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La CGTM exige la disparition immédiate du glyphosate

connut un immense succès, en raison de sa facilité d’utilisation et son coût modique.
 
Ce produit est toxique pour toute plante qui n’a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer. On l’emploie dans l’agriculture, les parcs publics, et les jardins. Pourquoi il faut-il s’en inquiéter ?
 
Un certain nombre d’études ont exprimé des craintes sur les dangers du glyphosate pour la santé et l’environnement. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) le classifie « cancérogène probable ». D’autres études démentent ces accusations. Mais certaines sont soupçonnées d’avoir été influencées par le puissant lobby Monsanto, au centre de deux récents scandales. En novembre 2018, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait estimé que le glyphosate n’était dangereux ni pour la santé humaine et animale, ni pour l’environnement.
 
Or il s’avère que son rapport est un copié-collé des informations fournies par Monsanto et la Glyphosate Task Force, groupe d’industriels qui commercialisent l’herbicide !
En mai dernier, le parquet de Paris ouvre une enquête sur des soupçons de fichage illégal, pour le compte de Monsanto, de centaines de personnalités et médias, concernant leur position à propos du glyphosate.
 
Bien que tout établi formellement la dangerosité du produit, d’Emmanuel Macron, et ses députés ont refusé d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi d’ici à trois ans, le temps de développer des solutions alternatives. Seule décision prise : depuis le 1er janvier, les particuliers ne peuvent plus se procurer, utiliser ou stocker de pesticides de synthèse, comme le glyphosate.
 
Entretemps, la roue a tourné et Bayer, qui a racheté les brevets de Monsanto, doit faire face à son tour à plus de 13 400 actions.


le 09-11-2019



Les cancers reconnus d’origine professionnelle a été multiplié par 3,6


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En vingt ans, le nombre total de cancers reconnus d’origine professionnelle a été multiplié par 3,6 : il est passé de 540 cas en 1998 à 1 940 en 2017. Ce n’est pas un hasard, puisqu’il faut des années avant qu’un cancer se déclare, en particulier pour ceux (du poumon et de la plèvre) causés par l’amiante (80 % des cancers professionnels). Les autres cancers professionnels sont ceux de la vessie, du nez et des sinus et les leucémies. Les victimes ont généralement été exposées au benzène, aux poussières de bois et aux produits noirs (goudrons, bitumes, asphaltes…). Les hommes retraités anciens ouvriers sont, sans surprise, les plus concernés. Ils ont fait leur carrière dans la métallurgie, le Btp, l’industrie chimique et du bois. Le nord de la France est le plus touché.

1,2 milliard d’euros de coût annuel

La prise en charge des cancers professionnels par la branche AT/MP représente 1,2 milliard d’euros par an, principalement distribués sous forme de rentes viagères. 80 % de ces pensions sont versées aux ayants droit, conjoints ou enfants de malades décédés. Pour Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à la Cnam-ts, ces mauvais chiffres s’expliquent par « l’effet retard de l’apparition de ces cancers. Voilà pourquoi une des priorités de la Cnam-ts aujourd’hui est de mettre en œuvre des actions de prévention au sein de la branche AT-MP ».

 La Cnam propose des aides financières aux entreprises de moins de 50 salariés. L’objectif est de les aider à investir dans des équipements pour protéger leurs salariés contre ces risques. Entre 2015 et 2018, 4200 entreprises ont bénéficié chaque année de ces aides. Mais on est encore bien loin du compte, d’autant que ces cancers d’origine professionnelle ne sont pas toujours déclarés comme tels. Une situation qui s’explique, là encore, par la longue période de latence entre l’exposition aux cancérigènes et la survenue d’un cancer (de vingt à quarante ans). Et aussi par l’absence d’information des médecins, les faibles liens des salariés avec les services de santé au travail et surtout par la méconnaissance des salariés des risques et de leurs droits ou leur découragement devant la complexité des démarches administratives.

Le 21-10-2019



Fusion CMU-C/ACS, un débat qui révèle l’étendue de la pauvreté en Martinique

Sous prétexte de lutter contre le non-recours aux droits, à partir du premier novembre deux aides publiques (CMU-C et ACS) seront remplacées par la complémentaire santé solidaire.  À cette date, les bénéficiaires de l’ACS basculeront sur un contrat unique.
Les garanties seront : le tiers-payant soit la dispense totale d’avance de frais; l’absence de dépassement d’honoraires; l’exonération des franchises…).
Ce sont là les garanties qui correspondent au panier de soins de la CMU-C, qui est une complémentaire santé gratuite, destinée aux personnes ayant de faibles ressources soit moins de 8 810 € / an.
 
Néanmoins évoqué à l’occasion du plan de lutte contre la pauvreté, cette nouvelle disposition provoque des réactions en chaine venant du milieu mutualiste. Certains évoquent une intention d’homogénéisation de la Sécu et d’autres une volonté cachée d’étatisation des complémentaires santés. Mais passé ses interrogations, c’est Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui a affirmé que le coût supplémentaire de ce dispositif (500 M d’euros) serait financé par le régime obligatoire.
 
Autrement dit l’opération annoncée par Macron le 13 septembre au Musée de l’Homme à Paris avec roulement de tambour, sera en final de compte supporté par la population et non par l’Etat.
 
Mais tout ce débat, permet de mettre en lumière la situation de pauvreté en ce qui concerne la Martinique. La  population, (estimation l’INSEE), comptait au 1er janvier 2018, 364 354 habitants, le nombre de bénéficiaires du Régime général au 02 janvier 2018 était de 321 431 dont 74 620 bénéficiaires relevant de la CMU-C et 15 937 bénéficiaires d’une ACS, selon les chiffres de la CGSS Martinique. Ce qui donne un global de gens pauvres et situé hors du périmètre de parcours de soins de 90 557 soit 28,17% des bénéficiaires du Régime général et près de 25 % de la population totale.
 
Cependant, cette mesure présentée comme une "simplification: (les garanties seront alignées sur celles de la CMU-C), est une ruse carce seramoyennant une "participation financière" croissante avec l’âge. Il en coûtera ainsi aux bénéficiaires 8 euros par mois jusqu’à 29 ans, 14 euros entre 30 et 49 ans, 21 euros entre 50 et 59 ans, 25 euros entre 60 et 69 ans, et 30 euros à partir de 70 ans (sauf en Alsace-Moselle, où les sommes seront divisées par trois), d’après un arrêté paru en juin au Journal officiel.
En résumé, l’état donne et reprend de l’autre main. C’est sans doute ça, combattre la pauvreté façon Buzyn !

le 27-10-2019
 



Les grandes manœuvres d’Agnès BUZYN, pour noyer le poisson !

Agnès BUZYN, ministre de la Santé et des solidarités lance une nouvelle étude, sur cancer de la prostate, pour une durée de 5 ans. L’étude sera dirigée par l'INSERM et le but, sera de fixer la valeur toxicologique de la molécule.
 
Ensuite il sera question que L'ANSES, définisse la valeur toxique d'imprégnation et la valeur toxique. Et il appartiendra à Santé publique France de connaître le nombre de cas dans les zones contaminées. Et au bout du bout ces conclusions serviront, dit-elle, à simplifier les procédures de reconnaissance pour les maladies professionnelles et prendre en compte les personnes malades non couvertes.
 
Tout laisse croire qu’un nouveau jour se lève et que la ministère de la Santé prend les choses en main pour trouver une solution à la contamination. Que nenni, car concernant le dépistage individuel du chlordécone dans le sang, la ministre a indiqué qu’il n’en était pas question. Qu’il valait mieux que ça soit fait dans un cadre d'étude et de recherche.
 
Habile en dépalé, Madame Agnès BUZYN tout en disant vouloir simplifier les procédures de reconnaissance pour les maladies professionnelles, fait savoir en même temps, que le taux moyen de cancer aux Antilles est en baisse par rapport à la période 2004-2009.
Annonçant que la mortalité chez les travailleurs de la banane, est proche de celle des autres Antillais, ne nous dit-elle pas poliment : circulez il n’y a rien à voir!
le 21-10-2019



Dans le monde du capitalisme triomphant, les conditions de travail se dégradent

Agnès BUZYN, ministre de la Santé et des solidarités lance une nouvelle étude, sur cancer de la prostate, pour une durée de 5 ans. L’étude sera dirigée par l'INSERM et le but, sera de fixer la valeur toxicologique de la molécule.
 
Ensuite il sera question que L'ANSES, définisse la valeur toxique d'imprégnation et la valeur toxique. Et il appartiendra à Santé publique France de connaître le nombre de cas dans les zones contaminées. Et au bout du bout ces conclusions serviront, dit-elle, à simplifier les procédures de reconnaissance pour les maladies professionnelles et prendre en compte les personnes malades non couvertes.
 
Tout laisse croire qu’un nouveau jour se lève et que la ministère de la Santé prend les choses en main pour trouver une solution à la contamination. Que nenni, car concernant le dépistage individuel du chlordécone dans le sang, la ministre a indiqué qu’il n’en était pas question. Qu’il valait mieux que ça soit fait dans un cadre d'étude et de recherche.
 
Habile en dépalé, Madame Agnès BUZYN tout en disant vouloir simplifier les procédures de reconnaissance pour les maladies professionnelles, fait savoir en même temps, que le taux moyen de cancer aux Antilles est en baisse par rapport à la période 2004-2009.
Annonçant que la mortalité chez les travailleurs de la banane, est proche de celle des autres Antillais, ne nous dit-elle pas poliment : circulez il n’y a rien à voir!

le 27-10-2019



La santé au travail, se dégrade en France et en Martinique aussi !

Lombalgies, cervicalgies, syndromes du canal carpien (poignet), de la coiffe des rotateurs (épaule) ou encore épicondylites (coude)… voilà quelques-uns des troubles musculo-squelettiques (Tms). Ils touchent les muscles, les tendons et les nerfs autour des articulations. Ils s’expriment par une sensation de raideur, une perte de force et des douleurs. Ils peuvent devenir irréversibles et entraîner un handicap.

Depuis 2003, les troubles musculo-squelettiques ont augmenté de 60 %. Ils représentent plus de 87 % des maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail ou une réparation financière. Leurs causes sont multiples. Elles peuvent être directes et mécaniques : poste de travail mal pensé (ordinateur ou machines mal positionnés), éclairage insuffisant qui oblige à adopter une posture inadaptée … Il est aujourd’hui prouvé que l’organisation du travail et les contraintes psychologiques les favoriseraient : rien de pire pour les salariés qu’un travail monotone, un climat de tension engendré par les délais à respecter, un manque de reconnaissance professionnelle ou une mauvaise ambiance. Les Tms vont de pair avec l’augmentation de la productivité et l’intensification du travail. Le vieillissement de la population active peut aussi explique leur accroissement.

Ce constat est d’autant plus vrai, dans les petites entreprises notamment, car les Tms restent encore méconnus et le faible nombre de médecins du travail et de services de santé au travail ne facilite pas une politique de prévention en la matière.

Et c’est là que surviennent les circonstances aggravantes. Les salariés craquent et c’est le Burn out, le stress, les violences entre salariés ou avec l’extérieur pour le personnel en contact avec le public, harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés… Toutes ces situations font partie des risques psycho-sociaux (Rps). Certaines entreprises se sont tristement illustrées dans ce domaine comme France Télécom, revenue sur le devant de la scène en mai dernier, avec le procès de ses anciens dirigeants. Pour les deux seules années 2008 et 2009, 35 salariés de l’entreprise de téléphonie s’étaient donné la mort. En cause, le management impitoyable imposé par la direction.

En Martinique, entre 2014 et 2016, la sinistralité n’
a cessé de grimper. Ainsi (selon les chiffres de la CGSSM) en deux années, c’est près de 700 sinistres (accidents) qui sont venus s’ajouter aux 1863 déjà enregistrés en 2014.

Ces statistiques confirment la dégradation des conditions de travail qui se développe à partir des rythmes et des contraintes physiques au travail.

Selon des statistiques de l’INSEE, en Martinique environ 35 % des salariés sont concernés par au moins trois contraintes physiques et 27 % par au moins trois contraintes de rythme.

Quant à la pénibilité physique au travail, ce sont les ouvriers des exploitations agricoles  et les employés de commerce et des services qui cumulent le plus de difficultés et qui sont parmi les plus exposés à des facteurs de pénibilité physique augmentant ainsi le risque d’accidents du travail.

Selon les services des  Risques Professionnels de la CGSSM (de 2012 à 2016), sur un total de 144 déclarations de maladies professionnelles, 129 accidents relevaient du tableau 57 soit : le tableau réservé aux Affections Péri-Articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail soit 90% de la totalité des déclarations.

A cela s’ajoute une mauvaise qualité de l’air au travail, intervenant en extérieur à cause de la pollution au nuage de sable ou encore aux émanations des algues sargasses tout au long du littoral atlantique

En Martinique, concernant la répartition des accidents de travail par secteur d’activité, la palme revient à l’Agroalimentaire (entreprises de production Agricole) avec 771 accidents soit 40% de la totalité des accidents. Ensuite c’est le cas également aux établissements de soins privés (EPHAD) qui compte 16% de la totalité des accidents en 2016 avec un corolaire de 30% d’accidents graves. Ensuite le Batiment et les Travaux-Publics ou encore les Transports et les Services.

Pour la France entière, selon un bilan présenté par l’assurance-maladie, 20 000 cas de maladies psychiques auraient été reconnus en accidents du travail (AT) en 2016. Le rapport de l’assurance-maladie préconise de mettre l’accent sur la prévention pour les secteurs où les salariés sont particulièrement exposés comme le médico-social qui concentre 18 % des AT reconnus, le transport (15 %) et le commerce (15 %) : des secteurs où les conditions de travail sont dures, où le manque de personnel est patent et dans lesquels la confrontation au public expose les salariés à des incivilités, à des agressions verbales et même physiques. Les employés et les femmes sont majoritairement touchés, puisque 60 % des cas déclarés en accidents du travail les concernent.

Ces cinq dernières années, les arrêts de travail n’ont cessé d’augmenter, coûtant de plus en plus cher à l’assurance-maladie. Les dépenses d’indemnités journalières sont passées de 3,7 % en 2015 à 4,4 % en 2017 pour atteindre 10,3 milliards d’euros. Pourquoi cette augmentation ? Prescription abusive des médecins, à des salariés peu zélés qui profiteraient du système pour prendre du bon temps, comme on l’entend dire parfois, jusque dans les plus hautes instances de l’Etat ? Eh bien non, les statistiques sont formelles. Cette augmentation serait liée à celle du taux d’activité des seniors. La réforme des retraites de 2010 a reculé l’âge de départ de 60 à 62 ans. Conséquence, les arrêts de plus de 30 jours, ceux qui coûtent le plus cher à l’assurance-maladie, ont augmenté de 10 % entre 2012 et 2016. A l’heure où certains parlent de reculer encore l’âge de la retraite, ces chiffres incitent à la réflexion.

Ces chiffres ne prennent en compte que les accidents du travail déclarés par l’employeur et acceptés par l’Assurance maladie. Or il est de notoriété publique que beaucoup d’entreprises ne déclarent pas la totalité des accidents de travail, de façon à réduire leurs cotisations dont le montant dépend en partie du nombre de déclarations. Cette fraude est reconnue mais pas combattue.

Ces statistiques font la démonstration qu’en France comme en Martinique, c'est dans leur chair et dans leurs muscles que l'exploitation atteint les ouvriers et les employés, des exploitations agricoles, des chantiers, des caisses de supermarché et des établissements de soins.
 



Ne culpabilisons pas, vive la sieste

Faire la sieste, ce n’est pas de la paresse ! Les bienfaits de ce repos diurne sont prouvés scientifiquement. D’autant que, actuellement, nous dormons moins de 7 heures par nuit, ce qui n’est pas assez. La sieste permet de lutter contre la somnolence, la baisse de performances, la morosité, la douleur, la fragilité immunitaire, le stress, et à se protéger du surpoids et du risque cardiovasculaire, d’après Santé publique France.

Combien de tempsdoit durer cette sieste ? Si l’envie d’une sieste se fait sentir, ne tardez pas, traîner compromet l’endormissement. Les spécialistes recommandent de ne pas excéder trente minutes de sieste (vingt minutes serait l’idéal), ce qui garantit un réveil facile et rapide et ne perturbe pas le rythme général du sommeil. Toutefois, pour les personnes qui n’auraient que très peu dormi la nuit précédente, qui ont une mauvaise qualité de sommeil ou qui ont accumulé trop de fatigue, une sieste de une heure trente serait réparatrice.

Le meilleur moment choisi pour se reposer, c’est entre midi et 15 heures, quand la vigilance de l’organisme baisse naturellement. Pour cela, opter pour un endroit calme, sombre et confortable. Une banquette, un canapé ou un fauteuil incliné suffisent.
 
le 29-07-2019



Un sérieux problème de pognon sur les prix des médicaments (lu dans Viva)

Le jeudi 20 juin, lors d'une conférence de presse, se sont réunis des acteurs de la société civile. Ils dénoncent ensemble l'envolée inflationniste des médicaments dits « innovants » contre des pathologies graves et revendiquent une garantie d'accès à ces derniers.
Face à l'augmentation des prix des nouveaux médicaments contre des maladies telles que l'hépatite C, les cancers et d'autres maladies rares, plusieurs associations ont décidé  de s'unir pour faire avancer le débat public en France. Pour cela, Ufc Que Choisir, Aides, Frances Assos Santé, La Ligue nationale contre le cancer (Lncc), Médecins du monde, Médecins sans frontières (Msf), le journal Prescrire, et les Universités alliées pour les médicaments essentiels (Uaem), ont réalisé un Livre Blanc autour de deux préoccupations fondamentales : briser les représentations concernant les politiques liées aux médicaments et revendiquer un système de santé solidaire, transparent et démocratique. Cette démarche s'inscrit dans un agenda national dont les échéances sont proches. En effet, le 9 juillet prochain se déroulera le Conseil stratégique des industries de santé où se rencontreront les acteurs du gouvernement concernés et les firmes pharmaceutiques pour revoir des règles, notamment en matière de fixation de prix.
Un constat alarmant
La contribution commune des organismes engagés dans la lutte dresse un panorama inquiétant. Olivier Maguet, docteur chez Médecins du Monde, insiste sur des « mythes » autour du médicament en France qu'il est nécessaire de déconstruire. Il déclare qu'il y a « un sérieux problème de pognon sur les médicaments », à l'heure où le président Emmanuel Macron estime que nous gaspillons de l'argent dans les minimas sociaux. Le médecin nous explique que la part des dépenses en médicaments dans l'ensemble des dépenses de la Sécurité sociale en France se stabilise autour de 17 %. Mais cette donnée cache une autre réalité, celle de médicaments dits « innovants » de plus en plus chers alors que d'autres traitements antérieurs sont parfois en pénurie. Malgré les louanges des politiques de tout bord quant à l'efficacité de leurs mesures de contrôle du budget des médicaments, celles-ci ne sont en fait destinées qu'aux médicaments à usage courant. Selon M. Maguet, il n'y a donc pas de maîtrise budgétaire ou seulement une régulation par rationnement qui restreint l'accès aux progrès thérapeutiques.
Des prix injustifiés
La Lncc dénonce l’augmentation du prix des traitements anticancéreux qui représentent plusieurs dizaines de milliers d'euros par an et par personne. L'association souligne cela alors que de nouveaux traitements Car-T vont entrer sur le marché. Même porteurs d'espoir, ils sont donc une menace pour les finances du système de santé. Selon les laboratoires, ces prix démesurés s'expliqueraient par les coûts traditionnels tels que la production et l'argent investi dans la recherche et le développement mais aussi l'efficacité du médicament. Or, cette définition mène tout droit à une inflation des nouveaux médicaments puisqu'ils sont normalement plus performants que les anciens. Toutefois le rédacteur en chef du journal Prescrire, Pierre Chirac, précise que l'usage du terme même d' « innovation » est trompeur, celui-ci ne désigne pas un progrès, mais une nouveauté sans garantie de meilleure efficacité. L'exemple des médicaments contre la maladie d'Alzheimer récemment déremboursés illustre une mise sur le marché précipitée qui s'avérait rentable pour les firmes pharmaceutiques.
Transparence des prix des médicaments
L'autre « légende » du monde du médicament est donc celle d'une fixation des prix efficace. La Cour des comptes dit elle-même que « des interventions des pouvoirs publics conduisent parfois à fixer ou à maintenir des prix anormalement élevés au titre notamment de considérations industrielles », alors que l'Etat exerce une politique de négociations avec les industries pharmaceutiques. Msf parle ainsi d'une ultra-financiarisation du domaine pharmaceutique, une cause des rationnements de médicaments qui ne sont plus assez rentables en particulier dans des pays qui ont peu de moyens.
Enfin, France Assos Santé pointe une question, celle de l'intérêt à agir de l'Etat et souhaite un renversement du rapport de force dans les négociations par une coopération européenne afin de pouvoir imposer les prix aux industriels.
Un système de santé solidaire garantissant l'accès au progrès thérapeutique à tous est un combat de grande envergure porté par des voix dévouées.
le 26-06-2018



Près d'1 milliard d'euros de déficit pour les hôpitaux publics en 2017


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Le déficit des hôpitaux publics aurait atteint 1,070 milliard d'euros, sans les 400 millions d'euros de crédits reversés
En 2017, les hôpitaux publics voient leur déficit se creuser à 890 millions d'euros, selon la Fédération hospitalière de France (FHF).
Ce montant témoigne d'une très nette dégradation financière sur un an puisqu'en 2016, ce déficit atteignait 470 millions d'euros. Il atteint, selon la Fédération hospitalière de France (FHF), un niveau « inédit ».
La barre fatidique du milliard d'euros n'a pas été franchie, mais uniquement grâce au dégel par le gouvernement, en mars dernier, de 250 millions d'euros de crédits. Cette enveloppe avait été mise en réserve pour garantir les objectifs budgétaires, avec effet rétroactif sur les comptes de 2017. Il faut noter que les dépenses de médicaments et de produits médicaux ont augmenté de 3,6% 
Pour 2018, le ministère de la Santé leur réclame 1,6 milliard d'économies sur un an et 1,2 milliard d'euros de coupes dans la masse salariale pour la période 2018-2022. 
Des économies à faire dans la santé pour sauver des vies mais une augmentation du budget des armées pour tuer des personnes.
C’est ainsi que les frappes françaises sur la Syrie, menées dans la seule nuit  du vendredi 13 au 14 avril 2018 ont nécessité le déploiement de 6 navires, 17 avions et 12 missiles (le coût des missiles est estimé à lui seul à 16,23 millions d’Euros) et les personnels concernés.
Cette société dans laquelle nous vivons tourne vraiment à l’envers. Les camarades qui se mobilisent pour exiger du gouvernement les moyens nécessaires pour soigner correctement la population nous montrent le chemin qu’il faut prendre !
le 26-06-2018



Lettre du syndicat des ouvriers agricoles au Préfet de Martinique

Extrait de cette lettre 07 avril 2018:
"Nous à la CGTM, sommes révoltés, car nous relevons qu’aucune enquête ni aucun plan de contrôle ou de surveillance des services de l’Etat ne soient mis en place pour une observation des dégâts du produit, sur la santé des ouvriers agricoles. Pourtant vous conviendrez que s’il est avéré, que pour la population en générale, le taux de Chlordécone dans l’organisme a déjà atteint des limites intolérables, alors que penser de la situation de la population située en milieu de travail ?"

Lettre du syndicat des ouvriers agricoles au Préfet de Martinique
Taille : 195 ko - Dernières modifications : 10/08/2019
 


L’accès à l’eau doit être un droit inaliénable

Une proposition de loi constitutionnelle visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable vient d’être rejetée le 1er février 2018 par les députés LREM et LR. La fédération CGT des services publics réaffirme la nécessité de ce droit inaliénable à l’eau et à l’assainissement, via la création d’un service public national de l’eau et de l’assainissement.
Le 1er février 2018, l’Assemblée nationale, via les députés LREM et LR, a rejeté une proposition de loi constitutionnelle visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable. La fédération CGT des services publics déplore que la majorité présidentielle ainsi que la droite dite « républicaine » ne se préoccupe pas des 150 000 citoyens qui n’ont pas d’accès à l’eau potable en France, ni des millions de ménages qui n’y ont accès qu’aux coûts exorbitants fixés par Veolia, Suez et autres.
L’exposé des motifs de cette proposition de loi était directement issu de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) du droit à l’eau et à l’assainissement, menée par la fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) et la CGT. Les privatisations sous de multiples formes voient les conditions de travail des salariés se dégrader au fur et à mesure des suppressions d’emplois et de services. L’accès à l’eau et à l’assainissement pour tout citoyen doit être un droit inaliénable, c’est pourquoi la fédération CGT des services publics plaide pour un service public national de l’eau et de l’assainissement et pour un statut public unique de tous les salariés.
Ce même jour, le 1er février 2018, était présentée à la Commission européenne une proposition législative européenne qui vise à améliorer la qualité de l’eau, au bénéfice des usagers qui y ont accès.
Le 23-02-2018
 



L’Apa, comment ça fonctionne ?

L’allocation personnalisée d'autonomie (Apa) permet de financer une partie des dépenses nécessaires au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes.
Pour qui ?
L’Apa est destinée aux personnes âgées d’au moins 60 ans. Pour pouvoir y prétendre, elles doivent :
 • être rattachées à la grille Aggir (autonomie gérontologique groupes iso-ressources) qui définit un degré de dépendance de 1 à 4 ;
 • résider soit à domicile, soit chez un proche, soit chez un accueillant familial, soit dans un établissement dont la capacité d’accueil est inférieure à 25 places, soit dans une résidence autonomie (anciennement « foyer-logement ») ;
 • habiter en France de manière stable et régulière.
Pour quoi ?
Aux personnes classées dans l’un des groupes 1 à 4 de la grille Aggir, un plan d’aide est proposé, qui recense les besoins et l’ensemble des dépenses nécessaires au maintien à domicile. Par exemple :
 • rémunération d’une aide à domicile ;
 • aides concernant le transport ou la livraison de repas ;
 • aides techniques et mesures d’adaptation du logement ;
 • recours à un ou plusieurs dispositifs de répit : accueil temporaire (en établissement ou famille d’accueil), relais à domicile, etc.
Le dossier
Il est à retirer auprès de la mairie (Ccas) de la commune où réside le bénéficiaire, du département, ou d’un point d’information local dédié aux personnes âgées. Après réception, une équipe médico-sociale se charge d’évaluer le degré de perte d’autonomie, ainsi que le besoin de répit des proches aidants. Elle effectue une visite à domicile.
Le montant de l’aide
Le montant mensuel de l’Apa dépend du degré de dépendance du bénéficiaire :
 Selon ses revenus, une partie peut rester à sa charge.
Le versement
L’Apa est versée directement au bénéficiaire.
Des exceptions sont possibles :
 • une partie peut être versée au service d’aide à domicile ou à l’organisme qui fournit l’aide technique, réalise l’aménagement du logement ou assure l’accueil temporaire ou le répit à domicile.
 Après décès du bénéficiaire, l’Apa n’est pas récupérable sur la succession.



Rien ne va plus, le forfait hospitalier va passer de 18 à 20 euros

Le gouvernement a décidé de faire passer le forfait hospitalier de 18 à 20 euros, au 1er janvier. Cette mesure devrait rapporter une centaine de millions d'euros l'an prochain aux hôpitaux. Pour les pouvoirs publics, cette mesure est nécessaire pour lutter contre le déficit de la Sécu. Son projet de loi de financement pour 2018, qui sera présenté jeudi 28 septembre à Bercy, prévoit bien 5,5 milliards d'économies sur les dépenses d'Assurance-maladie. Contrairement aux soins médicaux, le forfait hospitalier n'est pas remboursé par l'Assurance-maladie. Mais il peut éventuellement être pris en charge par la mutuelle si le contrat souscrit par le patient le prévoit. Les complémentaires santé n'auront probablement pas d'autres choix que de répercuter cette hausse du forfait dans leurs tarifs, donc des coûts plus lourds pour les patients.



Communiqué de la CGTM-SANTE du CHUM à propos de la note de service de la direction relative à l’inauguration du Nouveau Plateau Technique

Le directeur général du CHUM invite par note de service, à inaugurer l’ouverture du « Nouveau Plateau Technique » du CHUM, situé à l’hôpital Pierre Zobda Quitman, au travers d’un vidé de Carnaval animé par Plastic System Band mercredi 22 février à 14h rdv parking niveau -4.
Quel exploit ! Quel évènement ! Nous verrons en vidé le préfet, le directeur général de l’ARS, le Président de la CTM, les directeurs des Etablissements de santé déguisés ?!! Et bien d’autres…
Dans les voies extérieures de l’hôpital PZQ et du NPT, nous manifesterons à une autre date, pour des effectifs suffisants, de meilleures conditions de travail.
A trop vouloir faire « prang ad bwa bwa pa vini Sali sa ! »
Le 21 février 2017



Octobre rose: les femmes de Martinique de plus en plus concernée par le cancer du sein

Selon l'Institut national du cancer, en France 1 femme sur 8 sera concernée par le cancer du sein au cours de sa vie. Octobre rose relance l’intérêt de l’information sur la question.
Octobre rose est un vaste programme de dépistage du cancer qui a été mis en place et pris en charge par l’assurance maladie à 100 %. Il concerne les femmes de 50 à 74 ans et a lieu tous les deux ans.
Du fait qu’il soit de plus en plus reconnu que les facteurs liés au mode de vie, comme l'alimentation, l'activité physique et la consommation d'alcool, jouent un rôle dans le développement du cancer de même que la prédisposition génétique, la surveillance proposée aux femmes se présente souvent sous l’angle de ces facteurs de risques particuliers.
Pourtant, selon le World Cancer Research Fund International, la forte présence de la Chlordécone, insecticide particulièrement toxique, dans l’environnement expliquerait aussi l’explosion en Martinique du cancer de la prostate tout comme le taux de prévalence élevé de cancer du sein en Martinique. A tel point que le cancer du sein est identifié comme le cancer le plus fréquent chez les femmes.
Aujourd’hui, les rapports d’expertise de cette pollution au Chlordécone en Martinique disent que cet insecticide est à l’origine de l’incidence croissante de nombreuses maladies, affections, malformations congénitales, l’hypo fécondité et autres…Pourtant, rien n’est fait pour enrayer le processus.
Tous les hôpitaux de France disposent d'un petscan, appareil qui permet de voir toutes les tumeurs et surtout de vérifier si la chimiothérapie fonctionne. Cet appareil n'existe pas en Martinique. C’est  vraiment une preuve criante de l'inégalité d'accès aux soins, alors que la Martinique détient le triste record d’être le pays le plus touché du monde par ce fléau ?
S’il est vrai que le gouvernement a débloqué plusieurs millions d’euros pour faire face à ce désastre sanitaire, quid de ce qui est mis œuvre ? Quelles sont les mesures réelles de prévention primaire qui ont été déployées pour la protection des femmes et des enfants ?
Nul ne sait, car il n’existe aucun cadre de contrôle de la population outre que les intéressés à l’affaire eux-mêmes, quelques politiques et le gratin des planteurs de bananes. Avec un tel attelage, on n’est pas prêt de savoir où est passé l’argent.
Octobre rose 2016 permettra peut-être de lever un coin du voile.

01-10-2016



Que deviennent les recettes de la journée de solidarité ?

Le lundi de Pentecôte qui était férié depuis le Concordat de 1801 a été désigné comme «  journée de Solidarité envers les personnes âgées» par la loi du 30 juin 2004 en réaction à la canicule mortifère de l’été 2003 dans l’hexagone.
La conséquence a été directe pour les salariés, car c’est le Code du travail qui dira qu’« en l’absence de convention ou d’accord » cette journée de solidarité qu’est le lundi de Pentecôte sera travaillée mais non rémunérée.
Aujourd’hui, la réalité c’est le constat que «près de 3 milliards d'euros» de fonds récoltés ont été détournés de leur objectif selon l’association (regroupement des directeurs de services à domicile et d'établissements pour personnes âgées).
Pourtant les problèmes liés aux conditions de vie des personnes âgés sont bien réels. Les associations d’hébergement ou d’accompagnement licencient à tour de bras. L’Adarpa est passé en deux ans de 400 salariés à 150 actuellement à cause des difficultés financières.
Alors qu’il est demandé aux salariés de travailler une journée de plus au motif de la solidarité, on peut se révolter de voir avec quelle facilité des détournements de fonds de l'Etat s’exerce pour ne pas en fin de compte bénéficier aux personnes âgées. Tout cela est insupportable et inacceptable !

14-05-2016



Tableau de bord Santé au Travail en Martinique (Publié par l'Observatoire de la santé Martinique)

Ce premier tableau de bord santé au travail de Martinique donne des outils de réflexion aux préventeurs et à tous ceux (salariés, chefs d’entreprises, etc.) qui pensent que la santé au travail est un enjeu majeur au cœur de l’évolution des entreprises. Les actions devront être poursuivies afin de mettre en œuvre dans les entreprises des plans de prévention des troubles musculo-squelettiques et les actions…

Tableau de bord de la santé


Le nombre de décès va augmenter dans les prochaines années (Lu dans VIVA)

Le nombre de décès a augmenté de 7 % en France entre 2014 et 2015. Est-ce le début d’une nouvelle période, après soixante-dix ans où ils sont restés stables ? Une étude de l'Ined explique les raisons de cette stabilité étonnante et de la forte augmentation du nombre de décès dans les prochaines années, même si  la vie continue de s’allonger.  
La population de la France a augmenté de plus de moitié depuis soixante-dix ans et a vieilli, ce qui aurait dû entraîner une hausse du nombre annuel de décès. Deux facteurs expliquent qu’ils se soient maintenus à peu près constants au cours de cette période. Le premier est l’allongement de la vie, l’espérance de vie à la naissance ayant crû de 3 mois et demi par an en moyenne au cours de la période (passant de 62,5 ans à 82,3 ans sexes confondus entre 1946 et 2014). Le second est l’effet des classes creuses nées pendant la Première Guerre mondiale. Les naissances ont été près de deux fois moins nombreuses dans les années 1915 à 1919 que pendant les années d’avant et d’après-guerre. L’arrivée de ces classes peu nombreuses aux âges où se concentrent les décès a entraîné pendant plusieurs décennies un nombre de décès moindre que si ces classes avaient eu des effectifs normaux.
Ces classes creuses étant pratiquement éteintes, cet effet s’essouffle. Ce sont maintenant les générations nombreuses nées pendant le baby-boom, qui arrivent aux âges élevés où se concentrent les décès, ce qui va entraîner une hausse importante du nombre de décès dans les prochaines années. Même dans un scénario improbable où des innovations majeures en matière de lutte contre le vieillissement biologique permettraient à l’espérance de vie de faire un bond rapide de 10 à 20 ans, on n’échapperait pas à une forte hausse du nombre de décès quand viendrait le moment de la mort pour les baby-boomers, leurs propres décès n’étant alors retardé que d’une à deux décennies.
 15-04-2016



Loi El Khomri : lourdes menaces sur la santé au travail , pour la Fmf

Pour la Fédération des mutuelles de France (Fmf), la loi El Khomri, qui sera présentée en Conseil des ministres le 24 mars 2016, constitue une atteinte inadmissible aux droits des salariés. « En permettant la remise en cause des droits garantis par le Code du travail ou les accords de branches par de simples accords d’entreprises, c’est une régression sociale majeure que le Gouvernement propose. »
« Le texte proposé par la ministre du Travail fait peser de lourdes menaces sur la santé au travail », poursuit la Fmf dans un communiqué de presse. « La visite d’embauche est remplacée par une simple visite d’information et de prévention qui pourra être effectuée par des personnes autres que le médecin du travail. La visite biennale est supprimée. Ces mesures conduiront à éloigner le médecin du travail du salarié. En concentrant les visites sur les seuls postes “à risques”, l’avant-projet de loi transforme une médecine de prévention et d’accompagnement en une médecine de sélection en fonction de l’aptitude, laissant sans accompagnement des milliers de salariés. Les prérogatives de l’employeur sur la santé au travail sont, quant à elles, décuplées. L’obligation de reclassement d’un salarié sera laissée à la seule appréciation de l’employeur, sans contrepoids. La réforme de l’inaptitude facilitant le licenciement d’un salarié dont l’état de santé ferait obstacle à tout reclassement dans l’entreprise achève de donner une latitude immense au patronat. »
Les Mutuelles de France condamnent la logique de ce projet de loi où le salarié doit s’adapter et se conformer au travail, même si celui-ci présente des aspects potentiellement dangereux. 



Marche blanche contre les pesticides (Viva mag)

Plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche à Bordeaux à une « marche blanche » pour sensibiliser le public aux dangers des pesticides, à l'appel de la Confédération paysanne et de plusieurs associations ou collectifs de Gironde, comme Générations futures et Phyto Victimes.
Cette manifestation a été organisée à peine deux semaines après la diffusion de l'émission de France Télévisions Cash Investigation, qui pointait du doigt des multinationales de l'agrochimie comme Bayer, Monsanto ou Syngenta. « Il fallait absolument faire quelque chose très vite, tant que le grand public était encore sous le coup de l'émotion et de l'électrochoc provoqués par l'émission », a expliqué à l'Afp Valérie Murat, coorganisatrice de cette marche. Son père vigneron, James Bernard Murat, est mort en décembre 2012 d'un cancer dont le caractère professionnel, lié à l'utilisation d'arsénite de sodium, a été reconnu en février 2011. 
Les pesticides sont particulièrement utilisés en Gironde dans les vignobles.  Avec 65 000 tonnes de pesticides purs répandues en moyenne chaque année dans l'Hexagone, la France reste le premier utilisateur de pesticides en Europe. Sur ce total, 3 320 tonnes le sont en Gironde. En 2013, l'association Générations futures avait rendu publique l’enquête Apache (Analyse de pesticides agricoles dans les cheveux) sur l'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles et les riverains vivant au cœur des vignes du Bordelais.  Elle montrait notamment que les cheveux des salariés viticoles contenaient 11 fois plus de résidus de pesticides que ceux des non-professionnels habitant loin des vignes. 4 des 15 salariés viticoles présentaient 10 pesticides différents.
 


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