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Fin de grève à Milénis Guadeloupe, les salariés ont obtenu ce qu’ils voulaient

La direction du Groupe Safo et de son enseigne Milénis, a signé dans la nuit de samedi à dimanche le protocole d'accord de fin de conflit avec l'intersyndicale UGTG/CGTG en. 8 points défendu par les salariés en grève.
 
Parmi les points actés dans ce protocole d'accord, on trouve entre autres points : l'accord Bino avec la totalité les 200 euros nets, le maintien de la subrogation, l'indemnité de transport, La prime de panier, les tickets restaurants, avec à négocier un nouveau régime pour la prime d'ancienneté.

le 11-02-2019
 
Lire le tract de Combat Ouvrier:

le journal de greve n° 10 la victoire
Taille : 267 ko - Dernières modifications : 11/02/2019
 


A propos du licenciement discriminatoire d’un travailleur handicapé
(Lu dans Chronique Ouvrière)

La question du caractère discriminatoire du refus de rechercher un reclassement d’un salarié déclaré inapte par le médecin du travail a déjà été abordée dans les colonnes de Chronique Ouvrière (voir P. MOUSSY, « Le refus de rechercher sérieusement un reclassement d’un salarié « inapte » conforme aux indications du médecin du travail constitue une discrimination en raison de l’état de santé », Chronique Ouvrière du 8 avril 2011, http://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article285).
L’arrêt rendu le 29 juin 2018 par la Cour d’appel de Douai mérite d’être signalé en ce qu’il a prononcé la nullité du licenciement jugé discriminatoire d’un travailleur handicapé déclaré inapte à effectuer certaines tâches et dont l’employeur s’était bien gardé de chercher sérieusement à le reclasser.
L’employeur, par l’intermédiaire d’une stagiaire des ressources humaines, s’était contenté d’échanges de courriels stéréotypés avec d’entreprises appartenant aux même groupe sans se livrer à des études de postes ou à des recherches d’aménagements de postes conformes aux prescriptions du médecin du travail qui auraient été de nature à permettre de maintenir l’emploi du salarié encore en capacité de travailler.
Le salarié avait à plusieurs reprises demandé à l’employeur de prendre contact avec le Service d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés (SAMETH) en vue d’explorer les possibilités de conserver son emploi.
L’employeur s’était bien gardé de répondre positivement à cette demande de consultation de l’organisme spécialisé.
La Cour d’appel a considéré que cette absence de collaboration de l’employeur constituait un indice sérieux de l’absence d’une recherche sérieuse des possibilités de reclassement dans les termes suivants : « Il appert en outre qu’invité à deux reprises par le salarié à consulter le SAMETH, service chargé de prévenir la perte d’emploi des travailleurs handicapés, afin de trouver une solution permettant le maintien de son emploi, l’employeur n’a pas accompli une telle démarche et qu’il ainsi fait perdre à M. xxx une chance de conserver son emploi. S’il est exact qu’aucune disposition légale n’obligeait la SASU ISS PROPRETE à prendre l’attache dudit service, son refus d’y procéder malgré les demandes pressantes du salarié révèle une exécution défaillante de l’obligation de reclassement dans la mesure où il a négligé un moyen parmi d’autres d’y parvenir ».
La Cour d’appel a ainsi constaté que l’employeur, en s’abstenant délibérément de prendre contact avec le SAMETH, s’est refusé à prendre une mesure appropriée pour permettre au salarié de conserver un emploi, malgré son handicap.
Il a été souligné que c’est le souci du législateur de « légitimer en matière de handicap l’imposition à l’employeur « d’aménagements raisonnables » en faveur des personnes handicapées » qui a conduit à préciser que c’est seulement si elles sont « objectives, nécessaires et appropriées » que les différences de traitement fondées sur l’inaptitude liée à un handicap ne constituent pas une discrimination (voir M. BLATMAN, P-Y. VERKINDT, S. BOURGEOT, L’état de santé du salarié, 3e éd., 497 et s.).
Dans la présente espèce, la Cour d’appel a donc considéré qu’en application des articles L. 5213-6 et L. 1133-3 du Code du travail le salarié licencié avait été victime d’une discrimination liée à son état de santé et à son handicap après avoir relevé que « nonobstant l’importance de ses effectifs et le nombre de ses métiers l’employeur ne justifie d’aucune étude de poste ou d’aménagement du poste de travail du travailleur déclaré inapte, qu’il n’a pas consulté l’organisme susceptible de l’aider à trouver une solution de reclassement et que manière générale il n’a pas sérieusement exécuté son obligation de reclassement ».
L’employeur, qui avait manqué à son obligation d’une recherche de sérieuse de reclassement du travailleur handicapé et qui n’avait pas manifesté une réelle volonté de le conserver parmi ses effectifs, ne pouvait donc légitimement se retrancher derrière une différence de traitement « objective, nécessaire et appropriée » pour justifier la mesure de licenciement.
C’est dès lors en toute logique que la Cour d’appel a retenu que le salarié licencié avait fait l’objet d’un licenciement constitutif d’une discrimination liée à son état de santé et à son handicap et d’avoir en conséquence considéré que ce licenciement devait être annulé.

le 11-02-2019



La reponse des retraite-e-s au president de la Republique

«Reprenez vos cadeaux ! Rendez- nous notre pouvoir d’achat ! »
 
Le président a présenté ses vœux aux Français. Il n’a rien vu, sauf la violence dans certaines manifestations, rien entendu qui le concerne mais il dit avoir tout compris : les Français veulent qu’il poursuive ses réformes. Il fait l’impasse totale sur la violence sociale de ses choix politiques qui conduisent à enrichir les plus riches au détriment du plus grand nombre. Il envisage de grands débats, en précisant qu’il poursuivra son programme de « réformes », celles qui provoquent les colères sociales actuelles !

Rassemblons-nous à la Maison des Syndicats le 31 janvier à 9h.

le 28-01-2019

Lire le tract et la lettre au Préfet: 

Tract des organisations syndicales de retraités ainsi que les associations
Taille : 341 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 
Lettre au Prefet de Martinique
Taille : 290 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 


Démarches à effectuer pour bien préparer son départ à la retraite

Votre départ à la retraite, lorsque la date approche, il vaut mieux vous organiser afin de tout traiter en toute sérénité.
D’abord : votre retraite se prépare tout au long de votre carrière : conservez tous vos bulletins de salaire, d’allocations chômage, d’indemnités maladie. Ou encore les copier et les faire authentifier.
Ensuite: retirer à la CGSSM (Caisse Générale de Sécurité Sociale de Martinique) un « relevé de situation individuelle » appelé encore « relevé de carrière) lorsque ce document ne vous est pas adressé. En effet le Code de la sécurité Sociale envisage que ce document vous soit communiqué, tous les cinq ans à partir de vos 35 ans jusqu’à votre départ.
Il recense les régimes auxquels vous avez cotisé, les rémunérations que vous avez perçues, les droits (points ou trimestres) acquis dans vos différents régimes. Prenez le temps de le lire, surtout si vous avez eu plusieurs employeurs ou si vous avez travaillé à l’étranger. Repérez les éventuelles erreurs ou « trous » dans votre carrière et signalez aux organismes concernés les anomalies éventuelles. Ces relevés vous aideront à prendre votre décision quant à la date de votre départ. Si vous êtes à deux ans de la date de départ en retraite et n’avez pas reçu ce document, vous pouvez le demander à chacune de vos caisses de retraite, qui vous le fourniront gratuitement.
Important: dès l’âge de 55 ans, commencez à vous renseigner, à estimer le montant de votre retraite… Depuis 2010, l’âge légal de la retraite est de 62 ans (attention : une réforme est attendue au premier semestre 2019), sauf si vous pouvez bénéficier d’un dispositif de retraite anticipée. Vous pouvez partir plus tard si vous n’avez pas le nombre de trimestres suffisant pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Pour toucher une pension à taux plein, il faut avoir cotisé entre 161 et 172 trimestres, selon votre année de naissance.
(Voir le tableau)
Un conseil: fixez votre date de départ un an à l’avance afin de vous organiser, car la pension n’est pas versée automatiquement. Vous devez la demander auprès de vos caisses quatre à six mois avant la date de départ souhaitée afin d’éviter des ruptures de versement. Vous devez vous rendre à votre Caisse de retraite ou encore procéder à cette démarche qui se fait également en ligne.
Pour toutes vos démarches et pour trouver tous les renseignements utiles quel que soit votre régime : lassuranceretraite.fr
le 28-01-2019

Voir le tableau de l’âge de départ
Taille : 223 ko - Dernières modifications : 28/01/2019
 


Proposition de loi à propos de la création d’un fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone et du paraquat en Guadeloupe et en Martinique.

Cette proposition de loi est présentée par un groupe de parlementaires originaires des outremers, socialistes et apparentés.
 
Dans l’exposé des motifs, ces parlementaires rappellent comment de nombreuses surfaces agricoles, les eaux des rivières et la mer ont été pollués par le chlordécone et le paraquat en Martinique et en Guadeloupe pour les besoins de la production de la banane pour l’exportation. Ces molécules sont interdites depuis 1976 aux USA,  1981 EN France mais leur utilisation a perduré jusqu’n 1993 en Martinique et en Guadeloupe alors que la toxicité de ces produits pour l’homme était prouvée. A notre sens, il s’agit d’un empoisonnement volontaire de toute une population par les gouvernements qui ont autorisé l’utilisation de ces pesticides dans nos territoires uniquement pour des raisons de profit.
 
La population la plus impactée est d’abord celle des ouvriers agricoles et leur famille. On note chez ces personnes un taux anormalement élevé de cancer de la prostate, des troubles neurologiques et des problèmes de fertilité. Mais c’est toute la population de ces pays qui subit les conséquences par la consommation de certains produits issus de terres contaminées.
 
L’Etat français peine à reconnaître sa responsabilité dans cet empoisonnement.  Plusieurs médecins ont alerté sur le nombre anormalement élevé de maladies qu’ils estiment liés à l’utilisation des pesticides mais la réponse officielle est qu’il n’y a pas de preuves formelles établies. Les chercheurs qui se sont avancés à démontrer le contraire ont subi des pressions pour revenir sur leurs déclarations  et les moyens d’investigation pour établir la vérité sont nettement insuffisants.
 
Le Président Macron, en visite en Martinique le 27 septembre 2018 déclarait que ce scandale était le fruit d’un aveuglement collectif pour lequel l’Etat devrait prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et avancer dans le chemin de la réparation. Pour ce qui nous concerne, nous pensons que l’Etat minimise sa responsabilité qui, dans le cadre de cette pollution, ne découle pas d’un aveuglement collectif mais d’une volonté manifeste d’utiliser des produits toxiques pour la population dans le seul but du profit. La responsabilité de l’Etat qui a autorisé ces produits en dépit du bon sens, alors que les effets nocifs étaient connus d’où l’interdiction en France depuis 1981, est donc totale.
 
La proposition de loi portée par ces parlementaires d’outremer vise à la création d’un fonds d’indemnisation des victimes. Il convient avant tout de déterminer la liste des victimes de cet empoisonnement.  L’article 2 de cette proposition de loi tente de lister les catégories de victimes potentielles. A notre sens, une attention particulière devrait être portée sur les ouvriers agricoles et leur famille, directement exposés aux pesticides. Il s’agit de victimes sur le plan de la santé. Certaines personnes se disant victimes se préparent à récolter des fonds d’indemnisation et se portent même partie civile dans des procès intentés à l’Etat français. Ce sont ces personnes qui ont insisté pour que perdure l’utilisation des pesticides dans nos territoires. Il y a donc lieu de faire preuve d’une grande vigilance dans la victimologie.
 
La loi devrait reconnaître la responsabilité totale de l’Etat français dans le préjudice sanitaire et environnemental subi par la Martinique et la Guadeloupe et leur population dans l’utilisation de tous les pesticides dont la toxicité est reconnue et qui sont utilisés dans l’agriculture. Les personnes ayant contribué à la poursuite de l’utilisation de ces produits après leur interdiction en France ne doivent pas se prévaloir d’un préjudice économique.
Parmi les victimes dont la liste est établie à l’article 2, la loi devrait faire ressortir nommément et prioritairement « les ouvriers agricoles et leur famille ».  L’article 4 de la proposition devrait établir une présomption d’atteinte à la santé pour les ouvriers agricoles. Pour ces personnes, la loi devrait prévoir  la gratuité de tous les examens médicaux et de laboratoire permettant d’établir leur empoisonnement.
 
L’indemnisation des victimes devraient être versées au choix, sous forme de capital ou de rente viagère.
 
L’article 8 de la proposition prévoit la possibilité de faire appel contre une décision du fonds d’indemnisation devant une cour d’appel. Le requérant à la possibilité de se faire assister ou représenté par son conjoint, un ascendant ou un descendant en ligne directe, un avocat ou un délégué des associations de mutilés et invalides du travail les plus représentatifs.  Cette possibilité devrait s’élargir à un représentant d’un syndicat représentatif de travailleurs.
le 14-01-2019



Les élèves du lycée de Chateauboeuf ne décolèrent pas !

La CGTM observe, qu’en écho au mouvement national, les lycéens des différents lycées de Martinique sont passés à l'action, et parmi ces lycéens, ceux du lycée de Chateauboeuf étaient également mobilisés contre la réforme Parcoursup, la réforme du bac général mais surtout contre la réforme du bac pro, dont on parle peu.
Les lycéens de Chateauboeuf dénoncent la réforme du lycée professionnel en évoquant le rôle que jouent les structures patronales telles les chambres de commerce et d’industrie sur la création de filières qui devra tenir comptent des conditions locales, situation qui déterminera le choix du lycéen en fonction de son lieu de vie.
Il est clair que la volonté de la réforme n’est pas de répondre aux objectifs des lycéens. D’ailleurs, cela se manifeste clairement avec les baisses générales d’heures de cours, ce qui sonne la fin programmé de la possibilité de poursuite d’études dans le supérieur pour les lycéens pro.
Aussi, la CGTM comprend et soutient les revendications des élèves qui sont aussi celles qui mobilisent les personnels de l’éducation. La réforme, ne fera que mettre en concurrence les établissements entre eux, quant à l’enjeu de la perspective de la sélection dans l’établissement supérieur
La CGTM rappelle que la seule solution est l’abandon des réformes concernant les lycées, la voie professionnelle, le baccalauréat et Parcoursup.
La CGTM appelle à soutenir les revendications, les rassemblements et les manifestations des lycéens qui expriment une légitime colère contre les inégalités que véhiculent ces réformes.
le 14-01-2019



Conditions de travail de plus en plus difficile sur les exploitations bananières

Sur les exploitations bananières, l’une des conséquences de l’arrêt de l’épandage de produits désherbant tel que le glyphosate, la star des herbicides‎, c’est la dégradation des conditions de travail.
Nul n’ignore qu’en pays tropical, il est évident que le désherbage est un enjeu majeur sur les exploitations agricoles. Et il est tout aussi frappant d’observer que rien n’est envisagé par les employeurs, pas même la plus élémentaire des solutions.
Pourtant, il est clair que les alternatives au désherbage chimique existent: Les cultures allélopathiques, la diversification, la rotation des modèles de production, le binage, le sarclage etc…
Si ces solutions n’ont pas l’air d’intéresser les employeurs c’est simplement pour réaliser des économies. Or la situation n’est pas sans conséquences pour les travailleurs. Car nul n’ignore les dangers que génèrent de telles conditions de travail.
Les ouvriers sont quotidiennement confrontés à une infestation de parasites. L’enherbement favorise également la présence des serpents, ou des scolopendres. Quant à la présence de rongeurs, c’est de l’ordre de la prolifération qui du coup produisent une quantité abondante d’urine et d’excréments.
Tout ce petit monde animal qui pullule, est vecteur de graves maladies pour l’Homme. Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé en souligne les terribles conséquences. Les travailleurs peuvent souffrir de pathologies infectieuses transmises par les rats. Leurs morsures, leurs excréments ou encore les puces qui les parasitent propagent des maladies telles que la dysenterie, la leptospirose, la toxoplasmose, des trichinoses, le typhus, la rage et même la peste que l’on croyait avoir définitivement vaincue.
Alors oui, les ouvriers doivent exiger l’application du principe de précaution car ces risques sont évitables, il n’est plus de mise qu’ils aillent risquer leur vie en voulant la gagner.
le 14-01-2019


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