
A coup sûr, la démonstration de force des manifestants dans les rues de Fort-de-France, a été entendue par ces milliers de personnes disposées aux abords des rues principales de la ville, certains badauds reprenant parfois de manière bienveillante les slogans lancés par les manifestants.
 
Les principaux secteurs d’activité étaient présents à la manif : le commerce, la santé, les collectivités, le bâtiment, l’hôtellerie, la poste, les enseignants, les stations-services, les ouvriers agricoles et bien d’autres secteurs d’activités.
 
C’est donc que le message est bien passé car la détermination affichée
 
A la fin de la manifestation, chacun disait sa détermination en formulant sa volonté de ne pas faiblir durant les prochaines semaines si le gouvernement ne cédait pas.
Alors il faudra sans doute compter sur ceux qui veulent encore en découdre. Mais reste que les organisations syndicales soient à l’écoute de cette volonté exprimée en fin de mobilisation et s’y mettent tous ensemble.
02-04-2016
Ecoutons Ghislaine Joachim-Arnaud ET DE Marie-Hélène SURRELY sur notre page  WEB-TV



Le 31 mars, rassemblement à la Maison des Syndicat : La CGTM appelle à la mobilisation.

La CGTM appelle les travailleurs de toutes les branches professionnelles, du secteur public comme du secteur privé à se mobiliser le 31 mars prochain pour exiger  le retrait du projet de loi de la ministre du travail, Myriam El Khomri.
"Le rendez-vous c’est dès 8h00 et soyons tous rassemblés à la Maison des syndicats, avec banderoles, pancartes et drapeaux pour montrer notre détermination à faire reculer le gouvernement!" annonce la CGTM
la CGTM a réuni dans des séances plénières ses militants, ensuite elle a produit tracts et documents fustigeant le projet scélérat de madame Myriam El Khomri et rappelant les revendications urgentes des travailleurs.
Il y a eu le 27 février le meeting de la mutualité ou les différents textes scélérats : Macron, Rebsamen,  Combrexelle et El Khomri ont été passés en revue et décortiqués par deux éminents juristes.
C’est donc après avoir largement sensibilisé ses militants des différents secteurs d’activité que la Confédération appelle à une réaction d’ensemble des travailleurs.
En France, les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) confirment leur appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Alors face aux vagues d’attaques du gouvernement et du patronat, le mouvement social entend ne pas baisser pavillon et la CGTM est de ceux-là. Dans ce combat qui est livré, c’est le monde du travail qui devra triompher parce que c’est son projet  qui est moderne.  En refusant de les laisser faire, on renforce du même coup notre combat pour les droits collectifs et pour obtenir plus de garanties indexées sur notre travail et nos salaires.
La mobilisation du 31 mars est là pour dire que le projet de loi de la ministre du travail, Myriam El Khomri constitue une menace pour nos droits de salarié, alors tous dans la rue !

Il y a eu le 27 février le meeting de la mutualité ou les différents textes scélérats : Macron, Rebsamen,  Combrexelle et El Khomri ont été passés en revue et décortiqués par deux éminents juristes.
C’est donc après avoir largement sensibilisé ses militants des différents secteurs d’activité que la Confédération appelle à une réaction d’ensemble des travailleurs.
En France, les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) confirment leur appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Alors face aux vagues d’attaques du gouvernement et du patronat, le mouvement social entend ne pas baisser pavillon et la CGTM est de ceux-là. Dans ce combat qui est livré, c’est le monde du travail qui devra triompher parce que c’est son projet  qui est moderne.  En refusant de les laisser faire, on renforce du même coup notre combat pour les droits collectifs et pour obtenir plus de garanties indexées sur notre travail et nos salaires.




Air Caraïbes : les salariés se mobilisent !

A la demande des syndicats de salariés, une  réunion extraordinaire du Comité d’entreprise d’Air caraïbes s'est tenue la semaine dernière à l'hôtel Hilton Orly en présence de Jean Paul Dubreuil PDG d’Air Caraïbes, Marc Rochet, Virginie De Luca et Catherine Gobert tous des dirigeants de la société.
Cette rencontre était l’occasion pour les représentants des salariés d’exposer au PDG Monsieur Dubreuil, leurs craintes quant à sa vision sur l'avenir du groupe aérien Air Caraïbes.
Au cours des discussions, ils ont évoqué chacun dans leur prise de position, leurs inquiétudes  sur  la  stratégie  et  la  politique liées à  la  création  de  la  holding  Groupe Dubreuil Aéro.
Leurs craintes ont porté sur l’hétérogénéité de la flotte Air Caraïbes Atlantique et la création de la compagnie SUNLINE. A ce jour, ils disent ne disposer d’aucune information sur les données économiques et stratégiques concernant le développement de SUNLINE, ni sur le  positionnement  commercial,  stratégique  et géographique d’Air  Caraïbes  Atlantique par rapport à SUNLINE.
Ils dénoncent par ailleurs, le silence entretenu sur la conduite  du  positionnement  d’Air  Caraïbes,  secteur  régional,  par  rapport  à  la concurrence (Air Antilles, Liat, Air France, Norwegian).
Ils disent en clair, leur dégoût quant à l’abandon du secteur régional d’Air Caraïbes et quant aux éventuelles conséquences sur les emplois qui sont d’ores et déjà menacés. Les patrons d’Air caraïbes,  en confirmant au cours de la réunion la création de la Low-cost French Blue, ont largement alimenté ces appréhensions des salariés sur l'avenir de leurs emplois dans cette compagnie aérienne.

Après la réunion, les salariés disent n’avoir entendu aucune réponse de l’employeur pouvant satisfaire leurs demandes de sécurisation d’emploi, alors que 35 millions de bénéfices ont été  réalisés en 2015.

Aussi, prenant le taureau par les cornes ils ont décidé de s’organiser. Une assemblée générale d’information se tiendra le lundi 21 Mars à Orly pour ceux qui seront à Paris ainsi qu’à Fort-de-France et à Pointe-à-Pitre. A partir de là, des dispositions seront certainement prises pour qu’une fois pour toute le PDG Dubreuil soit contraint d’abattre ses cartes tout en garantissant aux salariés qu’ils n’auront pas à regretter tous les efforts qu’ils ont eu à fournir des années durant.
 18-03-2016
 

TéléchargerTract des salaries CGTM d'Air Caraibes
Taille : 14 ko - Dernières modifications : 19/03/2016
 
Comuniqué commun des syndicats


Après trois semaines de mobilisation, les pompiers ont eu gain de cause.


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Après trois semaines de mobilisation un accord a été signé le lundi 29 février 2016, entre, Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique Alfred Marie-Jeanne et les syndicats des Sapeurs-Pompiers de Martinique.
Il faut remonter aux origines du mouvement et rappeler les raisons de la grève. Depuis le 11 février les sapeurs-pompiers sont en lutte pour exiger le paiement immédiat des salaires du mois de janvier, réclamer de meilleures conditions de travail avec des embauches et aussi montrer leur détresse face au manque de moyens crucial au SDIS.
Après de nombreuses manifestations tant dans la capitale que dans les communes, le mouvement de ces travailleurs du feu, confronté au mépris des hommes politiques qui se renvoient la balle, s’est au fil des semaines malgré tout renforcé. En effet les pompiers ont rappelé que l’an dernier ils s’étaient trouvé devant une situation identique, et que malgré leur mobilisation, malgré les promesses de la présidente du Conseil Général de l’époque, rien n’avait été mise en œuvre.
C’était donc décidé il fallait se faire entendre cette fois-ci et pas d’entourloupette disaient-ils !
Le lundi 15 février, jour de rentrée scolaire après les vacances de Carnaval, ils ont organisé une opération «môlôkoy» sur l’autoroute. Malgré les embouteillages ils ont eu en général le soutien des automobilistes.
Le mardi 16 les pompiers s'invitaient à la commission plénière de la CTM (Collectivité territoriale de la Martinique), mais les échanges n’ont rien donné de satisfaisant disaient-ils.
Le 17, ils se sont présentés face à l'association des maires de Martinique, car beaucoup de mairies, confrontées à la baisse des dotations de l'État ont réduit ou suspendu leur contribution au SDIS. Mais là encore, toujours aucun accord.
Par conséquent, ils étaient déterminés à aller le plus loin que possible dans leurs actions pour obtenir des réponses concrètes à leurs revendications. C’est ainsi qu’a été décidé la mobilisation d’envergure du lundi 22 février.
Une marche jusqu'à la CTM est enclenchée. Et c’est grâce à ce mouvement puissant que les pompiers vont obtenir gain de cause et signer un accord avec Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil Exécutif de la CTM.
Ainsi donc, il aura fallu près de trois semaines de mobilisation et de dénonciation pour qu’aboutisse la négociation, après une séance de plus de quatre heures d'échanges avec le président du Conseil Exécutif. Les pompiers ont obtenu deux millions d'avance de trésorerie sur le budget 2016. Le budget annuel du SDIS (Service d'Incendie et de Secours), qui jusque-là, était à hauteur de 15 millions d'euros sera augmenté de trois millions supplémentaires.
 
La leçon à tirer de ces évènements, est qu’il n’y a que la lutte qui paie !
 
Lire le protocole d’accord…


06-03-2016



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Protocole



Projet de loi Hollande-Valls-Macron-El Khomri..Une nouvelle attaque contre la population laborieuse!

Le projet de loi sur la réforme des droits des salariés présenté par la ministre du Travail Myriam El Khomri est une brutale remise en cause de nos conditions de rémunération, de nos conditions de travail, et des quelques droits élémentaires existant jusque-là. Son adoption aurait des conséquences dramatiques pour les travailleurs, en priorité, mais au-delà, pour toute la population.
En fait de modernité il s’agit d’un retour en arrière, qui dans certains domaines, nous ramène jusqu’au 19e siècle. Et, contrairement à ce qu’ont pu dire Hollande et Valls, ce projet ne garantit ni le salaire, ni la durée du travail, ni le contrat de travail. Au contraire, il vise à supprimer le principe des droits collectifs des travailleurs, remplacés par le contrat individuel entre l’employeur et son salarié. Quand l’un détient le pouvoir dans l’entreprise, et l’autre seulement ses bras pour travailler, qui rédige le contrat ?
Une semaine de travail de 60 heures
La mesure la plus révoltante, celle qui a provoqué à juste titre le plus de réactions, a été l’annonce que la semaine de travail pourrait aller jusqu’à 60 heures. Au-delà même du droit européen qui la limite à 48 heures. Ce projet de loi prévoit également, la possibilité de réduire le repos quotidien, entre deux journées de travail, qui est aujourd’hui de 11 heures minimum.
Le taux de majoration des heures supplémentaires pourrait être ramené à 10 %, par voie d’accord. Cela impliquerait une baisse de salaire pour les millions de salariés qui aujourd’hui dépassent les 35 heures avec des heures majorées à 25 %.
La loi Macron prévoyait déjà la possibilité de baisser les salaires et d’augmenter les heures de travail sans les payer pour une période de cinq ans, en cas de difficultés économiques prétendues. Le projet de loi permettrait de le faire maintenant, sous prétexte de développer l’emploi et sans limite dans le temps.
La modulation des heures de travail sur trois ans permettrait de ne payer les heures supplémentaires qu’au terme de ces trois ans. À condition que, sur cette durée, il en reste, que le salarié ait pu faire ses comptes et… soit encore présent dans l’entreprise.
Les petites entreprises pourraient mettre tous leurs salariés au forfait : les horaires quotidiens seraient ainsi à la merci de l’employeur, sur la base du salaire mensuel convenu, sans aucune heure supplémentaire payée.
Enfin, le projet stipule que tout salarié refusant les modifications et les aggravations de son contrat de travail définies par cette nouvelle loi serait licencié, pour cause réelle et sérieuse.
Un permis de licencier librement accordé au patronat
Le droit de licencier, sans qu’il puisse y avoir de contestation juridique, est donné aux employeurs s’ils peuvent justifier d’une baisse du chiffre d’affaires de l’établissement pendant trois trimestres ou même moins. Une telle justification est facile à trouver pour n’importe quel patron. Pour les grands groupes, c’est un jeu d’enfant.
Les indemnités en cas de licenciement abusif sont plafonnées. Le permis de licencier demandé par le patronat lui est accordé par le gouvernement.
Les 105 pages de réécriture du Code du travail entrent dans une multitude de détails, qui la plupart du temps sont des reculs, parfois considérables, pour les salariés concernés.
Les accords passés peuvent être remis en cause à tout moment par l’employeur, et donc revus à la baisse en permanence. En cas de non-respect des procédures par les patrons, les accords restent valides.
Le projet de loi remet en cause le paiement des jours fériés pour tous les salariés qui ne sont pas en CDI. C’est là encore une baisse de salaire pour des millions de travailleurs. Il permet à l’employeur de n’accorder que douze jours de congés principaux accolés, sans contestation possible. Il permet de faire travailler dix heures par jour les apprentis de moins de 18 ans…
Un CDI … intermittent !
Enfin, serait mis en place un contrat à durée indéterminée… intermittent. Le salarié a un nombre très limité d’heures garanties par l’employeur, sans horaire défini. Il peut être appelé par le patron pour faire ses heures ou d’autres en complément. On n’a plus qu’à réinventer l’esclavage !
 
Livrés à nous-mêmes entreprise par entreprise, atelier par atelier, habitation par habitation, nous aurons bien du mal à résister au chantage patronal. Les référendums prévus, s’ils ont lieu, se feraient le couteau sous la gorge et en nous faisant voter les uns contre les autres, au gré des patrons.
Cette attaque en règle ne doit pas passer. L’arrogance gouvernementale, qui a même été au-delà des revendications patronales, doit recevoir une réplique cinglante. La colère du monde du travail doit s’exprimer !
 
La CGTM APPELLE SES DELEGUES ET MILITANTS
A INFORMER LARGEMENT LES SALARIES
DES CONSEQUENCES NEFASTES DE CE PROJET DE LOI

Ø  Exigeons LE RETRAIT TOTAL de cette LOI !

Projet de loi El komri


L'égalité réelle, le tout nouveau miroir aux alouettes.

C’est Victorin Lurel, ex ministre des Outre-mer qui avait, dès juin 2015 lancée l’idée. Saisi dit-il par le président de la république qui lui avait été saisi par Patrick Karam du Créfom (Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer.
Pour Karam, « de nouvelles dispositions doivent être prises, par l’état, sans déroger au cadre légal pour qu’enfin soit mise en place une égalité réelle entre l'outre-mer et l'hexagone ». Il s’agit dans la loi selon Karam que les DOM « soient traités comme n'importe quel territoire national, et qu’il existe une loi qui fixe des objectifs avec une obligation de résultat pour l'État ».
Et cette annonce, Jean-Pierre Philibert le Président de la FEDOM (Fédération des entreprises d’Outre-Mer) l’a bien comprise et il fixe d’entrée ses exigences. Pour la FEDOM « L’égalité économique réelle ne sera possible que si tous les dispositifs d’aides à l’investissement et au fonctionnement sont non seulement maintenus, mais également augmenté notamment en revenant sur la dégressivité de certaines aides ».
Jean-Pierre Philibert poursuit en disant : « Il faut que tout l’argent affecté à l’Outre-mer reste pour l’Outre-mer (que les fonds soient sanctuarisés) même quand une mesure est supprimée ou en voie d’extinction ».
En clair cette nouvelle loi, pour le patronat, ne sera que l’avant-projet de la LODEOM 2 (loi de développement économique des Outre-mer). En effet l’actuel LODEOM arrive à échéance en 2017, mais déjà le patronat dit ses intentions pour que la nouvelle ne soit pas en deçà de sa précédente.
D’ailleurs Jean-Pierre Philibert et tous ses amis patrons l’ont déjà fait entendre au gouvernement d’Hollande pour lui demander de s’engager en préservant tous ces dispositifs de soutien à l'économie : défiscalisation, crédit d'impôts, exonérations de charges, CICE, octroi de mer, TVA NPR, aide au fret etc… Sinon à faire encore mieux !
Et c’est dans ce contexte qu’arrive la future loi pour l'égalité « économique » réelle. La FEDOM entend donc obliger le gouvernement à faire mieux qu'il n’ait fait en 2009 avec les outils de la LODEOM 1. La LODEOM 1 n'a pas permis de rattrapage économique réel ; il faut que la LODEOM 2 le permette !
Le gouvernement tintinnabule follement sur son dispositif, comme pour attitrer notre attention, mé nou pakail pran dlo maoussach pou let.
Que les situations de monopole se rassurent aucun mal ne leur sera fait, dans le pays, la pauvreté quant à elle continuera certainement à prospérer sur ce terreau de l’exploitation, il manquera toujours autant de logement, la vie sera sans doute, encore plus chère et le chômage et le chômage des jeunes continuera ses ravages.
Car en fait, la loi sur l’égalité réel n’est qu’un dispositif à fric de plus pour les possédants, relooké style « miroir aux alouettes » pour être certain de bien leurrer son monde d’en bas qui croit, pour certains encore, aux promesses de politiciens sans vergognes.
20-02-2016
 



La grogne des sapeurs-pompiers s’intensifie

Depuis le 11 février les sapeurs-pompiers sont  en grève pour exiger le paiement immédiat  des salaires du mois de janvier, réclamer de meilleures conditions de travail avec des embauches et  aussi montrer leur détresse face au manque de moyens crucial au SDIS. Ce dernier point a pour conséquence une non réponse aux besoins d’assistance à la population ( pas d’ambulance, pas de VSAB , pas de camion incendie, pas de petit matériel….)
Après de nombreuses manifestations tant dans la capitale que dans les communes, le mouvement de ces travailleurs se renforce devant le mépris des hommes politiques qui se renvoient la balle. D’ores et déjà une mobilisation d’envergure est prévue dès ce lundi 22 février les sapeurs-pompiers sont déterminés à obtenir cette fois des réponses concrètes à leurs revendications.
Ecoutons les explications du secrétaire général Mickael CAVELY en page CGTM-WEB TV



Déchéance de nationalité une politique liberticide.

Voilà qu’Hollande et Valls, après l’Etat d’Urgence, après la loi sur le renseignement qui veulent  autoriser dans la Constitution la déchéance de nationalité d'un binational condamné pour terrorisme.
La mesure ne convainc pas dans ses propres rangs puisque d’aveux même de socialiste, personne n’est sûr que ce qui est proposé aujourd'hui par le Premier ministre constitue la bonne réponse. Et il y a même ceux qui disent que la déchéance de nationalité a été de tout temps une revendication politique de l'extrême droite que par clientélisme politique le PS cherche à récupérer.
D’ailleurs, les déclarations de Taubira, la ministre de la Justice,insubordonnée à voter cette mesure, affirme elle aussi son opposition à cet aspect de la loi sur la révision constitutionnelle.
C’est donc un nouvel avatar qui révèle l’intention à peine voilée d’une politique de répression permanente, car même levée, l'état d'urgence continuera d’être une brutale réalité. Ces lois et décisions liberticides mise en œuvre permettront les fouilles des personnes, des bagages et des véhicules sur simple autorisation préfectorale, sans mandat, et partout où les rassemblements seront possibles.
Alors qu’il n’est nullement prouvé que ces dispositions perturberont la montée du terrorisme, il semble par contre évident, qu’il n’en sera pas de même pour les règles de vies qui s’en trouveront affectées ainsi que les libertés menacées.
 
23-01-2016



Etat d’urgence, loi sur le renseignement: une panoplie pour le retour en toute légalité des barbouzes d’état.

Aujourd’hui, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, le gouvernement français vote des lois qui servent à légaliser les pratiques clandestines de surveillance de la population mais également des travailleurs lors des luttes. Ce fut le cas récemment devant l’hypermarché Milénis en Guadeloupe où les gendarmes sous prétexte d’état d’urgence ont dispersé un piquet de grève de travailleurs mobilisés.
Ainsi, désormais, il suffira par exemple d’être soupçonné de« menacer les intérêts majeurs de la politique étrangère », de nuire aux intérêts économiques, industriels et scientifiques de la France, ou encore de vouloir « porter atteinte à la forme républicaine des institutions » pour être mis légalement sur écoute ou encore être assigné à résidence.
Que vise l’Etat d’urgence : des perquisitions dites administratives à toutes heures, des assignations à résidence, l’interdiction de la circulation des personnes et des véhicules quant à la loi sur le renseignement elle autorise à recourir à des techniques d’accès à l’information, de recueil de renseignements de balisage de véhicule, de sonorisation de lieux privés (micros), de captation d’images dans des lieux privés, de captation de données informatiques, d’accès aux réseaux des opérateurs de télécommunications pour le suivi d’individus identifiés comme présentant une menace terroriste, tout cela sans passer par la case d’une instruction judiciaire.
Il y a déjà lieu de constater les effets de ces textes aux Antilles avec l’arrestation récente de plusieurs lycéens en Guadeloupe suite à leurs interventions dans le cadre d’un débat sur les « attentats à Paris » ou dans l’Hexagone, cette fois-ci c’est une manifestation pacifique pour l’écologie qui a été agressée par la police, ou encore des militants assignés à résidence lors de la COP 21. Il se confirme donc que l’état d’urgence associé à la loi sur le renseignement instauré au prétexte de combattre le terrorisme, ne sert qu’à faire taire ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement.
 
Bien des journalistes, des avocats ou des hommes politiques en ont été par le passé victimes de ces mesures d’exceptions et ont intenté des procès. Dans les grèves et les mouvements sociaux, les militants ont appris à se méfier des téléphones portables, écoutés directement par les forces de répression. Mais le fait que ces pratiques soient aujourd’hui légalisées ne pourra que favoriser encore leur extension.
 
Les services français de surveillance suivent en cela la trace de leurs homologues américains, rendu célèbre avec le Patriot-Act après les attentats du 11 septembre 2001. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, il s’agit là bel et bien d’une remise en cause de droits élémentaires et l’histoire a montré que cela se retourne toujours en définitive, contre les travailleurs et leurs organisations.
09-01-2016



Un accord est signé à la SAMAC Aéroport Aimé Césaire

La négociation annuelle obligatoire à l’Aéroport Aimé Césaire du Lamentin s’est conclue par un accord entre la SAMAC et la CGTM /UNSA
L’accord est favorable aux intérêts des travailleurs, et comme nous l’annoncions dans un article précédent, c’est grâce à un changement de ton de la délégation salariée que la direction de la SAMAC a consentie à se déciller les yeux.
On peut donc parler d’un succès des travailleurs. Ces négociations ont été engagées sur 6 points de revendications 1/augmentation de salaire, 2/ attribution d’une prime de risque, 3/ uniformisation des jours fériés, 4/ attribution d’une prime exceptionnelle liée aux travaux du TCSP, 5/ revalorisation du ticket restaurant, 6/ attribution d’une prime de vêtement chaud. Et les discussions sont allées jusqu’au bout.
Mais, il n’était pas gagné d’avance que les travailleurs s’en sortiraient à si bon compte, tant la direction se faisait tirer l’oreille lors des échanges.
Mais la CGTM, représentatif à 90% dans l’entreprise, est passée à « autre chose » en faisant intervenir les salariés et c’est sans aucun doute parce que la négociation s’est déroulée sur fond de mobilisation que le ciel ombrageux voulu par la SAMAC s’est rapidement éclairci au bout du 4è round de discussion.
Lire l’accord

09-01-2016

TéléchargerAccord SAMAC
Taille : 276 ko - Dernières modifications : 08/01/2016
 


Les travailleurs ont monté le ton, et voilà qu’on se rapproche d’un accord.

Si l’Aéroport Aimé Césaire fait parler de lui, quant au succès de sa fréquentation, les échos sont moins bavards sur l’agitation en coulisse où se déroulent les négociations annuelles obligatoires de l’entreprise.
Ces négociations ont été engagées sur 6 points de revendications 1/augmentation de salaire, 2/ attribution d’une prime de risque, 3/ uniformisation des jours fériés, 4/ attribution d’une prime exceptionnelle liée aux travaux du TCSP, 5/ revalorisation du ticket restaurant, 6/ attribution d’une prime de vêtement chaud.
Bien que la nature de ces questions soit habituelle, il a fallu attendre le 3è round des NAO, pour voir la situation se décanter, car depuis l’ouverture des discussions, la direction s’est constamment fait tirer l’oreille.
Mais la CGTM a estimé que la situation ne pouvant demeurer ainsi, car habituée aux atermoiements de la direction de la SAMAC, pour elle il fallait passer à autre chose et faire intervenir les salariés.
Ce qui fut dit fut fait, et c’est ainsi qu’à chaque interruption des discussions avec la direction de la SAMAC, la délégation CGTM rassemblait le personnel pour prendre son avis sur l’avancé des débats. De mémoire d’agent aéroportuaire, c’est bien la première fois que les négociations se déroulaient sur fond de mobilisation du personnel et il n’en fallait pas plus pour que tout s’éclaircissent.
Sans doute inquiet par cette nouvelle stratégie du syndicat, la direction a donc décidé de répondre aux revendications. Ainsi d’ores et déjà, une augmentation de salaire de 55 euros est obtenue sur le salaire brut à compter du 1er janvier 2015 et sur les 5 autres points des avancées, quasiment conclues, permettront que dès mercredi (prochain round) l’accord soit signé.
Pour la CGTM, l’organisation syndicale majoritaire dans l’entreprise, cette conclusion est satisfaisante d’autant que ce sont là, les premières négociations globales depuis la création de la SAMAC. Ainsi après les 11 sièges raflés sur un total 12 à l’occasion des récentes élections des IRP, la CGTM confirme que les dirigeants de la SAMAC devront à l’avenir compter avec elle.
 
 



A son tour, le PCM fait son bout de chemin avec…

En se trouvant mêlé à l’Alliance de la liste du « Gran samblé » et de « Ba péya an chans», liste conduite par Yan Monplaisir figure du grand patronat en Martinique, le Parti communiste Martiniquais poursuit son long parcours fait de trahisons et d’abandons des idées qu’il disait défendre.
En s’associant aux héritiers de ceux qui firent d’André Aliker un martyr, les continuateurs de ce Parti ne font qu’affirmer leur adhésion à l’Union Sacré, vieille lune du patronat et du coup afficher leur politique qui se résume à trahir ce qu’ils affirmaient comme étant leur propre cause.
Les actuels responsables du Parti, expriment, en s’associant à cette cause douteuse, qu’ils ont bien prit leur distance avec les années passées lorsqu’ils affirmaient, à la Convention du Morne Rouge en 71, : « vouloir statuer sur le régime de propriété des biens de production dans la perspective expressément indiquée de la réforme agraire et de la propriété collective des moyens de production ».
Leur abandon des idées qui animaient leur engagement, honteusement justifié par M. Branchi, les conduit à jouer de plus en plus le rôle de piétaille aux directions politiques bourgeoises, hier avec Madeleine de Grandmaison et aux élections de la CTM avec Yan Monplaisir.
Pourtant aujourd’hui, dans ce contexte de crise du système capitaliste, plus que jamais les organisations se réclamant des intérêts du monde du travail sont nécessaires pour faire évoluer la conscience de classe au sein mouvement ouvrier, et préparer ainsi les victoires des luttes futures des travailleurs.
Il faut néanmoins souligner, que le vide que creuse à grand coup de pelle le PCM, devra être rapidement comblé, car le renoncement opportuniste du Parti communiste aux positions de lutte de classe, encourage d’autres militants, qui se réclament du communisme, à continuer ce combat dont l’enjeu principal est l’opposition d’intérêts entre les riches et les pauvres, entre les capitalistes et les travailleurs.



Lutte victorieuse des salariés de Géant à Batelière et d’Océanis au Robert.

Le conflit des salariés de Géant à Batelière et d’Océanis au Robert s’est conclu sur un protocole d’accord favorable aux salariés.
Il a donc fallu que plus de 90% des 150 salariés des deux hypermarchés se mobilise pour faire entendre raison à la famille Ho Hio Hen.
La réclamation de salaires décents dans ces entreprises a eu un grand écho, ce d’autant que le groupe de la famille Ho Hio Hen revendique un chiffre d’affaire de plus de 400 millions d’euros.
Les employés des deux sites du groupe Ho Hio Hen dénonçaient des salaires trop bas, les mauvaises conditions de travail, le harcèlement moral de certains responsables des magasins, et la volonté de l’employeur de réduire de moitié la prime de transport.
Les salariés avaient réclamé au départ une revalorisation de salaire de 150 euros brut par employé et par mois, une revendication que la direction aurait déclinée, au motif qu'elle serait impossible budgétairement à satisfaire. Et c’est donc sur la base d’une revalorisation net de 65 euros que se conclura l’accord avec bien entendu le maintien de la prime de transport.
Ce mouvement de colère des travailleurs des magasins du groupe Ho Hio Hen était inévitable dans le temps lorsqu’on sait que depuis plus de vingt ans, alors que les salariés ont vu croître la fortune de ce capitaliste, le salaire net lui ne dépassait pas 1200 euros.
Les travailleurs ont dû montrer leur détermination, en bloquant les accès des deux magasins  de Géant à Batelière et d’Océanis au Robert. Ils ont dû faire face également à l’habituelle campagne médiatique des commerçants tenant des boutiques dans les différentes galeries des Centres, aux intimidations de l’employeur qui dépêcha très rapidement sur les lieux des magasins un huissier.
Mais c’est aussi ces conditions de lutte qui ont transformé la mentalité des salariés de deux hyper, piqués au vif par le comportement de leur employeur ils ont appris dans cette lutte à se parler, à se rencontrer à discuter ensemble, pour organiser leur combat et c’est sans aucun doute toute cette expérience engrangée qui devra être comptabilisée pour ensuite être utilisée dans les luttes futures.

28-11-2015
 



Contre la barbarie djihadiste et le piège de l'union sacrée (Lu dans Lutte Ouvrière)

Oui, il y aura un avant et un après le 13 novembre. Parce que, dix mois après les attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Casher, l’horreur est montée d’un cran. Parce que les tueurs frappent indistinctement, sans raison, pour terroriser. Parce qu’on ne peut que ressentir de l’incompréhension, de l’inquiétude et de la révolte face à de tels actes barbares.
Hollande, la droite et le FN veulent profiter de cette émotion collective pour se poser en porte-parole et en représentants de toute la population. Ils veulent nous manipuler pour nous embrigader derrière leur politique passée, présente et à venir.
Il faut « l’unité nationale », il faut serrer les rangs, y compris avec le FN, nous disent-ils ! Car si, d’habitude, le PS, la droite et le FN prétendent représenter des options inconciliables, là, ils sont tous d’accord pour sonner la mobilisation générale.
Sur le plan extérieur, l’union sacrée du PS, de la droite et du FN pousse à intensifier la guerre en Syrie. Ils sont incapables de résoudre le chômage, les injustices et les inégalités en France, et ils veulent nous faire croire qu’ils éradiqueront le terrorisme dans le monde !
Mais la guerre dure depuis 14 ans et force est de constater que les dirigeants des grandes puissances échouent à faire reculer le terrorisme. Avant de frapper Paris, c’est la Turquie, le Liban, l’Égypte, la Tunisie, que les terroristes avaient ensanglantés. Vendredi dernier, ils ont frappé au Mali, en plein cœur de Bamako, faisant 27 morts, alors que l’on nous expliquait que les terroristes avaient été vaincus dans ce pays.
Aujourd’hui, en Afghanistan, les Talibans sont de retour. L’Irak et la Libye sont devenus des sanctuaires pour djihadistes. Et cela fait quatre ans que la Syrie est ravagée par la guerre.
Cette fois, les dirigeants impérialistes assurent qu’ils s’y prendront mieux. Mais ils s’apprêtent à s’appuyer sur le régime féroce de Bachar Al-Assad ! Ils vendent des armes au Qatar et à l’Arabie saoudite, qui financent et forment des djihadistes ! Ils sont alliés à la Turquie, qui a laissé Daech prospérer et fait la guerre aux Kurdes !
Daech est né de la guerre menée en Irak par les États-Unis et le Royaume-Uni. Quel autre monstre sortira de celle-ci ? La guerre des grandes puissances n’éradiquera pas le terrorisme, elle l’alimentera, une fois de plus.
Quant à l’état d’urgence et à l’arsenal sécuritaire que Hollande a puisé dans le programme de la droite et de l’extrême-droite, ils ne nous protégeront pas des terroristes ici. On ne les fera pas reculer en les menaçant d’être déchus de leur nationalité ou d’être expulsés !
En revanche, ces mesures seront utilisées contre ceux qui veulent s’opposer et manifester contre le gouvernement ou le patronat.
Une des premières interdictions a frappé les manifestations qui devaient avoir lieu dimanche dernier en soutien aux migrants. Alors que l’horreur des attentats nous donne une idée de la terreur quotidienne que ces femmes et ces hommes ont subie et ont fuie, alors que cela nous donne une raison de plus de les secourir, il est interdit de manifester pour le dire !
Au lieu de combattre les divisions, la peur et le racisme, ces mesures sécuritaires cultivent la méfiance, le repli sur soi et le rejet de l’autre. Elles vont dans le sens recherché par les terroristes eux-mêmes et elles font, ici, le jeu de la famille Le Pen.
Il faut refuser le cours réactionnaire et guerrier caché derrière l’unité nationale, le drapeau tricolore et La Marseillaise. « L’esprit national » est contraire aux intérêts des travailleurs. Il sert à faire taire les revendications et les luttes légitimes des exploités contre les exploiteurs.
Les crapules de Daech ne doivent pas faire oublier l’opposition d’intérêts entre les riches et les pauvres, entre les capitalistes et les travailleurs. La prétendue guerre contre le terrorisme ne met pas fin à la guerre de classe menée par le patronat. Elle ne met pas fin à la politique anti-ouvrière du gouvernement et au poison distillé par les autres serviteurs politiques de la bourgeoisie que sont la droite et le FN.
Alors, non à l’embrigadement derrière l’union sacrée du PS, de la droite et du FN ! Oui à l’unité des travailleurs conscients de leurs intérêts !
Du PS au FN, ils expliquent que participer aux élections régionales, qui auront lieu dans deux semaines, sera un acte de résistance. Eh bien, préparons-nous à voter pour faire entendre le camp qu’ils veulent tous faire taire ! Préparons-nous à voter pour le camp des travailleurs contre les fauteurs de guerre et contre les serviteurs de l’ordre social capitaliste qui nous enfonce dans la barbarie !

28-11-2015
 



Grève aux hypermarchés Géant de Batelière et au Robert.

Depuis vendredi 13 novembre, un mouvement de grève des personnels des hypermarchés de Batelière à Schœlcher et de Géant au Robert a été déclenché, et aucune solution n’a jusqu’ici été proposée par la direction du magasin pour sortir du conflit.
Il faut savoir que ces hypermarchés appartiennent tous les deux au groupe Ho Hio Hen. Ce groupe qui revendique 1400 salariés, déploie principalement son activité dans la grande distribution alimentaire.
A Batelière l’effectif est de 105 salariés lorsqu’une cinquantaine environ compose l’effectif du magasin du Robert. Et c’est suite à l’échec des NAO que les salariés ont décidé du mouvement qui met également en avant un cahier de revendications dont le point principal est : une augmentation de salaire de 50 euros en un seul versement, alors que la direction, elle, propose une augmentation de 45 euro étalée sur l’année, dont 30 tout de suite.
Ce calcul d’apothicaire du groupe témoigne de son état d’esprit de ne pas vouloir conclure. Pourtant les salaires distribués par ce groupe ne sont pas mirobolants et se situent au tour de 1200 à 1255 euros. Cecià cause d’une pratique des NAO, non respectueuse des droits des salariés. En effet aucune augmentation de salaire n’a été accordée aux personnels durant ces trois dernières années.
Pourtant, les résultats du Groupe sont bons. Sur le site internet du Groupe il est annoncé la réalisation de plus de 400 millions d’euros de chiffres d’affaires. La récente publication du magazine « Challenge » place les Ho Hio Hen en 2è position au palmarès des grosses fortunes de Martinique. Aujourd’hui le groupe Ho Hio Hen, est présent via ses enseignes Géant Casino, Casino et Ecomax et dit sur son site internet : « compter comme l’un des acteurs majeurs de la distribution aux Antilles Guyane ».
Mais quant on sait que l’une des  citations préférée du groupe est : « Il n’arrive pas toujours à l’homme ce qu’il mérite mais… », avec cette morale on n’est jamais au bout de surprises avec ces gens là, mais malgré tout, le combat est bien engagé et les salariés disent avec détermination, vouloir faire aboutir coute que coute leurs revendications.

15-11-2015



Dans le catalogue de bonnes intentions, donnez-moi « Martinique 2030 ».

Manuel Valls accompagné de 22 acolytes de son gouvernement, a tenu le jeudi 15 Octobre à l’Hôtel Matignon, une réunion avec les élus des DOM, où il fut question de « Tenir comptes des réalités, de les simplifier, de les mutualiser….».
Des mots qui ne veulent pas dire grand-chose, sinon à faire pour la énième fois le tour d’horizon des problèmes qui font des Département d’Outre-mer, les régions les plus sous-développé de la république capitaliste.
C’est de la « communication » ont dit certains observateurs, car le crédo rabâché a été de: «réaffirmer que les outre-mer disposent de toutes les richesses pour y faire émerger le modèle économique du XXIème siècle, respectueux de l’environnement et de la biodiversitépour parvenir à l’égalité réelle». Et de poursuivre, citons : la surveillance des espaces maritimes, la défense de nos intérêts économiques, la lutte contre les narcotrafics et la piraterie, la maîtrise des flux d’immigration, l’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement.
Et pour accomplir le tout pas un sous de plus, mais la mise en place du Comité de pilotage « Martinique 2030 », on peut dire sans se tromper qu’une fois de plus ils cherchent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
 

02-11-2015



Le chômage en baisse une illusion massivement répandue.

C’est à grand renfort de communication que l’information a été propagée dans les médias, le gouvernement tient enfin sa baisse du chômage.
D’ailleurs il semble même que la campagne d’intoxication soit partie des services de l’état. C’est sans doute pour cela, que la ministre des Outre-mer s’en est fait le relai pour la Martinique la Guadeloupe et la Guyane,
Ainsi, il a été indiqué par ces gens bien intentionnés, que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (demandeur sans activité), pour ces DOM est en baisse.
La baisse indiquée est de 1 340 demandeurs d’emploi pour les demandeurs d’emploi et pour les jeunes de moins de 25 ans, une tendance est également à la baisse de 2,2% en catégorie A (demandeur sans activité) soit une diminution 807 jeunes inscrits à Pôle emploi.
Mais sans plus d’explication, le doute s’installe, car quid de la situation des demandeurs d’emplois qui changent de catégorie, ou encore du nombre de chômeurs qui ne se signalent plus et qui sortent des statistiques.
Et l’escroquerie suprême quand on parle de baisse du chômage des jeunes, ne consiste-t-il pas à taire les chiffres de la création massive de contrats aidés, ce qui modifie considérablement les statistiques, emplois qui au fond ne change rien du constat d’un chômage persistant, car ces emplois ne sont que des emplois précaires et sans lendemains.
 
 30-10-2015



La Sécu une conquête sociale en voie de privatisation.

C’est de mode, en ce mois d’octobre 2015, chacun y va de sa petite manifestation pour rappeler, qu’en France, la Sécu à 70 ans.
En effet c’est l’Ordonnance du 4 octobre 1945 qui va concevoir un plan complet de sécurité sociale, pour assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail et elle deviendra dès sa naissance obligatoire et universelle.
Dès sa création, l'organisation de la sécurité sociale va assurer  un service de prestations concernant les assurances sociales, l'allocation aux vieux travailleurs salariés, les accidents du travail et maladies professionnelles et les allocations familiales. En outre, l’ordonnance du 4 octobre prévoit la mise en place d’un réseau coordonné de caisses se substituant aux organismes préexistants, afin d’unifier les régimes de sécurité sociale.
En Martinique c’est l’ordonnance du 17 octobre 1947 qui instaure la sécurité sociale soit, deux ans après l’Ordonnance du 4 octobre 1945.
D’ailleurs il faudra attendre 10 mois pour obtenir le décret du 17 octobre 1947 qui prévoit l’extension des lois sociales dans les nouveaux départements (vote de la loi d’assimilation par Aimé Césaire). Donc dans les faits, la sécurité sociale ne verra réellement le jour en Martinique que le 29 novembre 1948.
Par la suite, et malgré l’existence de la loi d’assimilation, la mise en œuvre des décrets d’application des textes régissant la sécurité sociale ne sera pas chose aisée. En effet dès 1848, il faudra des luttes ouvrières sanglantes et une motion de Victor Lamon, premier président de la CGSS, réclamant l’accélération de l’application effective de l’assurance maladie et du régime de prestations familiales. Ces prestations devant être servies aux mêmes taux qu’en France.
Cette mise en œuvre de la Sécurité Sociale ne sera pas toujours, comme le voulait l’Ordonnance du 4 octobre 1945, soit : « des lois pour assurer à tous les citoyens des moyens d’existence » ! L’épisode du FASSO (fonds d’action sanitaire et sociale) crée en 1963 a soulevé une vaste indignation. Cet organisme qui a été mis en place, disait-on, pour l’intérêt des familles, c’est en fait chargé de gérer directement des prestations familiales qui étaient dues aux familles. La conséquence immédiate fut la contestation de ces familles victimes qui que bien cotisant au même titre et au même taux qu’en France, se voyaient percevoir des allocations minorées du fait de l’existence du FASSO et de la ponction exercée pour la gestion de ce fond.
Pour ces raisons, l’existence du FASSO a été vécue comme une insulte et une discrimination pour les familles stigmatisées comme incapables de bien gérer les allocations qui leurs étaient dues.
 
Aujourd’hui le système de sécurité sociale est en difficultés, par ce que ses ressources qui proviennent des prélèvements de cotisations, ne sont plus garantie par un patronat plus avide d’exonération de charges que jamais.
Dans le contexte actuel, les idées dominantes dans la société considèrent comme acquis que la Sécurité sociale est une charge pour l’économie capitaliste. Plus encore en période de crise, où l’on entend répéter que la France n’a plus les moyens de son modèle social.
Le budget total de l’assurance-maladie s’élève à 200 milliards d’euros et le déficit de cette caisse devrait atteindre 6,9 milliards d’euros en 2015. Bien que les frais de gestion des organismes de Sécurité sociale ne représentent que 3% de leurs dépenses totales, on nous raconte que la sécu coûte chère, à qui profite ce mensonge ?
Les gouvernants, pour justifier leur politique en faveur de l’économie capitaliste, font passer l’idée que les assurés sociaux sont considérés comme des gaspilleurs de l’argent public en consommation médicale inconsidérée. Dans le même temps ces mêmes gouvernants blanchissent tranquillement l’argent laissé aux entreprises. Cette suspicion à charge qui dure depuis des années, conduit aujourd’hui les plus pauvres et les plus modestes à renoncer aux soins.
 
Alors pour justifier leur gestion, nos gouvernants vont de réforme en réforme, et plonge la sécu lentement vers une politique de privatisation rampante. Cette privatisation s’exécute d’abord par la raréfaction programmée de ses recettes, du fait du contexte de chômage permanent organisé par l’économie capitaliste, de la politique des emplois précaires organisée par l’état au services des entreprises, de l’exonération de charge des patrons (plus d’un milliards pour les seules entreprises des DOM) et de la politique qui consiste à charger les régimes complémentaires que sont seule à supporter les assurés.
Aujourd’hui pour inverser cette tendance, il aurait fallu taxer les revenus du capital, au lieu de taxer les revenus du travail, taxer la transmission du patrimoine des riches et des rentiers, car en quinze ans le patrimoine des Français a doublé. En somme faire participer cette richesse insolente des possédants au financement de la protection sociale.
Mais ça c’est un programme qui sera à l’ordre du jour que lorsque les salariés se mobiliseront et exigeront de changer les règles.
17-10-2015
 



Dégradation des services publics


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Lors de la journée de rentrée de la CGTM le mardi 29 septembre, les militants présents ont apportés de nombreux témoignages sur cette dégradation des différents services publics et des conséquences néfastes aussi bien pour les agents que pour la population.
D’une part, les économies qui sont réalisées sur le dos des travailleurs engraissent tant les patrons que les actionnaires des entreprises du CAC 40, qui eux engrangent à tire larigot des bénéfices qui ne cessent d’augmenter.
A contrario, et c’est le paradoxe, les conditions de travail et de vie des agents se dégradent. Les exigences des employeurs, amplifie les situations de souffrance au travail, les arrêts de travail se multiplient et les situations de suicide se développe et pour couronner le tout, une large fraction salariés s’appauvrit à vue d’œil.
Non, cette dégradation des services publics n’est pas une fatalité. Elle découle de la politique des différents gouvernements successifs, qui décident de faire des cadeaux au patronat au détriment de la satisfaction des besoins essentiels de la population.
Il y a lieu de se préparer par la mobilisation pour n’avoir plus à subir cette situation.
Florilèges de réactions :
Vous pourrez écouter ce que des camarades,  des finances, des hôpitaux, de l’enseignement, des municipaux, de la Deal dénoncent.

Doc CTM


L'Adarpa : l’inquiétude refait surface

Le tribunal mixte de commerce de commerce de Fort de France, vient tout juste de décider de la mise en redressement judiciaire de l’Association Départementale d’Aide aux Retraités et aux Personnes Agées.
 
Une fois de plus dira t-on car cela fait une bonne dizaine d’années que cette association vit dans ce contexte de difficultés économique sans pouvoir s’en sortir.
 
A plusieurs reprises, c’est à la demande du président du conseil d'administration, que l’association a été placée en redressement judiciaire en déposant son bilan.
 
Cette situation n’est pas vraiment surprenante, à vrai dire, car le conseil d'administration de l'association a jusqu’ici tout fait pour que la réduction du personnel soit sa seule variable d’ajustement. Il faut savoir que l’association ne comptait pas moins de 400 salariés il y a quelques années encore, mais aujourd’hui, c’est autour de 273 salariés que se compte l’effectif de la structure.
 
Pourtant de nombreuses aides ont été allouées depuis soit par le Conseil Régional, soit par le Conseil Général, dans leur angoisse du lendemain, les salariés questionnent: mais où sont passé ces subventions ?
 
Aujourd'hui, la masse salariale parait insuffisante pour faire fonctionner la structure, mais comme hier, la direction de l’Adarpa n’envisage pas de changer sa logique, car au lieu de trouver des solutions dans l’offre de service, elle s’entête à réduire la masse salariale, sauf qu’en réduisant la masse salarial, le conseil d’administration fait le choix de réduire l’effectif l’association et donc de diminuer du même coup ses capacités d’intervention.
 
A l’Adarpa, le diable qui se mord la queue !

19-09-2015
 



SEPTEMBRE 1870: L’INSURRECTION DU SUD DE LA MARTINIQUE. QUELLES LECONS ?

Chaque année, le 22 mai, nous fêtons une victoire : les esclaves ont gagné leur libération. Au mois de septembre nous commémorons  l’Insurrection du Sud   . C’est pourtant une défaite du peuple. En représailles de leurs luttes contre à la discrimination raciale, l’injustice sociale, la misère, l’absence de liberté réelle, les insurgés n’ont gagné que massacres  par les troupes coloniales, « parodies de procès », humiliations, condamnations à mort, condamnations au bagne….  et la domination coloniale et la  poursuite inexorable – jusqu’à nos jours – de l’exploitation des travailleurs et des paysans martiniquais.
Que faire aujourd’hui du souvenir de ces événements tragiques, longtemps refoulés, à l’issue desquels l’ordre colonial s’est trouvé renforcé ? Quel sens ont-ils pour nous, travailleurs de Martinique, en lutte contre les formes nouvelles et pernicieuses  du capitalisme et la colonisation ?
C’est le travail des historiens d’interroger les documents officiels, les décisions de justice, les récits, les lettres de l’époque…Ils nous racontent les origines et le développement du mouvement insurrectionnel.
Mais Il ne s’agit pas pour nous d’apprendre par cœur des résumés d’histoire. Notre travail à nous est de reconnaître, dans ces analyses et ces récits,  les luttes fondamentales de la société coloniale, la nôtre ; de  retrouver notre filiation cachée  avec les insurgés ; d’apprendre de qui nous sommes les héritiers. En accompagnant le peuple martiniquais de 1870, nous comprenons  la continuité historique de  la domination économique des békés et autres multinationales et de la puissance des autorités coloniales. En prenant conscience de la légitimité de ses luttes, nous affirmons le bien fondé des nôtres.
Mais que nous apprennent aujourd’hui les insurgés eux-mêmes ?
 Non, l’insurrection de 1870  n’a pas consisté  en des  « explosions de colère désordonnées ». Elle n’est ni dans des discours, ni dans des écrits, mais  dans des actions, parfois pacifiques et souvent violentes. En lutte ouverte, les révoltés désignent les békés et les forces de répression comme  leurs adversaires et les affrontent.  Ils connaissent leurs alliés et s’organisent en solidarité. Ils se battent au nom de l’égalité et de la liberté que leurs parents ont chèrement gagnée en 1848.
Jeune homme noir, LUBIN n’accepte pas la violence exercée sur sa personne, la discrimination raciale et l’atteinte à sa dignité d’être humain par deux hommes blancs, forts de leur couleur de peau dans une société raciste certes, mais surtout de leur statut social et la conscience de leurs intérêts économiques qui les rattachent à la caste des békés et aux dirigeants coloniaux. La plainte que LUBIN dépose témoigne de son espoir dans les institutions de la société post-esclavagiste. Son rejet l’amène à se faire justice lui-même, quitte à prendre le risque de la condamnation au bagne. Homme noir, le jeune LUBIN s’impose de fait comme l’égal des individus blancs.
Devant cet acte de résistance individuelle, la solidarité  s’organise, elle est collective et pacifique. Au bourg de Rivière Pilote, le peuple d’artisans et de petits commerçants  se reconnaît dans l’exigence d’une dignité trop souvent bafouée et sous la direction de VILLARD, petit commerçant qui fut instituteur, multiplie pétitions et souscription en faveur de LUBIN. On croit aux discours, aux paroles, à la négociation avec le pouvoir colonial et on se place sur le terrain de l’égalité et de la liberté légale et des valeurs morales.
Alentour,  le peuple paysan manifeste lui aussi sa solidarité. Mais d’emblée, ces petits propriétaires, ces ouvriers d’habitation et d’usine en butte quotidiennement au mépris, à l’arrogance et la rapacité des grands propriétaires, voit loin et  organisent une lutte directe, d’abord menaçante, puis violente ;  la révolte dépasse le cadre de l’affaire LUBIN  .Des chefs comme LACAILLE  et TELGA  prennent la direction de paysans armés  et envahissent les bourgs ; ils ne renoncent pas pour autant au dialogue et négocient avec les autorités municipales la saisie d’armes chez les békés .
 Les travailleurs des habitations entrent en grève. Le peuple, armé de coutelas et de torches, attaque et incendie le centre même de la puissance békée, les habitations ;  LUMINA SOPHIE dite SURPRISE, ROSANIE SOLEIL, MADELEINE CLEM … entraînent leurs camarades dans ces marches destructrices. Les adversaires sont clairement désignés. Les alliés continuent le dialogue, effrayés de voir les masses populaires échapper à leurs discours modérateurs.
La répression se met en place : soldats et volontaires mettent fin à la révolte. Les autorités ne retiendront que la culpabilité des chefs. Leur objectif est atteint : l’ordre nécessaire à la « bonne » marche économique de la colonie est rétabli. Il était temps, le mouvement commençait à s’étendre à tout le pays.
En cinq jours de révolte, par- delà les combats, les insurgés ont peut-être amorcé l’embryon d’un modèle de société libérée de l’exploitation. Ainsi ils ont occupé  l’habitation DAUBERMESNIL ; ils ne l’ont pas incendiée, ni détruite. Ils l’ont prise en main. Partage des terres ou exploitation d’un bien commun ? le temps a manqué. Il n’en n’est pas moins vrai que par leur seule présence, ils ont contesté le système colonial d’exploitation et posé le problème de la terre en Martinique, non résolu jusqu’à présent.
 Le mouvement insurrectionnel de 1870 était-il anticolonialiste ? C’est probable tant le système colonial est oppressif. Portait-il des idées d’indépendance ? On dit que ses chefs envisageaient la proclamation de la République Martiniquaise à l’exemple de la république d’Haïti. En tous les cas ce fut la grande crainte et des autorités coloniales et de la bourgeoisie békée .
On dit que les insurgés arboraient en signe de ralliement trois couleurs : le noir, le rouge et le vert. Ce sont ces trois couleurs  qui flottaient en tête de nos manifestations en février 2009. Il nous appartient qu’elles nous rassemblent à nouveau à côté du rouge uni de la révolution.
 L’insurrection de 1870, pas plus que n’importe quel événement du passé, ne peut nous donner de leçons pour conduire nos luttes .Elle ne nous indiquera pas   les voies à suivre, c’est à nous de les trouver dans le contexte social de notre époque.  Mais nous pouvons la percevoir comme la référence fondatrice des luttes ouvrières et paysannes de la fin du 19ième à nos jours ; elle est un relai sur le chemin de la libération ; nous en serons un autre.
Suivons la parole de notre grand poète, Henri CORBIN :
« car on a beau cacher les effets
Rapetisser les mobiles,
N’importe, le Sud Rebelle agrippé à ses vagues
Illumine
              De son ampleur
                                         Notre présent de peuple qui s’obstine. »

19-09-2015



Les 40% des fonctionnaires, toujours dans le viseur de la Cour des comptes.

La croisade de la Cour des comptes contre les 40% des fonctionnaires visiblement ne s’essouffle pas. Au début du mois de septembre une nouvelle déclaration de Didier Migaud, son Président, a remis sur la table la question de la surrémunération des fonctionnaires dans les Outre-mer.
 
Si dans ses activités la Cour des comptes a pour mission de contrôler le bon emploi et la bonne gestion des fonds publics, cette activité de fait, se résume à revenir constamment sur l’existence même des services publics. La Cour ne rappelle t-elle pas qu’il y a lieu de faire 450 millions d'économie chaque année pour respecter la programmation 2014-2019 des finances publiques adoptée dans la loi de décembre 2014 ?
 
L’évocation de la masse salariale de l'Etat, le coût des quelque 6 millions de fonctionnaires de l’État, des hôpitaux et des collectivités publié dans son rapport annuel avec un assortiment de « recommandations » d’économies, rappelle que la vraie mission de la Cour des comptes est de s’attaquer ainsi l’emploi salarié.
 
Mais quand de plus la Cour semble s’assigner dans son programme d’économie « l’harmonisation des régimes indemnitaires », elle vise à revenir tout simplement sur la question de la rémunération des fonctionnaires des DOM.
 
Mais, en indiquant que les prix de la consommation en outremer ne sont que de 6 à 13 % plus élevé qu’en France, pour soutenir sa « proposition » de baisse des rémunérations des fonctionnaires des DOM, la Cour devrait retoquer ses comptes,  car du propre aveux du journal France Antilles, rien que le coût du « panier de la ménagère » qui est une enquête que ce journal publie, le dernier « panier » indiquait un coût de  cherté qui se situe bien au-delà de 28%.
Ne faut-il pas se souvenir de l’adage qui dit que : « lorsque l’on veut tuer son chien….. »
 19-09-2015



La mission Lurel une duperie de plus

L’ancien ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, s'est vu confier par Manuel Valls une mission parlementaire pour "définir les voies et les moyens pour aboutir à l'égalité réelle au niveau économique et social entre les outre-mer et l'Hexagone ".
Voila du nouveau pensez vous ?
Et bien que non ! Le gouvernement chercherait-il à faire du neuf avec du vieux ? C’est bien ce scénario qui semble se jouer en ce moment. De plus, ce qui parait rigolo dans cette affaire, c’est qu’en recrutant Victorin Lurel  pour le job, ça rappelle à  chacun un petit air de déjà vu. Car qui a déjà oublié que Victorin Lurel a occupé entre 2012 et 2014 le poste de ministre de DOM ? Et ce bien entendu à la faveur du mouvement social de 2009 dans les Outre-Mer ?
Cela suffit à indiquer que l’opéra bouffe qui nous est mise en scène, n’est ni plus ni moins qu’un nouveau tour de passe-passe, on fait semblant de s’occuper des questions d’égalité et de lutter contre la pauvreté, pour mieux nous faire avaler de mauvaises pilules.
D’ailleurs pour ne plus douter du peu de sérieux de l’affaire, un premier indice, le député de Guadeloupe pour honorer sa mission, a réservé sa toute première visite au FEDOM (Fédération des Entreprises des DOM). Il a donc tenu à associer de manière privilégiée à sa mission,  le gratin du grand patronat de l’Outre-Mer.
Alors, comment donner du crédit à cette démarche qui semble douteuse dès lors qu’au même moment, l’exécutif dit vouloir réduire les exonérations de charges fiscales et sociales accordées aux entreprises de l’Outre-Mer, au motif que cette politique ne produit aucun effet sur l’emploi.
En fait, il faut comprendre que les aides qui sont accordées aux entreprises et qui coûtent 1,13 milliard d’euros à l’Etat, sont actuellement dans le collimateur de Bercy qui cherche à faire des économies. C’est sans doute pour cela que le parlementaire de Guadeloupe, tente ainsi de « blanchir » cette mauvaise image des aides en leurs donnant des vertus types "égalité économique", et "égalité des chances".
Il est donc clair que la « mission » du soldat Lurel c’est transformer les « niches fiscales et sociales » en  fonds vertueux, au seul profit des patrons et des prébendiers qui les entourent, alors, il faut se garder de penser que c’est pour réduire une quelconque inégalité, car les inégalités naissent de cette société des patrons basée sur la propriété privé des moyens de production.

05-09-2015
 



Dans le secteur agricole, la négociation en Commission Paritaire Banane tourne à la farce.

La FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricole de la Martinique) comme les années précédentes, revient en commission paritaire banane avec une proposition de revalorisation de salaire qui frise le mépris.
La délégation patronale, sans sourciller a proposé une augmentation de 1 centime d’euro sur les deux premiers niveaux de coefficient (100 et 102), soit pour le coefficient 102 payé à 9,67 euro l’heure une augmentation de 1,03% du salaire de base.
Il faut savoir que les salaires dans le secteur de la banane ne bougent guère, de 2010 à 2015 le salaire est passé de 9,22 euro à 9,67 euro soit une courbe d’évolution de 4,88% sur les coefficients 100 et 102, coefficient de la quasi totalité des ouvriers. En comparaison, et pour la même période (intervalle 2010-2015), le smic lui a augmenté de 9%, soit du double.
C’est proprement abject et scandaleux quant on sait que ces gens du patronat agricole jouissent de fortunes aux montants insondables !
De plus les entreprises agricoles bénéficient de fonds Régionaux, de fonds Nationaux et des fonds Européens, ce sont des dispositifs d’aides financières qui doivent servir, nous dit-on, à améliorer la compétivité économique, mais qui dans les faits ne servent qu’aux seuls intérêts privés des patrons de l’agriculture.
Ces aides sont faramineuses, concernant le seul Poséi (Programme d’Options Spécifiques liées à l’Eloignement et à l’Insularité), c’est une aide annuelle à 120 millions d’euros pour l’année 2010. A coté de cela on pourrait ajouter les aides de financement des programmes de promotion ou les subventions obtenues pour l’éradication de la cercosporiose, ou encore les divers « secours » venant en aide à la profession.
D’ailleurs, ce sont les patrons eux-mêmes qui nous dévoilent leur cupidité et leur scélératesse. Réuni le vendredi 3 juillet en assemblée générale le groupent Banamart qui est l’association des producteurs de banane, déclarait que l’année 2014 a été une très bonne année pour leur bénéfices.
Ils ont avoué que leur chiffre d’affaire a progressé de 17% en une seule année. Ils ont par ailleurs déclaré avoir vendu plus de 193.000 tonnes de banane sur le marché pour un chiffre d’affaire de 169 millions d’euros.
Au constat du profit réalisé par la production agricole, d’une part et du refus d’augmenter réellement les salaires des ouvriers, on peut considérer que les patrons de la banane manifestement poussent à l’épreuve de force.
Pour la CGTM, face à cette morgue, ce sont les travailleurs qui devront décider de ce qu’il y a lieu de faire. Une campagne de consultation sera engagée dans les semaines qui viennent et si les conditions sont réunies alors il faudra s’attendre à voir les ouvriers de la banane reprendre le chemin des luttes.



L’Insee sème, le patronat récolte !

La CGTM dénonce la manipulation des chiffres de l'inflation par l’Insee. Car d’évidence, c’est une manœuvre qui profite à l’Etat qui dissimule ainsi l’évolution de la cherté du coût de la vie, mais qui profite également au patronat qui en fait usage lors des NAO d’entreprise ou de branche professionnelle pour déprécier la revalorisation salariale.
Ce fut récemment le cas, lors des NAO de la branche professionnelle du Bâtiment et Travaux publics. À ces négociations, les patrons n’ont accordé que 0,5% d’augmentation de salaire, affichant que c’est le chiffre de l’Insee et que c’est la seule mesure reconnue indiquant l’évolution de l’inflation en Martinique.
En réalité l’inflation, selon l’Insee Martinique pour l’année 2014, c’est 0,8%. L’institut de la statistique sur son site internet, enfonce le clou en affirmant que l’évolution des prix à la consommation, poursuit depuis quelques années déjà une tendance baissière dans notre département. Rien que ça.
Mais chacun se rend bien compte que ce n’est pas la réalité, car si le prix du caméscope, de l’appareil de photo ou de la brosse à dents est en possible baisse dans l’échantillon d’un panier, il n’échappera à personne que les produits de consommation courante tels que : l’eau, l’énergie, la gazole, l’essence, le lait, la charcuterie, la redevance TV, le tabac, le pain le loyer, les produits frais, les produits pétroliers, ne cessent de voir leurs prix augmenter !
Chacun a conscience que de plus en plus de ménages ont du mal à boucler leurs fins de mois, alors si la pauvreté gagne du terrain par conséquent l'Insee nous ment sur les chiffres de l'inflation.
L'inflation étant une perte de pouvoir d'achat liée à une hausse des prix, on peut déduire que moins un ménage gagne d'argent, plus il est touché par l'inflation, ce qui explique, qu’avec la stagnation des salaires, les couches populaires sont donc touchées de plein fouet d’une année sur l’autre.
C’est un fait certain que si l'Insee ne truquait pas les chiffres de l'inflation, le résultat serait différent, la moyenne réelle serait, pour la dizaine de postes de consommation les plus essentiels, autour de 20%. Et ce chiffre, il est vrai, ferait flipper plus d’un !
Pour le gouvernement, l'objectif de cette manipulation des chiffres de l'inflation a sans nul doute pour objectif de cacher aux ménages que leur pouvoir d'achat se détériore progressivement. Car si chacun en prenait conscience, cette évidence pousserait sans doute les populations à la révolte.
D’ailleurs, dans l’histoire de l’institut, il a été observé que la méthode de calcul de l’Insee a évolué de nombreuses fois, avec des ajustements qui sont en permanence effectués pour maintenir le taux d'inflation à un niveau acceptable pour les populations.
Ainsi sans faire de vague, la perte de pouvoir d'achat évolue en silence chaque année, avec comme effet mécanique l’asphyxie de l’évolution des salaires. Donc en clair, l’Insee, en plombant les chiffres de l’évolution des prix, favorise du même coup l’ajustement des salaires...vers le bas.
 12-07-2015



Dimanche 28 Juin, TRAVAYE DOUBOUT ... Ansanm Ansanm 15H Maison des Syndicats

Hollande a été élu avec le slogan « le Changement c’est maintenant !
Notre situation a bien changé mais en pire ! Les conditions de travail sont devenues plus dures, le chômage a augmenté et le niveau de vie a baissé.
 Hollande au pouvoir a vite oublié son programme pour adopter celui du patronat : démantèlement des droits sociaux, allègement du coût du travail.
Résultat le grand patronat a préservé ses profits et traverse la crise en s’enrichissant encore plus, et nous travailleurs sommes les sacrifiés puisque ce sont nos conditions de travail et de vie qui se dégradent et la misère qui progresse....Lire la suite dans le doc ci-dessous

Tract Mobilisation du 28 juin 2015


Après le massacre de CHARLESTON, à bas le racisme contre le peuple noir!
(Lu dans COMBAT OUVRIER)

Le 17 juin dernier  en Caroline du sud aux Etats Unis, à Charleston, un jeune Blanc a tiré et tué 9 personnes noires, dont le pasteur dans une église fréquentée traditionnellement par des Noirs. Arrêté, le jeune raciste a déclaré qu'il voulait déclencher "une guerre de races" contre les Noirs, et qu'il revendiquait "la suprématie de la race blanche" sur toutes les autres. Ce crime raciste a profondément ému la communauté noire ainsi que la population blanche et les autres communautés.
On peut penser que ce crime est l'œuvre d'un détraqué. Et il l'est sûrement. Mais il n'en reste pas moins vrai que ce détraqué est un produit de la société américaine qui baigne dans le racisme depuis des siècles. Et particulièrement contre les Noirs. Ce jeune blanc raciste exprime des idées, partagées par un certain nombre d'Américains blancs racistes même si ces derniers ne passent pas tous à l'acte. Ce massacre revendiqué ouvertement comme un acte raciste survient alors même qu'une série d'assassinats de Noirs a été perpétrée par des policiers blancs, comme à Ferguson, à New York et ailleurs. Chaque année des dizaines d'hommes noirs sont assassinés par les policiers blancs. En Caroline du Sud même, il y a quelques mois, un Noir, Walter Scott a été abattu de plusieurs balles dans le dos par un policier blanc. La vidéo peut être vue sur Internet.
Le racisme anti-noir est donc loin d'avoir disparu aux USA. On voit même resurgir des organisations racistes criminelles comme le KKK, Ku Klux Klan dans le Sud des USA. Ce sont les Noirs qui connaissent le plus fort taux de chômage et de pauvreté, ce sont eux encore qui en grande majorité peuplent les prisons. Car la pauvreté entraîne toutes sortes de maux : la drogue, la délinquance, les crimes. Mais on sait aussi que beaucoup de Noirs sont condamnés  alors même qu'ils sont innocents. Tués, emprisonnés, parce que coupables d'avoir la peau noire !
Les Noirs représentent 12,2% de la population américaine. Mais 41% des détenus américains dont la peine de prison dépasse un an sont noirs. En octobre 2005 sur les 9528 crimes haineux, 67,9% ont été commis à l'encontre de Noirs. 20% des Noirs américains nés entre 1965 et 1969 ont fait de la prison.
Dans la première puissance mondiale, le chef de file du capitalisme et de la bourgeoisie mondiale, le racisme fait partie de l'ADN du pays. Parce que la  bourgeoisie américaine, la plus puissante du globe a fondé sa puissance en grande partie sur l'esclavage et le racisme envers les Noirs.
Cependant, il existe toutes sortes d'inégalités et de multiples formes d'exploitation sur les travailleurs et les pauvres mêmes blancs aux USA. Le racisme anti-Noir, si fort soit il, n'est qu'une de ces formes d'exploitation.
Aux Antilles, nous faisons partie des millions de Noirs des Amériques dont les ascendants ont été déportés
par millions pendant plus de deux siècles et vendus comme esclaves. Nous aussi, nous avons subi le racisme violent et criminel devenu plus insidieux et hypocrite aujourd'hui mais qui n'a pas disparu. C'est
une raison supplémentaire pour laquelle  nous devons être solidaires de nos frères noirs américains et protester  contre le racisme dont ils sont victimes. Mais ce doit être aussi un combat contre la xénophobie qui existe au sein de notre peuple ici même par exemple, contre nos frères haïtiens et autres immigrés de la Caraïbe et du monde. Ce doit être un combat contre le racisme  qui frappe le peuple noir partout sur cette terre de différentes manières : en Afrique, aux Antilles, en Amérique latine, dans les immigrations noires des pays riches. Ce doit être un combat  contre tous les racismes, ceux qui frappent   les Juifs, les Roms, les Arabes et d'autres. Ce doit être enfin un combat contre l'exploitation capitaliste sur les travailleurs et les pauvres de toutes couleurs et de toutes origines. Car c'est le système capitaliste qui crée et entretient le racisme pour mieux diviser les travailleurs et les peuples et mieux les exploiter. Pour le combattre et le mettre à bas, il faudra une révolte générale et une révolution des travailleurs et des exploités. Les esclaves haïtiens jadis ont su vaincre les esclavagistes et l'armée française par une formidable révolution armée. C'est par de telles révolutions qu'aujourd'hui les travailleurs et les exploités vaincront le système capitaliste qui nous mène à la barbarie et à la catastrophe planétaires !

27-06-2015



Un projet de loi relatif au Dialogue social et à l’emploi, ou comment reprendre d’une main ce qui a été gagné de l’autre.

Après que le MEDEF ait décidé volontairement de mettre un terme aux discussions avec les organisations syndicales dans le cadre de la négociation interprofessionnelle relative à la « qualité et à l’efficacité du dialogue social dans l’entreprise et à l’amélioration de la représentation des salariés ».
Le gouvernement a donc décidé de passer par la loi. Depuis ce sont les députés qui ont agréé le projet de loi relatif au « Dialogue social et à l’emploi » à partir du 22 juin ce sera au tour des sénateurs qui feront le même exercice, pour une adoption définitive du texte.
Que prévoit ce texte ? De nouvelles restrictions au code du travail essentiellement !
Ainsi, le projet de loi introduit l’obligation pour les listes aux élections professionnelles, titulaires et suppléants et pour chaque collège, de comporter une proportion de femmes et d’hommes. Il y a là de quoi faire sourire, quant on sait que c’est toutes les facettes des discriminations touchant les femmes qui doivent être combattues : promotion de l’égalité professionnelle, déroulement de carrière, aménagement du temps de travail, égalité salariale.
Il conduit à ce que la DUP (délégation unique du personnel) qui était jusqu’ici une simple fusion des mandats, corresponde dans le mode de fonctionnement proposé, à une fusion des instances DP,CHSCT, CE avec moins de moyens
En effet, le projet prévoit la désignation d’un seul secrétaire pour les trois instances d’un ordre du jour commun pour les trois instances, des réunions communes pour les trois instances un avis unique CE-CHSCT avec des délais communs, une expertise commune CE. C’est donc bien une fusion des instances que propose discrètement le gouvernement.
Les suppléants ne seraient autorisés à assister aux réunions de la DUP seulement en cas d’absence des titulaires, alors qu’aujourd’hui ils peuvent assister aux réunions même en présence des titulaires.
Le projet veut supprimer les obligations de consultations et ainsi réduire le contrôle des instances élues.
La création d’un CE est rendue plus difficile, sa suppression est facilitée. Aujourd’hui, la mise en place d’un CE est obligatoire si l’effectif de l’entreprise atteint ou dépasse le seuil de cinquante salariés « pendant douze mois, consécutifs ou non, au cours des trois années précédentes ». Avec la future loi, ça devient « pendant les douze derniers mois » et selon « des conditions déterminées par un futur décret ». La nouvelle condition est plus restrictive, parce que les douze mois exigés semblent ainsi devenir consécutifs alors qu’ils ne l’étaient pas nécessairement jusqu’ici.
Le seuil d’effectifs à partir duquel le rythme mensuel pour réunir le CE est obligatoire serait relevé de 150 à 300 salariés : on passerait donc à une réunion tous les deux mois.
Le projet stipule deux négociations annuelles, et une triennale sur la GPEC.  Négociation annuelle sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée.  Négociation annuelle sur la qualité de vie au travail, celle-ci traitera désormais de l’égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes.
La future loi supprime la précision, jusqu’ici prévue dans la législation, que l’employeur peut négocier (en absence de délégués syndicaux) avec des élus « dans les entreprises de moins de 200 salariés ». Ce seuil disparaît donc, et même dans des entreprises plus grandes, en l’absence de délégués syndicaux, l’employeur pourra se tourner vers les élus (y compris non syndiqués, élus au deuxième tour) pour négocier.
Jusqu’ici, l’employeur pouvait négocier avec des salariés mandatés (n’étant ni délégué syndical, ni élu) à condition qu’il n’existe ni DS, ni élus dans l’entreprise. Désormais, la future loi prévoit qu’il suffira que les élus n’aient pas « manifesté » le « souhait de négocier ». Par ailleurs, la loi ouvre la possibilité de négocier avec des salariés mandatés dans les entreprises de moins de 11 salariés.
La création de commissions régionales paritaires interprofessionnelles pour permettre la représentation des salariés des entreprises de moins de 11 salariés. Les missions de ces commissions consistent à conseiller les salariés sur les dispositions légales ou conventionnelles applicables ainsi qu’à traiter les questions d’emploi, de formation, de conditions de travail et de santé.
Mais il faut également savoir que Les membres de la commission n’ont pas accès aux locaux des entreprises, que le fonds d’indemnisation des représentants salariés est plus qu’aléatoire,
Voilà très clairement exprimé les intentions du gouvernement, c’est ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre !

13-06-2015



1er mai les travailleurs ont manifesté


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Toutes les centrales syndicales à l’exception d’une, se sont retrouvées ensemble pour manifester à l’occasion de la commémoration de la journée de lutte des travailleurs. Après les prises de paroles des représentants appelant à l’unité des travailleurs contre les attaques incessantes du patronat et du gouvernement, vers 10h30 la manif a commencé dans les rues de Fort-de-France.
Les mots d’ordre scandés tout au long du parcours ont visé principalement la loi Macron qui veut détruire les droits des salariés et la revalorisation des salaires, des pensions et des minima sociaux.
La participation (environ 1100 personnes) a été bonne et ceci dans une ambiance chaude et conviviale. Les cégétistes ont pu bénéficier d’une collation bien méritée en fin de parcours.

Après le défilé dans les rues de Fort de France, la CGTM a organisé un repas au Centre de loisirs d’EDF au Vétitver à Case Pilote. Une centaine de camarades ont participé à ce moment de convivialité. Certains d’entre eux ont animé avec tambours, ti-bois, chants et danses, pendant que d’autres s’initiaient au danmié ou  jouaient aux dominos !
Mais ce rassemblement de militants après le défilé dans les rues, était aussi l’occasion de rapprocher tous les participants de ce qu’il est convenu d’appeler l’esprit du 1er mai, c'est-à-dire un état d’esprit qui construit les discussions fraternelles entre camarades qui serviront sans aucun doute à préparer les luttes futures.

Retrouvez plus de photos sur notre page "Photos"

03-05-2015



1er Mai 2015 : Toutes et tous à la manifestation (8 heures maison des syndicats)

La CGTM appelle tous les travailleurs à se retrouver à Fort de France pour manifester le 1er Mai, Journée Internationale de Lutte des Travailleurs. C’est l’occasion pour nous travailleurs, privés d’emplois, jeunes et retraités de nous rassembler et de revendiquer : l’arrêt des attaques contre nos acquis, l’arrêt de la « judiciarisation » des mouvements  sociaux,  l'amélioration de nos conditions de vie, du travail, des salaires, des allocations et des  pensions pour une vie décente....Lire la suite dans le document ci-dessous

Tract 1er mai 2015


Besoin de luttes et tous les crachats du patronat n'y pourront rien !

Sur tous les médias télés radios et autres presses, depuis quelques semaines une véritable course à la surenchère alarmiste est engagée par un patronat vent debout contre les mouvements de grèves qui ont cours en ce moment.
Contre ces mouvements qui se développent dans les entreprises en Martinique, ces personnes se sont données le mot donné et voici un florilège d’annonce qui illustre bien leur état d’esprit:
« Contact Entreprises ne peut que manifester son indignation et condamner fermement les actions des auteurs de ce crime économique ».
«Nous espérons que les indispensables leçons seront tirées rapidement et que chacun saura réagir devant l’inacceptable ». 
« L’entreprise n’ont pas les moyens de survivre aux coups de boutoir des destructeurs qui n’ont de syndicalistes que le nom ». 
 
Sans oublier Yann Monplaisir qui réclame à son tour, 15 ans après Roger de Jaham, un Préfet répressif pour briser les luttes ouvrières!
Des propos qui comme d’habitude sont, outrancier et démesuré, un peu à l’image des auteurs plus inspirés par la manipulation qu’autre chose.
Ils auraient préféré avoir à leurs bottes un salariat qui se plie et pactise pour quatre francs deux sous leurs propos montrent en tout cas que s’ils hurlent aussi fort c’est qu’ils paniquent et qu’ils ont peur.
 
Et on comprend leurs craintes quand car ils redoutent que les travailleurs fassent le rapprochement entre la grande régression sociale qu’ils vivent depuis plusieurs années et l’accumulation sans précédent de leur patrimoine de riches.
 
Ce sont en effet les services fiscaux qui nous indiquent qu’en 2012 avec un montant moyen 11,150 euros d'impôt de solidarité sur la fortune, la Martinique se trouvait en tête du hit parade des départements où l'on le plus d'ISF, Toujours en 2012 concernant cette fois les villes où vivent les plus grosses fortunes et bien Fort de France se classait en 5è position avec montant moyen de 3,299,859 euros du patrimoine déclaré par les redevables de l'ISF,
Et il faut croire que pour ces gens de bonne fortune la situation ne se dégrade pas puisque pour 2015 la chaine France 2 présentait dans son journal de ce mercredi 15 avril 2015 un reportage sur l’ISF et le classement ministériel des villes qui accueillent le pus de « millionnaires ».
Fort-de-France (et les villes qui dépendent de son centre des impôts) se classent au troisième rang du classement national avec 3,2 millionsd’euros de prélèvements liés à l’Impôt sur la Fortune. Un montant important en comparaison avec la première place de Paris, et ses 4,8 millions de prélèvements.


19-04-2015
 


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