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Manifestons contre l’esclavage en lybie et ailleurs, contre la barbarie, contre la responsabilité des grandes puissances ! (Lu dans Combat Ouvrier)

Notre peuple a été particulièrement choqué par les images projetées par CNN et reprises par les télés où l’on voyait une vente d’esclaves noirs africains en Lybie. Cela prouve combien il est encore sensible à cette question. Cela montre combien l’histoire de nos ancêtres esclaves pèse encore d’un poids très lourd dans les sentiments et l’inconscient collectif de notre peuple. Des manifestations ont eu lieu à Paris et un rassemblement à Pointe à pitre samedi dernier.
Mais le traitement que subissent  les migrants en Lybie n’est qu’un aspect de la barbarie qui se manifeste un peu partout dans le monde. Des milliers de migrants meurent tous les jours en Méditerranée ou dans le désert africain pour fuir la misère, la faim dans leurs pays si pauvres. Les guerres horribles en Afrique noire, en Afghanistan, les viols de masse comme arme de guerre, les enfants soldats, les bombes lancées par les grandes puissances en Afghanistan, en Irak, en Syrie, n’épargnant pas les populations civiles, la famine qui tue des millions d’êtres humains, le travail des enfants en Asie et ailleurs, l’épuration ethnique des Rohingyas de Birmanie, oui , la barbarie n’en finit pas. Et elle a une cause. Elle provient, directement ou indirectement de la volonté des grandes puissances de dépecer le monde pour les intérêts de ses grandes sociétés pétrolières et autres à la recherche d’or, de diamants, de métaux précieux pour réaliser des milliards de profits. Le système dominant dans lequel nous vivons, dirigé par les USA, la Chine, le Japon, la Grande-Bretagne, l’Allemagne la France et quelques autres est en train de plonger l’humanité dans la catastrophe et peut être dans sa perte. Ce système c’est le système capitaliste qui est fondé sur le profit pour quelques uns et l’exploitation et la misère pour la grande majorité de la population humaine. Ce système est en crise. En 2008, la crise financière et économique a plongé des millions de gens supplémentaires dans le chômage et la misère et cela aux USA aussi dans le pays le plus riche du monde. Aujourd’hui, tous les ingrédients d’une nouvelle crise économique, les mêmes qu’en 2008 existent encore. Il y aura d’autres crises, plongeant toujours plus d’êtres humains dans la misère et la barbarie.
La planète même est menacée par la pollution et le réchauffement climatique. Et les deux grandes puissances capitalistes, les USA et la Chine sont les deux plus grands pollueurs de la planète. Trump veut envoyer encore plus de CO2.
L’esclavage des migrants en Lybie rejoint l’esclavage clandestin de milliers d’êtres humains en Mauritanie, au Niger, sur lequel les gouvernements de ces états ferment les yeux, comme ceux de la « communauté internationale ».
La barbarie fait partie inhérente des sociétés de classes ou une classe supérieure s’est acheté des états pour dominer et exploiter les classes et les peuples plus pauvres. Aujourd’hui, cette classe supérieure est la classe capitaliste qui domine le monde. Hier elle a été responsable des deux guerres mondiales faisant 10 et 50 millions de morts, avec six millions de juifs exterminés dans les fours crématoires des camps de la mort, avec deux bombes atomiques jetées sur le peuple du Japon à Hiroshima et Nagasaki. Et tout cela pour que les grandes puissances se partagent les colonies. Alors lutter contre toute cette barbarie, c’est lutter contre le système capitaliste !   

25/11/2017



Libye : l’Union européenne complice des marchands d’esclaves (Lu dans Lutte Ouvrière)

Un reportage de la chaine américaine CNN, largement repris par les télévisions françaises, a montré comment les migrants sont vendus comme esclaves en Libye.
Le secrétaire général de l’ONU s’est déclaré horrifié et le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a même désigné les responsables en dénonçant « la politique inhumaine de l’Union européenne, qui consiste à aider les gardes- côtes libyens à intercepter et à repousser les migrants en Méditerranée ».
Le reportage montrait une vente digne des plus sombres heures de la période coloniale. De jeunes Noirs s’avançaient : « Des garçons grands et forts pour le travail de ferme », annonçait une voix. Et les enchères montaient : 500, 600, 650 dinars. Ces horreurs sont connues depuis bien longtemps, mais c’est la première fois qu’elles ont pu être filmées et diffusées à une telle échelle.
Kadhafi enfermait les migrants dans ses prisons, où ils rachetaient leur liberté en travaillant pour leurs gardiens ou en satisfaisant leurs caprices sexuels. À sa chute, ce sont les milices, soutenues par les puissances occidentales, qui ont pris le pouvoir et commis à leur tour ces exactions. De multiples témoignages de rescapés racontent l’enfer que constitue la traversée de la Libye pour les migrants africains. Capturés par les trafiquants et réduits en esclavage, ils travaillent dans les champs, sans salaire, à peine nourris. Beaucoup tombent malades et décèdent, parce que leurs maîtres ne veulent pas les emmener dans les hôpitaux. Les femmes et les enfants servent d’esclaves sexuels. Celles et ceux qui n’ont pas trouvé d’acheteur sont souvent abattus. En mai dernier, l’Organisation internationale des migrations (OIM) avait déjà dénoncé l’existence de marchés aux esclaves en Libye, sans grand écho.
C’est en toute connaissance de cause que l’Union européenne jette les migrants dans les mains des mafias. Elle finance dans ce but le gouvernement libyen, dit d’union nationale, installé à Tripoli. Celui-ci est soutenu par l’ONU, mais n’a d’autre pouvoir que celui que veulent bien lui accorder les milices. Son président, Fayez el-Sarraj, a signé avec l’Union européenne, menée par l’Italie, un accord lui assurant de l’argent, du matériel et une formation pour ses gardes-côtes, afin qu’ils interceptent les embarcations en mer et ramènent de force leurs passagers sur les côtes libyennes. Les dirigeants européens justifient cette politique par un prétendu désir d’empêcher les noyades. Ils savent pourtant ce qui attend les migrants dans les centres de détention. Face à cette perspective, certains préfèrent se jeter à l’eau, quitte à se noyer.
Macron a fait entendre sa petite musique dans ce concert d’hypocrisies, en déclarant qu’il allait accueillir en France 25 réfugiés évacués de Libye vers le Niger par le haut-commissariat aux Réfugiés (HCR), et en appelant d’autres pays « à rejoindre la France dans cette mobilisation pour éviter les horribles exactions subies sur les routes migratoires ». Mais la politique qui consiste à installer dans les pays de transit comme le Niger ou le Tchad des centres chargés de trier les migrants n’est qu’une autre façade de ce meurtrier verrouillage des frontières. Pour quelques réfugiés politiques autorisés à entrer en France, des millions de migrants, souvent tout aussi menacés ou fuyant simplement la misère, sont refoulés.
L’enfer libyen est tenu par les milices mafieuses, mais ce sont les dirigeants européens qui en sont les commanditaires.

25/11/2017



Guatemala : on continue à tuer les syndicalistes ……

A Guatemala City, le soir du vendredi 1er septembre 2017 – il y un peu plus d’un  mois – Tomas OCHOA sort du travail. Il est salarié de l’entreprise BREMEN SA qui produit de l’épicerie industrielle et se dit « 100% guatémaltèque ».
Il est aussi secrétaire aux litiges du syndicat SITRABREN.
Il a à peine fait cinquante mètres qu’une moto surgit. Des coups de feu. OCHOA tombe. Mort. Assassiné. Près de lui,  Andy Noël GODINEZ est blessé. Lui aussi est militant au SITRABREN.
Le SITRABREN est une organisation jeune ; elle a était créée en juillet 2016 .Il a fallu attendre février 2017 pour qu’elle soit reconnue par le Ministère du Travail.
Cet assassinat, cette agression ne sont que les derniers épisodes d’une campagne d’intimidation, de harcèlement, de menaces organisée contre les dirigeants et les militants du syndicat.
Le secrétaire général devait présenter au mois d’août de cette année une proposition de négociation collective à l’inspection du travail. Harcelé, menacé, il a démissionné.
Au sein même de l’entreprise, les pressions sont multiples : suspension du travail sans raison , envoi anticipé en congé, changements imprévus des circuits de livraison… etc .
 Intimider , décourager pour empêcher tout engagement syndical  .
 Il est difficile de résister aux menaces de licenciement, dans ce pays, - un des plus « riches » d’Amérique Centrale, avec une croissance de 3,7 %  – où les emplois sont précaires, les salaires très bas, où le chômage atteint 30% de la population active . La population sous le seuil de pauvreté y représente 54% de la population totale. L’indice de développement humain (IDH) qui tient compte entre autres du développement de la santé et de l’école est un des plus bas du monde .  
Face à la volonté du patronat  de détruire les membres les plus courageux de la classe ouvrière  , les représentants de SITRABREN ont toujours cherché le dialogue et la négociation avec la direction de l’entreprise pour régler les conflits du travail . En vain .
Le meurtre de Tomas OCHOA est pour le moment le dernier d’une si longue liste : presque une soixantaine d’assassinats de syndicalistes depuis 2007 . La plupart sont restés impunis .
On peut en citer trois pour l’année 2013 .
Le 2 mars , Kira Zulueta ENRIQUEZ est abattue dans la bibliothèque municipale où elle travaille . Elle militait au SYNDICAT DES TRAVAILLEURS MUNICIPAUX de Nueva Concepcion .
Le 8 mars, Carlos HERNANDEZ est tué par balle . Il était membre du Conseil Exécutif du SYNDICAT NATIONAL DES TRAVAILLEURS DE LA SANTE du Guatemala . Une mission de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) venait de présenter ses conclusions sur les conditions de travail des travailleurs guatémaltèques .
Le 20 mars, Santa ALVARADO , militante, elle aussi, du SYNDICAT DES TRAVAILLEURS MUNICIPAUX , est enlevée et retrouvée étranglée…
 
Honneur et respect à eux, à OCHOA et à tous ceux qui les ont précédés dans l’horreur.
Ils n’ont pas cédé au climat de répression, de violence et de mort.
Ils sont restés fidèles, malgré les menaces et la peur, aux mots d’ordre de leur banderole du 1er Mai :
 
                ! LIBERTAD SINDICAL SI !
                 ! NO MAS REPRESION !
                                                                         
                                                             ! GUATEMALA !
                                                                          ! TRABAJO DIGNO !
                                                                                    ! VIDA DIGNA !
 

14-10-2017
                                  



Le CSI (Confédération Syndicale Internationale) dénonce la montée de la violence et de la répression à l’encontre des travailleurs

Le nombre de pays en proie à une recrudescence de la violence physique et des menaces à l’encontre des travailleurs a connu une hausse de 10% en une année seulement, selon l’Indice CSI 2017 des droits dans le monde. Des attaques contre des membres de syndicats ont été documentées dans cinquante-neuf pays, suscitant une anxiété croissante en matière d’emplois et de salaires.
Selon le rapport, les intérêts des entreprises sont privilégiés aux dépens de ceux des travailleurs dans l’économie mondiale, où 60% des pays excluent des catégories entières de main-d’œuvre de la législation du travail.
L’Indice CSI 2017 des droits dans le monde se base sur 97 indicateurs internationalement reconnus pour évaluer la protection des droits des travailleurs dans la loi et la pratique dans 139 pays.
§  84 pays excluent certaines catégories de travailleurs de la législation du travail.
§  Plus de trois quarts des pays excluent une partie ou la totalité des travailleurs du droit de grève.
§  Plus de trois quarts des pays excluent une partie ou la totalité des travailleurs de la négociation collective.
§  Sur les 139 pays examinés, 50 excluent ou restreignent la liberté d’expression et de réunion.
§  Le nombre de pays où les travailleurs sont exposés à la violence physique et aux menaces a augmenté de 10% (de 52 à 59). Ils incluent la Colombie, l’Égypte, le Guatemala, l’Indonésie et l’Ukraine.
§  Des syndicalistes ont été assassinés dans 11 pays, dont le Bangladesh, le Brésil, la Colombie, le Guatemala, le Honduras, l’Italie, la Mauritanie, le Mexique, le Pérou, les Philippines et le Venezuela.
Le déni absolu des droits fondamentaux des travailleurs reste en vigueur en Arabie Saoudite. Pendant ce temps, dans des pays comme l’Irak, la Syrie et le Yémen, la guerre et la rupture de l’État de droit signifient que les droits des travailleurs ne sont plus garantis. Au Yémen, pays déchiré par la guerre, 650.000 travailleurs du secteur public n’ont plus été payés depuis plus 8 mois, alors que 4 millions d’emplois ont été supprimés dans le secteur privé, y compris les activités des multinationales Total, G4S et DNO, plongeant les familles des travailleurs dans le désarroi. L’occupation continue de la Palestine a aussi pour conséquence de priver des travailleurs de leurs droits, ainsi que de la possibilité de trouver des emplois décents.
L’Argentine a été le théâtre d’une flambée de violence et de répression de la part des forces de sécurité publiques et privées comme dans le cas d’une grève pour de meilleurs salaires et conditions à l’issue de laquelle 80 travailleurs ont été blessés.
En Équateur, des dirigeants syndicaux ont été muselés par les autorités et leurs bureaux vandalisés et occupés. L’industrie de l’habillement au Myanmar est elle aussi en proie à des problèmes persistants, notamment des heures de travail excessives, des bas salaires et de piètres conditions de travail, le tout exacerbé par des failles importantes dans la législation du travail qui rendent extrêmement difficile l’enregistrement des syndicats.
 

12-07-2017



Aux Etats Unis, l’insécurité alimentaire explose plus de 50 millions d’américains sont concernés.

Malgré toutes les déclarations du milliardaire sexiste et xénophobe D.Trump aux Etats Unis, pour ceux qui vivent au bas de l’échelle économique, ils sont des millions à avoir faim au quotidien dans tout le pays.
 
C’est une misère qui touche plus particulièrement les jeunes américains âgés de 10 à 17 ans, on estime qu’ils sont 6,8 millions à être en insécurité alimentaire, ce qui signifie qu’ils ne disposent pas d’un accès continu à une quantité suffisante d’aliments nutritifs à un prix abordable. 2,9 millions sont aux prises avec une sécurité alimentaire très fragile, et environ 4 millions vivent dans des ménages en situation d’insécurité alimentaire, où il y a une réelle menace de manquer de nourriture.
 
Le nombre d’Américains qui sont inscrits au Programme d’aide à la nutrition supplémentaire (SNAP) a augmenté de 70 pour cent depuis 2008.
 
Il est donc observable que pendant que la coterie de Trump (banquiers, industriels, hommes d’affaires…) s’installe à la Maison Blanche, le nombre d’américains en état « d’insécurité alimentaire  » explose !
 
Les nouveaux chiffres qui montrent que la pauvreté est à la hausse aux États-Unis, expliquent également que le nombre de personnes recevant des coupons alimentaires a grimpé à un niveau record et la courbe de ces chiffres poursuit sa progression vertigineuse depuis 2008.
Plus grave encore, c’est que parmi ces pauvres, il y a ceux qui vivent dans une pauvreté extrême, ce sont les ménages dont le revenu est inférieur à deux dollars par personne et par jour. 
Malgré ces chiffres alarmants, Trump promet de réduire de plusieurs milliards de dollars les programmes aidant ceux qui sont dans la pauvreté : la santé, l’aide au logement, l’éducation préscolaire, les prestations de nutrition, ainsi que d’autres assistances fournis par l’État.
Ainsi va la vie pour les pauvres et les démunis de la société, dans un tel contexte, il est clair que le rêve du capitalisme américain s’évanouie pour ces millions de familles américaines, et cela engendre déjà, beaucoup de frustration, et de désespoir.

18-02-2017



La CSI condamne l’assassinat du journaliste somalien

Ali venait de partir de la station de radio où il travaillait, Radio Shabelle, pour rendre visite à des parents à Jiiro-garoob, dans le quartier de Yaqshid, lorsqu’il a été abattu de cinq balles au niveau de la poitrine et du cou. Membre et militant du syndicat de journalistes NUSOJ, affilié à la centrale syndicale somalienne FESTU, elle-même affiliée à la CSI, Ali est le 13ème journaliste assassiné en Somalie depuis neuf ans.
Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI, déclare : « Les journalistes sont pris pour cible en Somalie en toute impunité, et nous exigeons que les autorités mènent une enquête approfondie et impartiale sur le meurtre d’Ali. Les personnes qui ont commis cet acte odieux, et celles qui les ont incitées à le commettre, ou qui ont commandité l’assassinat d’un journaliste innocent, doivent être traduites en justice. Nous faisons part de nos plus sincères condoléances à la famille, aux collègues et aux amis d’Ali ».
La CSI craint que les journalistes, syndicalistes et défenseurs des droits humains, qui courent déjà d’immenses risques en Somalie, se retrouvent dans une situation encore plus dangereuse pendant toute la période précédant les élections nationales indirectes, qui auront lieu prochainement.
« Les autorités doivent prendre des mesures de toute urgence, puisqu’elles n’ont pas donné suite aux demandes d’action urgentes adressées par les organisations syndicales pour garantir la sécurité des défenseurs de la liberté d’expression, des droits des travailleurs et de la démocratie », ajoute Burrow.

16-10-2016



Communiqué : La CSA condamne l’assassinat lâche de la dirigeante indigène Berta Caceres

La Confédération Syndicale des travailleurs et des travailleuses des Amériques (CSA), expression continentale de la Confédération Syndicale Mondiale (CSI), qui représente dans la région plus de 55 millions de travailleurs et travailleuses, condamne avec la plus grande énergie le lâche assassinat de la dirigeante indigène Berta Caceres ; elle était représentante du Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes  du Honduras (COPINH) et une défenseuse reconnue des droits humains au Honduras . Elle a été assassinée à l’aube du jeudi 3 mars dans sa maison de La Esperanza, Intibuca, au Honduras . Lors de cette même lâche agression, fut blessé Gustavo Castro ; il est mexicain et adhérent de l’Organisation Autres MondesChiapas/Amis de La Terre México , du Réseau Mexicain des victimes de l’industrie minière (REMA) et du mouvement Mésoaméricain contre le Modèle d’Extraction Minière (M4) .
Berta Caceres était une combattante à la volonté de fer en faveur des droits des peuples premiers et pour la défense de la justice sociale et environnementale  ; elle était une des dirigeantes de la résistance face à l’impunité des entreprises transnationales, qui,  avec la complicité des gouvernements,  prétendent s‘emparer des territoires et des biens communautaires au Honduras ; pour cette raison elle fut poursuivie, mise en accusation et menacée de mort à différentes reprises, à tel point que la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) recommanda des mesures de précaution  pour qu’elle puisse bénéficier d’une protection spéciale de la part du gouvernement hondurien .
L’Etat hondurien est le principal responsable chargé de mettre fin à la situation de violence et d’impunité généralisée du pays ; il doit protéger l’intégrité physique et la vie des défenseurs, hommes et femmes, des droits humains et garantir le respect des droits des peuples premiers face aux abus des entreprises transnationales.
La CSA exige du gouvernement du Honduras qu’il recherche, identifie et sanctionne les responsables de fait et les commanditaires de l’assassinat de Berta Caceres et de tous les défenseurs, femmes et hommes, des droits humains qui ont été victimes de la violence ; que soit garanties la vie et l’intégrité physique du camarade Gustavo Castro, témoin clé de l’assassinat de Berta ; que soient suspendus les projets hydroélectriques et miniers dénoncés comme étant attentatoires aux droits territoriaux des peuples premiers ; et qu’il soit mis fin à la persécution et à la criminalisation de ceux qui défendent les droits humains et la justice sociale et environnementale .
 
(traduit de l’espagnol  le 31 mars 2016)
Nous nous joignons aux nombreuses protestations  qui se sont élevées contre ce lâche assassinat.
 



Omar Faruk, secrétaire général de la FESTU (Somalie), échappe à une tentative d’assassinat à Mogadiscio.

Le secrétaire général de la FESTU (Fédération somalienne des syndicats) se rendait dans le bureau du syndicat lorsque trois hommes armés ont criblé son véhicule de balles. Omar Faruk a échappé, par chance, à la mort, mais l’un de ses gardes du corps a été grièvement blessé.
C’est sans doute parce qu’Omar Faruk a dénoncé récemment une loi controversée sur les médias adoptée par le Parlement somalien, qu’il est considéré comme une menace pour la liberté des médias dans le pays.
Mais il faut se souvenir qu’Omar Faruk a été par le passé menacé à plusieurs reprises par certains groupes radicaux. Déjà en 2013 il avait été découvert une bombe enterrée à l’entrée du siège du syndicat à Mogadiscio.
Cette nouvelle tentative d'assassinat illustre bien l’hostilité du pouvoir Somalien en direction d’un syndicat qui affirmait il y a peu par la voix de ses dirigeants qu’: "aucune attaque ou tentative sur la vie de nos dirigeants ne nous empêchera d’accomplir notre mission historique, qui est de libérer les travailleurs et travailleuses de l'exploitation, de l'oppression et de la soumission."
A l’occasion de cette tentative d’assassinat, le mouvement syndical lié à la CSI a largement exprimé sa solidarité avec le mouvement syndical Somalien.

21-02-2016



FIFA : Michel Platini out, c’est le Cheikh Salman du Bahreïn qui pointe son nez !

Michel Platini vient de le déclarer « il jette l’éponge » et donc ne se présentera pas aux prochaines élections pour la présidence de la FIFA.
Michel Platini, le fameux tireur de coup de pied franc de l’équipe de France de foot avait, on se souvient, obtenu de Joseph Blatter, l’ex-patron déchu de la FIFA, une somme rondelette de 2 millions USD reçu pour le paiement d’un service rendu scandale qui l’a copieusement éclaboussé.
Mais voilà la page Platini à peine tournée, que la rumeur a enflé d’une possible candidature du Cheikh Salman à la présidence de la FIFA. Mais contre cette candidature, des voix s’élèvent et expriment leur inquiétude concernant ce nouveau prétendant à direction la FIFA.
En effet il se dit du Cheikh Salman, du côté des défenseurs des droits humains du Bahreïn, que ce dernier est soupçonné de complicité dans la détention et la torture de footballeurs et d’autres athlètes lors d’une répression sanglante lancée par les dirigeants du Bahreïn en 2011.
Aujourd’hui, les autorités refusent à enquêter sur les accusations portées à l’encontre du Cheikh Salman. Cependant, il ne demeure pas moins inconcevable qu’une personne, contre qui pèsent d’aussi lourdes allégations de violations des droits humains, puisse s’engouffrer dans le vide résultant des investigations de corruption menées par la Suisse et les États-Unis contre les actuels déchus du foot.
Cette affaire concernant le Cheikh Salman qui se profile, risque d’être une vraie patate chaude qui embarrassera dans les mois prochains le biotope du foot international. Ce foot, versant tantôt dans corruption ou dans l’indignité risque à ce rythme, de perdre toute crédibilité aux yeux de ceux qui les observent.
 



COP 21 : Un accord qui perpétue les hégémonies existantes

Cent-cinquante chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour la conférence de Paris sur le climat. Ils ont annoncé de nobles intentions et promis l’engagement de leurs gouvernements pour limiter le réchauffement climatique. Deux semaines plus tard, que reste-t-il de ces intentions ? Au fil des tractations en coulisses et des débats en plénière, les États ont reculé sur tout.
Il y a certes un accord, mais à quel prix et avec quel contenu ? Où est la justice environnementale et sociale ? Il ne subsiste qu’une coquille vide acceptable par les pays développés – et les multinationales omniprésentes à la COP. Surtout, les populations et les pays victimes du réchauffement climatique – principalement dans les pays du Sud – vont encore devoir payer l’addition de politiques irresponsables élaborées sans aucune considération des retombées.
Les engagements en matière de financement, de transferts de technologie, d’ambition à long terme sur les émissions et de règlement des pertes et dommages n’offrent aucune perspective de ralentissement du réchauffement climatique, et encore moins pour son arrêt.
Les pays industrialisés, historiquement les plus pollueurs – États-Unis au premier chef – ont peu à craindre d’un cataclysme climatique. Ils ont les moyens d’y pallier. Même si les conséquences pèsent sur leurs travailleurs et populations, la technologie et les finances existent pour atténuer les retombées. En revanche, les pays en développement, dont les organisations syndicales et associatives n’ont pas eu les moyens d’assister à la COP, vont payer le prix fort. Les travailleurs de ces régions sont les victimes du manque de courage de la conférence de Paris.
Les négociations climatiques ne portent plus depuis longtemps uniquement sur des thèmes environnementaux. Elles traitent aussi des questions sociales et humaines. La COP21 pose une fois encore la question des solidarités entre les peuples de notre planète, à nouveau sans réponse. Les migrations climatiques, les tensions sociales et l’augmentation des inégalités en seront les conséquences.
Les organisations signataires de la présente dénoncent vigoureusement l’irresponsabilité des gouvernements, et en premier lieu des pays industrialisés. Les clés de notre avenir sont à trouver parmi nous, dans la coopération, la solidarité et la lutte. Les gouvernements ont refusé de prendre leurs responsabilités face à l’histoire. À nous, par conséquent, de nous engager dans des luttes réelles et solidaires contre le réchauffement climatique, pour les droits fondamentaux, pour la transition juste et le travail décent, pour tous et partout.
Paris, 12 décembre 2015



La CGTM s’associe à la campagne de soutien aux travailleurs de Mayotte

A Mayotte, depuis le 3 novembre 2015, les salariés du secteur public et du secteur privé sont en grève à l’appel de l’intersyndicale réunissant les 6 premières organisations syndicales de l’île. Depuis des mois, la situation sociale se tend face à l’absence de réponses apportées aux revendications des organisations syndicales. En septembre 2015, Salim Nahouda, secrétaire général de la CGTMayotte, prédisait une crise sociale sans précédent. Aujourd’hui l’exaspération est à son comble et le mouvement de lutte se durcit.
Tant dans le secteur public que le secteur privé, la situation est figé Mayotte, 101e département français est une terre délaissée par la République. A ce jour, dans l’île, française depuis 1841, l’application du code du travail national n’est toujours qu’à hauteur de 22%. Seules deux conventions collectives sont effectives dans le secteur privé. Les mahorais revendiquent donc le juste rattrapage du droit avec le territoire hexagonal, avec l’application immédiate et entière du Code du travail ainsi que l’application des conventions collectives nationales. Dans le secteur privé encore, ils revendiquent leur droit à la solidarité nationale pour les retraites de base et complémentaires ainsi que pour les prestations sociales.
Dans le secteur public, les mahorais font face à un départ régulier des fonctionnaires et l’absence de pourvoi des postes créés. Ils réclament donc la revalorisation de l’attractivité de l’île, le développement de services publics de qualité pour développer les potentialités de l’île. Nombres d’années de cotisations des fonctionnaires pour la retraite ne sont pas comptabilisées, avec une incidence directe sur la qualité de vie des retraités qui ne peuvent faire face au coût élevé de la vie sur l’île. Pour les actifs, c’est la reconstitution des carrières pour une considération des années passées au statut de Collectivité Départementale ainsi qu’une augmentation de l’indexation des salaires qui est demandée pour pouvoir pallier à la vie chère.
Enfin, nombre de militants et délégués syndicaux ont été menacés et licenciés en raison de leur engagement. L’intersyndical réclame leur réintégration immédiate dans leur emploi et le respect du dialogue social à Mayotte.
La CGTM soutient pleinement les revendications portées par la CGTMayotte et l’intersyndicale. Elle interpelle les pouvoirs publics français sur la nécessité urgente de prendre en compte les attentes légitimes des travailleurs mahorais. Les réponses de la ministre des Outres-mer, George Paul Langevin aux organisations syndicales lors de sa visite le 10 novembre ne sont pas au niveau d’un dialogue social de qualité. La CGTM témoigne de son entière solidarité avec les travailleurs mahorais dans leur lutte pour que l’égalité des droits s’applique sur l’ensemble du territoire français.
Solidarité avec les travailleurs de Mayotte !
 28-11-2015



L’OIT rapporte que le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits annuels

Selon un rapport de l'OIT, dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits illégaux par an, environ trois fois plus que le montant estimé précédemment. Ces gains illégaux sont tirés du travail forcé de quelque 21 millions de personnes.
Lire le rapport...

Profit et pauvreté


Répression antisyndicale au Paraguay

Selon l’information dévoilée le 28 août par la Confédération syndicale internationale, des travailleurs et dirigeants syndicaux au Paraguay ont fait l’objet d’une répression brutale pour avoir réclamé de meilleurs salaires dans le secteur de l’éducation.
Nous condamnons cette répression brutale menée contre ces dirigeants syndicaux. Au moment des faits, le 28 août dernier, les travailleurs de l’éducation participaient à une manifestation pacifique où ils revendiquaient des augmentations salariales de 7%.
A cette virée sanglante des forces de l’ordre, plusieurs dirigeants syndicaux furent estropiés par la police. Parmi eux, Silvio Piris, président de la Federación de Educadores del Paraguay (Fédération des enseignants), Santiago Ortiz, secrétaire général du Sindicato de Periodistas del Paraguay (Syndicat des journalistes) et Juan Gabriel Espínola, secrétaire général de l’OTEP-Auténtica.
Ces évènements nous révèlent que l’état Paraguayen d’Horacio Cortès et du Parti Colorado, renoue avec sa réputation de répression et de corruption tel que ce fut le cas aux heures sombres de la dictature d'Alfredo Stroessner.
 



En Colombie, Attentat à la bombe contre une dirigeante syndicale

Le 10 février 2014, la Confederación General del Trabajo (CGT) a condamné l’attentat dont a été victime Elsa María Páez, membre des comités exécutifs de la CGT et de l’Unión de Trabajadores Penitenciarios del Inpec (UTP).
L’attentat a eu lieu à 10 heures du soir, le 9 février : les gardes de sécurité ont découvert une grenade puissante sur le toit de son véhicule, dissimulée dans un poulet. L’explosif a été découvert alors qu’Elsa María Páez se préparait à se reposer avec son jeune fils dans sa résidence dans le centre de la ville. Grâce à la précision et à la rapidité des spécialistes de l’Unité nationale de protection, l’attentat n’a causé aucun dégât ni blessé personne.
Il convient d’ajouter qu’Elsa María Páez a été menacée à de multiples reprises et qu’il y a plus d’un an, elle a reçu de sérieuses menaces de mort



La violation des droits syndicaux dans le monde : la CSI fait un focus sur sept pays : Zimbabwe, Swaziland, Guatemala, Birmanie, Fidji, Géorgie et Bahreïn.

Selon le rapport de la CSI (Confédération Syndicale Internationale), malgré des instruments juridiques internationaux qui protègent et promeuvent la liberté syndicale et le droit de négociation collective, les syndicats et leurs membres demeurent exposés à de graves violations de leurs droits. Les syndicats font de plus en plus l’objet d’attaques, luttant pour préserver la capacité à promouvoir et à défendre efficacement les intérêts des travailleurs et des travailleuses.
 
Dans plus de la moitié des pays examinés, des travailleurs/euses ont été licenciés ou soumis à une discrimination en raison de leur affiliation à un syndicat. Le rapport comporte des informations détaillées sur la violence physique commise à l’égard de syndicalistes pour avoir mené des activités syndicales dans 24 pays.
Le Guatemala est devenu le pays le plus dangereux du monde pour les syndicalistes. Depuis 2007, au moins 53 dirigeants et représentants syndicaux ont été tués et l’on a recensé de nombreux actes de torture, tentatives d’assassinat, enlèvements, cambriolages et menaces de mort, créant de ce fait une culture de la peur et de la violence dans laquelle l’exercice des droits syndicaux devient impossible.
Lire le rapport

Pays à risque : Rapport 2013 de la CSI sur les violations des droits syndicaux



En Colombie et au Chili : attentat et assassinat contre des dirigeants syndicaux !

En Amérique Latine, les victimes que l’on compte semaine après semaines et qui sont issues des rangs des organisations syndicales de salariés, témoignent de la guerre permanente que livre le patronat contre les travailleurs et leurs organisations dans ces différents pays.
Cette fois, c’est la Central Unitaria de Trabajadores de Chile (CUT) ainsi que la Confederacion de trabajadores de Colombia (CTC), ont été les cibles de cet acharnement des hommes armés de la bourgeoisie de ces pays.
C’est pour un, en Colombie, le 21 février qu’un délégué des travailleurs de l’entreprise sous Chilectra, Juan Pablo Jiménez, a été retrouvé sans vie, avec une fracture crânienne, sur son lieu de travail. Un nouvel assassinat qui témoigne de la situation extrêmement grave que vive les travailleurs de ce pays.
C’est ensuite le 23 février qu’au Chili, lors d’une embuscade mise en place contre des représentants de la CUT qui revenaient d’un rassemblement des travailleurs de la fonction publique, ont subi des tirs nourris à l’arme de guerre d’assaillants payés par le patronat les ont contraints à stopper net leur itinéraire , et si cette fois il n’eut pas de victime, ce fut grâce au blindage du véhicule qui a empêché que les passagers ne soient blessés ou tués.
Ce sont là des actes criminels qui s’ajoutent à l’escalade de violence antisyndicale qui se vit depuis le début de l’année dans cette région du monde. Et malgré les innombrables engagements pris par les gouvernements respectifs de ces pays pour mettre fin au climat de menace et de violence contre les syndicalistes, triste est d’observer que rien ne change.
En tout cas, à travers ces évènements douloureux, rien ne pourra transformer le cours des choses, s’il faut simplement compter sur la volonté des gouvernants. Ceux-ci, il est vrai sont quasiment à la solde des grandes entreprises de leurs pays.
C’est pourquoi, pour espérer voir la peur changer de camp, les travailleurs de ces pays, ont tout intérêt à se mobiliser et à envisager de se faire justice et préserver ainsi leur intégrité physique.
 
 
 
 



La révolte des autochtones du CANADA (Robert Bibeau)

L’émergence du mouvement « Idle No More » (que l’on peut traduire par « Finie l’apathie ! »), combinée à la grève de la faim observée par la cheffe du conseil de bande de la réserve indienne d’Attawapiskat, Theresa Spence – une communauté située sur la côte ouest de la Baie James dans le nord de l’Ontario – a remis la lutte de résistance des nations autochtones au premier plan sur la scène politique canadienne.
Partout à travers le Canada des actions de révolte se sont multipliées : «flash mobs», manifestations, occupations, blocages de routes, de ponts et de chemins de fer. Ces actions témoignent de la forte présence des peuples autochtones partout sur le territoire canadien (un million deux cent mille indiens, inuit et métis reconnus – 2006) (1).
La révolte amérindienne rappelle de manière spectaculaire que l’État canadien et ses différentes composantes – telles que les gouvernements provinciaux dont le gouvernement du Québec – a été édifié sur la base de l’expropriation des terres des Premières nations, sur la base de la spoliation de leurs ressources naturelles et sur la négation de leurs droits ancestraux.
Officiellement, le mouvement amérindien « Idle No More » a été créé au mois d’octobre 2012, à la suite du dépôt au Parlement d’Ottawa du projet de loi C-45 («Mammouth II») par le gouvernement fédéral de Stephen Harper. Ce projet de loi propose notamment de modifier unilatéralement le processus de consultation des conseils de bande (autochtones) mis sur pied en vertu de l’infâme Loi sur les Indiens de 1985, prolongement de l’Acte sur les Sauvages de 1876 (2). Ces modifications au processus de consultation visent en réalité à faciliter l’intrusion, la spoliation, la dégradation environnementale, le saccage des terres sur les « Réserves indiennes » à l’encontre des intérêts des peuples autochtones.
Les instigatrices amérindiennes du récent mouvement de révolte dénoncent les modifications à la Loi sur la protection des eaux navigables et de manière plus générale, l’affaiblissement de la réglementation fédérale en matière de protection de l’environnement et des ressources naturelles, ce qui aura un impact évident sur l’avenir des communautés autochtones. Par ces mesures législatives le gouvernement fédéral s’autorise et autorise les gouvernements provinciaux canadiens – y compris le gouvernement québécois – à brader les terres autochtones. Le gouvernement Harper mène cette charge pour le profit des monopoles miniers et énergétiques canadiens et étrangers (Entreprises de l’oléoduc de la Mackenzie; multinationales minières chinoises au Nunavut; pétrolières américaines des sables bitumineux de l’Alberta; minières du Nord de la Colombie Britannique; monopoles miniers indiens et chinois et hydro-électriques québécois du Plan Nord au Québec; etc.) (3).
Depuis un mois, le mouvement « Idle No More » s’est répandu dans à peu près toutes les communautés autochtones du pays. Il met désormais en présence à la fois des membres des diverses communautés, ainsi que les leaders reconnus et appointés par l’État canadien à la tête des conseils de bande et de leurs grands regroupements nationaux comme l’Assemblée des premières nations. Le mouvement de contestation est donc marqué par toutes les contradictions qui caractérisent les relations entre les Premières nations autochtones – l’État impérialiste canadien – la classes capitaliste monopoliste qui le dirige en sous-main – et le peuple canadien.
Ainsi, l’impérative exigence de certains chefs de bande de tenir des discussions entre les chefs des Premières nations et le « Chef » Stephen Harper d’Ottawa, en présente du futile gouverneur général du Canada – puéril représentant de la Couronne d’Angleterre – loufoque reliquat d’une époque coloniale Britannique révolue, n’est nullement endossée par les ouvriers autochtones, les chômeurs, les désœuvrés vivant de l’assistance sociale sur leurs terres dévastées, spoliées et saccagées par les monopoles miniers, énergétiques et forestiers multinationaux et canadiens.
La classe ouvrière autochtone participe à ces luttes et à ces révoltes contre la Loi sur les indiens, et contre toutes celles qui l’ont précédée et par lesquelles les gouvernements canadiens – y compris le gouvernement québécois – se sont autorisés à parquer les amérindiens dans le « tiers monde » des « Réserves indiennes » – structure juridique semblable à des bantoustans – après avoir kidnappé leurs enfants, les avoir endoctrinés dans des collèges et des couvents chrétiens, loin de leurs parents, les violant et les dépouillant de leur héritage ethnique, culturel et linguistique. Depuis ce temps l’État bourgeois fédéral canadien et les gouvernements bourgeois provinciaux – y compris le gouvernement québécois – sont coupables de génocide culturel contre les Premières nations autochtones (4).
Aujourd’hui, la section amérindienne de la classe ouvrière canadienne – nos frères de classe issus des Premières nations – vivant dans les Réserves ou encore hors des Réserves, est toujours soumise à l’oppression nationale contre sa culture, ses langues et son mode de vie ancestral, mais aussi et surtout ces prolétaires sont victimes de l’oppression de classe fondement de toutes les formes d’oppression en société impérialiste.
Les ouvrières et les ouvriers canadiens issus des Premières nations soutiennent le mouvement de révolte contre la Loi sur les indiens et contre toute les mesures contenues dans les iniques Loi C-45 et C-38. Le gouvernement Fédéral et les gouvernements provinciaux au Canada – y compris le gouvernement québécois – ne doivent plus intervenir sur les territoires des « Réserves indiennes » et ils doivent cesser d’autoriser quiconque à s’activer sur les territoires autochtones sans l’accord officiel des bandes autochtones et de leurs représentants dûment choisis selon les modes de représentation autochtones.
Les luttes de résistance de la classe ouvrière autochtone sur le front économique de la lutte des classes – contre l’exploitation du travail salarié – tout comme leurs révoltes contre l’oppression nationale de classe (langue, culture, droits ancestraux, propriété et exploitation écologique de la Terre-mère et de ses ressources naturelles), sont partie intégrante de la lutte de l’ensemble de la classe ouvrière canadienne – comprenant sa section québécoise – contre le système d’exploitation impérialiste canadien.
Le prolétariat canadien salue la résistance et les luttes de sa section ouvrière autochtone



Les syndicats colombiens sont toujours victimes des paramilitaires.

Malgré l’accord signé par le président Santos et le président Obama en avril 2011, les paramilitaires continuent toujours de tuer des syndicalistes en Colombie, en dépit de ces engagements pris en plus haut lieu.
Cet accord sur les droits du travail qui avait la prétention d’offrir une protection aux syndicalistes en contre partie d’un accord de libre échange n’a eu aucun résultat.

D’après les statistiques fournies par l’Escuela Nacional Sindical, principale organisation de surveillance des droits syndicaux en Colombie, depuis l’entrée en vigueur du plan d’action sur le droit du travail 34 syndicalistes ont été assassinés et 485 dirigeants syndicaux ont reçu des menaces de mort.
 « Il n’a pleinement résolu ni les graves violations des droits syndicaux, ni la violence continue et les menaces à l’encontre des syndicalistes et des défenseurs des droits humains ».
« En outre, le plan d’action sur les droits du travail ne comportait pas de dispositions spécifiques contraignant la Colombie à mettre en place une pratique soutenue, significative et mesurable quant au respect des engagements, à présenter avant tout vote au Congrès ou avant l’entrée en vigueur officielle de l’accord e libre-échange», concluait-elle.
En Colombie, Quiconque fait entendre sa voix et a une vision différente de celle des tenants du pouvoir s’expose à être assassiné.car les paramilitaires sont un projet de l’État pour protéger les entreprises multinationales.
Cela fait des années que les syndicalistes reçoivent des menaces et subissent des agressions parce qu’ils sont dirigeants de SINALTRAINAL, le syndicat des usines de mise en bouteille de Coca Cola. L’objectif étant d’établir un environnement plus propice à l’exploitation de la main-d’œuvre et des ressources naturelles Colombiennes.

06-10-2012
 



Tchad : 18 mois de prison avec sursis pour des dirigeants syndicaux
Communiqué de la CSI

La CSI a fermement dénoncé les peines imposées contre trois dirigeants syndicaux au Tchad ce mardi 18 septembre. Leur seul crime a été de dénoncer l’état des choses dans leur pays, raison suffisante, selon la justice tchadienne, pour les condamner à 18 mois de prison avec sursis, pour "diffamation" et "incitation à la haine".
Le président de l’Union des syndicats du Tchad (UST) Michel Barka, son vice-président Younous Mahadjir et son secrétaire général François Djondang ont, en plus, été condamnés à une amende d’un million de francs CFA (1500 euros).
L’UST, à l’origine de la grève du secteur public entamée mi-juillet et suspendue ce week-end pour permettre aux négociations de se dérouler dans le calme, avait lancé une pétition qui stipulait, entre autres, que : "Tous les Tchadiens subissent la mort dans l’âme : le népotisme, la mauvaise gestion, l’impunité, la cherté de la vie, la paupérisation sans précédent de la population, bref l’arbitraire du pouvoir (du président Idriss) Deby. [...] Toute la population du Tchad vit dans une précarité absolue. Il manque de l’eau potable, de l’électricité, des médicaments, des produits de première nécessité".
Le jeudi 13 septembre, la CSI a écrit aux autorités pour les exhorter à mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des syndicalistes. L’organisation syndicale déplore le fait que la justice du Tchad fait preuve d’un manque flagrant d’indépendance. " Le gouvernement tchadien n’accepte ni les e contestations, ni de remises en cause de ses décisions.. Dans un climat pareil, il est impossible pour les syndicats de défendre les droits des travailleurs et travailleuses, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI
 
22-09-2012



Afrique du Sud : la police tire sur les mineurs en grève, tuant 34 personnes !

Le jeudi 16 août Trente-quatre mineurs ont été tués et soixante-dix-huit blessés suite à une attaque des policiers contre les grévistes de la mine de platine Lonmin de Marikana, (nord-ouest de l’Afrique du Sud).
 
Il faut savoir que les conditions de vie des mineurs sont plus que désastreuses ces hommes et ces femmes vivent dans des taudis accolés à la mine, sans eau courante, et touchent environ 4 000 rands par mois (400 euros).
 
Leurs témoignages sont éloquents «Nous sommes exploités, ni le gouvernement ni les syndicats ne sont venus à notre aide, les sociétés minières font de l'argent grâce à notre travail et on ne nous paye presque rien. Nous ne pouvons pas nous offrir une vie décente. Nous vivons comme des animaux à cause des salaires de misère ».
 
Ces pour ces raisons que le mouvement de grève fut déclenché et a rassemblé plusieurs centaines de travailleurs.
 
Après la tuerie, le pouvoir n’a rien trouvé de mieux à faire que d’inculper les victimes survivantes. Alors que trente-six mineurs sont restés sur le carreau et deux cent cinquante-neuf ont été arrêtées, la chef de la police nationale décide d’inculper 270 mineurs pour meurtre au motif de: « violence publique, meurtre, tentative de meurtre, rassemblement illégal, possession d'armes dangereuses", ceci en vertu d’une loi naguère utilisée par le pouvoir contre les militants anti-apartheid.
 
C’est tout simplement inadmissible ! Il y a lieu de condamner les actes de l’Etat Sud-Africains et de sa police mais surtout d’exiger la libération immédiate de tous les mineurs inculpés.
 



Actualités Pérou : Une manifestation pacifique se solde par cinq morts


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19 juillet 2012 : La CSI et ses organisations affiliées au Pérou ont dénoncé la violente répression policière contre une manifestation, les 3 et 4 juillet, où cinq membres du Frente Regional de Cajamarca et de la CUT-Pérou ont trouvé la mort.
La population du département de Cajamarca s’est soulevée en défense de ses sources d’eau menacées par le projet minier Conga, de l’entreprise étasunienne Yanacocha-Newmont. Au cœur du contentieux, le risque de disparition de quatre lagunes qui, dans le cadre de ce projet, devraient être asséchées pour faciliter les opérations d’extraction d’or et de cuivre du sous-sol et, en contrepartie, la construction de trois autres lagunes artificielles pour assurer l’approvisionnement en eau.
 
Dans un autre incident, Marco Arana, ancien prêtre et dirigeant de l’organisation Tierra y Libertad a été violemment interpellé et écroué par 12 policiers pour « incitation aux troubles ». Au moment de son arrestation par la police, Arana était simplement en train de converser avec deux personnes.
 
« Il est déplorable que le gouvernement d’Ollanta Humala manque à ses promesses électorales. Ce gouvernement porte désormais la responsabilité de 15 morts survenues lors de conflits sociaux. Les autorités doivent amorcer un dialogue avec l’entreprise et les communautés affectées par le projet Conga, en veillant au respect des droits de tous », a indiqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
 
Dans une lettre aux autorités péruviennes, la CSI appelle le président du Pérou à ordonner l’ouverture d’une enquête sur ces morts et à punir les responsables avec tout le poids de la loi.
Actualités Pérou : Une manifestation pacifique se solde par cinq morts
19 juillet 2012 : La CSI et ses organisations affiliées au Pérou ont dénoncé la violente répression policière contre une manifestation, les 3 et 4 juillet, où cinq membres du Frente Regional de Cajamarca et de la CUT-Pérou ont trouvé la mort.
La population du département de Cajamarca s’est soulevée en défense de ses sources d’eau menacées par le projet minier Conga, de l’entreprise étasunienne Yanacocha-Newmont. Au cœur du contentieux, le risque de disparition de quatre lagunes qui, dans le cadre de ce projet, devraient être asséchées pour faciliter les opérations d’extraction d’or et de cuivre du sous-sol et, en contrepartie, la construction de trois autres lagunes artificielles pour assurer l’approvisionnement en eau.
 
Dans un autre incident, Marco Arana, ancien prêtre et dirigeant de l’organisation Tierra y Libertad a été violemment interpellé et écroué par 12 policiers pour « incitation aux troubles ». Au moment de son arrestation par la police, Arana était simplement en train de converser avec deux personnes.
 
« Il est déplorable que le gouvernement d’Ollanta Humala manque à ses promesses électorales. Ce gouvernement porte désormais la responsabilité de 15 morts survenues lors de conflits sociaux. Les autorités doivent amorcer un dialogue avec l’entreprise et les communautés affectées par le projet Conga, en veillant au respect des droits de tous », a indiqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
 
Dans une lettre aux autorités péruviennes, la CSI appelle le président du Pérou à ordonner l’ouverture d’une enquête sur ces morts et à punir les responsables avec tout le poids de la loi.
 



Guatemala : La vague de violence se poursuit

13 juillet 2012 Enrique Linares dirigeant syndical dans la communauté de Rio Chiquito, a été assassiné et là encore c’est la violence antisyndicale au Guatemala a atteint un niveau insoutenable. Le mouvement syndical international, régional et international dénonce cette violence qui assaille le pays.
Enrique Linares luttait contre les abus de la compagnie DEORSA, fournisseur de transport et d’électricité au Guatemala. Sa mort vient ajouter un nom de plus à la liste déjà longue de victimes de la violence syndicale et du plan de répression et de terreur organisé par les oligarques du pays.
Les autorités guatémaltèques continuent à détourner le regard. Le président Perez Molina n’assume pas sa part de responsabilité, car il aurait du ordonner une enquête sur les assassinats et tenter de mettre fin à ce climat de violence.
Le mouvement syndical international considère cet acte profondément préoccupant au moment même où l’Organisation internationale du travail (OIT) souscrit un protocole prévoyant une collaboration étroite entre l’OIT et le ministère public et que le procureur général s’engage à veiller au plein respect des droits syndicaux et des droits des travailleuses et travailleurs.
 



Coup d’état institutionnel au Paraguay, le Président Fernando Lugo est destitué !

Fernando Lugo, a été démis de ses fonctions, le vendredi 22 juin 2012, pour avoir, « mal rempli ses fonctions », selon un procès politique en destitution 
Le président Lugo avait été élu sur un programme destiné à aider les plus pauvres et à mettre en œuvre une véritable réforme agraire.
La plupart des chefs d’état d’Amérique latine et centrale ont condamné ce coup de force.
Les deux principales organisations syndicales du Paraguay, la Centrale nationale des travailleurs (CNT) et la Centrale unitaire des travailleurs – Authentique (CUT-A) se sont exprimées avec force contre ce coup d’état.
Par ailleurs, la Centrale syndicale des Amériques (CSA), organisation liée à la CSI, la Coordination des centrales syndicales du Cône sud (CCSCS) et la CGT française elle aussi se joint à cette condamne cette destitution.
07-07-2012



Colombie : les actes de violence et de discrimination à l’encontre des syndicats restent souvent impunis

28 juin 2012 : Un nouveau rapport de la CSI, dont la parution coïncide avec l’examen, par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), des politiques commerciales de la Colombie, examine la situation nationale sous le prisme des normes fondamentales du travail et en conclut que trop d’actes de violence et de discrimination à l’encontre des syndicats n’aboutissent à aucune sanction.
Ces dernières années, des centaines de syndicalistes ont été victimes d’attaques mortelles, de menaces de mort, d’enlèvements, de tentatives d’assassinat et de raids.
En Colombie, des organisations syndicales sont constamment victimes d’attaques et de menaces, ce qui n’est pas sans conséquence non seulement sur l’adhésion syndicale, mais aussi sur la force de négociation des syndicats. Les employeurs refusent d’entamer des négociations de bonne foi et l’État ne fait rien pour protéger la main-d’œuvre qui tente d’obtenir des conventions collectives ou lance des mouvements de grève pour défendre ses revendications. Leur force de négociation est aussi entamée par le grand nombre de travailleurs irréguliers ou précaires qui ne peuvent obtenir de contrats à long terme.
La législation colombienne ne prévoit pas une protection suffisante pour les femmes, les Afro-Colombiens, les autochtones et les autres groupes qui sont fréquemment victimes de discrimination et qui sont confrontés à un accès inégal à l’emploi, n’obtiennent que des rémunérations injustes et travaillent dans de piètres conditions. Du reste, des militants et des dirigeants autochtones et paysans sont les cibles d’attaques et des centaines d’entre eux reçoivent des menaces tous les ans. Les populations autochtones et les Afro-Colombiens sont davantage touchés par les conflits armés internes qui peuvent donner lieu à des déplacements forcés.
Les personnes déplacées trouvent en général refuge dans des villes où leurs enfants sont alors particulièrement vulnérables au travail dans les rues. Dans les zones rurales, les enfants afro-colombiens et autochtones sont souvent victimes de certaines des pires formes du travail des enfants dans les plantations, les mines et en servant d’esclaves domestiques. Le travail forcé et la traite des êtres humains sont aussi des problèmes qui touchent généralement les familles déplacées, les autochtones et les Afro-Colombiens. Des rapports font état de femmes et de filles victimes de la traite des êtres humains pour être sexuellement exploitées, et de nombreux enfants et adultes seraient enrôlés de force dans des groupes armés illégaux.

29-06-2012



Etats-Unis : plus de 46 millions de personnes sans couverture santé

L’an dernier, 15,1 % de la population n’avait pas de couverture santé aux Etats-unis selon une étude des services de santé américains, le Centre de contrôle des maladies (Cdc), indique l’Afp.
Cela représente quelque 46,3 millions de personnes non assurées pour leur santé au moment de l’enquête et pour près de 34 millions d’entre elles, cette situation perdurait depuis un an au moins. Plus de 58 millions d’Américains s’étaient retrouvés sans couverture santé au cours des 12 derniers mois.
Le nombre de personnes non assurées a baissé selon les Cdc mais les pauvres restent largement sans couverture santé (40 % sont sans assurance), tout comme les Hispaniques, les non-diplômés et les chômeurs.
L’enquête des Cdc est publiée alors que la Cour suprême doit bientôt se prononcer sur la réforme Obama rendant obligatoire la couverture maladie.



Un sondage d’opinion international de la CSI qui révèle une méfiance profonde à l’égard des décideurs économiques et de la politique d’austérité des gouvernements.

Le premier sondage d’opinion mondial commandé par le syndicat mondial, révèle une méfiance profonde, une crainte et une impuissance politique dans six pays européens et dans quatre économies émergentes.
Le sondage, commandé par la Confédération syndicale internationale à la société internationale d’étude de marché TNS, couvre au total 13 pays. Il révèle une opposition généralisée aux mesures d’austérité, un effondrement de la croyance selon laquelle les gouvernements servent les intérêts de leurs électeurs.
Les résultats du sondage, réalisé en mai en Allemagne, en Belgique, au Brésil, en Bulgarie, au Canada, en France, en Grèce, en Indonésie, au Japon, au Mexique, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis révèle que :
 58% des personnes considèrent que leur pays avance dans la mauvaise direction ;
 66% ont le sentiment que les générations futures vivront moins bien ;
 67% pensent que les banques et les institutions financières internationales ont trop d’influence sur les décisions économiques prises par leur gouvernement. Inversement, 67% considèrent que les électeurs n’ont pas assez d’influence sur les décisions économiques.
Le sondage dévoile, en outre, des degrés croissants d’incertitude quant au revenu familial et à la sécurité de l’emploi :
 une personne interrogée sur sept est un travailleur pauvre qui n’a pas assez d’argent pour les biens de première nécessité, comme le logement, la nourriture et l’électricité ;
 les revenus de 58% des personnes ont diminué par rapport au coût de la vie ;
 une personne sur trois pense que son emploi est moins sûr qu’il y a deux ans.
Le sondage met en évidence un rejet total des mesures d’austérité prises par certains gouvernements et le soutien aux emplois et à l’investissement dans l’infrastructure.
C’est clair, c’est un test grandeur nature qui montre bien que l’opinion publique ne se range pas du côté des gouvernements et  ne croit pas non plus au chant des sirènes capitalistes.

23-06-2012
 



Rapport annuel des violations des droits syndicaux : 76 personnes assassinées dans le monde pour leurs activités syndicales

6 juin 2012 : L’année 2011 s’est révélée difficile et souvent dangereuse pour les travailleurs/euses du monde entier. En effet, celles et ceux qui ont osé défendre leurs droits syndicaux ont été licenciés, arrêtés ou emprisonnés, voire ont eu un destin fatal.
La Colombie est une fois de plus le pays le plus dangereux du monde pour les syndicalistes. Sur les 76 personnes assassinées dans le monde pour leurs activités syndicales, sans tenir compte des travailleurs/euses qui ont perdu la vie lors du printemps arabe, 29 l’ont été en Colombie. Du reste, au Guatemala aussi, les militant(e)s syndicaux paient un lourd tribut puisqu’on y dénombre 10 assassinats commis en toute impunité. Huit autres syndicalistes ont été tués en Asie.
Les tendances mondiales mises en exergue dans le rapport vont du non-respect de la législation du travail par les gouvernements, au manque de fonds pour l’inspection du travail et pour la protection des salarié(e)s, en passant par l’absence de droits pour les travailleurs/euses migrants partout dans le monde, et surtout dans les États du Golfe, et les abus dont ils sont victimes, ainsi que l’exploitation de la main-d’œuvre, principalement féminine, dans les différentes zones franches industrielles de la planète. Les 100 millions de travailleurs/euses domestiques figurent parmi les plus vulnérables. L’année 2011 a bien évidemment été marquée par le printemps arabe et les révolutions qui l’ont accompagné en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans les pays du Golfe. Dans ces régions, la répression des droits syndicaux a été particulièrement forte. Lors de ces révolutions, les organisations syndicales ont joué un rôle prépondérant, particulièrement en Tunisie, en Égypte et au Bahreïn, et elles en ont payé le prix fort. Des centaines de militant(e)s ont en effet été tués lors d’affrontements et des milliers d’autres ont été arrêtés. Aujourd’hui, la route vers la démocratie est moins périlleuse, comme le montrent la participation massive aux élections égyptiennes de novembre et les mouvements de protestation en cours en Syrie et au Bahreïn. La création d’un mouvement syndical indépendant est en bonne voie même s’il n’existe toujours pas de liberté syndicale dans certaines nations, comme en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Érythrée ou au Soudan.
Selon le rapport de la CSI, l’incidence de la crise économique mondiale se fait toujours injustement ressentir pour les travailleurs/euses, la majorité des gouvernements continuant de préférer des mesures d’austérité à la stimulation de la croissance et de l’emploi. Les conséquences sont dévastatrices, notamment pour les jeunes. En 2011, le chômage touchait 205 millions de personnes. En Espagne, 40 % des jeunes cherchent un emploi alors que le taux de chômage de la Grèce atteint 21 %.
Les mesures prises pour maximiser la rentabilité et la flexibilité aux dépens de la main-d’œuvre ont été un échec. L’une de leurs conséquences est l’augmentation des formes précaires de travail qui font qu’il est extrêmement difficile pour les organisations syndicales de défendre les droits des travailleurs/euses, par exemple en Afrique du Sud, au Bangladesh, au Cambodge et au Pakistan.
« La situation de centaines de milliers de travailleurs et de travailleuses est plus que préoccupante, a affirmé Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. La plupart d’entre eux ne bénéficient pas des droits fondamentaux de négociation collective et de liberté syndicale, et ont un emploi précaire. Leur vie s’en trouve bouleversée puisqu’ils doivent travailler de longues heures dans des conditions dangereuses et insalubres pour des salaires si bas qu’ils ne peuvent subvenir ni à leurs besoins ni à ceux de leur famille. Cette situation explique en partie la récession mondiale. »
Le rapport de la CSI explique la façon dont les mouvements de grève sont violemment réprimés dans bon nombre de pays, notamment en licenciant massivement, en procédant à des arrestations et à des détentions, par exemple en Géorgie, au Kenya, en Afrique du Sud et au Botswana où 2.800 travailleurs/euses ont été renvoyés après une grève dans le secteur public. Mais, la liberté syndicale n’est pas seulement en danger dans les pays en voie de développement, dans de nombreux pays industrialisés aussi, les droits syndicaux sont menacés, notamment au Canada dont le gouvernement conservateur a régulièrement tenté d’affaiblir le droit de négociation collective et la liberté syndicale.
La syndicalisation des travailleurs/euses dans les zones franches industrielles demeure très difficile, selon le rapport de la CSI. Des restrictions légales y subsistent et les syndicats sont interdits dans la plupart d’entre elles.
Enfin, les travailleurs/euses migrants constituent toujours un groupe très vulnérable, notamment dans les États du Golfe où ils représentent la majorité de la main-d’œuvre du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, mais ne disposent que de peu de droits, voire d’aucun. Parmi ces migrant(e)s, on ne dénombre pas moins de 100 millions de travailleurs/euses domestiques, pour la plupart des femmes ne connaissant pas suffisamment leurs droits et n’ayant aucun moyen de les faire respecter. C’est pour cette raison que la CSI a salué l’adoption de la Convention no 189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les travailleurs/euses domestiques qui leur accorde le droit de former des syndicats et de bénéficier de conditions de travail décentes. La Confédération syndicale internationale s’active énergiquement, au travers de sa campagne « 12 ratifications en 2012 », pour que douze pays ratifient la convention d’ici la fin de 2012.
Confédération syndicale internationale (CSI)
 09-06-2012



Guatemala : Plus de deux cents employés municipaux sommairement congédiés

29 mai 2012 : La CSI et ses organisations affiliées guatémaltèques CUSG, CGTG et UNSITRAGUA ont condamné avec vigueur les licenciements sommaires de plus de 200 employés de la municipalité de Jalapa survenus entre le 30 avril et le 4 mai de cette année.
D’après l’information recueillie par la CSI, les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses des municipalités au Guatemala sont en proie à des attaques incessantes, qui représentent une atteinte flagrante au code du travail et à la constitution, de même qu’aux conventions fondamentales de l’OIT. Le maire de la municipalité de Jalapa, Elmer Calderon, du parti Unidad Nacional de la Esperanza (UNE), a laissé entendre qu’il ne réintégrerait pas les 23 employés congédiés, en dépit de l’ordre de réintégration délivré par sentence du tribunal du travail et de la prévoyance sociale.
 
Dans une lettre aux autorités guatémaltèques, la CSI, qui soutient la lutte de la CUSG et du Syndicat des travailleurs municipaux de Jalapa, a déclaré qu’elle déplorait profondément la conduite du nouveau maire de Jalapa, de même que celle des maires élus dans de nombreuses autres municipalités qui ont procédé au licenciement en masse des personnels antérieurs dès leur investiture.
 
« Nous exigeons l’intervention immédiate du président et du ministre du Travail face à cette situation intolérable de non-respect d’une décision judiciaire et de violation de la convention collective », a dit Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Nous ne pouvons accepter que des travailleurs et travailleuses soient sommairement licenciés et que des retraités et des proches des conseillers municipaux qui ont appuyé ces derniers lors des élections soient engagés à leur place. »
 



Guatemala : La vague d’assassinats systématiques se poursuit sans relâche (Information de la Confédération Syndicale Internationale)

8 mai 2012 : La violence antisyndicale perdure au Guatemala Roberto Oswaldo Ramos, secrétaire du travail et des conflits auprès du syndicat des ouvriers de Coatepeque (Sindicato de Trabajadores de Coatepeque) et membre du Conseil consultatif de la CUSG et Wilder Hugo Lopez, secrétaire général du syndicat des conducteurs de microbus urbains (Sindicato de Microbuseros Urbanos del sector camposanto) de Coatepeque ont été assassinés pour leur appartenance au mouvement syndical. La CSI et ses affiliées ont vivement condamné les deux assassinats.
D’après les centrales syndicales, ces actes sont à inscrire dans le cadre de poursuite de la stratégie de désarticulation et d’affaiblissement du mouvement syndical. « Tout au long de sa campagne électorale, le président Otto Pérez Molina a promis la sécurité pour tous. À présent qu’il est président, force est de constater que la situation des travailleurs, du mouvement syndical et des syndicalistes reste inchangée et que la violence et l’impunité n’ont pas diminué », a indiqué un porte-parole du mouvement syndical et populaire autonome du Guatemala.
Dans une lettre aux autorités du Guatemala, la CSI a demandé d’ouvrir d’urgence une enquête exhaustive pour faire la lumière sur les assassinats des deux dirigeants syndicaux.
19-05-2012



Colombie : Menaces de mort contre le Sintraelecol (CSI)

9 février 2012 : On assiste, depuis le début de 2012, à une recrudescence des menaces de mort à l’encontre des syndicalistes colombiens. Une tendance qui est plus marquée dans certains cas, comme celui du Syndicat colombien des travailleurs de l’énergie SINTRAELECOL, affilié à la CUT et à l’ICEM. 
Marcelino José Lopez Perez et Danuil Perez Gomez, tous deux dirigeants au sein du SINTRAELECOL, ont échappé à trois tentatives d’assassinat depuis le 19 décembre. Martin Porto et Walberto Figueroa, employés au sein de la firme Electricaribe, une filiale de la société espagnole du secteur de l’énergie Gas Natural, ont reçu des menaces de mort, également en rapport avec leurs activités syndicales.
La sécurité des dirigeants menacés du syndicat SINTRAELECOL n’est garantie ni par l’État, ne par les employeurs. « Il appartient aux autorités d’assurer la protection des citoyens et des syndicalistes », a affirmé Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « L’État a l’obligation de veiller au respect de la loi et de traduire les coupables en justice. » La CSI se joint au SINTRAELECOL, à la CUT et à l’ICEM pour dénoncer avec force l’apathie des autorités gouvernementales et du département national chargé de la gestion des risques associés aux populations vulnérables, sous l’égide de la Direction des droits humains du ministère de l’Intérieur, qui est aussi responsable d’évaluer les risques auxquels se trouvent confrontés leurs dirigeants.
Dans une lettre aux  autorités colombiennes, la CSI appelle instamment le président Manuel Santos et son vice-président, en particulier, à prendre d’urgence les dispositions qui s’imposent pour garantir la sécurité des syndicalistes, afin de leur permettre de mener leurs activités syndicales dans la paix et la liberté, sans que leur vie ne soit mise en danger
 
 11-02-2012



Des syndicalistes grecs traduits en justice (CSI)

11 janvier 2012 : La CSI a écrit au Premier ministre grec Loukas Papademos pour protester contre le procès de syndicalistes du syndicat des travailleurs de l’électricité, dont son président Nikos Photopoulos.
Ce dernier ainsi que plusieurs autres membres du syndicat ont été mis en accusation après avoir occupé la centrale informatique de la compagnie d’électricité pour protester contre la décision du gouvernement d’imposer de lourds et injustes impôts fonciers par le biais des factures d’électricité.
Selon la confédération grecque affiliée à la CSI, la GSEE, « nous constatons que l’audience se tient à un moment où la compagnie nationale d’électricité de Grèce DEH a annoncé, sans pitié et sans égard pour l’adversité à laquelle font face les familles grecques, de nouvelles augmentations de 15 à 20% du prix de l’électricité à partir de janvier 2012 afin de compenser son utilisation du lignite polluant. Nous observons, en outre, que cette audience précède de quelques jours la nouvelle visite de l’équipe de la « troïka » en Grèce renouvelant ses exigences démesurées d’abolition du système des conventions collectives de travail au niveau national et du salaire minimum, de nouvelles réductions des salaires et des pensions, de licenciements massifs immédiats dans le secteur public et de la réduction des cotisations de sécurité sociale patronales ».
« Nous exhortons le gouvernement grec à abandonner les poursuites engagées contre les membres syndicaux et à s’abstenir de pénaliser l’action syndicale, et manifestons notre soutien au refus de la GSEE d’accepter des baisses des revenus imposées unilatéralement, notamment du salaire minimum. Une plus grande austérité causera des difficultés inacceptables et risque de précipiter le pays dans une spirale économique, qui aura besoin de plusieurs générations pour s’en remettre », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
 



Honduras : assassinats de journalistes

8 décembre 2011 : La CSI et ses affiliées honduriennes, la CUTH, la CTH et la CGT, condamnent fermement l’assassinat de la journaliste renommée Luz Marina Paz Villalobos et de son caméraman Delmer Canales. Les corps des deux victimes ont été retrouvées criblées de balles. Les assassins, des sicaires, se déplaçaient à moto.
Mme Paz Villalobos travaillait pour le programme Tres de Noticia de la chaîne Radio Globo, connue pour ses critiques virulentes et persistantes à l’égard des événements qui ont fait suite au coup d’État de juin 2009. Depuis environ six mois, elle transmettait sur les ondes de la chaîne de radio Cadena Hondureña de Noticias (CHN).
« Le meurtre de Luz Marina Paz Villalobos porte à seize le nombre de journalistes assassinés depuis le coup d’état de 2009 », déplore Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Ces assassinats sont totalement inacceptables vu le rôle fondamental que jouent les journalistes dans la démocratie. »
D’après les informations reçues par la CSI, les assassinats de journalistes auraient, selon toute vraisemblance, pour objectif de museler les milieux de presse qui enquêtent sur la corruption au sein de la police et des forces armées honduriennes. La CSI souligne, cependant, que quand bien même les médias déplorent aujourd’hui l’assassinat de Luz Marina Paz, leurs propriétaires ne respectent pas le droit des journalistes honduriens à s’organiser au sein d’un syndicat.
La chaîne Canal 10 a, notamment, licencié en masse l’ensemble du comité exécutif du syndicat qui venait d’être constitué. La CSI a écrit aux autorités honduriennes pour leur demander que soit mis fin aux actes de répression et au non-respect de la liberté d’expression et de la liberté syndicale ; elle a appelé instamment le gouvernement hondurien à ouvrir une enquête immédiate et exhaustive sur l’assassinat de Luz Marina Paz Villalobos et à punir les auteurs de ce crime odieux avec toute la force de la loi.
Communiqué de la CSI



A SAD LOVE SONG : le CD de la solidarité
Paroles & Musique de MUMIA ABU-JAMAL

LA SAGA D'UNE CHANSON ...
Il faut considérer ce que représente une pareille composition. Mumia ne connaissait pas le solfège et son initiation s'est faite grâce à un professeur qui vient lui rendre visite, à travers la vitre en triple verre sécurit, sans instrument et sans partition ... La suite fut l'affaire du pianiste et compositeur français Alain Jean-Marie qui s'acquitta de l'orchestration, en compagnie de la chanteuse Morena Fattorini et de quatre autres musiciens. Tous acceptèrent d'abandonner leurs droits au profit de la défense.
 Mumia a dédié cette ballade à son épouse Wadiya, mais au-delà elle s'adresse à tous ceux et toutes celles qui luttent pour un monde sans peine de mort, sans prison, un monde de justice, d'amour et de beauté.
Un grand merci à Jacques Lederer, une des chevilles ouvrières du Collectif français de soutien à Mumia, sans qui ce beau projet - né de sa rencontre avec Mumia dans le couloir de la mort en 2009 - ne serait pas devenu réalité.
Ecoutez des extraits de la chanson en cliquant sur ce lien : http://www.franceculture.com/emission-le-choix-de-la-redaction-a-sad-love-song-30-ans-de-prison-pour-mumia-abu-jamal-2011-10-05.h
Il s'agit d'une émission récente de FRANCE-CULTURE consacrée à la sortie du CD.
Vous pouvez acheter le CD (5€ l'exemplaire + frais d'envoi)
Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal,
www.mumiabujamal.com



Guatemala : Nouvel assassinat d’un membre du syndicat SITRABI

13 octobre 2011 : La CSI et ses affiliées guatémaltèques CUSG, CGTG et UNSITRAGUA condamnent l’assassinat d’Henry Anibal Marroquin Orellana, membre du Sindicato de Trabajadores Bananeros d’Izabal (SITRABI), le 24 septembre, dans le municipe de Los Amates, Département d’Izabal.
Ce meurtre vient s’ajouter à la longue liste d’assassinats de dirigeants et de membres d’organisations syndicales et plonge à nouveau dans le deuil le mouvement syndical guatémaltèque et le syndicat SITRABI, laissant encore une famille dans la douleur et la tristesse la plus absolue face à la perte d’un être cher.
« Une fois encore, un membre de la famille syndicale guatémaltèque perd la vie pour ses activités syndicales alors que les coupables, eux, ne seront plus que probablement jamais traduits en justice », a affirmé Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « L’impunité, ça suffit ! » L’impunité ne peut plus continuer à faire le jeu de ceux qui ont recours à elle ! Les autorités du Guatemala qui, à l’occasion de la 2e Conférence de la CSI contre l’impunité, se sont engagées à prendre toutes mesures utiles pour mettre un terme à la violence contre les syndicalistes, se doivent d’assumer leurs engagements et leurs responsabilités », a une fois de plus souligné Sharan Burrow.
Dans une lettre adressée au président Colom, la CSI demande instamment au gouvernement du Guatemala et, plus particulièrement, au procureur général du Ministère public, de prendre les dispositions qui s’imposent afin de garantir le droit à la vie et le respect des conventions fondamentales de l’OIT et de mettre fin au règne de l’impunité en consolidant l’État de droit.
 
15-10-2011



CGT: Nous ne voulons pas payer leur crise !
Tous dans la rue mardi 11 octobre !

Appel à la grève: Nous ne voulons pas payer leur crise !
Mardi 11 octobre, tous dans la rue !
La crise c’est eux. La solution, c’est nous !
Ensemble, défendons notre protection sociale
Tous en grève et en manifestations

Tract protection sociale


Guatemala : meurtre d’un dirigeant syndical

15 septembre 2011 : La CSI a prié le président du Guatemala, Alvaro Colom, de lancer immédiatement une enquête complète sur l’assassinat de Byron Arrega, dirigeant du syndicat des employés administratifs du bureau du cadastre de Quetzaltenango. Il a été tué le matin du 13 septembre alors qu’il rentrait dans sa voiture.
Le syndicat menait une campagne afin de contraindre le directeur du bureau de démissionner parce qu’il se rendait complice d’infractions des droits des travailleurs.
« Cette perte tragique de Byron Arrega, qui vient s’ajouter aux autres meurtres atroces de syndicalistes guatémaltèques, ne doit pas rester impunie. Il faut que les autorités trouvent et poursuivent les responsables, et protègent les syndicalistes et les autres personnes qui risquent leur vie pour défendre les droits humains fondamentaux », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
 



Conditions de travail en Inde : les ouvriers du textile relèvent la tête. Jihane Habach

À Bangalore, « Silicon Valley » indienne, près de 500.000 personnes travaillent dans des usines de confection, essentiellement tournées vers l’exportation. Les déplorables conditions de travail continuent de peser sur la vie de ces travailleurs, majoritairement des femmes. Dans l’État du Karnataka, Jihane Habachi de l’ONG Frères des Hommes, a rencontré les syndicats qui tentent de les soutenir dans leurs luttes.
Laver, couper, repasser, teindre, étiqueter et surtout coudre... Toutes ces tâches représentent le quotidien des petites mains d’une industrie qui joue un rôle-clé dans l’économie indienne. C’est aujourd’hui en Asie qu’est produite la majorité des vêtements vendus sur le marché mondial. En Inde, l’industrie textile représente 14% de la production industrielle et plus de 30% des exportations. Plus de 35 millions d’employés travaillent dans ce secteur, dont beaucoup de femmes et de membres des castes les plus basses.
Dans le sud de l’Inde, à Bangalore – plus connue pour ses performances dans les nouvelles technologies – 500.000 personnes travaillent dans le secteur textile, pour 12.000 usines. Les femmes représentent plus de 80% de la force de travail. Mais ces travailleurs ne bénéficient que très peu des revenus que leur travail génère. Et la bataille pour leurs droits est difficile. Moins de 5% des travailleurs de ce secteur sont syndiqués [1]. Près de 45.000 syndicats sont officiellement enregistrés, en plus des 13 syndicats « centraux » nationaux quasiment tous liés à un parti politique. Mais très peu se sont intéressés au secteur textile : « La plupart des syndicats pensent qu’il est bien trop difficile d’organiser ce secteur et préfèrent se concentrer sur d’autres », explique Sebastian Devaraj, président de Karnataka Garment Workers Union (KGWU). Créé en juillet 2009, sous l’impulsion de l’ONG Fedina (Foundation for Educational Innovations in Asia), ce syndicat des travailleurs de la confection de l’État du Karnataka, situé au sud du pays, se bat pour obtenir des conditions de travail plus justes.
Un droit du travail systématiquement bafoué
S’organiser n’a pas été facile. « Au départ, les ouvriers ont peur, même seulement de prendre un tract distribué par les membres du syndicat », explique Sebastian Devaraj. « Les employeurs disent aux ouvriers que dès que les syndicats entrent dans une usine, cette dernière devra fermer. La menace de la perte de leur emploi est très forte. La peur les domine et les empêche de demander leurs droits. » La grande majorité des travailleurs ne connaît pas les lois du travail en vigueur. Temps de travail, jour de repos hebdomadaire, congés, maladie… Les lois indiennes couvrent tous les aspects de la protection des travailleurs, du moins en théorie.
« Les lois du travail en Inde sont assez remarquables, mais leur mise en place est quasi inexistante. » analyse Shivaraj Kerudi, avocat, qui apporte son soutien aux syndicats, notamment KGWU. Les syndicats demandent à ce que les lois — définies par les États ou dans par la Constitution indienne — soient vraiment appliquées. Mais « les autorités sont "flexibles", car il en va de la croissance économique et du développement du pays,  » selon elles. Les inspections d’usines, bien qu’obligatoires selon la loi, sont rarement effectuées au Karnataka, sauf en cas de plainte. Or les ouvriers ont souvent trop peur pour porter plainte. Les usines continuent donc, en toute impunité, à violer les lois du travail en vigueur et à imposer des conditions de travail proches de l’esclavage.
Travailler plus pour… travailler plus
Le syndicat se bat sur tous les fronts : salaires trop bas, heures supplémentaires non rémunérées, absence de congés, pressions, harcèlement moral et sexuel… KGWU est notamment actif depuis quelques semaines sur le projet de loi de l’État du Karnataka qui vise à faire passer le temps de travail réglementaire de 8 à 10 heures par jour, sans augmentation de salaires. Une loi par encore adoptée, et pourtant déjà appliquée dans de nombreuses usines, où les ouvriers travaillent plus de 60 heures par semaine, pour environ 100 euros par mois.
C’est le cas de Suma, 36 ans, couturière dans une grande usine de Bangalore, qui a pu obtenir ce salaire grâce au soutien de KGWU, dont elle est Secrétaire générale depuis deux ans. Son quotidien est loin d’être facile. Levée à 6h du matin, elle s’attèle aux tâches ménagères et prépare ses enfants pour l’école. À 8h, direction l’usine, où elle arrive une heure plus tard. À son arrivée, c’est la prière traditionnelle, avant de nettoyer sa machine et son espace de travail. Et ensuite, des heures et des heures de couture, sans relâche, pour remplir des objectifs complètement irréalistes, destinés à contraindre les travailleurs à des heures supplémentaires non rémunérées. Les pauses sont très limitées : 15 minutes pour le déjeuner, et une visite aux toilettes – près desquelles sont postés des agents de sécurité qui n’hésitent pas à hurler sur ceux qui ne seraient pas assez rapides.
« Faire sortir les travailleurs de leur état de désespoir »
Chaque minute compte quand il s’agit de réaliser le nombre de pièces fixé. La fin de journée, censée être autour de 17h, se situe plutôt entre 18h et 19h. Avec une réunion destinée à des brimades concernant la qualité et le nombre des pièces produites. Rentrée autour de 20h chez elle, Suma se consacre à nouveau aux tâches domestiques. Jusqu’à l’heure du coucher, vers 23h. Un quotidien partagé par de nombreuses travailleuses. Ont-elles un peu de temps pour elles ? « On regarde la télé pendant qu’on s’occupe des tâches ménagères », répondent-elles.
À cause d’une commande destinée à l’exportation, pour la marque de vêtements Tommy Hilfiger, Suma a vécu ce rythme effréné en continu, 7 jours sur 7, pendant tout le mois de juin. Et les jours de repos ? « On en récupérera peut-être la moitié. » Ce que ces travailleuses espèrent : que le dimanche soit et reste un jour de repos, que leurs salaires augmentent. Mais surtout, « du respect ! ». Que les choses changent, « pour que nos enfants aient de meilleures vies que les nôtres ». Le chemin est encore long avant que ces travailleurs — et surtout travailleuses — du textile obtiennent de meilleures salaires et conditions de travail. Mais KGWU y travaille chaque jour, en organisant des réunions, des formations, du théâtre de rue ou encore des rassemblements devant les usines. « Notre première victoire est de les faire sortir de l’état de frustration et de désespoir dans lequel ils sont depuis si longtemps, » estime Sebastian Devaraj. Pour le reste, il faut continuer la lutte.
 



Colombie : la CSI dénonce deux autres assassinats d’enseignants

27 juin 2011 : La CSI, consternée, dénonce une fois de plus les assassinats d’éducateurs syndicalistes en Colombie. Dionis Alfredo Sierra Vergara a été assassiné le 15 mai et Alejandro José Peñata López le 20 juin. Tous deux étaient membres de l’Asociación de Maestros de Córdoba – ADEMACOR, affiliée à la Central Unitaria de Trabajadores – CUT.
Dionis Alfredo Sierra Vergara était enseignant à l’école primaire. Selon des témoins qui se trouvaient sur place, il a reçu un appel sur son téléphone portable, est sorti pour y répondre et c’est à ce moment que deux inconnus lui ont tiré dessus par trois fois ; il est décédé sur le coup. Dionis Alfredo Sierra Vergara célébrait, avec d’autres éducateurs, la journée des enseignants ainsi que l’anniversaire d’un collègue de travail. Alejandro José Peñata a disparu au moment où il quittait l’établissement au sein duquel il était coordinateur. Des membres de sa famille et des amis se sont mis à sa recherche et l’ont retrouvé dans une ferme vers 18h30. Son corps portait des marques de torture et il avait été pendu par un fil barbelé. Sur place, ils ont également retrouvé sa moto et ses papiers, signe qu’il ne s’agissait absolument pas d’un vol.
La CSI dénonce la persécution constante et la violence que subissent les enseignants en Colombie. Rien que pour le département de Córdoba, ce nouvel homicide inclus, on dénombre déjà 20 enseignants assassinés depuis décembre 2008. Ces meurtres sont accomplis dans la plus parfaite impunité entraînant une inquiétante crise humanitaire dans le secteur de l’éducation et mettant en danger l’exercice de la profession d’enseignant et les activités syndicales. Ils sont en outre en contradiction la plus totale avec les annonces du gouvernement colombien lors de réunions internationales à propos d’améliorations de la situation des droits humains dans le pays.
Dans une lettre adressée au président Santos, la CSI intime les autorités compétentes à mener au plus vite des enquêtes sur ces crimes pour démasquer les coupables et les punir. “Il est essentiel et urgent de briser ce cercle vicieux de violence et d’impunité en Colombie. Nous voulons voir les améliorations des droits humains tant annoncées par le gouvernement”, a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.



El Salvador : une grève à l’origine de l’incarcération du secrétaire général du SELSA

14 juin 2011 : La CSI a dénoncé avec ferveur l’emprisonnement illégal d’Atilio Jaimes Pérez, secrétaire général du Sindicato de Empresa LIDO S.A. (SELSA) et dirigeant de la Confederación Sindical de Trabajadores y Trabajadoras de El Salvador (CSTS).
Selon les informations qui sont parvenues à la CSI, le 8 juin, alors que des salariés de la société LIDO exerçaient de façon pacifique leur droit de grève à l’usine du Boulevard del Ejército, le directeur de l’entreprise, Heriberto Pacas, a erronément accusé Atilio Jaimes Pérez de l’avoir menacé de mort. La police nationale a immédiatement procédé à l’arrestation du secrétaire général.
Par la suite, la société LIDO a proposé de retirer sa plainte en échange de la fin de la grève, ce qui n’est autre qu’un acte de chantage. Les manœuvres de la société pour s’opposer à une grève menée dans la plus grande légalité ont abouti au confinement du dirigeant syndical à la prison de la police nationale de San Bartolo dans de terribles conditions d’insalubrité.
Dans une lettre adressée aux autorités salvadoriennes , la CSI demande au président Mauricio Funes qu’il prenne les mesures nécessaires pour faire immédiatement libérer Atilio Jaimes Pérez, le secrétaire général du SELSA, et pour que le ministère du Travail agisse en tant que médiateur dans ce conflit qui dégénère de façon inquiétante alors que les travailleuses et les travailleurs ont eu recours à tous les moyens légaux à leur disposition pour exercer leur droit de grève.
« Ces faits sont inacceptables, s’est indignée Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. Le droit de grève est un droit inaliénable et indispensable pour la démocratie. L’arrestation illégale d’un dirigeant syndical constitue une attaque à l’état de droit et reflète le manque de respect des conventions fondamentales de l’OIT que le Salvador a ratifiées. »



Extrait du rapport 2011 de la CSI sur les violations des droits syndicaux : Région des Amériques.

La situation des syndicalistes est loin de s’améliorer et l’impunité est toujours d’actualité pour les responsables des violations des droits syndicaux. Le continent américain est toujours le plus dangereux pour les syndicalistes, notamment en Colombie où 49 d’entre eux ont perdu la vie en 2010.
Les pratiques antisyndicales se normalisent, notamment en raison de la faible protection des droits syndicaux par les gouvernements et les tribunaux. Les attitudes visant à contourner les droits syndicaux se développent : solidarisme (établissements d’associations dépendantes de la direction) au Salvador, en Équateur ou au Costa Rica ; contrats de protection (faux accords collectifs créés par le patronat) au Mexique ; ou encore le recours à la main-d’œuvre temporaire en Colombie ou au Honduras.
Les tactiques utilisées par les employeurs pour réprimer les activités syndicales, telles que la création de syndicats, la négociation collective ou le recours à la grève, sont multiples : licenciements arbitraires, discrimination et campagnes antisyndicales. Au Venezuela, de nombreux travailleurs ont perdu leur emploi pour avoir participé à des activités syndicales. La négociation collective, en raison de l’absence de mesures législatives contraignantes, est quasiment inexistante dans de nombreux pays.
Depuis des années, le continent américain est réputé pour sa dangerosité en qui concerne l’exercice des droits syndicaux. Si les assassinats y sont légion, principalement en Colombie, au Guatemala (10), au Panama (6), au Brésil (3) et au Honduras (3), il y a eu également un nombre impressionnant d’enlèvements (plus d’une centaine), de menaces de mort, d’attaques et de violations de domicile. Plus d’un millier de travailleurs ont été agressés lors de manifestations et environ 300 licenciés. En Colombie, 20 cas d’attentats ou de tentatives de meurtre ont été recensés, en particulier contre des adhérents des syndicats du secteur minier. Même si la crise économique et financière a eu, en Amérique latine, de profondes répercussions sur l’économie, le rapport dénonce l’attitude de nombreux gouvernements qui utilisent le prétexte de la crise pour saper les droits syndicaux et les droits des travailleurs.
Plus de 55% des assassinats en raison de l’exercice d’activités syndicales dans le monde ont lieu en Colombie, le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes. Malgré le vote de nouvelles lois visant à renforcer la protection contre la discrimination antisyndicale et l’ingérence dans les affaires syndicales, la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire. L’impunité dont jouissent les auteurs et les commanditaires de ces violations rend les persécutions systématiques et empêche l’éradication du climat antisyndical.
L’Amérique centrale n’est pas en reste : au Panama, plus de 700 personnes ont été blessées, une centaine arrêtées et 6 tuées lors de la répression brutale des manifestations contre la loi Chorizo.
Le Guatemala est en passe de rattraper la Colombie en termes de dangerosité. Outre la culture antisyndicale développée par les employeurs et tolérée par les autorités, on peut parler pratiquement de chasse à l’homme pour les syndicalistes. Assassinats, menaces de mort et détentions sont devenus monnaie courante. Les organisations syndicales sont systématiquement victimes de campagnes de dénigrement et d’exclusion des espaces du dialogue social. Au Honduras, les tensions n’ont jamais été aussi vives depuis le coup d’État de 2009. La violence et le climat antisyndical se sont installés. Les menaces et les attentats contre des membres du Front de résistance, dont des dirigeants d’organisations syndicales et de mouvements populaires, ont été fréquents et trois syndicalistes ont été assassinés.
Au Bélize, au Costa Rica, au Honduras ou au Salvador, il est rare que les droits syndicaux soient respectés ou même octroyés au sein des zones franches d’exportation et les gouvernements de ces pays ne font rien pour garantir leur application. La sous-traitance et l’externalisation à des sociétés tierces demeurent une entrave majeure à la syndicalisation et à la négociation collective.
Au rayon des notes positives, malgré la position antisyndicale de la compagnie DHL dans la région, le Sindicato de Empleados de Líneas Aéras de Panamá (SIELAS) a réussi à négocier une convention collective au nom du personnel. Le rapport 2011 de la CSI insiste sur le fait que la tendance en Amérique est clairement à l’opposition à la syndicalisation. Aux États-Unis, il est légal pour les employeurs de faire des campagnes de dissuasion et d’intimidation qui empêchent les travailleurs d’exercer pleinement leurs droits syndicaux. Fin 2010, la loi sur le libre choix de l’employé (Free Choice Act) a été quasiment enterrée avec la victoire des républicains au sein de la Chambre des représentants. Au Canada, les syndicats ont introduit des plaintes à l’OIT suite au refus des gouvernements fédéral et provinciaux de modifier leur législation pour y inclure la notion de négociation collective. Tant aux États-Unis qu’au Canada, le recours aux briseurs de grève reste une pratique largement étendue.
« Le continent américain est le plus dangereux au monde pour les syndicalistes. Il est temps que ça change. La démocratie passe par le respect des droits syndicaux. Le syndicalisme est un contre-pouvoir légitime et nécessaire pour l’exercice de celle-ci » a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.
 



Panama : Trente-trois syndicalistes licenciés pour avoir formé un syndicat

20 mai 2011 : Trente-trois employés de la firme Panama Gaming & Services de Panama S.A. y/o CIRSA Panama S.A. ont été licenciés pour avoir tenté de mettre sur pied un syndicat.
D’après les informations reçues par la CSI, les 33 salariés ont présenté un dossier au ministère du Travail et du Développement de la main-d’œuvre en vue de la constitution d’un syndicat, conformément à l’article 385 du Code du travail. Cette demande a été rejetée par le ministère le 10 mai. Quelques jours avant la réponse négative du ministère, l’entreprise avait déjà procédé au licenciement des 33 travailleurs.
Pour la CSI et ses organisations affiliées panaméennes CTRP, CGTP et CS, ces licenciements constituent une violation flagrante des droits des travailleurs et, en particulier, de la Convention nº 87 de l’OIT relative à la liberté syndicale et la protection du droit d’organisation, ratifiée par le Panama.
la CSI s’est jointe à son organisation régionale pour les Amériques pour condamner avec force cet acte antisyndical flagrant et demande instamment au gouvernement panaméen de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le droit de liberté syndicale au Panama..



Nouveau rapport global du BIT sur l’égalité au travail

Dans son nouveau rapport global sur l’égalité au travail 2011, le Bureau international du Travail (BIT) relève qu’en dépit des progrès continuels de la législation antidiscriminatoire la crise économique et sociale mondiale a accru les risques de discrimination à l’encontre de certaines catégories de personnes, comme la main-d’œuvre immigrée.
«Les périodes de difficultés économiques constituent un terrain propice à l’éclosion de discriminations au travail et, plus généralement, au sein même de la société. On le constate avec la montée des solutions populistes», constate le Directeur général du BIT, Juan Somavia, ajoutant : «cela pourrait mettre en péril les acquis difficilement obtenus sur plusieurs décennies».
Le rapport, intitulé L’égalité au travail: un objectif qui reste à atteindre, cite les organismes de promotion de l’égalité qui reçoivent un nombre croissant de plaintes, témoignant que la discrimination au travail s’est diversifiée et que la discrimination à raison de multiples critères devient la règle plutôt que l’exception.
Il tire aussi la sonnette d’alarme sur la tendance qui veut que, pendant les ralentissements économiques, l’on donne moins la priorité aux politiques antidiscriminatoires et aux droits des travailleurs dans la pratique. «Les mesures d’austérité et les coupes budgétaires dans les administrations du travail et les services d’inspection et dans les fonds mis à la disposition des organismes spécialisés dans la non-discrimination et l’égalité pourraient gravement compromettre l’aptitude des institutions existantes à empêcher la crise économique de générer davantage de discriminations et d’inégalités», précise le rapport.
Selon le rapport, le manque de données fiables dans ce contexte rend difficile l’évaluation de l’impact exact de ces mesures. Il appelle donc les gouvernements à mettre en place des ressources humaines, techniques et financières pour améliorer le recueil de données sur les discriminations au niveau national.
Types de discriminations

Le rapport note également que de nouvelles formes de discrimination au travail émergent alors que les anciens problèmes ne sont au mieux que partiellement résolus. Voici les principaux enseignements du rapport:
·         Des progrès significatifs ont été accomplis ces dernières décennies pour faire progresser l’égalité entre hommes et femmes dans le monde du travail. Cependant, les disparités de rémunération entre les sexes demeurent, les salaires des femmes représentant en moyenne 70 à 90 pour cent de celui des hommes. Si des accords sur la flexibilité des horaires de travail sont progressivement introduits comme participant à des politiques plus favorables à la famille, la discrimination liée à la grossesse et à la maternité reste courante.
·         Le harcèlement sexuel est un grave problème sur les lieux de travail. Les femmes jeunes, financièrement dépendantes, célibataires ou divorcées, et les travailleuses immigrées sont les plus vulnérables, alors que les hommes qui subissent le harcèlement ont tendance à être jeunes, homosexuels ou à appartenir à des minorités ethniques ou raciales.
·         Combattre le racisme est plus que jamais à l’ordre du jour. Les barrières qui entravent le libre accès au marché du travail doivent encore être démantelées, en particulier pour les personnes d’ascendance africaine ou asiatique, pour les peuples autochtones et les minorités ethniques et, par-dessus tout, les femmes appartenant à ces divers groupes.
·         Les travailleurs immigrés sont confrontés à des discriminations fréquentes à l’embauche et beaucoup d’entre eux subissent encore des discriminations quand ils ont un emploi, y compris pour l’accès à des programmes d’assurance sociale.
·         Un nombre croissant d’hommes et de femmes sont confrontés à des discriminations pour des motifs religieux, alors que les discriminations d’ordre politique sont plus courantes dans le secteur public où la loyauté aux politiques des autorités en place peut être un facteur d’accès à l’emploi.
·         Les discriminations liées au travail continuent d’exister pour un grand nombre des 650 millions de personnes handicapées dans le monde, comme en témoigne leur faible taux d’emploi.
·         Les personnes vivant avec le VIH/sida peuvent souffrir de discriminations par le biais de politiques de dépistage obligatoire ou dans le cadre d’un dépistage qui n’est pas authentiquement volontaire ni confidentiel.
·         Dans l’Union européenne, 64 pour cent de ceux qui font l’objet de l’étude s’attendaient à ce que la crise économique entraîne davantage de discriminations en raison de l’âge sur le marché du travail.
·         Dans un nombre limité de pays industrialisés, la discrimination fondée sur le style de vie a émergé comme une question d’actualité, en particulier pour ce qui concerne le tabagisme et l’obésité.
La réponse de l’OIT

Le Rapport global recommande de prendre une série de mesures pour lutter contre les discriminations. Elles relèvent de quatre domaines prioritaires: la promotion de la ratification universelle et l’application des deux conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur l’égalité et la non-discrimination; le développement et le partage des connaissances sur l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession; l’amélioration de la capacité institutionnelle des mandants de l’OIT pour mettre en œuvre plus efficacement le droit fondamental à la non-discrimination au travail; et le renforcement des partenariats internationaux sur l’égalité avec les principaux acteurs.
Les ratifications des deux conventions fondamentales de l’OIT dans ce domaine – la convention (n° 100) sur l’égalité de rémunération, 1951, et la convention (n° 111) sur la discrimination (emploi et profession), 1958 – se situent respectivement à 168 et 169, sur un total de 183 Etats Membres de l’OIT. Quand les taux de ratification dépassent les 90 pour cent, l’objectif de ratification universelle est en vue, précise le rapport.
«Le droit fondamental de tous les hommes et toutes les femmes à la non-discrimination dans l’emploi et la profession fait partie intégrante d’une politique de travail décent visant à créer une croissance économique durable et équilibrée ainsi que des sociétés plus justes», affirme M. Somavia. «Ce qu’il faut, c’est combiner une politique de croissance économique avec une politique pour l’emploi, la protection sociale et les droits au travail, qui permettent aux gouvernements, aux partenaires sociaux et à la société civile de travailler ensemble, y compris en changeant les comportements grâce à l’éducation.»
Le rapport fait partie d’une série d’études sur les principales normes du travail de l’OIT publiées chaque année; il a été préparé en vertu du suivi de la Déclaration sur les principes et les droits fondamentaux au travail adoptée par la Conférence internationale du Travail en 1998. La déclaration est axée sur quatre principes fondamentaux – liberté syndicale, abolition du travail des enfants, élimination du travail forcé et des discriminations.
 



Massacre de paysans au Guatemala

17 mai 2011 : La Confédération syndicale internationale (CSI) se rallie aux organisations syndicales, paysannes et autochtones du Guatemala pour condamner avec force le massacre survenu entre le 14 et le 15 mai dans la plantation Finca « Los Cocos », dans la municipalité de La Libertad, au cours duquel 29 paysans ont été assassinés, y compris deux femmes et trois mineurs de 13, 15 et 16 ans.
La CSI exige du gouvernement guatémaltèque qu’il assume entièrement son rôle de garant de la démocratie et de l’État de droit en veillant à la pleine application des recommandations issues de la mission du Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme au Guatemala en 2010. Garantir la vie de tous et toutes les guatémaltèques relève des responsabilités élémentaires de l’État.
« La CSI exhorte le procureur général du Guatemala à entreprendre sans plus tarder une enquête effective et exhaustive qui permette d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ce crime odieux » a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Il est inadmissible que la majorité des crimes et délits perpétrés au Guatemala restent impunis. » ll est impératif que la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) exécute le mandat dont elle investie, qui est de renforcer la démocratie dans le pays et qu’elle procède à une enquête sur l’implication de groupes parallèles et de forces de sécurité clandestines dans ce massacre.
Dans une lettre envoyée aux autorités guatémaltèques , la CSI demande instamment au président Álvaro Colom de prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour mettre un terme à la violence systématique à l’encontre des organisations syndicales, paysannes et indigènes et de veiller au respect des conventions fondamentales de l’OIT ratifiées par le Guatemala.
 



Guatemala : Nouvel assassinat d’un syndicaliste

Le 11 mai 2011 : La Confédération syndicale internationale (CSI) se joint à ses organisations affiliées guatémaltèques pour condamner avec force l’assassinat de Lorenzo Godoy Asencio, secrétaire général du Sindicato de Tricicleros de la Ciudad Pedro de Alvarado de Moyuta-Jutiapa et secrétaire général du Sindicato de trabajadores del transporte y similares de la Ciudad Pedro de Alvarado. Ce meurtre plonge à nouveau dans le deuil la classe ouvrière de ce pays.
Le camarade Godoy a disparu avec son véhicule le 2 mai après avoir quitté son domicile pour aller acheter du pain pour le diner. Comme il ne revenait pas, des recherches ont été entamées dès le lendemain à proximité de la frontière avec le Salvador. Son cadavre a été retrouvé le jeudi 5 mai dans la localité d’Aldea Los Angeles. Il portait plusieurs blessures à l’arme blanche. L’arme du crime pourrait être un tournevis découvert non loin de l’endroit où furent retrouvés la dépouille mortelle de Lorenzo Godoy et la mototaxi qu’il conduisait, à environ deux cents mètres de la scène du crime.
Le Guatemala aujourd’hui encore est à l’évidence sous l’emprise de la volonté d’assassins sans scrupules, armés soit par le patronat ou encore par les Etats-Unis.
Avec ce nouvel assassinat, c’est la longue histoire des martyrs qui continue et qui avait commencé avec l’United Fruit Company, qui était une entreprise bananière et dont le siège était aux États-Unis d'Amérique, et qui avait été à l’origine de la tuerie qui s’appela « le massacre des bananeraies », et qui fit un millier de morts.



La CSI condamne la discrimination antisyndicale menée par IKEA aux États-Unis

28 avril 2011 : Suite à sa réunion sur le thème des multinationales qui s’est tenue à Washington, la Confédération Syndicale Internationale (CSI) qui représente 175 millions de travailleurs dans 151 pays et territoires s’inquiète de l’absence de réaction du géant de l’ameublement, IKEA, concernant la discrimination antisyndicale dans son usine de Danville en Virginie. Sur ce site, quelques-uns des 335 travailleurs employés par Swedwood, le groupe industriel d’IKEA, tentent de créer un syndicat et les travailleurs ne sont pas autorisés à adhérer à celui de leur choix.
« Il y a clairement des problèmes dans cette usine ouverte il y a maintenant quelques années par Swedwood, filiale d’IKEA, à Danville en Virginie. IKEA profite du laxisme de la protection des travailleurs aux États-Unis », a déclaré Sharan Burrow, Secrétaire Générale de la CSI. « Est-ce trop demander à IKEA, le géant de l’ameublement qui a déclaré près de 3 milliards de dollars de bénéfices et 31 milliards de dollars de chiffre d’affaires, d’autoriser 335 travailleurs d’une seule et unique usine à se faire entendre et à décider par eux-mêmes. Nous demandons tout simplement à cette société d’ouvrir ses portes au syndicat afin qu’il puisse informer les travailleurs des droits garantis par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). S’ils souhaitent être représentés par l’Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs et Travailleuses de l’Aérospatiale (AIMTA), alors la société devra négocier une convention collective. L’AIMTA a déposé une demande dans ce sens l’année dernière lorsqu’elle a annoncé que les employés éligibles avaient en majorité signé une carte l’autorisant à être leur représentant exclusif. »
Ces ouvriers travaillent dur tous les jours dans des conditions difficiles pour fabriquer des articles IKEA, notamment les gammes LACK, BILLY, FAKTUM, PAX, EXPEDIT ou EFFEKTIV qui sont destinées aux magasins à travers le monde. En réponse à la volonté affichée par ces travailleurs de créer un syndicat, l’usine a fait appel à un cabinet d’avocats qui a bâti sa réputation en empêchant la création de syndicats au sein des sociétés et en aidant le patronat à interférer et à faire obstacle à la liberté d’association des travailleurs.
Il semble maintenant que des problèmes de sécurité existent dans cette usine. Suite à une plainte déposée par l’Association des Machinistes, l’autorité locale de santé et de sécurité a condamné Swedwood pour violations répétées de la loi. Les changements effectués et les amendes liées aux violations des législations en matière de sécurité ont entraîné une amélioration des conditions de travail dans l’usine. Toutefois, des accidents graves continuent de se produire. Des travailleurs ont déclaré avoir été licenciés juste pour avoir dit qu’ils rejoindraient volontiers un syndicat pour protéger leurs droits. La société Swedwood a déjà conclu des accords avec deux ouvriers qui avaient déposé des plaintes suite à leur licenciement sur la base de discrimination raciale.
Bien qu’IKEA soit aimé par les consommateurs du monde entier pour ses meubles à des tarifs abordables, les articles sur l’usine de Danville publiés ces derniers mois à la fois dans la presse américaine et suédoise nuisent à l’image du géant suédois de l’ameublement qui a toujours eu très bonne réputation à travers le monde. Aujourd’hui, IKEA pourrait redorer son blason en s’assurant simplement que les droits fondamentaux de ses travailleurs sont respectés dans le monde entier, y compris aux États-Unis.
La CSI se joint à la lutte pour que la justice soit rendue à Danville et a alloué des moyens financiers substantiels pour s’assurer que cette société agit de manière responsable aux États-Unis. IKEA doit respecter l’accord-cadre international signé en 1998 qui garantit à tous ses employés, quel que soit leur pays, des droits en matière de syndicalisation et de négociation collective.



La CGTM sera présente au Forum Social mondial.

Né voici dix ans à Porto Alegre au Brésil, aujourd’hui c’est à  Dakar du 6 au 11 février 2011 que se réunie le neuvième Forum social mondial (FSM).
Les débats porteront autour de trois grandes questions : la situation mondiale et la crise, la situation des mouvements sociaux et citoyens mais également sur la mémoire de l'esclavage, à l'occasion d'une journée de recueillement sur l'île de Gorée.
Les organisateurs attendent pourtant de 20 à 30 000 participants et ce FSM sera une nouvelle occasion d'échange entre les syndicats, les ONG, les mouvements sociaux, les parlementaires, et les experts.
Ce forum mondiale sera donc l’occasion pour la CGTM d’évoquer auprès de cette représentation du monde social, la situation socio-économique en Martinique depuis le grand mouvement social de février-mars 2009.
Lire la déclaration….

Déclaration de LA CGTM


Dix-septième réunion américaine de l'OIT définit l'ordre du jour vers le travail décent

SANTIAGO - représentants de gouvernements, les travailleurs et les employeurs de plus de 30 pays de l'Amérique a terminé aujourd'hui la dix-septième réunion régionale américaine du international de l'organisation du travail (OIT), avec un appel à intensifier les efforts pour avancer sur le chemin de décent sur les travaux du continent.
En particulier, les délégués ont souligné la nécessité d'aller de l'avant et de faire un examen en profondeur au moyen d'un dialogue social plus efficace dans les rubriques suivantes :
• La création de nouvelles possibilités de décent et productif de travail par le biais de la promotion et le développement de l'entreprise durable.
• Le renforcement du respect de la liberté d'association et de négociation collective.
• Promotion de la ratification de la Convention 102 concernant la sécurité sociale.
• Promouvoir la compétitivité de l'économie et la cohésion sociale, de préserver et de respect des droits fondamentaux au travail.
• Renforcer le cadre institutionnel du marché du travail.
Le discours de clôture de la Conférence, l'OIT, Juan Somavia, directeur général, a souligné la référence au dialogue social comme un élément clé pour faire progresser ces objectifs.
« Il existe peu d'instruments plus appropriée relever les défis auxquels sont confrontés en Amérique latine et les Caraïbes que le dialogue social ». « C'est un défi commun, que nous sommes confrontés en tant que région, mais le dialogue social réel, permettant d'obtenir des résultats concrets, est celle qui se produit dans tous les pays, a déclaré m. Somavia.
La dix-septième réunion régionale américaine a été présidée par le ministre du travail et d'aide sociale du Chili, Camila Merino, qui, dans ses derniers mots, parlé de « l'importance de la poursuite des travaux en créant les meilleures conditions d'emploi et sa dignité » et « l'importance d'une économie solide, saine et concurrentielle ».
Durant les sessions de quatre jours de la Conférence, les délégués ont discuté des questions diverses, y compris les leçons de la crise économique qui a laissé la crise, le rôle du salaire comme stimulateur de croissance, le défi de parvenir à un plancher minimum de protection sociale pour tous et les nouveaux chemins de coopération Sud-Sud.
La présence de distingués invités, parmi lesquels la Présidente du Chili, Sebastián Piñera, qui a parlé de l'importance du travail décent et de protection sociale dans le développement économique et social de leur pays et la région ont participé à la réunion.
Vice-Président de la Colombie, La Garzón, a parlé de la troisième journée de la session et a souligné l'engagement de son pays avec un travail décent et les droits de l'homme en général.
Dans une lettre aux délégués de la Conférence, le Président du Brésil, Luis Inácio Lula da Silva, a souligné l'importance de la protection de l'emploi au cours de la crise et la nécessité de mettre en œuvre des réformes visant à promouvoir la croissance, la modernisation et le développement.
En outre, le Secrétaire exécutif de la CEPALC, Alicia Bárcenas, qui ont participé à une séance spéciale sur « La croissance, l'emploi et l'équité dans les Amériques », posé le défi de la lutte contre les inégalités et le défi des 180 millions de personnes pauvres vivant dans la région.
La dix-septième réunion régionale américaine a eu lieu à Santiago de Chili entre le 14 et le 17 décembre et a rassemblé plus de 300 délégués de partout dans la région.



El Salvador : Situation horrifiante dans les zones franches d’exportation

10 février 2010 : Une nouvelle enquête de la CSI sur les normes fondamentales du travail au Salvador révèle que bon nombre des 67 000 travailleurs, principalement des femmes, employés dans les 15 zones franches industrielles du pays, sont victimes de traitements effroyables, allant des insultes et des menaces aux violences physiques et aux  harcèlements sexuels. Il y règne en outre une politique manifestement antisyndicale et les travailleuses et travailleurs qui tentent d’adhérer ou de former une organisation syndicale sont renvoyés. Pour beaucoup, les conditions de travail dans les zones franches industrielles s’apparentent à du travail forcé.Le 15 janvier 2010, Victoriano Abel Vega, secrétaire général du SITRAMSA (Sindicato de trabajadores y Empleados Municipales de la Alacaldía de Santa Ana), a été assassiné alors qu’il se rendait au Salvador où il devait participer à une réunion avec d’autres syndicalistes en vue de la préparation d’une plainte relative aux renvois injustes de plusieurs salariés de la municipalité de Santa Ana, en violation des conventions n° 87 et 98. Il avait reçu des menaces de mort liées à son rôle de dirigeant syndical et pour sa condamnation des renvois. Dans une lettre adressée aux autorités du Salvador, la CSI intime le président Mauricio Funes d’immédiatement lancer une enquête afin d’identifier et de punir avec toute la rigueur de la loi les auteurs de ce crime brutal.
Le rapport de la CSI, publié pour coïncider avec l’examen, par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), des politiques commerciales du Salvador, souligne qu’il est interdit à de nombreux travailleurs du secteur public d’exercer leur droit syndical et que le droit de grève est tellement restreint qu’il est pratiquement impossible à exercer. Alors que le pays a récemment ratifié les conventions fondamentales de l’OIT sur les droits des syndicats pour bénéficier de l’accord commercial avec l’Union européenne – le système de préférences généralisées, SPG – il ne les applique toujours pas dans la pratique. Dans le secteur privé, les restrictions sont multiples comme les nombreuses formalités et les prescriptions préalables à la constitution d’un syndicat ou à son adhésion. Les pratiques antisyndicales sont courantes et les autorités publiques n’interviennent pas pour les empêcher. Du reste, la loi ne prévoit pas la réintégration des travailleurs illégalement renvoyés en raison de leur appartenance à un syndicat ou de leurs activités syndicales.
Au Salvador, les femmes gagnent 88 % du salaire moyen des hommes et sont sous-représentées dans les emplois hautement spécialisés et fortement rémunérateurs. Le rapport révèle que, jusqu’à présent, le gouvernement n’a adopté aucune politique en matière d’égalité des chances et n’a apporté qu’une réponse largement insuffisante à la discrimination au niveau de l’emploi et de la rémunération. La législation nationale ne se réfère pas au principe du salaire égal pour un travail de valeur égale pourtant repris dans les conventions de l’OIT.
Le travail des enfants reste un problème courant auquel les autorités n’ont pas apporté de solutions appropriées. Plus précisément, la persistance des pires formes de travail des enfants, notamment leurs activités dans la production de feux d’artifice, dans les décharges d’ordures et dans la prostitution, soulève de sérieuses préoccupations. Selon les données de l’état, plus de 67 pour cent des enfants travaillent d’une façon ou d’une autre. Dans les zones rurales, les enfants travaillent dans l’agriculture et le commerce, tandis que dans les zones urbaines, ils sont plus souvent employés comme marchands ambulants ou dans la fabrication.
Les conclusions d’un autre rapport précisent que, bien qu’illégal, le travail forcé a cours par le biais de la traite des êtres humains, surtout des femmes et des filles à des fins d’exploitation sexuelle. Le travail forcé existe également dans les prisons où les condamnés sont obligés de travailler



Le 7 octobre manifestons ensemble pour la journée mondiale du travail décent.

Conformément à la décision prise par le Congrès mondial de la CSI lors de sa 2e session à Vancouver, Canada, la CSI convoquera la 3e Journée mondiale pour le travail décent (JMTD). Cette Journée aura lieu, comme d’habitude, le 7 octobre. Les années antérieures, la JMTD a engagé des millions de syndicalistes à des actions pour le travail décent et, vu le contexte actuel de la crise, il s’avère plus important que jamais que les syndicalistes aux quatre coins du monde défendent leurs droits à un travail décent et à une vie décente.
Bien qu’on parle de reprise, peu de signes indiquent la fin de la crise de l’emploi. Chaque perte d’emploi est un drame humain et jusqu’à présent 34 millions d’emplois ont été supprimés en raison de la crise depuis son déclenchement en 2008 et 64 millions de personnes ont plongé dans la pauvreté extrême. Le monde se trouve à une croisée des chemins : soit il rompt avec les politiques défaillantes du passé qui sont à l’origine de la crise et s’oriente vers un futur plus juste, durable et plus prospère, soit il retombe dans les injustices et la misère du passé laissant prévoir une hausse de la pauvreté et un chômage massif comme constante de nos sociétés.
Par conséquent, nous lancerons trois messages fondamentaux à l’occasion de la JMTD de cette année :
- La croissance et des emplois décents, et non l’austérité, sont essentiels pour combattre la crise et mettre un terme à la pauvreté ;
- Des services publics de qualité sont essentiels à une vie décente et ne doivent pas être réduits au nom d’un assainissement budgétaire ; et,
- Le secteur financier doit payer les dégâts qu’il a causés et doit œuvrer pour servir l’économie réelle et répondre aux réels besoins humains.
L’année dernière, 472 actions ont été organisées dans 111 pays



Rapport annuel de la CSI :
101 syndicalistes assassinés en 2009 ; augmentation des pressions sur les droits des travailleurs alors que la crise touche l’emploi

9 juin 2010 : Le Rapport annuel des violations des droits syndicaux de la CSI note une hausse spectaculaire du nombre de syndicalistes assassinés en 2009 : leur nombre s’est élèvé à 101, soit une augmentation de 30 % par rapport aux années précédentes. Le rapport, rendu public aujourd’hui, révèle également une augmentation des pressions sur les droits fondamentaux des travailleurs parallèlement à l’aggravation des effets de la crise économique mondiale sur l’emploi.
Sur les 101 syndicalistes tués, 48 ont été assassinés en Colombie, 16 au Guatemala, 12 au Honduras, six au Mexique, six au Bangladesh, quatre au Brésil, trois en République dominicaine, trois aux Philippines, un en Inde, un en Iraq et un au Nigeria. En Colombie, 22 des syndicalistes assassinés étaient de hauts dirigeants syndicaux et cinq étaient des femmes, preuve que l’attaque des années précédentes se poursuit. La montée en flèche de la violence se note également au Guatemala et au Honduras depuis quelques années.
« La Colombie a, une fois encore, été le pays où, plus qu’ailleurs, se battre pour les droits fondamentaux de la main-d’œuvre conduit à la mort en dépit de la campagne de relations publiques du gouvernement colombien pour convaincre du contraire. La détérioration de la situation au Guatemala, au Honduras et dans d’autres pays est également extrêmement préoccupante », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.
Cette année, le rapport dresse à nouveau une liste exhaustive des violations dont ont été victimes les syndicalistes luttant pour défendre les intérêts de la main-d’œuvre dans 140 pays. Par ailleurs, de nombreuses autres violations n’ont pas été rapportées, dans la mesure où des travailleuses et des travailleurs sont privés du moyen de faire entendre leur voix, ou craignent de s’exprimer en raison des conséquences qui pourraient en découler par rapport à leur emploi, voire à leur intégrité physique. Outre l’effroyable liste d’assassinats, le rapport détaille par le menu les harcèlements, les actes d’intimidation et d’autres formes de persécution à l’encontre des syndicats.
Du reste, dix tentatives de meurtre et 35 menaces de mort sérieuses ont été enregistrées, à nouveau principalement en Colombie et au Guatemala. Par ailleurs, de nombreux syndicalistes sont restés emprisonnés et ont été rejoints par une centaine d’autres en 2009. D’autres encore ont été arrêtés en Iran, au Honduras, au Pakistan, en Corée du Sud, en Turquie et au Zimbabwe. La situation générale en matière de droits syndicaux a continué de s’aggraver dans plusieurs pays, notamment en Égypte, dans la Fédération de Russie, en Corée du Sud et en Turquie.
Les forces antidémocratiques ont continué de cibler les activités syndicales, conscientes que les syndicats sont souvent en première ligne dans la défense de la démocratie. C’était en effet flagrant au Honduras dans le climat de violence qui a régné après le coup d’État, ainsi qu’en Guinée lors d’une manifestation de protestation contre la junte au pouvoir, qui s’est soldée par un terrible massacre le 28 septembre. De nombreux cas de répression contre des grèves et des grévistes ont été documentés dans chaque région. Des milliers de travailleuses et de travailleurs, manifestant pour réclamer leurs salaires, dénoncer les piètres conditions de travail ou les effets néfastes de la crise financière et économique mondiale, ont été victimes d’agressions, d’arrestations et de détentions, notamment en Algérie, en Argentine, au Belarus, en Birmanie, en Côte d’Ivoire, en Égypte, au Honduras, en Inde, en Iran, au Kenya, au Népal, au Pakistan et en Turquie. Des licenciements de travailleurs en raison de leurs activités syndicales ont été rapportés dans nombre de pays. Au Bangladesh, six travailleurs du secteur de l’habillement, qui faisaient grève pour réclamer une augmentation salariale et le règlement des arriérés salariaux, ont perdu la vie à la suite d’une intervention de la police.
Les employeurs ont continué de recourir largement aux actions antisyndicales et aux pressions. Dans plusieurs pays, des entreprises ont menacé le personnel de fermer ou de transférer les sites de production s’il organisait un syndicat ou y adhérait. Souvent, les employeurs ont simplement refusé de négocier avec les représentants légitimes des travailleurs tandis que les autorités restaient sans rien faire. Certains codes du travail ont été amendés afin de permettre une plus grande « flexibilité » et de mettre à mal les systèmes existants de sécurité sociale ce qui a souvent eu une incidence sur les systèmes actuels de relations professionnelles et a affaibli les droits syndicaux.
En fragilisant des normes du travail reconnues au niveau international, un nombre sans cesse grandissant de travailleurs ont été confrontés à l’insécurité et à la vulnérabilité dans l’emploi puisqu’aujourd’hui, environ 50 % de la main-d’œuvre mondiale occupe des emplois précaires. Ce phénomène a touché les travailleuses et les travailleurs des zones franches d’exportation, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale, le personnel domestique, surtout au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, les migrants ainsi que les travailleurs agricoles. Bon nombre des secteurs les plus touchés se caractérisent par de fortes concentrations de travailleuses. En outre, on a pu noter la croissance de l’emploi informel et le développement de nouvelles formes « atypiques » d’emploi, tant au niveau des régions qu’à celui des différents secteurs industriels. Les difficultés auxquelles est confrontée cette main-d’œuvre pour se syndiquer ou exercer ses droits syndicaux sont directement liées à sa position très vulnérable sur le marché du travail.
Le rapport met également en exergue de nombreux cas où, alors que les droits syndicaux sont officiellement protégés par la législation, des restrictions de la couverture légale, ainsi qu’une application faible ou inexistante ont accru la vulnérabilité des salariés subissant déjà la crise de plein fouet. De nombreux pays restreignent sévèrement ou interdisent directement les grèves. En outre, des procédures complexes, l’imposition de l’arbitrage obligatoire et l’utilisation de définitions excessivement larges des « services essentiels » rendent souvent impossible l’exercice des droits syndicaux dans la pratique, privant les travailleurs de leurs droits légitimes d’être représentés par leur syndicat et de participer à des actions de grève.
Le rapport de la CSI relève qu’en dépit du fait que 2009 a célébré le 60ème anniversaire de la Convention n° 98 de l’OIT sur le droit d’organisation et de négociation collective (1949), des pays tels que le Canada, la Chine, les États-Unis, l’Inde, l’Iran, le Mexique, la Thaïlande, la République de Corée et le Vietnam ne l’ont toujours pas ratifiée. Par conséquent, environ la moitié de la population économiquement active de la planète n’est pas couverte par cette Convention.
« Cette année, le rapport de la CSI montre que la majorité des travailleuses et des travailleurs du monde ne bénéficient pas de protection efficace de leurs droits d’organiser des syndicats et de négocier collectivement. Il s’agit d’un facteur principal de l’augmentation à long terme de l’inégalité économique au sein des pays et entre nations. Les revenus inappropriés de la grande majorité de la main-d’œuvre mondiale ont été l’un des éléments déclencheurs de la crise économique mondiale et font qu’il est difficile de placer l’économie sur le chemin de la croissance durable », a déclaré Guy Ryder.



Colombie : Encore un syndicaliste assassiné

10 juin 2010 : La CSI s’est jointe à ses organisations affiliées colombiennes pour condamner sans ambages l’assassinat, le 5 juin, d’Hernan Abdiel Ordoñez Dorado, trésorier au comité exécutif de l’Association syndicale des employés de l’Institut national pénitentiaire et carcéral (ASEINPEC) de Cali. Ordoñez se trouvait en compagnie de sa mère lorsque des individus se déplaçant à moto lui ont bloqué la route et l’ont abattu de quatre coups de feu.
D’après la CSI, le dirigeant syndical se trouvait impliqué dans la dénonciation d’actes présumés de corruption, qui mettaient en cause le personnel de direction de la prison de femmes. Il avait préalablement fait l’objet de menaces et avait été victime d’un attentat. La Centrale générale des travailleurs (CGT) a demandé, à maintes reprises, qu’un dispositif de sécurité soit mis à disposition mais ces demandes ont été ignorées par le gouvernement.
Dans une lettre adressée aux autorités colombiennes , la CSI s’est jointe à la CGT pour demander au gouvernement colombien de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur les mobiles de cet assassinat et identifier et sanctionner de manière exemplaire les auteurs matériels et intellectuels.
« Les autorités colombiennes doivent prendre d’urgence les mesures concrètes nécessaires pour garantir à tout moment l’intégrité physique des syndicalistes colombiens », a insisté Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.



99e Conférence internationale du Travail de l’OIT

L’Organisation internationale du Travail (OIT) tiendra sa session annuelle de la Conférence internationale du Travail à Genève, du 2 au 18 juin. Des délégués des gouvernements, des travailleurs et des employeurs représentant les 183 Etats Membres de l’OIT vont discuter de toute une série de thèmes, y compris:
         L’élaboration d’une norme concernant le VIH/sida dans le monde du travail
         Le travail décent pour les travailleurs domestiques
         L’objectif stratégique de l’emploi (dans le cadre du suivi de la Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable)
         L’application des conventions et recommandations de l’OIT
Un an après l’adoption du Pacte mondial pour l’emploi conçu afin d’orienter les réponses nationales et internationales à la crise, un débat de haut niveau sera consacré au Pacte, aux politiques macroéconomiques et au Rôle de l’emploi productif et de la protection sociale en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement



Au Swaziland Un syndicaliste meurt en garde à vue

14 May 2010  La CSI s’est jointe à la CSI-Afrique et à ses affiliées pour condamner avec véhémence la mort suspecte en garde à vue de Sipho Jele, membre du Swaziland Agriculture and Plantation Workers’ Union (SAPWU) et du People’s United Democratic Movement (PUDEMO), principal parti d’opposition du pays, qui a été interdit et fait l’objet de poursuites incessantes au titre de la tristement célèbre loi sur la suppression du terrorisme du gouvernement. Le Swaziland vit sous état d’urgence depuis 1973.
Les festivités du Premier mai organisées au terrain de sport Salesian, à Manzini, ont été brutalement interrompues par la police, qui cherchait par tous les moyens à expulser les invités qui, selon elle, n’étaient pas des travailleurs. La police a perturbé les festivités pacifiques du Premier mai et a malmené et écroué plusieurs dirigeants syndicaux, dont Simangele Mmema, membre du Comité exécutif national de l’Association nationale des enseignants du Swaziland (SNAT). Elle a également confisqué du matériel photographique et effacé des photos. Les policiers étaient à l’affût de toute personne portant un t-shirt PUDEMO et a même arrêté un jeune militant parce qu’il portait un t-shirt de la centrale syndicale sud-africaine COSATU et une casquette de l’ANC (African National Congress), qu’ils ont confisqués. Les syndicats ont dénoncé publiquement cet acte de harcèlement flagrant et l’interruption de leurs festivités du Premier mai.
C’est dans ces circonstances que la police a procédé à l’arrestation de Sipho Stephen Jele, au motif qu’il portait un t-shirt à l’enseigne de PUDEMO. Après l’avoir arrêté, des policiers l’ont conduit à son domicile où, d’après sa tante, ils ont fouillé toute la maison et n’ont rien trouvé d’autre que la carte de membre PUDEMO de Jele. Celui-ci a ensuite été forcé à poser pour une photo en montrant sa carte de membre avant d’être emmené. Deux jours plus tard, le département des services correctionnels a émis une déclaration selon laquelle Sipho Stephen Jele s’était suicidé dans les toilettes d’une cellule.
D’après l’information reçue par la CSI, la police aurait exercé des pressions sur la famille de Jele pour que son inhumation ait lieu le plus rapidement possible. D’autre part, l’enquête ordonnée par le Premier ministre du Swaziland est menée par le personnel des services correctionnels de la police elle-même. À la lumière des circonstances de l’arrestation de Jele et du traitement qui lui a été infligé alors qu’il se trouvait en garde à vue, la CSI craint qu’il n’ait été tué pour son activisme.
Le roi swazi Mswati avait auparavant déclaré qu’il considérait l’ « akukhanywane », terme utilisé pour décrire l’étranglement de tout opposant à son règne, comme la stratégie la plus appropriée. En attendant, la mort de Sipho Jele constitue le 12e cas d’attaque à main armée perpétré depuis août 2003 contre des membres et des dirigeants du PUDEMO, des membres de leurs familles et des sympathisants.



La Conférence mondiale approuve la feuille de route pour intensifier l’action et éliminer les pires formes de travail des enfants d’ici à 2016

LA HAYE (Nouvelles du BIT) – Plus de 450 délégués venus de 80 pays se sont mis d’accord sur une feuille de route qui vise à «augmenter de manière substantielle» les efforts mondiaux pour éliminer les pires formes de travail des enfants d’ici à 2016.
Approuvée au terme d’une conférence de deux jours sur le travail des enfants, que le gouvernement des Pays-Bas a organisée en coopération avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), la feuille de route appelle les gouvernements, les partenaires sociaux et les organisations de la société civile à renforcer l’accès à l’éducation, à la protection sociale et au travail décent.
«La feuille de route représente un document essentiel pour favoriser la cohérence et la convergence des politiques nationales et internationales en vue de l’objectif de 2016. Mais ne nous y trompons pas: elle ne signe pas la fin de nos efforts concertés, bien au contraire. Nous devons continuer à nous réunir et à coopérer, ne serait-ce que pour nous encourager, nous inspirer et nous soutenir mutuellement sur le chemin du progrès», a rappelé Piet Hein Donner, ministre des Affaires sociales et de l’Emploi du gouvernement des Pays-Bas.
«Les expériences et les idées débattues au cours de la Conférence ont véritablement amélioré notre prise de conscience et notre connaissance du travail des enfants, ainsi que notre engagement à le combattre. Elles montrent clairement que si nous restons figés sur nos habitudes, l’objectif d’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici à 2016 sera tout simplement manqué. Nous disposons maintenant d’une feuille de route qui contribue à nous montrer la voie à emprunter et qui nous donne matière à alimenter les futures discussions au sein de l’OIT et ailleurs. Il nous incombe à tous de la suivre», a déclaré Kari Tapiola, Directeur exécutif du BIT.
La feuille de route invite tout particulièrement les gouvernements «à évaluer l’impact des politiques relatives aux pires formes de travail des enfants, en tenant compte du sexe et de l’âge des enfants, à mettre en place des mesures préventives assorties de délais et à mobiliser suffisamment de ressources financières pour combattre les pires formes de travail des enfants, y compris grâce à la coopération internationale».
Elle appelle également les partenaires sociaux à prendre «les mesures immédiates et efficaces qui relèvent de leur compétence afin de garantir en priorité absolue l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail des enfants, notamment à travers des politiques et des programmes consacrés au travail des enfants».
La Conférence de La Haye s’est déroulée dans un contexte d’essoufflement de la campagne mondiale contre le travail des enfants, comme le démontre le nouveau rapport global du BIT publié la semaine dernière. Le rapport – Accélérer l’action contre le travail des enfants – montre que si la réduction du travail des enfants s’est poursuivie, son rythme s’est ralenti de manière inquiétante. Le rapport avertit que si aucune action décisive n’est prise, le rendez-vous de 2016 ne sera pas honoré.
Le nouveau rapport contraste avec les tendances positives qui figuraient dans la précédente étude réalisée en 2006 et qui avaient alors conduit l’OIT à fixer un objectif d’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici à 2016.
La Conférence de deux jours a été l’occasion d’entendre s’exprimer de hauts responsables gouvernementaux venus de divers pays, ainsi que des représentants des organisations patronales et syndicales, des organisations internationales et des membres du monde universitaire et de la société civile.
Sa Majesté la Reine Beatrix des Pays-Bas a assisté à la session de clôture de la Conférence où elle a rencontré quelques-uns des éminents participants, ainsi qu’une ancienne victime du travail des enfants.
Les participants ont aussi eu l’occasion de discuter et de commenter un nouveau rapport inter-agences préparé par l’OIT, la Banque mondiale et l’UNICEF, intitulé «Tous unis dans la lutte contre le travail des enfants». Le rapport présente les situations et les tendances propres à chaque pays et analyse quelles sont les politiques qui offrent le plus grand potentiel pour combattre le travail des enfants en vue de l’objectif de 2016.



États-Unis : les États frappés par la crise la font payer aux pauvres

 En Martinique, depuis le mouvement de février et mars 2009, on nous rabat les oreilles en laissant entendre que la grève serait responsable de tous les maux du monde. Cependant  aux Etats-Unis dans le pays le plus riche du monde, du fait de la crise capitaliste les masses laborieuses sont confrontées quotidiennement à des licenciements et au chômage sans aucun mouvement social.
Lire le document de la presse ouvrière révolutionnaire française.

Dans le monde


Confédération Syndicale Internationale, Amériques : les attaques contre les syndicats en augmentation

Bruxelles, le 10 juin 2009 (CSI en ligne) : La situation des syndicalistes est tragique et ne s’améliore pas sur le continent américain, au contraire. Voilà en substance le constat établi par la section « Amériques » du rapport 2009 sur les violations des droits syndicaux dans le monde, publié aujourd’hui par la Confédération syndicale internationale (CSI). Une fois encore, cette partie du monde rafle le titre peu envié de continent le plus meurtrier pour les syndicalistes, notamment à cause de la Colombie où 49 travailleurs ont perdu la vie et plus de 200 ont été arrêtés en raison de leurs activités syndicales.
Assassinats, enlèvements, menaces de mort, attaques et violations de domiciles sont le quotidien de trop nombreux syndicalistes sur le continent américain. Les employeurs ont recours aux licenciements arbitraires et aux transferts de dirigeants syndicaux en représailles contre l’établissement de nouveaux syndicats. La crise économique et financière qui touche le monde de plein fouet a pu, aussi, servir d’alibi dans le cas de licenciement abusif de syndicalistes.
Le rapport de la CSI souligne que la Colombie est le pays le plus dangereux pour les syndicalistes. 60% des assassinats en raison d’activités syndicales recensés dans le monde ont lieu dans ce pays. A ces chiffres s’ajoutent vraisemblablement de nombreux cas qui n’ont pu être recensés. Les cas de violence ont augmenté de façon drastique (25% en 2008) alors que le gouvernement du président Alvaro Uribe accorde une importance particulière à la sécurité. Sur les 49 syndicalistes assassinés, 4 étaient des femmes et 16 des dirigeants syndicaux. La CSI déplore 10 assassinats de syndicalistes colombiens de plus que l’année précédente. Aux assassinats s’ajoutent les attentats, les disparitions et les menaces de mort. C’est surtout l’impunité dont jouissent les auteurs et les commanditaires de ces crimes qui est à mettre en exergue, tant les sentences et les condamnations, quand elles sont prononcées, sont inadéquates. En outre, les politiques et les lois en matière de travail continuent d’exclure plus de deux tiers des travailleurs de toute protection sociale et du travail, privant plus de 12 millions de travailleurs de leurs droits les plus fondamentaux.
Selon le rapport de la CSI, l’Amérique centrale n’a rien à envier non plus en matière de violations des droits syndicaux, particulièrement au Guatemala, où elles sont permanentes. Le Guatemala talonne la Colombie comme pays le plus dangereux pour les syndicalistes. Assassinats, actes d’intimidation, harcèlements, fusillades contre des domiciles ou incursions et attaques contre des sièges syndicaux ont eu lieu tout au long de l’année. Plus de 20 dirigeants syndicaux, de mouvements indigènes et paysans ont été assassinés, et l’impunité règne en maître. Le mouvement syndical fait l’objet d’une persécution qui rappelle les pratiques utilisées durant le conflit armé. L’année précédente, le Président Alvaro Colom s’était pourtant engagé lors de la Conférence internationale contre l’impunité à lutter contre celle-ci, véritable fléau en Amérique latine.
Au Honduras, pays normalement plus calme en termes d’assassinats, Rosa Altagracia Fuentes, secrétaire générale de la Confederación de Trabajadores de Honduras (Confédération des travailleurs du Honduras – CTH), a été brutalement assassinée, elle a reçu 16 balles dans le corps. Selon les informations de la CSI, la police gère des listes de dirigeants reconnus, notamment des indigènes, des journalistes, voire des personnalités de la communauté internationale, qui sont soumis à une surveillance permanente par les services du renseignement de l’État. Le rapport de la CSI met en exergue des cas similaires au Panama où un dirigent syndical du Sindicato Único Nacional de Trabajadores de la Industria de la Construcción y Similares (Syndicat unique national des travailleurs de l’industrie de la construction et de secteurs connexes – SUNTRACS) a été assassiné dans un contexte d’intenses et graves violations des droits des travailleurs.
L’organisation syndicale et la négociation collective sont mises à mal via une panoplie de pratiques douteuses. Il s’agit, entre autres, de la sous-traitance de main d’œuvre via une entreprise intermédiaire ou tout simplement du licenciement de dirigeants syndicaux afin de favoriser ni plus ni moins l’élimination du mouvement syndical. Il n’est pas rare que des employeurs offrent une rémunération contre la désaffiliation du syndicat. Au Nicaragua, ce sont les contrats déterminés de courte durée qui fleurissent et empêchent l’augmentation du nombre de membres des syndicats. En outre, les droits syndicaux sont inexistants dans les zones franches d’exportation (ZFE), véritables zones de non-droit.
Pour le rapport annuel de la CSI, si les employeurs bafouent sans complexe les droits des travailleurs dans un si grand nombre de cas, c’est certainement dû au manque de sanctions ou à la faiblesse de celles-ci. Alors que le Salvador a ratifié la Convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, elle n’est toujours pas appliquée. Tout comme au Costa Rica, où l’exercice des droits syndicaux est entravé de manière significative.
Le rapport de la CSI explique que, dans certains cas, le non respect de la législation peut être un outil efficace pour bafouer les droits syndicaux. Dans d’autres, c’est la législation qui est un outil pour ne pas respecter ces droits. Aux Etats-Unis, des dizaines de milliers de travailleurs sont licenciés chaque année sans tenir compte de celle-ci. En outre, le démantèlement des syndicats constitue une industrie dont le chiffre d’affaire est estimé à plusieurs milliard de dollars. Dans certaines provinces du Canada, la législation ne fournit aucune protection juridique en matière de syndicalisation de certaines catégories de travailleurs ou impose des restrictions au droit de grève.
Au Mexique, les « contrats de protection », faux accords collectifs créés par le patronat, négociés à l’insu des travailleurs et déposés auprès de la Commission fédérale de conciliation et d’arbitrage, bafouent les droits syndicaux en empêchant l’établissement de syndicat dans l’entreprise, toute négociation collective effective, ainsi que l’exercice du droit de grève. Même son de cloche au Pérou, où la tendance à la sous-traitance d’un grand nombre de services gouvernementaux s’est poursuivie, entraînant une diminution des postes de travail au sein des entreprises d’État et dans la fonction publique. Enfin, au Venezuela, le gouvernement continue ses ingérences dans les affaires des centrales syndicales.
Les Caraïbes ne dérogent pas à la règle. Alors que la loi reconnaît les droits syndicaux, on est loin d’une mise en œuvre systématique, particulièrement en ce qui concerne le droit de grève. À la Barbade, par exemple, alors que les organisations syndicales sont reconnues, il leur est pratiquement impossible de négocier une convention collective alors que les organisations syndicales implantées en Jamaïque se plaignent régulièrement des pratiques visant à les démanteler.
« Les violations des droits des syndicalistes connaissent une aggravation préoccupante sur le continent américain alors que celui-ci est mis à mal depuis de trop nombreuses années » a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. « Le mouvement syndical doit pouvoir exercer son rôle légitime de représentant de la classe ouvrière, particulièrement quand la planète doit faire face à une crise économique et financière mondiale. »
La CSI représente 170 millions de travailleuses et de travailleurs au travers de 312 organisations nationales de 157 pays. http://www.ituc-csi.org http://www.youtube.com/ITUCCSI
Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI aux numéros suivants : +32 2 224 0204 or +32 476 621 018.
themes : Amérique , Droits syndicaux



États-Unis : les États frappés par la crise la font payer aux pauvres

 En Martinique, depuis le mouvement de février et mars 2009, on nous rabat les oreilles en laissant entendre que la grève serait responsable de tous les maux du monde. Cependant  aux Etats-Unis dans le pays le plus riche du monde, du fait de la crise capitaliste les masses laborieuses sont confrontées quotidiennement à des licenciements et au chômage sans aucun mouvement social.
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Dans le monde


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Election de Barack OBAMA à la présidence des USA

Patientez pendant le téléchargement

Position de la CGTM présentée par G JOACHIM-ARNAUD, à propos de l'élection de Barack OBAMA.










Les dates clés du syndicalisme international

Liste à puces
  • 1864 - Création à Londres de la 1° Internationale : l’Association internationale des travailleurs AIT (disparaît en 1876)
  • 1889 - Naissance à Londres de la 2° Internationale ouvrière socialiste IS. A l’origine l’IS a une dimension syndicale et politique. Les syndicats sont appelés à s’unir dans les Secrétariats professionnels internationaux (SPI).
     Création du 1° mai
    Création de l’Internationale syndicale des typographes – des syndicats CGT y participent activement
  • 1890 - Création de la Fédération internationale des mineurs – des syndicats CGT y participent activement
  • 1901 - Création à Dublin du Secrétariat syndical international SSI auquel la CGT adhérera plus tard
  • 1910 - Conférence des Femmes socialistes. Adoption du 8 mars comme Journée internationale de lutte des femmes
  • 1913 - Conférence internationale de Zurich : transforme le SSI en Fédération syndicale internationale FSI. La CGT y adhère
  • 1919 - Création à Moscou de la 3° internationale (communiste) qui est une internationale politique. Dissoute entre 1943 et 1947, elle disparaîtra définitivement en 1956
    Reconstitution de la FSI
  • 1920 - Création de la Confédération internationale des syndicats chrétiens CISC.
    Adhérent français CFTC
  • 1921 - Création à Moscou de l’Internationale syndicale rouge (ISR) - suite à la création de la 3° Internationale en 1919 - à laquelle pour la France adhère la CGTU. L’ISR cessera ses activités en 1937.
  • 1945 - La Fédération syndicale mondiale, FSM, est créée à Paris, en prolongement de la FSI et regroupe, dans une démarche unitaire, les syndicats autrefois affiliés à la FSI et les indépendants à l’exception des adhérents de la CISC. Les SPI restent en dehors de la FSM. La CGT fait partie des organisations fondatrices

  • 1948 - Scission au sein de la FSM
  • 1949 - Création de la Confédération internationale des syndicats libres, CISL. Adhérent français : Force ouvrière
  • 1968 - La CISC devient Confédération mondiale du travail CMT
  • 1973 - Création de la Confédération européenne des syndicats, CES. Adhérents français : FO puis CFDT (en 1974) et CFTC (en 1990).
  • 1979 - Départ de la CFDT de la CMT
  • 1989 - Adhésion de la CFDT à la CISL
  • 1995 - Départ de la CGT de la FSM. 
  • 1999 - Adhésion de la CGT et de l’UNSA à la CES
  • 2000 - Congrès de la CISL à Durban : débat du Millénaire ; début des discussions entre la CISL et la CMT
  • 2003 - Congrès de la CES à Prague – l’intervention de Guy Ryder, secrétaire général de la CISL devant le congrès est l’occasion du lancement du processus
  • 2004 - Le processus est lancé avec les organisations syndicales sans affiliation internationale









 



Le BIT annonce que la crise financière mondiale pourrait entraîner la perte de 20 millions d’emplois

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – La crise financière mondiale pourrait voir quelque 20 millions d’hommes et de femmes venir grossir les rangs du chômage mondial, a déclaré aujourd’hui le Directeur général du BIT. «Nous avons besoin d’une action rapide et coordonnée des gouvernements pour éviter une crise sociale qui risque d’être sévère, durable et mondiale», a-t-il ajouté.

En se fondant sur les estimations révisées de la croissance mondiale fournies par le Fonds monétaire international (FMI)(Note 1), les Nations Unies et des rapports précoces évoquant des suppressions d’emplois en hausse dans la plupart des pays pour lesquels des données sont disponibles, le Directeur général du BIT Juan Somavia a déclaré que, selon les estimations préliminaires du BIT, «le nombre des chômeurs pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009».

M. Somavia a ajouté que «le nombre de travailleurs pauvres vivant avec moins d’un dollar par jour pourrait augmenter de 40 millions – et celui des personnes disposant de deux dollars par jour de 100 millions».
M. Somavia a également précisé que la crise actuelle frapperait plus durement certains secteurs tels que la construction, l’automobile, le tourisme, la finance, les services et l’immobilier. Il a également noté que les nouvelles projections «pourraient se révéler sous-estimées si l’on n’affronte pas rapidement les effets du ralentissement économique actuel et la récession qui menace».
«La crise ne sévit pas seulement à Wall Street, mais partout dans le monde. Nous avons besoin d’un plan de sauvetage économique pour les familles laborieuses et l’économie réelle, avec des règles et des politiques qui fournissent des emplois décents. Nous devons mieux assurer le lien entre productivité et salaires et entre croissance et emploi», a affirmé M. Somavia.
«La protection et la promotion des entreprises durables et des offres d’emplois décents doivent être au cœur du Sommet sur la crise financière, récemment annoncé par les Présidents Bush et Sarkozy».
«Nous devons revenir à la fonction première de la finance qui est de promouvoir l’économie réelle. De prêter de manière à ce que les entrepreneurs puissent investir, innover, créer des emplois et produire des biens et des services.»
M. Somavia a fait part de ses inquiétudes quant à la restauration des flux de crédit; au maintien et au renforcement de la protection sociale (pensions, indemnités chômage, allocations familiales et mécanismes de soins de santé); à l’accès garanti des entreprises au crédit pour éviter les licenciements, les réductions de salaire, la banqueroute et pour permettre la reprise, le respect des droits des travailleurs et l’approfondissement du dialogue social afin de gérer les conséquences de la crise pour les entreprises; au maintien des flux d’aide publique au développement; à la restauration d’un régime de régulation de la finance mondiale; et au passage rapide de la reprise au développement durable grâce à l’investissement et à la croissance.
«Nous sommes très favorables aux appels actuels en faveur d’une meilleure régulation financière et d’un système de surveillance global de contrôles et de garde-fou, mais nous devons nous projeter au-delà du système financier.»

«Bien avant que n’éclate la crise financière actuelle, nous étions déjà en crise, avec une pauvreté massive à l’échelle mondiale et des inégalités sociales croissantes, une informalité et un travail précaire en plein essor – un processus de mondialisation qui a généré de nombreux bénéfices mais qui est aujourd’hui déséquilibré, injuste et précaire», précise-t-il. «Nous devons rétablir l’équilibre et nous concentrer sur le sauvetage des personnes et de la production. Il s’agit de sauver l’économie réelle.»
Si nous voulons préserver la bonne marche des économies et des sociétés ouvertes, nous devons commencer à travailler ensemble au sein des organisations internationales concernées afin de développer un nouveau cadre multilatéral au service d’une mondialisation juste et durable. Les négociations commerciales sont reportées, les marchés financiers sur la brèche et le changement climatique se poursuit; toute reconstruction devra trouver des méthodes pour intégrer les politiques financière et économique, sociale et environnementale dans une approche commune du développement durable.

Le temps est venu de penser et d’agir courageusement et de manière innovante afin de relever les vastes défis qui nous attendent, particulièrement pour les Nations Unies, a indiqué M. Somavia, se référant à la réunion du Conseil des chefs de secrétariat (CCS) des organismes des Nations Unies prévue le week-end prochain et présidée par le Secrétaire général Ban Ki-Moon.


Note 1 – Les Perspectives de l’économie mondiale, publiées par le FMI le 8 octobre, prévoyaient 3,2 pour cent de croissance mondiale pour 2009, en baisse par rapport à la prévision originale de 4,6 pour cent pour 2008. En 2006 et 2007, les prévisions étaient respectivement de 5,5 et 5,6 pour cent.
 


L'Union Générale des Travailleurs de la Guadeloupe.

L’UGTG a tenu son Congrès constitutif le Dimanche 2 décembre 1973 à Baie-Mahault en Guadeloupe. Rassemblement de: UTA (Union des Travailleurs Agricoles) et de UPG (Union des Paysans Pauvres de la Guadeloupe), cette Centrale se déclare pour l’organisation des ouvriers, des employés de tous les secteurs, des petits fonctionnaires et pour l’organisation d’une véritable centrale de lutte de classe.

La Confédération Syndicale Internationale.

La CSI est issue du rapprochement mené depuis les années 2000 entre la Confédération internationale des syndicats libres et la Confédération mondiale du travailet un "groupe de contact" d'organisations non affiliées rassemblant entre autres CGT française, et maintient des liens étroits avec la Confédération européenne des Syndicats.
À sa création, la Confédération syndicale internationale regroupe 306 organisations syndicales actives dans 154 pays et représentant plus de 168 millions de travailleurs.
La CSI déclare en préambule vouloir:  « L’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs et de leur famille, et la lutte pour les droits humains, la justice sociale, l’égalité de genre, la paix, la liberté et la démocratie, ont été le rôle historique du syndicalisme et restent sa mission ».




Confédération Européenne des Syndicats
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La Confédération européenne des syndicats (CES), regroupe la plupart des organisations syndicales européennes pour leur permettre de mener ensemble des actions de lobbying auprès des institutions de l'Union Européenne.
La CES regroupe 81 organisations membres de 36 pays européens, ainsi que 12 fédérations syndicales européennes, ainsi que des organisations ayant un statut d’observateur en Macédoine et en Serbie.
Les organisations syndicales affiliées à la CES conservent leurs propres procédures de prise de décision.
La CES est reconnue par l'Union européenne, par le Conseil de l'Europe et par l'Association européenne de libre échange comme la seule organisation syndicale intersectorielle représentative au niveau européen.


L’Organisation internationale du Travail.
 
L’Organisation internationale du Travail a été créée en 1919, lors de la résolution du premier conflit mondial par le traité de Versailles. L’Organisation, parmi les institutions de la Société des Nations, est la seule qui survit à la seconde guerre mondiale. L’OIT devient une institution spécialisée de l'ONU en 1946. Elle compte actuellement 188 États Membres. Dotée d’une structure «tripartite» unique, elle réunit sur un pied d’égalité les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs pour débattre des questions relatives au travail et à la politique sociale. Le secrétariat de l’Organisation, le Bureau international du Travail (BIT), a son siège à Genève en Suisse et gère des bureaux extérieurs dans plus de 40 pays.


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