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En Martinique les agents des impôts se mobilisent

Le jeudi 2 juin les représentants de la CGTM-CGT Finances Publiques étaient aux avant-postes d’un appel commun à la grève avec d’autres syndicats. L’appel concernait les agents de la DRFIP de la Martinique qui se sont mobilisés dans le cadre d’un mouvement de grève pour protester contre la fermeture de la trésorerie du Saint-Esprit.
Ce mouvement de colère a été suivi par plus de la moitié des agents du département. Ce fut donc une journée d’action réussie.
La mobilisation contre la fermeture de cette trésorerie d’une petite commune du sud de la Martinique est tout un symbole, car elle se dresse face aux conséquences de cette fermeture c’est-à-dire contre le transfert des emplois des agents actuellement en fonction dans ce bureau du Saint-Esprit.
A l’occasion de ce mouvement, les agents mobilisés ont largement distribués des tracts pour informer le public des incidences liés à cette fermeture. Car il faut se le dire, cette lutte pour la défense de la trésorerie du Saint-Esprit, rejoint le combat général de la CGTM pour le maintien des services publics au plus près des citoyens.
10-06-2016



Mohammed Ali: Boxeur et rebelle !

Le grand champion noir de boxe, Cassius Clay dit Mohammed Ali, est décédé à l’âge de 74 ans.
En 1964, Clay fait irruption sur la scène publique en défiant et battant le champion Sonny Liston, remportant ainsi le titre de champion des poids lourds. Ali avait qualifié sa manière de boxer : « voler comme un papillon et piquer comme une abeille »
 Et c’est juste après cette victoire, qu’il annonça en présence de Malcom X, avoir rejoint la Nation de l’islam. Il change son nom en Mohammed Ali.
A la différence d’autres vedettes du sport, qui se faisaient un nom pour eux-mêmes, Ali utilisait sa célébrité pour défendre la cause des noirs. Les racistes l’attaquèrent dans la presse et en dehors. Mais il devint un héros pour les noirs et pour tous ceux qui se sentaient liés à leurs luttes.
Quand en 1966, il refusa d’être enrôlé dans l’armée parce qu’il était opposé à la guerre au Vietnam, c’est à toute une génération qu’il s’adressa, et sa déclaration resta célèbre : « Je n’ai pas de reproches à faire au Vietcong. Jamais aucun de Vietcong  ne m’a traité de nègre. »
L’année suivante il ajouta : « Pourquoi est-ce qu’on me demande de mettre un uniforme et d’aller à 10 000 miles de chez moi lancer des bombes et des balles sur des gens de couleur au Vietnam, pendant qu’à Louisville ceux qu’on appelle les Noirs sont traités comme des chiens et privés des droits humains élémentaires ? Je ne vais pas aller à 10 000 miles de chez moi aider à tuer et brûler un autre peuple pauvre simplement pour maintenir la domination des maîtres d’esclaves blancs sur les peuples de couleur dans le monde entier. Aujourd’hui, de tels méfaits doivent cesser. On m’a averti qu’adopter une telle position me coûterait des millions de dollars. Mais je l’ai dit et je le redirai. Le réel ennemi de mon peuple est ici. Je ne déshonorerai pas ma religion, mon peuple ou moi-même en devenant un instrument pour réduire en esclavage ceux qui luttent pour leur justice, leur liberté et leur égalité. Si je pensais que la guerre allait apporter liberté et égalité aux 22 millions qui sont mon peuple, ils n’auraient pas besoin de m’enrôler, dès demain je m’engagerais. Je n’ai rien à perdre à tenir bon pour mes convictions. Cela me mènera en prison ? Et alors ? Cela fait 400 ans que nous sommes en prison. »
Son refus d’être enrôlé renforça les jeunes soldats issus de la classe ouvrière qui, de l’intérieur de l’armée, s’opposaient déjà à la guerre. Il encouragea aussi d’autres athlètes à prendre position, en particulier le grand basketteur Kareem Abdul-Jabbar.
En avril 1967, Ali fut déchu de son titre de champion des poids lourds pour avoir refusé l’enrôlement. Le 20 juin, il fut déclaré coupable de crime. Pour avoir pris position, à la fleur de l’âge, on lui interdit de boxer.
Il ne pu revenir à la boxe que 3 ans  et demi plus tard et 3 ans encore après, il regagna son titre de champion. Mais l’accumulation des coups lui fit contracter la sorte de maladie de Parkinston dont il a souffert et qui finalement fit taire sa voix.
Après le 11 septembre 2001, il dénonça ceux qui avaient mené ces attaques comme indignes d’être musulmans et déclara que «  quoi qu’ils décident (le gouvernement américain) je suis à cent pour cent derrière eux ».
Cette déclaration fut utilisée par le pouvoir pour justifier ses guerres menées au Moyen-Orient.
Mohamed Ali fut alors officiellement réhabilité, transformé en un ambassadeur mondial des États-Unis : une triste fin pour quelqu’un qui jadis avait soutenu ceux qui, dans d’autres pays, se battaient contre leur domination.
Malgré cela, Mohamed Ali occupera une place à part dans la mémoire de plusieurs générations pour qui le seul choix raisonnable était de lutter contre le racisme et la guerre.
 
10-06-2016



Les salariés de la BNP ont eu raison de se battre !

Après deux semaines de grève, la mobilisation des salariés a porté ses fruits, ils ont obtenu satisfaction et ce, malgré l’opposition farouche de la direction de la BNP.
Il faut savoir que tout au long du mouvement, la direction à en permanence joué la montre pour tenter ainsi de désamorcer le mouvement de grève, cherchant à discréditer la mobilisation des salariés. Ainsi au lieu de négocier et trouver une sortie au conflit, la direction de la BNP a ainsi joué avec le feu.
Le Syndicat Martiniquais des Banques et Établissements Financiers (SMBEF) avec les salariés mobilisés ont dû vite recourir  à la fermeture de toutes les agences de l'île pour contraindre la direction de la BNP à négocier sérieusement.
Devant la détermination des grévistes, et au bout de plusieurs rencontre dans le cadre de cette NAO, la direction de la BNP a dû céder et augmenter sa proposition en dernier ressort. La négociation se conclura sur une augmentation de la prime annuelle de 450 euros net pour mettre ainsi un terme à la grève.
Vive cette lutte des travailleurs de la BNP, sans laquelle cette revalorisation du niveau de vie de 450 euros net n’aurait pas été possible.
 

10-06-2016



Décret no 2016-743 du 2 juin 2016 relatif aux compétences des sages-femmes

L’article L. 4151-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, prévoit que les sages-femmes peuvent pratiquer les interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse. Le présent décret a pour objet de préciser les conditions requises de ces sages-femmes...

Lire le décret


La CGTM soutient le mouvement de grève à la BNP

C’est le jeudi 19 mai que les salariés de la BNP ont été appelés par le Syndicat Martiniquais des Banques et Établissements Financiers (SMBEF) à arrêter le travail, la raison ? C’est l’opposition de la direction de la BNP, exprimée dès la première réunion de NAO, sur le montant de la prime annuelle versée aux salariés.
Concernant cette prime, le syndicat exige1000 euros net, quand la direction elle ne propose que 250 euros brut.
Alors comme on pouvait s’attendre,  s’en est suivie une assemblée générale du personnel organisée à 7 heures du matin et c’est là que fut décidé de réagir, à la posture de la direction de la BNP, par un mouvement de grève.
Bloqué par ce conflit, la direction de la BNP essaie maladroitement d’expliquer sa fin de non-recevoir en évoquant que la banque  n’est en mesure de payer la prime. Mais le syndicat en doute et riposte en évoquant que  la banque n'est pas déficitaire contrairement aux chiffres annoncés, car l'argent est là mais il est ponctionné pour satisfaire des frais en tous genres.
Et comme pour donner la preuve des propos tenus, le syndicat évoque que plus de 4,5 millions d'euros ont été pris sur les comptes de la BNP Martinique pour la fusion de ses groupes, par ailleurs le délégué syndical rappelle que quatre détachés BNP, venus de France pour 4 ans, ont perçu une prime de 80 000 euros à eux 4.
Alors si les comptes sont bons, cela suffit à légitimer les revendications des salariés de la BNP. Pour toutes ces raisons, la CGTM soutient totalement ce mouvement de grève, car il va de soi que dans ce contexte de crise, c’est seulement par la lutte que les travailleurs peuvent encore garder la tête hors de l’eau.

28-05-2016



Les dessous de la polémique autour d’un lycée sans doute déjà condamné.

En novembre 2007, la Martinique est secouée par un violent séisme qui dégrade plusieurs immeubles sans les détruire. Le lycée Schœlcher malgré des rumeurs de destruction a tenu le coup. Construit avec du sable marin selon l’architecture de l’époque, il avait déjà donné plusieurs signes d’alerte dont l’effondrement de l’enduit du plafond d’une salle de cours. En 2008, le Conseil régional décide de sa démolition et de sa reconstruction selon des études réalisées et un permis de construire déposé en mairie de Fort-de-France. Le permis de construire est contesté par l’édilité municipale dont certains membres sont dans l’opposition au conseil régional de l’époque. Au cours d’une manifestation pour réclamer un établissement aux normes de sécurité, les lycéens envahissent l’hôtel de Région. Les propos exacerbés du Président de Région à l’encontre des lycéens et de leurs professeurs provoquent la réprobation des intervenants. En 2010, la nouvelle majorité du conseil régional décide de réhabiliter les bâtiments de l’ancienne maternité de Redoute pour établir un établissement de transit dans l’attente de la reconstruction du lycée Schœlcher. Cinq années plus tard, la construction du lycée Schœlcher n’a pas débuté et l’établissement qui devait accueillir les lycéens en 2014 n’est pas achevé.
Mais en décembre 2015, la majorité régionale est battue aux élections de la nouvelle collectivité en charge des établissements scolaires. La nouvelle majorité élue à la CTM revient sur le projet de lycée de transit et présente d’autres solutions d’installation des lycéens ce projet de la CTM consiste à disperser la communauté scolaire de Schœlcher au lycée de Bellevue et a la cité technique ou existent déjà deux établissements. Surgit alors un contreprojet d’enseignants et de parents d’élèves qui propose une installation des élèves de Schœlcher au fort de Tartenson. Nouveau projet, celui du Préfet de Martinique qui est l’installation des élèves et professeurs au quartier Acajou au Lamentin ou existent deux lycées différents mais géographiquement proches.
Au constat, aucun des projets ne recueille l’adhésion de tous. Après huit années de tergiversations, de querelles politiciennes, aucun début de construction du lycée Schœlcher n’est commencé. La question se pose de savoir s’il y a une volonté réelle des élus de la CTM de reconstruire cet établissement. Objectivement, l’Etat et la CTM ont tout à gagner en ne reconstruisant pas. L’Etat, dans une période d’économie budgétaire, cherche à récupérer des moyens au niveau de la ressource professorale. Le rectorat de la Martinique avance constamment la baisse des effectifs pour démontrer que les 800 élèves du lycée Schœlcher peuvent être absorbés par les autres lycées existants. Ainsi, on augmentera le nombre d’élèves par classe et on récupérera quelques enseignants. Certains seront mutés et les départs à la retraite ne seront pas remplacés. La proposition de loger l’ensemble des élèves du lycée Acajou I au lycée Acajou II n’est pas nouvelle. Le lycée Acajou I pourra accueillir les 800 élèves du lycée Schœlcher et portera ce nom. Ainsi, Schœlcher continuera d’exister avec son nom propre.  Le lycée Acajou I n’aura plus d’existence et il suffira de donner un autre nom à Acajou II.
 
Il se dit que la CTM traverse une période de doute budgétaire concernant mais cette incertitude se trouve confronté à la réalité qui est que la destruction et la reconstruction du lycée Schœlcher coûtera au minimum 80 millions d’euro. Alors on peut aisément imaginer que ne pas reconstruire le lycée est tentant et qu’il suffira d’expliquer ce geste politique d’omission par les promesses habituelles.
 
En tout cas, cette querelle politicienne alimentée autant par l’Etat que par les décideurs locaux a privé les élèves de la Martinique d’un établissement neuf, construit aux normes parasismiques où ils devraient être déjà en train d’étudier. Au lieu de cela, ils se retrouvent aujourd’hui à errer jusqu’aux prochaines élections avec un doute sérieux sur rentrée sereine de septembre 2016.
 

28-05-2016



51è Congrès de la CGT : Philippe Martinez, réélu secrétaire général

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a obtenu 95,4 % des mandats lors de l'élection de la nouvelle direction de la centrale à son 51ème congrès à Marseille la semaine dernière. Ce 51è Congrès, ce sont 1 000 délégués réunis qui se sont exprimés sur la situation économique et sociale, dans un contexte des mobilisations depuis plus d’un mois et demi.
Dans ses rapports de conclusion, la CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de forces jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail ».
Pour la CGT, il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales.
L’espoir pour le monde du travail s’exprime grâce à la lutte unitaire porteuse de propositions, à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70 % de l’opinion publique.
Dans ses conclusions, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir le retrait du projet de loi de casse du code du travail...


14-08-2016 



A Providence au Morne-Rouge cannes contre dachines…

Il y a quelques jours, les agriculteurs de Providence au Morne Rouge  apprennent, par la presse en reportage sur leur lieu de travail, que  des démarches seraient entreprises par des planteurs de cannes pour se saisir de leur terre.
Or, aujourd’hui Providence est le symbole de la lutte des agriculteurs en faveur d’une agriculture vivrière et maraîchère allant dans le sens de l’autosuffisance alimentaire de notre pays.
 Rappelons-nous, en 1983, l’occupation des terres de Providence. Ces terres abandonnées, ces  paysans les ont défrichées, mises en culture et ce malgré l’hostilité du propriétaire qui leur refusait toute forme légale de location et les traitait de « voleurs de terre » et qui n’hésita pas à leur tirer dessus, blessant l’un d’entre eux. Cette occupation  dura 20 ans , 20 ans de difficultés tant sur le plan judiciaire que matériel . Mais aussi 20 ans de vie décente pour leur famille. 20 ans de vie digne d’agriculteurs vivant de leur travail.
Aujourd’hui, cela fait plus de 30 ans, que les agriculteurs de Providence mettent en valeur ces terres. Ils sont une vingtaine à cultiver du maraîcher et vivrier – en particulier les célèbres dachines du Morne Rouge …
Aujourd’hui, depuis 2003,  leur situation est « légale ». Ils ont signé des baux à ferme avec les nouveaux propriétaires, des conventions de mise à disposition avec la SAFER.
Six d’entre eux se sont regroupés en GIE (Groupement d’Intérêt Economique) , ce qui leur permet de mettre en commun gestion et matériel tout en conservant le caractère individuel des parcelles .
Que signifie, dans ces conditions, ce projet des planteurs de cannes ?
« Culture en difficulté », la canne semble revenir en force dans le paysage martiniquais. Nombreux sont ceux qui sont intéressés par l’achat ou la location de terrains susceptibles d’être plantés en cannes. Depuis que le rhum de Martinique a reçu l’appellation AOC, des subventions européennes alléchantes sont accordées et des dispositifs  d’aides sont initiés par le ministère français de l’agriculture en faveur de la fabrication du rhum, donc de la  culture de la canne.
L’occasion est donc bonne pour ces planteurs de spéculer et de tirer profit de ces aides.
Que penser de cette volonté des pouvoirs publics français et des instances européennes de rétablir dans notre pays cette monoculture coloniale qui nous rattache à un passé d’esclavage et de misère ? N’est-ce pas là servir les intérêts des gros propriétaires terriens qui peuvent renoncer à exploiter la banane trop chère au bénéfice d’une culture d’exportation plus rentable ?
N’est-ce-pas là une manière d’accroître notre dépendance alimentaire à la France et à l’Europe au détriment de l’autosuffisance alimentaire qui doit être l’objectif fondamental de l’agriculture martiniquaise ?
Le processus d’accaparement des terres cultivables est déjà enclenché et ils seraient  nombreux les agriculteurs qui ont dû abandonner, faute de terres, l’activité agricole maraîchère et vivrière.  En effet, tous les moyens sont bons pour amener les paysans à renoncer ; un exemple entre autres : certains titres de location de terre ne sont pas renouvelés, les propriétaires terriens prenant conscience des revenus substantiels que la canne peut leur procurer – ne serait-ce que sous forme de subventions.   
C’est ainsi que des paysans désormais sans terre viennent grossir les rangs des chômeurs, des ouvriers agricoles saisonniers,  des  djobeurs, vivant plus des  aides sociales que de leur travail. La misère, quoi ! Des jeunes prêts à s’investir dans le travail agricole se retrouvent à traîner leur ennui dans les bourgs , désœuvrés , vite récupérés par la drogue et autres délinquances.
Est-ce vraiment là un avenir pour nos jeunes et nos moins jeunes ?
Il est important d’attirer l’attention de tous sur les risques d’une telle perspective            . Il est fondamental de rompre avec toute forme de monoculture spéculative au bénéfice des plus riches. La terre de Martinique doit nourrir les habitants de la Martinique. Elle doit bénéficier à ceux qui la travaillent.
La CGTM assure de son entière solidarité les agriculteurs de Providence et à travers eux tous les petits paysans martiniquais qui par leur travail  apportent à la population martiniquaise les produits d’une agriculture nourricière et saine.
Elle salue la lutte courageuse des agriculteurs de Providence qui, par leur exemple, offre une alternative à l’inactivité, à la pauvreté, au mal-être qui minent de nos jours le milieu rural martiniquais.
 
30-04-2016
                                                                                                                    



Mayotte: la grève est suspendue, une victoire de la mobilisation !

A Mayotte un protocole d’accord a été signé par le Ministère de l’Outre-mer ce vendredi va permettre d’engager des négociations sur différentes revendications de l’Intersyndicale.
Dès cette semaine, l’application du code du travail sera discutée avec un envoyé du Ministère du travail, la négociation sur la reconstitution de carrière se fera dès le mois de mai. 
Mais il faut se rappeler que c’est depuis le 30 mars les agents du secteur public et privé sont en grève à l’appel de la CGT Mayotte, la FSU Mayotte, l’UD FO, l’UIR CFDT Mayotte, le SAEM FAEN et Solidaires pour revendiquer l’égalité et la justice.
Les premières mobilisations ont été un franc succès avec une moyenne de 600 manifestants. La manifestation du 7 avril fut également une réussite avec près de 500 manifestants dont des élus locaux.
Mais malgré le soutien des élus, les mobilisations ainsi que les blocages des différents secteurs de l’île (une dizaine tenue par les grévistes ce lundi 11 avril), le gouvernement n’a pas voulu entendre la demande de l’intersyndicale et dépêcher en urgence un émissaire dans le département afin d’ouvrir les négociations.
Mais c’était sans compter avec la détermination qui animait le mouvement de grève car les actions ont été maintenues et c’est cet état d’esprit qui a permis que le gouvernement sorte de son silence assourdissant.
Cependant, les engagements ne sont pas concret et pour cette raison, le mouvement est donc suspendu - et non arrêté – ceci pour laisser place aux différentes négociations que devront rapidement se dérouler entre organisations syndicales et les émissaires du gouvernement.

29-04-2016
  

décisions réunion intersyndicale


Elections TPE

En Martinique, vous êtes 30 000 salariés, concernés par ces élections. Tout comme ceux qui, tout au long de l’année, nous contactent quotidiennement afin de les aider à défendre leurs intérêts, nous t’invitons à voter pour la liste de militantes et militants présentée par la CGTM lors de ces élections.
Ce scrutin te permettra d’élire des représentants, tels que ceux qui accueillent et conseillent régulièrement durant...

Tract Elections TPE


Les travailleurs des TPE, tous contre la loi travail !

Voir ses dates de congés modifiées juste avant son départ, avoir une baisse de rémunération des heures sup’, être licencié pour motif économique alors que plus personne ne peut vérifier si c’est vrai… Ces situations cauchemardesques sont en passe de devenir une réalité si le projet loi travail passe.
Le projet de loi El Khomri qu’on essaie de nous faire passer comme une réforme anti-chômage dissimule en fait un arsenal visant à enlever aux salariés la possibilité du rapport de force contre l’employeur. Salariées des TPE, nous savons qu’il est difficile d’établir un réel dialogue social avec notre patron (soit parce qu’on en est proche, soit au contraire parce qu’il ne veut pas entendre parler de nos droits). C’est pour cela que les syndicats, et précisément la CGTM, pour défendre nos droits et en conquérir de nouveaux.
Si la loi passe, nous serons un peu plus à la merci de nos patrons. En effet, la loi et les juges chargés de la faire appliquer nous protègeront encore moins : nos patrons pourront « proposer » des accords d’entreprise qui nous seront défavorables (baisse de la rémunération, augmentation du temps de travail, non rémunération des heures sup…). Car c’est chaque entreprise qui décidera de son fonctionnement au niveau local. Et quand on dit « proposer », on sait ce que cela signifie : comment résister à un chantage à l’emploi dans une très petite entreprise où tout le monde se connaît et où on fait rarement appel à des syndicats ?
Il est donc essentiel de se mobiliser pour exiger le retrait de cette loi qui ne combat pas le chômage et nous met encore plus à la merci de nos employeurs. Alors mobilisons-nous  dans la rue contre le projet de loi !
 
29-04-2016



JEUNES, une nouvelle fois, ils vous préparent un avenir impossible !
Dites NON à cette précarité imposée

Vous laisser faire, c’est ouvrir encore plus grande la porte à la précarité, au chômage, aux bas salaires, à l’allongement de la durée quotidienne et hebdomadaire du travail.
Déjà 60% de la jeunesse se trouve au chômage en Martinique ...avec la Loi El Komhri, ce sera pire !

Tract pour jeunes étudiants et lycéens


Lycéens de Guadeloupe en grève aujourd’hui : Woulo ba yo ! (Lu sur le site Rebelle)

Petit-Bourg, Pointe-Noire, Providence, Jardin, Baimbridge LGT et LPO, Massabielle, Ste-Rose… de nombreux lycées ont fait grève aujourd’hui contre la « loi travail ». Nous étions près de 2000 à manifester, dans les rues de Pointe-à-Pitre et de Petit-Bourg.
D’autres lycées sont motivés aussi pour protester contre cette loi, qui va aggraver le chômage si elle est votée. Il faut continuer à faire passer le message partout, à tous les élèves !
CE JEUDI 14 AVRIL, UNE NOUVELLE JOURNÉE DE GRÈVE EST PRÉVUE ! ANNOU MOBILIZÉ NOU ! LWA TRAVAY AWA !



Usine Peugeot de Metz-Borny, Le licenciement du médecin du travail refusé par le ministère du travail !

Depuis plusieurs mois, la direction de l’usine essayait de se débarrasser de son médecin du travail. Son crime, faire son travail sans tenir compte des désidératas de la direction. Très appréciée par les travailleurs qui l’ont rapidement surnommée « docteur courage », ce médecin a dénoncé publiquement les méthodes de la direction de PSA, les intrusions répétées de celle-ci dans son travail, les pressions contre les travailleurs accidentés ou en maladie.
Comité de soutien, pétitions, appel « pour l’indépendance de la médecine du travail » ont été mis sur pied. Après le refus du C.E., puis de l’inspection du travail, c’est au tour du ministère du travail, bien qu’il soit tout disposé à l’égard du patronat, de refuser le licenciement, tellement que le dossier est vide.
C’est une victoire pour ce médecin et pour les travailleurs de cette usine qui vont pouvoir bénéficier des services d’un médecin honnête et dévouée et au-delà, pour tous les travailleurs du groupe qui n’ont pas souvent l’occasion de voir la direction forcée de reculer !

02-02-2016



Le patron de Peugeot PSA double son salaire !

Ce patron arrivé à son poste début 2014, a «redressé » le groupe et a dégagé un bénéfice en 2015, pour la 1ère fois en 5 ans.
Mais bien évidemment, ces performances sont réalisées sur le dos des salariés par le truchement de : licenciements, cadences infernales,  conditions de travail déplorables, gel des salaires, pressions, chantage, bref toute une politique anti-ouvrière.
Cela a permis aux actionnaires d’empocher des dividendes importants. Et, à son tour le patron est donc récompensé : le salaire de ce patron déjà confortable de 2,75 millions € en 2014, est passé à 5,24 millions€ en 2015, soit la coquette somme de près de 15000€ par jour soit plus de 200 fois le smic journalier.
 
Gattaz, le représentant du Médef, déclare que c’est normal et qu’il n’est pas choqué du montant de ce salaire !
Et bien nous si ! C’est tout simplement insupportable de constater que d’un côté il y ait tant de richesse et de l’autre tant de misère ! Il ne nous reste plus qu’à renverser ce système inique !

04-02-2016
 



En France, immense mobilisation unitaire: Une seule issue : LE RETRAIT( communiqué de la CGT)

A l’image de la tour Eiffel fermée pour cause de grève, la mobilisation pour le retrait du projet de loi El Khomri et l’écriture d’un code du travail du 21ème siècle a été un véritable succès.
Au soir de ce 31 mars nous recensons près d’1,2 million manifestants dans 250 villes avec plusieurs milliers d’arrêts de travail.
Cette mobilisation est à l’image des 70% de français qui veulent le retrait de ce projet de loi.
Dans de nombreuses manifestations, l’unité syndicale dépassait largement le cadre des organisations qui avaient appelées.
Le gouvernement doit retirer son texte. Inutile de s’entêter plusieurs semaines comme pour la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité et les mesures d’état d’urgence. Les recettes qu’il propose avec le Medef, sont toujours ringardes, cela fait plus de 30 ans en France comme en Europe que s’applique une baisse des droits des salariés, du coût du travail avec pour seules conséquences une montée du chômage et une augmentation des dividendes versés aux actionnaires (+25% en 2015).
Dans un contexte de hausse du chômage et d’explosion de la précarité, ce texte va favoriser le dumping social. Cela exacerberait encore plus la mise en concurrence entre des salariés, des entreprises sur un même territoire, une même branche. Elaborer un code du travail pour chaque entreprise, cela ne créera en aucun cas des emplois pérennes nécessaires à la relance économique et à l’investissement.
La jeunesse crie partout « on vaut mieux que ça !  » avec elle, la CGT est disponible pour construire ce «  mieux  ».
Nous proposons un nouveau statut du travail salariés avec des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, avec une sécurité sociale professionnelle pour ne plus passer par la case « chômage » en cas de changement d’entreprises.
Nous proposons de travailler moins pour travailler mieux et travailler tous. Nous exigeons une autre répartition des richesses et l’augmentation des salaires et des pensions.
Avec l’ensemble des organisations syndicales à l’initiative de ce 31 mars, nous allons proposer de poursuivre et amplifier l’action, les grèves, les manifestations, notamment le 5 avril en direction des parlementaires, le samedi 9 avril et après, jusqu’au retrait de ce projet de loi et pour l’obtention de nouveaux droits sociaux.
Montreuil, le 31 mars 2016
 



L'égalité réelle Outre-Mer : à son tour Lurel veut supprimer les 40%

Victorin Lurel, à son tour, exprime son souhait de voir disparaitre du bulletin de salaire  des fonctionnaires d’Outre-Mer, le montant de la sur rémunération, autrement appelé les 40%.
Ainsi selon Lurel pour réduire les inégalités avec la France, dixit son rapport, l’état devrait commencer par supprimer les 40% versé aux milliers de fonctionnaires des DOM (Recommandation n°11).
A observer de plus près les différentes mesures et préconisations de l’ex-ministre, s’il est avéré qu’il part en guerre contre les avantages sociaux des salariés, ne joue pas la même musique concernant les avantages qu’il concède volontiers au secteur économique.
D’ailleurs la Fédération  des  Entreprises  des  Outre-mer  (FEDOM)   ne s’est pas trompé sur la marchandise. En laissant partir volontiers Philippe MOUCHARD, son ancien responsable des affaires économiques et fiscales recruté au cabinet de Madame Ericka BAREIGTS, l’organisation patronale à fait le choix de placer son loup dans la bergerie.
D’ailleurs Jean-Pierre Philibert le Président de la FEDOM (Fédération des entreprises d’Outre-Mer) a très tôt annoncé la couleur. Il a fixé d’entrée ses exigences. Pour la FEDOM « L’égalité économique réelle ne sera possible que si tous les dispositifs d’aides à l’investissement et au fonctionnement sont non seulement maintenus, mais également augmenté notamment en revenant sur la dégressivité de certaines aides ».
En clair cette nouvelle loi, pour le patronat, ne peut être que plus d’exonérations, moins de charges, plus de défiscalisation et de crédits d’impôts et pas du tout de contraintes. Ce message, Lurel semble l’avoir bien compris puisque son tissu de mesures répond directement aux souhaits du patronat : Zones franches globales (Recommandation n° 23) ; Régionaliser le SMIC, soit un SMIC décidé par les patrons locaux (Recommandation n°22) ; Contraindre l’URSSAF, à accepter des délais de paiements et des moratoires (Recommandation n°24) etc…
Sans doute débarrassé d’échéance électorale immédiate, celui qui fut le bon petit Toto au cœur d’artichaut, se révèle être l’homme idéal du pouvoir pour le sale boulot. L’histoire gardera de lui cette image d’un petit politicien ambigüe qui passe sans scrupule de promesses pour faire baisser les prix à celles de faire croire que l’égalité réelle est possible dans un monde d’exploitation et d’oppression.
 
18-03-2016



Nous sommes tous concernés ! Salariés de la fonction publique, exigeons le retrait total de la loi travail !

Dans ce contexte économique défavorable aux travailleurs, du fait de la crise organisée et entretenue par les possédants, le Gouvernement, après les lois ANI, Macron, Rebsamen, en remet une couche avec la loi El Khomri ou loi Travail.
Le Code du Travail est la compilation des textes réglementaires et législatifs appliqués dans les relations de travail, qui découlent du rapport de force entre les employeurs et nous, salariés du Privé, mais également du Public, grâce à nos luttes.
Les fondamentaux qui régissent le contrat d’un salarié sont : la durée du temps de travail, celle des congés, la rémunération et les conditions d’embauche.
Ce sont précisément ces droits élémentaires que le gouvernement aux ordres du MEDEF, a décidé de réduire par la loi Travail, afin de nous mettre davantage à la merci des patrons.
Cette loi Travail remet principalement en cause « la hiérarchie des normes ». C’est-à-dire qu’elle permet à un patron, de passer outre : le code du travail, les conventions collectives et les accords de branches, afin d’exercer son pouvoir sans entrave dans l’entreprise.
Il n’y a donc aucune  « négociation » à mener sur cette loi ! elle doit être retirée totalement !
Tout comme en 2009, les manifestations populaires de  mécontentement en Martinique et Guadeloupe, ont conduit Gouvernement et patronat à répondre en partie aux revendications de la population laborieuse ; Aujourd’hui, pour nous faire entendre, mobilisons nous après la jeunesse scolarisée et une partie des salariés en lutte, les 9 et 17 Mars derniers, car seule notre action nous permettra de lutter contre cette nouvelle attaque.
 
Exigeons nous aussi en Martinique le retrait de cette Loi travail !
TOUS EN GREVE CONTRE LA LOI TRAVAIL
JEUDI 31 MARS, 8H MAISON DES SYNDICATS
Tel 0596 7025 89 email cgtm.972@wanadoo.fr site : cgt-martinique.fr

Le tract à télécharger


Loi Rebsamen, Macron, Elkomri, des lois contre les travailleurs à combattre


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Faire connaître le contenu des récentes lois mises en place par le gouvernement pour s' attaquer aux droits des travailleurs et augmenter la précarité, était l'objectif de la conférence débat organisé par la CGTM le 27 février dernier. Une avocate du barreau de Paris, M-L DUFRESNE-CASTETS et un juriste P. MOUSSY, tous deux fervents partisans de la cause ouvrière étaient les intervenants. Près d'une centaine de  participants, pour la plupart des responsables syndicaux de plusieurs organisations syndicales ont débattus de les différentes contenus de ces lois et des moyens pour une riposte à la mesure des attaques. Ecoutons quelques explications de Pascal MOUSSY en page CGTM WEB-TV.



8 MARS: Journée Internationale de Lutte des Femmes : MANIFESTONS toutes et tous Rv Cité Dillon, à 19h00 Petit Marché face à la station service


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Le 8 mars est la journée que, traditionnellement, le mouvement ouvrier international a dédiée à la cause de l'émancipation des femmes. Clara Zetkin, à la tête du mouvement international des femmes socialistes en Europe, avait fait adopter une résolution dans ce sens, avec pour objectif de promouvoir la lutte pour le droit de vote des femmes.

le tract


Les zones franches ne développent pas l’emploi.

Le vendredi 29 janvier nous avons reçu un émissaire du ministère de l’outremer venu évaluer les retombées en matière de développement de l’emploi des zones franches Les zones franches sont des espaces géographiques permettant aux entreprises qui s’y installent de bénéficier d’un environnement réglementaire, social et fiscal plus favorable que celui existant dans le reste du pays En Martinique, plusieurs zones franches ont été créées avec pour objectif de booster l’emploi Le choix s’est porté sur des quartiers défavorisés. Les entreprises qui se sont installées ont pu bénéficier de 5 exonérations fiscales et sociales pendant les 5 premières années de leur installation à savoir :
 
-          Pas d’impôt sur les bénéfices jusqu’au plafond de 65 000,00 euro ;
-          Pas de taxes professionnelles ;
-          Pas de taxes foncières sur les propriétés bâties ;
-          Pas de charges sociales patronales
-          Pas de cotisations sociales personnelles des commerçants et artisans.
 
Elles bénéficient aussi d’un taux réduit du droit de mutation aux acquisitions de fonds de commerce ou de clientèle ainsi que d’une exonération totale de charges professionnelles pendant 5 ans dans la limite d’un plafond de 320 000,00 euro pour les entreprises de mopins de 50 salariés implantées ou existant dans la zone avant le 1er janvier 2008.
 
Nous avons fait observer que, malgré les nombreuses facilités données au patronat, auxquelles viennent s’ajouter les zones franches, l’emploi en Martinique ne progresse pas. Bien au contraire le chômage augmente de plus de 1% par an. L’exemple le plus récent est le pacte de responsabilité et de solidarité qui accorde au patronat dans son ensemble plusieurs milliards d’euro en diminuant le coût du travail de 450,00 euro par SMIC et en réduisant l’impôt des sociétés de 28%  toujours dans le but de favoriser la création d’emploi. En fait, l’absence de suivi et de contrôle de ces mesures permet aux patrons d’augmenter ses bénéfices sur le sos des travailleurs et des contribuables

04-03-2016



L’HEBDO DU SMBEF ( Lundi 15 Février 2016)

Commission locale paritaire unique : une idée à structurer
Ainsi que nous vous l'annoncions dans notre précédente publication, L'AFB FRANCE essaye de donner du sens à sa proposition de Commission Locale Paritaire Unique* avancée lors du fameux bilan quinquennal d'application de "leur" Convention Collective...Lire la suite dans le doc ci-dessous

L’HEBDO DU SMBEF ( Lundi 15 Février 2016)



Sur la planète, 62 personnes possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres.
En France sur 78 milliardaires, 2 possèdent plus que 20 millions de français....En Martinique, c’est pire encore

Toute la presse en parle, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam les 62 personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres.
Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99 % restants...



Les conflits sociaux en Martinique vus par les patrons

Selon une information publiée par Contact entreprises, (support de propagande du patronat en Martinique), 72% des Martiniquais interviewés considèrent qu’il y a « trop de grèves en Martinique »
 
Ce fameux sondage commandé à Ipsos Antilles par Contact entreprises se serait déroulé du 26 Novembre au 07 Décembre 2015 auprès de 500 martiniquais âgés de 15 ans et résidents permanents de l’île.
 
On y apprend, outre l’hostilité des Martiniquais aux grèves que les ¾ des Martiniquais considèrent que les mouvements sociaux sont pénalisants pour le développement économique de l’île, qu’il faut instaurer un service minimum ou encore que les pouvoirs publics devraient garantir la liberté de circulation ou un droit d’accès aux entreprises en arrêt de travail.
La conclusion du sondage, et il fallait s’y attendre, est que le « Martiniquais ne semble clairement pas fâché avec le monde de l’entreprise ».
 
Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?…
Mais que faut-il penser réellement de ce sondage. De toute évidence, ce n’est rien de moins qu’une opération de propagande du patronat sans doute pour tenter de gommer la mauvaise image des entreprises : prévarication, corruption, malversation, abus de bien sociaux….
Inspiré sans aucun doute de la récente campagne électorale pour le contrôle de la CTM, car durant les mois précédents l’élection, les sondages étaient devenus le pain quotidien de l’électeur Martiniquais.
Ainsi donc, sous couvert d’étude scientifique de l’état de l’opinion des Martiniquais, le patronat, en balançant ses fausses idées sur les grèves en Martinique à ni plus ni moins cherche à provoquer artificiellement un comportement d’adhésion à ses propres convictions.
Mais selon notre sondage à nous, cette quête du patronat à vouloir se blanchir en noircissant les luttes ouvrières, restera vaine car comme dit le proverbe Gabonais : un piège qui prend le rat, n’attrape pas l’éléphant ».
 06-02-2016



Les vœux du Président des patrons.

Philippe Jock président du Medef Martinique a rendu public les vœux du patronat pour l’année 2016. Jock en bon messager des possédants espère que l'année 2016 sera plus porteuse de « croissance » que la précédente année qui avait fort bien fonctionné. Aussi, dans le langage patronal, il faudra que la CTM renfloue encore plus l’entreprise que ce qui a pu se faire dans le passé.
Bien sûr il parle en terme obscur de « commande publique », de « projets » ou de » fonds européens », mais pour qui sait décrypter sa langue de bois d’expert, cela veut dire que le patronat entend continuer à rafler la mise des fonds publics.
D’ailleurs, pour attirer toute l’attention qu’il faut sur sa demande, il a encore joué les pleureuses en disant les difficultés des entreprises sur les « paiements en retards », ou sur les marchés « publiques qui manquent », sur « la BPI qui doit les aider » etc….
Le piège a fric est bien posé par les patrons, les actuels dirigeants de la Région tomberont-ils dans le panneau ou s’inspireront-ils du proverbe Africain qui dit que « Ce n’est pas parce que le lion a maigrit, qu'il faut le prendre pour un chat ».
bien fonctionné...
23-01-2015



Intervention de Alain HIERSO au Conseil économique et social sur le dérèglement climatique

« La Conférence Climat tiendra-t-elle ses promesses ? »
Paris - 23 octobre 2015
Gabriel Alain HIERSO, Président de la Commission Aménagement du territoire du CESER de la Martinique -Le Conseil économique, social et environnemental de la Martinique tient à remercier par ma voix pour cette invitation, les organisateurs d’un de ces nombreux espaces de réflexion qui préludent à la Conférence Internationale Climat Paris 2015. Nous avons l’obligation, en qualité de représentants de la société civile, de contribuer au succès de cet événement par l’apport d’observations, d’expériences et de points de vue issus de la diversité. Notre contribution se fait le porte-voix des observations de la population et particulièrement des aînés. Nous souhaitons vous les transmettre et recueillir vos constats, afin de construire des actions réparatrices communes, car « Nul n’est une île en soi suffisante ».
 
Il convient de présenter succinctement la Martinique, son Schéma Régional Climat Air Energie pour lutter contre le réchauffement climatique, de relayer les observations de la population et d’émettre un point de vue sur la perception de celle-ci sur les changements climatiques.
 
La Martinique
La Martinique est une île des Petites Antilles, d’origine volcanique, de 1128 km2, 70 km dans sa plus grande longueur et 30 km de large. Située en zone tropicale humide, à 14,30° de latitude Nord et 61° de longitude Ouest, elle bénéfice d’une saison sèche de mars à mai (Le carême) et d’une saison des pluies de juin à novembre (L’hivernage). Les mois de décembre, janvier et février étant des périodes de transition variables. Elle présente une population estimée à 394 173 habitants, soit une densité de 349 habitants au km2. Depuis 2006, on assiste à une baisse de la population corrélée à un phénomène critique de vieillissement. La Martinique, qui a un statut de Région et de département français, est en cours de changement de statut pour devenir, par la volonté de ses électeurs, « Collectivité Territoriale de Martinique » (CTM) dans le cadre de l’article 73 de la constitution française. Il s’agit d’un changement de gouvernance qui la dotera d’un Conseil Exécutif de 9 membres et d’une Assemblée de 51 membres. Par ce système qui verra le jour en décembre 2015, le CTM se verra doté des missions des deux anciennes collectivités et d’autres possibilités par habilitation dans certains domaines.
 
Le Conseil Régional de la Martinique a élaboré un Schéma Régional Climat Air Energie en relation avec notre sujet de préoccupation. Il a été soumis au CESER de Martinique pour avis.
 
Le Schéma Régional Climat Air Energie
Le projet de Schéma Régional Climat Air Energie qui nous a été présenté conformément à l’article R222-4 du code de l’environnement est la traduction régionale de l’engagement international de la France à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Son élaboration a été instaurée par l’article 68 de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010. Il s’agit de fixer au niveau local les grandes orientations qui serviront de cadre stratégique pour :
 
- atténuer les effets du changement climatique ;
- adapter le territoire au changement climatique ;
- prévenir ou réduire la pollution atmosphérique ou en atténuer ses effets ;
- définir par zone géographique les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière de valorisation du potentiel énergétique terrestre, renouvelable.
 
Nous avons d’abord fait le constat que plusieurs pays industrialisés et émergents n’avaient pas signé la convention de Kyoto. L’Union européenne, en adoptant le « Paquet Climat Energie », s’était fixé comme objectif de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre pour 2020, par rapport à 1990, c'est-à-dire en 20 ans (règle des 3 X 20).
 
Nous savons que l’effet de serre est un phénomène naturel qui assure des équilibres thermiques permettant la vie sur terre. Le déséquilibre est créé par l’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, due à certaines activités humaines. C’est ce déséquilibre qui crée un réchauffement planétaire avec de nombreuses conséquences sur les climats. Les changements observés sont trop rapides pour permettre une adaptation des espèces, assurer leur survie et préserver la biodiversité. Dans l’histoire de la planète vieille de plus de 40 millions d’années, cinquante ans c’est extrêmement court. Or, c’est pendant cette courte période que les puissances industrielles actuelles ont prélevé les matières premières fossiles nécessaires à leur industrialisation, à leurs besoins d’énergie, à l’enrichissement et au confort de certains. Nous pouvons donc affirmer que c’est l’activité humaine qui contribue à l’augmentation des taux d’ozone, de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère.
 
La combustion des carbones fossiles, charbon, lignite, pétrole et autre gaz naturel pour la production d’énergie augmente la concentration atmosphérique en gaz carbonique. En effet, seule la moitié serait recyclée par la nature. L’autre partie est directement injectée dans l’atmosphère. La déforestation est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le déboisement concerne les grandes forêts tropicales, de l’Amazonie, du Congo et de l’Indonésie. Ces forêts sont les poumons de la planète par le fait que les arbres absorbent du dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Le déboisement sans replantation augmente la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
 
En France et dans les pays développés, les transports sont responsables pour 26% de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’industrie 22%, l’agriculture 19%, les bâtiments et l’habitation 19%, la production et la transformation d’énergie 13% et le traitement des déchets 3%. En 20 ans, les émissions ont augmenté de 20% dans les bâtiments et les transports mais elles ont diminué de 22% dans l’industrie, 10% dans le secteur agricole, 9% dans le secteur de l’énergie et 8% pour le traitement des déchets.  Si la conscience du danger est planétaire, la mise en œuvre de solution universelle est loin d’être partagée. En ratifiant le protocole de Kyoto, La France s’impose une règle de conduite et la traduction méthodique au niveau local des principes arrêtés marque une volonté de mise en œuvre de la concertation.
 
Le projet de Schéma Régional Climat Air Energie qui nous a été soumis pour avis tend à répondre à ce challenge. L’article 46 de la loi Grenelle I fait état de dispositions spécifiques aux départements d’outremer. Les trois principales activités humaines générant des gaz à effet de serre sont la production et la transformation d’énergie, les transports et le bâtiment.
 
En matière d’énergie, l’objectif est ambitieux car il faut atteindre l’autonomie énergétique avec une part d’énergie renouvelable de 50%. Il faut rappeler cependant que laproduction d’énergie en Martinique est encore aujourd’hui fortement centrée à 97% sur le fossile. Il s’agit d’un système insulaire de production et de distribution, sans possibilité pour le moment d’interconnexion avec d’autres entités voisines. Dans un système continental de production, les différents pays peuvent revendre leur surproduction à leurs voisins qui en font la demande, ce qui est difficilement réalisable dans les îles. La Martinique doit donc produire presque instantanément ce qu’elle consomme en électricité car les possibilités de stockage, notamment en utilisant le système de batteries, sont insignifiantes.
La croissance annuelle de la consommation en Martinique est de l’ordre de 4 à 5% soit 4 à 5 fois plus que celle de la France. Le contexte est reconnu défavorable par le projet de Schéma Régional Climat Air Energie dans sa présentation. Il juge nécessaire une gouvernance adaptée pour atteindre l’objectif de 50% d’énergie renouvelable en 2020. Il faut pour cela un nouveau mode de gouvernance, celle qui a été confiée à l’Agence Martiniquaise de l’Electricité créée en avril 2012.
S’agissant d’atteindre 50% d’énergie renouvelable en 2020, c'est-à-dire dans moins de cinq ans, l’objectif semble non seulement ambitieux mais utopique. La production d’énergie renouvelable actuelle, photovoltaïque et éolienne, est intermittente. Actuellement, la biomasse permet la production continue d’énergie par l’incinération des ordures ménagères mais en quantité insignifiante.
En matière de transport, le constat est fait : c’est le premier poste énergivore de la Martinique car les véhicules particuliers sont majoritaires pour les déplacements.
La consommation en Martinique de carburant par habitant en 2008 était de 740 litres, 780 litres en Guadeloupe, 430 litres en Guyane, 600 litres en Réunion soit une moyenne de 640 litres pour l’ensemble des DOM. Dans l’hexagone, elle était de 874 litres soit 134 litres de plus qu’en Martinique. En 2008, la Martinique a consommé pour plus de 141 millions de litres de supercarburant et plus de 154 millions de litres de gazole routier, principalement pour les transports, les besoins industriels étant principalement comblés par le fuel lourd et l’électricité. Les carburants fossiles consommés sont brûlés dans l’air. La Martinique apporte ainsi une large contribution à la pollution et au réchauffement de la planète à son échelle.
Le projet de Schéma Régional Climat Air Energie détaille parfaitement les éléments de caractérisation des transports et les bilans de consommation. Il détermine les conséquences des changements climatiques sur les infrastructures. Il s’agit ici de l’histoire de l’arroseur arrosé. Les changements climatiques sont une des conséquences de l’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et un des effets serait la détérioration des réseaux routiers si on peut l’affirmer ainsi.
Des leviers d’action sont proposés, mais le plus important serait la généralisation de transports collectifs. Nous en sommes tous conscients mais la mise en œuvre ne peut se faire par de simples mesures incitatives ou la bonne volonté de chacun. Faire disparaître les véhicules particuliers au profit des transports collectifs serait une révolution sociétale bénéfique. Mais qui osera affronter politiquement tous les groupes de pression qui se sont constitués ? Qui est d’accord pour renoncer au confort du déplacement individuel ?
En ce qui concerne le bâtiment, c’est le second pôle de consommation énergétique et émetteur de gaz à effet de serre. Le projet de Schéma Régional Climat Air Energie présente les caractérisations du bâti martiniquais. Il observe que la croissance du parc de résidence principale est plus de trois fois supérieure à la croissance démographique et fait de la décohabitation des ménages la cause principale. C’est oublier la défiscalisation qui a incité à la construction et à l’offre de résidences sur le marché, souvent au détriment des terres agricoles dont l’objectif de préservation de 40 000 hectares par le Schéma d’Aménagement Régional (SAR) est devenu une chimère. Notons que 40 000 hectares, c’est moins d’un tiers de la surface totale de l’île.
 
Dans le même temps, dans la conurbation de Fort-de-France, de nombreux logements anciens sont vacants. Une réhabilitation s’impose en utilisant notamment l’expropriation dans certains cas. Par ailleurs, la population est devenue exigeante par rapport à son confort au point de ne pouvoir se passer d’eau chaude et de climatisation.
 
Le projet de Schéma Régional Climat Air Energie semble faire l’impasse sur le défrichement qui contribue aussi à l’augmentation des gaz à effet de serre. Il ne s’agit certes pas de déforestation mais il est important, à l’échelle de la Martinique, de maintenir les espaces naturels protégés. Certains Plan Locaux d’Urbanisme (PLU) élaborés par les maires, ne sont pas très soucieux de cette préservation et la future révision du SAR de la Martinique devrait s’y engager, toujours dans le cadre du Schéma Régional Climat Air Energie.
 
Nos observations
En une génération, nous observons la disparition de certaines espèces, la persistance des sables du Sahara, un dérèglement des précipitations, le fléau des sargasses, la disparition de certaines plages.
 
•        La disparition de certaines espèces
Nous ne sommes pas nombreux à nous inquiéter de la disparition de certains insectes. Ainsi, les « guêpes maçonnes » qui faisaient leur nid dans les arbres mais aussi sous les plafonds des habitations ne sont plus visibles que dans des rares secteurs de la Martinique. C’étaient des insectes donc des nuisibles. Pourtant elles participaient à la fructification par le transport des pollens.
 
•        La persistance des sables du Sahara
Chaque année, les sables du Sahara transportés par les alizées atteignent l’atmosphère des Antilles. Nous sommes inquiets, non pas de leur arrivée, mais de leur durée et de leur fréquence dans l’année. Cette pollution met en alerte la population par les désordres respiratoires qu’elle crée chez certains et notamment les asthmatiques.
 
•        Le dérèglement climatique
Il est normal que d’une année sur l’autre, en zone tropicale humide, il y ait des variations de deux ou trois semaines dans les saisons. Cependant, nous observons de plus en plus des périodes de sécheresse avec des pluies abondantes et des saisons des pluies moins arrosées. Il faut noter le déclenchement de pluies abondantes dans certains secteurs de l’île mais une absence de régularité. Les saisons ne sont plus marquées comme avant mais nous ne pouvons affirmer qu’il s’agit d’un des effets du changement climatique. On peut se fier aux données météorologiques mais aussi à la mémoire des anciens. Nous avions des fruits de saison et leur apparition à n’importe quel moment de l’année devient étonnante.
 
•        Le fléau des sargasses
Les algues sargasses sont aujourd’hui un fléau sur les côtes des Antilles. Les côtes de la Martinique sont envahies par un volume important d’algues de type sargasse. Historiquement, il s’agit d’un phénomène exceptionnel dont les causes méritent d’être étudiées. La décomposition de ces algues sur nos rivages émet du sulfure d’hydrogène qui dégage une odeur nauséabonde, incommodante pour le voisinage avec un risque pour la santé des personnes vulnérables. La présence des algues sargasses est aussi une gêne pour les activités liées à la mer et notamment pour la pêche et les activités de tourisme ou de loisirs.
Les communes maritimes qui subissent cette invasion tentent de réagir avec leurs faibles moyens techniques et budgétaires. Les dépenses non prévues afférentes à la lutte contre ce phénomène grèvent les budgets des collectivités.
 
•        L’érosion du littoral
L’érosion marine grignote nos côtes sur les parties Atlantique dans le Nord et Caraïbe dans le Sud de l’ile. En une dizaine d’années, certaines plages de notre enfance ont disparu et certaines villes côtières sont menacées par l’augmentation du niveau des océans.
 
La perception par la population du changement climatique
La population de la Martinique est-elle consciente des enjeux de la lutte contre les dégradations liées au dérèglement climatique ?
Elle est au moins informée par les médias des préoccupations des populations des atolls du Pacifique qui voient leur pays s’immerger progressivement. « Mais c’est loin et ça n’arrive qu’aux autres ». La Martinique est suffisamment montagneuse pour ne pas connaître ce sort. Mais c’est aussi oublier que 27 communes sur les 34 que compte la Martinique ont leur centre en zone littorale, au niveau de la mer. C’est aussi le cas pour de nombreuses infrastructures vitales : port, aéroport, centrales électriques, centres de secours. Les associations écologiques réagissent, les dirigeants élaborent des plans mais l’ambiance générale est plutôt à une certaine insouciance.
 
Les changements évoqués, à l’échelle de l’existence de la planète, sont extrêmement rapides. En effet, si l’on rapportait l’existence de la planète terre à une journée, la présence de l’homme se réduirait à quelques secondes qui ont complètement bouleversé notre façon de vivre. La planète a elle-même connu des cataclysmes naturels qui ont profondément changé sa nature. On pourrait parler d’insouciance ou de résignation. Mais en fait, ne sommes-nous pas trop attaché au confort que nous ont procuré les technologies ? Ces mêmes technologies pourraient nous permettre de laisser à nos enfants une planète encore habitable si nous adoptons une attitude adéquate.
 
On pourrait conclure par la métaphore très connue de la grenouille. Placée dans un bocal d’eau froide que l’on réchauffe progressivement, la grenouille trouve l’environnement agréable jusqu’à ce que l’eau arrive à ébullition. Elle n’a pu trouver le moment opportun pour laisser agir son instinct de survie. Lorsqu’un changement s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à notre conscience et ne suscite aucune réaction. La conférence internationale sur les changements climatiques qui se profile devrait actionner notre instinct de survie, pour peu que les engagements qui seront pris soient effectivement tenus.
 
  Paris - 23 octobre 2015

 
 
 
 



Disparition de Philibert DUFEAL, un dirigeant syndical de la première heure.

Philibert DUFEAL, est décédé à l'hôpital de Saint-Esprit ce jeudi 7 janvier 2016 à l'âge de 91 ans. Il a été emporté par une longue maladie qui l’épuisait jour après jour. A nous Cégétiste et aux travailleurs d’une manière générale, il laissera le souvenir d’un militant discret et sérieux dont l’engagement fut exemplaire.
Il a été un militant de la première heure du mouvement Cégétiste. Très tôt il s’est trouvé mêlé aux luttes ouvrières aux cotés Victor LAMON. Ils ont de concert œuvré tant pour construire l’organisation vigoureuse qu’est devenue la CGTM que pour la mise en place des Conventions Collectives ou encore pour l’application des décrets mettant en place la Sécurité Sociale en Martinique.
Bien qu’âgé et fatigué, sa casquette vissée sur sa tête, il n’était rare de le croiser à la Maison des Syndicats, lieu sans aucun doute qui restait chargé de souvenirs pour lui. Et à ceux avec qui il échangeait quelques mots, il leur parlait certes de ses difficultés de santé, mais il n’hésitait jamais à placer quelques recommandations de mise en garde sur les menaces qui pèsent sur chacun, tant il gardait sa lucidité lorsqu’il s’agissait d’échanger sur les problèmes de l’exploitation dans cette société.
Philibert DUFEAL sans aucun doute a consacré sa vie à la défense des masses laborieuses martiniquaises, alors continuer ce combat contre l’exploitation, reste le meilleur hommage que l’on puisse lui rendre. A sa famille à son épouse et à ses enfants la CGTM adresse ses très sincères condoléances.
 

11-05-2015



La prime d’activité, une nouvelle béquille pour le patronat.

La loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, dite loi Rebsamen, a mis en place une prime d’activité. Cette prime d’activité qui remplace la Prime Pour l’Emploi et le RSA activité a pour but d’aider les foyers de travailleurs percevant des revenus modestes, et à les maintenir sur le marché du travail.
Mais ce que met en lumière cette fameuse prime qui sera de 132 €, c’est surtout qu’un emploi payé au SMIC ne suffit pas à subvenir aux besoins d’une seule personne et qui de ce fait ce salaire de misère a besoin d’une béquille pour tenir debout.
Cette prime d’activité qui sera versée par la Caisse d’Allocations Familiales, n’est pas pour autant de la vrai redistribution, puisqu’elle n’aide que les patrons à ne pas payer ce qu’ils devraient payer en tant que salaire décent.
Et ce faisant, le gouvernement détourne de l’argent qui aurait dû revenir aux familles, pour assister les patrons dans le financement des salaires, patrons qui sont dans le même temps,dispensés par l’état de payer les cotisations consacrées aux allocations familiales d’un montant de 35 milliards.
En sommes, encore une aide pour ces goinfres du patronat qui ne ratent jamais une occasion de tendre la sébile.
 
09-01-2016



L’épidémie de zika en Martinique

La fièvre Zika est une maladie infectieuse provoquée par un virus découvert sur des singes en 1947 dans la forêt Ougandaise de Zika. Suite à des mutations, ce virus peut affecter l’homme chez qui il provoque une fièvre semblable à la dengue et au chikungunya avec des symptômes identiques  : fièvre, maux de tête,
éruptions cutanées, douleurs articulaires et parfois atteintes neurologiques. Le grand danger actuel est l’atteinte du fœtus chez la femme enceinte avec des possibilités de malformations congénitales.
 
Selon l'Organisation mondiale de la santé (Oms) l'épidémie de Zika se propage de manière explosive dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016. L'Oms a donc décidé que ce virus constituait « une urgence de santé publique mondiale ».
Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqûre par le moustique contaminé. L’infection par le virus Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparaît, peu élevée.
 
Le vecteur du virus est le moustique « tigre » est très présent chez nous et la Martinique compte actuellement plusieurs centaines de personnes contaminées. De ce fait, l’ARS décidé de placer la Martinique en phase d’épidémie mais c’est une véritable pandémie qui se profile avec plusieurs millions de cas en Amérique latine, après l’Afrique et l’Asie et bientôt l’Amérique du Nord et l’Europe. Le transfert du virus est favorisé par le déplacement des populations notamment lors de manifestations internationales.
 
Dans la population martiniquaise, il n’y a pas d’inquiétude perceptible vis-à-vis de la maladie elle-même, selon le corps médical, si la maladie devra toucher une grande proportion de la population martiniquaise, les symptômes cependant seront, heureusement, bénins dans 99% des cas.


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