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Editorial 2



Editorial 2



Lé patwon épi makron ka ataké An nou doubout ! An nou filé zam nou

Le gouvernement Macron poursuit la politique de ceux qui l’ont précédé, en amplifiant les mesures en faveur des capitalistes et donc au détriment des travailleurs : Mise en place par ordonnances du CSE(Comité Social et Economique) qui restreint considérablement la représentation syndicale, protection des patrons pour les aider à licencier sans risque, instauration d’un plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif, loi de janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 pour mettre sous contrôle les collectivités territoriales.

D’autres mesures ne laissant rien augurer de bon pour les travailleurs sont imminentes.

Dans la fonction publique
, c’est la politique de suppressions de milliers de postes, avec l’introduction de la rupture conventionnelle, et le recours au recrutement de contractuels, donc de précaires. C’est le démantèlement du statut général de la fonction publique qui aboutira, entre autres, à affaiblir les compétences des représentants des agents dans les instances. Ainsi, le gouvernement veut dépouiller ses instances consultatives de tout droit de regard sur ses décisions en matière d’affectation et de rémunération.

Dans le secteur privé
, le gouvernement est également à l’offensive sur l’indemnisation des travailleurs privés d’emploi. Sous le prétexte fallacieux et hypocrite de remettre tout le monde au travail, le gouvernement entend contraindre les chômeurs à accepter un emploi, quel que soit le salaire,

La réforme des régimes de retraite concerne TOUS les travailleurs, secteur public comme secteur privé. L’objectif avoué est clair : allonger la durée de travail au-delà de 62 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein et réduire le montant des pensions de ceux qui choisiraient de partir à l’âge légal de 62 ans.

« En même temps », des vagues de licenciements ou de suppressions de postes que certains appellent maintenant pudiquement « restructurations » touchent de plus en plus de travailleurs et d’entreprises en France (Carrefour, General Electrics, Alsthom, Conforama, etc…).Des milliers de salariés sont en sursis et inquiets.

En Martinique, citons le cas de ceux de France Antilles dont l’entreprise vient d’être placée en redressement judiciaire, ou encore de la clinique Sainte-Marie dont l’avenir est incertain. Il y a les restructurations à la Sécurité Sociale, à la Caisse d’Allocations Familiales, dans la Santé (hôpitaux), dans les Finances publiques, aux Affaires Sociales (Direction du travail, pôle Emploi) qui s’accompagnent de suppressions de postes et de non remplacements de départ à la retraite. Autant de mesures qui auront pour conséquences la poursuite de la dégradation des conditions d’accueil des usagers ainsi que celle des conditions de travail des agents en activité.

Il y a encore la situation des travailleurs ayant des « Contrats aidés », qui interviennent notamment dans de nombreuses associations et dans l’Education nationale. La poursuite de la politique de non reconduction de ces contrats par le gouvernement à partir de septembre 2019 pour la troisième année consécutive constitue ni plus ni moins un vaste plan social qui ne dit pas son nom. Sans compter les ruptures conventionnelles imposées, véritables licenciements déguisés.

Enfin, il y a ce scandale sanitaire que constitue la contamination de la population, et notamment les ouvriers agricoles par le chlordécone et autres pesticides utilisés sans limite pendant des années. L’Etat, malgré les promesses faites en 2018 par Macron concernant l’ouverture d’un registre des maladies professionnelles pour les ouvriers atteints de cancer, traine les pieds. Et ce n’est pas la récente mise en place d’une commission d’enquête très encadrée qui contraindra le gouvernement à prendre en charge les victimes.

Les mesures scélérates du gouvernement qui accablent les travailleurs et protègent les capitalistes défilent à grande vitesse.Ce contexte économique et social entraine et nourrit le mécontentement dans les couches populaires, ici et ailleurs. L’avidité des capitalistes et le parti pris affiché de Macron ne peuvent qu’entrainer la poursuite de la détérioration des conditions de vie et de travail.

Face à cette situation, nous travailleurs avons à réagir. Nous représentons une force. C’est une réalité sociale. Tout ce qui fonctionne, toutes les richesses qui sont créées sont le fruit de notre travail. Mais lors de la distribution ou la répartition de ces richesses, nous sommes les derniers et les plus mal servis.

Dix ans après les grèves de 2009 en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion, le mouvement des Gilets Jaunes en France, bien que limité, est venu rappeler que ce sont ceux qui se battent qui obtiennent des avancées, si minimes soient elles. Ce mouvementa eu le mérite de montrer que la mobilisation reste le meilleur moyen de faire reculer le gouvernement.

De récentes mobilisations de salariés face à des mesures ou des situations allant à l’encontre de leurs intérêts ont montré que la capacité et la volonté de ne pas subir et de réagir existent : mouvements de grève des travailleurs de la Société Martiniquaise de Distribution et de Services (marché de l’eau), des pompiers territoriaux, des agents du Centre Pénitentiaire de Ducos, des travailleurs des finances publiques, de ceux de la Sécurité Sociale, etc. Mais elles demeurent encore partielles et sectorielles.

Pour défendre nos intérêts, reconsidérons donc cette situation et organisons-nous partout où nous intervenons, et principalement sur notre lieu de travail, dans nos ateliers, dans nos services, sur nos habitations. Prenons conscience de nos formidables capacités en échangeant des informations, en prévoyant ensemble, en établissant des objectifs communs, pour lutter ensemble et ne pas subir ces mesures dégradantes.

Établissons des cahiers de revendications qui collent à nos préoccupations pour les  populariser  et les défendre  partout. 

-  Arrêt des licenciements et des suppressions de postes, 
-  Arrêt du recours au travail intérimaire au lieu d’embaucher des salariés en contrats à durée indéterminée 
-  Reconduction des salariés sous Contrat à Durée Déterminée exerçant dans les associations et les administrations et dont le travail est indispensable par la pérennisation de leur contrat.
-  Augmentation uniforme  des salaires de 300€ et leur indexation automatique sur la variation des prix, 
-  Salaire minimum de 1800 euros nets, 
-  Semaine de 32h sans perte de salaire.
-  Reconnaissance de l’empoisonnement par le chloredécone et autres pesticides comme maladie professionnelle
-  Le traitement des échouages des algues sargasses afin de protéger la population
-  Affectation de l’argent public pour des dépenses publiques utiles, et non pour la gabegie. 
-  Un réseau de transport public gratuit adapté et couvrant l’intégralité du territoire.

Les capitalistes mènent une guerre sociale contre les travailleurs et les mesures du gouvernement à leur service feront mal à tous les travailleurs


La date du 24 septembre 2019 a été annoncée par la CGT France pour une journée d’actions. On ne déclenche pas une mobilisation, une grève en claquant des doigts, mais on la prépare. Le rapport de force contre le patronat exploiteur et l’Etat-patron doit commencer par se construire dans les têtes. Saisissons donc cette opportunité pour amorcer le débat dans nos rangs et nous prononcer sur la riposte nécessaire contre les mesures annoncées et pour la défense de nos intérêts.

Le 17 juillet 2019


le tract CGTM, Le patwon epi makron ka atake
Taille : 135 ko - Dernières modifications : 29/07/2019
 


Le groupe Bernard HAYOT achète 209 magasins dans l'Océan Indien

Lorsque Bernard HAYOT, il y a quelques mois de cela, avait déclaré dans l’hémicycle du Conseil Général que « La Martinique n’est pas suffisamment bien gérée, ailleurs c’est mieux», il avait soulevé un tollé de mécontentement, mais au vu de son actualité des affaires, il faut constater que l’homme d’affaire avait de bonnes raisons d’affirmer son point de vue.
 
Mais c’est qui Bernard Hayot ?
C’est le béké de Martinique qui est aujourd’hui à la tête d’un groupe nommé GBH. Ce groupe est présent en Martinique et Guadeloupe, en Guyane, à Sainte-Lucie, en République dominicaine, à Trinidad & Tobago, au Maroc, en Algérie, au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Chine, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie, autour de trois principaux pôles d’activité : distribution automobile, grande distribution et activités industrielles. GBH regroupe 8500 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros dont 80% hors de Martinique, où est situé le siège social de GBH.
 
Comme pour montrer son intention d’étendre son empire du côté de l’Océan Indien, le groupe GBH (groupe Bernard HAYOT) a annoncé le lundi 22 juillet 2019 le rachat de la filiale réunionnaise de Casino appelée Vindémia. Cette filiale gère les enseignes Jumbo et Score ce qui chiffre le total de la transaction à 219 millions d'euros et qui correspond à la prise de contrôle de 209 magasins.
 
Mais du côté des travailleurs déjà des voix s’élèvent et ils ont raison d’exprimer leurs craintes. Celles de voir, suite à ce rachat de leur entreprise, monsieur HAYOT supprimer des emplois. Ils disent que GBH a racheté Vindémia pour en dégager des bénéfices, alors quid, avec les trois Carrefour à la Réunion, de l’avenir des emplois des salariés des magasins Jumbo Score (Vindémia), qui s’occupe également de distribution de détail de produits agro-alimentaires ?
 
Alors il vaut mieux croire qu’avec le Groupe Hayot, la situation sera plus compliquée Puisque ces salariés ont en mémoire les conflits à Carrefour ou encore à Décathlon ou là, B.Hayot, face à leur lutte pour de meilleurs salaires, n’a pas hésité à faire intervenir ses huissiers. Et c’est ce même Bernard Hayot qui avait exigé du tribunal que les grévistes soient condamnés à lui verser une provision de 240 000 euros.
 
C’est bien cet homme que la petite bourgeoisie en Martinique, désigne avec complaisance comme celui qui « a apporté sa contribution au développement moderne d’espaces économiques et d’expression culturelle » (Arlette Bravo Prudent)
 
Pour nous, il reste un capitaliste, qui tout au long de sa vie, a construit sa fortune à la faveur de l’exploitation du travail des salariés des Antilles. Et en agissant comme il le fait dans l’Océan Indien, il témoigne qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

le 29-07-2019



Les salariés de la SMDS ont gagné la bataille

Il a fallu plusieurs jours d’avertissement, plusieurs assemblées générales, l’appel à la grève et la mobilisation des salariés dans les rues de la ville de Sainte-Marie pour faire reculer dans leurs manœuvres les élus de Cap Nord Martinique (Communauté d’agglomération du pays Nord).

En effet, ces derniers avaient bel et bien voté la décision de transférer la concession du service public de l’eau, de la SMDS (Société martiniquaise de distribution et de services), au bénéfice de la SME (la société martiniquaise des eaux), avec à la clé plusieurs suppressions d’emplois.

Mais que sait-on sur la SMDS et la SME ?

Que l’on parle de la SME ( groupe SUEZ )ou de la SMDS ( groupe SAUR), on parle de sociétés qui sont des filiales de gros groupes financiers français qui interviennent à l’international sur le contrôle du marché de l’eau et de l’assainissement en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud.

Ce sont des multinationales qui contrôlent les installations d’assainissement collectif ou non collectif, la gestion des clientèles, les études d’installations et la distribution d’eau potable dans les grandes métropoles. Conséquence de cette main mise, récemment, lors d’une enquête sur le contrat liant l'agglomération de Nîmes Métropole et la Saur il a été constaté qu’une marge trop importante avait été effectuée par la société Saur et que les Nîmois payaient donc entre 30 et 40 % leur eau trop chère.
D’ailleurs, ce même constat pourrait être fait pour la SME, qui elle se trouve être la filiale d’abord du géant La Lyonnaise des Eaux devenu ensuite le Groupe SUEZ, puisque cette société locale a fait l’objet de moult contestations de factures par les consommateurs d’eau du Sud de la Martinique.

Ces présentations étant faites, on peut donc comprendre la méfiance qui a animé le collectif des salariés syndiqué à la CGTM. Car c’est précisément à l’occasion du transfert de ce marché de l’eau de la région Nord Caraïbes, de la SMDS vers la SME, que les travailleurs se sont rendu compte que c’est à leur détriment que la SME avait raflé le contrat, puisqu’elle avait dans sa transaction envisagée de licencier plusieurs salariés.

Et c’est bien ce marché de dupes qui mit le feu aux poudres. L’intervention du syndicat de salariés fut rapide, la confusion de genre entre la SME et les élus de Cap-Nord, qui envisageaient de supprimer plusieurs emplois à la reprise du marché, a été dénoncée. Et très rapidement les salariés envisageront de donner une suite à leur révélation.

C’est ainsi, qu’une l'assemblée générale du personnel se tiendra au siège social de la société, à Sainte-Marie. Les salariés, refusant de vivre dans une angoisse permanente ont décidé à l'unanimité de lancer un préavis de grève. Avec à la clé, un ultimatum qui consistait à dire que si avant trois jours aucune garantie n'est apportée, concernant le transfert de tout le personnel qui travaille actuellement sur le marché de Cap Nord, vers la SME, rien ne sera plus comme avant, car il n’est pas question que se fasse une transaction sans le maintien de tous les emplois !

Cette résolution à portée ses fruits, car la réaction publique n’a pas trainé puisqu’au lendemain de la mise en œuvre du préavis de grève déposé pour le 18 juin, la décision du tribunal administratif d’annuler la transaction attribué à la SME est tombée le lendemain soit le mercredi 19 juin 2019, il ne fallait pas plus pour satisfaire les salariés mobilisés qui décidèrent, dès lors, de suspendre leur mouvement de grève.

Encore une fois la détermination des travailleurs a payé !

Le 30/06/2019



Les riches coûtent "un pognon de dingue"

La sociologue Monique Pinçon- Charlot et le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ont évoqué sur le stand confédéral le pillage de l’État par les riches.
Suppression de l’ISF, reconduction du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), baisse de l’impôt sur les sociétés, création de la flat tax... les cadeaux fiscaux offerts par Emmanuel Macron aux plus riches s’élèvent à des milliards d’euros. Ce sont bien les riches qui coûtent « un pognon de dingue » à l’État.« Avec Emmanuel Macron, on est passé à une dimension qui n’a plus rien à voir avec Nicolas Sarkozy et son bouclier fiscal d’un million d’eu- ros. Là, ce sont 50 milliards d’euros donnés sans condition aux plus riches », rappelle Monique Pinçon-Charlot, qui vient de publier avec Michel Pinçon Le Président des ultras-riches. La sociologue dresse en filigrane le portrait d’un pouvoir au service de la bourgeoisie.

 « Une classe de prédateurs »
Pour rappel, l’Assemblée nationale est constituée de 0,2 % d’ouvriers alors qu’ils représentent 20 % de la société, tandis que les cadres et les professions intellectuelles supérieures représentent 76 % des députés, contre 18% de la population active.

Sur 32 ministres et secrétaires d’État, 15 sont millionnaires. La ministre du Travail Muriel Pénicaud détient le patrimoine le plus élevé avec notamment 5,9 millions d’euros de valeurs immobilières.« Avec ce pouvoir-là, l’État est pillé “par tous les bouts” par la classe oligarchique. Il faut rappeler que Muriel Pénicaud a fait en une journée 1,7 million de plus-value grâce à la montée des actions de Danone, alors qu’elle venait d’annoncer un plan social.


Ce pouvoir défend les intérêts de l’oligarchie », témoigne Monique Pinçon-Charlot. Orchestré par Emmanuel Macron, ce pillage s’élève à des milliards d’euros, au détriment de l’État :« Pour la première fois, les revenus du capital vont être imposés à un plafond inférieur aux revenus des salariés. Ils ont raconté que la flat tax, c’était un forfait à 30 %. C’est faux, c’est une imposition à 12,8 %. C’est dire la vigilance qu’il faut avoir pour lutter contre une classe de prédateurs. Ce ne sont plus des riches, ce sont des criminels. Ce n’est pas seulement de la délinquance en col blanc. C’est criminel de par les conséquences que ça a pour nous tous. » 
Après trente ans d’enquête sociologique auprès des dynasties au pouvoir, la sociologue a posé un constat sans concession sur le nouveau visage du capitalisme et ses conséquences pour la démocratie et la planète. « On a vu le capitalisme passer d’un capitalisme paternaliste et national à un capitalisme prédateur et mondialisé. Le dérèglement climatique est très important à prendre en compte, car c’est la synthèse de cette réalité. » Les cadeaux faits aux plus riches se font en parallèle de la casse des services publics. « Aujourd’hui, il n’y a plus de secteur public. Emmanuel Macron essaie de manipuler les “gilets jaunes” en supprimant l’ENA. Mais supprimer l’ENA, c’est son job, c’est ce que lui demande l’oligarchie, car l’ENA forme quand même de petits contre-pouvoirs au sein de l’appareil d’État. Or l’oligarchie veut que l’État soit libre pour que le renard entre dans le poulailler », estime Monique Pinçon-Charlot.


Chaque cadeau fait aux riches se traduit par la casse des droits sociaux : suppression de 120 000 emplois aidés avec la suppression d’un milliard d’euros, la baisse des APL à hauteur de 1,7 milliard d’euros, la ponction de la CSG.« Avec ce livre, on apprend qu’avec les 50 milliards de CICE, on pourrait éradiquer la pauvreté », explique Philippe Martinez. « La première bataille est idéologique : il faut casser l’idée qu’on doit se partager la misère, pendant qu’eux se goinfrent. Il faut un minimum d’éducation politique et économique, pour mobiliser et répondre à l’idée qu’il n’y pas d’argent. Il faut savoir où chercher l’argent. Quand des soignants, parce qu’ils aiment leur métier, doivent aller jusqu’à acheter dans le supermarché d’en face du matériel pour travailler, ça montre qu’il faut éduquer et sensibiliser. »
 
D’où ce slogan cher aux militants : de l’argent, il y en a, dans les poches du patronat


le 03-06-2019



La FEDOM déjà au taquet pour exiger aides, subventions et exonérations au gouvernement

L’Assemblée générale de la FEDOM (Fédération des entreprises d'Outre-mer) s’est tenue au siège parisien de la BRED, banque qui soit dit en passant, appartient la seconde plus grande institution bancaire coopérative mondiale et c’est là, tout un symbole !
 
Cette assemblée générale a été l’occasion pour les patrons, de rappeler que le gouvernement  Macron a bien répondu à ses injonctions. En effet la FEDOM avait demandé à Macron de pérenniser les « niches fiscales » consacrées à l’Outre-mer, et ça a été fait. L’exigence du jour de la FEDOM, concerne une pressante demande de révision des aides que verse le gouvernement.
 
Il faut se souvenir que Philibert, ancien conseiller à la Présidence du MEDEF et actuel président de la FEDOM, avait mis en garde le gouvernement, juste à l’ouverture de la campagne des européennes, sur la nécessité de de laisser les« niches fiscales » en l’état. Il faut donc comprendre que Macron n’a fait qu’obéir aux ordres du patronat des entreprises d'Outre-mer.
 
Et d’ailleurs c’est fort de cela, que d’ores et déjà, Philibert annonce que la FEDOM plaidera pour des "mesures choc" comme : l'exonération totale pendant trois ou cinq ans pour une première embauche, le bénéfice ouvert à tous les secteurs de l'industrie aux abattements supplémentaires accordés aux zones franches d'activités de nouvelle génération, ou encore l'augmentation du crédit d'impôt mécénat pour les entreprises situées en Outre-mer et tout ça, dès le prochain projet de loi de finance 2020.
 
Pour cette classe capitaliste, c’est bien comme cela que doit fonctionner la société pour permettre aux riches de rester riches malgré la crise, voire de devenir encore plus riches, en exploitant encore plus les travailleurs ! Car c’est bien le travail salarié, qui est la source de toutes les richesses, qu’ils s’accaparent. Les riches plus riches et les travailleurs plus pauvres, c’est là le seul résultat de toutes les politiques d’austérité et de recul social de ces dernières décennies, politique invariablement menée par Macron ou ses prédécesseurs.
 
Encore une fois, la FEDOM illustre bien tout ce jeu cynique qui montre bien que les cadeaux de toute sorte vont aux patrons et aux actionnaires (1 milliard de profit en niches fiscales) et où à l’inverse, des sacrifices sont imposés aux travailleurs qui les ramènent en arrière, à un rythme de plus en plus effréné.
 
C’est pourquoi, la seule chose qui les arrêtera, c’est quand les travailleurs à leur tour, défendront leurs intérêts avec la même détermination que les patrons et actionnaires défendent les leurs. Et pour arriver à cela, il faut préparer cette offensive en utilisant toutes les occasions qui se présenteront pour qu’ils fassent entendre leurs propres exigences face à la crise et au désarroi  orchestré par la classe capitaliste.

le 03-06-2019



La grève des Sapeurs-Pompiers de Martinique

Lancé le jeudi 2 mai, par 3 organisations syndicales dont la CGTM, la grève des Sapeurs-Pompiers de Martinique s’est conclue le jeudi 16 mai par la signature d’un protocole d'accord signé par les différentes parties.
On peut sans hésiter, dire que cette mobilisation des Pompiers de Martinique, qui a duré deux semaines, a été percutante tant les grévistes ont occupé l’espace public (établissement CTM, SDIS, la rue…) par leurs rassemblements et manifestations.
Ainsi, la direction du SDIS, de même que le représentant de la CTM n’avaient pas d’autres choix que de venir à la table de négociation pour trouver une issue au conflit.
Il faut noter que sur les principales revendications, les parties ont pu trouver un terrain d'entente.

Ecoutons Mikael CAVELY le délégué syndical de la CGTM



52è Congrès de la CGT: Philippe MARTINEZ réélu !

Élu en février 2015 pour son premier mandat, Philippe Martinez vient d’être réélu à l’ occasion du 52è Congrès par le comité confédéral national (CCN) avec 93,4 % des voix, Secrétaire Général de la CGT.
Ce Congrès, de l’avis de certains participants, a été traversé par l’expression des soutiens au bilan de l’activité mais également par des points de vue critiques, qui ont porté notamment sur l’organisation des débats qui aurait court-circuité une expression plus large de points de vue des congressistes.
Par ailleurs, les échanges ont concernées la construction des luttes, et des chemins pour y parvenir que sont les cahiers revendicatifs, les assemblées générales ou encore la démarche de syndicalisation pour convaincre le salarié à adhérer. Tout ceci,  afin qu’émerge au sein de la CGT une réponse des travailleurs à la hauteur des attaques du patronat.
Il y eu aussi, la confrontation des avis convergents ou divergents. Dans le besoin bien compris de construire un rapport de forces  en faveur des salariés. Ce fut le cas de l’expression de besoin de convergences en faveur du mouvement des gilets jaunes ou encore des jeunes, mobilisés autour de la question du climat. Mais également de divergences exprimées particulièrement sur la question de l’unité syndicale avec FO ou la CFDT.
Les échanges autour de ces controverses ont pour toiles de fond, l’actualité sociale de ces derniers mois autour des ordonnances ou encore de la loi travail de 2016. Les débats ont également posé la question de la ré-adhésion de la CGT à la Fédération syndicale mondiale (FSM), affiliation que la CGT avait abandonnée en 1995. Les défenseurs de cette proposition, n’ont pas manqué de rappeler que c’était là une demande qui se légitimait du fait de l’adhésion actuelle de la CGT, à la Confédération Européenne des Syndicats (CES), à la Confédération syndicale internationale (CSI).
L’existence des clivages qui se sont exprimés au sein du Congrès, de toute évidence ces expressions n’ont pas eu pour effet d’empêcher l’élection de Philippe MARTINEZ et son équipe. Dès lors, on peut penser que cette légitimité acquise par la nouvelle direction lui permettra de mettre en place son programme. Et puisque le document d’orientation entend durcir le ton contre le gouvernement, et contre le patronat, alors vivement qu’on y soit !.
le 18-05-2019



A qui profitent réellement les aides de l’état providence ?

C’est Jean-Pierre Philibert, ancien conseiller à la Présidence du MEDEF et actuel président de la FEDOM (Fédération des Entreprises d'Outre-Mer), qui nous apporte la réponse à cette question, le 23 avril dernier de sa « Lettre d'information » hebdomadaire n°334 de la FEDOM.

C'est suite à l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron où ce dernier évoqua l’excès de générosité des « niches fiscales » consacrées à l’Outre-mer que Jean-Pierre Philibert, explique dans sa Lettre d’information en quoi les déclarations de Macron, si ces annonces devaient voir le jour, seraient préjudiciables aux portefeuilles des patrons de l’outre-Mer.

C’est au bas mot, dit-il, 1 milliard d’euros de dons sous forme d’aides, qui sera supprimé de la cagnotte qui est accordée chaque année aux patrons.
L’exercice pour obtenir des avantages fiscaux est bien connu, le motif est presque facile, c’est souvent une aide à l’exonération fiscale ou sociale qui vise, selon les patrons, à soutenir l'investissement outre-mer, développer l’emploi et améliorer la compétitivité des entreprises.

En réalité, ces aides massives servent rarement à ces objectifs de développement de l’emploi, mais sont plutôt destinées pour une bonne part, à grossir les dividendes distribués à leurs actionnaires.

D’ailleurs les résultats des politiques d’emploi en Martinique sont là pour en témoigner. Les statistiques officielles du chômage, démontrent que ce chiffre annuel  n’est jamais en baisse. Chaque année le chômage augmente de 1,5%.

Pourtant quel que soit leurs secteurs d’activité d’origine, que cela soit pour l’hôtellerie, le bâtiment, l’industrie ou le commerce, les patrons empochent, dès qu’ils en font la demande, de plusieurs millions de subventions et d’aides de toutes sortes.

Et pour cela, l’argumentaire privilégié est la de dramatisation des difficultés de l’économie Martiniquaise. Cette incantation patronale suffit largement à ce gouvernement de bons domestiques, pour que  dans la foulée, une pléthore de mesures se créent, de toute pièce par le gouvernement, uniquement pour leurs besoins, sans que leur soient exigés en retour ni résultats ni contreparties.

Un aperçu du florilège des dispositifs ciblés par les « coups de rabot » Macronien, et que semble tant redouter JP Philibert:

-Baisse du plafond de la défiscalisation Outre-mer
-Suppression progressive dès 2009 de la dépense fiscale liée au logement libre et intermédiaire
-Réformes des exonérations de charges sociales
-Réforme puis la suppression de la « TVA non perçue récupérable
-Coups de « rabot » des avantages fiscaux accordés dans le cadre des dispositifs d'aide à l'investissement outre-mer
-Suppression de l'avantage fiscal relatif aux investissements réalisés outre-mer dans le domaine de la production d'énergie photovoltaïque
-Suppression de l'abattement d'un tiers sur le résultat des exploitations situées dans les DOM
-Suppression du « Scellier outre-mer

Avec ce petit coin du voile levé, il est facile de se faire une idée plus précise sur les fortunes que drainent les largesses du gouvernement à ces patrons qui se goinfrent des bonus des « niches fiscales » à longueur d’année ?

Alors, n’est-il pas temps de remettre en cause cette société où c’est seulement un petit groupe d’hommes, qui vit dans l’opulence en détenant toute la fortune produite, quant au même moment, le plus grand nombre est ghettoïsé sans avenir, avec un pouvoir d’achat de misère et des conditions de vie indécentes.
le 06-05-2019



La CGTM interpelle la DIECCTE sur son action, quant aux conséquences de l’usage massif des pesticides en Martinique

A l’occasion de la réunion de l’Observatoire d’appui au dialogue social qui s’est tenue à la Dieccte vendredi dernier. La CGTM à cette occasion, n’a pas manqué d’attirer l’attention de la direction de la Dieccte sur la question du Chlordécone et des pesticides en générales. Ceci, tant il apparait que l’administration du travail reste discrète sur l’évaluation du danger et sa prise en compte, dans le cadre des activités professionnelles de la production agricole.

Pourtant, nombre de questions pour évaluer le phénomène, sur la santé des ouvriers agricoles, sont jusqu’ici sans réponses. La CGTM pense qu’il est temps que soit établit les responsabilités et réclame qu’une enquête sérieuse soit mise en œuvre par l’administration pour faire la lumière sur ce scandale.

La demande est légitime car nombre de réponses qui dépendent de l’activité de contrôle de l’administration, elle-même, restent mystérieusement réponses. C’est le cas concernant le Tonnage de pesticides entrée en Martinique de 1973 à 2000 n’a jamais été communiqué pourtant les services de douanes ont les chiffres ?
Ou encore d’un bilan de l’activité des inspecteurs des services de contrôle de la Dieccte dans les entreprises comme, l’autorise le Code du travail !
Pourquoi il se fait un secret, de savoir le tonnage de pesticides entré en Martinique, alors que le Chlordécone était commercialisé par l’entreprise Laguarigue en Martinique, et par son ancien directeur général très connu dans le milieu agricole de l’époque, qui était monsieur Yves Hayot, décédé depuis ?

D’ailleurs des documents révèlent que l’entreprise Laguarigue a reconstitué un stock gigantesque de Chlordécone, alors que le produit n’était déjà plus homologué ! Selon une enquête révélée par le journal « Le Monde publié le 07 juin 2018 », 1 560 tonnes « ont bien été dédouanées à leur arrivée aux Antilles » en 1990 et 1991, précisent les enquêteurs du journal.

Pourquoi la Commission des toxiques, qui dépendait du ministère de l’agriculture, a autorisé l’utilisation du Chlordécone en 1972, alors que trois ans plus tôt, cette demande avait pourtant été rejetée en raison de la toxicité de la molécule ?

Comment, s’interroge l’Institut national de la recherche agronomique, que la commission des toxiques a-t-elle pu ignorer les signaux d’alerte concernant les données, sur les risques, publiées dans de nombreux rapports aux Etats-Unis, qui classent le Chlordécone dans le groupe des cancérogènes potentiels ?

D’ailleurs, pourquoi les pesticides sont toujours utilisés alors que le principe de précaution devrait entrainer leurs suppressions. Le gouvernement continu-t-il à privilégier l’économie sur la santé des populations ?

Les questionnements de la CGTM sont rendus d’autant plus sérieux, que le Service Direction de la Santé de la Commission Européenne dans un rapport de mai –juin 2018 a établi que les derniers chiffres de la quantité de pesticides vendus en France (2016), démontrent qu’il y a une augmentation de 12 % de mise en vente des produits par rapport à 2009 !

Et alors concernant la répercussion et les conséquences, de ce triste bilan des ventes que rapporte la Commission européenne, pour la Martinique ?

Le rapport indique que la France a entrepris un certain nombre d’initiatives importantes dans le cadre de la directive, telles que des systèmes de collecte d’informations sur l’empoisonnement chronique et aigu, ou encore ; une série de mesures adoptées dans le cadre de la loi Labbé pour réduire l’utilisation de pesticides, mais aucune information sur cette question, ne transpire non plus !

Aujourd’hui, une chose est certaine, c’est qu’on peut s’appuyer sur la recherche médicale ainsi que sur le niveau des connaissances produites pour évaluer les conséquences de ces produits sur la santé de chacun : la limite maximale résiduelle, la bioaccumulation, l’effet cocktail de plus de 160 molécules toxiques etc…

Pour toutes ces raisons, la CGTM s’appuyant sur la prise de conscience collective des salariés agricoles, à propos de la mise en danger d’autrui:

-Exige que l’administration, questionne plus en avant le modèle agricole productiviste.

-Exige que soit engagé des études statistiques suffisantes, complétées par des études de biologies cellulaires de toxicologie d’éco-toxicologie et surtout  de TOXICOGENOMIQUE, pour des réponses pratiques concrètes.

-Exige des réponses aux questions posées mais également que soit rendu publique les raisons qui ont servi de base à l’autorisation de mise sur le marché du CHLORDECONE.

-Exige enfin, la prise en charge complète de toutes les personnes, qui sont aujourd’hui, victimes de cet empoisonnement.

le 06-05-2019



Vive le 1er mai journée de lutte internationaliste !

Vive le 1er mai journée de lutte internationaliste !
 
Les évènements qui fondèrent le 1er Mai, commenceront à Chicago en 1886. avec la déclaration suivante des ouvriers américains: « A partir d’aujourd’hui, nul ouvrier ne doit travailler plus de 8 heures par jour ! 8 heures de travail ! 8 heures de repos ! 8 heures d’éducation ! »
 
C’est parce qu’ils étaient durement confrontés à l’exploitation capitaliste, encore exacerbée par la nouvelle crise de 1884. Chômage, misère, conditions de travail et de vie déplorables … que les ouvriers américains accompagnés des organisations ouvrières, regroupées dans l’AmericanFederation of Labor (AFL), décident que cette journée de mobilisation serait fixée au 1er mai.
Pourquoi cette date ? Selon l’usage, c’était le «Moving day», le jour des renouvèlements des contrats de travail. L’AFL réclame au patronat que les nouveaux contrats soient fondés sur la journée de 8 heures.
 
Ce 1er mai 1886, jamais les travailleurs n’avaient été si nombreux à vouloir se mobiliser. Jamais non plus, on avait vu autant de manifestations appelées partout sur le même mot d’ordre unificateur: la journée de 8 h ! Plus de 5000 grèves, 200 000manifestants dans les grandes villes industrielles
 
Le 1er Mai, devient un symbole du combat internationaliste qui se perpétue.
 
le 1er mai 1890, la classe ouvrière se rassemble au grand jour, de Paris à Stockholm, Londres, New-York, à Prague, Barcelone, Vienne L’organisation, la discipline des masses frappent d’effroi la bourgeoisie.
 
A Paris, 100 000 manifestants, se rassemblent sur les revendications : journée de 8 heures, limitation du travail des enfants et des femmes, repos d’un jour par semaine, suppression du travail de nuit….
 
Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord de la France, la troupe tire sur la foule faisant 9 morts et 35 blessés.
 
Le 1er mai 1906 la CGT (créée en 1895), lance le mot d’ordre: « A partirdu 1er mai 1906, nous ne travaillerons plus que 8 h parjour » lit-on sur la banderole accrochée à la façade de la Bourse du travail à Paris.
 
Le 1er mai 1919, en France, les travailleurs et leur syndicat, la CGT, fêtent la victoire d’une revendication décidée 30 ans plus tôt : la loi sur la journée de 8 heures et la semaine de
48 h (8 x 6) obtenue en avril.
 
Le 1er mai 1936, le mouvement syndical fête l’unité retrouvée. Les grèves avec occupations d’usine commencentle 11 mai et la victoire électorale du Front populaire n’empêche pas la mobilisation jusqu’aux accords Matignon.
 
En 1941, le maréchal Pétain récupère le 1er mai pour en faire « la fête du travail », un jour férié, chômé mais non payé tandis que la CGT est dissoute et que s’applique la Chartedu travail (association capital/travail niant la lutte de classe).
En 1947, le 1er Mai, est inscrit dans le Code du travail comme jour férié, obligatoirement chômé et payé.
 
 
En Martinique pour célébrer dignement ce 1er Mai 2019, la CGTM appelle à manifester pour:
 
Nos revendications :
 
-         Combattre la précarisation des emplois
-         Augmenter les salaires, pensions et les minimas sociaux
-         Ouvrir des négociations dans tous les secteurs d’activité
-         Redistribuer les profits générés par l’exploitation du travail
-         Indemniser les victimes de la Chlordécone et des pesticides
-         Favoriser l’emploi des jeunes
-         Ramener l’âge de départ à la retraite à 60 ans
 
 
A l’issue de la manifestation, la CGTM organise son repas de la fraternité à la maison des syndicats.
 
Participation : 5€.  Il est utile de réserver en appelant au :
Secrétariat : 0596 70 57 17 ou 0696 43 10 43 avant le 24 avril 2019.
 
 
Vive le 1er mai

le 21-04-2019


tract du 1er mai 2019
Taille : 351 ko - Dernières modifications : 22/04/2019
 


Grave accident de travail sur l’Habitation Fijo à Sainte-Marie

Sur l’HabitationFijo, situé au quartier Pain de Sucre à Sainte-Marie, un ouvrier a failli laisser sa vie en tombant sur la route, projeté de l’arrière d’une camionnette qui le transportait vers sa parcelle de travail. Mais cela ne fut possible, que parce que le véhicule, mise en fonction par l’employeur, ne disposait d’aucun dispositif formant garde-corps (siège, dossier, repose-pied, ceinture de sécurité) au passager placé à l’arrière de la camionnette.
Pourtant, la réglementation en vigueur relatif aux véhicules assurant le déplacement du personnel des établissements agricoles, définit les mesures à prendre pour assurer la sécurité des travailleurs.
L’employeur ne peut prétendre l’ignorer puisque la Convention Collective des Exploitations Bananières de juin 1986, dispose dans ses annexes de textes du ministère du travail sur les conditions de travail qui remontent à juillet 1976 ou encore plus loin mars 1956 . Ces textes disent clairement qu’il est interdit de transporter des travailleurs sur tout véhicule à moteur non aménagé à cet effet.
Ainsi l’accident qui s’est produit sur l’habitation Fijo, est donc le résultat d’un mode de transport, instauré par l’employeur, qui contrevient à la réglementation qui veut qu’un véhicule qui transporte des ouvriers, soit muni de siège, équipé de dossier, de repose pied, de ceinture de sécurité, ceci, pour protéger les travailleurs qui encourent le risques d’expulsion, à cause des ornières des chemins de terre des exploitations bananières, qui provoquent le cahotement du véhicule.
Sur l’Habitation Fijo, le mépris de la vie du pauvre, veut que les ouvriers soient parqués à l’arrière d’une « bâchée » non équipée, puisqu’aucune disposition relative à la sécurité n’est respectée, comme le voudrait la réglementation.
C’est scandaleux que sur cette Habitation de Sainte-Marie, un tel accident se soit produit. Moins dépenser en sécurité c’est la devise de patrons de plus en plus véreux, et qu’importe si cette politique d’économies qui se fait sur le dos des travailleurs, se fait également au détriment de leur vie.
Faudra-t-il accepter longtemps encore, qu’il en soit ainsi dans le secteur de la production agricole, où le profit reste le maitre mot d’un patronat sans scrupule?
Le 21-04-2019



Les patrons des Stations-Services à l’image du patronat de Martinique, refusent le versement de la Prime Macron

Emmanuel Macron, on se souvient, pris à partie par les gilets jaunes, les retraités et les travailleurs de France en colère, qui lui reprochaient la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants et à l’inverse la suppression de l’ISF pour les plus riches, a du faire profil bas en proposant le versement aux salariés d’une prime de pouvoir d’achat..
 
Cependant, si Macron a donné l’impression de capituler devant la colère affichée de ceux qui vivent des fins de mois difficiles, ce dernier s’est bien gardé d’exiger des patrons le versement de cette prime exceptionnelle de pouvoir, laissant cela à leur appréciation.
 
Résultat des courses, puisque le versement de la prime était en mode « siouplémissié », au terme de la période limite de paiement, fixée au 31 mars, peu d’entreprises avaient accepté de conduire un accord avec les syndicats.
 
Pourtant, à regarder de plus près, ce sont ces mêmes patrons qui refusent de verser la prime « cache-misère Macron » qui profitent à longueur de journée, de semaine et de mois, des largesses de l’État. Car c’est bien grâce à la politique de l’état qui consiste à faire des milliards d’économies aux dépens des services publics, à imposer des sacrifices aux travailleurs et à la population, qu’ensuite le pouvoir politique arrose les patrons d’aides, de subventions et de cadeaux fiscaux en tout genre !
 
Les patrons ont toujours été de tout temps, à des années lumières de l’idée de concéder quoique ce soit aux travailleurs. Par exemple, dans le secteur de la banane, les patrons bien qu’ils réalisent des profits énormes, disent-ils à qui veut l’entendre : « qu’ils n’ont pas cet argent à donner ?»
Pareil pour les patrons des stations-services à l’instar d’Ho Hio Hen qui refusent de payer la prime. Ceci, alors que ces patrons des stations-services disposent d’une masse d’argent, que constitue la fameuse « prime de fin de gérance », que tous les consommateurs leurs paient rien qu’en faisant du carburant, et qui se bonifie chaque jour en fonction du volume de d’essence vendu.
 
C’était donc prévisible, que cette mesure n’étant pas contraignante, rencontre l’hostilité du patronat. Parce qu’en agissant ainsi, ces patrons défendent tout simplement leurs intérêts. C’est bien cela la réalité !
 
C’est donc au monde du travail de se mobiliser pour son propre compte, en défendant lui aussi ses intérêts et les revendications qui lui sont propres ! Car cette guerre pour les profits, rendue encore plus féroce par l’aggravation de la crise, se mène à coups de CDD, temps partiel, chômage, licenciements, de précarisation des emplois donc d’aggravation de l’exploitation.
 
Il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs exigences, à commencer par l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie. Il n’y a qu’ainsi que le monde du travail se protègera contre l’appauvrissement qui résulte des politiques patronales et gouvernementales.
le 07-04-2019



La CGTM appelle à manifester le 11 avril

Avec les déclarations contradictoires des membres du gouvernement Macron, voilà que se joue la cacophonie autour de la question de la réforme des retraites.
D’ailleurs, Jean Paul Delevoye le haut-commissaire, lui-même s’y met pour jeter le trouble.
 
Tout en affirmant qu’il n’est pas question, selon lui, de modifier l’âge légal de départ à la retraite, il indique toutefois, que dans le cadre de sa réforme, l’équilibre financier du système ne serait pas assuré, si tout le monde partait à l’âge de 62 ans. C’est pourquoi il entend travailler à des mécanismes d’incitation à reporter l’âge de départ.
 
Par ailleurs, le Commissaire envisage de décaler l’âge d’accès à la pension de réversion en imposant une double condition: avoir au minimum 62 ans et être déjà retraité  ce qui exclurait de très nombreuses personnes bénéficiaires de cette pension dans le système actuel.
 
Voilà des prévisions qui nous inquiètent !
Cette réforme en marche, est bien un sale coup porté aux retraités et en particulier aux femmes, concernant la réforme de la réversion, pour la simple raison que l’écart entre les pensions de retraite des femmes et des hommes est de près de 40%. La pension de réversion restait un moyen de diminuer cet écart qui tombait à 25%. avec la réversion,
La CGTM propose la mise en place d'une pension de réversion, sans condition d’âge ou de plafond de revenu et ouverte aux couples mariés ou pacsés.
La CGTM réaffirme donc son opposition à cette réforme. Elle entend porter ses revendications avec l’objectif de défendre et améliorer le système de retraite par annuités, par répartition et, avec lui, l’ensemble du système de protection sociale assis sur les cotisations sociales
Mais pour gagner ces objectifs et faire barrage au projet gouvernemental, la CGTM appelle à grossir les cortèges des manifestations des retraités le 11 avril prochain, pour les retraites d’aujourd’hui et de demain.
le 07-04-2019 

lire le tract:

tract pour la mobilisation du 11 avril 2009
Taille : 515 ko - Dernières modifications : 08/04/2019
 


Coup de colère des ouvriers agricoles face à l’indécence du patronat des exploitations bananières

Le mercredi 20 mars, à l’appel du Syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles de Martinique, un mouvement de grève s’est répandu, comme une trainée de poudre, sur plusieurs exploitations bananières du nord au sud de la Martinique.
 
Cette décision des ouvriers agricoles, d’engager le combat contre le patronat des exploitations bananières, est une réponse au comportement arrogant des patrons de la FDSEA, qui ont  quitté la table des négociations de la Commission paritaire du mercredi 13 mars.
 
Ce que les ouvriers ont retenu, c’est qu’en pleine négociation, les patrons, Hayot, De Reynal, Aubéry suivi des petits planteurs à leur solde, ont quitté la salle de réunion de la Chambre d’agriculture, où se tenait la Commission paritaire.
En partant, les patrons ont eu pour seul mots : « qu’il n’est pas question pour eux de discuter de la grille de rémunération proposé par la CGTM », que la « demande du syndicat n’est pas acceptable » et ajoutant « les patrons n’ont pas cet argent » !
 
Des réponses abusives, pour leur avoir demandé de négocier un salaire de base à hauteur de 10,97 (Smic : 10,03 ) et le versement de la prime Macron !
 
Les ouvriers présents à la négociation, on tout de suite condamné ce comportement, à leurs yeux, c’en était trop ! Cette fin de non-recevoir n’est pas passée inaperçue. Pour eux ce départ de la négociation, traduit tout simplement le mépris et l’indécence des grands patrons des exploitations bananières.
 
Les ouvriers ont donc jugé ce comportement ignoble, et ce, précisément au moment où les chiffres de production augmentent, (plus de 80.000 tonnes en 5 ans), où s’accélère la concentration de la propriété, où la vente de la production représente plus de 200 millions d’euros, où sont versées par paquets les aides européennes, rien que pour le POSEI (Programme d'Options Spécifiques à l'Eloignement et à l'Insularité) : 95.705.575 (versement 2016), sans parler des subventions et des cadeaux fiscaux, que ce grand patronat engrange.
 
Et ce sont ceux-là mêmes qui disent « n’avoir pas cet argent-là », en évoquant les 10,97 de salaire horaire réclamé. Parce que, ces Hayot, De Reynal, Aubéry, De Meillac sont la minorité des patrons qui détient la grande propriété foncière plantée de bananiers.
Pour s’en rendre compte, il suffit de comparer. les 12% des exploitations du bas de l’échelle des entreprises bananières qui produisent 10.000 T de banane, au 12% des exploitations du haut du panier (exploitations de 50 hectares et plus)  qui ont produit 125.000T de banane en 2016.
 
Que faut-il comprendre à ce comportement du patronat bananier, qui refuse de négocier ? Sinon que dans leur système de la propriété privée, ils n’ont de compte à rendre à personnes. Alors il est grand temps que soit mise en marche cette force collective des travailleurs, qui leurs imposera de rendre des gorge.
 
Le 25-03-2019



Rapport introductif du Secrétaire générale à la CE Confédérale

 Les attaques contre les travailleurs s’aggravent jour après jour. Cette tendance s’est accélérée, d’abord sous le gouvernement Hollande, puis nettement plus depuis l’arrivée de celui de Macron, par ailleurs ex-conseiller et ex-ministre de Hollande. Elle est due à la crise du capitalisme qui pour maintenir son taux de profit doit faire payer sa crise aux travailleurs toujours plus chèrement. 
A la lumière des faits, il apparait de manière incontestable que ceux qui gouvernent sont au service des possédants et des riches et que leur cible, ce sont les travailleurs, qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public.
L’un de ces faits concerne la réaction du gouvernement face à la position de certains Conseils de Prud’hommes qui passent outre la grille des indemnités élaborées en cas de licenciement abusif ou sans cause réelle et sérieuse et ne l’appliquent pas. Les 7 et 8 mars 2019, deux média révélaient que le gouvernement, par l’intermédiaire de la ministre de la … justice, a donné des instructions aux présidents de TGI pour contraindre les juges des CP à appliquer le barème favorable aux patrons. 
En procédant ainsi, le gouvernement Macron obtempère aux injonctions du patronat. Ce dernier a d’ailleurs rappelé aux juges prud’homaux employeurs qu’ils ont un mandat impératif : défendre coûte que coûte les intérêts de classe des patrons, y compris donc dans les instances où la justice est supposée être rendue de manière objective et impartiale.
L’autre fait concerne de l’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux.
Les capitalistes états-uniens propriétaires de l’usine ont décidé de sa fermeture, avec à la clé 870 suppressions d’emplois. Pourtant, l’activité n’est nullement déficitaire. Les propriétaires ont refusé de vendre à une entreprise qui aurait pu garder la totalité ou une partie des salariés. Ils ont purement et simplement décidé de provoquer une catastrophe sociale, et d’aller s’implanter ailleurs pour exploiter encore plus d’autres travailleurs et faire donc plus de profits.
Le gouvernement, cette fois par l’intermédiaire du ministre de … l’Economie, a fait semblant de crier à la trahison de ces patrons qui avaient précédemment perçu des dizaines de millions d’euros pour s’implanter dans cette région. De manière hypocrite, le ministre a fait semblant d’élever le ton pour donner l’impression que c’est lui qui commande, question de calmer la colère naissante des salariés. Mais ce n’était que pour mieux se coucher et capituler plus tard. En effet, en mettant en avant les indemnités que devraient percevoir les futurs licenciés, le gouvernement a cherché à faire croire que finalement, il avait défendu les intérêts des salariés victimes de la rapacité et du cynisme de ces capitalistes. Mais la réalité est tout autre : le gouvernement a dû se plier aux exigences des patrons qui seront à peine égratignés en indemnisant les travailleurs licenciés. Là encore, les faits ont montré qui est le maitre et qui s’exécute.
Autre fait marquant, la prime de pouvoir d’achat Macron.
Voulant désamorcer la crise des gilets jaunes, Macron avait annoncé l’annulation des hausse de taxes sur les carburants, ainsi que le versement d’une prime de 100 euros pour les bas salaires, dans la limite de 3 fois le smic, qui n’impacterait pas les entreprises. Il avait également émis le souhait que les entreprises qui le veulent bien versent une prime défiscalisée dans la limite de 1000 euros par salarié/e. Si certaines entreprises ont fait semblant de jouer le jeu, la très grande majorité des autres ont opposé un refus net, catégorique et définitif, alors même que les bénéfices qu’elles engrangent depuis des années se montent en dizaines de millions, voire des milliards d’euros. Telle est la position adoptée par ST Microelectronics, qui outre des subventions publiques pour s’installer dans une région, perçoit également le fameux CICE instauré par Hollande, à la demande du patronat. Bien que les salariés se soient mobilisés pour la réclamer, la direction est restée inflexible. 
En Martinique, le syndicat CGTM a adressé un courrier à la FDSEA, représentant des employeurs du secteur agricole pour réclamer une application de la prime-Macron aux ouvriers qui perçoivent tous des salaires très faibles. Il n’y a pas eu de réponse, preuve supplémentaire du mépris des employeurs.
Là encore, le gouvernement s’est montré … tout dévoué à ses maîtres, les grands patrons, pour refuser de faire du versement de cette prime une obligation. Il a évité de prendre des mesures contraignantes pour imposer que les entreprises qui réalisent des profits colossaux reversent une partie aux salariés.
Enfin dernier fait, la décision d’un tribunal administratif de refuser à une fonctionnaire martiniquaise le droit de bénéficier de ses congés bonifiés au motif que le « centre de ses intérêts matériels et moraux » (CIMM) n’était plus en Martinique, vu qu’elle est établie depuis longtemps en France. 
Usant de toutes les ruses, en lui réclamant notamment des pièces justificatives, l’administration a fini par trouver un prétexte pour la coincer et lui refuser l’autorisation de bénéficier de ses congés bonifiés. Outre le fait qu’elle pénalise un agent de … l’Etat, cette décision discriminatoireprésente un autre intérêt. Si elle devait devenir définitive, elle constituerait un coin enfoncé dans les conditions d’attribution de ces congés. Or, la volonté de gouvernement est d’en finir avec les congés bonifiés. Et s’il y parvenait, ce sont des dizaines de milliers d’originaires de Martinique, de Guadeloupe, Réunion, etc. qui se trouveraient pénalisés. Et pourquoi ? Afin que le gouvernement réalise des millions d’euros d’économies au profit du riche patronat. Mais il n’y a pas que les congés bonifiés à être dans le collimateur du gouvernement.
Ce dernier a en ligne de mire la prime de vie chère. D’ailleurs, il y a quelques années, Jean-Pierre Philibert, le président de la FEDOM, réclamait qu’elle soit retirée aux fonctionnaires pour être versée directement aux entreprises pour soutenir les créations d’emplois.
Ces exemples illustrent le positionnement et l’orientation du gouvernement. On pourrait encore citer ce qui ressort des débats animés par le gouvernement actuellement : l’idée de faire payer des impôts à tous les citoyens, « même un euro symbolique », les « contreparties » qu’il faudrait demander à ceux qui perçoivent le RSA, la réforme de l’indemnisation des chômeurs, ou encore la réforme à venir des régimes de retraite. Sa politique est dirigée ouvertement contre les travailleurs. Avec le patronat dont il est le serviteur de plus en plus zélé, il mène une guerre sans merci contre les travailleurs. Il mobilise tous les services de répression de l’Etat (police gendarmerie), les tribunaux (juridictions civiles, pénales, administratives) afin de garantir au patronat qu’il pourra mener sa guerre contre les salariés, sans aucune entrave.
La conséquence est la transformation d’un nombre croissant de travailleurs en chômeurs réduits à la charité publique. C’est une catastrophe pour l’ensemble de la société. 
Le mouvement des gilets jaunes, dont la première manifestation publique a eu lieu le 17 novembre 2018, témoigne de la profondeur du mécontentement dans les couches populaires en France. Il montre aussi une bonne capacité de mobilisation des participants. Si ce mouvement n’entraine pas jusqu’ici le gros de la classe ouvrière, celle des entreprises, il bénéficie d’une large sympathie parmi les travailleurs. Comme j’ai eu l’occasion de le dire en janvier sur la radio publique, beaucoup sont « Gilet jaune » dans leur tête, en France, mais aussi en Martinique. Car le mouvement des gilets jaunes est l’expression nouvelle d’une réaction populaire due à la crise du capitalisme. Cette crise qui n’en finit pas produira toujours plus de soubresauts spontanés, inattendus, socialement disparates, en France, aux Antilles et ailleurs.
Ne nous étonnons pas qu’il n’y ait pas ici en Martinique comme en Guadeloupe de mouvement similaire à celui des gilets jeunes en France. Certains le déplorent. Mais ils ont tort. Car aux Antilles il y a deux ou trois fois plus de grèves, et de grèves dures, que dans l’hexagone. 
Ainsi, depuis le mois de novembre 2018, des employés de SOTRAVOM, une entreprise de transport, sont mobilisés, non pour des questions salariales, mais de conditions de travail, et de sécurité et de confort des passagers. Quant aux agents de la Direction de l’Action Sociale qui dépendent de la CTM, ils sont mobilisés depuis janvier, là encore pour exiger des conditions de travail dignes. Dans un cas comme dans l’autre, il y a une volonté manifeste des employeurs de laisser pourrir la situation pour contraindre les salariés à accepter leur situation ou les solutions qu’on veut leur imposer.
Enfin, après la dénonciation de la convention collective du commerce il y a plus de 20 ans, le patronat local poursuit son offensive en s’attaquant à d’autres dispositions favorables aux salariés. C’est le cas de la société FISER qui a informé qu’elle dénonçait toute une série d’accords, ou encore la remise en cause des jours de fêtes locales, qui avaient l’objet il y a plus de 30 ans d’une décision de justice (Renault Martinique). 
Ici, cette agitation ouvrière plus importante est due à une situation de type coloniale qui vient s’ajouter à l’exploitation capitaliste. Notre pays est issu d’une histoire esclavagiste et coloniale qui engendre une instabilité sociale permanente et une crise plus aigue qu’en France. C’est la France qui nous rejoint, c’est la France qui se sous développe maintenant et dont la situation sociale aura de plus en plus tendance à ressembler à celle que nous connaissons en Martinique, et cela en raison de l’aggravation des conséquences de la crise systémique du capitalisme mondial.
Pour l’heure, le mouvement des gilets jaunes ne connait pas ou plus la même participation ou la même ferveur qu’au début. Mais ce qui est remarquable, c’est qu’il dure quand même et qu’il y a toujours quelques dizaines de milliers de manifestants chaque week-end dans toute la France. Et ceux qui manifestent représentent bien plus de gens encore.
Le seul point négatif pour le moment dans cette affaire, c’est que les travailleurs ne se soient pas mobilisés dans les entreprises, c’est qu’il n’y ait pas eu de grève générale. 
L’étape supérieure arrivera lorsque les travailleurs feront comme les gilets jaunes, mais dans les entreprises contre le patronat. Le problème n’est pas de clamer  « Macron démission ». Une démission de Macron ne changera rien de fondamental. Ce qu’il faut, c’est mettre directement en cause la dictature du grand capital. Il faut s’en prendre aux capitalistes, au grand patronat, ce sont eux qui dirigent véritablement.
Lors de notre dernière CE le 8 janvier, j’avais dit que le climat actuel n'est pas aux luttes offensives des travailleurs. Deux mois après, la situation n’a pas changé. On ne déclenche pas une mobilisation, une grève en claquant des doigts, même si les raisons existent.
Mais tôt ou tard, les travailleurs reprendront l’offensive, comme en 36, comme en 46, comme en 68, comme en 2009.
Notre rôle à nous, responsables de la CGTM, militants de la classe ouvrière, c’est d’expliquer, c'est de discuter, c’est de susciter le débat avec les travailleurs dans nos syndicats et dans les entreprises pour qu’ils perçoivent « la raison de leur malheur ». 
Notre rôle en permanence, c’est d’élever le niveau de conscience de classe des travailleurs. Le rapport de force contre le patronat exploiteur commence d’abord à se construire dans les têtes. Ensuite, comme dit Marx, c’est dans la rue et dans les entreprises que la prise de conscience de classe se transforme en force matérielle, c’està-dire en force capable de faire céder le patronat et l’Etat-patron.
Les faits que j’ai évoqués choquent, mais peuvent constituer des situations pour susciter les débats et préparer de futures luttes.
 
12 mars 2019.
                                                                           
          
lire le rapport :

Rapport introductif du Secretaire general de la CGTM du 12 mars 2019
Taille : 235 ko - Dernières modifications : 25/03/2019
 


Les commémorations ne suffisent pas, il nous faut retrouver le chemin de l’action revendicative

Nombre des débats qui se sont tenus tout au long du mois de février, sont venus nous rappeler les luttes de février 1900, février 1974 et plus près de nous, février 2009.
 
De multiples manifestations ont soulevées les clameurs dans les villes du François, de Basse-Pointe, de Fort de France, avec la même intention, raviver la mémoire au son des tambours, des défilés ou encore des textes des manifestations théâtrales.
 
Cependant, ces communions de population n’ont pas fait oublier pour autant: la question du pouvoir d’achat donc des salaires, de la pauvreté, du chômage, de l’injustice fiscale (TVA, CSG), ou encore de la difficulté d’accéder aux soins pour les retraités et les personnes âgées, car ces préoccupations restent à l’ordre du jour.
 
Il a été observé, qu’au cours de ces débats, pour faire tache, des patrons se sont succédés sur les ondes des radios et sur les plateaux télé. Les Lecurieux-Durival, Pierre Marie Joseph; Marc Ampigny ont, avec le toupet qui les caractérise, à tour de rôle pleurniché sur les conséquences mortifères du mouvement social. Ainsi, ils ont repris, dix ans après, leur grossier mensonge sur les pseudo-difficultés économiques suite au mouvement de grève.
Foutaises et balivernes, car les affaires des capitalistes de Martinique, n’ont jamais aussi bien marché. Leur capital n’a jamais eu un rendement aussi important.
A tel enseigne, que selon l’Iédom (la Banque de France) de 2011 à 2017 la part de l’épargne en Martinique (entreprises et ménages) a connu une progression constante passant d’un rendement de capital de 3 à 7 points. L’Iédom révèle (Rapport annuel édition 2018) que le montant des actifs financiers collectés en Martinique pour cette période, s’établit à 8,0 milliards d’euros. C’est considérable !
D’autre part, « Challenge » (magazine économique qui établit le palmarès des 500 plus grosses fortunes de France) cite à titre d’exemple pour la Martinique, les groupes GBH de Bernard Hayot et SAFO de Jean Hugues Despointes. « Challenge » nous dit que ces groupes ont vu ces dernières années, leurs fortunes se bonifier et leurs chiffres d’affaires de plus 3 milliards chacun, prendre le large.
Dans son palmarès « Challenge », indique que non seulement ces groupes de Martinique ont évolué dans le classement des meilleures entreprises de France, mais ils surclassent ainsi de grandes familles bien établit. Cerise sur le gâteau du capital, leurs fortunes a également augmenté. A ce titre, les actifs professionnels du groupe Safo de JH-Despointes sont passés d’une année à l’autre (2017-2018) de 190 millions à 210 millions, masse financière qui ne prend pas en compte les biens personnels (biens immobiliers, voitures, œuvres d’art…) du riche béké !
En contrepartie que nous disent les statistiques concernant les travailleurs ? Avec un smic horaire qui n’augmente que de 3 ou 4 centimes par an depuis 2011, absorbé par le rythme de l’augmentation des prix, avant même qu’elle soit encaissée par le salarié, c’est bien entendu le constat d’un encéphalogramme plat !
Et cette situation n’est pas due au hasard, mais bien de la responsabilité des patrons. Car une bonne partie de leur fortune accumulée correspond à ce qu'ils nous volent, aux augmentations de salaires qu’ils nous refusent, à la souffrance au travail que nous subissons, à notre empoisonnement à petit feu qu’ils nous imposent en clair à la dégradation de nos conditions de travail et de vie !
Alors les choses doivent bouger, l’amélioration de notre existence, ne sera pas le fruit du hasard, il nous appartient de faire entendre notre colère. Car il faut, d’urgence, une augmentation du Smic à 1 800 € brut, des négociations salariales dans les branches, les entreprises et les administrations pour que les salaires augmentent, la reconnaissance de nos qualifications, diplômes et expérience professionnelle, l’amélioration de nos conditions de travail.
Exigeons de vivre de notre travail décemment, pour cela, mobilisons-nous et préparons-nous aux actions dans les entreprises et dans la rue !
le 26-02-2019



Le 8 mars une journée de lutte la CGTM appelle à manifester

C’est en août 1910, lors de la Seconde Conférence internationale des femmes socialistes, que Clara Zetkin, militante du Parti social-démocrate allemand, proposa d’organiser chaque année une journée de lutte pour les droits des femmes, notamment pour le droit de vote pour lequel les suffragettes menaient des combats acharnés en Angleterre mais aussi pour les droits des femmes au travail et l’égalité des salaires.  
L’année suivante, en mars 1911, un million de femmes et d’hommes manifestèrent pour l’égalité des droits au travail dans plusieurs pays européens. En Russie, en 1913 et 1914, alors que le prolétariat féminin s’était éveillé à la lutte, des grèves et manifestations d’ouvrières eurent lieu en particulier contre les intoxications dues aux produits chimiques dont elles étaient victimes depuis des années.
La déclaration de guerre mit un coup d’arrêt à cette mobilisation des femmes ouvrières. Mais le 8 mars 1917, alors qu’elles formaient plus de 50 % du prolétariat du fait de la mobilisation des hommes sur le front, les ouvrières russes de Petrograd décidèrent de faire grève et de manifester pour « le pain et la paix », donnant le coup d’envoi de la révolution russe. C’est pour commémorer cette lutte des ouvrières que la Journée internationale des femmes fut fixée le 8 mars par le gouvernement soviétique en 1921.
Aujourd’hui, en France, des organisations féministes, syndicales et associatives appellent à se rassembler jeudi 8 mars dès 15 h 40 car, selon leur terme « ce 8 mars à 15 h 40, comme tous les jours, c’est l’heure à laquelle les femmes ne sont plus rémunérées par rapport à leurs collègues masculins ».
L’appel à manifester dénonce aussi les violences sexistes, sexuelles et conjugales contre les filles et les femmes, qu’elles s’exercent dans la famille, au travail ou dans les espaces publics.


La CGTM appelle à une grande marche pour lutter contre :
    Les discriminations faites aux femmes,
    La précarité, le temps partiel imposé,
    Les bas salaires et des pensions de misère,
    Les violences sexuelles et sexistes.

Lire... : L'Appel à manifester de la CGTM!


CGTM Tract 8 mars 2019
Taille : 228 ko - Dernières modifications : 26/02/2019
 
Preavis de greve pour le 8 mars 2019
Taille : 25 ko - Dernières modifications : 26/02/2019
 


La mobilisation du 5 février à l’appel de la CGTM

« Pour reprendre les chemins des luttes », c’est le slogan de la CGTM pour rappeler les 10 ans du mouvement de grève de février 2009.
Dans son appel à la mobilisation, la CGTM pointe plusieurs revendications : revalorisation des salaires, des pensions et des minima sociaux à hauteur minimale de 1800 euros nets par mois, le maintien de l’emploi dans les organismes sociaux. A ces revendications d’ordre générales, se sont ralliés plusieurs secteurs d'activité, qui ont ajouté leurs doléances pour leur appel à descendre sur Fort de France: la Territoriale (CTM), la Territoriale (Municipaux), les Organismes sociaux, la Santé, les Ouvriers agricoles les Retraités et l’Éducation nationale.
Après que les manifestants se soient regroupés dans la cour de la maison des syndicats, un groupe de « tambouyés » s’est chargé de mettre l’ambiance en rappelant les chants populaires qui ont accompagné la mobilisation de 2009 pendant 38 jours.
C’est ensuite, qu’environ un millier de salariés, mais aussi des retraités qui se sont regroupés à la Maison des syndicats, ont décidé de lancer la manifestation. Et là, au lieu de défilée dans les rues de Fort de France, les manifestants ont occupé le boulevard du Général de Gaulle empêchant toute circulation dans l’artère principale de la ville tout au long de la matinée.
Une délégation composée de responsables des syndicats : de l’agriculture, de la poste, de la santé, du commerce, des retraités et des municipaux, s’est rendue en Préfecture, pour remettre la Plateforme revendicative au représentant de l’état et exiger du même coup l’ouverture de négociation dans le secteur public et dans le secteur privé.
Pour clore cette journée de manifestation, le soir à 18h, à l’appel de cinq syndicats (CDMT, CGTM, CSTM, UNSA et USAM), un meeting s’est tenu à la maison des syndicats et a réuni 200 participants. C’était l’occasion pour divers orateurs de rappeler que l’heure était à la préparation d’une remobilisation et qu’il fallait s’y mettre sans plus tarder.
le 11-02-2019



La CGTM sort renforcée de l’élection à la Chambre d’Agriculture

L’élection à la Chambre d’Agriculture, c’est le scrutin qui détermine la capacité des organisations syndicales de salariés de la production agricole de Martinique, de signer des accords ou des conventions dans la branche professionnelle que fixent les dispositions du Code du travail et du Code rural et de la pêche maritime. C’est l’issue de cette élection qui a livré son verdict.
Voici les résultats retenus par les urnes: sur les 4126 ouvriers inscrits, il a été dénombré 792 suffrages exprimés en pourcentage d’audience, la CGTM recueille 66,41% de voix, l’UGTM 26,04% et FO 7,55% des voix.
Il a été relevé que lors de l’élection en 2013, que la CGTM avait obtenu 54,12% des suffrages exprimés, ce qui était déjà un signal fort adressé au patronat. La lecture de ce score évocateur, nous invite à retenir, que les travailleurs ont utilisé le bulletin de vote pour exprimer leur mécontentement d’être à longueur de journée méprisés, négligés, sous-payés quant à la richesse qu’ils permettent aux patrons de la banane, notamment, d’accumuler.
Alors oui c’est sans doute un vote qui traduit bien un contexte où la colère ne tardera pas à se faire entendre et en cela, la CGTM devra sans doute se ceindre les reins, pour aider les travailleurs à mieux à s’organiser pour la défense de leurs intérêts.
le 11-02-2019



Février 2009 – Février 2019 : Retrouvons l’esprit de lutte

Tous au rassemblement du mardi 5 Février
18H Maison des Syndicats- Fort de France
 
Macron et son gouvernement poursuivent  et accentuent les attaques contre les travailleurs: allocation chômage, statuts, suppressions de postes et dégradation des services publics, taxes, impôts, gel des salaires, recul de l'âge de la retraite, diminution de l'APL, prélèvement sur les pensions des retraités, etc. Le résultat est que pauvreté et précarité se répandent et s’amplifient tandis que le grand patronat engrange aides, subventions, exonérations. Il profite du démantèlement du code du travail pour augmenter la pression sur les salariés : augmentation des cadences, bas salaires, licenciements, harcèlement…
Le 28-01-2019
                Lire le tract……………………………….

Fev 2009_Fev 2019 Dix ans
Taille : 155 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 
Préavis grève mardi 5 février 2019
Taille : 114 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 


Elections à la chambre d’agriculture ; les salariés de l’ONF ont gagné leur procès

Ces élections à la Chambre d’agriculture qui se déroule du 14 janvier au 31, cette fois encore a livré son bouquet de mauvaises surprises. Cette année, comme il y 6 ans personne ne s’étonnera, au moment du bilan, de constater la faible participation des ouvriers agricoles à cette élection.
Il faut plutôt analyser cette défection à l’aune de la défaillance de la préparation et de l’organisation du vote dont la charge était confiée aux acteurs que sont la Chambre d’Agriculture et la Préfecture de la Martinique.
Ainsi, aucune publicité n’a été faite sur l’avis annonçant la révision des listes électorales provisoires, De même qu’en Mairie, où parfois ce fut le black-out total. Il s’est trouvé des collectivités où aucunes informations n’étaient disponibles. Sur le média public, si les chefs d’exploitation, ainsi que les propriétaires fonciers ont été reçus, ce ne fut pas le cas des ouvriers agricoles qui n’ont pas été invités à s’exprimer sur les conditions de déroulement de cette élection.
Quant à l’inscription sur les listes électorales, qui est une étape primordiale, c’est une petite calamité au moment où nous écrivons ces ligne. Nous avons constaté que les salariés de plusieurs exploitations n’ont pas reçus leur matériel de vote.
Ce fut également la situation vécue par l’ensemble des ouvriers de l’ONF. Et il a fallu pour garantir le vote de ces salariés que la CGTM saisisse un juge pour contraindre les pouvoirs publics à inscrire ces travailleurs sur la liste électorale. C’est donc par jugement du 18 janvier 2019, que le tribunal d'instance de Fort de France a ordonné l'inscription sur la liste électorale (3ème collège salariés) des personnels de droit privé de l'O.N.F Martinique.
Alors nous posons la question avec quel sérieux tout cela a été mise en œuvre par la commission d’établissement des listes électorales qui avait pour mission de dresser les listes électorales par commune et par collège, à partir des informations fournies par la CGSSM ?
Aussi, au vue des trop nombreux couacs qui émaillent ces élections à la Chambre d’agriculture de Martinique, on ne pourra dire sans faire rire, que la représentation qui sortira des urnes le 31 janvier prochain soit couverte d’une légitimité indiscutable.
le 28-01-2019

Lire le délibéré du tribunal
Taille : 923 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 


La CGTM souhaite à tous une bonne année 2019, rendez-vous au cœur des luttes !

Les vœux du Nouvel An ont un sens bien particulier quand  la CGTM les adresse aux travailleurs de  Martinique. Il ne s’agit pas d’évoquer le  hasard ou la chance.
Nous souhaiter une bonne année,  c’est  dire  que  malgré l’exploitation capitaliste, nous sommes  le cœur même  de la société martiniquaise.  Nos luttes victorieuses pour son contrôle ont pour but de la conduire vers plus d’égalité et de liberté.
Nous souhaiter une bonne année, c’est  dire de ne jamais oublier que  c’est nous, les travailleurs  qui créons la richesse du pays Martinique. Sans l’engagement de nos bras et de nos intelligences dans nos activités professionnelles, que seraient l’agriculture, l’industrie, le commerce, les écoles, les hôpitaux, les entreprises privées, les services publics…. ?
Enfin, nous souhaiter une bonne année, c’est nous rappeler l’importance du « TOUS ENSEMBLE » dans la conquête de nos droits. Se souvenir de Février 2009 comme de toutes nos luttes quotidiennes, c’est renouveler notre conscience de la solidarité de tous ceux qui défendent des intérêts convergents et luttent pour imposer des revendications communes. C’est lutter contre les adversaires communs : le grand patronat qui en Martinique représente les grands groupes multinationaux et l’Etat français qui poursuit une politique au profit des riches.
L’année 2018 a été jalonnée de nombreuses luttes longues et dures menées par la CGTM. La détermination des travailleurs a été manifeste et dans de nombreux cas ils ont obtenu satisfaction.
 2019 s’annonce dès aujourd’hui particulièrement chargée. Ces jours-ci, les salariés d’ALBIOMA sont mobilisés pour obtenir de la direction l’application d’accords nationaux dont ils doivent bénéficier. Les ouvriers agricoles des exploitations bananières du Nord  protestent  contre des conditions de travail de plus en plus  difficiles. Les enseignants se trouvent face à des décisions ministérielles de suppression de postes aussi bien dans le public que dans le privé ce qui provoquera une dégradation de leurs conditions de travail. Les lycéens  protestaient en décembre 2018 contre les nouveaux programmes scolaires, les réformes du bac et l’élitisme de la plateforme Parcoursup. Aidés par les associations de parents d’élèves et les syndicats d’enseignants, ils pourraient reprendre leur mobilisation dans les mois qui viennent …
Alors oui, notre année 2019, nous la voulons  belle et bonne, pleine de luttes pour une société toujours plus égalitaire, toujours plus juste, accordant à chacun le véritable bénéfice de son travail .
Nous nous encourageons à tenir bon, à ne pas baisser les bras, là où nous forgeons nos luttes .  



Déclaration du Secrétaire général de la CGTM

CE du 8 janvier 2019
Rapport introductif du secrétaire général de la CGTM

 
Chers camarades
Je commence par vous souhaiter à tous une très bonne année nouvelle. Mais le vœu le plus important  que je formule pour cette année, c'est surtout la reprise des luttes des travailleurs dans les entreprises. Et j'espère que c'est un vœu commun à nous tous. Car, ne l'oublions pas camarades, les luttes contre l'exploitation capitaliste sont la  raison d'être de notre syndicat.
Cela parait peut être évident, mais il y a des évidences à rappeler.
L'administration et le minimum de bureaucratie nécessaires d'une organisation syndicale comme la nôtre ne doivent pas remplacer les luttes. Je dis aussi que les élections professionnelles et les représentations en tout genre dans de multiples organismes, ne remplacent pas les luttes. Et même si cela est nécessaire et important, ne nous laissons pas engluer dans l'administration et les représentations officielles.
Il est important de rappeler que l'un  de nos buts c'est la suppression de l'exploitation capitaliste, comme le disent nos statuts, car nous traversons une période où les luttes de la classe ouvrière sont en recul. Et pas seulement en Martinique, mais en France et dans le monde entier.
Ce n'est pas le fait qu'il n'y ait pas de luttes ! Des luttes populaires, il y en a partout et toujours. Mais des luttes spécifiques de notre lasse, la classe ouvrière, il n'y en a pas, ou très peu. Même quand elles existent, elles sont limitées, et défensives.
En France par exemple, le mouvement des « Gilets Jaunes » est une lutte populaire assez vaste. Mais il n'est pas un mouvement de la classe ouvrière en tant que tel, même s'il y a  de nombreux salariés avec les gilets jaunes. Ce n'est pas non plus un mouvement exclusivement contrôlé par l'extrême droite, même si une petite fraction d'extrême droite tente d'y jouer sa partition. C'est un mouvement populaire disparate dans lequel il y a aussi de nombreux ouvriers, de petits salariés.
Cela dit, au sein des entreprises, en France, il n'y a pas, chez les travailleurs, de lutte comparable à celui des gilets jaunes. Il n'y a pas d'état d'esprit comparable à celui des gilets jaunes à l'intérieur des entreprises.
Or, ce qu'il faudrait, aussi bien en France qu'en  Martinique, c'est que les travailleurs aient le même état d'esprit que les gilets jaunes, mais dans les entreprises contre le patronat exploiteur, c'est à dire un état d'esprit de lutte, de détermination.
C'est ce que je souhaite aux travailleurs pour 2019.
Bientôt, ce sera l'anniversaire, il y a 10 ans, de la grève générale de 2009 et du Comité du 5 février ! 
Même si l'histoire ne se répète jamais de la même manière, je souhaite que nous retrouvions le même état d'esprit  de février 2009 dans un avenir le plus proche possible.
(Et d'ailleurs, j'en profite pour dire que la CGTM devrait prendre l'initiative d'appeler l'ensemble des organisations syndicales pour décider ensemble d'une commémoration de cette lutte historique des travailleurs et du K5F il y a 10 ans. Je souhaite qu'on en discute et qu'on prenne une décision dans cette CE à ce sujet. Pour l'instant, fermons la parenthèse. Nous la rouvrirons plus tard en séance.)
Alors, Oui, camarades, renouer avec les luttes, et encore plus avec les luttes offensives, larges, les luttes d'ensemble est non seulement nécessaire, mais vital pour les travailleurs et la classe ouvrière en général.
Oui, vital, car l'époque historique que nous vivons est marquée par la crise, la putréfaction du système capitaliste qui domine le monde. Le système réduit la production et financiarise de plus en plus l'économie.
La richesse que les capitalistes tirent de notre travail est distribuée aux actionnaires et jouée en bourse comme dans casino. La bourgeoisie fait toujours courir le risque à l'humanité entière d'une crise financière systémique comme en 2008. A cela s'ajoute une crise de la survie même de la planète avec le réchauffement climatique et la pollution généralisée. Chez nous, tout cela se manifeste par la montée des eaux, des cyclones de plus en plus violents, les sargasses, les dégâts humains et matériels considérables dus au chlordécone, dont l'augmentation du nombre de cancers, et j'en passe.
Les capitalistes obligent les gouvernements à pressurer encore plus les travailleurs. La tendance à la baisse du pouvoir d'achat des classes populaires s'accroit toujours plus, pendant que les profits énormes sont amassés par les capitalistes.
Les milliards de subventions, de dégrèvements d’impôts, la suppression de l'impôt sur la fortune, servent à assurer les profits des capitalistes, pas les emplois ou les salaires des travailleurs.
L'argent public est drainé dans sa grande majorité vers les classes riches !
Taxes, impôts, gel des salaires, recul de l'âge de la retraite, diminution de l'APL, licenciements, chômage tout cela est générateur de richesses pour les capitalistes et de pauvreté pour les classes populaires.
En un mot, on puise dans nos poches pour gonfler les coffres forts des capitalistes.
Pour terminer camarades, je dirai que oui, le climat actuel n'est pas aux luttes offensives des travailleurs. On ne déclenche pas une grève en appuyant sur un bouton.
Alors, face à cela quel doit être notre rôle à nous, dirigeants et cadre syndicaux ? Eh bien, c'est de discuter, de débattre avec les travailleurs dans nos syndicats et dans les entreprises et de susciter ces discussions en permanence. Il faut déjà que nous mêmes soyons pénétrés moralement de la nécessité de la lutte contre le patronat.
Notre rôle, c'est de favoriser une vie syndicale dans l'entreprise une vie syndicale riche, faite de réunions de discussion, de culture, de fraternité et surtout de débats. Et toujours en incitant à la lutte collective, en parlant de sa nécessité, même si ce n'est pas imminent. Car les idées font leur chemin, en silence dans la conscience des travailleurs. A nous de les émettre. C'est notre rôle, c'est notre tâche.
Le syndicat n'est pas une assurance tous risques pour les travailleurs, mais un élément de la lutte des travailleurs. L'élément le plus important étant ce qui sortira de la conscience des travailleurs eux mêmes. A nous, dirigeants syndicaux de solliciter cette conscience.
La conscience ouvrière; la conscience de classe restera inerte et mourante si elle n'est pas travaillée.
Par contre, elle se muscle par les débats, les discussions d'où sortent les idées. Comme disait Marx : «les idées deviennent une « force matérielle » quand elles s’emparent des masses ».
Nous ne sommes pas encore à ce stade là, certes. Mais nous, notre tâche est de préparer les lutes, de la plus petite, à la lutte d'ensemble et d'avoir toujours en tête que là est notre tâche première.
En conclusion j'ajoute que notre bon fonctionnement interne, notre bonne administration ne doivent être vus qu'au travers du prisme de la lutte de classe, donc vus comme des éléments pouvant faciliter les luttes prochaines et futures.
Voilà camarades ce que j'avais à vous dire en introduction lors de cette première Commission Exécutive de l'année 2019.
Merci.
 
Gabriel JEAN-MARIE

declaration du secretaire general cgtm du 8 janv 2019
Taille : 157 ko - Dernières modifications : 14/01/2019
 


Le 14 décembre, la CGTM a appelé à la mobilisation des travailleurs

Donnant écho à un mouvement lancé par la CGT dans l’hexagone, la CGTM a appelé ses organisations à mettre en place une mobilisation pour contrer la politique de Macron.
Les syndicats ont déposé leurs préavis de grève tel que la CGTM SOEM, ce qui a largement contribué à la propagande pour la réussite du mouvement.
Conséquences, un grand défilé a été organisé dans les rues de Fort de France. De nombreuses entreprises ont été perturbées dans leur fonctionnement. Les services  municipaux des villes, les écoles, les crèches ainsi que la restauration scolaire ont été à l’arrêt. D’autres secteurs tels que les hôpitaux, le commerce, l’agriculture étaient, eux aussi représentés, par des délégations de salariés.
Point d’orgue de la manifestation, le cortège des salariés rejoint, devant la Préfecture de la ville, par celui des élèves des lycées et des collèges qui manifestaient eux aussi.
Une belle manifestation ouvrière pour dire que rien ne va plus et que la seule réponse pour contrer la politique anti sociale, anti-jeunes, de vie chère du gouvernement et des patrons c’est la mobilisation pour exiger : de meilleurs salaires, de meilleures pensions et des emplois décents.
le 15-12-2018

Lire :

Tract CGTM Tous en greve le 14 dec 2018
Taille : 188 ko - Dernières modifications : 17/12/2018
 


Augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations ! (lu dans Combat-Ouvrier )

Toute la semaine dernière, en France, de nombreux travailleurs, retraités, chômeurs se sont retrouvés dans les rassemblements et barrages des gilets jaunes. Samedi, des milliers de manifestants ont manifesté sur les Champs Elysées, bravant l’interdiction du gouvernement. Une nouvelle preuve de leur détermination. Une autre manifestation est prévue sur les Champs Elysées, samedi 1er décembre. Du jeune salarié d’une fromagerie industrielle contraint de dépenser 400 euros de carburant sur une paie de 1700 pour aller travailler, à l’auxiliaire de vie payée 900 euros, en passant par la retraitée dont la pension n’atteint pas les 1000 euros mensuels et le couple au chômage dont la famille ne finit pas le mois sans les Restos du cœur, tous disent la même chose : ils n’en peuvent plus de se contenter de survivre. Ils ont décidé de se battre et ils ont raison !
Et que leur répond Macron ?  Après avoir fait la leçon aux manifestants, il parle de mesures d’accompagnement et de la mise en place d’un Haut conseil pour le climat.  « Ils nous parlent de fin du monde quand on leur parle de fin de mois », disait un manifestant samedi, résumant le décalage entre les discours du gouvernement et les revendications des manifestants.
A la Réunion c’est l’explosion sociale. Mercredi 28, 300 barrages étaient dressés dans toute l’ile et la ministre Girardin a été reçue sous les huées. Tous les secteurs d’activité sont ralentis ou à l’arrêt. L’intersyndicale du BTP appelle les travailleurs, qui ne peuvent se rendre sur les chantiers, à venir renforcer les Gilets Jaunes. Il est plus que légitime à La Réunion que parmi la floraison de revendications, celles des travailleurs ne soient pas étouffées.
Au contraire. La vie chère est la source principale de toute la colère accumulée. Contre l’appauvrissement qui résulte des politiques du grand patronat et des gouvernants à leur service, il est vital que les travailleurs exigent une augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût réel de la vie. C’est une mesure de sauvegarde pour l’ensemble des classes populaires.
Les Gilets Jaunes durcissent leur mouvement. Ils avaient annoncé un lundi noir sur les routes, ils ont tenu promesse.
Près de 36 barrages sont en place sur les routes nationales et départementales de l’île.
En Martinique et en Guadeloupe, la contagion-gilets jaunes n’a pas encore pris. Mais les travailleurs et tous ceux qui souffrent sont nombreux à éprouver une grande sympathie pour le mouvement social des gilets jaunes en France et à La Réunion.  Pour l’instant, ceux qui donnent l’exemple de la lutte, par la grève, dans les entreprises ce sont les travailleurs agricoles d’Assier, en Martinique et ceux de Carrefour Milenis-Promocash-Sofroi en Guadeloupe. Ils se battent contre l’oppression patronale et contre la baisse de leur niveau de vie.
Ce serait le bon moment pour que l’ensemble des travailleurs de Guadeloupe et de Martinique s’engouffrent dans la brèche ouverte par les gilets jaunes en France et à La Réunion pour exiger l’augmentation générale des salaires, des pensions, des allocations et leur indexation régulière sur le cout réel de la vie. Le gouvernement est en train de subir la pression et s’apprête déjà à faire des concessions. C’est le bon moment pour lui serrer la gorge encore plus fort et déclencher un nouveau front social aux Antilles. Car de l’argent, il y en a par milliards dans les coffres forts, des Bernard Arnault, des Bettencourt, des Mulliez, des Dassault, des Apavou, Châteauvieux de La Réunion, des Hayot, Despointes, Fabre, Ho Hio Hen  des Antilles, etc. C’est pour eux que le gouvernement et ses serviteurs politiques prennent dans la poche des travailleurs et des classes populaires. Ces serviteurs sont au gouvernement mais aussi au parlement, à la direction des assemblées locales aux Antilles, à la CTM en Martinique, aux Conseil régional et assemblée départementale en Guadeloupe. Il faut faire éclater notre colère et leur faire peur. Ils ne cèderont que de cette façon.
le 31-11-2018



Le combat continue pour le renouvellement des contrats par la CTM

Les agents techniques de la CTM, affiliés à la CGTM et à l'Unsa territoriaux, poursuivent leur mobilisation contre le non-renouvellement de 40 contrats d'agents contractuels, en poste depuis trois ans ou plus. Ils sont depuis ce matin devant le siège de la CTM, à plateau Roy, où doit se tenir une plénière. .
Mobilisés depuis la semaine dernière, les agents techniques de la Collectivité Territoriale de Martinique, ont durci leur mouvement ce jeudi (20 septembre). Outre le blocage des établissements scolaires, une délégation d'agents grévistes (CGTM et Unsa territoriaux), sont depuis ce matin devant l'hôtel de Plateau Roy à Cluny. Ils comptent s'inviter à la plénière de la Collectivité Territoriale de Martinique, prévue ce jeudi et ce vendredi.
Les agents techniques de la CTM, affiliés aux deux syndicats, protestent contre le non-renouvellement de 40 contrats d'agents contractuels, en poste depuis trois ans ou plus, alors qu'ils bénéficiaient d'avis favorables de la part des chefs d'établissement.
Hier, dans un communiqué, Alfred Marie-Jeanne, le président Alfred Marie-Jeanne, leur a répondu
53 postes créés selon Alfred Marie-Jeanne
« Dans le cadre des responsabilités qui incombent à notre collectivité, tout a été mis en oeuvre pour une rentrée sereine dans les établissements du secondaire comme l'affectation de personnels sur les postes proposés par les chefs d'établissement » . Alfred Marie-Jeanne précise sur ce point que certains contractuels non-reconduits dans un premier temps ont été rappelés pour répondre aux besoins supplémentaires indiqués par les chefs d'établissement, et que 53 postes ont été créés pour couvrir ces nouveaux besoins. « Ce sont donc 53 familles qui, cette année, sortiront de la précarité » , conclut-il.
 
28/10/2018


Lire les tracts: Le combat continue…… Acte de décès du dialogue socialAssignation Re-quisition commandé

Le combat continue pour le renouvellement des contrats par la CTM
Taille : 14 ko
CGTM Acte de de-ce-s du dialogue social
CGTM Assignation Re-quisition commande par la CTM


Vaillante manifestation anti Macron


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Emmanuel Macron qui est arrivé le mercredi 26 septembre au soir en Martinique, ne s’y attendait certainement pas, car dès le lendemain, une manifestation était organisée pour lui dire qu’il n’était pas bienvenu. Appelée par plusieurs associations de retraités, anti sargasses et anti chlordécone ainsi que les organisations syndicales, dont la CGTM, cette manifestation annoncée contre sa politique anti-ouvrière et a rassemblé plus de 300 personnes dans les rues de Fort de France, et ce, malgré toutes les annonces répétées du mauvais temps qui menaçait la Martinique.
 
Pour l’ambiance, une banderole ouvrait la marche :"  Léta ka pran anlè nou pou ba sa kija ni ". Tout au long du parcours, la politique de Macron et Philippe contre les travailleurs et les plus faibles a été fermement dénoncée. Les nombreux slogans repris par les manifestant concernaient le montant des pensions, le pouvoir d'achat de retraités, des moyens pour le CHU de Martinique et pour faire face au chlordécone ou au scandale des sargasses.
 
Ce même jour, la CGTM-Santé a appelé les agents hospitaliers à un rassemblement dans le hall de l’hôpital Pierre Zobda Quitman, puisque la ministre de la santé devait visiter un service, de même que les licenciés de la CTM se rassemblaient à la Maison des syndicats pour dire que leur combat continuait.


10-10-2018



Macron dit vouloir reconnaitre la contamination au chlordécone comme maladie professionnelle

Le président français Emmanuel Macron, en visite en Martinique sur une exploitation agricole polluée au chlordécone, a déclaré au Morne-Rouge que : « L'Etat doit prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et doit avancer dans le chemin de la réparation ».

Si en terme de réparation Macron n’a évoqué aucune indemnisation pour la population en générale ni pour les terres contaminées, il a cependant déclaré qu’il envisage de donner des suites, pour ceux qui ont travaillé au plus près de ce produit dangereux. En s’exprimant ainsi, il faisait, sans nul doute, allusion à l’exposition vécu par les ouvriers agricoles de Martinique des années durant.
Pour cela, il dit vouloir saisir les « partenaires sociaux » du COCT (Conseil d’orientation des conditions de travail).  La procédure est semble-t-il engagée via la commission spécialisée n°4 sur les Pathologies professionnelles du COCT. Il faut rappeler que cette commission est constituée de partenaires sociaux, de représentants des ministères, des organismes de sécurité sociale et d’experts.
Pour la suite c’est l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui sera saisi pour rendre un avis, sans doute après une expertise scientifique qui permettrait de formaliser les conditions de reconnaissance de la maladie professionnelle, courant du 1er semestre 2019 sur l’exposition des travailleurs au chlordécone.
Mais la question est comment l’ANSES, dont les études (étude Kannari, étude Sapotille) ont porté principalement sur l'exposition alimentaire et l'évaluation du risque alimentaire lié au chlordécone, pourra déontologiquement, sans avoir fait d’étude scientifique, donner un avis la question de l’exposition au chlordécone des salariés en milieu de travail ?10-10-2018

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JEUDI 27 SEPTEMBRE 2018 FAISONS ENTENDRE NOS COLÈRES ! DÉFENDONS NOS REVENDICATIONS!

C'est le moment de dire avec force: NOU BON EPI SA
Les retraités, déjà grugés avec l'augmentation de la CSG, sont face à de nouvelles menaces !
L'hôpital change de gouvernance, mais les problèmes de manque moyens(...)
On bavarde sur le chlordécone (...)
L’École subit les suppressions d'emplois (...)
NOU NI REZON LEVE !

Les organisations soussignées appellent à la mobilisation
le 27 septembre 2018 à 8h à la Maison des Syndicats pour protester ensemble !

le 24-09-2018

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Taille : 93 ko - Dernières modifications : 28/10/2018
 


Faisons échec à Martinique Catering: interdisons le licenciement de Jean Hugues MONPHILE !

A l’entreprise Martinique Catering (Ex-Servair), chaque année alors que se déroule les NAO, pour précipiter la fin de ces négociations sans rien concéder aux salariés, l’employeur met un place un scénario qu’il va contrôler d’un bout à l’autre. Et comme à chaque fois, il agira, avec la complicité de quelques hommes sans foi ni loi, salariés de l’entreprise manipulés à sa guise. Son objectif, trouver les voies et moyens de licencier le représentant syndical CGTM de l’entreprise Hugues Momphilé.
Pour agir, l’employeur constituera un projet d’accusation de toutes pièces contre notre camarade. La charge de l’employeur, un fourre-tout de mensonges, d’affabulations, de provocations, crée de toute pièce pour tenter de donner du crédit à ses propos. Mais la ficelle est si grosse que même les élus de la DUP, consulté sur le projet, ne l’ont pas voté, laissant ainsi l’employeur sans voix !
Une chose est certaine, l’employeur a déjà compris que son projet ne passerait pas comme une lettre à la poste. Le jour même de l’entretien de consultation des élus de la DUP (délégation unique du personnel) plusieurs dirigeants de la CGTM étaient présents devant l’entreprise, micro et sono, à fond pour dire à l’employeur qu’il valait mieux qu’il arrête son cinéma et qu’il « oubli » son projet.
Alors au moment où nous écrivons nous ignorons ce qui se trame dans les couloirs de la direction de l’entreprise. De toute façon la résolution est prise, si l’employeur entend poursuivre notre camarade, nous le poursuivrons également et ce sera coup pour coup.
A bon entendeur salut !
le 11-09-2018

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8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes


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C’est en août 1910, lors de la Seconde Conférence internationale des femmes socialistes, que Clara Zetkin, militante du Parti social-démocrate allemand, proposa d’organiser chaque année une journée de lutte pour les droits des femmes, notamment pour le droit de vote pour lequel les suffragettes menaient des combats acharnés en Angleterre mais aussi pour les droits des femmes au travail et l’égalité des salaires.
 
L’année suivante, en mars 1911, un million de femmes et d’hommes manifestèrent pour l’égalité des droits au travail dans plusieurs pays européens. En Russie, en 1913 et 1914, alors que le prolétariat féminin s’était éveillé à la lutte, des grèves et manifestations d’ouvrières eurent lieu en particulier contre les intoxications dues aux produits chimiques dont elles étaient victimes depuis des années.
La déclaration de guerre mit un coup d’arrêt à cette mobilisation des femmes ouvrières. Mais le 8 mars 1917, alors qu’elles formaient plus de 50 % du prolétariat du fait de la mobilisation des hommes sur le front, les ouvrières russes de Petrograd décidèrent de faire grève et de manifester pour « le pain et la paix », donnant le coup d’envoi de la révolution russe. C’est pour commémorer cette lutte des ouvrières que la Journée internationale des femmes fut fixée le 8 mars par le gouvernement soviétique en 1921.
Pour commémorer cette date, la CGTM appelle :
- à se rassembler ce jeudi 8 mars de 8h00 à 13h00 à la Maison des Syndicats.
- à manifester dans les rues de Fort de France au rythme du groupe « Racines »
- à suivre la prestation de l’Atelier théâtre de la CGTM dirigé par José ALPHA.
Et pour clôturer cette journée de mobilisation, les participants pourront s’exprimer après la projection d’un film vidéo qui sera suivi d’un débat.
le 07-03-2018 



La CGTM fait route vers son 14è Congrès

Le XIVe Congrès Confédéral de la CGTM se déroulera au début du mois de juin 2018. Ce Congrès sera, à ne pas douter, un moment privilégié où les principaux sujets concernant la vie et l’orientation des activités de la CGTM seront débattus. A titre d’exemples, le rajeunissement des cadres, la construction des luttes,  les moyens d'action pour un avenir pour la jeunesse, le rapport aux autres organisations syndicales, la place de la CGTM dans le syndicalisme Caribéen et Mondial.
Ce sera également l’occasion, pour les quelques 300 intervenants, de se rencontrer, d’échanger et d’aborder les sujets d’actualités qui touchent de près ou de loin la société Martiniquaise.
Pour orienter son action de façon juste, il est indispensable à l’Organisation syndicale de bien comprendre la situation sur le terrain où elle agit, celui de Martinique, et il est tout aussi nécessaire à la CGTM de regarder vers l’extérieur.
C’est pourquoi, le contexte international, Français, et Martiniquais dans lequel se prépare ce 14me Congrès de la CGTM guidera ses débats pour ensuite déterminer quelle orientation qui devra marquer ses pas pour la période à venir.
D’ores et déjà, tous les Syndicats Confédérés sont invités à s’approprier ce moment phare et à tout mettre en œuvre dans le cadre de leurs débats préparatoires, pour la réussite de ce 14è Congrès.
le 23-02-2018



Le scandale du Chlordécone au niveau de la santé humaine

 
Il est admis aujourd’hui, afin de protéger les populations, de mettre en œuvre la surveillance des lieux contaminées (cartographie des terres, élevages agricoles, espaces maritimes etc…) afin d’une part d’analyser et d’évaluer les cas de dépassement des valeurs recommandées, et d’autre part d’ouvrir l’information à la population et sans doute à terme, procéder à l’indemnisation des professionnels quant à leur manque à gagner.
Cependant, le partie pris de limiter le périmètre de cet empoisonnement à la terre, aux légumes et aux poissons, devient de plus en plus insupportable. Car c’est à souhait que les propos dans ce débat public: pétition, rapport BRGM, conférence de presse, déclarations officielle, intervention de députéetc………cherchent à tenirà l’écart la question de l’empoisonnement présumé au Chlordécone, dont seraient également victimes les ouvriers agricoles.
Pourtant, l’exposition des ouvriers agricoles qui ont pratiqué ou qui pratiquent encore l’épandage, ces produits ne se limitent pas qu’au seul Chlordécone. L’association permanente de produits : insecticide, fongicide, nématicides, défoliant, et d’herbicide font l’effet d’un cocktail de produits phytosanitaires, rendant encore plus dangereux les conséquences d’une contamination.
Alors sans plus attendre, il y a lieu d’engager une étude sérieuse dans le cadre du Nouveau Plan d’Action Chlordécone, afin d’éclairer, sur l’état de santé des ouvriers, ceux qui ont été en relation avec le cocktail de produits phyto, (Nemacur, Mocap, Roundup, Mistral, Vydate l, Curlone, Neoron, Gesapax autosuspensible, Miral 109, Karate Vert, Vydate, Reglone z , R.bix, Fusillade xz, Bullit, Extravon, Ouragan, Texalo, Temik, Regent g 10, Fungaflor), et ce, même à faibles doses !
 
La CGTM réclame que soit entreprise une enquête de santé publique pour les populations ouvrières (ouvriers et familles) également une démarche grandeur nature, d’évaluation des risques dans les entreprises agricoles. Et sans attendre les résultats de cette étude, il importe de dépister les jeunes enfants de ces familles ouvrières afin de les faire traiter.
La CGTM rappelle la défaillance des employeurs sur l’obligation d’information de l’Article R4141-2 du Code du travail mais également le non-respect des exigences du livre 4 du même Code et principalement des Articles L.4121-1 ; L.4121-2 et demande que l’Etat se porte garant d’une véritable enquête au niveau des entreprises agricoles.
Les pollueurs doivent être les payeurs. Il appartient, aujourd’hui, à ceux qui ont profité de la mise en œuvre de cette pollution massive, d’en assumer les conséquences. Pour cela, il y a lieu de mettre en place un fond Fonds d’indemnisation, à l’aune de ce qui a été fait pour l’amiante, au bénéfice des victimes salariés agricoles ou retraités du régime général ainsi qu’à leurs familles.
le 23-02-2018



L’usine du Galion sera finalement raccordée à Albioma

Tout ça pour ça, pourrait-on dire ! En effet, suite à la plénière de la CTM dont le débat promettait de conclure sur une alternative autre que le raccordement de l’usine à Albioma, la querelle entre pro et anti Albioma a rapidement tourné court.
Finalement, entre les deux propositions soumises à l’assemblée, aucune ne remporta la mise. La confrontation se termina par un match nul servi par des palabres sans importances. Ceci, alors qu’il était attendu des échanges fondateurs d’un nouveau projet pour l’alimentation en énergie de l’Usine du Galion.
Les ouvriers du Galion, dans un communiqué ne sont pas allés par quatre chemins. Ils ont rappelé que : « l’option de la réparationde la chaudière proposée par les élus à la plénière du 14 novembre dernier n'a fait l'objet d'aucun échange avec le Conseil d'Administration et les Instances du personnel de l'Usine du Galion. Les coûts (aucun devis) et les délais annoncés pour cette réparation sont irréalistes et ne permettent pas d'assurer le fonctionnement fiable et durable de la chaudière ».
Ils ont confirmé que pour eux : « L'option couplage attendue à la centrale thermique en proximité est la seule solution viable et durable permettant d'assurer la campagne 2018 et les autres à venir à des coûts maîtrisés et raisonnables, permettant de résoudre les problèmes sanitaire, sécuritaire, économique et écologique. Ceci avec la mise en oeuvre du plan de modernisation de la sucrerie, avec des fonds européens (FEDER et FEADER), acté par son conseil d'administration et en cours d'instruction à la CTM dont nous sommes toujours en attente de validation. Le coût de modernisation sera bien moindre que le coût de la réparation et la mise aux normes de la chaudière. Cette modernisation rendra le Galion plus performant et fiable »
Les politiques de l’assemblée ont franchement déçu tous ceux qui suivaient les débats. Ils n’ont rien fait d’autre que « blablater » une journée entière avec des argumentations sans aucun intérêts pour en fin de compte conclure, « Circulez il n’y a rien à voir le Conseil d’administration du Galion a déjà pris sa décision le Galion sera donc raccordé à Albioma » !
Il leurs a sans doute échappé que le spectacle qu’ils ont proposé dans la plénière était non seulement décevant mais également propre à attirer non seulement l’ironie mais le mépris de ceux qui écoutaient ce jours-là !



L’Apa, comment ça fonctionne ?

L’allocation personnalisée d'autonomie (Apa) permet de financer une partie des dépenses nécessaires au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes.
Pour qui ?
L’Apa est destinée aux personnes âgées d’au moins 60 ans. Pour pouvoir y prétendre, elles doivent :
 • être rattachées à la grille Aggir (autonomie gérontologique groupes iso-ressources) qui définit un degré de dépendance de 1 à 4 ;
 • résider soit à domicile, soit chez un proche, soit chez un accueillant familial, soit dans un établissement dont la capacité d’accueil est inférieure à 25 places, soit dans une résidence autonomie (anciennement « foyer-logement ») ;
 • habiter en France de manière stable et régulière.
Pour quoi ?
Aux personnes classées dans l’un des groupes 1 à 4 de la grille Aggir, un plan d’aide est proposé, qui recense les besoins et l’ensemble des dépenses nécessaires au maintien à domicile. Par exemple :
 • rémunération d’une aide à domicile ;
 • aides concernant le transport ou la livraison de repas ;
 • aides techniques et mesures d’adaptation du logement ;
 • recours à un ou plusieurs dispositifs de répit : accueil temporaire (en établissement ou famille d’accueil), relais à domicile, etc.
Le dossier
Il est à retirer auprès de la mairie (Ccas) de la commune où réside le bénéficiaire, du département, ou d’un point d’information local dédié aux personnes âgées. Après réception, une équipe médico-sociale se charge d’évaluer le degré de perte d’autonomie, ainsi que le besoin de répit des proches aidants. Elle effectue une visite à domicile.
Le montant de l’aide
Le montant mensuel de l’Apa dépend du degré de dépendance du bénéficiaire :
 Selon ses revenus, une partie peut rester à sa charge.
Le versement
L’Apa est versée directement au bénéficiaire.
Des exceptions sont possibles :
 • une partie peut être versée au service d’aide à domicile ou à l’organisme qui fournit l’aide technique, réalise l’aménagement du logement ou assure l’accueil temporaire ou le répit à domicile.
 Après décès du bénéficiaire, l’Apa n’est pas récupérable sur la succession.


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