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Grève générale à l'appel du "Collectif du 5 février"


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La grève générale de février 1974 en Martinique.
(Lu dans Combat-Ouvrier)

La grève générale commencée le 11 février 1974 est une page importante de l'histoire du mouvement ouvrier en Martinique. Si les 14 et 16 février l'assassinat par les forces de répression de deux ouvriers agricoles à l'habitation Chalvet au Lorrain marqua la fin de la montée de la grève, celle-ci se solda néanmoins par des reculs patronaux, surtout du patronat béké de l'agriculture, sur les revendications des grévistes.
La situation sociale en début 1974
Depuis les années 1960, une grave crise touchait la filière canne à sucre. Pour les possédants békés, la canne ne permettait plus de faire suffisamment de profits. Les usines fermaient. Sur 12 sucreries en 1962, il en restait 2 en 1974. Des 62 rhumeries de 1962, il n'en restait plus que 20. Le chômage augmentait. De 1967 à 1974, on dénombrait 5000 chômeurs de plus.
Dans les années 70 les prix flambaient. Les capitalistes décidèrent de faire payer aux travailleurs les conséquences du «choc pétrolier» de 1973. Le gouvernement fit marcher la planche à billets. Tout était cher : l’essence, les transports, les marchandises de première nécessité, huile, pain, farine, poisson. Pour les travailleurs, la misère croissait.
La riposte des travailleurs
En réponse, à la fin de l’année 1973, il y eut une multiplication des conflits, au cours desquels les travailleurs revendiquaient des augmentations de salaire importantes.
 Le 10 janvier, une grève du bâtiment démarra et les ouvriers élurent le jour même un Comité de grève. Ils exigeaient 25% d’augmentation sur leur salaire. Des équipes de débauchage sillonnèrent les routes de Martinique. La reprise du travail fut décidée sur un protocole d'accord prévoyant 14% d'augmentation. Ces 14% avaient été arrachés par la lutte mais des remous parmi les travailleurs témoignaient d'une certaine méfiance vis-à-vis des directions syndicales qui avaient pesé dans le sens de la fin de la grève.
Les grévistes avaient participé à plusieurs manifestations dans Fort-de-France dont, le lundi 14, une manifestation commune des lycéens, des élèves de CET (Collèges d'Enseignement Technique) et des grévistes de France-Antilles en lutte depuis plus de deux mois contre leur patron rapace, Hersant. Les lycéens et élèves des CET étaient en grève depuis le 7 janvier pour protester contre l'augmentation des prix de la pension et de la demi-pension. Les manifestants défilèrent aux cris, entre autres, de «A bas le gouvernement colonialiste».
 Le 17 janvier, les ouvriers agricoles des plantations de Basse-Pointe, Macoumba et du Lorrain se mirent aussi en grève. Ils réclamaient la suppression du SMAG (Salaire minimum garanti dans l’agriculture) plus bas que le SMIC et un salaire minimum de 35,46F pour 8h de travail au lieu de 29,55F. Sur certaines plantations, de jeunes militants issus du mouvement nationaliste : Groupe Septembre 70, GAP (Groupe d’Action Prolétarienne) ou du GRS (Groupe Révolution Socialiste), étaient à leurs côtés.
Les salariés de la SPEDEM (Société de production d'électricité de la Martinique), aujourd’hui EDF-Martinique, entrèrent également en grève illimitée le 7 février. Ce conflit couvait depuis le 28 décembre 1973, suite à une entourloupe du préfet Orsetti, qui renvoyait une négociation sur leurs revendications à fin janvier.
Vers la grève générale
La grève des ouvriers agricoles prit de l'ampleur, notamment dans le Nord. Devant l’ampleur des mouvements sociaux, la CGTM -centrale syndicale influencée à l’époque par le PCM (Parti Communiste Martiniquais)- FO et la CFDT, lancèrent un mot d’ordre de grève générale illimitée à partir du 11 février. Elles le lancèrent malgré le fait qu'elles s'étaient empressées d'en finir avec la grève du Bâtiment, malgré le fait qu'elles avaient jusque là tout fait pour que les luttes déjà déclenchées ne se rejoignent pas. Les directions de ces syndicats apparaissaient plutôt timorées à beaucoup de travailleurs qui ne voulaient plus se contenter des miettes données lors des accords qu’elles signaient  avec le patronat. Elles ne semblaient pas prêtes à faire réellement de leur appel un pas important pour imposer la plate-forme revendicative en 12 points mise en avant, dont l’alignement du SMIC et des allocations familiales sur ceux de la France. En fait les directions syndicales lancèrent cet appel pour ne pas être dépassées et pour tenter de mieux contrôler le mouvement.
Pourtant, les travailleurs en lutte sauront prendre les directions syndicales au mot et aller vers un mouvement vivant. En effet, la détermination était grande et, dans les secteurs en lutte les grèves se durcissaient face à l’arrogance patronale (coupures d’électricité, débauchages sur les chantiers, riposte à coups de pierre aux interventions policières dans les manifestations).
De jeunes travailleurs, dont certains proches de Combat Ouvrier, appelaient leurs camarades à mettre en place des «comités de grève» pour prendre le mouvement en main, en garder le contrôle et aller le plus loin possible vers la satisfaction des revendications. Nombreux étaient les travailleurs qui se rejoignaient à la Maison des Syndicats, ou encore dans les manifestations, lors des débauchages.
 Et, au matin du 12 février, la grève générale fut vraiment à l'ordre du jour.
 La fin de l'année 1973 et début 1974, ont été une période d'effervescence marquée par des grèves déterminées, et plus généralement une agitation contagieuse parmi les jeunes et les travailleurs, frappés par le chômage et la hausse des prix. Devant l'ampleur des mouvements sociaux, la CGTM, centrale syndicale influencée à l'époque par le PCM (Parti Communiste Martiniquais), FO et la CFDT, lancèrent un mot d'ordre de grève générale illimitée à partir du 11 février, appel ensuite reporté au 12. 
 Succès de la grève des 12 et 13 février
Le mardi 12 février, une grande manifestation de plus de 5000 travailleurs de tous les secteurs parcourut les rues de Fort-de-France pour réclamer des augmentations de salaires et fustiger les patrons et le gouvernement. Les jeunes des collèges et des lycées étaient là également. Fort-de-France était ville morte. En fin de journée, la grève fut reconduite après une assemblée générale des travailleurs à Fort-de-France. Le lendemain, la situation était tendue.
Après plus de deux mois de grève pour certains secteurs, l’heure n’était pas aux défilés-promenade. La grève était active. Des groupes de grévistes obligeaient les magasins qui avaient ouvert leurs portes à baisser les rideaux pour respecter la grève, ils sillonnaient les rues de Fort-de-France y affrontant durement la police. Il y eut des blessés. Mais le but fut atteint : au soir du deuxième jour, la grève générale n’était pas arrêtée.
Alors, craignant d’être débordées par la base déterminée, les directions syndicales tirèrent en arrière. Le jeudi 14, elles tentèrent une reprise en main du mouvement, elles organisèrent réunion sur réunion où souvent la reprise du travail était proposée. Les partis politiques tels le PCM ou le PPM, étaient à l'unisson avec l’administration en dénonçant dans leur presse ou dans des communiqués, les «agitateurs gauchistes». Le nombre de grévistes déterminés à continuer le mouvement était si grand que, finalement, la poursuite de la grève était annoncée.
La tuerie de Chalvet
C'est dans ce contexte que la préfecture avec à sa tête le préfet Orsetti et à la demande du patronat de la SICABAM (organisation des planteurs békés de l’époque), décida de mettre un coup d’arrêt sanglant à cette grande mobilisation ouvrière. C’est dans les champs de banane au Lorrain qu’ils frappèrent, le 14 février. Car sur les plantations, la grève des ouvriers agricoles, commencée en janvier, se développait aussi. Selon la tradition des grèves marchantes, les grévistes se déplaçaient de plantation en plantation, dans les communes du Nord-Atlantique, notamment au Lorrain et à Basse-Pointe.
Une embuscade fut tendue contre les grévistes regroupés sur l’habitation Fond Brûlé. Une dizaine de camions de gendarmes poursuivirent les ouvriers agricoles grévistes qui regagnaient en groupe la commune de Basse-Pointe. Un hélicoptère cracha sur eux des grenades lacrymogènes. C’est à ce moment, au lieu-dit Chalvet, que les ouvriers, accompagnés de jeunes militants, furent pris en chasse par les gendarmes. L'adjudant chef Frappier commanda le feu, à balles réelles. Plusieurs ouvriers furent blessés: Omer Cyrille, Guy Crétinoir, Rastoc, François Rosaz. Ilmany dit Renor, gréviste de 55 ans, fut tué.
Le 15, choqués par l’assassinat d’un gréviste de l’agriculture, des milliers de travailleurs, Comité de grève des travailleurs agricoles en tête, participèrent à une grande manifestation organisée à Fort-de-France par les organisations syndicales et les partis. Des cris : "Orsetti assassin", "Ilmany nous te vengerons", "à bas la répression coloniale", se firent entendre. La dispersion commença, devant la Maison des syndicats, lorsqu'il fut annoncé que la Préfecture, voulant éviter une nouvelle manifestation lors des obsèques, refusa de restituer le corps. Une délégation, accompagnée de 2000 manifestants, demanda, et obtint, l'annulation de cette décision.
 Les mêmes cris hostiles à l'ordre colonial se firent entendre le lendemain au Lorrain où des masses de travailleurs, des "officiels", des grévistes, et d'autres "gens du peuple", se regroupèrent pour célébrer l'enterrement. Deux heures avant, le corps d'un jeune homme de 19 ans, ouvrier maçon, gréviste, Georges Marie-Louise, fut découvert abandonné sur une plage de Basse Pointe, à l’embouchure de la rivière Capot non loin de Chalvet, probablement après avoir été frappé à mort par les membres des forces de répression, gendarmes ou autres.  Personne ne l'avait revu après la fusillade.
 Fin de la grève générale
Les obsèques du jeune Marie-Louise furent suivies avec la même émotion. Mais la grève générale n’était plus à l’ordre du jour. La répression policière scélérate, orchestrée par les possédants et leur pouvoir pour stopper le mouvement ouvrier montant, avait en partie atteint son but. D'ailleurs les assassins ne furent pas inquiétés.
 Les mobilisations ouvrières continuèrent néanmoins plusieurs jours encore même si elles n’étaient plus aussi massives. C’était le cas des employés de l’entreprise Figuières chargée du ramassage des ordures ménagères à Fort-de France, de ceux des boulangeries, ou des banques et des hôpitaux.
Le 19 février 1974, le quotidien France-Antilles qu’on ne pouvait soupçonner de quelconque sympathie pour les grévistes titrait encore «situation confuse sur le front social».
Le 21 février 1974, un accord fut signé dans la banane. Les patrons bananiers acceptèrent de payer la journée de travail de huit heures à 39,50F. (soit 25 % d'augmentation environ), mais le SMAG (salaire minimum garanti dans l’agriculture) fut maintenu. Il fut supprimé en 1976 à la suite de nouvelles grèves des ouvriers agricoles de la banane.
 Les travailleurs de Martinique, en particulier les plus exploités, firent notablement reculer le patronat béké de l’agriculture. Dans d’autres secteurs, tels le bâtiment ou à la SPEDEM, des revendications importantes furent arrachées. Les patrons et tous ceux qui sont à leur service, avaient fait lourdement payer ces avancées.
La soldatesque s’était une fois encore déchaînée contre des travailleurs en grève pour défendre leur pain et leurs droits. Mais ceux-ci n'avaient pas plié.
 A l’issue de cette grève, la CGTM influencée à l’époque par le PCM, vit son influence syndicale diminuer notamment dans le milieu agricole où l’UTAM (Union des Travailleurs Agricoles Martiniquais) syndicat dirigé par des jeunes intellectuels nationalistes va s’implanter. Face à l’exaspération des masses et la montée des luttes, la politique menée par la CGTM  apparut à de nombreux travailleurs comme timorée et pour mener leurs luttes ces derniers ont certaines fois «débordé» les limites syndicales.
 Cette grève fut une de ces répétitions générales qui forgent la conscience ouvrière et sa détermination nécessaire pour gagner des combats.
 



Communiqué de presse du K5F (13 janvier 2011)

Pendant que Nicolas Sarkozy annoncait en grande pompe pour la énième fois des mesures déjà connues de toutes les personnes concernées, la flambée des prix continue avec la scandaleuse augmentation des prix des carburants, du gaz, de l'électricité...Lire la suite dans le document ci-dessous.

Communiqué LKP


Comité de soutien à Ghislaine JOACHIM-ARNAUD

Le procès colonial intenté à G.JOACHIM-ARNAUD est un procès des exploiteurs, est un procès contre les travailleurs martiniquais et le peuple martiniquais.
Nous en ferons le procès des exploiteurs, des oppresseurs békés et autres.
 Oui, car il est reproché à Ghislaine JOACHIM-ARNAUD d’avoir repris le slogan lancé par nous tous qui étions des dizaines de milliers de manifestants exaspérés par les hausses infernales des prix, les injustices et la « pwofitasyon » lors de la grève générale de février-mars 2009 : « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an bann bétjé, pwofitè, volè ; nou ké fouté yo déwo » et d’ajouter : « komba ta la fôk nou kontinyé »
C’est donc nous tous qui sommes accusés !....Lire la suite dans le tract du comité ci-dessous.
De nombreuses motions de soutien de divers organismes et de personnalités parviennent à la CGTM de partout:
-des personnalités medecin philosophe et écrivains
-la pétition en ligne (plus de 680 signatures) est signée par des symphatisants du Maroc de France, de Cuba, angleterre, la réunion, la belgique ect... 
 Quelques  motions sont présentés ci-dessous.

Motions de soutien :LKP, CGT, CGT-ARGENTEUIL, SUD, CGT-RENAULT, PC de VALENTON, Association ARMADA, CGT DE BAGNOLET.
Tract du comité de soutien


La secrétaire générale de la CGTM attaquée par les békés

Ce ne sont  pas moins de 400 militants cgtites, membres du K5F et travailleurs qui étaient ce mercredi 16 septembre à 14h à l’hôtel de police du Lamentin pour soutenir G. JOACHIM-ARNAUD, convoqué par le SRPJ.  La secrétaire générale de la CGTM avait à s’expliquer sur des propos tenus sur les ondes à l’égard des capitalistes martiniquais qu’elle qualifiait de « profitè vôlè ».
Des prises de parole ont eu lieu sur le parking de l’hôtel de police pendant tout le temps de l’interrogation, pour fustiger l’attitude de cette justice coloniale, au service des possédants.
Après le compte-rendu fait a G.JOACHIM-ARNAUD les manifestants ont défilé pendant ½ heure autour de l’hôtel de police.
Ecoutons les explications de la secrétaire générale



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Les militants devant l'hôtel de police



Déclaration du LKP après la visite de NICOLAS SARKOZY


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Dimanche 9 Janvier, jour de carnaval, Nicolas Sarkozy présente ses vœux aux colonies depuis la Guadeloupe. Le pays est sous haute surveillance militaire, les lieux sont aseptisés ; les invités sont triés sur le volet ...Lire la suite dans le document ci-dessous

Sarkozy en Guadeloupe


Mobilisation du samedi 3 octobre : réclamer la reprise des négociations


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800 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale, à l’appel du K5F, pour réclamer la reprise des négociations sur les points restés en suspend. Notons que cette mobilisation entrait dans le cadre de manifestations simultanées avec le LKP de la Guadeloupe.
Après plusieurs prises de parole à la maison des syndicats, les manifestants ont parcouru les rues de la capitale et se sont arrêtés à plusieurs reprises pour s’adresser à la population.
En fin de parcours des représentants du K5F ont été reçu par le secrétaire général de la préfecture. Ce dernier a promis de faire parvenir le calendrier des futures négociations pour le 7 ou 8 octobre au plus tard.



Apropos de l'augmentation des prix du carburant

1-Communiqué du Collectif du 5 février : Le K5F (Collectif du 05 février2009) :
- condamne par avance toute augmentation du prix des carburants
- appelle la population à participer massivement à la

Lire le communiqué complet
 

2-Communiqué de la CGTM du 2 septembre 2009

Après avoir versé  44 millions d'euros à total, le gouvernement délègue la secrétaire d'État de l'outre-mer Mme PENCHARD aux Antilles pour tenter de convaincre du bien-fondé de l'augmentation du prix du carburant. 
La CGT M dénonce cette politique qui consiste à donner aux multinationales en prélevant sur les deniers de la population.
Les compagnies pétrolières avec les milliards de bénéfices réalisés peuvent supporter une baisse plus conséquente du prix du carburant.
Non aux augmentations des produits pétroliers.



Près de 1500 participants au meeting du K5F le vendredi 11 septembre.


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Pas de grève dans l’immédiat: le K5F tenait meeting ce vendredi  11 septembre,  afin d’informer la population sur les luttes qui restent à mener, sur les différentes actions et rendez-vous pour les jours à venir. Le K5F lance un appel à la poursuite de la mobilisation de tous.
La présence des membres du LKP laisse présager des actions communes sur la Martinique et la Guadeloupe.
Notons le changement dans la présidence, M. MONROSE laisse la place à P. PIERRE-CHARLES.
Ecoutons le compte-rendu de G. JOACHIM-ARNAUD: Cliquez ici



Où en est l'application de l’accord régional sur la rémunération des salariés ?

La CGTM a récemment tenue une réunion avec ses militants pour faire le point sur l’application de l’accord Régional sur les rémunérations obtenu dans le cadre du mouvement du 5 février.
Au cours de cette réunion les délégués et responsables de syndicat ont débattu sur les difficultés qu’ils rencontraient dans leurs entreprises.
Pour certains il s’agit d’arriver à mettre en place la négociation telle que prévue dans l’accord afin de parvenir à la conclusion d’un protocole. Pour d’autres, ils se trouvent confrontés à la volonté de certains patrons de prélever la CSG et le CRDS sur l’augmentation prévue. D’autre encore disent attendre la réponse de la branche professionnelle à laquelle ils sont conventionnellement attachés. C’est le cas du syndicat des pharmaciens qui persiste à ne pas entamer les négociations. Certains employeurs plus malveillants, insistent même pour inclure dans le protocole soumis à signature que l’augmentation versée conditionnera les NAO à venir.
Voilà grosso modo un florilège de réactions qui prouve toutes les difficultés actuelles rencontrées dans les entreprises par les délégués pour faire appliquer l’accord.
Une chose est certaine cependant, tous ceux qui ne l’appliqueront pas de « bonne foi », feront l’objet de réclamation. Il est à envisager dans tous les cas où les termes de l’accord ne sont pas respectés, d’engager auprès de la Direction du Travail un recours afin de mettre rapidement en œuvre la Commission de Suivi et d’Interprétation prévue par l’accord prévue par l’article 8 de l’accord.
Cette commission aura pour rôle d’interpréter les conditions de l’application de l’accord dans les entreprises. Par exemple le fait pour certains employeurs de prélever la CSG et le CRDS sur la somme verser au salarié, est une violation de l’accord qui lui prévoit dans son article 3 que 200 euro net seront ajoutés à la rémunération du salarié.
Voilà comment les choses risquent de se passer dans la période qui vient. En tout cas, s’il fallait le démontrer c’est fait, les patrons affichent une mauvaise volonté certaine pour faire entrave ou encore minorer les résultats du mouvement de février.
C’est donc clair que ça leur est resté en travers de la gorge et qu’ils veulent nous le faire voir, mais qu’ils fassent attention et surtout qu’ils évitent de trop se faire remarquer, car en insistant immodérément, ils finiront par devenir une cible !
Les représentants des travailleurs présents à cette réunion, ont donc bien compris qu’ils doivent s’organiser et rester vigilants pour surveiller au mieux la mise en application de l’accord entreprise par entreprise et ils ont bien raison de le faire car c'est seulement ainsi qu'ils pourront l'imposer à tous les employeurs.
 



Vie chère : Un an après, toujours autant d'écart.
Dossier réalisé par Cécile Everard de franceantilles.fr

Ceci est le résultat d'une enquète publiée par France-Antilles avec le concours de l'Association des consommateurs du François, dans quatre grandes surfaces de l'île (dont un discount) et par une équipe de journalistes à Paris et en région parisienne.

----Même si un mieux est à noter sur les produits locaux, l'écart de prix entre les paniers achetés en Martinique et dans l'Hexagone n'a guère fluctué sur une année.
On aurait bien voulu écrire que les différences de prix entre la Martinique et l'Hexagone se sont formidablement amoindries depuis un an, après 38 jours de grève. Hélas, il n'en est rien!
Notre panier France-Antilles fête aujourd'hui son anniversaire : un an d'existence et cinquième relevé...Lire la suite 



Arrêté du 29 juillet 2009 portant extension de l'accord régional interprofessionnel sur les rémunérations des salariés du secteur privé de la Martinique

Sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans son champ d'application, les dispositions de l'accord régional interprofessionnel sur les rémunérations des salariés du secteur privé de la Martinique, à l'exclusion .....Lire ici l'arreté

Arreté du 29 juillet 2009


RSTA: REVENU SUPPLEMENTAIRE TEMPORAIRE D'ACTIVITE


Vous avez droit au RSTA ? Prouvez le !

Nous avons mené une lutte sans précédent et nous avons obtenu une prime de vie chère de 200 € net (collectivités territoriales entre 45 et 70 € ; employeurs entre 30 et 100 € et l'État 100 € net).
Aujourd'hui nous constatons que si dans bon nombre d'entreprises le versement à été fait avec effet rétroactif d'autres refusent d'appliquer l'accord tel quel et veulent à tout prix amputer de la somme de certaines cotisations.... Lire la suite

Quelques infos pratiques sur l'application du RSTA

En cliquant sur le lien suivant du journal Frances-antilles, en ligne,, retrouvez quelques info pratiques sur l'application du RSTA en Martinique. 
France-antilles du 10-07-2009



Collectif du 5 février 2009: Nous péké moli ba yo !!

En février-mars nous avons mené une lutte exemplaire, contre la vie chère, pour le pouvoir d’achat, l’emploi, le droit de vivre et de travailler au pays et la reconnaissance du fait syndical martiniquais. Victimes de la crise capitaliste, bon nombre de travailleurs dans le monde nous ont cités en exemple.
Nous avons arraché par notre mobilisation(jusqu’à 30.00 personnes dans les rues des accords significatifs : baisse des prix de 400 produits de 1ere nécessité, de nombreux services( eau, électricité, loyer assurances, banques…) du prix des intrants agricoles, augmentation de 200 euros pour les bas salaires, libre accès sur tout le littoral. Soit plus de 130 accords immédiats et plus d’une centaine devant faire l’objet de modifications législatives ou réglementaires.
Mais il reste également des revendications non encore satisfaites (augmentation des minimas sociaux, des retraites, baisse des prix des pièces détachées automobiles, des matériaux de construction, de la téléphonie et internet etc…)
Aujourd’hui, malgré les mises en garde et la mobilisation (pour le contrôle des prix, l’application de la prime de vie chère, la garantie de l’emploi pour les Martiniquais dans l’enseignement….), le gouvernement et les capitalistes ne veulent pas respecter les accords signés. Pire, ils cherchent à rendre la mobilisation et le collectif responsables de tous les maux de la société (licenciements, fermetures d’entreprises, chômage partiel, sabotage de la baisse des prix etc.…)
Alors que la transparence sur la formation des prix des carburants n’est toujours pas effective, l’Etat a décidé d’indemniser les pétroliers sur le dos des contribuables. Ces messieurs ont pourtant réalisé des profits faramineux en 2008 (14 milliards pour TOTAL). De plus on annonce une augmentation des prix des carburants pour le mois de septembre. Nous devons mettre fin à cette escroquerie en bande organisée et refuser toute nouvelle augmentation.
Ne laissons pas l’Etat et les profiteurs  nous voler notre victoire.
Exigeons de l’Etat et des patrons, le respect de leurs engagements et la poursuite des négociations
Retrouvons le chemin de l’unité d’action sur la base des revendications venues des rangs des salariés, des couches populaires larges, des petits agriculteurs et artisans et pour leur satisfaction totale et entière.
Mettons en chantier par notre mobilisation massive une société de justice et d’égalité dans l’intérêt du plus grand nombre.
TOUTES ET TOUS au grand meeting de rentrée le Vendredi 11 septembre 18h30 Maison des Syndicats
SE POU LA VICKTWA NOU KA ALE



NOU NI FOS’ LA! AN NOU BAT’ !


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L’important mouvement du 5 Février a conduit pour beaucoup à la prise de conscience de la force que les exploités, les travailleurs représentent dans cette Société.
 Nous étions des milliers à scander : « Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an bann profitè volè, nou ké fouté yo déwo ».
 Nous avons arraché notamment :
- des baisses de prix (sur 400 articles, sur certains services et autres marchandises)
-une prime de vie chère
Sur les autres prix, c’est l’attente, car les négociations sont au point mort…
Nous n’avons rien obtenu sur les revenus des retraités, des chômeurs, des personnes qui touchent des minima sociaux.
Pour empêcher que les « voleurs et profiteurs » nous ravivent notre victoire, quelques comités se sont constitués et contrôlent l’évolution des prix dans les hyper marchés.
Dans les entreprises, délégués et militants interviennent pour empêcher que les « voleurs et profiteurs » ne rognent sur la prime de vie chère.
Sur sa contribution l’Etat quant à lui nous vole 0,5% ; Et depuis quatre mois, aucune nouvelle du versement des Collectivités Région et Département!!
Concernant les emplois, c’est la même politique qui continue, avec le non remplacement des départs à la retraite, et des licenciements quand les prévisions de profits ne sont pas atteints. Le gouvernement envisage même de nous faire travailler jusqu’à 67 ans ou 70 ans, ce qui contribuera à augmenter le chômage.
 
La CGTM invite la population à maintenir l’esprit de combattant, de rebelle, qui a prévalu en février-mars, et à agir. Lorsque vous faites vos courses, n’hésitez pas, exigez des responsables de la grande distribution qu’ils corrigent les prix des 400 articles retenus s’ils sont plus élevés que les prix communiqués. Réclamez la mise à disposition des articles de substitution quand un des 400 articles n’est pas disponible.
 
La CGTM invite la population à s’appuyer sur ce qui fait sa force (son unité, sa détermination, sa discipline) pour mettre en place par quartier, entreprise ou commune des Comités de Contrôle des prix. Multiplions les comités de contrôle sur les prix BCBA, et sur tous les autres services ou produits, sur lesquels des engagements ont été pris.
C’est en prenant en charge la défense de nos intérêts dans le plus grand nombre de lieux, en nous organisant collectivement, que nous trouverons la voie permettant de déjouer les actes néfastes des profiteurs.
C’est également la garantie d’être plus forts et organisés, pour mieux se faire respecter dans les combats à venir. Les comités sont ouverts à tous : chômeurs, retraités, femmes au foyer, salariés, étudiants, jeunes, il n’est pas nécessaire d’être syndiqué pour en faire partie.
 
 
 
COMMENT TOUCHER LE RSTA ?
 
La prime de vie chère de 200 €, est constituée de trois versements : Etat, Collectivités territoriales et employeur. Les 100 € versés par l’Etat sous l’appellation de RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activité), sont versés par la CGSSM.
Alors que le nombre de salariés pouvant prétendre à ce revenu se situe aux environs de 70 000, il semble que 25 000 salariés seulement ont pu en bénéficier.
Comment faire pour en bénéficier ?
Pour cela, vous devez travailler dans le secteur privé et avoir :
-  un salaire brut égal ou inférieur à 1 849,46 €, soit environs 1 450 € nets
-  un contrat de travail d’un mois minimum
-  la nationalité française ou être en possession d’un titre de séjour
 
De plus, il est nécessaire de remplir un formulaire. Ce formulaire vous a été expédié par la CGSSM. Si vous ne l’avez pas reçu, sachez qu’il est disponible, soit sur Internet (www.rsta-outremer.fr), soit dans les permanences tenues par des agents de la CGSSM qui vous aideront à le remplir dans les lieux suivants :
                - Maison des Syndicats
                - Préfecture
                - Sous-préfecture
Attention, vous pouvez avoir droit au RSTA, même si vous ne bénéficiez pas de la prime de vie chère de 200 €. En effet ce versement est indépendant de cette prime et est subordonné au montant de votre salaire mensuel.
Vous devez faire une demande tous les trois mois. La première demande devra être effectuée avant le 31 août prochain, afin qu’il voit viré directement  sur votre compte bancaire, tous les trois mois.
 

Le tract recto: NOU NI FOS’ LA! AN NOU BAT’ !
Le tract verso


L’OBSERVATOIRE DES PRIX S’EST REUNI SUR LA QUESTION DU CARBURANT.

C’est à la demande du Préfet qui préside l’observatoire, cette dernière s’est réunie le jeudi 23 juillet dans les locaux de la Préfecture. L’ordre du jour concernait la présentation de la Mission Bolliet par ceux la mêmes qui sont à l’origine du rapport.
...Lire la suite




RALLUMONS LA FLAMME REVENDICATIVE

 
Vive l’unité de lutte
des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des retraités
des petits agriculteurs, des artisans de Martinique ! 
Travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités, agriculteurs, artisans,
Chaque jour et chaque semaine qui passent, nous donnent à constater que l’Etat, les patrons et singulièrement ceux de la grande distribution, n’ont pas tenu leurs engagements vis-à-vis du Collectif du 5 février. 
Ne pas accepter cette situation sans broncher....

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A Dillon, l’actif comité de surveillance de la baisse des prix obtient des résultats.

Depuis le 14 avril (date d’application de la baisse des prix sur 400 articles), le comité de surveillance de la baisse des prix de Dillon enchaine réunions et contrôles dans les hypermarchés.  Après quatre actions de contrôle à « Carrefour Dillon » suivi d’une dénonciation des irrégularités, on constate une nette amélioration du respect des prix « BcBa ».



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Le comité de Dillon

Les recommandations d'un membre du comité

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Les résultats des contrôles du samedi 16 mai

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Répondant à l’appel du « Collectif du 5 février », c’est une véritable marée humaine qui s’est répandue dans les rues de la capitale ce samedi 14 mars, afin de procéder à la signature du protocole de fin de conflit. Le Collectif  par cette nouvelle démonstration de force a voulu montrer la détermination de la population à obtenir l’application des points d’accord.
 
Le protocole signé, porte sur plus de 230 points de revendications déjà actés, il prévoit la suspension du mouvement de grève. Cependant le Collectif a précisé que si les points signés n’étaient pas suivi d’une stricte application, il se réservait le droit d’enclencher immédiatement la réactivation du mouvement de grève illimité.
Par ailleurs le travail de certaines commissions se poursuit jusqu'à la fin du mois de mars, notament sur la revalorisation des minimas sociaux, des retraites et des allocations allouées aux handicapés.

Les patrons martiniquais après avoir essayé, mercredi 4 mars, de forcer les barrages de la zone industrielle de Ducos, ont décidé le 6 février d’investir la capitale pour exiger la fin de la grève.
Mal leur en a pris, car des manifestants déterminés ont érigés des barricades aux portes de Fort-de-France, obligeant ces patrons arrogants et provocateurs à changer de route.
En début d’après-midi les forces de l’ordre ont tenté de charger les barrages provoquant la colère populaire. Ces incidents ont dégénéré et on a assisté à de nombreuses confrontations dans différents quartiers de la ville.
Les gardes mobiles vont jusqu’à lancer des gaz lacrymogènes en direction de la foule rassemblée à la Maison des Syndicats

Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté chaque jour dans les rues de Fort-France à l’appel du « Collectif du 5 février » pour exiger des conditions de vie meilleures.



Ecoutez l’interview de la secrétaire générale de la CGTM, G. JOACHIM-ARNAUD relatif à la signature de l’accord de suspension du conflit le 14 mars 2009.


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Retrouvez les propositions écrites de JEGO ici:

Les réponses de l'état au conflit en Martinique
 







QUELQUES VIDEOS DE LA GREVE GENERALE

Manifestation du 14 mars


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Accord "Jacques Binot" Suite grêve LKP en Guadeloupe

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