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Usine du GALION



A quoi jouent les propriétaires d’Albioma II

Quelle sera la production sucrière de l’usine du Galion pour cette campagne 2018 ?
Mystère et boule de gomme, car s’il est vrai que le volume de la campagne devrait tourner d’ici fin juin autour de 3.000 tonnes, on ne peut que s’étonner qu’à ce jour la production du Galion ne soit que de 200 tonnes !
C’est donc un fiasco monumental, qui tient pour raison, la fourniture irrégulière de vapeur à l’usine du Galion par la Centrale de cogénération Albioma II.
C’était pourtant l’engagement prit lorsque le débat s’est animé (à la CTM) en fin d’année dernière alors que la date d’ouverture de la campagne 2018 se précisait et que dans le même temps la chaudière du Galion était rendue indisponible.
Aujourd’hui, les ouvriers de l’usine du Galion ont du mal à comprendre les difficultés d’Albioma II qui s’est montrée « incapable » de fournir de la vapeur à l’usine aux heures de productions. C’est donc  Albioma II, par son dysfonctionnement qui met aujourd’hui en péril l’existence même de l’usine du galion.
De plus,  est-il possible de revenir en arrière et de redémarrer l’usine avec une nouvelle chaudière ?
Il semble que non. Le Galion ne peut plus envisager réparer sa chaudière et ainsi revenir à sa propre production de vapeur. En effet pour contraindre au couplage avec Albioma II, le CA de l’usine a pris soin de faire disparaitre complètement le plateau à bagasse de l’usine, et c’est là, une décision qui scelle à jamais le sort du Galion à celui d’Albioma II.
Alors quoi comprendre de tout cela ?
Sinon que l’actionnaire privé principal de la SAEM du Galion, la COFEPP Compagnie financière européenne de prise de participation (26,96% de part de du Galion) joue un rôle particulier dans le sort du Galion.
La  COFEPP est aussi la holding de LA MARTINIQUAISE, top 10 mondial des groupes de spiritueux donc n’a pas grand intérêt à la production sucrière.
La COFEPP est également actionnaire à 20% de la Séchilienne-Sidec, propriétaire de la centrale de cogénération Albioma II. Alors  cherchez l’erreur ?
On voit donc qui a intérêt à voir disparaitre ce fleuron du sucre local et qui sont précisément ces acteurs qui agissent dans l’ombre sans doute pour mettre un terme à la production sucrière du galion.
le 05-06-2018



La situation qui semble s’aggraver pour l’usine du Galion.

L’avenir de la production sucrière de l’usine du Galion mise en danger
Le vendredi 17 novembre 2017, les ouvriers de l'usine du Galion, avaient manifesté leur colère, afin d’interpeller  l’opinion publique sur leur situation ainsi que sur les difficultés que traversaient l’usine.
A travers cette mobilisation, il s’agissait pour ces travailleurs d’exiger des autorités (CTM actionnaire majoritaire) des garanties sur la mise en route de l’usine, pour que soient préservés leurs emplois.
L’inquiétude des ouvriers, pendant plusieurs semaines, était entretenue par les atermoiements des élus du MIM à la CTM, qui s’étaient trouvés coincés entre le choix du raccordement de l’usine à Albioma II (centrale de cogénération biomasse) comme fournisseur de vapeur et celui de la réparation de la chaudière actuellement frappée d’obsolescence.
Finalement, la solution retenue par les politiques de la CTM pour garantir  la campagne sucrière de 2018 a été le raccordement de l’usine à la centrale de cogénération Albioma II.
Mais aujourd’hui, il semble bien que rien ne se déroulent  comme prévue et que la récolte 2018 soit belle et bien compromise.
D’abord parce que l’ouverture de la campagne prévue en février n’a eu lieu qu’en avril ce qui a comme conséquence que le tonnage de canne broyé se situe autour de 11.000 tonnes, ce qui est loin du tonnage de 42.000 tonnes attendu en fin du mois de juin.
Demain, à l’heure du bilan, quelles leçons seront tirées d’une telle gabegie ? Les pertes subies par les petits planteurs de cannes les conduiront-ils au dépôt de bilan ? Et puisque le raccordement à Albioma II était une décision transitoire, nos politiques s’engageront-ils dans la phase de rénovation de l’usine du Galion ?
Autant de questions qui mériteraient de vraies réponses de nos décideurs de la CTM !
le 05-06-2018



Mobilisation des ouvriers du Galion, pour la défense de l’emploi

Le vendredi 17 novembre les ouvriers de l'usine du Galion, ont manifesté sur la RN 1 entre Trinité et le Carrefour Brasserie Lorraine au Lamentin en opération molokoï, afin de marquer les esprits et informer l’opinion publique sur leur situation.
Bien qu’il ne fût pas question pour eux de gêner les usagers de la route, néanmoins, leur imposant cortège qui démarré dès six heures du matin de Trinité, a généré un important blocage de la voie publique. Il est vrai que le convoi organisait des arrêts à chaque rond-point, afin que les ouvriers en grève fassent savoir que leur mobilisation exigeait des autorités (CTM notamment) des garanties sur la mise en route de l’usine, pour que soient préservés leurs emplois.
D’ailleurs, se faire entendre, les ouvriers ont engagé plusieurs discussions avec des autorités : le Président de Cap-Nord, le président de l’Assemblé de la CTM, le sous-préfet de Trinité ainsi qu’avec le maire de la ville de Trinité. Tous ont assuré aux salariés mobilisés de leur soutien quant au maintien de l’activité sucrière de l'usine du Galion pour la campagne à venir.
Cependant, l’inquiétude persiste du fait que Richard Barthéléry (élu du MIM)et président de la SAEM du Galion, affirmait le 16 novembre que la campagne sucrière aura lieu, pour ensuite se contredire en soutenant que la CTM n'a pas encore tranché sur le sort du Galion, quant au couplage de l'usine à la centrale biomasse Albioma ou encore à la décision de réparation des tubes défectueuses de la chaudière.
Le fait majeur semble être aujourd’hui, les atermoiements des élus du MIM à la CTM, qui sont coincés entre le choix du raccordement à Albioma et celui de la réparation de la chaudière.
Hors, plus ils hésitent, plus les jours passent et plus se rapproche la date prévisionnelle d’ouverture de la campagne sucrière qui devrait démarrer en février 2018.
Réparer la chaudière, selon l’expert de l’usine, impose un délai d’environ une année (démontage-montage, état des lieux, réparations etc…), acheter une chaudière neuve et l’installer ne propose pas mieux comme délai de (l’appel d’offre, la commande, la fabrication, la livraison), reste la solution du couplage avec l’usine d’Albioma comme fournisseur d’énergie, et là, plus de délai d’attente, tout sera semble-t-il prêt pour l’ouverture de la campagne.
Le seul choix qui apparemment s’impose serait celui du couplage, car c’est celui qui respecte la date d’ouverture de la campagne, et de cela, les élus doivent en tenir compte. Car si d’aventure, le Galion venait à connaître des difficultés pour « fumer » dès le mois de mars, le fragile équilibre entre : emploi ouvrier, les plantations, le marché local du sucre versus abandon de la récolte, la chute des prix de la canne face et le pouvoir des Rhumiers désormais seuls interlocuteurs… serait dès lors rompu.
Aujourd'hui, la Centrale du Galion doit démarrer, et pour cela, des solutions doivent être trouvées, sinon tout laisse penser que les responsables politiques, de tous bords, risquent naturellement de faire les frais de leur colère.
 24/11/2017


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