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Agriculture



La CGTM remporte les élections à l’habitation Bochet

L’entreprise HABITATION BOCHET située au Lamentin est une exploitation agricole qui existe depuis 1998 dont le patron est Jean-Michel HAYOT
C’est une exploitation bananière qui embauche près de 50 salariés de manière permanente. Et comme toutes les entreprises d’exploitation de bananes en Martinique, elle est très rentable et rapporte chaque année à son propriétaire, sans comptabiliser les aides les subventions et les exonérations en tout genre, un chiffre d'affaires de plusieurs millions d’euros.
Cependant les conditions de travail se dégradent de jour en jour et les sanctions dissimulées sont le quotidien des salariés.
Dans l’entreprise, des élections de représentants du personnel viennent d’y avoir lieu et bien le syndicat installé de longue date y défendait son bilan, le résultat des urnes fut spectaculaire car la CGTM pour sa première participation à une élection dans cette entreprise, remporta la totalité des 4 sièges prévu pour le collège unique.
Ce résultat, les salariés ont voulu qu’il traduise leur volonté de voir un changement manifeste dans les relations sociales avec le patron qui a tendance à vouloir faire selon son bon plaisir. Les choses devront changer et pour cela, les nouveaux élus entendent mettre toute leur volonté au service de l’intérêt général...



A propos des conditions de travail des ouvriers agricoles en MARTINIQUE

Valéry BERTRAND délégué du personnel décrit les conditions de travail exécrables des ouvriers agricoles en MARTINIQUE, (accidents de travail, hygiène, salaire, harcèlements, démissions…),face à cette situation il dénonce l'immobilisme des organismes publics (sécurité sociale, inspection du travail medecine du travail...)
Ecoutons le en page CGTM WEB-TV



L’habitation agricole Duhaumont au Marigot a été bloquée par une puissante grève des ouvriers

Les ouvriers de l’habitation agricole Duhaumont au Marigot se sont mobilisés durant plusieurs jours, dans les premières semaines du mois d’aout, dans un mouvement suivi à 100% par les salariés de l'exploitation.
Mobilisés, il s’agissait pour eux de dénoncer les dysfonctionnements dans l'organisation du travail, mais surtout les mauvaises conditions  de travail qui les rendaient vulnérables à des accidents de travail pouvant être mortels.

Après avoir obtenu la réparation et la mise aux normes du matériel, ils bloquent sur le paiement des jours de grève.
Si dans un premier temps le directeur de l’exploitation, qui est la propriété de la famille De Meillac, a dû reconnaitre et ensuite céder aux réclamations des ouvriers et procéder à la réparation et la mise aux normes du matériel, il s’est ensuite opposé à la réclamation du paiement des jours de grève demandé par les grévistes.
 
Il a donc fallu maintenir le mouvement de grève pour qu’un accord soit trouvé sur le paiement des journées non travaillées et conclure à la reprise du travail.
Cette grève est de loin une grande satisfaction des ouvriers, car elle a permis de réaliser l’unité des travailleurs pour la défense de leurs intérêts,


08-09-2017

Dehaumont protocole d'accord


Marie Hellen Marthe-dite-Surelly soutient les grévistes de Guadeloupe


Cliquez pour agrandir

En grève le 18 mai pour exiger l’application de leurs revendications, les travailleurs de la banane de Guadeloupe ont reçu le soutien direct de leurs camarades de Martinique par la visite sur le terrain de Marie Hellen Marthe-dite-Surelly.
La Secrétaire du syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles a tenu à saluer physiquement les ouvriers en lutte par sa présence, mais travers son geste a surtout voulu témoigner que les problèmes que rencontrent les ouvriers en Guadeloupe sont les mêmes que vivent ceux de Martinique.
La solidarité de classe dit-elle, c’est de montrer que bien que les ouvriers soient d’entreprises différentes et de pays différents, ils ont nécessairement en commun des intérêts de classe. Car ajoute-t-elle, les patrons ne disent-ils pas que c’est la banane de la Martinique et de la Guadeloupe et ce faisant n’expriment-ils pas des sentiments de classe ?
Alors oui leurs propos nous éclairent sur les sentiments que nous travailleurs de Guadeloupe et de Martinique que nous devons entretenir et qui font que nous aussi puisque nous avons les mêmes patrons, nous avons donc les mêmes intérêts et ça fait qu’au final nous appartenons à la même classe sociale, la classe ouvrière.

10-06-2017

Soutien aux ouvriers agricoles de la Guadeloupe


Commission paritaire banane, les patrons lèvent le camp !

La Commission Paritaire de la branche banane, convoquée par le président de la FDSEA le vendredi 2 juin à la Chambre d'Agriculture de la Martinique ne s’est pas tenue, parce que le patronat de la banane l’a ainsi décidé.
C’est d’ailleurs de manière inattendue que les patrons ont annoncé que la composition de la délégation ouvrière ne respectait pas une décision antérieure qui aurait fixé les conditions de la représentation des syndicats à la Commission Paritaire.
Ils disent que la délégation ouvrière doit être composée dans la limite de deux représentants salariés pour une même entreprise. En affirmant cela, les patrons nous livrent une lecture particulière de la question puisque la Convention Collective donne une toute autre version.
Leur règle énoncée est non écrite et d’ailleurs la Convention Collective des Exploitations Bananières de la Martinique du 11 juin 1986 stipule que la commission paritaire est constituée par les représentants au nombre de deux par organisation ouvrière. Par conséquent, à aucun moment il n’est dit dans la Convention Collective des Exploitations Bananières  que les organisations ouvrières ne peuvent constituer, ensemble, des délégations au-delà de 2 salariés.
Donc c’est bien la preuve, que les patrons au-delà de leurs entreprises, entendent dicter aux syndicats comment agir.
Bien entendu l’injonction du patronat a été jugée inacceptable par les organisations syndicales qui n’ont pas consenti à diminuer leurs délégations constituées et ont donc quitté la salle de la réunion promettant de saisir la direction du travail pour un arbitrage sur la question.
Mais d’évidence, ce comportement illustre bien l’attitude des patrons qui d’une manière générale, entendent dicter aux syndicats la conduite à tenir. Et dire que ce sont ces mêmes personnes qui viennent nous « causer » du dialogue social !


10-06-2017

Lettre à madame GRIMALDI


La révision de la classification des emplois des exploitations bananières est lancée.

Depuis plusieurs semaines, une discussion s’est engagée au sein de la commission paritaire du secteur des exploitations bananières, entre patrons et syndicats, pour la refonte de la grille de classification.
Ces discussions ont permis la mise en place d’un accord de méthode qui déclare que la classification des emplois de la Convention Collective des exploitations bananières de Martinique, ne répond plus aux enjeux de la filière en matière de ressources humaines, de valorisation des métiers et de la reconnaissance des compétences.
Il fut ensuite mis en place un groupe de travail composé d’une délégation patronale et d ‘une représentation des syndicats. Si aujourd’hui au terme de plusieurs séances de travail, la commission envisage de présenter ses conclusions à la Commission Paritaire, il n’est pas moins vrai que les avis soient partagés au sein de cette Commission de travail.
La CGTM exige que soit reconnu dans la nouvelle grille des niveaux concernant l’encadrement intermédiaire, cette acceptation ayant comme intérêt la reconnaissance d’un déroulement de carrière des emplois d’exécution aux emplois d’encadrement.
La CGTM insiste également pour que soit reconnue pour chacun des métiers, une évolution transversale sous la forme d’échelons à l’intérieur de chaque niveau. Les échelons récompensant et reconnaissant la maitrise du métier par les apports en compétences.
La CGTM a insisté pour que la nouvelle grille de classification soit applicable dans toutes les entreprises agricoles sans discrimination.
En dernier ressort la CGTM, demande que la rémunération des emplois de la grille soit revue.

29-04-2017



Une solution provisoire pour les grévistes de l’habitation Thébaut

Les grévistes de l’habitation Thébaut en grève depuis le mois de septembre pour le paiement de leur rémunération, ont obtenu une solution mais qui reste partielle, quant à leur revendication.
Car, il faut savoir qu’ils n’ont pas reçu un salaire mais des indemnités du régime du chômage à temps partiel versées par la Dieccte.L’employeur restant toujours  muré dans sa posture ne pas verser un centime aux salariés.
D’ailleurs si le paiement des indemnités a été possible, c’est bien parce que la ministre a reconnu  la tempête tropicale Matthews comme catastrophe naturelle. Donc il ne faut voir là qu’une solution provisoire puisque leur rémunération ne sera assurée que jusqu’à la fin du mois de décembre par les services de l’état.
Et après ?
C’est là toute la question. Car il faut savoir que l’employeur qui se dit en difficulté ne veut pas non plus céder son exploitation à un repreneur qui disposerait de meilleures capacités financières et veut rester maitre de sa propriété même si sa décision devrait s’accompagner de la mise en chômage de tous les salariés qui gravitent autour de la production de l’exploitation.
Alors la question se pose, les travailleurs se laisseront-ils déposséder de leur emploi et avec autant de légèreté ?
 
29-10-2016



La grève repart à l’habitation Tijo

Les ouvriers de l'habitation Tijo du quartier Pain-de-Sucre à Sainte-Marie, repartent à la charge contre leur employeur. Ce dernier, malgré la signature d’un protocole d’accord au début du mois de septembre, n’a pas respecté sa parole de payer les salaires au 1er du mois d’octobre.
Pour manifester leur colère, les ouvriers ont érigé un barrage sur la route départemental, non loin de l'accès à l'exploitation bananière.
Les grévistes disent tous que cette situation ne peut plus durer. Ils dénoncent l’attitude de l'employeur qu'ils jugent méprisant à leur égard. Ils disent être déçu de ce patron qui s’était engagé vis-à-vis d’eux et pensaient qu’après les deux mois de grève que tout rentrerait dans l'ordre dès la reprise du travail.
 
Après une semaine de mobilisation, ils restent perplexes. Se demandant, comment interpréter le comportement de ce patron de l'habitation Tijo, qui fait le choix d’abandonner une exploitation bananière de plus de 50 hectares au vu et au su de tout le monde. Et ceci, au moment où Nicolas Marraud Des Grottes, le président de Banamart, présente la filière, comme l'une des principales ressources économiques de la Martinique.
 
50 hectares plantés en bananes, c’est donc 1615 tonnes de bananes perdues, soit plus de 6% des dégâts occasionnés par Matthews lors de son passage.
 
Quelle leçon tirer de ce choix du patron catastrophe de l'habitation Tijo ? Sinon qu’il n’a pas besoin de tempête tropicale pour anéantir sa production, et c’est un peu l’image d’un certain patronat en Martinique qu’il renvoi à ceux qui l’observent.
On peut penser que pour ces patrons, le résonnement consiste à dire pourquoi produire et payer des salaires, alors que c’est beaucoup plus simple d’obtenir des subventions, des aides et des exonérations d’un état généreux!

16-10-2016



Reprise du travail à l’Habitation THEBAULT, la lutte des ouvriers a payé !

En grève depuis le 12 aout dernier pour le paiement de leur salaire et pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail, les ouvriers de l'habitation Thébault ont repris le travail le lundi 12 septembre après la signature d’un protocole d’accord à la Direction Régionale du Travail.
Parti en grève pour le paiement de leur salaire du mois de juillet, les ouvriers devant l’attitude d’un employeur qui n’a jamais cherché à rencontrer leur délégation, ont rapidement décidé d’élargir leurs revendications aux problèmes des conditions de travail, à l’organisation des élections de délégués du personnel, à la mise en place d’un accord prévoyance et mutuelle santé, et pour en conclusion exiger le paiement des jours de grève.
Ce combat, ils l’ont mené ensemble dès le premier jour, sans se désunir, en discutant quotidiennement de l’action à mener et des initiatives à prendre. D’abord en installant un piquet de grève avec des drapeaux, en écrivant une lettre destinée à l’inspection du travail pour réclamer l’ouverture des négociations, en communiquant par l’intermédiaire de la presse en direction de l’opinion publique, en interpellant le  Groupement Banamart où est affilié l’employeur de l’Habitation, en diffusant un tract en plusieurs centaines d’exemplaires aux salariés des habitations bananières environnantes et le 30 aout, en dressant un barrage filtrant à Pain de sucre entre la ville du Marigot et la ville de Trinité.
Après ces actions de terrain, les grévistes ont eu une rencontre avec le député-maire de Sainte-Marie qui les a reçus pour leurs proposer des aides matérielles. Mais ce dernier a également interpellé le Sous-Préfet de Trinité pour lui demander de saisir les services de l’état afin que ceux-ci aident à trouver une solution au problème.
Pour faire le point, c’est en assemblée générale de reprise du travail, que les ouvriers après lecture du protocole d’accord signé avec l’employeur à la Direction du Travail, ont saisi l’occasion, se sont félicités d’avoir obtenu ce qu’ils réclamaient et de rappeler que c’est grâce à leur lutte qu’ils ont trouvé une solution viable face à un employeur qui n’avait pour eux que du mépris avant la grève.
Tous ont repris le travail avec la conviction que grâce à leur lutte ils ont obtenu satisfaction, mais surtout que ce combat leur a montré qu’ils sont une force et qu’à l’avenir cette prise de conscience leur sera très utile dans leur relation avec leur employeur.


Protocole d'accord

Les dirigeants de Banamart (la banane Martiniquaise)se frottent les mains !

Cette année encore, lors de l'assemblée générale de Banamart qui s’est tenue à l'habitation Belfort, au Lamentin, les gros patrons du secteur bananier étaient aux anges, en effet tous s’accordaient à dire que l’année 2015 d’exploitation, est une bonne année porteuse d’excellent résultat concernant la production.
Mais on devra lire, une nouvelle bonne année puisque déjà en 2014 le groupement des producteurs de banane, avaient retenu que 2014 était une bonne année avec une production de 193 000 tonnes de bananes qui ont été écoulées sur les marchés européens générant un chiffre d'affaires de 169 millions d'euros (soit une progression de+17% du chiffre).
2015 c’est une année de « renouveau » pour la banane car disent-ils, la filière s’est montrée dynamique et performante et ce, malgré la baisse des droits de douane de leur concurrent : la banane-Dollar.
L’assemblée générale reconnait pour 2015 une production autour des 200.000 tonnes et un chiffre d’affaire qui va d’autant plus progresser par rapport à 2014 que le prix moyen à la tonne a lui progressé de plus de 5%.
D’ailleurs sans couper son souffle, Nicolas Marraud des Grottes (le président de Banamart) annonce que pour 2016, la filière prévoit une production de plus 204 000 tonnes, puisque fin juin, elle s'élève déjà à 107 000 tonnes, c’est dire que les affaires vont à merveille !
Et tout cela sans faire état des sommes faramineuses qui leurs sont versées au titre de subventions par le POSEI (Programme d'options spécifiques à l'éloignement et l'insularité).
Mais malgré cet enrichissement du patronat de l’agriculture, aux négociations annuelles avec les syndicats ouvriers, ces patrons continuent à faire la sourde oreille aux demandes de revalorisation de salaire ou autres demandes d’amélioration des textes de la convention collective.
Pourtant les ouvriers agricoles paient chère quant à leur dégradation de leur état de santé. Ceci du fait que les politiques à mettre en œuvre pour diminuer la pénibilité ne sont pas appliquées, et du fait que l’usage des produits phyto sanitaire polluant et cancérigène continu à servir au traitement des parasites bananier.
Et c’est donc sans aune contrepartie, sérieuse pour les ouvriers que les relations de travail suivent leur cours dans la production bananière, et cela ne semble pas gêner ces messieurs qui laissent pourtant entendre qu’ils s’engagent, « Banane Durable », à améliorer les conditions de travail.
Comment ne pas signaler l’augmentation du rendement de la production qui est passé de 25,2 t/ha en 2013 pour monter à 32,3 t/ha en 2014 et ce au détriment des conséquences liées au port de charge. De nombreux ouvriers sont aujourd’hui inapte au travail parce qu’ils ont subi ce contexte où les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader et où la difficulté de la tache fait d’eux des travailleurs handicapés jusqu’à la fin de leurs jours.
D’ailleurs, de nombreux conflit ont éclaté en 2015 et 2016 sur les exploitations bananières du fait d’une gestion calamiteuse des services de ressources humaines de ces exploitations, ce fut vrai à : Mont-Vert, Petit-Galion, Petite Grenade, Leyritz-Senecourt, Moulin l’Etang, Assier, Sarl Leyritz, Le Verger, Bamaryl, Grand Sud, Trianon,Chalvet, sur la pénibilité mais aussi sur des questions touchant au respect du droit syndical ou des textes de la convention collective, sans compter les ripostes au comportements d’un autre âge des cadres qui sévissent sur les exploitations.
Alors oui, le patronat bananier s’enorgueillit de gagner beaucoup d’argent mais c’est au prix du sacrifice des ouvriers et d’une exploitation éhontée du travail humain.

01/07/2016
 



Les ouvriers agricoles des Habitations Mont-Vert et Petit-Galion se font respecter !

Sur les exploitations bananières de Mont-Vert et de  Petit-Galion qui se situent sur la Route du Vert-Pré et au lieu-dit Galion à Trinité, les ouvriers ont arrêtés le travail cette semaine pour dire à leurs employeurs, qu’il n’est pas question qu’ils se laissent, ni sanctionner, ni intimider par quiconque.
A Mont-Vert c’est le directeur de l’exploitation qui a pris la décision de sanctionner un salarié sous le fallacieux prétexte que ce dernier aurait « abimer », a-t-il dit, le tracteur dont il est le conducteur Ainsi pour le punir il décida de l’envoyer au champs.
Cet excès d’autorité passa très mal auprès de ouvriers du hangar, qui sitôt informés, décidèrent d’arrêter le travail en solidarité avec leur camarade et exigèrent du directeur que l’ouvrier sanctionné, retourne au volant de son tracteur, ce qui fut fait.
A l’Habitation Petit Galion, c’est une des responsables de champs, sans doute adapte aux combats de rue, qui provoqua un des délégués du personnel le menaçant de le frapper avec un bout de chaine qu’elle tenait en main.
Là aussi, même scénario, les ouvriers des champs cessèrent immédiatement le travail et exigèrent du directeur de l’exploitation, que Wonder Woman soit renvoyée, pourquoi pas à ses albums favoris de dessins animés, en tout cas loin d’eux. L’employeur face aux ouvriers rassemblés acquiesça, et envisagea rapidement une rencontre avec les délégués pour trouver une solution.
Cependant, ces deux cas, illustre bien une certaine ambiance voulue par les employeurs, sur les exploitations agricoles. Ces cas sont l’illustration d’une violence quotidienne autour du travail. Cela traduit la volonté des employeurs de banaliser une forme de barbarie, pour asseoir et faire accepter les contraintes d’un travail pénible, usant et destructeur d’ouvrier.
Mais la réponse immédiate des ouvriers face à ces agressions, est comme un vent de fraicheur, car elle témoigne de leur vigilance et de profonde connaissance de la nature des relations voulues par les patrons. Leur réaction spontanée est le gage qu’ils n’acceptent pas ces pratiques d’intimidation, et que s’il le faut, ils s’y opposeront à chaque fois par la mobilisation collective!

28-05-2016
 



Mouvement de grève des travailleurs à Petite Grenade.

Les travailleurs de l’Habitation Petite Grenade, située au quartier Belle Etoile dans la commune du VAUCLIN ont arrêté le travail le jeudi 10 mars pour protester contre l’attitude irresponsable de leur employeur. Ce dernier a en effet, sans ménagement, prélevé sur la paie du mois de février des montants, mettant en difficulté le pouvoir d’achat de certains ouvriers.
Ces sommes concernant les heures complémentaires ou encore la mutuelle d’entreprise se sont conjuguées et ont été retenues au même moment sur la paie du salarié. De plus concernant la mutuelle, le salarié s’est trouvé à payer d’un seul coup, deux prélèvements à la fois celui de l’entreprise et celui habituel de la mutuelle du salarié.
Le mouvement de grève a concerné également une demande d’amélioration des conditions de travail. En effet le syndicat a réclamé que le poste de découpe en mini-pattes réservé à un seul travailleur peut être cause de pénibilité. Aussi il a été demandé au DRH représentant la direction que cette tache soit répartie de manière à éviter que le salarié soit préservé des maladies professionnelles récurrentes.
L’employeur, tout en prenant rendez-vous avec les représentants des salariés, ne s’est jusqu’ici guère employé à résoudre les problèmes posés. Mais il faut se rappeler que l’exploiteur Jean-Michel HAYOT n’est pas le premier venu.
Le propriétaire de l’exploitation Jean-Michel HAYOT, un des plus puissants  producteurs martiniquais. Ce dernier cumule les exploitations : « Petit-Morne » ; « Bochet » ; « Bois Quarré » ; « Cocotte » ; « Trianon » ; « Petite Grenade ».
Il faut se souvenir que Jean-Michel Hayot c’est le planteur qui a été le mieux subventionné en Martinique en 2012 avec près de 9 millions d’euros. Et par ailleurs, c’est aussi Jean-Michel HAYOT, qui est le premier Administrateur Général la société «BANACI» société domicilié à Abidjan en Côte d’Ivoire dont le  capital social est fixé à 60 000 000 FCFA et dont l’objet est bien entendu…la production agricole de banane.



Le Leyritz reprend du service, d’un grand propriétaire à un autre!

L’Habitation Leyritz-Senecourt, l’exploitation bananière de la commune du Lorrain, placé en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce depuis le 28  juin 2005, vient tout juste de trouver un repreneur en la personne du Groupe Bernard Hayot (GBH). L’habitation se nommera désormais « habitation des héritiers Crassous de Médeuil ».
Tout est bien qui finit bien dira-t-on, mais demeurera le mystère des dits « difficultés de l’entreprise », quand on sait qu’il y a peu, Joseph De Laguarrigue de Meillac avait reçu de l’Europe pour les bons soins de l’habitation, la coquette somme 643 449,85€. Une somme qui aurait dû normalement lui permettre de redresser définitivement la situation de son entreprise. Ce qui ne fut point le cas, puisqu’au total 22 emplois ont été liquidés.
Mais il faut se rappeler que c’est la totalité des emplois qui étaient voués à disparaitre selon le plan qu’avait envisagé les héritiers de Joseph De Meillac le propriétaire décédé, et que s’il y a aujourd’hui 10 de sauvés cela est le résultat de la ténacité des ouvriers qui sont restés mobilisés et qui ont permis à ceux qui ne voulaient pas se laisser faire de préserver leurs postes de travail.

21-02-2016



Le profit et l’exploitation du travail à l’habitation Moulin l’Etang

L’habitation Moulin l’Etang à Basse-Pointe est l’une des propriétés de Bertrand AUBERY, cette « habitation » fait partie d’un ensemble de 7 exploitations bananières du « Groupe AUBERY ». Et là, l’exemple nous est donné d’apprécier comment se créer le profit à partir du travail humain.
Dans la production bananière, l’outil de profit principal n’est pas l’infrastructure industrielle mais la main d’œuvre humaine, et c’est cette production manuelle qui va générer du profit sur l’ensemble des activités de la plantation.
L’entreprise c’est sa structure foncière, c’est la propriété privée des terres cultivables d’où l’importance de la spéculation foncière en Martinique ou encore la location des terres laissées volontairement en friches et destinées à ce commerce.
Le groupe AUBERY à Basse-Pointe c’est 7 exploitations pour la production bananière: Capote, Jardin Clément, Dupotiche, Moulin l’Etang, Eyma, Gradis, et Verger. Ces exploitations du groupe AUBERY de 60 hect en moyenne sont le résultat d’un morcellement volontaire pour ne pas atteindre un seuil d’effectif salarié rendant obligatoire pour l’entreprise des instances représentatives du personnel.
Mais on peut considérer que la propriété du groupe AUBERY s’évalue à environ 420 hectares de terres pour un effectif salarié d’environ 500 ouvriers.
Deuxième élément du chiffre d’affaire, les subventions de l’Europe pour la banane antillaise qui augmentent chaque année. La publication par le ministère de l’agriculture, des montants accordés aux agriculteurs démontre que les gros planteurs de banane sont des agri-millionnaires. La politique de soutien public au secteur agricole y mobilise des moyens financiers substantiels sous la forme d’aides à la fois européennes et nationales. Les aides européennes relèvent d’un programme européen spécifique dont le volet concernant les régions dites ultrapériphériques, intitulé POSEI (programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité). Le montant des aides agricoles versées à l’outre-mer a crû de 40 % entre 2008 et 2010, passant de 370 M€ à 520 M€.
Mais les agriculteurs émargent également au titre du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA), et au Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et à titre d’exemple, pour la période allant de 2009 à 2010 Bertrand Aubéry a obtenu près de 6 millions d’euros (5 876 381,87€). Pour l’habitation « Le Verger », 1 469 558,85 €. « La Capote » 1 573 411,66 €. L’Habitation « Gradis », 1 351 199,63 €.  La SARL « Moulin l’Etang » 1 482 211,73 €.
Mais l’économie bananière c’est surtout la main d’œuvre rentable pour la plantation et la récolte. Jugez-en, l’employeur en a fait récemment la démonstration en manipulant à sa discrétion les équipements de travail, il multiplie sa production du simple au double.
L’employeur va faire évoluer l’organisation de l’équipement en utilisant 3 modèles différents et en limitant l’équipe à de 4 ouvriers
Premier scénario :
1 coupeur
4 tireurs
Un chariot de 64 régimes
4 rotations
Soit un total de 256 régimestransportés

 
Second scénario :
1 coupeur
3 tireurs
Un chariot de 56
7 rotations
Soit un total de 392 régimestransportés

 
Troisième scénario :
1 coupeur
4 tireurs
Un chariot de 56 régimes
9 rotations
Soit un total de 504 régimes transportés

Ainsi par le simple ajustement de ses équipements mais gardant l’équipe avec le même nombre d’ouvriers, le patron gagne deux fois plus en rendement, il usera deux fois plus le salarié et ce dernier lui est toujours payé au même tarif.
Ainsi va l’exploitation des ouvriers dans les entreprises de la production bananière.

20-02-2016



Une procédure vouée à l’échec.

Sur l’habitation ASSIER au lorrain, c’est le branle-bas de combat. Dans cette entreprise spécialisée dans la production bananière, l’employeur envisage de sanctionner un représentant du personnel, qu’il considère trop contestataire à son gout.
Le directeur de l’exploitation, malgré les explications qui lui ont été fournies, a décidé de se lancer de manière aveugle dans une procédure disciplinaire contre un des représentants du personnel. Cette dernière a donc été convoquée à un entretien qui s’est déroulée le 17 février et c’est là qu’elle s’est entendue dire qu’elle était accusée d’avoir « jeté volontairement un tray de banane ». Le directeur qui n’était pas témoin direct de la scène insista pour dire que la précision lui a été portée par un stagiaire….. en management. Rien que ça !
Suite à cette procédure bâtarde, les délégués ont réuni en assemblée générale les 48 salariés de l’exploitation pour les informés de la situation. Sans hésiter, tous les salariés ont dit qu’il s’agit là d’une attaque du patron contre l’un de leurs représentants. Et de conclure qu’ils n’accepteront aucune sanction de la part du patron puisque pour ce qu’ils savent de l’incident, aucune faute n’a été commise.
En somme la direction de l’entreprise a décidé de frapper la tête du syndicat CGTM, la direction de l’habitation veut faire un exemple, pour mettre la pression aux ouvriers et les tenter de les intimider, le principe de cette démarche est simple: « si vous vous défendez, si vous vous battez pour vos droits, voilà ce qui vous arrivera."
Mais il est dit par tous sur l’exploitation, que Thierry ARNAUD (le directeur de l’exploitation) se garde, de mettre à exécution ses menaces, car il est clair que s’il s’exécute, il ne sera pas déçu de la riposte qui lui sera infligée.

20-02-2016
 



Les délégués CGTM du Leyritz réintégrés.

Chacun se souvient que suite au décès de l’employeur de l'exploitation bananière SARL Leyritz  situé à BASSE POINTE, les travailleurs ont tous été menacés de licenciement, puisqu’il était question pour les héritiers de l’exploitation de liquider l’entreprise.
Cette situation, l’employeur l’a volontairement voulu. Il est clair que sa volonté n’a jamais été de mettre la clef sous le paillasson, d’autant que, bien placé, l’exploitation attise les convoitises.
Sans doute il a voulu dans un premier temps liquidé pour négocier son patrimoine au plus offrant, ou encore a-t-il cherché d’autre forme de commercialisation de son bien. En tout cas, il avait un boulet au pied et il tenait à s’en débarrasser.
Ce boulet, ce sont les 30 salariés qui sont resté pendant plusieurs semaines, en proie au doute. En effet l’employeur à laisse s’installer dans la tête des travailleurs que sa décision de fermer était sans appel et qu’il entendait licencier tout le monde.
Mais c’était sans compter sur la vigilance de délégués du personnel de la CGTM, qui ont rapidement saisi l’inspection du travail en dénonçant la manœuvre de l’employeur.
Le résultat ne se fit pas attendre car l’administration fit savoir aux héritiers de Joseph De Meillac qu’il était hors de question qu’ils se débarrassent ainsi des représentants des salariés sans qu’il y ait les enquêtes préliminaires légales.
L’entreprise fit donc machine arrière en réintégrant les délégués du personnel, c’est une victoire de la vigilance des salariés contre le « droit divin » des employeurs, mais là aussi, il a fallu se mobiliser pour se faire entendre.

23-01-2016



Les ouvriers de l'habitation SARL Leyritz inquiets mais mobilisés pour leurs droits.

Depuis le décès de leur employeur, les ouvriers de l'exploitation bananière SARL Leyritz  situé à BASSE POINTE se disent menacés quant au maintient de leur emploi. En effet, l’entreprise se trouve, selon les héritiers, en difficulté depuis quelque temps déjà, et pour ces raisons, ils envisagent purement et simplement de réduire du tiers les effectifs salariés.
Plusieurs réunions se sont tenues pour permettre de voir clair dans cette affaire, avec les héritiers de Joseph de Meillac et en présence de l’inspection du travail. Mais visiblement rien de positif ne sort de ces rencontres, les patrons semblent vouloir jouer au chat et à la souris.
En tout cas la réalité de ce contexte est que les héritiers de Joseph de Meillac (l’employeur décédé), entendent passer rapidement à des licenciements. Ils évoquent le fait que l’état actuel de l’entreprise: appauvrissement des terres, baisse significative de recettes, faible fertilisation, ou encore endettement important, sont les preuves attestant que l’entreprise est en grande difficulté, par conséquent, selon eux, il faut rapidement procéder à des suppressions d’emplois pour permettre une reprise saine de l’activité ou la venue d’un repreneur.
Leur plan, c’est de réduire la surface d’exploitation de l’habitation pour ensuite justifier la suppression des emplois permanents de l’entreprise.
Cependant, tout n’est pas clair dans ces explications de « faillite soudaine ». Il est dit, qu’il y a peu de cela, l’employeur décédé, monsieur Joseph de Meillac, avait empoché des subventions POSEI, et que cela représentait une coquette somme, alors la question légitime que tout un chacun se pose, mais où est passé l’argent ?
Si les ouvriers l’ignorent, les employeurs eux le savent. Car il est permis à tout un chacun de constater qu’une partie de l’exploitation destinées à être mis en jachère est déjà plantée en canne, cela veut dire que les héritiers ne manquent pas d’idées et ont certainement déjà changé leur fusil d’épaule. La canne remplacera-t-elle la banane, ça a commencé et c’est fort possible que ça continue puisque les coûts d’exploitation en main d’œuvre seraient moindres et de surcroit il y aura certainement des subventions à tirer de cette nouvelle culture.
Révoltant tout cela, les héritiers jouent de ne pas savoir face aux ouvriers, alors qu’ils manœuvrent en coulisse. Mais qu’ils prennent gardent parce que ces derniers savent que si dans cette affaire, ils sont destinés à trinquer selon la logique des possédants, il est moins sur que l’affaire tournant ainsi, qu’ils soient passifs et consentants.

15-11-2015
 



Mobilisation des ouvriers agricoles du galion

Les 6 et 7 octobre dernier, les ouvriers de l’exploitation bananière du Galion étaient en grève pour faire respecter leurs droits.
Il faut savoir que ce n’est pas la première fois cette année que les ouvriers manifestent leur colère. Ils avaient au mois de mars derniers fait savoir à leur employeur, monsieur Gouyer qu’il fallait qu’il mette un terme aux menaces et tergiversations qui sont légion dans l’entreprise. La dernière grève concernait la défense de deux délégués menacés de licenciement. La grève à permis, le retrait des procédures et le paiement de la mise à pied infligée à l’un des deux délégués.
Aujourd’hui le mouvement grève s’est déroulé sur un tout autre motif, car là, il s’agissait d’exiger des cadres de l’exploitation des attitudes respectueuses, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.
Et pour la circonstance les travailleurs se sont encore mobilisés deux jours durant avant que l’employeur Stéphane Gouyer se décide à capituler.
Si c’était un test de l’employeur pour évaluer la réactivité des ouvriers, c’est réussi et il doit être convaincu du fait. Pour ce qui est de l’appréciation des travailleurs après le mouvement, la satisfaction est totale ; car content d’avoir été ensemble et solidaire jusqu’au bout !
      Protocole d’accord

protocole d'accord


Grève à l’habitation Montvert au Robert.

La SARL exploitation agricole du MONTVERT qui est une entreprise bananière, propriété de Guillaume et Laurent LAGARRIGUE DE MEILLAC située sur le territoire de la ville du Robert, a connu le lundi 14 septembre dernier une effervescence pas habituelle.
 
En effet, l’entreprise qui compte un effectif compris entre vingt et trente salariés, tous syndiqués à la CGTM, s’est trouvée paralysée par un mouvement de grève. Les raisons de ce mouvement, le licenciement abusif d’une salariée, parce que celle-ci avait fait valoir ses congés payés aux dates qu’elle avait préalablement communiquée à l’employeur.
 
L’employeur dans son arrogance habituel avait changé les dates de congé de la salariée et avait considéré que sa décision, dans la répartition des priorités de départ, ne devrait pas être contesté mais appliqué sans discussion.
 
C’est sans doute ce qui n’a pas plu aux ouvriers de l’exploitation bananière, car sa décision de licencier a tout de suite paru arbitraire par l’ensemble des salariés et c’est tous ensemble qu’ils ont décidé de manifester leur solidarité à la salariée menacée.
 
C’est ainsi qu’ils ont décidé dès l’embauche du lundi matin qu’ils cessaient le travail et ont demander au représentant de l’employeur sur place, Monsieur BAYA, de demander à monsieur CHAUVIN le directeur des exploitation  des de Meillac, de quitter le Marigot où se situe ses bureaux et de descendre rapidement pour négocier avec le syndicat au Robert.
 
C’est donc vers 9h00 qu’arriva ce dernier et les discussions commencèrent sous la forme d’une assemblée générale avec tous les salariés.
 
Après des échanges nourris, la question fut posé à monsieur CHAUVIN directeur des exploitations de Meillac de renoncer à son projet de licencier la salariée, sinon il s’exposerait à voir le mouvement se renforcer et s’étendre sur les autres exploitations du Marigot : Bellevue, Horti Fruits ou Duhaumont.
 
C’est sans aucun doute cette détermination exprimée par les grévistes mit fin aux tergiversations du directeur, car sur la foi d’un accord de fin de conflit, sa décision fut prise de renoncer au licenciement de la salariée, et d’autre part, de mettre en place un plan d’amélioration des conditions de travail, de requalifier un contrat CDD en CDI et de payer  la journée de grève.
 
C’est donc satisfait que les ouvriers ont levé le mouvement de grève et prirent la décision de reprendre le travail dès le lendemain matin.



Grève à l’habitation Petit Galion de Trinité

Deux jours durant, les ouvriers agricoles de l’Habitation Petit Galion se sont mis en grève.
La raison ? Mise en route par l’employeur de deux procédures de licenciement contre deux représentants du personnel.
Aujourd’hui on constate que les patrons de l’agriculture mettent à l’essaie toute espèce de stratégie pour acculer les travailleurs et les mettre sur la défensive.
Le motif est bien entendu futile puisqu’il s’agirait selon les propos de l’employeur d’insubordination. En réalité ce dernier n’avait aucun argument sérieux pour étayer ses affirmations.
Résultat des courses, dès l’annonce des représailles, une assemblée des ouvriers s’est tenue sur l’habitation le vendredi 20 dès l’embauche et en présence de l’une des responsable du syndicat et là les négociations se sont ouvertes avec la participation de l’inspection du travail.
Mais les choses tournèrent courts rapidement le ton monta et les esprits s’échauffaient. C’est alors que face à cette situation, l’inspecteur du travail proposa de reprendre les négociations le lundi 23 dans l’après-midi, dans les bureaux de la Dieccte à Fort de France.
Le lundi, les ouvriers décrétèrent très tôt que la grève continuait et tous ils se retrouvèrent à 14h à la Dieccte en compagnie des deux délégués menacés. La négociation dura jusqu’à 21h au terme de laquelle un accord fut signé avec comme acquis pour les grévistes, le retrait des procédures et le paiement de la mise à pied infligée à l’un des deux délégué. L’accord a convenu également que des négociations devraient rapidement s’engager dans l’entreprise sur : la santé, la sécurité les conditions de travail, les congés et la reconnaissance de la polyvalence conventionnelle.
C’est donc fort d’avoir fait reculer le patron que les travailleurs reprirent tous ensemble le chemin du nord-atlantique en se jurant désormais d’être d’une vigilance à toute épreuve.

08-03-2015



Non-respect de nos conditions de travail et de notre sécurité

Il y a eu des grèves sur plusieurs exploitations agricoles depuis le début de l’année ou des débrayages, telles que :  Le Verger, Bamaryl, Grand Sud, Trianon, Petite Grenade, Simon et d’autres.
Nous ouvriers agricoles, sur différentes exploitations, nos conditions de travail sont basées sur le rendement et non sur notre sécurité...Lire la suite dans le doc ci-dessous 

Non respect des conditions de travail


Martinique: Ouvriers agricoles. Une direction qui a dû rabaisser son caquet

Les lundis 22 et mardi 23 septembre dernier, sur l’habitation Chalvet, à Basse Pointe, tous les ouvriers de la société  Le Verger, se sont mis en grève. Depuis un certain temps, sur cette habitation dont le patron est Bertrand Aubéry, le climat est très tendu entre les ouvriers et le directeur, un jeune venu de la métropole depuis plus de 4 ans.
Cette entreprise compte 40 ouvriers en CDI et 9 en CDD, et les conditions de  travail aussi bien dans le hangar que sur les champs sont insupportables. Des ouvriers (femmes ou hommes) ont voulu dire à ce monsieur qu’ils n’en peuvent plus, ils sont fatigués. En effet, ce directeur cherche par tous les moyens à imposer sa loi à tout le monde. Ainsi, il exerce quotidiennement des pressions sur les ouvriers, notamment sur les délégués du personnel CGTM qui n’acceptent pas d’être traités de la sorte et répondent à chaque pression du tac au tac. Représentant la bouche, l’œil et les oreilles du patron, ce monsieur veut montrer que c’est lui seul qui décide, lui seul l’organisateur et tout le monde doit exécuter.
Et bien il est tombé sur un os, car fatigués, exaspérés, et surtout révoltés ; les ouvriers ont arrêté le travail pour montrer à ce monsieur qu’ils ne sont  pas « des chiens », comme ils le disent eux-mêmes.
La direction voulait à tout prix, faire  passer en force ses décisions, en voulant imposer des cadences de travail plus rapides, augmenter la charge de travail des ouvriers. N’ayant jamais appliqué la convention collective des ouvriers agricoles, elle voulait aussi imposer les assemblages de palettes et non la quantité de cartons par container, comme le prévoit cette convention collective.
Auparavant, les ouvriers devaient réaliser 15 palettes. Chaque palette est composée de 54 cartons de bananes, et chaque carton pèse 18 k. C’est-à-dire que sur chaque palette il y a 8 rangées de cartons dans le container. Pour le patron et son petit chef, il n’y avait pas assez de profits réalisés. Ils ont donc décidé d’augmenter par jour de deux palettes et demie, soit 17 palettes et demi, et de rajouter d’une rangée de carton sur chaque palette. Sans même avoir au préalable consulté les délégués du personnel. Et lorsque les DP ont voulu s’informer de cette modification auprès du directeur, la réponse de celui-ci a été de leur dire : « ce n’est pas votre problème, c’est comme çà et rien d’autre. Je n’ai pas besoin de votre avis », sur un ton autoritaire et menaçant.
De jour en jour la situation devenait de plus en plus tendue. Et les ouvriers sentant que les choses allaient tournées au vinaigre ont décidé en assemblée générale d’arrêter le travail.
La direction s’est retrouvée face à détermination des ouvriers. Elle a finalement accepté de recevoir le mardi matin 23 septembre, les délégués du personnel, accompagnés de M.H Surelly, responsable de la chambre syndicale des ouvriers agricoles et d’un représentant de la confédération CGTM.
Du coté de la direction, il y avait le gérant et le directeur de l’entreprise.
Après une matinée houleuse, ce fameux directeur a fini par reconnaître ses torts, à savoir qu’il s’était imposé de façon autoritaire et sans respect vis-à-vis du personnel et des délégués. Les représentants du personnel lui ont  demandé d’aller s’excuser auprès des ouvriers mobilisés. .Pour eux il était évident que ce monsieur était aussi responsable du blocage de cette situation, et à ce titre aucune sanction pour fait de grève ne devait être retenue contre les salariés. Ce qu’il a accepté dans un premier temps, dans les bureaux en présence de la délégation.
Accompagné du géreur, il s’est donc excusé devant l’ensemble du personnel, mais a fait bloc avec son collègue pour ne pas payer les jours de grève. C’est alors que les ouvriers qui avaient supporté depuis des mois ses pressions, se sont exprimés à tour de rôle et lui ont reproché  très vivement son comportement. N’étant pas responsables du blocage de l’habitation, ils n’entendaient  pas payer les conséquences.
Finalement, face à la détermination des ouvriers,  la direction est revenue avec une proposition : « nous reconnaissons que votre directeur a fait quelques erreurs, mais les délégués aussi. Nous n’avons pas pour habitude de payer les jours de grève. Mais nous acceptons de ne vous payer qu’une journée de grève».
Après un vote à main levée, la majorité a accepté  de n’être payée qu’une journée de grève.
Finalement un protocole de fin conflit a été tout de suite signé. Il  stipule :
·         Que le directeur arrête de se comporter de façon autoritaire vis-à-vis des ouvriers.
·         Qu’il accepte de discuter au préalable avec les délégués du personnel concernant l’organisation du travail.
·         Que les conditions de travail et les mesures d’hygiène et de sécurité soient respectées.
·         Que les ouvriers qui font la découpe en 15 palettes au hangar soient payés une heure supplémentaire.
·         Une réunion extraordinaire des DP a été fixée le lundi 6 octobre, pour discuter du respect de la convention collective, et de l’organisation du travail.
Après ce recul de la direction, chacun s’est exprimé démocratiquement. Et les ouvriers ont tiré la leçon qu’on ne respecte seulement ceux qui savent se défendre.



Mobilisation des ouvriers agricoles de Trianon au François.

Deux journées de mobilisation ont été nécessaires pour faire comprendre au directeur de l’exploitation que tout n’est pas permis.
En effet sur cette exploitation, une trentaine d’ouvriers agricoles cultivent la banane pour le compte de monsieur Hayot, et depuis quelque temps, sous des rapports tendus, couvait un climat de tension sur l’exploitation.
Le directeur, arrogant et désobligeant à la fois, souvent confronté à des litiges, cherche systématiquement à les résoudre au détriment du salarié.
Et c’est bien ce qui s’est passé cette semaine sur l’habitation. Plusieurs salariés se sont retrouvés avec un bulletin de paie sur lequel l’employeur avait procédé à une retenue sur salaire avec pour motif : absence injustifiée.
Stupéfiés, par ce fait accompli, les salariés ont saisi leurs délégués de la question et ont arrêté le travail exigeant d’avoir des explications sur cette retenue qui ne se justifiait pas.
En fin de journée, des négociations s’engagèrent et le directeur malintentionné du reconnaitre que la retenue ne se justifiait nullement. Il a donc fallu deux jours d’arrêt de travail et une négociation pour que s’apaise le climat sur l’habitation.
Mais, il est à parier que, la situation va à nouveau dégénérer, car le directeur fait querelle aux salariés, de ne pas accomplir en totalité la tache qui leur est confiée, alors que de leur coté ces derniers affirment respecter les obligations de leur contrat de travail.
Dans un tel climat, les ouvriers pensent que le directeur devrait sérieusement méditer ce vieux proverbe créole: Dépi ou ka brilé bwa, fok apré ou fèchabon.



Mise en œuvre de la retraite complémentaire pour les salariés du secteur agricole : la montagne accouche d’une souris !

Après plusieurs années de batailles menées et de démarches engagées du syndicat CGTM des salariés de l’Agriculture (représentativité : 54,12% des voix aux dernières élections de la Chambre d’Agriculture de janvier 2013), voilà qu’aboutit enfin la revendication de mise en place de la retraite complémentaire pour les salariés du secteur agricole. Cependant, il faut vite se garder de triompher, car au vu du résultat obtenu il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond. Car si les discussions furent excessivement longues (des années 80 à 2013), c’est pour un résultat quant à lui, bien médiocre, qui ruine, d’un coup d’un seul, tous les espoirs que les salariés agricoles avaient placés dans ce désir d’avancée sociale.
Pour rappel, il faut savoir que, malgré le principe de généralisation du régime de retraite complémentaire posé par la loi de 1972, il a toujours subsisté aux Antilles-Guyane, ce défaut d'application de ce dispositif obligatoire pour le secteur agricole, par la seule volonté du patronat qui exigeât à l’époque des autorités gouvernementales d’en être exclus.
 
Ainsi, la quasi-totalité des entreprises agricoles de Martinique (ainsi d'ailleurs que celles de Guadeloupe et de La Réunion) n'ont jamais jugé utile d’adhérer aux régimes Agirc et Arrco qui garantissent aux salariés les droits à retraite complémentaire.
 
Aujourd’hui, l’extension de l’accord AGIRC ARRCO au secteur Agricole en Martinique est une décision misérable qu’appliquera le patronat. C’est un accord qui entrera en application au 1er janvier 2014, mais dont seuls les salariés partant en retraite en 2015 pourront bénéficier sur la base des cotisations et points attribués durant la période entre le 1er janvier 2014 et la date de départ à la retraite, c’est-à-dire sur la base d’une pension « pagranchose »!
 
Pourtant, les ouvriers devront mettre la main à la poche, car de 2014 à 2019, ils se verront appliquer progressivement des taux de cotisation pour atteindre les taux applicables à I'AGIRC et à I'ARRCO avec la répartition suivante 60% Employeur et 40% Salarié.
 
Deuxième obstacle, cet accord qui concernera huit mille salariés, occultera en retour tous ceux qui sont déjà partis depuis et tous ceux qui partiront en 2014, alors que l’accord sera déjà en vigueur. C’est une profonde injustice, quand on sait que la CGTM avait rappelé, lors des discussions avec le patronat, la nécessité d’appliquer le principe de la rétroactivité des services passés.
 
Aussi, la CGTM, considère que cette proposition patronale qui aboutit est bien en deçà de la réclamation ouvrière. La CGTM rappelle que la demande ouvrière a été formulée cela fait maintenant plus de 20 ans. Alors, en concluant ainsi cet accord le patronat fait la démonstration qu’il peut faire l’impasse sans sourciller sur les conséquences de ses propres turpitudes.
 
 



Le syndicat des ouvriers agricoles écrit au député André Chassaigne.


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La question de la retraite complémentaire des ouvriers agricoles ainsi que la solution à d’autres revendications n’étant toujours pas réglés à ce jour d’autres démarches ont été engagées. C’est ainsi, qu’après avoir sollicité l’intervention de députés de Martinique (seul Alfred marie-Jeanne a répondu à l’appel) c’est le député André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, que le syndicat a sollicité.
C’est ainsi qu’un dossier lui a été transmis et le syndicat espère qu’il interviendra dans le cadre du débat, d’ores et déjà lancé, sur la loi de modernisation agricole.

11-11-2013



Un accord de principe défavorable aux intérêts des salariés de l’agriculture.

Il y a une semaine, dans le cadre de la commission paritaire banane, les organisations syndicales de salariés ont été invitées par les patrons à signer un accord de principe, accord pouvant préfigurer la mise en place d’un dispositif de retraite complémentaire.
Les représentants de la CGTM, n’ont pas signé ce document. Ils considèrent que cette proposition patronale est bien en deçà de la réclamation ouvrière. Ils ont rappelé que la demande ouvrière a été formulée cela fait maintenant près de 20 ans, aussi le patronat ne peut pas faire l’impasse d’un trait de plume sur les conséquences de cet atermoiement.
En effet, du fait de leur attitude qui a consisté à repousser systématiquement l’examen de cette question il se trouve aujourd’hui que bon nombre d’ouvrier sont déjà partie en retraite, et que par conséquent la moindre des choses serait d’en tenir compte et de convenir dans le cadre de l’accord, de l’examen d’une reprise du passé.
Il faut se souvenir que si jusqu’ici cette revendication n’a jamais été discutée cela relève de la seule volonté du patronat et que s’exonérer de cette faute commise, c’est tout simplement faire porter les conséquences aux seuls salariés de la branche.
La CGTM, entend donc faire reconnaitre le droit des ouvriers sans la demi-mesure imposée, c’est à ce titre la seulement qu’elle consentira à signer l’accord envisagé.



Le syndicat CGTM de l’Agriculture veut faire reconnaitre des droits dans le cadre du nouveau projet de loi d’avenir agricole.

La CGTM a sollicité le concours des députés Martiniquais, en leur demandant d’intervenir dans le cadre des débats qui vont concerner l’Outre-mer (Volet Outre-mer reposant sur la diversification agricole), dans le cadre de la nouvelle loi de politique agricole du gouvernement prévu pour janvier 2014.
Ainsi, la proposition du syndicat aux députés est d’utiliser le cadre actuel du débat parlementaire, qui est déjà lancé, afin d’obtenir que la loi comporte certaines dispositions favorables aux travailleurs agricoles.
Il faut savoir que les ouvriers depuis une vingtaine d’années maintenant n’ont eu de cesse d’évoquer le non application en Martinique des lois, règlements et accords qui sont en vigueur dans le secteur de l’agriculture en France.
C’est de manière récurrente depuis 20 ans que la CGTM demande l’application de la convention de 61 (accord interprofessionnel de retraite complémentaire) qui concerne la mise en place de la retraite complémentaire, généralisée ensuite par la loi du 20 décembre 1972. La CGTM demande également l’extension de l’accord national prévoyance du 10 juin 2008. Sur les droits à la retraite au régime général, du fait des carrières incomplètes pour non déclaration d’activité au compte du salarié, mettre en place un système de compensation prise en charge par l’état pour une retraite à taux plein. Toujours dans le cadre de cette nouvelle loi, et du fait qu’elle envisage la diversification de la production agricole au détriment des plantations de banane, la mise en formation obligatoire de tous les salariés qui seront impactés par la mesure, déjà, plus de 40 millions ont déjà été versé aux patrons pour cette politique de diversification. Concernant la pénibilité des métiers, la mise en place d’un système de préretraite, pour garantir les droits des salariés, car l’espérance de vie de cette catégorie professionnelle est catastrophique en Martinique. Le syndicat propose également que soit évoqué des mesures contre les entreprises qui n’appliquent pas en Martinique les décrets concernant la pénibilité du travail. Et en dernier lieu exige des mesures pour la prise en compte des questions liées à la santé au travail du fait de la nocivité des produits phytosanitaires.
La légitimité de ces demandes n’est plus à démontrer. Au répertoire des lieux où ces questions ont été évoquées on trouve : le Mouvement social de 2009, les Etats généraux instrumentalisés par l’Etat, le Recueil des propositions du CESOM, les Rencontres Régionales des Industries Agroalimentaires des DOM organisées par le ministère de l’Agriculture etc…
L’idée nouvelle qui est proposée aux députés par la CGTM pour faire avancer ces questions, repose sur l’exigence de la conditionnalité aux aides qui sont prévues dans loi en faveur des patrons de la branche agricoles. Les vertus n’ayant pas fait leurs preuves, il y a lieu d’utiliser la contrainte. C’est l’idée, avec la vigilance des salariés, qui permettra peut être que s’ouvre une ère de négociations sur ces questions là, profitable aux intérêts du monde du travail agricole.

A l’intention des députés de Martinique


Ouverture des négociations obligatoires (NAO) dans la banane.

Comme chaque année, les NAO se sont engagées dans le secteur de la banane, les délégations se sont rencontrées et les plateformes revendicatives échangées.
Mais comme chaque année également, les ouvriers ont déjà eu droit aux litanies des patrons affiliés à la Fédération Départementale du Syndicat des Exploitants Agricoles (FDSEA). Ces derniers comme à leur habitude se disent en difficultés à cause de la concurrence que leur livre la banane dollars.
Concernant la négociation sur le salaire, au vue de leur proposition de réévaluation du salaire de base, ces messieurs proposent globalement moins de 1%, alors que rien que l’inflation en 2012 a été de 2.6%. C’est dire qu’ils sont venus faire l’aumône mais non négocier !.
Leur argument du jour est celui de toutes ces dernières années. Ces gens, pour éviter toute discussion sérieuse sur les salaires, se réfugient derrière la crise économique ; car disent-ils la banane se vendant à perte en Europe.
Mais toute cette mise en scène, sur les effets de la crise, est conçue pour ne pas négocier sur les salaires, d’ailleurs la délégation de la CGTM ressent cette négociation de 2013, comme ayant le parfum de la NAO de 2012, qui elle, n’avait produit aucun effet significatif (hausse de 1%).
Alors cette année encore, il s’agira de ne donner aucune caution aux balivernes de ces messieurs de la banane en restant ferme sur la plateforme revendicative déposée :
                1/prime de participation aux bénéfices
2/retraite complémentaire
3/les outils de travail : bottes et coutelas
4/prime d’ancienneté à partir de 2 ans
5/négociation sur le 13è mois
6/prime de transport
7/mutuelle
8/ticket déjeuné
9/prime de salissure
10/ salaire :        coefficient 100  10,25 euros
                               coefficient 102  10,44 euros
                               coefficient 104  11,25 euros
                               coefficient 106  11,80 euros
                               coefficient 120  12,50 euros
la suite 



Les élections des membres de la Chambre d’Agriculture de Martinique : la CGTM première organisation syndicale !


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Les élections à la Chambre d’Agriculture ont donné leur verdict. C’est très tard dans la nuit du mercredi, jour de dépouillement, que les urnes ont livré les résultats.
La faible participation des ouvriers au vote (16,82%), si elle fait jaser, elle n’est pas sans explication. Il est évident que ce n’est pas là le signe d’une aversion des salariés pour la désignation de leurs représentants à la Chambre.
Il faut plutôt analyser cette défection à l’aune de la défaillance de la préparation et de l’organisation du vote dont la charge était confiée aux acteurs que sont la Chambre d’Agriculture et la Préfecture de la Martinique.
Ainsi, aucune publicité n’a été faite sur l’avis annonçant la révision des listes électorales, alors que la date limite d’affichage se situait avant le 1er juillet 2012. Cette opération avait été placée sous la responsabilité du Préfet par la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055 du 28 juin 2012.
Les maires quant à eux qui avaient la charge du contrôle et de l’affichage des listes électorales provisoires, (rapprochement des listes électorales provisoires, des listes électorales établies pour les élections générales) n’ont fait valoir aucunes anomalies concernant l’inscription des personnes, alors que lors du dépouillement des centaines de bulletins ont été rejetés du fait d’anomalies d’adresses.
Le directeur de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DAAF), qui sous l’autorité du Préfet, à la charge de la commission d’organisation des opérations électorales, n’a pas respecté la prescription de la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055, qui contraignait l’expédition, dans une même enveloppe fermée, une circulaire et un bulletin de vote de chaque liste à tous les électeurs concernés ainsi que les instruments nécessaires au vote par correspondance, au plus tard 10 jours avant la date de clôture du scrutin (le 31 janvier) n’a pas été respecté puisque bon nombre d’ouvriers n’ayant pas reçu ces documents, n’ont pas pu voter.
La chambre d’agriculture à qui a été confiée l’exécution des tâches matérielles et notamment les travaux de mise sous plis, d’affranchissement et de remise des enveloppes au bureau de poste, est directement responsable des incidents liés à l’expédition du matériel de vote aux ouvriers (insuffisance de main d’œuvre, délais trop courts etc..).
D’ailleurs comment interpréter la forte participation (25,11%) des chefs d’exploitations et assimilés (1er collège), sinon par la planification des taches d’expédition ordonnée par la Chambre elle-même, qui a vraisemblablement octroyée une préférence à cette catégorie de votant à la Chambre d’Agriculture ?
Mais tout cela était prévisible, car la CGTM avait déjà tiré la sonnette d’alarme et avait saisi la commission des opérations électorales sur les fausses notes du déroulement des opérations, bien avant l’échéance du 31. D’ailleurs c’est après nos observations que la Préfecture a mis rapidement en place (avouant au passage sa défaillance) la possibilité pour les salariés que soit retirée le matériel de vote qui leur est destiné, en se présentant à la préfecture au bureau des élections avec une pièce d'identité.
Mais dans le même temps, personne n’a mesuré les conséquences pour un salarié, même armé de sa meilleure volonté, de quitter son exploitation de Basse Pointe ou Sainte-Marie pour se rendre en Préfecture (autorisation d’absence, salaire, frais de déplacement…). C’était donc peine perdue !
En fait, ce qui est frappant c’est d’observer que c’est le même scénario qui s’est répété lors des élections de représentativité des organisations syndicales de salariés dans les très petites entreprises (TPE), du mois dernier.
Ainsi la véritable leçon de ces élections est, c’est peut-être parce que ces résultats d’élections permettent de déterminer la représentativité des organisations syndicales pour la profession agricole, que tout ce beau monde patrons et administration confondus affichent leur mépris de voir les ouvriers s’organiser et décider pleinement du choix de leurs représentants ?
En agissant ainsi, ils cherchent d'une part à amoindrir la signification du vote et d’autre part, ils manifestent leur volonté de se retrouver à la Chambre « entre amis » et de pouvoir continuer à décider des choix pour l’agriculture en Martinique en utilisant les prérogatives de la chambre d'agriculture pour imposer leurs choix et satisfaire leurs intérêts égoïstes et capitalistes. Et ceci, sans que s’exprime de voix légitime pour assurer la défense de la protection de la santé des ouvriers agricoles ni non plus, sur le fonctionnement de la production, un approvisionnement stable des populations en produits agricoles et alimentaires à des prix socialement acceptables.
C’est pour ces raisons qu’ en consacrant une fois de plus le Syndicat CGTM des ouvriers Agricoles de Martinique à la première place des syndicats représentatifs à la Chambre, les ouvriers agricoles déclarent avoir d’autres intérêts que ceux des patrons et qu’ils entendent fonder leurs espérances dans les combats qu’ils engageront pour la défense de leurs droits et des intérêts du monde des ouvriers agricoles.
 
Résultat du vote :
CGTM:                 52,50%                 3 élus
UGTM:                 33,25%                 1 élu
CGTM-FSM :      11,25%                                0 élu

09-02-2013
 
 



31 janvier 2013: Elections Chambres d’Agriculture

La chambre d’agriculture est la représentation officielle de l’agriculture dans notre département et  au mois de janvier 2013, nous aurons à élire ceux qui décideront de la politique agricole à la chambre d’agriculture de Martinique. Aujourd’hui, les milieux qui dirigent l'agriculture n'ont pas manqué d'utiliser les prérogatives de lachambre d'agriculture pour imposer leurs choix et satisfaire leurs intérêts égoïstes et capitalistes...Lire la profession de foi ci-dessous

Profession de foi


Agriculture: Perdre la vie en voulant la gagner!


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Parce que quotidiennement, confronté aux mauvaises conditions de travail, d'hygiène et de sécurité, un ouvrier agricole vient de perdre la vie dans des conditions atroces sur l’Habitation Beauregard au Carbet.
 
Le Syndicat CGTMdes Ouvriers Agricoles dénonce ce nouveau drame qui illustre bien que sur certaines exploitations de banane, les responsables des entreprises ne mettent pas les équipements nécessaires pour protéger la sécurité des salariés à savoir les remplacements des pneus de tracteurs, les chaînes de sécurité sur les chariots à banane, ou encore la réparation des freins des véhicules de transport des salariés.
 
Le Syndicat CGTMdes Ouvriers Agricoles considère que ce malheur qui est survenu sur l’Habitation Beauregard au Carbet, et qui a causé la mort d’un ouvrier agricole, n’est en rien fortuit, parce qu’il était prévisible quant on sait que les conditions nécessaires à la sécurité des salariés ne sont pas toujours observées.
 
Indigné, de cette situation et des larmes de crocodiles qui sont versées, le Syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles exige aujourd’hui des organismes concernés (Inspection du travail, Service Prévention de la CGSSM, Médecine du travail) de tout mettre en œuvre pour le respect de la réglementation sur les questions de sécurité et des conditions de travail. C’est seulement à ces conditions là, que les ouvriers agricoles pourront à l’avenir éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
 
 
Pour le Syndicat CGTM Agriculture
 
B. GROS DÉSORMEAUX
 
CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL DE LA MARTINIQUE
Maison des Syndicats – Porte n° 2 – Tél : 05.96.70.25.89/ Fax : 05.96.63.80.10
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Les travailleurs des habitations « Malgré Tout » et « Fond galion » ont fait plier le patron.


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La lutte des ouvriers agricoles des habitations « Malgré Tout » et « Fond galion » pour le respect du paiement des jours de fêtes locales a abouti après quelques jours de grève menée tambour battant sur les deux exploitations.
Il faut se souvenir que monsieur Philippe Duchamp de Chastaigne, qui est le maitre des habitations opérait depuis la mise en place d’un accord d’annualisation du temps de travail, soit depuis 11 années, des prélèvements arbitraires sur les salaires des ouvriers.
La manœuvre consistait à ne pas payer les 3 jours de fêtes Martiniquaises dont le paiement est convenu dans la Convention Collective de la Banane.
Duchamp dans un premier temps a contesté ces obligations de paiement allant même jusqu’à dire qu’il tenait ces consignes du groupement Banamart. Mais devant le mouvement grève de la totalité des salariés, il s’est résolu à signer voyant qu’il n’avait plus aucune carte à abattre.
Un protocole d’accord a donc été signé au bout de deux journées de négociation où l’employeur s’est engagé à rembourser sur 5 années les sommes qu’il avait indument prélevées.
26-05-2012



Les ouvriers agricoles des habitations « Malgré Tout » et « le galion » se mobilisent !

Ce vendredi matin l’ensemble des ouvriers de l’habitation « Le Galion » SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole) ont cessé le travail et ont rejoint leurs camarades de l’habitation « Malgré Tout » qui sont en grève depuis le début de la semaine.
Les travailleurs grévistes réclament que monsieur Philippe Duchamp de Chastaigne, qui est le maitre des lieux, respecte leur contrat de travail et arrête les prélèvements arbitraires qu’il exerce sur leurs salaires.
En effet monsieur Duchamp s’appuyant sur un accord d’entreprise relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail signé en 2001 prélève arbitrairement des journées entières sur le salaire des ouvriers en fin d’un cycle annualisé sur 12 mois.
Ce faisant, il fait volontairement fi des avantages convenus dans la Convention Collective des Exploitations Bananières, notamment pour ceux qui concernent les « jours fériés locaux ».
Et c’est parce que ces prélèvements arbitraires sont faits au mois de mai que les ouvriers ont fait entendre leur colère à Duchamp.
Dans un premier temps, il a semblé acquiescé en affirmant qu’il régulariserait la situation sur les deux exploitations avec la délivrance des bulletins de salaires, mais offusqué de la manifestation des ouvriers, il leur a dit en dernier ressort « qu’il verrait ça en fin de mois » !
Le hic, c’est que les ouvriers ne l’entendent pas de cette oreille et veulent être payés tout de suite sans attendre.
Duchamp dans cette affaire se rend bien compte que sa truanderie ne marche plus et cherche à temporiser ? Mais il faut qu’il se rende à la raison car pour toute réponse aujourd’hui, il a récolté deux en un. Les salariés du galion qui au départ n’apportaient qu’un soutien fraternel à ceux de « Malgré Tout » disent qu’ils partent eux aussi en grève jusqu’à ce que Duchamp entende raison.
Vive la lutte !

19-05-2012
 



Le directeur de l’habitation « le verger » revoit sa copie

C’est le vendredi 11 mai que l’un des délégués du personnel de l’habitation « le Verger » a été convoqué en entretien préalable par l’employeur, pour avoir prit ses jours de congés payés dus par l’entreprise.
Le directeur avec l’arrogance qui le caractérise avait promis au délégué de le sanctionner du fait que ce dernier avait usé de son droit à congé, sans son accord préalable.
Mais ce que ne dit pas ce directeur peu éclairé sur les questions de droit du travail, c’est qu’il lui appartenait en tant qu’employeur de fixer les dates et l’ordre de départ en congé des salariés de la plantation, ce qu’il n’a jamais fait.
Car que dit le Code du travail :
l’Article L3141-13
« A défaut de convention ou accord collectif de travail, cette période (de prise de congé) est fixée par l'employeur en se référant aux usages et après consultation des délégués du personnel et du comité d'entreprise. »
Article L3141-14
« A l'intérieur de la période des congés et à moins que l'ordre des départs ne résulte des stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des usages, cet ordre est fixé par l'employeur après avis, le cas échéant, des délégués du personnel. »
Or si l’ouvrier à décidé de prendre ses jours de congés, c’est parce que d’abord, l’employeur à aucun moment n’a mis en œuvre le dispositif du Code du travail et secundo cela fait des mois que ses demandes formulées étaient refusées par le directeur.
D’ailleurs dans la foulée les règles concernant le fractionnement ne sont pas non plus appliquées avec la conception moyenâgeuse du directeur qui croit fermement que c’est lui seul qui décide du droit aux congés des salariés !
Donc cette tentative du directeur ressemble plus à des représailles qu’autre chose, ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux des ouvriers, il se disait dans les traces de la bananeraie que cette procédure n’était pas acceptable et que par conséquent si le délégué était sanctionné cet acte serait considéré comme un acte d’hostilité contre le syndicat.
C’est sans doute la voix des champs qui est parvenu au directeur, car lors de l’entretien s’est empressé de dire qu’il n’avait pas l’intention de sanctionner, mais de ne pas payer les journées de congés prit par le délégué que lui considère comme étant des journées d’absence.
Donc coup de marche arrière toute de l’apprenti intransigeant qui est redevenu brusquement arrangeant.
Cependant tout n’est pas réglé car s’il prélève sur le salaire du délégué les jours qu’il considère comme étant des jours d’absence, pour les ouvriers de la bananeraie, à coup sur ce sera là encore un casus belli !!
Affaire à suivre !
 



Tentative de licenciement contre une accidentée du travail à l’habitation « Eyma » à Basse-Pointe.

La direction de l’habitation « Eyma", entreprise agricole de production de banane, a mis en œuvre de manière scélérate, une procédure de licenciement contre une salariée qui a été victime, il y a de cela quelques mois, d’un accident de travail.
La salariée a été accidentée, alors qu’elle était acheminée avec d’autres salariés dans une « bachée » peu appropriée vers la parcelle où elle était affectée pour la journée.
A cause du chemin limite praticable la salariée a été projetée hors de son siège ce qui lui a provoqué des lésions au dos et aux cotes.
Aussi, après avoir reconnu l’accident du travail, l’employeur cherche aujourd’hui à se débarrasser à bon compte de la salariée, faisant état du certificat d’inaptitude délivré par la médecine du travail. Sauf que la salariée a attaqué auprès de l’inspection du travail l’insuffisance de recherche de reclassement, démarche obligatoire à laquelle l’employeur ne s’est à aucun moment soumis.
De cette contestation de la salariée est née une décision des services de l’inspection du travail exigeant que tous les droits du salarié soit examinée et notamment l’obligation d’une recherche de reclassement.
C’est dans ce contexte que de manière irrégulière, soit ailleurs que sur les lieux de travail du salarié, va se dérouler l’entretien préalable,. Mais ainsi vont les évènements sur les plantations de Bertrand Aubéry car après les démêlés d’un délégué sur l’habitation le « Verger », voici que s’écrit un nouvel épisode de tracasseries et ce n’est sans doute pas un hasard !



Négociation de salaire dans la banane : la montagne a accouché d’une souris.


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C’est ainsi que l’on peut qualifier l’aboutissement des discussions salariales engagées depuis plusieurs mois déjà entre les syndicats ouvriers de la filière banane et les patrons de la FDSEA.
En conclusion des discussions qui ont abouti le 28 mars dernier sur la grille de salaire, les patrons n’ont cédé que des miettes et proposé pour les niveaux de coefficients les plus répandus parmi les ouvriers soit le 100 et le 102 une revalorisation de 0,08€. Soit pour le salarié passer de 9,22€ à 9,30€.
C’est proprement abject quant on sait que ces gens jouissent de fortunes aux montants insondables !
D’autant, qu’il faut se souvenir que la NAO de la filière banane dure depuis une année déjà. En fait les patrons de la banane ayant fait le choix de ne rien concéder comme augmentation de salaire pour l’année 2011, ont purement et simplement fait trainer les discussions sur une période allant de novembre 2010 à avril 2012.
Ils vont pour cela utiliser toute sorte de subterfuges Pour commencer ils sont resté à « pleurer » durant plusieurs semaines sur les dit conséquences du cyclone Thomas qui aurait ravagé leurs plantations, ceci en faisant l’impasse sur les fonds mis en place par le Conseil Régional et qui ont servi à leur dédommagement : fonds de secours, fonds de calamité, fonds de garantie agricole, contrepartie régionale dans le cadre du dispositif FEADER afin d’optimiser l’utilisation des crédits etc…
L’argument « Thomas » arrivé à bout de souffle nos « bananiers », toujours pour éviter toute discussion sur les salaires, ont embrayé sur les difficultés qu’ils rencontrent avec la crise économique ; car disent-ils la banane se vendant à perte en Europe, ils sont contraints de ne pas vendre donc de ne pas expédier une production qui reste en souffrance.
Toute cette mise en scène était conçue pour ne pas négocier sur les salaires, et la CGTM l’avait bien ressenti comme telle en insistant sur le fait qu’il était hors de question qu’elle fasse l’impasse sur la négociation de 2011, refusant ainsi de donner caution aux balivernes de ces messieurs de la banane.
Malheureusement les autres syndicats : UGTM, CGTM-FSM et CFTC inconscience ont signé cet accord de misère au nom des ouvriers sans même leur demander leur avis.
Pour les délégués de la CGTM à la négociation, fidèles à la décision arrêtée en assemblée générale tenue à la mi-mars, sont restés sur le mandat qui leur avait été confié. Aujourd’hui puisque les masquent sont tombés, il s’agira pour la CGTM d’ouvrir une campagne d’information afin de tirer toutes les conséquences de cette farce appelée négociation et d’envisager de construire une réelle opposition du monde ouvrier dans ce contexte où la rapacité patronale n’a pas d’égale.
 
 



L’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, une nouvelle vitrine de la répression antisyndicale ?

C’est presqu’un fait commun de parler des « habitations » agricoles, lorsque l’on fait état de la répression syndicale qui frappe les militants ouvriers.
C’est encore le cas cette semaine sur l’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, plantation où est cultivée la banane et appartenant à Bertrand Aubéry, ce planteur gavé en fonds Européens qui règne sur quinzaine d’entreprises agricoles dans cette partie du nord de l’ile (Verger, la Capote, Chalvet, Gradis, Moulin l’Etang, SEA, Sobanor, Mécagri, Dumauzé, Caraïbe Hydroponie etc….), et qui entend le faire par la répression et l’intimidation.
Si l’ensemble des entreprises de Bertrand Aubéry compte plus de 500 travailleurs, le « Verger » comptabilise un effectif de 46 ouvriers. Car il faut savoir que sur les habitations de B.Aubéry, l’effectif de salarié n’atteint jamais le chiffre 50, tout simplement parce que ce seuil permet au syndicat de désigner un délégué syndical et oblige l’entreprise à organiser des élections pour le Comité d’Entreprise.
Et c’est sans doute cette question de la présence syndicale, qui est la source de toutes les tracasseries que vivent les délégués de la CGTM à Basse-Pointe.
Aujourd’hui l’un des délégués du personnel de l’habitation « le Verger » est convoqué en entretien préalable pour avoir prit ses jours de congés payés dus par l’entreprise.
Si l’ouvrier à décidé de prendre ses jours de congés, c’est que cela fait des mois que ses demandes formulées étaient refusées par le directeur.  Et à chaque refus, il prétextait : « qu’il à de l’activité pour lui » comme s’il suffisait d’évoquer « l’activité » pour reporter indéfiniment le bénéfice de la prise de congé par le salarié.
Mais ce n’est pas tout, quasiment chaque semaine ce délégué, depuis qu’il a été élu en début d’année, se voit modifier ses conditions de travail, et à chaque fois le directeur le destine aux taches les plus dures, les plus ingrates ou les plus insalubres de l’habitation.
Ce directeur, il faut le savoir, a de la suite dans les idées puisque les délégués du personnel précédents subissaient les mêmes tracasseries, si bien que l’un d’entre eux a du engager une action prud’homale pour se faire rembourser 15 jours de mise à pied autoritaire que lui a fait subir cet adepte des représailles.
Et pour boucler la boucle, trois des 4 élus du personnel ont déjà reçu des avertissements de ce monsieur alors qu’ils n’ont été élus représentants de leurs camarades de travail que depuis …..le mois de janvier dernier.
Aujourd’hui, les ouvriers disent que cet acharnement commence à leur pourrir la vie et cela doit cesser. Selon toute vraisemblance ils ne tarderont pas à se manifester pour le faire savoir et rappeler à ce koumandè : ke toutt jé cé jé, mé kassé bwa an tchou makak pa jé !
28-04-2012



NAO dans la filière banane, la CGTM s’oppose au patronat !

De nouveau le jeudi 15 mars la négociation annuelle dans le secteur banane, sur la question de la revalorisation de la rémunération, n’a produit aucun résultat. A cette dernière rencontre il revenait au patronat de faire une nouvelle proposition de grille de salaire, car jusqu’ici les avancées qu’il consentait n’étaient pas significatives selon les syndicats de travailleurs, car à chacune des propositions formulée, de l’avis des syndicats était à chaque fois : 'Yon pa vo lot' !
Aussi à la nouvelle négociation du jeudi 15 mars, chacun des syndicats ouvriers espérait conclure sur une bonne proposition salariale, mais rien n’y fit. La volonté du patronat était cette fois encore de pleurer misère, de tourner autour du pot et ne pas répondre à la demande de la délégation ouvrière.
Dans cette négociation, la CGTM a élevé la voix, car elle était visiblement la seule organisation syndicale qui faisait front à l’insistance du patronat de refuser toute discussion sur les salaires de 2011. Quant à l’UGTM un peu emprunté, elle paraissait déjà donner son accord et ainsi faire l’impasse sur l’exigence d’une augmentation du pouvoir d’achat pour l’année 2011 si sa proposition de grille était validée par les patrons. Mais ce fut peine perdue car les bananiers n’acceptèrent pas non plus la proposition de revalorisation de la grille de l’UGTM, même si celle-ci était assortie de l’abandon de la revalorisation pour l’année 2011.
Pour la CGTM aucun compromis n’est possible, pas question de lâcher au patronat la non revalorisation du pouvoir d’achat de 2011.
L’arrogance des patrons visiblement les poussent à ne pas vouloir accorder cette demande de revalorisation sur l’année 2011. Les patrons de la banane manifestement poussent à l’épreuve de force, mais à trop souffler dans le même sens, sur les braises encore chaude du grand mouvement social de février 2009,.il prend à coup sur le risque d’allumer des incendies de la colère.
Pour la CGTM ce sont les travailleurs qui décideront de ce qu’il y a lieu de faire. Une campagne de consultation sera engagée dans les semaines qui viennent et si les conditions sont réunies alors il faudra s’attendre à voir les ouvriers de la banane reprendre le chemin des luttes.

14-04-2012



Assemblée générale des ouvriers agricoles affiliés à la CGTM

Ce samedi Mars s’est tenue l’assemblée générale ordinaire du syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles à la Maison des Syndicats à jardin Desclieux.
Cette assemblée générale, a été bien entendu le moment de mettre en débat le bilan d’une année d’activité écoulée dans les secteurs d’implantation banane et canne.
Les rapports ont été présentés et approuvés : (financier, activité et orientation) à la quasi unanimité des membres présents.
 
Au moment de l’échange avec les ouvriers présents, de nombreux déclarations ont concernés les problèmes récurent des conditions de travail sur les plantations, et ont éclairé sur les difficiles conditions de travail mais aussi sur les relations entre patrons et salariés qui sont à l’origine de nombreux risques psychosociaux qui se déclarent de plus en plus sur les plantations agricoles.
Une ouvrière expliqua quelle est souvent blâmée, que le patron demande toujours plus et n’est jamais satisfait du rendement qui est donné, ce qui crée chez les travailleurs la crainte de ne jamais savoir si le travail est bien fait, pourtant ce sont des salariés qui ont des dizaines années d’ancienneté dans l’activité.
Un ouvrier évoqua les fait qu’après 40 années passées au champ au transport des régimes de banane, ( 60 kg en moyenne par régime à raison du transport de plus de 300 régimes pour une journée de travail), il dit qu’un dispositif aurait du prévoir de « soulager » ces travailleurs usés qui ont été soumis durant des années à ces contraintes de pénibilité destructrices.
Un autre a évoqué le manque d’information quant aux droits du salarié qui doit partir en retraite, alors que dans d’autres secteurs d’activité, des informations sont données pour permettre au salarié de connaitre ses droits et le montant de sa future retraite ?
Il a été dit également que sur de nombreuses habitations le transport des salariés vers les parcelles, où ils sont affectés, se fait dans des conditions anormales. Notamment lorsque le salariés est « parqué » dans un  chariot au même titre que les sacs d’engrais.
Par rapport à cette information, le syndicat a rappelé, que sur l’habitation Emma s’était produit un accident dans ces conditions, un chariot s’étant décroché, l’ouvrier s’est trouvé broyé après sa chute et cela lui a couté la vie.
 
L’assemblé générale a ensuite évoqué le blocage des NAO commencé maintenant depuis plus d’une année, et ceci uniquement du fait des patrons qui ne veulent rien entendre et disent ne pas vouloir donner suite à la revendication de l’intersyndicale CGTM, UGTM et FSM.
Les responsables ont évoqué l’unanimité des organisations de l »intersyndicale sur l’opposition a donner au patronat et notamment sur le fait qu’il n’entend pas négocier les salaires de l’année 2011.
Des initiatives ont été arrêtées pour rencontrer les services de santé sur la question de l’épandage ou du chloredécone, de prendre l’attache dans de rapides délais avec les services de l’inspection du travail attachés à l’agriculture ou encore de rencontrer les services de la Région sur la question des fonds européens (POSEI) alloués au secteur agricole.
 
Un vote de l’assemblée générale a convenu de ne plus poursuivre les discussions sur les salaires avec le patronat et a de maintenir la plateforme syndicale telle qu’elle avait été présentée,  ajouté de d’autres points pouvant porter à modification la Convention Collective de la filière banane.
Il a donc été voté de défendre la plateforme suivante :
1/Maintien de la grille de salaire présenté lors des négociations du mois de février.
2/Négociation et application immédiate de l’accord sur de la retraite complémentaire
3/Modification de la Convention pour le passage au coefficient 104 des ouvriers polyvalents
4/Attribution d’une prime de risque à tous les ouvriers de la profession
5/Adaptation des plans de formation d’entreprise et du programme du FAFSEA compte tenu des politiques de diversifications agricoles qui sont d’ores et déjà engagées sur certaines habitations.
C’est par un pot de l’amitié et pour mieux sceller la camaraderie que l’assemblée s’est levée au environ de 14h.



Débat sur l’épandage aérien, les ouvriers agricoles sont écartés de toutes discussions.

Du fait de la mesure d’interdiction de l’épandage exigée par l’Europe, la France avait jusqu’en 2011 pour s’y conformer ou s’y opposer. Conséquence nos patrons locaux de l’agriculture se sont vite trouvés devant un gros problème.
Soutenus par tout ce qui respire l’officiel en Martinique, les pwofiteurs par leur lobbying habituel ont tout en œuvre pour bloquer la mesure, notamment le chantage d’abandonner la production agricole bananière et ils ont gagné la partie !
Le chantage a bien marché, les politiques se sont « couchés » et le Préfet a accordé une dérogation pour que soit poursuivi le traitement des bananeraies par l’épandage aérien des produits insecticides, et ce malgré l’intervention alertant des dangers sur la santé publique de deux associations du corps médical : Association Santé Environnement Martiniqueprésidé par le médecin pédiatre Jos-Pélageainsi que l’Union régionale des Professionnels de Santé Médecin Martiniqueprésidé par le docteur Richardson.
Une enquête publique a donc été ouverte et des discussions ont débuté sur la question du maintien ou pas de l’épandage aérien dans les bananeraies.
Bien entendu, c’est un sujet qui nécessitait un déballage public, mais il se trouve que le débat qui va opposer partisans et adversaires, en fait ne mettra en confrontation que les patrons des exploitations, certains médecins, et des associations de protection de l’environnement.
Mais par qui sont représentés les milliers d’ouvriers de ce secteur agricole qui sont concernés au premier chef par cet empoisonnement grandeur nature ?
Pourquoi ne sont-ils pas présents dans ce tour de table pour que soit retenu leur avis ?
Seuls le savent les dirigeant de l’institution régionale qui est à l’origine de cette démarche. Peut-être que nos élus sont-ils trop éloignés des préoccupations de cette catégorie de citoyen ?
Résultat, il semble bien que dans cette agora de gens savants on s’est jusqu’ici contenté de se préoccuper des conséquences sur la nature, sur les nappes phréatiques, sur la faune et la flore ou encore sur la population environnant les plantations.
Il parait visible qu’il manque à l’appel dans ces discussions les premiers concernés, ceux qui travaillent sur ces exploitations agricoles et qui sont parfois « arrosés » de produit par les hélicoptères alors même qu’ils sont en pleine activité professionnelle !
Pourtant, ces ignorés, ou ces oubliés qui sont écartés sont à ne pas douter les premières victimes de ces produits toxiques et dangereux que sont le chloredécone ou le glyphossate cancérigène.
Alors comment ne pas voir qu’à travers ces discussions que les dés sont pipés et qu’en fait, il ne s’agit nullement de protéger qui que ce soit, mais bien de faire par anticipation de sombres calcul pour aboutir à indemniser les grands propriétaires terriens qui n’hésiteront pas une seconde à empocher sans vergogne l’argent public.
Alors messieurs trêve d’hypocrisie, car lorsque vous aurez satisfait vos amis, les ouvriers eux seront loin d’être au bout de leur peine pour faire reconnaitre, à ceux là mêmes qui les ignorent, leur prise en charge médicale pour empoisonnement dans le cadre d’une exposition professionnelle !
 

Document de l'association santé environnement


Négociation dans la banane : une situation qui devient insoutenable.

Lors de la toute dernière réunion de la Commission Paritaire du secteur banane du vendredi 17 février, en fin de séance, du coté des travailleurs le ton est monté d’un cran.
Pourquoi cette poussée de colère des membres de la délégation ouvrière?
Pour comprendre cette exaspération, il faut se rappeler que la négociation annuelle obligatoire traitant de la question des salaires traine depuis le mois de novembre 2010.
Comme seul réponse à leur proposition de plateforme réclamant une augmentation de13,8% pour 5 niveau de coefficients de la grille; ce qui donne pour les 3 premiers niveaux : coéff 100=10,25€ ; coéff 102=10,44€ ; coéff 104=10,62€.
Les patrons ont répondu par une proposition d’augmentation qui se limite à appliquer les 9,22€ (montant horaire du SMIC) aux trois premiers niveaux de coefficients de la grille (soit : 100, 102, 104) écrasant ainsi la grille de salaire par le bas !
Cela s’appelle de la régression et si un tel comportement n’est pas du mépris qu’est-ce que c’est ?
Pourtant les salaires des ouvriers n’ont pas bougé depuis 2 ans, alors que dans le secteur agricole la filière banane est réputée être le plus rentable et le plus aidé par la politique agricole. Rien que le POSEI, (Programme d’Options Spécifiques liées à l’Eloignement et à l’Insularité) c’est une aide annuelle à 278 millions d’euros pour les DOM français.
Dès lors comment comprendre leur réticence à respecter les règles de la négociation ? Comment peuvent-ils croire que les ouvriers vont continuer à admettre qu’ils se moquent ainsi d’eux ?
Durant toute la semaine agricole de Paris, ces mêmes patrons se sont vantés d’avoir distribué chaque jour aux visiteurs du salon de l’agriculture, deux palettes de bananes, soient 100 cartons !
 
Eh bien, qu’ils en gardent en réserve, car il parait de plus en plus, selon les syndicats d’ouvriers, que  le ton de colère qui s’est fait entendre lors de la dernière séance de négociation, n’est qu’un signe avant coureur de se qui ce dit sur les plantations.
Alors si la colère couve, dans ces conditions on peut d’ores et déjà parier que dans les semaines ou les mois à venir cela fera un tout autre vacarme dans le paysage!
03-03-2012
 



Réunion de la Commission paritaire du secteur agricole.

Vendredi 3 février s’est tenue l’une des nombreuses réunions de la commission paritaire de la filière banane à la Chambre d’agriculture. Ce jour là, le patronat des exploitations bananières regroupé au sein de la FDSEA, une fois de plus a tenté de faire trainer les discussions pour ne pas avoir à traiter l’essentiel de la préoccupation des ouvriers : la nouvelle grille salariale présentée par l’intersyndicale CGTM, UGTM, CGT-FSM.
Pour éviter de parler salaire, le patronat a utilisé toutes les ficelles de l’évitement. Dans un premier temps, le prétexte était le passage du cyclone thomas en 2010, qui avait disent-ils ravagé considérablement les exploitations, ce qui dans leur logique, écartait toute discussion sur la revalorisation des salaires.
Comme autre argument qui fut présenté à la délégation ouvrière, la chute des cours de vente. Phénomène lié à la crise qui asphyxie nos pauvres planteurs.
Mais depuis peu, ils annoncent le grand fléau à venir de la cercosporiose qui mettra au chômage les ouvriers. Jusqu’ici, ces arguments concernant la menace de la cercosporiose noire qui est une vielle antienne qui sert depuis plusieurs années à attendrir le cœur desséché de ceux qui allouent les subventions au secteur agricole.
Car il faut tout de même se rappeler que cela fait bien 5années que l’on nous annonce cette grande calamité.
Plus précisément depuis 2007 on nous annonce le projet Optiban, une étude commune à la Cemagref et au ministère de l'agriculture qui vise à mettre en place des solutions terrestres satisfaisantes contre cette catastrophe et bizarrement rien n’arrive ?
Il n’empêche que le patronat de la filière banane se cache derrière cet argument de la cercosporiose noire pour exprimer ses dites difficultés. Car viendra le temps où ils devront rendre compte des nombreuses subventions, ou encore de prêts gracieusement obtenus non remboursés versés sur les fonds publics.
Mais heureusement que les ouvriers n’ont cette fois-ci déjoué ces manœuvres, et ont exigé avec fermeté que soit ajouté à l’ordre du jour de la séance la question de la plateforme revendicative du secteur. Ils ont eu raison car, le patronat a cédé à la demande et a convenu de faire une contre proposition de revalorisation de la grille salariale lors d’une prochaine rencontre qui aura lieu courant dernière semaine de février.
 
 
 
REGION. Le Conseil régional a voté à l'unanimité, en sa commission permanente du mardi 08 février une enveloppe de 1,5 M euros pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés du cyclone Thomas.
Cette contribution financière viendra s'ajouter à l'aide de l'Etat qui, elle intervient dans le cadre du Fonds de Secours, suivant la décision du Ministère de l'Outremer en date du 02 février 2011 dernier.
D'ores et déjà, sont concernés par ce dispositif, les agriculteurs de productions diversifiées, (hors banane et canne) et dont la perte des récoltes est d'au moins 1000 euros. Pour autant les petits producteurs de banane dont la production n'excède pas 300 tonnes et qui accusent une perte totale de la récolte à venir ne seront pas exclus de ce dispositif.
 



Les négociations sont toujours bloquées dans le secteur banane.

Bien que débuté au mois de novembre 2010, date des premiers échanges, les discussions entre syndicats ouvriers et patrons, ne semblent pas avancer vers des réponses claires aux revendications ouvrières.
Il faut constater que les patrons cultivent bien leur résistance aux réclamations des travailleurs. Ainsi, lors de la dernière réunion de la commission paritaire du jeudi 27 octobre, les patrons sans doute pour mieux faire passer leur tromperie, ont tenté de faire la preuve par une pédagogie bien bancale.
C’est ainsi que ces gens là se sont présentés à la discussion avec des schémas de conjoncture (made IEDOM) graphisme sophistiqué, chiffres, courbes etc…Et tout ceci, pour faire la démonstration de leurs difficultés.
Mais lorsque l’on regarde de plus près ces schémas qui ont été présentés, on se rend compte que les références ne correspondent pas. Ainsi les données de la feuille de calcul ne sont pas les mêmes, les périodes annuelles indiquées pour l’évolution des salaires par exemple, ne sont pas les mêmes utilisées pour démontrer les pertes de production et cela suffit pour fausser la démonstration.
Ainsi, on constate que les travailleurs ont en face d’eux, des escrocs qui ne reculent pas à falsifier des chiffres dans l’unique but de tromper les travailleurs et de ne pas répondre à leurs justes revendications.
Mais paradoxalement, il suffit qu’ils agissent en fraudant pour démontrer que les difficultés qu’ils évoquent, ils ont du mal à les rendre crédibles ! Car comment faire croire que ces patrons qui vendent leur production sur le marché Français et Européens et qui de plus bénéficient de toutes les aides, toutes les exonérations, toutes les subventions de l’état Français, de l’Europe et de la Région Martinique, peuvent soutenir que deux années peuvent passer sans qu’ils augmentent le salaire des ouvriers ?
Et puis quant bien même que la conjoncture serait difficile, ne peuvent-ils pas puiser dans les milliards d’économie réalisés dans leurs activités de commerce d’alimentation, de voiture, de bétail, de transport, des murisseries (en France), placements bancaires etc… car rappelons que les investissements qui ont été réalisés dans ces secteurs l’ont été grâce aux subventions allouées à l’agriculture et détournées vers le commerce. Aujourd’hui dans l’univers de leurs biens, il se trouve que les activités commerciales sont eux hyper rentable (selon l’IEDOM les prix à la consommation ont augmenté de 5% en 2010 et 2011)
Il est donc incontestable que les patrons de l’agriculture peuvent et doivent donner des augmentations de salaires car le coût de la vie augmente pour tout le monde, donc également pour les ouvriers agricoles !
Samedi 28 octobre 2011
 



L’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane, met en garde le patronat !

Mardi 11 octobre, l’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane a tenue une conférence de presse à la Maison des syndicats pour dénoncer l’attitude des patrons de l’agriculture qui se font prier pour relancer la négociation salariale.
Pourtant la première rencontre entre ouvriers et patrons a eu lieu au mois de novembre 2010, mais dès les premiers échanges, il était clair que les patrons cherchaient à se défiler.
A la demande des syndicats de discuter d’une augmentation de salaire, de l’application de l’intéressement, de la participation et de la journée du 2 novembre qui était remis en cause, les patrons ont joué à la diversion et pour enterrer la discussion, ils n’ont parlé que du passage du cyclone Thomas.
Il faut se rappeler que le passage du cyclone Thomas sur la Martinique a eu lieu le samedi 30 octobre et le dimanche 1er novembre. Ce cyclone à bien entendu couché des bananiers sur nombre de plantations, mais est-ce que cela suffisait pour dire que tout était ravagé, et que la perte serait de 40.000 tonnes de banane et que cette circonstance suffisait à elle seule pour que soit annihilé toute discussion sur la situation sociale des ouvriers ?
Non bien entendu, mais c’est pourtant ce scénario qui sera mise en scène par les patrons de l’agriculture. C’est ainsi que ces messieurs vont détourner la NAO de la vrai discussion sur les salaires. Tout le temps de la Commission paritaire aura été consacré a discuter de la mise en chômage technique. L’argument abusif, les patrons vont évoquer que plus de 35% de la production était concerné et qu’ils se verront contraints de licencier et de passer les salariés en chômage partiel avec des aides de l’état.
Au retour des grandes vacances, après que les suspensions et le temps partiel de 6 mois soit terminé, le même schéma se poursuit et le patronat avance la même thérapie il est toujours question de réduire l’emploi et cette fois dans les habitations on parle franchement de licenciement.
Pourtant, n’a preuve n’a jamais été faites que le sinistre avait aussi largement atteint les exploitations bananières. Certes le cyclone a étendu quelques bananeraies mais à l’observation, selon les syndicats ouvriers, on est bien loin du constat catastrophique dressé par les organisations patronales, et pour cause !
En fait de constat déclaré difficile, il s’agit pour ces patrons tout simplement d’engager une partie de poker menteur afin de rafler la mise maximum en termes d’indemnisation, suite à une catastrophe naturelle, par les instances européennes, d’ailleurs une aide de 14 millions d’euros a déjà été acté par le POSEI (Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité), ou étatique (déclaration de catastrophe naturelle) ou encore assurantielle.
Voilà la mentalité des planteurs peu scrupuleux, qui d’un coté refusent de négocier avec les syndicats sous prétexte de bananeraies sinistrées, et qui de l’autre fait usage à fond du sinistre pour recevoir des subventions.
Ce jeu là, les syndicats l’ont bien compris et ils mettent en garde les patrons de la banane afin que ceux-ci arrêtent leurs tergiversations et reviennent à la table de négociation avec de vraies intentions.
Dans ce contexte de vie chère et dans ce secteur ou le travail est particulièrement pénible, les ouvriers n’entendent pas jouer éternellement les victimes, quant à coté les patrons se repaissent de leur désarroi.
Samedi 15 octobre 2001



Sur les plantations agricoles l’arrogance et le dépit font bon ménage

Sur l’habitation « les Musacées » qui est une plantation bananière qui se trouve dans la commune de Saint-Esprit, les travailleurs ont décidé de s’organiser pour mettre fin à la dégradation de leur conditions de travail.
Sur cette plantation, les choses ont commencé à devenir difficiles lorsque l’entreprise à changé d’exploitant. En effet avec l’ancien employeur, de nombreux avantages avaient été acquis notamment sur la question du temps de travail, des pauses déjeuné, ou du travail continu.
Mais depuis l’arrivé du nouvel employeur, les salariés assistent à la remise en cause de ces avantages. Pour certains, du fait de l’ancien aménagement du temps de travail ils s’étaient organisés pour profiter du vendredi de libre et vaquer à d’autres occupations.
Aujourd’hui le repreneur de la plantation remet en cause tous les acquis ce qui crée d’énormes difficultés aux salariés. Ce monsieur est même allé à procéder à des retenus sur les salaires sous prétexte qu’il refusait de payer les heures du midi.
Révoltés, les travailleurs ont donc décidé de s’organiser pour se faire entendre. Ils ont donc exigé de l’employeur l’organisation des élections de représentants du personnel.
Mécontent de cette réaction des travailleurs, l’employeur s’adressant à un représentant du syndicat venu sur la plantation pour faire signer le protocole d’accord préélectoral, s’est laissé aller à des insultes et des voies de faits avec des propos désobligeants pour la responsable CGTM du syndicat des Ouvriers Agricoles. Là dlo koumansé dépasé farin !
Mais toute cette situation signifie également que le patronat de la banane fait toujours une forte allergie à la seule présence de la CGTM dans leurs entreprises Mais il faut également traduire ce comportement par une recrudescence d’arrogance, car aujourd’hui, certains employeurs n’hésitent pas à avoir recours à l’intimidation pour refroidir l’ardeur des travailleurs.
Et cette situation nouvelle devra dorénavant retenir toute l’attention de ceux qui ne veulent plus laisser les choses aller en se dégradant sans rien dire et sans rien faire.



La CPRE(commission paritaire régionale de l’emploi), une démarche très intéressée de la FDSEA.

La FDSEA même une campagne sous couvert de la de la promotion des hommes et de la formation professionnelle, en faveur de la mise en place de la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi).
De manière habile, les représentants de la FDSEA et la chargée de mission de la FNSEA en Martinique, ont fait croire lors des deux premières réunions de la CPRE, que celle-ci réglera les problèmes que rencontrent actuellement les ouvriers agricoles. C’est ainsi qu’aux premières réunions tenues, le président de la CPRE qui est un patron, a laissé comprendre aux autres membres du conseil d’administration (les syndicats ouvriers) qu’il se penchait sur la question de la retraite complémentaire et sur l’état des lieux de l’emploi en écrivant aux différentes autorités.
Mais voilà, depuis ces promesses qui datent de la réunion du mois d’octobre 2010, à ce jour ces belles paroles n’ont pas été suivies d’effet puisque rien depuis n’a bougé !
En fait, le patronat de l’agriculture, par la mise en place de la CPRE, entend surtout profiter de toutes les possibilités de main d’œuvre à bon marché au profit des entreprises et s’assurer par ce biais de la pérennité de la profitabilité de leurs exploitations.
Dans un premier temps cela consistera à détourner la CPRE de sa vocation, car la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi) est une instance paritaire composée des organisations syndicales représentatives des employeurs et des salariés, avec pour objet de définir les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle de la branche agricole.
Mais le patronat entend quant à lui en faire un dispositif de soutien aux entreprises soit par le financement de leurs projets (innovation, attractivité…) soit en employant de la main d’œuvre de la main d’œuvre formée et à bon marché ou soit les aidant les entreprises à « maintenir » moyennant subvention, les ouvriers en poste à travers la mise en œuvre des politiques de formation financées par les fonds publics (professionnalisation, insertion etc…).
Aujourd’hui pour mener à bien leur entreprise, les dirigeants de la CPRE (les patrons FDSEA, FNSEA) ont besoin de l’aval des syndicats ouvriers du secteur agricole pour mettre en place un organisme chargé de la collecte des fonds qui sera destiné à financer leurs propres intérêts. Certaines organisations =, sans trop de scrupules, marche dans cette combine cousue de fil blanc, au risque de confondre les intérêts des travailleurs avec ceux des patrons.
Car ce sont ces mêmes dirigeants qui sur leurs plantations, font obstacles à la mise en place des instances représentatives du personnel (habitation du Saint-Esprit), ou encore ne veulent rien entendre sur les questions d’amélioration de condition de travail (habitation du Robert), ne veulent pas cotiser à la retraite complémentaire, s’exonérant d’appliquer aux travailleurs agricoles une loi vieille de 40 ans, exposant la santé des travailleurs aux risques les plus mortels.
Alors qu’ils commencent par balayer devant leurs portes avant de semer leurs illusions de « paritarisme » intéressé.
La CGTM membre de la CPRE entend ne pas jouer aux dupes et interpellera chaque fois que cela sera nécessaire ces employeurs sur leurs responsabilités, c'est-à-dire ne pas faire de la CPRE une instance qui répond à leur seuls intérêts, mais bien un lieu au sein de duquel elle entend exiger que soit définit au bénéfice des salariés agricoles, des orientations et des actions en matière d’emploi et de formation pour de vrais qualification, pour développer les compétences des ouvriers par la formation, et pour de bien entendu de bonnes et meilleures rémunérations que ce qui est reconnu aujourd’hui. Pour l’instant ce n’est pas le cas et la CPRE ne semble pas s’orienter dans cette direction!
 



Les ouvriers agricoles de l’habitation Mont-Vert, dénoncent des conditions de travail intolérables !


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Après avoir évoqué auprès de leur employeur monsieur G de Meillac, propriétaire l’entreprise Mont-Vert située sur la Route du Vert-Pré la dégradation de leurs conditions de travail, les ouvriers ont décidé de saisir le Maire de la Commune du Robert, monsieurAlfred MONTHIEUX, ainsi que les services de l’inspection du travail.
Ils ont eu à déplorer :
-le déversement sur l’exploitation agricole de matières fécales venant d’une zone habitée, où travaillent quotidiennement 24 ouvriers agricoles.
-la mise en cause permanente de la sécurité des ouvriers en charge du stockage des cartons, car ceux-ci sont contraints à bras d’homme, de faire monter en hauteur les cartons de plusieurs kilos de banane.
-l’absence de système deventilation, alors que la chaleur insupportable est omniprésente dans l’espace de travail recouvert par des tôles.
-des vestiaires mal organisés, puisque les outils servant au travail sont entreposés à l’endroit même où les ouvriers rangent leurs affaires personnelles.
-un réfectoire où sont prit les repas, qui ne respecte aucune condition d’hygiène telle que l’exige le code du travail.
Chacun sait que les conséquences de ces expositions ont pour résultat la transmission de maladies infectieuses ou parasitaires.
Au moment où le scandale du chlordécone est révélé et où les premiers à en faire les frais sont les ouvriers agricoles, au moment où tous les discours pour la protection de la santé et de l’environnement sont connus de tous, là c’est bien de légèreté coupable et de mépris qu’il s’agit.
Cet exemple montre bien qu’au-delà des discours, seuls les salariés eux-mêmes sont en capacités de faire prendre considérations leur situation et le respect de leur personne, car aucun texte, aucun décret ni aucune loi n’ont la force d’infléchir la volonté de profit des patrons dussent-ils exposer pour cela la santé et l’intégrité des ceux qu’ils continuent à considérer comme des esclaves salariés.



Greve à l’habitation « Petite grenade » depuis le 27 octobre 2010.

Les employés de l’habitation Petite Grenade au Vauclin ont déclenché un mouvement de protestation contre les agissements injustifiés et mensongers du Directeur de production, qui a entrepris une campagne de dénigrement à l’égard des travailleurs. 
Ils entendent manifester contre la mise à pied arbitraire d’un des leurs.
Ce directeur de production par ailleurs au cours des différentes tentatives de négociations n'a cessé de mettre en cause le rôle du délégué utilisant des propos tels que "menteur, le plus grand fainéant de l'exploitation, puisque tu es délégué, tu n'es pas intouchable, ton tour arrive bientôt".
Les travailleurs ont réclamé la médiation de la direction départementale du travail.



Avenant à la convention collective des exploitations bananières de la Martinique

Cet avenant à la convention collective a été signé entre les syndicats des salariés et la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles le 10 juin 2010.
Il concerne la réévaluation des taux horaires et la réévaluation de la prime de fin d’année.

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OUVERTURE DES NEGOCIATIONS SALARIALES DANS LE SECTEUR BANANE.

Le 30 avril dernier la commission paritaire Banane s’est réunie pour discuter de l’évolution des salaires.
Au cours de ces négociations, le patronat a proposé aux syndicats ouvriers que la grille soit impactée d’augmentation de salaire allant de 0,22% à 0,30% ce qui équivaut pour un coefficient 104 à une augmentation horaire de 0,03 centime de l’heure.
Face à cette proposition patronale, la CGTM propose une grille qui va de 0,89% à 7,02% avec une plateforme revendicative portant sur la retraite complémentaire, la prime de transport la participation aux bénéfices, la prise en charge de la mutuelle, l’application de l’intéressement, et sur l’amélioration des conditions de travail par rapport aux travaux des champs et au travail en hangar. Pour cela le syndicat vise que soit sollicité une intervention de l’Aract.
Un nouveau rendez sera prit dans les prochains jours, mais d’ores et déjà les syndicats ouvriers estiment insuffisantes la proposition patronale. Ils peuvent faire des efforts supérieurs à leurs proposition d’augmentation salariales disent-ils » !
Une chose est certaine, c’est que l’idée de mettre en place une réaction en intersyndicale fait son chemin, et perspective rend vraisemblable que le patronat ne s’en tirera pas à si bon compte s’il reste sur ces positions !



Les agriculteurs français bénéficieront de 1,8 milliards d’aides de l’Etat.

Ce plan d’envergure satisfait 80% des exigences de la FNSEA, cependant en Martinique les ouvriers agricoles se battent depuis de nombreuses années pour obtenir une retraite complémentaire.
Ecoutons les propos du délégué syndical de l’agriculture : Sylvestre LUCE

 Ouvriers agricoles:tableau de plan de charge pour la mise en oeuvre  des propositions de la plénière du 4 avril 2009.

Lire le document



Commission paritaire dans le secteur de l’agriculture, sur la mise en place de la retraite complémentaire.

     C’est le vendredi 11 juillet, que se sont rencontrés dans les locaux du Fafséa au Lamentin, les représentants des patrons des exploitations agricoles et les délégués des différents syndicats d’ouvriers agricoles : CGTM, UGTM, CGTM-FSM.
      L’ordre du jour de cette réunion de la Commission paritaire ne tenait qu’à un point unique: discussion sur un projet (patronal) d’accord pour la mise en place de la retraite complémentaire en Martinique.
      Il faut savoir que bien que la question posée soit nouvelle sous cette forme, cette rencontre est néanmoins la ixième qui se tient sur ce sujet, et que les précédentes, n’avaient rien donnée jusqu’ici.
      En fait, il apparaît que cette nouvelle rencontre fait suite à la venue d’une émissaire nationale de la FNSEA qui avait également rencontré les organisations syndicales de salariés. Cette déléguée nationale, lors de sa rencontre avec les syndicats, avait laissé entendre qu’il était temps de réaliser un accord sur cette question en Martinique d’autant qu’en France, en ce moment même, un accord concernant la complémentaire santé (mutuelle et prévoyance) en faveur des salariés était en cours de signature ! D’ailleurs, cette personne n’a pas hésité, même si c’était à mots couverts, de montrer son agacement sur le retard qu’avait prit un tel dossier en Martinique.
     Il faut savoir en effet qu’en France, la retraite complémentaire a été accordée aux salariés relevant du régime agricole depuis 1971. Et qu’à l’époque, les patrons de l’agriculture de Martinique sont intervenus directement auprès des ministères, pour s’opposer à la sortie d’un décret qui viendrait étendre cet avantage aux départements d’outre-mer.
 
Alors aujourd’hui les patrons disent que leur position a changé, et qu’ils souhaitent rapidement réaliser un accord avec les syndicats ouvriers. Mais en regardant de plus près leur démarche, on se rend compte que leur stratégie a très peu changé ! Ainsi, dans le montage de financier de leur dossier, ils (les patrons) espèrent une importante participation de l’Etat et des collectivités pour le financement des premières années. Alors que dans le même temps, ils ne veulent rien savoir de la volonté des organisations syndicales de salariés, puisqu’ils n’envisagent toujours pas d’étendre l’application de cet accord aux ouvriers déjà partie à la retraite, ou encore refusent d’appliquer l’avantage aux salariés des autres secteurs agricoles tels que la canne, le maraîchage, ou l’élevage.
Ainsi il est visible que de nombreux problèmes demeurent encore et qu’il faudra sans doute batailler pour les résoudre avant de parvenir à un accord.
En tout cas, sur ce dossier, les ouvriers ne semblent pas vouloir s’en laisser conter et pour eux ce sera la couverture la plus large que possible en faveur des travailleurs. Les patrons si cette fois encore ils envisagent de miser sur les atermoiements habituels, ils risquent fort d’avoir des surprises, car les ouvriers sur cette question pensent que cela a trop duré.










Commission Paritaire dans l’Agriculture : bilan des accords sur la prime de 1000 euros.


Suite au mouvement de grève des ouvriers agricoles du secteur de la banane pour l’attribution de la prime exceptionnelle de 1000 euros, la Commission paritaire de la branche s’est réunie la semaine dernière.
C’était une occasion voulue par la Commission paritaire, afin de faire le bilan de l’attribution de 1000 euros plantation par plantation.
Après avoir fait le point sur les différentes négociations tenues dans les entreprises, il a été constaté que les patrons ont refusé la négociation sur la question de la prime exceptionnelle de 1000 euros au profit d’une « prime containers », qui est le différentiel du montant de la prime obtenue en 2006 et celui de 2007.
En conclusion, cocernant les patrons, on peut observer que « sa mèl kadi an djol an kannon fisi, sé pa sa ikadi an têt en pié koko ! »
 



NOUVELLE RENCONTRE DANS LE SECTEUR AGRICOLE SUR LA RETRAITE COMPLEMENTAIRE.

Les syndicats CGTM, UGTM et CGTM-FSM ont rencontré une nouvelle fois les patrons des exploitations agricoles sur la mise en place de la retraite complémentaire dans la branche agricole.
La réunion précédente qui s’était tenue le vendredi 11 juillet, avait débattu sur la base d’un projet d’accord patronal. Et cette rencontre s’était soldée par un échec, puisque la délégation des salariés refusait tout accord qui exclurait une partie des salariés des exploitations agricoles de l’avantage du régime.
 
Cette fois, la délégation ouvrière s’est présentée dans la négociation le vendredi 1er aout avec un projet d’accord reprenant de nouvelles propositions. Il faut savoir que dans l’intervalle, soit le 26 juillet, les ouvriers agricoles à l’appel des organisations syndicales CGTM, UGTM et CGTM-FSM, ont tenue une assemblée générale à la maison des syndicats.
Cette A-G a validé le principe d’un projet d’accord qui incluait d’autres droits pour les salariés. Notamment en faveur des anciens salariés qui devaient bénéficier du système, de l’attribution des trimestres gratuits pour une liquidation immédiate des pensions et aussi d’une pension de réversion au profit du survivant. Autant de points que le projet d’accord patronal n’envisageait pas.
 
Les discussions ont durée toute la matinée sans qu’un accord ne soit trouvé, les patrons de la FDSEA présent se réfugiant derrière le fait que tous les patrons du secteur agricole ne seront pas d’accord avec un tel projet. Néanmoins il a été convenu d’un nouveau rendez-vous avec l’ensemble des patrons des secteurs agricoles pour la fin d’aout début septembre.
Ce sera sans doute le rendez-vous de la dernière chance pour trouver un accord sur le tapis vert, sinon selon l’intersyndicale, c’est vraisemblablement le terrain qui se fera entendre !




Agriculture: on fait le point

Après la Grande Vague de mise en chômage partiel sur toutes les exploitations de la Martinique et en place des formations pour les ouvriers. De plus les employeurs réorganisent le travail sur les habitations en cherchant à diminuer le nombre de salariés dans les hangars et dans les champs. Ils accumulent dans une même journée plusieurs tâches à des quantités plus élevées que celles prévues par la Convention Collective. Dans le même temps les rendements à l’hectare ont augmenté, le tonnage de banane exporté a augmenté
Sur certaines habitations, les ouvriers travaillent du lundi au samedi et leurs patrons leurs disent que l’entreprise est en difficulté. L’accroissement des tâches, la réorganisation des conditions de travail se font de manière unilatérale. Seules les employeurs décident, les ouvriers ne se réunissent pas non plus pour se concerter et s’opposer à des transformations qui vont à l’encontre de leurs intérêts.
 
Toutes les atteintes à la Convention Collective, les transformations imposées par les employeurs, les ouvriers n’ont rien à attendre des restructurations, ils doivent se préparer à se battre pour sauvegarder leurs conditions de travail, leurs salaires et leur emplo
  A l’habitation Petite Grenade, les salariés ont arrêté le travail pour exiger la réparation d’un tracteur.
 
   Pour l’année 2008, il y a eu sur les habitations des accidents qui ont entrainé des incapacités permanentes.
 
   Sur les habitations UNION et SIGGY 2 accidents graves.
 
 
Nous devons encore nous occuper toujours plus des changements de nos conditions de travail. Nous devons rester vigilants face au patronat qui ne cherche qu’à s’enrichir au maximum. La mobilisation est de plus en plus nécessaire face aux attaques patronales sur nous conditions de travail, nos salaires et nos conditions de vie.
 
Restons mobilisés !



Commission Paritaire Agriculture


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La réunion de la commission paritaire des ouvriers agricoles de la banane s’est tenue le 20 juin pour examiner la mise en application de la prime exceptionnelle de 1000€ ;
Les patrons affirment que dans 80% des habitations, des négociations ont été conclues.
Mais la CGTM constate que sur certaines habitations, les patrons ont lié la prime à l’augmentation des taches. C’est le cas à BAMARY (800€ soit 400€ en juin et 400€ en décembre), à CHOISY (750€ payé en 3 temps),au SIMON 500€ en 2 temps, à LEYRITZ BERANGER 400€ net. Sur les autres habitations, les patrons lient la prime exceptionnelle au différentiel de la prime contenair 2006 et 2007…..
Telle était l’état d’avancement du paiement de cette prime au 20 juin



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Documents.

Documents rédigés par le syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles sur les questions de la reconnaissance de la pénibilité au travail en vue d'un départ à la retraite anticipé. Différentes démarches entreprises pour de la mise en place d'une caisse de retraite complémentaire.0 au profit des ouvriers du secteur agricole

POUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN CONTRAT DE PROGRES SOCIAL

Le « Contrat de Progrès» élaboré par le Ministère de l’Outre-Mer pour la restructuration de la filière banane, ne comporte aucun volet dédié à l’accompagnement social des salariés victimes des fermetures des exploitations. Pour y remédier la CGTM à proposer la mise en oeuvre d'un Contrat de Progrès Social.
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Taille : 77 ko - Dernières modifications : 09/06/2008
 
Lettre au Ministre de l'Agriculture relatant la rencontre en Martinique à l'occasion de sa visite.





Taille : 26 ko - Dernières modifications : 09/06/2008
 
Lettre au Directeur de la caisse Générale de Sécurité Sociale pour la mise en oeuvre d'un bilan santé au profit des ouvriers agricoles.
Taille : 18 ko - Dernières modifications : 09/06/2008
 
Lettre au Ministre de l'Agriculture sur la necessité de prendre en compte les facteurs de pénibilité dans le secteur agricole lors de la liquidation de la retraite.
Taille : 41 ko - Dernières modifications : 09/06/2008
 
Lettre à la direction Nationale de la CGT, afin que soit pris en compte les questions de pénibilité, dans le débat en cours sur la réforme des retraites.
Taille : 24 ko - Dernières modifications : 09/06/2008
 

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