Le 2 octobre, une large intersyndicale en France appelle à la grève et à la mobilisation. Si cet appel n’est pas relayé en Martinique, il demeure essentiel de comprendre les raisons de cette journée d’action et les revendications qu’elle porte, car elles résonnent aussi avec les réalités sociales et économiques de nos territoires.
Pourquoi une nouvelle mobilisation ?
Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les réformes qui attaquent les droits des travailleurs et fragilisent encore davantage les services publics. Inflation galopante, salaires qui stagnent, explosion du coût de la vie, dégradation des conditions de travail : la colère monte. L’intersyndicale entend marquer un coup d’arrêt à ces politiques d’austérité qui se traduisent par toujours plus de sacrifices pour les salariés, les retraités, les jeunes et les plus précaires.
Les revendications mises en avant :
La journée du 2 octobre s’organise autour de plusieurs axes forts :
● L’augmentation générale des salaires et des pensions : face à la hausse continue des prix, la question du pouvoir d’achat est centrale.
● La défense et le renforcement des services publics : hôpitaux, écoles, transports… partout les moyens manquent, les fermetures se multiplient et les conditions de travail se dégradent.
● La réduction des inégalités sociales : fiscalité plus juste, partage des richesses, protection sociale renforcée.
● La contestation des réformes régressives : qu’il s’agisse de la réforme des retraites ou des attaques contre l’assurance chômage, les syndicats dénoncent une logique qui fait payer la crise aux travailleurs plutôt qu’aux grandes entreprises et aux actionnaires.
Le budget 2026 : une politique au service des plus riches et de la guerre : Les annonces du projet de loi de finances 2026 confirment cette orientation antisociale. Le gouvernement prévoit 44 milliards d’euros de coupes, principalement sur le dos de la population laborieuse, à travers des économies sur les services publics, la sécurité sociale et les aides sociales. En parallèle, le budget de l’armée continue d’augmenter massivement, traduisant un choix clair : financer la course à l’armement et à la guerre plutôt que répondre aux besoins fondamentaux de la population.
Une lutte qui dépasse les frontières hexagonales : Même si l’appel du 2 octobre concerne d’abord l’Hexagone, les problématiques soulevées nous concerne également : coût de la vie, respect des droits sociaux, justice économique. Dans les Outre-mer, où les inégalités sont encore plus criantes et la vie plus chère, ces mobilisations rappellent que les travailleurs partagent un même combat contre la précarisation et la « pwofitation » !
Le Medef se mobilise… pour défendre ses privilèges
Le 13 octobre, le Medef organise à Paris un grand rassemblement patronal. Derrière ce coup de communication, le patronat entend peser sur le débat autour du budget 2026 et empêcher toute mesure de justice fiscale.
Une mobilisation de pouvoir, pas de masse
Le Medef ne cherche pas à mener des grèves ou à bloquer des secteurs : il entend rassembler ses relais médiatiques, ses réseaux, ses supports institutionnels. C’est une logique de puissance symbolique.
Le refus de contribuer : « Le Medef en grève… des impôts »
Le Medef rejette toute idée de taxation supplémentaire des grandes fortunes et des entreprises. Son objectif est clair : préserver les dividendes et les profits, tout en continuant à exiger toujours plus d’exonérations et de cadeaux fiscaux. Le patronat se mobilise pour protéger ses dividendes et réclamer toujours plus d’allègements fiscaux.
Des intérêts opposés : ça s’appelle la lutte des classes
D’un côté, les travailleurs se battent pour les salaires, les retraites, l’emploi et les services publics. De l’autre, le patronat se mobilise pour ses intérêts particuliers, quittes à aggraver les inégalités sociales.

