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La réforme de l’assurance chômage durcie les conditions d'accès aux allocations

Pour avoir droit à une allocation chômage, vous devrez, à partir du 1er novembre 2019, avoir travaillé six mois sur les deux dernières années, au lieu de quatre sur les 28 derniers mois dans les conditions actuelles. En clair, il faudra avoir travaillé plus pendant un laps de temps plus court pour toucher une indemnisation.
Combien de demandeurs d'emploi seront concernés par ce coup de canif dans la protection sociale ? A la demande des syndicats, l'Unédic avait évalué plusieurs hypothèses de réformes. La plus proche de celle envisagée par le gouvernement, qui envisageait un passage à l'équivalent de 4 mois travaillés sur une période de 2 ans (donc 2 mois de moins que le projet gouvernemental sur une période équivalente), aboutissait déjà selon l'Unédic à une diminution de 11% du nombre de chômeurs indemnisés – soit 236.000 personnes –, pour une économie de 160 millions d'euros.

LE RECHARGEMENT DES DROITS PLUS DIFFICILE
Les conditions de "rechargement" des droits seront également durcies. Rappel du principe : plus un demandeur d’emploi travaille avant d'atteindre l’épuisement de son droit à l’allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), plus il acquiert de droits à l’assurance chômage dans la durée. A partir du 1er novembre 2019, le seuil de rechargement sera rehaussé : il faudra avoir travaillé au minimum six mois, au lieu d'un seul actuellement, pendant sa période d'indemnisation pour pouvoir prolonger celle-ci de l'équivalent du temps travaillé.

LE MODE DE CALCUL DES ALLOCATIONS MODIFIE
A partir du 1er avril 2020, le mode de calcul de l'indemnisation journalière sera modifié : le montant des allocations sera calculé sur un revenu moyen mensuel (en comptant les jours travaillés et les jours non travaillés) et non comme aujourd’hui sur les seuls jours travaillés.
Dans le système actuel, à rémunération totale égale, un allocataire ayant travaillé de manière intermittente sur la période de calcul – un contrat de trois mois, puis six mois de chômage, puis un nouveau contrat de trois mois, par exemple – perçoit une indemnité plus haute qu'un chômeur ayant travaillé de manière continue sur un temps plus long – huit mois de travail, puis quatre mois de chômage, par exemple -, mais sa durée d'indemnisation est en revanche plus courte.
Après l'entrée en vigueur du nouveau système de calcul, l'allocation journalière sera plus faible qu'actuellement pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue sur la période de référence, mais la durée de leur indemnisation sera plus longue, dans la mesure où le plafond du cumul entre salaire et emploi sera atteint plus facilement, de sorte qu'il y aura moins de jours indemnisés chaque mois à décompter du capital de droits d'un allocataire.

L'ASSURANCE CHÔMAGE ÉLARGIE SOUS CONDITIONS
Le Premier ministre a confirmé que les indépendants auraient désormais accès à l'assurance chômage. C'est également le cas pour les salariés démissionnaires, sous certaines conditions. Il faudra d'abord avoir travaillé dans la même entreprise au cours des cinq dernières années pour pouvoir bénéficier de l'indemnisation. Et ne seront concernés que les salariés ceux qui quittent leur emploi avec un projet professionnel ou qui veulent créer une entreprise. Le sérieux de ces projets sera soumis à l'examen de commissions paritaires interprofessionnelles régionales, pour arriver à un nombre de démissionnaires indemnisés de l'ordre de 20.000 à 30.000 personnes. Soit à peine 3% du million de démissionnaires en France en 2016, selon les chiffres de l'Unédic.

BAISSE DES DROITS AU-DESSUS DE 4.500 EUROS
Si vous gagniez plus de 4.5000 euros brut dans votre emploi avant d'être au chômage, votre indemnisation diminuera à l'avenir de 30% à partir de sept mois sans emploi. Toutefois, vos allocations chômage ne pourront pas descendre sous un plancher de 2.261 euros net. Seuls les cadres de plus de 57 ans ne sont pas concernés par cette dégressivité des droits au-dessus d'un salaire plancher.

En somme, une nouvelle réforme scélérate qui s’attaque toujours à la même cible, aux droits des travailleurs des précaires et des chômeurs.

le 15-09-2019



Non les chômeurs ne siphonnent pas les indemnités chômage

Il y a trois semaines de cela, avec des mots choquants, Gattaz le dirigeant du Medef, proposait un « contrôle journalier ou hebdomadaire des chômeurs », estimant qu’il faut que le système soit « incitatif à la reprise d’emploi ». Des propos qui soutiennent que les chômeurs sont des « tricheurs » qui toucheraient beaucoup d’argent et qui « partiraient en vacances » !
Dans un rapport sur la généralisation du contrôle de la recherche d'emploi par les chômeurs, c’est Pôle Emploi, himself, qui vientmettre un terme aux divagations de monsieur Gattaz.
Dans ce rapport rendu public, il est démontré que près de 9 demandeurs d’emploi sur 10 s'acquittent régulièrement de leurs obligations de contrôle.Ainsi, voilà qui bas en brèche le mythe du chômeur fainéant et parasite mise en scène par le patronat, qui prend un sacré coup dans l’aile.
Ces chiffres de Pôle Emploi devraient mettre fin à bien des débats et notamment sur celui de l'existence de bataillons de « profiteurs ». Car plus de  86 % des personnes contrôlées ont démontré qu'elles remplissaient bien leurs obligations. Et sur les 14 % de chômeurs radiées in fine, 36 % d’entre eux  ne touchait plus rien de l’UNEDIC.
Ainsi, avec cette actualité, c’est un nouveau tabou anti-chômeur qui tombe. Mais ça donne également à réfléchir sur la situation de tous ceux qui s’acharnent à vouloir battre en brèche les intérêts des travailleurs, et qui, selon toute vraisemblance, qu’il faudra un de ces quatre mettre sous contrôle.

14/11/2017



Le chômage et la pauvreté sont des facteurs objectifs d’isolement

Plus de 5 millionsde Français sont dans une situation d’isolement objectif selon une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc). Selon cette enquête, les personnes en situation d’isolement, ne rencontrent que très rarement d’autres personnes, que ce soit parmi la famille, les amis, les voisins, ou dans le cadre de la vie associative et professionnelle.
L’étude montre également que les conditions de vie participent des facteurs d’affaiblissement ou d’empêchement du lien social. Ainsi, l’isolement reste plus fréquent chez les chômeurs et les personnes ayant des bas revenus. Plus du tiers des isolés ont des bas revenus, contre un quart dans l’ensemble de la population. Les isolés sont par ailleurs surreprésentés parmi les Français qui s’imposent des restrictions sur leurs dépenses de santé et d’alimentation.
Chez nous en Martinique, le nombre de séniors en situation de handicap ou de personnes qui vivent un chômage récurrent, ceux-là à coup sûr verront leur vie se transformer en cauchemar. Ceci d’autant qu’en Martinique, d'ici à 2030, on nous avertit que 40% de la population martiniquaise aura plus de 60 ans.

18-04-2017



À quoi sert le droit du travail ? (Lu dans l’Humanité)

"L’objet du droit du travail 
n’est pas 
et n’a jamais été de favoriser 
les performances de l’entreprise."
Nombre de patrons de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME) attendent du Code du travail qu’il soit plus lisible, et que certains dispositifs empilés au fil du temps soient simplifiés, afin de ne pas se perdre dans des démarches complexes portant sur des points de détail.
Cette préoccupation est compréhensible, mais tel n’est pas l’objet du rapport Combrexelle.
Ses préconisations portent sur des piliers des conditions de travail, comme la durée du travail.
Il faut éviter de confondre deux choses très différentes : d’une part, débarrasser le Code du travail de dispositifs redondants ou désuets, et, d’autre part, inverser la hiérarchie des normes en faveur de l’entreprise sur des points essentiels et décisifs qui ne doivent pas dépendre des particularités de l’entreprise, mais traduire un projet de société.
De plus, prétendre que le Code du travail serait un obstacle à la performance des entreprises est non seulement largement faux mais surtout hors sujet.
Très souvent, le Code du travail est un outil essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise, car il contient des règles d’organisation du travail qui permettent aux entreprises de fonctionner dans la durée et préviennent l’épuisement des « ressources humaines » : l’existence de repos, de pauses, de congés payés…
En fait, bien qu’on puisse réfléchir à l’impact des règles de droit sur l’efficacité économique, l’objet du droit du travail n’est pas et n’a jamais été de favoriser les performances de l’entreprise. Il n’a pas vocation à être « adapté aux entreprises », mais, au contraire, à préserver les humains de ses exigences, potentiellement infinies.
Le droit du travail a été créé essentiellement pour protéger la santé et la sécurité des hommes et des femmes qui travaillent et pour rééquilibrer – a fortiori en période de chômage – le rapport de subordination constitutif du salariat, par nature déséquilibré, entre ceux et celles qui n’ont que leur force de travail à proposer et ceux qui les emploient.

03-2016


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